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 [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake

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Finn W. BowmanFinn W. Bowman
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MessageSujet: [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake   [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake EmptyJeu 13 Fév - 17:36

I think I'm ready to leap

- Finn W. Bowman — Shinichi Miyake -


You've got these little things that you've been running from, you either love them or I guess you don't. You're such a pretty thing to be running from anyone, a vision with nowhere to go” Ready to go - Panic! At the Disco  
La liberté, c’est grisant. C’est une sensation qu’il est difficile de décrire : il y a la joie, bien sûr, intense, radieuse, qui semble crier au monde son existence par sa présence si lumineuse. Il y a l’euphorie qui accompagne la victoire, la candeur d’une jeunesse libérée qui se voit enfin redonner sa hardiesse et son impudence. Il y a aussi la peur, pourtant. C’est une appréhension silencieuse, un trou qui menace de se transformer en gouffre si l’on se permet de regarder dans l’abysse pendant trop longtemps. La liberté, c’est la possibilité de tout, y compris celle de faillir. Et ça, Finn n’est pas sûr de pouvoir le supporter.

Car il en a fait, du chemin, pour en arriver là où il se trouve actuellement. Propriétaire d’un club : qui l’aurait cru ? Certainement pas son père, qui le voyait reprendre l’affaire familiale en bon petit toutou qu’il était, fils soumis à son autorité toute puissante, âme faible qu’il prenait plaisir à écraser de sa supériorité patriarcale. Et pourtant, tout arrive, puisque voilà que le plus jeune des Bowman est debout, droit, fier, les deux pieds bien ancrés dans le sol de l’Atlantease, en train de regarder ses employés. Certes, l’achat de l’établissement le plus branché de la scène nocturne de la ville d'Atlantis n’a pas été réalisé de manière totalement honnête, l’argent provenant d’un vol éhonté et assumé, mais ce n’est qu’un énième pied de nez envers Humphrey, quelque part, puisqu’il se retrouve l’instrument de la propre déchéance – en tout cas, à ses yeux – de son fils unique et héritier, en étant l'investisseur principal de son entreprise.

C’est la première fois que le jeune homme se retrouve dans une telle situation. Patron. Un bien grand mot, qu’il n’est pas encore sûr d’assumer : s’il connaît la théorie, le monde des affaires étant loin d'être inconnu pour lui, la pratique est toute autre, et il doit cacher sa nervosité derrière une assurance totalement calculée pour ne pas perdre la face. Il est jeune. Il sait pertinemment qu’il sera dur pour ses employés de le respecter autant que son prédécesseur, d’autant qu’il est loin d’être un inconnu pour les barmans et vigiles. Le Bowman a su, tout au long de l’année dernière, se faire remarquer en dépensant la quasi-totalité de son argent de poche dans de l’alcool hors de prix et des tournées incessantes, avant de prendre quelques rails de poudre dans les toilettes miteuses pour mieux apprécier l’ambiance brûlante des backrooms. Il a même séduit deux serveuses qui se trouvent devant lui, et qui évitent présentement de le regarder dans les yeux : le dévisager serait avouer leur pêché, d’autant plus qu’il s’agissait évidemment de la première fois qu’elles s’adonnaient à un triolisme amoureux.

Alors, il faudra que Finn soit ferme, qu’il ne montre pas le moindre signe de faiblesse, afin d’envoyer un signal fort à son équipe. Il se racle la gorge. Le voilà qu’il parle, enfin.

