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 + Jonathan - How to save a life

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Sinéad KingSinéad King
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MessageSujet: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyDim 30 Juin - 8:46

La druidesse s’apprête à rentrer chez elle après une longue journée de labeur avec ses étudiants dans les serres de l’aile naturelle de l’UPA. En ce moment, ces longues journées passées debout à travailler d’arrache-pied dans la moiteur des serres lui pèsent. Elle préfère jardiner dans son petit havre de paix, en plein-air mais elle a des obligations envers la faculté qu’il lui faut honorer. Mais une fatigue certaine la tenaille, associée à une constante sensation d’anxiété, comme si un danger l’attendait ou attendait l’un de ses proches. Son sac sur l’épaule, son casque de moto à la main, elle remonte le couloir où se hâtent les derniers étudiants. Ses talons résonnent sur le sol carrelé et elle songe à Derek, au train que prennent les choses entre eux et le fossé que ses récentes révélations ont creusé entre eux, et qui, même s’ils s’y appliquent très fort, ne se referme pas.

L’émotion la gagne et sans qu’elle puisse l’expliquer, des larmes coulent de ses yeux. Elle ne comprend pas pourquoi ces accès de pleurs lui viennent si souvent ces derniers temps, elle met cela sur le compte de sa crainte de voir son aimé dévoré par sa face sombre ou que son organisation soit mise à jour car dans un cas, elle le perdrait à jamais et dans l’autre, c’est elle qu’elle perdrait. On ne peut nier qu’il s’agit là de choses qui sont de nature à perturber tout un chacun mais il faut cependant rappeler que Sinéad King est une sorcière mesurée en toute chose, qui ne se soumet guère à des sentiments négatifs et qui possède une très forte résilience l’ayant éloignée depuis toujours de ces baisses de thymie. Même lorsque Niamh était partie rejoindre ses ancêtres de Slieve Aughty dans les étoiles, sa tristesse n’avait pas influé sur sa bonhommie habituelle. Loin d’être insensible, elle possède une bonne maîtrise de ses flux internes, ce qui est nécessaire pour une élémentariste de la Terre comme elle. Qui sait quel genre de séisme elle pourrait venir à provoquer sous le coup de la colère ?

Afin de laisser passer cet afflux de tristesse et ce flot de larmes dangereux, elle décide de faire un détour par les chemins extérieurs aux serres et va respirer l’air frais de la nuit. En octobre et sous ces latitudes, la nuit arrive tôt et alors qu’il est à peine dix-huit heures, on se croirait au creux de la nuit. D’autant plus que l’éclat de la Lune et le silence de l’université concourent à confirmer cette impression. Elle s’éloigne des chemins pour venir fouler l’herbe verte et se baigner dans le halo de l’astre nocturne. Ses larmes roulent jusqu’au sol et se tarissent, petit à petit. Elle s’assoit dans l’herbe et la mousse et prête attention aux bruits des feuilles qui tombent, aux branches qui bruissent dans le vent de Manadh. C’est toujours près de la Terre qu’elle se sent le mieux, le plus en sécurité. Elle rêve de s’endormir sur un sol mousseux et doux comme celui-ci, dans les bras de son aimé.

La quiétude de cet instant est renversée brusquement par un vacarme de branches et de pas au loin. Elle tend l’oreille et se lève promptement, courant presque jusqu’au lieu d’où proviennent ces sons inquiétants. Son cœur bat vite dans sa poitrine, car si un étudiant se trouve là où elle pense, de sérieux ennuis l’attendent. Elle passe son temps à répéter à ses étudiants ou à ceux qui s’aventurent trop de se bosquet de se méfier des snargalouf. Elle tire sa baguette de sa poche et se libère de son encombrant casque en l’enfilant directement sur sa tête, ce qui lui donne une allure totalement improbable. Elle accourt, vêtue d’une robe longue à fines bretelles, recouverte de carreaux et d’un casque de moto donc d’où s’échappe sa longue chevelure rousse. Evidemment, les snargalouf sont bien en train de chercher à s’en prendre à un homme qui semble bien démuni devant ces plantes agressives. Elle lance donc un Impedimenta avant de se rapprocher de l’homme en enlevant son casque.

- Tout va bien ?


