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 Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky

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MessageSujet: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 12 Juin - 18:27

Clopi clopant en grommelant. Encore que, il ne pleuvait pas ce jour là, et même s'il avait plu, ça n'aurait pas changé grand chose. Cette petite escapade, de type 'boulot pour le RCCM', était avant tout une excuse pour sécher un cours chiant sur les techniques de dressage moldue d'une bestiole probablement inutile et inadaptée au monde sorcier, tel que 'la crevette d'eau douce'.
Du coup voilà Serika, battant le pavé dans sa petite tenue du RCCM, avec le joli badge doré du ministère en prime. Si elle était pas belle la vie.
Il fallait dire que la gamine avait plus de gueule que dans ses frusques habituelles dégueulasses. Son absence d'esthétisme notoire, lui valait toujours une petite remarque de la part des collègues vipères. De toute façon, ça n'était pas comme si elle les écoutait. Faute d'amis, on apprend à chérir et à se servir de ce qu'on a. Elle ne parlait pas à grand monde de manière honnête. Tout du moins, elle appréciait peu de personnes, mais ceux qu'elle appréciait, avaient droit à un traitement particulier.
Et visiblement, on le lui rendait bien. En tout cas, si ça n'avait pas été le cas, elle n'aurait jamais arpenté ces ruelles de bourgeouille.

D'ailleurs, les circonstances de son attachement pour la personne qui lui avait indiqué le numéro de l'appart, étaient bien particulières. Vous aimeriez bien les connaître hein ? Petit voyeur lubrique. Oui toi, tu crois que je ne devine pas tes yeux avides et fourbes ? C'est mal me connaître, sale bête ! Alors maintenant hop, tu continues ta lecture et tu arrêtes de poser des questions débiles. Il n'y a pas de mais. Et si t'es pas content, c'est pareil.
Tu sais quoi ? Je suis tellement une saloperie, que je vais te teaser un peu et te dire que ça sera certainement posé par écrit de manière interactive d'ici peu. To be continued …

La blondinette sortit le papier de son sac. Pour une fois, il n'avait pas été croqué par le hibou démoniaque de type ''DA HOOT''. Elle passa rapidement ses yeux dessus. Mouais. Alors, allez prononcer ce nom … Blatenski … non … Blavatsky ?
Le nom te dira peut être quelque chose. Alors là, pour le moment, probablement rien. Pourquoi est ce qu'elle aurait du le connaître ? Son ancêtre était l'inventeur du sort à délier les langues ? Ou un joueur de quidditch détenant un record absurde ? Ah nan. La chercheuse. C'est bien beau les chercheurs … mais des chercheurs qui cherchent, on en trouve … par contre des chercheurs qui trouvent, on en cherche. Nan parce que ça faut le savoir, c'est pas moi qui le dit, c'est vérifiable. D'ailleurs je le dis dans ce rp. Voilà.
Bon ok, c'est la descendante d'une chercheuse. Mais encore ? Historienne et auteur. KEK. Jusque là, à part lui apporter les os pour son chien imaginaire, que l'on désignera sous le terme de Chien de Schrödinger, la visite se résumait à une livraison de nonos et à un chien … ou pas, ou les deux. Plutôt les deux d'ailleurs. Mais là n'était pas la question.
Donc on disait, l'historienne, les preuves, trouver quelque chose.

En fait, la miss ne s'attendait pas à grand chose de toute manière. L'affaire n'avançait pas. Pas de preuves, pas d'aveux, et un cadavre sur les pattounes. Pas facile. Et puis qui s'intéressait au sort d'un elfe de maison … personne. Personne à part le RCCM. Et Serika.
Donc la raison de sa présence ici se résumait à une intuition d'une personne appréciée, sur les compétences présumées d'une parfaite inconnue, fille de quelqu'un de célèbre mais pas suffisamment pour que les gens qui n'en ont rien à foutre le connaisse quand même. Ok, programme sympa et cohérent.
Mais bon, encore une fois, c'était mieux que les cours sur les crevettes, donc en avant.