« - Bonjour à tous, je suis Mr Bowman. Je sais que, pour la plupart d’entre vous, mon nom vous est familier, et ceux pour lesquels ce ne serait pas encore le cas, vous l’apprendrez bien assez tôt. Après plus d’un an à la tête de l’Atlantease, Mr Kleczinski a décidé de prendre une… retraite anticipée, et j’ai le plaisir de prendre les rênes à sa place. Il évite de préciser, bien sûr, que le vieux polonais n’avait surtout pas pu résister à la pile de cash sur son bureau, et à l’assurance d’une discrétion absolue de la part du plus jeune quant au montant et à la provenance. Il se doute qu’il doit se dorer la pilule au soleil dans une île paradisiaque à l’autre bout du monde, maintenant – merci les paradis fiscaux. Dans les faits, cela ne changera rien à votre quotidien, le fonctionnement du club restera le même… Toutefois, sachez que je ne tolérerais pas certains dysfonctionnements que j’ai pu remarquer en tant que client, un certain… relâchement de la part de quelques-uns d’entre vous, qui, je l’espère, se sentiront visés par mes propos. Je n’aurai aucun problème à licencier ces personnes si je constatais que leur comportement ne venait pas à évoluer. Pour les autres, continuez ainsi et je saurai vous récompenser à la hauteur de votre travail. Des questions ? »

Et il relève le menton, comme s’il défiait ses employés d’en poser, en réalité. Il doit montrer qu’il est l’Alpha de la meute, afin d’en prendre le contrôle – et tant pis s’ils le détestent instantanément. La haine est préférable au dédain : et avec le temps, il saura les amadouer, ça, il n’en a aucun doute.
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Strange beauty ☩
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MessageSujet: Re: [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake   [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake EmptyDim 8 Mar - 12:29

s o   y o u ' r e   a   t o u g h   g u y

[Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake Giphy

Chaque être porte en lui une complexité qui lui est propre – chaque cœur est un labyrinthe aux galeries différentes, chaque âme une énigme unique. Particulièrement présomptueux serait celui qui se targuerait de connaître autrui, d'avoir réussi à sortir du labyrinthe, d'avoir résolu l'énigme – car on n'apprend des autres que ce qu'ils veulent bien laisser paraître d'eux. Il est vrai qu'il est des cœurs trop expansifs et des paroles qui mettent l'âme à nu – des êtres qui ne savent pas se cacher en eux-mêmes, qui font ou non le choix de se dire aux autres. Tu n'es pas comme ça, Shinichi. Toi, tu es de ces êtres protéiformes, passés maîtres dans l'art de se dire autrement, dans l'art de feindre et de dissimuler. Tu as grandi au sein d'une société où l'hégémonie des traditions t'a contraint à te faire petit, placide – piteux. Tu as montré ce visage calme et froid parmi les foules, ton cœur comprimé à chaque nouvelle situation sociale. Et chaque solitude a eu pour toi des mines de délivrance – enfin, laisser parler le feu en toi, déchaîner le typhon de tes passions réprimées ! C'est l'une des raisons pour lesquelles tu as quitté le Japon, pour t'extraire de ce cocon étouffant. Il n'en demeure pas moins que ton éducation a laissé des traces – une tendance un peu trop marquée au recul, à l'humilité, qui détonne quelque peu au milieu des autres. Révérence à l'extérieur, violence à l'intérieur – car ton cœur est de foudre, et ton âme est de feu. Rares sont ceux qui l'ont vue, ton intériorité véritable, dans toute son intensité. Pour les autres, tu es cet étranger tranquille, que les vicissitudes existentielles ne parviennent jamais à troubler ; s'ils savaient, eux, que chaque ombre te serre le cœur, que tous les jours tu rêves de sang, de douleur et de puissance ! S'ils savaient, eux, comme tu veux le pouvoir, comme tu veux les sommets et les couronnes! Mais ils ne savent pas. Ils ne savent pas car tu l'as décidé ainsi – et ça, quelque part, c'est un autre type de pouvoir – tu contrôles ce qu'ils savent de toi, tu te bâtis une façade que tu choisis d'exposer. Ce n'est pas exactement une comédie, car tu ne te réinventes pas – tu te contentes de révéler au monde des lambeaux choisis de toi.