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Jonathan RowleJonathan Rowle
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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyLun 1 Juil - 12:23


How to save a life

- Jonathan Rowle - Sinéad King -


"Looks like I can't keep up and you're fresh out of luck. You want fire where its wrong, out of sight, when race already won. See you later, see you later. Now that I'm older, can't seem to fight this feeling, running in circles, feels like I can't compete with. " Fears - MTNS
Mes pas m’ont conduits près des serres sans que je ne m’en rende réellement compte. C’est une fâcheuse habitude que j’ai depuis bien longtemps : lorsque je suis plongé dans mes pensées, mon corps avance tout seul et je me retrouve souvent dans des lieux incongrus, parfois très éloignés de mon point de départ. Je me souviens, à l’époque du Bureau, je me mettais à faire les cent pas près de ce grand tableau en liège où nous collections les indices amassés sur le mage noir que Kingsley et moi traquions, et lorsque je relevais la tête, j’étais du côté du service postal, où des dizaines de lettre arrivaient chaque minute au Ministère pour être triées et envoyées dans le bon service. Cette mauvaise habitude ne m’a pas quitté avec les années, avec la guerre, avec la maladie. Et l’UPA est un lieu idéal pour se perdre, entre les dédales de couloirs, les bâtiments reliés entre eux par des cours extérieures, les amphithéâtres vides de tout élève alors que la Lune est déjà haute dans le ciel.

C’est déjà la deuxième année scolaire durant laquelle j’exerce mon métier de professeur, et les doutes ne m’ont toujours pas quittés, malgré ma prise d’expérience certaine. C’est ce qui tourne et retourne dans ma tête, sans que je ne puisse rien faire pour l’en empêcher. La peur, ce sale petit sentiment vicieux qui rampe au fond de l’âme : elles sont loin de moi, mes années d’Auror où je ne craignais rien ni personne. Aujourd’hui, chaque action que j’entreprends, je me dois de la calculer, pour éviter qu’on ne découvre ma véritable nature. Le couard qui a tué son frère, qui n’est pas capable d’utiliser sa baguette magique, qui prétend pourtant pouvoir enseigner à des jeunes gens les subtilités du métier d’Auror. Le vieillard fatigué, hanté par des fantômes qui ont toutes les raisons du monde de le pourchasser. J’ai eu de la chance, l’année dernière, de pouvoir compter sur Léandre et d’autres intervenants, pour masquer le fait que je suis incapable de créer la moindre étincelle avec le bout de bois qui était autrefois mon arme la plus puissante. Je ne sais pas si je pourrais reproduire ce schéma, cette année encore. Cela fait quelque temps maintenant que je n’ai pas vu le Rosier, et de plus, des rumeurs à mon sujet commencent à fuiter parmi mes étudiants. On me dit affaibli, fatigué, et ils n’ont pas tort. Je devrais partir, s’ils apprennent la vérité. Déménager, fuir, encore une fois. Annie se plait pourtant bien ici, et si je dois être tout à fait honnête avec moi-même, c’est aussi mon cas. Mais je n’aurai pas d’autres choix.

Lorsque je relève la tête, l’esprit encore tourmenté par ces soucis auxquels je ne trouve aucune solution, je ne reconnais pas tout de suite l’endroit où je me trouve. Et puis j’observe ces grandes baies de verre, ces feuilles qui bruissent doucement dans l’air de la nuit. Les serres, oui… L’Université possède des installations dernier cri pour les étudiants en potion et en botanique. Je soupire. Je ne sais pas l’heure qu’il est exactement, mais il ne fait aucun doute que je suis seul parmi ces plantes bariolées, et que je ferai bien mieux de rentrer chez moi pour m’occuper de ma nièce plutôt que de déambuler ici.

Un craquement m’interpelle, et mon corps agit tout seul. Malgré mon âge, mes réflexes forgés par des années d’entrainement intensif sont encore vifs, et j’échappe de justesse à l’attaque d’une branche de ronces acérées, bien décidée à faire couler le sang. Je cligne des yeux. Je ne m’attendais certainement pas à me faire agresser par une plante, surtout pas dans l’enceinte de l’UPA, et l’espèce de souche en profite pour renouveler son attaque. C’est un autre tentacule, encore plus grand que le premier, qui fond sur moi, et je dois me jeter sur le côté pour l’éviter, faisant résonner le combat dans l’atmosphère silencieuse de l’université déserte. Une bêche dégringole et renverse plusieurs pots de terre cuite, brisant une soucoupe qui accueillait des pousses d’une nature inconnue. Je réfléchis à toute vitesse. Je suis loin d’être un expert en botanique, mais mon amour des livres me permet de plonger dans ma mémoire, ce temps où j’avais étudié Arbres carnivores du monde, une encyclopédie indigeste mais particulièrement intéressante. Un snargalouf. Je me souviens que leurs gousses peuvent être extraites pour diverses potions de défense, notamment grâce à un jus particulièrement corrosif qui se trouve à l’intérieur. C’est un adversaire de taille, je dois vite me sortir de là.