La gamine passa la porte pour entrer dans le bâtiment des tours d'or blanc. Appart numéro 725. Attends, appart 725 … ça veut dire sept étages ?! Elle regarda les escaliers un instant. Après un bref rire nerveux et un ''c'est mooort'', l'ascenseur semblait la bonne solution. Une fois entrée à l'intérieur et ledit étage désigné, la gamine fut presque déçue de ne pas entendre une petite musique pour la faire patienter. Never lucky.
Et les portes s'ouvrirent. Elle emboîta la sortie en direction de l'appart numéro … et voilà, elle avait déjà oublié. Tant pis. Helena quelque chose. Mais s'il eut été plus simple pour elle de vérifier et/ou de regarder le nom sur une sonnette, elle avança vers la première porte prise au hasard.
Elle toqua de manière vivace, prête à demander si Sarah Connor habitait ici.


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 12 Juin - 20:00

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Lorsqu’elle avait emménagé, elle avait choisi ses rideaux avec soin. Elle les voulait opaques, épais. Ils devaient bloquer le soleil qui tenterait par tous moyens de pénétrer dans sa chambre, et devaient être assez robustes pour rester en place et éviter toute brèche. Elle les avait touchés, contemplés, jugés en prenant son temps, car elle connaissait son rythme de travail. Avant quinze heures, elle n’arrivait pas à écrire. Même en essayant très fort, même en se forçant la plume à la main, même en se scotchant à la chaise devant sa machine à taper, rien à faire. Les rayons du jour activaient dans son crâne une multitude de réactions en chaîne, qui lui faisait réfléchir à toute sortes d’autres choses que le travail. Alors, elle attendait. Quand le ciel s’assombrissait, elle pouvait enfin se poser tranquillement pour se mettre à la tâche. Ainsi, elle tapait et tapait jusqu’à deux, trois, quatre heures du matin. Son quart de travail suivait les cycles de lune. Lorsqu’elle terminait sa journée, elle se laissait tomber dans son lit, et y reposait jusqu’à midi.

Tel était le rythme de la grande écrivaine, Evanore Blavatsky. Tel fonctionnait le génie qu’était cette femme qu’on étudiait, qu’on admirait pour la grandeur de ses recherches. Telle était l'idole des scientifiques à deux sous, des amateurs qui se croyaient professionnels. Tandis que l’on lisait ses livres, avec son portrait souriant sur la quatrième de couverture, elle périssait dans son appartement. Le jour, elle dormait comme un échec. La nuit, elle bossait en fronçant les sourcils, une cigarette pendue à la gueule, avec ses airs d’adolescente en colère.

Mais depuis quelques jours, cette routine malsaine était perturbée par l’arrivée d’une petite boule de poils. Elle avait Ourania depuis moins d’une semaine et, déjà, la petite chatte s’était donnée comme mission personnelle de charmer sa maîtresse. Elle se blottissait sur ses genoux lorsqu’elle bossait, elle ne réclamait jamais la porte et connaissait le chemin vers la litière. Elle mangeait le contenu de sa gamelle avant d’en réclamer plus et ne faisait aucun mal aux meubles. Seulement, elle avait le vilain défaut de réveiller Evanore à coup de petite langue rupeuse sur le nez. Au départ, la femme avait trouvé le geste franchement adorable mais, au bout de quatre jours, elle avait bien compris qu’elle ne pourrait plus veiller comme elle le faisait. Car ce chat la réveillait à huit heures. Tous. Les. Matins. Son éditeur, Frankie, beuglerait probablement qu’il s’agissait là d’une occasion en or pour instaurer de saines habitudes. Qu’il lui fallait reprendre le cours de sa vie en main. Qu’elle n’avait plus quinze ans et qu’il lui faudrait se décider à devenir une adulte.