C'est ce que tu fais depuis que tu travailles à l'Atlantease Club. Depuis tes débuts, tu n'as jamais tombé le masque – tu es ce serveur étranger à la courtoisie et à la politesse irréprochables, qui prend particulièrement à cœur son travail, qui ne fait pas de vagues. Toi l'ardent, toi le maelström, tu sais t'adoucir au contact des clients, mener des conversations paisibles avec tes collègues et, surtout, accepter l'autorité de tes supérieurs. C'est presque thérapeutique, au fond – comme un exercice de gestion de ta colère et de la violence qui t'habitent. C'est aussi une lutte de tous les jours – il ne se passe pas une journée sans que du fond de toi ne monte le magma de ta furie, la menace d'un courroux phénoménal, mais, jusqu'ici, tu as toujours su te museler, et tu espères qu'il en sera toujours ainsi. Et aujourd'hui, tandis que tu fais face au nouveau gérant de l'Atlantease, c'est bien plus facile que tu ne l'aurais pensé. Ce Bowman, tu l'as déjà vu maintes et maintes fois en tant que client régulier ; il t'a toujours intrigué, à vrai dire. Chez lui aussi, tu entrevois ce dédale, cette multiplicité qui te fascine. Tu l'écoutes avec attention prendre la parole et s'adresser à vous ; il est évident que bien plus qu'un simple discours d'introduction, il s'agit pour le nouveau patron d'asseoir sur eux une supériorité nécessaire à l'exercice de sa fonction. La fermeté du ton, la gestuelle, le regard qui vous attrape – le brun met tout en œuvre pour s'imposer dans l'espace, et force est de constater que cela fonctionne ; à sa question, il reçoit le silence pour seule réponse. Autour de toi, on baisse la tête ou on la hoche docilement – toi, tu restes immobile, sans lâcher les yeux du jeune homme, mais tu es bien loin du regard de défi – nulle insolence ou promesse de désobéissance dans tes yeux, seulement un profond respect que n'entache pas ni la peur ni l'obséquiosité. C'est une œillade droite et sincère, qui précède ces mots :
– Je comprends parfaitement. Ce n'est pas une question mais n'hésitez pas à me le faire remarquer si je ne me montre pas à la hauteur, car ça ne sera pas volontaire.
Tu as pour toi ce phrasé tranquille sans être nonchalant, poli sans être servile ni flagorneur. De tes mots émanent le respect grandissant tu portes au brun – tu n'as même pas à forcer le ton, et la chose est rare. Mais il y a quelque chose de fascinant chez lui, et tu ne pourras satisfaire ta curiosité si tu te laisses dévorer par la partie de toi qui s'oppose farouchement à toute forme d'autorité, alors tu prends une grande inspiration et tu acceptes son autorité, et cela en toute sincérité, pour une fois.
Finn W. BowmanFinn W. Bowman
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MessageSujet: Re: [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake   [Flashback février 2001] I think I'm ready to leap - ft. Shinichi Miyake EmptyVen 13 Mar - 17:56


I think I'm ready to leap

- Finn W. Bowman — Shinichi Miyake -


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Que devient le vent une fois qu’il a balayé un visage ? Que devient le bruit une fois qu’il s’est éteint ? Il y a toujours un avant et un après, un état et son contraire. C’est sur cette ambivalence qu’a toujours joué Finn, frôlant la ligne sans jamais la franchir, faisant des pieds de nez à ses démons sans succomber totalement à leurs charmes : et l’on se demandera sans cesse si, un jour, l’aube se lèvera sur un monde dans lequel il est allé trop loin. Il est le premier, d’ailleurs, à se poser cette question.
Depuis qu’il s’est échappé du joug de son père et qu’il s’est senti vivre pour la première fois – si l’on excepte cette journée où le jeune fou de 17 ans qu’il était a cru sincèrement qu’il pourrait s’en sortir seul, dans la rue, sans ressource, avant de se faire rattraper par la dure et froide réalité dès le lendemain – il tend bien plus du côté de la lumière, cependant. Oh, il est loin d’avoir quitté le monde de la nuit et s’étend sans vergogne sur le drap de ses vices, mais les raisons derrière cette débauche sont bien différentes. Avant, il se noyait pour oublier le dégoût qu’il éprouvait envers sa propre existence, il mourait à petit feu pour s’empêcher de le faire d’un seul coup, la cicatrice silencieuse ornant son poignet lui rappelant chaque jour qu’il avait déjà tenté, par le passé, de s’ôter la vie, et aujourd’hui, il le fait parce qu’il en a envie. Parce que Finn Bowman est un sacré diable qui ne se lassera jamais de boire, de danser, de coucher avec des inconnus, de se défoncer jusqu’à en oublier qui il est, et ce, peu importe les circonstances. Qu’on approuve ou pas son mode de vie, il l’assume totalement.