J’essaie de m’enfuir, mais c’est peine perdue, je ne peux faire qu’esquiver les attaques incessantes de la plante, qui semble être décidée à faire de moi son repas. Bien sûr, si je pouvais utiliser ma baguette, je n’aurai aucun mal à la neutraliser. Mais me voilà aussi inoffensif qu’un oisillon tombé du nid, incapable de me défendre quand j’ai mis derrière les barreaux certains des sorciers les plus dangereux de notre temps. Ma dernière heure est-elle arrivée ? Mes pensées vont vers Annie. Qui va prendre soin d’elle, si je ne suis plus là ? Je suis sûr que Kingsley prendrait garde à ce qu’il ne lui arrive rien, mais…

Je n’ai pas le temps de réfléchir plus longtemps qu’un éclair magique, caractéristique du sortilège d’entrave, me frôle pour venir s’échouer sur la plante, qui arrête instantanément ses sombres desseins pour devenir plus douce qu’un agneau. Je tourne la tête, et j’ai la surprise de tomber sur une vision tout à fait singulière, puisqu’il s’agit visiblement d’une femme, vêtue d’une robe légère et d’un casque de moto, qui lui donne des allures d’un Power Rangers, ces super-héros qu’Annie apprécie regarder, de temps en temps, à la télévision. Mon souffle est court. Mon cœur bat à toute allure. Sans elle, j’étais perdu. Mais je ne peux m’empêcher de me sentir terriblement honteux, de me faire secourir ainsi alors que je suis censé être capable de me débrouiller sans ma, contre un tel adversaire. Je bredouille, en lui répondant, essayant de chasser la boule d’anxiété qui s’est formé au fond de mon ventre.

« - Ça va, merci, je… oui, merci, tout va bien.

Je sens un gout métallique parvenir à mes lèvres, un goût que je ne connais que trop bien. Du sang. Ma main se porte à ma joue : le snargalouf m’a frôlé d’un peu trop près et m’a coupé, heureusement de manière peu profonde. Je regarde les cheveux roux de la femme robot, qui s’échappent de l’ouverture de son casque, et mon esprit fait deux plus deux. C’est évident qu’il s’agit de la seule personne qui se trouverait ici, à une heure pareille…

- Professeur King ? »
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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyMar 9 Juil - 8:54

Elle court la druidesse, elle fend l’air de la nuit universitaire. Entre les serres, elle connait le chemin par cœur, sûrement parce qu’elle a participé à aménager les alentours de plantes utiles à l’éducation des jeunes étudiants en botanique et potion. Pour ce qui est des snargaloufs, elle n’avait pas voulu les introduire directement dans une serre car ils sont bien trop dévastateurs ; cela dit elle n’avait pas particulièrement planté ces pousses volontairement dans un carré d’herbe de l’université. Disons que le hasard avait porté un plant jusqu’à cet endroit, qui est de plus le moins emprunté par les étudiants. La réalité c’est que Sinéad aime toutes les plantes, même les plus agressives et égoïstes. Ses relations avec le saule cogneur de son jardin s’améliorent d’ailleurs de jour en jour ! Elle voulait simplement montrer au monde que les snargaloufs sont des arbres comme les autres… Mais ils sont incompris, c’est déplorable…

Cela dit, elle ne tolère pas ces accès de violence et c’est pourquoi elle a installé des panneaux tout autour de leur lieu de vie afin d’éviter qu’on rompe la quiétude de leur chemin abandonné. Il semblerait qu’un autre étudiant malchanceux n’ait pas remarqué ces écriteaux plantés bien en évidence partout avant la zone dangereuse… Quelle n’est pas sa surprise quand elle comprend en retirant son casque qu’elle n’a absolument pas affaire à un étudiant un peu stupide mais à un professeur de l’UPA. Jonathan Rowle se tient devant elle, blessé par les snargaloufs qui d’ailleurs la saluent d’un coup de branche affectueux. Elle est désemparée devant la scène qui se tient devant elle.

- Professeur Rowle ? Je… Deux petites minutes.


L'homme lui ayant assuré que tout allait bien, Sinéad prend le temps de se tourner vers le snargalouf le plus proche et le sermonne doucement.

- On en a parlé des dizaines de fois toi et moi… On n’attaque pas les gens sous prétexte qu’ils passent à côté de nous.

L’arbuste semble honteux de ses actes, on le remarque à son tronc qui semble observer attentivement ses racines. La druidesse s’approche de lui et le caresse gentiment.

- La prochaine fois fais plus attention… Et désolée pour le sortilège, vraiment. On va te laisser tranquille maintenant, d’accord. Ah et bonjour à ta mère pour moi !

Elle entraîne le professeur plus loin, hors de portée de ces arbres avides de calme et de solitude.