Mais qu’il aille se faire foutre, Frankie. C’était facile, de se coucher tôt et de se lever avec le soleil, quand on avait des gosses pour s’y forcer. Evanore, elle était seule avec sa conscience. Sa conscience et un chat. Un chat qui la poussait du lit plus efficacement que sa propre volonté.

Alors, lorsqu’on toqua à la porte vers onze heures, Evanore l’entendit. Evanore ne dormait pas comme à son habitude, et Evanore ne rata pas son visiteur.
Habituellement, il s’agissait du voisin d’en haut, qui avait perdu son chien, ou de la dame en face qui manquait de sucre. La brune n’eut donc aucune pudeur à ouvrir la porte en peignoir, clope entre les dents, mug entre les doigts, chaton entre les pattes. « Oui ? » fit-elle de sa voix éraillée par la fatigue. Mais le jeune visage de la blonde se tenant face à elle n’était ni celui du voisin ni celui de la voisine. Evanore fronça les sourcils, perplexe, et réajusta son peignoir de sa main libre. « Je peux vous aider ? »
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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 13 Juin - 9:20

Et la lumière … fut. Enfin la lumière, c'était un bien grand mot. Un petit filet passait par l'ouverture, laissant apparaître une silhouette, non pas divine, mais nappée d'une brume … disons enfumée.
Ouais nan, ça n'avait rien de divin et salvateur, ça puait la clope de merde.
Après quelques secondes, voilà qu'apparaissait Sarah Connor. Ou ce qui faisait office de Sarah Connor. Dans un premier temps, Sérika se demanda si tout cela n'était pas une blague.
Ok, ça n'était pas du genre des mecs des mystères de plaisanter comme ça, mais là, sérieusement ?
En face de la petite blondinette, qui ne cachait certainement pas sa surprise, une sorte de mégère mal réveillée. La crise de la quarantaine avait l'air dur, en tout cas, c'est ce que songea la gamine, qui retint ses paroles, non pas par peur de blesser ou choquer son interlocutrice ou le lecteur, mais plutôt parce qu'elle le savait : on n'attrape pas des mouches avec du vinaigre balsamique premier prix.

Donc revenons en à nos cancéreux. La mégère.
Sorte de brune, ou assimilée, clope au bec, d'où l'odeur particulièrement ignoble, et avec un petit chat dans les pattounes. Le petit chat, c'était pour la touche mignon. Ou pas en fait. Toutes ces vieilles filles finissaient seules, dévorées par l'animal qu'elle chérissait tant. Belle perspective d'avenir.
L'habit maintenant, œil féminin oblige. Et un magnifique peignoir dégueulasse, qui coûtait probablement plus cher que les chaussures de l'agent du ministère, mais qui était, il fallait le dire, moche à souhait. Tiens, qu'est ce qu'elle avait dans l'autre patte … un mug, avec probablement du jus de chaussettes, ou une substance alcoolisée. Ou les deux. Oui, ça devait être ça, elle devait noyer sa solitude et sa vie de merde dans le tabac, l'alcool et les chats. Damn. La ménopause n'avait jamais été aussi attrayante.

Alors la créature ouvrit un large bec et laissa, non pas tomer sa proie, mais fit entendre son ramage, étrangement adéquat avec son plumage.
La voix ignoble de la gueule de bois de la veille, ou rongée par des années de tabagisme insolent, exposa des interrogations de type … pas très pragmatique. Alors le classique ''Oui ?'', ça donnait envie de répondre juste ''non'' et de se barrer en courant. Disons le, ça n'était pas engageant.
Ah, enfin du contraste, ''je peux vous aider''. Alors oui, mais pas sûr du coup. On l'aurait envoyé voir ça ?
Attendez, ni vu ni connu je t'embrouille. La blonde recula léééééééégèrement le buste, petit coup d'oeil au numéro, et … oh bah tiens, c'était le bon. Elle était quand même pas toute con non plus, hein, fallait pas abuser sur la feuille de perso. Petit report de regard sur la clocharde avec appartement … rester neutre et professionnelle. Et elle répondit avec la plus grande assurance du monde :