Pourtant, alors qu’il trône devant ses nouveaux employés, il sait qu’il doit montrer un autre visage – qui lui appartient tout autant, mais qui est une facette qu’il montre moins volontiers, et pour cause : c’est la première fois qu’il monte une telle entreprise, en tout cas, sans l’aide d’un certain Humphrey Bowman. Avec un projet pareil vient les responsabilités associées, et il est bien décidé à ne pas les prendre à la légère. Il est bien trop intelligent pour ça. Alors, il prononce son discours en regardant les travailleurs de l’Atlantease droit dans les yeux, sans ciller. Il voit ceux qui affichent une moue boudeuse ou sceptique ; il préfère pourtant se concentrer sur ceux qui semblent croire ses paroles, voire les appuyer. Le premier qui lui répond – le seul, en fait – est un jeune homme asiatique qui doit avoir à peu près le même âge que lui, des cheveux sombres, quelques tatouages qu’on peut deviner malgré la faible luminosité des lieux (plus puissante, néanmoins, que lorsque le club est ouvert au public). Sa voix est assurée, son ton sans appel, et ça, ça plaît à Finn. Il essaie de se souvenir de son nom, en vain : quiconque connait le Bowman sait qu’il est tout sauf physionomiste, et qu’il est incapable de se rappeler des prénoms des personnes qu’il croise, peu importe la régularité de leurs interactions.
Il hoche donc la tête en direction du jeune homme, lui adressant une œillade reconnaissante, avant de reprendre son discours à la cantonade :

« - Bien, à moins que certains d’entre vous n’aient des questions… Je vais vous recevoir un à un dans mon bureau pour avoir une discussion plus personnelle et mieux nous connaître. En attendant… Son regard se porte sur sa montre hors de prix, celle-là même qui cache la marque du pêché le plus horrible qu’il a commis – en tout cas, selon sa rigoureuse éducation catholique. On ouvre dans une heure, je compte sur vous pour que cette soirée soit à la hauteur de mes espérances ! Alors que les différents barmans, vigiles, et autres employés se dirigent à leurs différents postes de travail, l’œil de Finn se porte à nouveau vers celui qui l’a assuré de sa motivation. On va commencer par vous, si vous le voulez bien ? Suivez-moi.

Il se dirige au fond de la salle, monte quelques marches métalliques et arrive devant la porte "interdit au public" qui marque l’entrée de son bureau, sans réellement prendre le temps de vérifier que Shinichi le suit bel et bien. Il s’assoit derrière la table jonchée de divers documents comptables et de flyers, en faisant signe à son subordonné de s’installer à son tour sur l’une des chaises de cuir qui trônent en face de lui.

- Alors euh… Vous êtes monsieur ?... Il laisse la question en suspend pour que le jeune homme puisse lui répondre, sans se soucier du fait qu’il a déjà dû avoir des interactions avec lui une bonne dizaine de fois, si ce n’est plus. Cela fait longtemps que vous travaillez à l’Atlantease ? »

Parce qu’il veut faire ça bien, Finn. Dans les règles. Il est déterminé à la réussite de son entreprise, pour faire un pied de nez à ce père qui l’a toujours pris pour un moins que rien.
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