- Je suis désolée que vous ayez eu affaire aux snargaloufs, ils sont très territoriaux…

Elle secoue la tête, exaspérée. Elle ne comprend néanmoins pas qu’il ait pu louper ses panneaux, et encore moins comment un ancien auror qui enseigne désormais aux jeunes aspirant à la même carrière que lui puisse se laisser toucher par un pauvre arbuste. Cela dit, elle se dit qu’il a peut-être tout simplement voulu éviter de blesser ses protégés, même si son intuition lui fait bien sentir que quelque chose ne tourne pas rond vers l’homme qui se tient en face d’elle. Elle ne peut nier le charme qu’il dégage, mais tout cela est caché derrière des yeux dont les iris sont le reflet même de la souffrance et du remords, le tout teinté d’une bonne dose de culpabilité. Oui, elle lit tout cela dans son regard.

Elle détourne la tête car elle sait que certaines personnes sont gênées lorsqu’on les regarde si intensément dans les yeux. Elle s’intéresse alors à la blessure de sa joue.

- Hm. Voulez-vous venir dans la serre principale boire un thé, il faudrait que je soigne votre blessure, j’ai tout ce qu’il faut là-bas.

Elle ajoute avec un sourire :
- Promis, il n’y a rien d’agressif là-bas !


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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyDim 14 Juil - 12:09


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- Jonathan Rowle - Sinéad King -


"Looks like I can't keep up and you're fresh out of luck. You want fire where its wrong, out of sight, when race already won. See you later, see you later. Now that I'm older, can't seem to fight this feeling, running in circles, feels like I can't compete with. " Fears - MTNS
Je me sens comme déconnecté de la réalité. Je perçois pourtant le sol sous mes pieds, le vent contre mon visage, mon corps ancré dans ce monde si vaste et complexe, mais c’est d’un air hagard que j’accueille l’irlandaise, le souffle court, les paumes suantes, car j’ai l’impression de ne pas vivre ce qui correspond, pourtant, à mon existence. Jonathan Rowle ne peut pas s’être fait surprendre par une vulgaire plante, certes, agressive, mais qui est, néanmoins, loin de représenter un quelconque danger. Jonathan Rowle n’a pas besoin de se faire secourir, c’est lui qui doit porter assistance aux autres, qui est le bras armé de la justice, qui… Je cligne des paupières. Qui crois-tu convaincre, à plaidoyer ainsi ? Tu n’es plus qu’un être fragile, ta jeunesse derrière toi, tes forces annihilées. Tu n’es plus rien. Même pas un dixième de ce que tu étais autrefois. Je secoue la tête. Stop. Je souffle, et compte dans ma tête, comme j’ai appris à le faire quand je me sens sur le point de basculer vers le point de non-retour. Un, deux, trois… Je me revois, incapable de lever ma baguette. Non. Je ne dois pas penser à de telles choses. Je ne dois pas lâcher prise. Quatre, cinq, six… Oui, pense à Annie, c’est ça. Pense à ce qui te fait tenir. Ce qui fait que tu es encore en vie, aujourd’hui. Sept, huit, neuf… Je suis maintenant bien plus calme, ce maelström de pensées qui agite mon cerveau commence à s’évaporer. Tout s’est passé en une fraction de seconde. Le temps, en fait, de relever les yeux vers le professeur King, et de relever la commissure de mes lèvres pour lui adresser un sourire timide.

J’ai l’impression que, de toute façon, elle aurait eu du mal à saisir mon trouble, car son attention s’est reportée sur mon agresseur pendant que je calmais les battements de mon cœur. Elle regarde maintenant le snargalouf et lui parle d’une voix ferme, mais remplie d’affection. Cela me permet de prendre un peu plus de temps encore, pour respirer un peu plus calmement, de faire cesser les tremblements qui parcourent, de manière incontrôlée, le bout de mes doigts. Calme-toi. Calme-toi, j’ai dis. Et j’ai presque l’impression que les paroles de la druidesse font écho dans ma tête, comme si c’était sa voix réconfortante qui m’intimait de me détendre. Il n’en est rien, bien sûr. Mais c’est peut-être la raison pour laquelle je la laisse m’entraîner, doucement, hors de la portée des ronces de la plante.

« - Oh je euh… ça ne fait rien, ne vous en faites pas…

Je bafouille, me cherche des excuses quand je n’en ai aucune. Je songe même à lui dire que j’ai toujours été particulièrement mauvais en botanique, simplement pour qu’elle trouve une raison à mon incapacité face à la plante : mais ça aurait été un mensonge, et je ne veux pas tomber dans ce travers. J’en ai suffisamment pour ne pas m’en rajouter un supplémentaire. J’étais d’ailleurs assez doué en botanique à Poudlard, comme dans la plupart des matières, de toute façon : je remplissais parfaitement le cliché du petit Serdaigle le nez plongé dans ses livres jusqu’à se couper du monde, mais j’ai pourtant surpris tous mes anciens camarades de classe en rejoignant le rang des Aurors une fois mes ASPICs passés. Où est-il passé, ce jeune homme que j’étais ? Où s’est-t-il envolé, quand il est évident que j’ai encore désespérément besoin de lui.