« Euh … 'jour ... »

You fuckin nailed it, girl !
Meilleure introduction du jour. Et elle en était fière. Premier contact social étranger de la journée, aux petits oignons, restait plus qu'à enchaîner.
Et là, c'est le drame. La gamine bizarre n'arrivait plus à parler et ne pouvait détourner son regard soit du chat, soit de la clope qui se consumait. C'était hypnotisant d'ailleurs, ce petit aspect brûlé, voir le papier disparaître et se changer en cendres, joli, et apaisant … et pas très constructif.
Nan, vraiment c'était pas possible de la regarder dans les yeux, la dépravation humaine, c'était pas le grand kiff de l'agent Fjörn, mais alors pas du tout.
Trouver une parade … vite … allez ! Allez ! Le papier ! Le papier ? Oui le papier !
Serika fourra sa main dans sa poche pour en sortir la lettre qui l'avait amené ici. Elle put parcourir celle ci des yeux rapidement, et hop nom trouvé. Ah merde. C'était ça le nom ? Elle croyait chercher Helena Blatenski … mais c'était pas ça. Bon tant pis, foutu pour foutu, elle n'allait pas prendre la poussière là inutilement.

Dans un élan de courage magistral, et sur la musique en fond de la coupe de l'UEFA, elle déclara solennellement :

« Euh … je cherche … Evanore … Bla-va-tsky. »

Elle avait pris bien soin d'articuler et de prononcer le plus correctement le nom de famille. Fallait pas offenser la bestiole, des fois qu'elle se transforme en harpie et que la blonde doive gérer ça … quoi que. Toujours plus intéressant que les crevettes d'eau douce.

A tout moment, elle attendait la réponse … ''c'est à coté'', et ça, ça aurait de la gueule.


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 13 Juin - 14:12

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Euh… ‘jour…

Evanore leva le sourcil, confuse et surprise de ce manque d’assurance. Peut-être, finalement, n’était-ce là que la petite fille de la voisine, qui avait honte de mendier à nouveau sa dose de glucose. Elle n’était pas très grande, la gamine. Peu d’assurance, peu de grandeur. Sur sa poitrine reposait la seule chose qui semblait briller chez elle : son insigne du Ministère. Cette fois, les sourcils relevés froncèrent. Que voulaient-ils donc, encore ? On la réclamait suffisamment ainsi à son goût, alors des visites improvisées à domicile ? Franchement, il y avait bien une limite. Pourtant, le badge ne semblait pas indiquer le département des Mystères. Elle ne se souvenait jamais de ce qu’elle y fabriquait mais, une chose lui était certaine : c’est toujours là qu’elle allait.

Euh… je cherche… Evanore… Bla-va-tsky. Pas mal, pour une première fois. En général, les gens confondaient chacunes des lettres de son nom. Elle avait tout entendu. De l’absence des consonnes —Bavaski— au crachat de ses interlocuteurs — BRavaTSKy—, en passant par la précipitation —Blvtsky—, plus rien de la surprenait. Une fois, en dédicace, son éditeur s’était si impatienté de la voir lever les yeux au ciel entre chaque lecteur, qu’il avait passé le mot aux organisateurs. Le lendemain, on l’appelait Evanore. Tout simplement. Une bande d’inconnus fascinés s’étaient donc inventé une familiarité fictive avec leur idole. Le soir, lorsqu’elle avait réalisé qu’un des admirateurs l’attendait à la sortie du salon, et qu’il s’était mis à la poursuivre en beuglant EVANORE !, elle avait su que c’était une mauvaise idée. Alors, maintenant, elle acceptait les Bavaski, les BRavaTSKy, les Blvtsky. Son nom décortiqué lui fit donc étrangement plaisir, jusqu’à ce qu’elle se remémore d’où venait la demoiselle.