- Ce n’est rien, juste une égratignure, je ne veux pas vous déranger. Et puis, c’est ma faute, j’aurai du faire plus attention, je…

J’esquisse un pas vers la gauche, une fuite vers l’avant, une énième démonstration de ma couardise. Cette femme ne démontre rien d’autre que de la bienveillance et de la bonté envers moi, mais j’ai terriblement peur des questions qu’elle pourrait poser quant à la raison de mon immobilisme face au snargalouf, et de mon absence de réponses tangibles. Que puis-je faire donc d’autre, alors, que de partir la queue entre les jambes ? Mon œil est paniqué. Mon rythme cardiaque se remet à augmenter, la sueur recommence à couler le long de ma tempe. J’ai, comme toujours, l’impression d’être un lièvre aculé dans son terrier par un prédateur. Il faut que je me ressaisisse.

- Il se fait tard, après tout, vous avez sûrement envie de rentrer chez vous, je… Cette coupure n’est rien que le temps ne peut guérir, de toute façon. »

Et bien sûr, si je pouvais utiliser ma baguette, un Vulnera Sanentur aurait fait parfaitement l’affaire, mais je tais cette éventualité. Cette pensée ne fait que me rappeler à quel point je suis inutile. Le sorcier qui ne faisait pas de magie. Ironique, n’est-ce pas ? Pitoyable, surtout. 
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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyVen 16 Aoû - 10:46

Sinéad King est une sorcière incapable de ne pas venir en aide à son prochain. Humain, animal ou végétal, elle ressent de la sympathie pour tout un chacun. Ainsi, comment pourrait-elle laisser Johnatan dans le pétrin dans lequel il se trouve actuellement ? Il faudra tout de même qu’elle pense à renouveler la signalétique qui empêche les visiteurs impromptus de s’approcher trop prêt des snargaloufs… Mais ce n’est pas sa préoccupation actuelle, ce qui l’interroge encore plus c’est la présence de l’ex auror dans l’UPA à cette heure de la nuit et l’incapacité qu’il a montrée pour se défendre. La surprise, ce doit être cela qui a précipité l’homme dans le piège de ces plantes et les a laissé l’atteindre. Toutefois, les snargaloufs agissent rarement discrètement et leur furie s’abat le plus généralement dans un déluge de coup de ronce et de branchages touffus. L’on peut imaginer tout de même qu’il aurait été absorbé dans ses pensées et donc incapable de riposter ou même de prévoir l’attaque.

Cela dit, ce qui fait hausser les sourcils à la druidesse, c’est plus son insistance pour ne pas être aidé par la jeune femme, poufsouffle en son cœur et en son âme. Elle ne connait le professeur que de loin, n’ayant jamais eu réellement affaire à lui – il y a peu d’occasions où réunir le cursus des aurors avec celui des guérisseurs – et n’a donc absolument accès à aucune clef concernant son tempérament. Il dégage une aura sage et calme, le tout entremêlé d’une brume grisâtre témoignant d’un certain malheur que l’homme cherche tout du moins à dissimuler de son mieux. Sinéad ne peut s’empêcher de ressentir ce besoin de lui venir en aide. Il y a cette chose qui le hante et même s’ils ne sont pas assez proches pour qu’elle puisse décemment entrer dans les détails, elle peut rester discrète sur la compréhension qu’elle a de ce qu’il ressent et tenter toutefois de l’épauler, au moins ce soir. Elle en oublie même ses propres angoisses et cette peur qui la tenaille au quotidien pour son cher aimé…

- Ah non je suis désolée, mais elle mérite bien un petit nettoyage…

Elle essaie de ne pas paraître d’être étonnée que le sorcier - qui a dû en voir pourtant bien d’autres – n’ait pas encore eu la présence d’esprit de s’administrer un sortilège de guérison. La druidesse rechigne à les utiliser car elle trouve que les décoctions de plantes et la suture magique sont plus efficaces au long terme que ces sortilèges. Mais cela repose surtout sur l’expérience qu’elle a pu acquérir lors de ses voyages… Peut-être le sorcier en est-il également conscient ?

- Si vous n’aimez pas le thé, j’ai du café ou des jus de fruits !

Elle lui lance un regard, le regard de l’innocente Sinéad qui semble voir si clair dans les yeux de son interlocuteur que celui-ci ne peut que réagir positivement en sa faveur. Alors, convaincue qu’il va finir par la rejoindre, elle part devant en continuant la conversation.

- Qu’est-ce qui vous amène si tard à l‘université ?


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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyDim 18 Aoû - 12:30


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- Jonathan Rowle - Sinéad King -


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Il est facile de fuir les personnes qui le méritent. Lorsqu’on fait preuve d’impolitesse, qu’on essaie de me pousser dans mes retranchements, ou qu’on a des propos que je ne saurais tolérer, je n’ai aucun scrupule à tourner les talons sans jamais me retourner. Mais quand je n’ai aucune autre excuse pour refuser la main de quelqu’un qui me la tend sans arrière-pensée, que celle de ma propre lâcheté, il est difficile de faire bonne figure. Parfois, il m’arrive de mentir, pour me sortir de telles situations, je l’avoue. J’en ai honte, mais c’est la vérité. Je prétends un rendez-vous important, une course à faire capitale : des prétextes fallacieux qu’il me coûte de prononcer, mais qui me sont pourtant terriblement indispensables. Ma propre santé mentale ne peut supporter bien longtemps trop de bienveillance à mon sujet. Elle me rappelle sans cesse, inlassablement, que des hommes et des femmes bien plus dignes que moi sont morts alors que je suis bien vivant, et cette culpabilité menace sans cesse de me faire basculer totalement vers les ténèbres, encore plus, peut-être, que le rappel du meurtre de mon propre frère.

Mais que répondre au professeur King alors qu’elle vient de me sauver des griffes d’une plante qui était bien décidée à faire de moi son prochain repas, que lui dire alors qu’elle a un sourire si naturel, si simple, posé sur son visage ? Mentirais-je encore une fois ? M’enfoncerais-je encore un peu plus dans les marécages troubles de la couardise et de la tromperie ? Je ne peux m’y résoudre. L’ancien Auror qui est en moi ne peut supporter ce que je suis devenu, et je dois me battre contre moi-même pour ne pas me changer totalement en une personne contre qui je me battais, il y a encore peu de temps de cela. Ma voix est chevrotante lorsque je réponds finalement à l’experte en botanique. Tremblante, essoufflée, mais présente, toutefois : et cela reste une victoire, pour moi.

« - Oui… oui, vous avez probablement raison, c’est plus sage…

Je me sens empoté alors que je la suis. Je dois revêtir un masque, celui du responsable de la formation des Aurors, celui de Jonathan Rowle, héros de guerre, ancien membre de l’Ordre du Phénix et partenaire de Kingsley Shacklebolt. Je dois devenir celui que je devrais être, afin que l’irlandaise ne découvre pas mon terrible secret. Je pourrais tout perdre, mon travail, les quelques amitiés que j’ai réussi à construire depuis mon arrivée à Atlantis, mais surtout, la garde d’Annie… Si je suis scrupuleusement les ordres du juge concernant la garde de ma nièce, tous mes droits peuvent être révoqués en un instant, si on me juge inapte à prendre soin d’une petite fille. Et un sorcier qui ne peut plus utiliser sa magie, quel est ce concept risible ? J’exhorte mes mains à arrêter de trembler, mes jambes de vaciller. Allez, un petit effort, gros lourdaud. Elle va juste t’offrir un thé, soigner ton écorchure, et tu pourras rentrer chez toi.

- Je tenais un cours sur les techniques de défense pour mes deuxième années, et un élève avait quelques questions à poser à la fin de l’heure… je réponds à sa question du bout des lèvres. C’est vrai : mais j’oublie de mentionner le fait qu’après cette leçon, j’ai déambulé, sans but, dans l’université vide, pendant plusieurs heures. Vous savez comment sont les étudiants, parfois !

Un trait d’humour réussit toujours à dévier l’attention des personnes qui m’entourent. Si je suis loin d’être un trublion, j’ai suffisamment d’esprit pour sortir des phrases toutes faites qui font sourire, sans jamais faire rire aux éclats, de ces considérations qui nous font dire qu’une personne est sympathique, pour mieux l’oublier instantanément le moment d’après. Mes pas se calquent sur ceux du professeur King, que je connais assez peu, au final. S’il m’arrive souvent de côtoyer le responsable des potions, des sortilèges ou encore de la métamorphose, il faut avouer que nos chemins se croisent assez peu, dans le cadre de notre travail : et je ne suis pas le genre à sociabiliser avec mes collègues, cela va sans dire.