Le Ministère. Petite bande de sangsues écervelées, ceux-là. Une fois qu’ils vous collent à la peau, ils ne vous lâchent pas. Toujours présents à sucer, consummer votre énergie jusqu’à la moelle. « Toutes mes félicitations, vous l’avez trouvée, » maugréa-t-elle entre ses dents, agacée de cette intrusion. Elle porta son café à ses lèvres dans l’espoir d’avaler son amertume, mais elle lui resta coincée à la gorge. À ses pieds, Ourania tenta de se faufiler à l’extérieur de l’appartement, mais Evanore fut plus rapide. Ses traits tendus se relâchèrent et, par réflexe, elle lâcha un petit « hop hop hop, toi ! », et déposa sa tasse pour attraper la boule de poil. Elle la porta à sa poitrine et la tint doucement contre elle, avant de reposer les yeux sur l’insigne de son interlocutrice. « Normalement, c’est pas votre département qui m’appelle, » fit-elle en désignant le badge du menton. « Ils se passent le mot entre eux, ou vous venez faire le boulot à leur place ? Ce ne serait pas surprenant : je ne crois pas qu’aucun d’entre eux n’a vu la lumière du jour depuis leur embauche. Toujours à rester caché comme des criminels, ces agents gouvernementaux. De quoi vous instaurer la confiance, tiens ! » Elle berça son chat et baissa les yeux vers la petite qui ronronnait. « T’es pas d’accord, toi ? Bien sûr que tu es d’accord. » Et le regard sur la blonde, à nouveau. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyVen 14 Juin - 8:49

Et là, la petite phrase magique.

Toutes mes félicitations, vous l’avez trouvée

La gamine aurait bien esquisser un sourire, mais le ton presque désagréable de la mégère était … peu engageant. En soi, seul la présence du mignon petit chat calmait et rassurait la petite Serika. Elle avait envie de jouer avec, de le câliner, et de le papouiller, mais dans les griffes de la harpie nicotinisée, ça n'allait pas le faire.
Elle était pas très bien lunée celle ci. Mais bon, la justice avait elle un prix ? Si l'agent du ministère devait subir les brimades et autres odeurs infectes pour que le petit elfe obtienne justice, alors elle le ferait, et plutôt deux fois qu'une. Durant un instant, elle avait bien songé à partir, à dire qu'au final elle ne voulait pas parler, et puis cramer son appart pour purifier le tout par le feu. Simple considération sensorielle, compte tenu de l'horreur au nez.

Normalement, c’est pas votre département qui m’appelle

Bah oui, elle s'en doutait bien. Personne au RCCM n'imposait une odeur de nicotine toxique à ses animaux, pas de manière aussi négligée. La blonde se retint le plus possible d'ouvrir la bouche, essayant d'être diplomate. Mais ça n'était pas son fort l'échange social, pas du tout. Soit elle s'énervait, soit elle baissait le nez et ne disait rien. Oui, on peut le dire, Serika était du genre constructive dans son contact social.

Ils se passent le mot entre eux, ou vous venez faire le boulot à leur place ? Ce ne serait pas surprenant : je ne crois pas qu’aucun d’entre eux n’a vu la lumière du jour depuis leur embauche. Toujours à rester caché comme des criminels, ces agents gouvernementaux. De quoi vous instaurer la confiance, tiens !

Alors ça, c'est pas cool. Nan mais en fait, elle avait envie de partir, genre là maintenant. La miss retint un soupire, comme si elle était vraiment exaspérée … et c'était le cas. Cette vieille peau de réactionnaire était insupportable, pas une parole sympathique depuis le début de la discussion. S'agirait de grandir et de se dérider un peu … et si c'était quelqu'un comme Serika qui disait ça, c'était qu'il y avait un GROS problème.