- Je suis désolé de vous retenir ainsi pour une broutille pareille, je suppose que quelqu’un vous attend à la maison… Et même si ce n’est pas le cas, que vous avez mieux à faire que de vous occuper d’un vieil homme comme moi. »

Kingsley se moque toujours de moi, lorsque j’évoque mon âge. Il me dit parler comme un centenaire, alors que je suis encore considéré comme un homme actif, avec de belles années devant lui : mais je ne me vois pas ainsi, personnellement. Bien sûr, mes articulations rouillées et les rides marquées qui ornent mon visage un peu trop maigre me rappellent le poids de mes années passées, mais ce n’est pas ce qui me fait penser que ma fin est plus proche qu’elle n’en a l’air. Je suis fatigué. Très fatigué. Trop fatigué. Je ressens sans cesse comme un poids sur ma poitrine, comme une impression tenace que quelqu’un m’observe sans arrêt, prêt à m’emporter dans l’au-delà. La Faucheuse, peut-être. Je ne crois pas vraiment en son existence, mais mon instinct me crie pourtant que la Grande Nuit m’appelle : et je ne suis pas sûr de vouloir me refuser à son étreinte...
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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyLun 23 Sep - 16:51

Le jour décroît un peu plus sur l’Université Paracelse d’Atlantis alors que les deux professeurs conversent. L’obscurité bleutée de la nuit emplit l’atmosphère et donne aux visages ces ombres qui cachent les traits des protagonistes. Ainsi, il est difficile pour la druidesse d’appréhender les réels sentiments de l’ex-auror. Elle ne voit pas la détresse qui habite ses yeux noisette, elle la devine quelques peu cependant. Mais elle met cela sur le compte de sa rencontre inopinée avec les snargaloufs. Elle est naïve la druidesse, et si ses regards intenses donnent à penser qu’elle voit en vous plus clairement que quiconque, ce n’est pas toujours vraiment le cas.

Cela dit, il est aisé pour elle de remarquer que Jonathan semble décidé à échapper à l’invitation de Sinéad. Mais elle ne le laisse pas s’esquiver, elle aime le travail propre et bien fait et laisser partir une plaie dans un tel état ne plait guère à la guérisseuse… Finalement, son interlocuteur finit par la suivre, acceptant de laisser la druidesse prendre soin de lui. Ils prennent ainsi le chemin menant au bureau de Sinéad : pas le bureau officiel qu’elle possède dans les bâtiments mais celui qu’elle possède dans les serres. En chemin, le professeur lui explique ce qu’il fait dans l’enceinte de l’UPA si tard. Combien de fois cela lui est-il arrivé aussi ? Les étudiants ont souvent tendance à profiter de la disponibilité imaginée de leurs professeurs… Ils n’imaginent pas parfois que leur vie ne se résume pas qu’à leur travaux universitaires… Sinéad lance alors un regard inconnu à son collègue en répondant :

- Ne m’en parlez pas !

Ces petites plaisanteries qui ne font écho que chez les membres du corps universitaire… Les deux sorciers atteignent leur destination et Sinéad déverrouille la porte et invite son collègue à entrer tout en riant doucement à sa remarque. Elle ne le trouve pas si vieux, l’ex-auror, ou alors il ne fait pas son âge. Il y a peut-être de ça aussi chez elle, on a tendance à la prendre pour bien plus jeune qu’elle n’est...

- Il peut attendre un petit peu, ne vous en faites pas. Un thé ?

Elle sort son service à thé et s’apprête à préparer le thé à la demande de son invité du soir. Son esprit se porte vers son cher Derek, elle qui passe ses soirs à l’attendre, rongée par la crainte de ne pas le voir franchir le seuil de la porte… Que serait-elle sans lui ? Elle a malheureusement déjà expérimenté cette douleur extrême et souhaite s’épargner cela à nouveau. Car une vie sans Derek n’est qu’une survie et le monde est bien pâle sans le seul pour lequel son cœur bat et battra…


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MessageSujet: Re: + Jonathan - How to save a life   + Jonathan - How to save a life EmptyVen 27 Sep - 15:38


How to save a life

- Jonathan Rowle - Sinéad King -


"Looks like I can't keep up and you're fresh out of luck. You want fire where its wrong, out of sight, when race already won. See you later, see you later. Now that I'm older, can't seem to fight this feeling, running in circles, feels like I can't compete with. " Fears - MTNS
J’ai tendance à considérer ma maladie comme une personne silencieuse, qui se tiendrait toujours à mes côtés. Une présence familière qui est toujours là, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, dans les moments de joie comme les instants les plus difficiles : je m’y accroche comme un estropié à sa béquille, me dédouanant de chacun de mes actes en invoquant mon mal comme s’il était la réponse à toutes les questions de l’univers. Je sais que ce genre de comportement est tout sauf sain. J’ai conscience de faire du mal autour de moi, que je le veuille ou non, en m’enfermant dans mes mauvaises habitudes sous ces prétextes fallacieux, ce diagnostic médical qui régit ma vie. Jonathan Rowle a toujours eu mauvais caractère, que ce soit avant, ou après la guerre : le traumatisme que j’ai traversé ne fait que révéler mes pires travers et les exposer au grand jour, m’obligeant à construire des barrières si hautes qu’elles en deviennent infranchissables. Je ne m’attribue pas tous les maux de la Terre, je ne suis pas de ceux qui se lamentent sur leur propre sort, mais je sais que j’ai du mal à différencier mon ressenti de la réalité, et ça me joue bien des tours. Les personnes qui m’entourent sont insouciantes, elles vivent leurs vérités sans se douter des doutes qui assaillent à chaque instant mon esprit, et doivent subir les conséquences de mes humeurs lunatiques. Je devrais travailler sur moi-même. J’ai honte d’avouer que je fais bien peu d’effort en ce sens.

J’espère de tout cœur que le professeur King ne sera pas l’innocente réceptrice de mon caractère défaillant. Elle est tellement douce, tellement aimable, que je m’en voudrais de la faire souffrir par un mot mal placé, ou de l’indisposer à cause d’une crise d’angoisse bien malvenue : nul doute qu’elle ne m’en voudrait point, mais ce n’est pas son rôle que de s’occuper d’un collègue incapable de faire trois pas sans tomber dans les pommes.  Je la suis jusqu’à la porte de la serre, qu’elle déverrouille avant de me laisser pénétrer à l’intérieur. Je ne me sens pas à ma place, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, engoncé dans mes vêtements, pataud, exposé après m’être laissé aller ainsi devant une plante bien moins terrible que les Mages Noirs que j’avais l’habitude d’affronter dans mes primes années.  Les questions arriveront probablement, et je les redoute déjà.

« - Volontiers, oui, je réponds doucement à sa proposition, en essayant de ne pas faire transparaître mon mal-être. Pas de sucre, s’il vous plait, seulement un nuage de lait.

Est-ce que mon accent a toujours été aussi prononcé ? Ou bien est-ce la conséquence de ma nervosité ? Je ne saurai le dire. Il me faut trouver un sujet de conversation, et vite, ou bien elle risque de me demander la raison de mon apathie face aux tentacules du snargalouf. Et quoi, avouer que je suis incapable de lancer un sort, même le plus basique ? Que l’idée de tenir ma baguette magique entre mes doigts me donne la nausée, comme si la sensation du bois tout contre mon majeur pouvait m’arracher les organes un à un ? Allons bon. Ce n’est pas une alternative que je peux accepter. Je hais mentir : mais personne ne peut m’accuser de commettre un péché si je ne fais qu’omettre la vérité, si j’emmène la conversation sur un tout autre chemin que le mal qui m’afflige. Mon regard se tourne vers la végétation dense qui peuple la serre, et une idée éclaire mon esprit. Mais oui, bien sûr.

- Je dois vous avouer, professeur King, que je n’ai pas pour habitude de venir du côté de l’Aile naturelle, et c’est une erreur de ma part… Les plantes contenues ici sont tout bonnement magnifiques ! Serait-ce un wiggentree que j’aperçois là-bas ?

J’essaye de mobiliser tout le savoir en botanique que je peux, afin de ne pas paraître plus idiot que je n’en ai déjà l’air. Ce n’est pas ma spécialité, mais comme la plupart des matières magiques, j’ai lu tellement de livres à ce sujet qu’il m’est facile de passer pour un connaisseur, quand j’ai tout, sauf la main verte. Une étude m’a appris que les plantes réussissent à capter les sentiments des personnes qui les entourent, et, selon si elles sont joyeuses ou malheureuses, elles poussent plus ou moins vite. Avec moi aux alentours, c’est vite réglé, les racines pourrissent et les fleurs se fanent très rapidement.

- Je devrais vous faire intervenir auprès de mes élèves pour quelques enseignements précieux… si j’ai énormément de contact avec notre collègue professeur de potions, il peut être utile pour mes futurs Aurors de se débrouiller avec les moyens du bord, en pleine nature… »

Je ne suis moi-même pas forcément convaincu par mes explications (le Bureau fournit aux Aurors tous les ingrédients dont ils pourraient avoir potentiellement besoin, mais il est vrai qu’en cas d’urgence, des bases de botanique pourraient être capitales), mais c’est un moyen comme un autre d’échapper à un possible interrogatoire sur ma présence ici. Et si elle découvrait la vérité ? Comment faire pour venir travailler tous les jours comme si de rien n’était, sachant qu’une collègue connaitrait mon vilain petit secret ?
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