T’es pas d’accord, toi ?

Oh, bah pas spécialement hein. C'est pas comme si vous veniez d'insulter mon travail et mes collègues, alors bon, je fais pas dans le social de mégère hein. Vous savez que j'ai pas la bienveillance nécessaire à un sortilège d'amnésie pour vous rendre correcte ? C'est pas contre vous, mais c'est pas spécialement mon délire de me faire insulter comme ça, alors globalement je dirai que …

« Euh ... »

Bien sûr que tu es d’accord.

Bah c'est à dire que pas vraiment en fait. C'est légèrement méchant. Et comme le dit la chanson : sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant, c'est mieux d'être gentil.

Et puis elle se rendit compte que la folle au petit chat parlait … à son chat, justement. Mais même, ça n'enlevait rien à son coté insupportable. Personne n'avait eu la bonne idée de lui en poser une ? Un bon bourre-pif bien placé. Ou simplement lui cramer la gueule. Juste pour lui apprendre à fermer sa gueule. Ou pour la purifier par le feu. A ce que la gamine avait lu, ça avait été la mode en Europe pour s'occuper des sorcières chiantes, pourquoi pas reprendre les bonnes vieilles habitudes ? Mais Serika était aussi une sorcière … oh wait.

Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?


ENFIN. Après quarante-cinq lignes chiantes, un truc constructif. Great. L'affaire allait enfin avancer. Enfin, avancer … c'était optimiste. Disons qu'on avait enlevé le premier grain de sable de la machine à rp. Mais croyez moi, c'était pas gagné, quand on voyait comme ça se passait juste pour dire bonjour. Encore que, certaines génitrices avaient pris cher simplement pour une absence de bonjour, alors bon …

Et à cette question simple, la gamine n'eut pas de réponse toute prête. Elle aurait bien expliqué toute l'histoire. L'affaire du RCCM, la discussion avec Cirice, la lettre de Cirice, le bordel pour se repérer dans le quartier des riches prétentieux, comment elle avait pris l'ascenseur et trouvé la bonne porte sur un coup de bol, ou pas, et le début d'échange foireux sur odeur de jus de chaussette et de cancer du poumon dans un peu moins de dix ans.
Alors sa réponse fut pour le moins claire et intelligible :

« Bah, c'est à dire que … euh ... »

Au top, comme toujours. Bientôt, discours devant une foule au ministère, et sa carrière avancerait grâce à son éloquence Lé-gen-daire.
Et rebelote, il fallait trouver une pirouette scénaristique pour faire avancer le merdier. Dur dur d'être un joueur avec un perso incapable d’aligner trois phrases correctement.
Sentant une paaaaaaaanique, arrivée sous peu, la gamine tendit la lettre de Cirice en baissant le nez, pas moyen de faire plus pour le moment.
Et puis dans le fond, c'était pas si mal, ça faisait avancer le schmilblick. Good enough.


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyVen 14 Juin - 17:00

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Le ministère lui avait envoyé une muette. Si elle avait réussi à prononcer le patronyme d’Evanore, elle ne semblait pas savoir articuler autre chose. Elle la regardait, la bouche béante, le regard perdu et effrayé. À nouveau, la brune releva un sourcil, en attente d’une réponse. C’était joli, tout ça. On s’y plaisait bien, sous le porche de sa porte, mais il fallait progresser. Formuler des phrases pour expliquer ce qu’elle lui voulait. Tentant de cacher son impatience, elle porta Ourania un peu plus contre sa poitrine et caressa son pelage gris. Enfin, plutôt que de parler, la blondinette intimidée lui tendit vivement le papier qu’elle avait à la main. Evanore baissa les yeux vers le chat dans ses bras, puis vers la tasse qu’elle tenait. Comment était-elle supposée saisir la missive ?

Visiblement, personne n’appréciait cet entretien. La jeune ne semblait désirer rien d’autre que de prendre ses jambes à son cou, tandis que la vieille aurait bien claqué la porte pour finir sa matinée tranquille. Mais elle était civilisée, la Evanore. Elle n’était pas tout à fait sauvage. Alors, elle posa Ourania en un soupir, ignorant volontairement le vertèbre qui venait de craquer dans sa colonne. Elle raffermit la poigne sur son mug et attrapa de sa main libre le papier. De deux petits coups de poignet, elle tenta de tenir la missive dépliée, et étira ses doigts pour qu’elle tienne en place.

Ses yeux fatigués balayèrent les mots avec exaspération. Blah blah blah, Evanore. Blah blah blah, adresse. Blah blah blah, pouvoir. Elle, ils lui effaçaient la mémoire dès qu’elle mettait les pieds au ministère mais, eux, ils se permettaient bien de fournir ses informations à n’importe qui. Quelle blague. Les propos commençaient à franchement la déranger, elle sauta directement à la signature. Cirice. Mmh. D’accord.

D’accord.

Cirice, joli nom.

D’accord.

Attendez un instant.

Ses yeux quittèrent d’un coup les mots pour chercher le regard de son interlocutrice et elle lâcha violemment, entraînant un sursaut d’Ourania : « Cirice ?! » Consternée, elle relut la signature, encore et encore. Peut-être que le signataire avait une très mauvaise calligraphie, et que son nom était en fait Cersei. Ou Catrine. Ou Cicatrice, ou Réglisse, qu’importait. Mais pas Cirice. Pas sa Cirice. Pas celle qui avait disparu en lâche. Elle ne lui avait pas parlé depuis tellement d’années, elle n’y avait pas pensé depuis des mois. Ça ne pouvait pas être elle. De quel droit aurait-elle fournit l’adresse d’Evanore à une parfaite inconnue, en lui vendant son don comme de la marchandise ? Ce n’était pas elle. Du moins, pas du temps qu’elle l’avait connue. Et comment Cirice aurait-elle su son adresse ? Elle ne lui avait pas écrit de lettre alors qu’elle vivait encore chez ses parents, alors impossible qu’elle connaisse son logement actuel, non ?

Sonnée, ce fut au tour d’Evanore de perdre les mots. Elle ne savait pas quoi demander, quoi répondre. Devait-elle laisser l’inconnue entrer, ou était-ce là une mission de suicide émotionnel ? Avant de prendre une décision, elle s’appuya contre le pan de la porte et demanda d’une voix tremblante, qu’elle tentait pourtant de contrôler : « Cirice Podmore ? »

Elle observa à nouveau la lettre et analysa la main qui l’avait écrite. Ces petites boules qui servaient de o, ces longs tracés pour les majuscules, ces petits points finaux pressés. Plus elle fixait la missive et moins la situation ne faisait sens. C’était l’écriture à Cirice, pas de doute. Alors, elle balbétua, plus à elle-même qu’à son interlocutrice : « Comment elle a su où j’habite ? »
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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptySam 15 Juin - 16:07

Bienvenue étoile du matin. Je t'accueille avec un café, un chat et une clope au bec. Comment faire pour se sentir à l'aise devant ça ? Serika avait du mal à garder son calme avec les gens, même de manière générale. Comme si chaque tentative d'interaction menait au feu et à la guerre, son innocence l'étouffait, l'empêchant d'être autre chose qu'une déesse de l'imperfection sociale.
Elle se sentait mal. Elle se sentait seule. Elle regrettait d'être venue. Et pas échappatoire.
La gamine sentait quelques larmes arriver, principalement par manque de contrôle et difficulté de gérer toute cette affaire. Elle n'avait pas le niveau pour ça … c'était trop pour son esprit.

Impossible de regarder la mégère pendant qu'elle lisait. Elle ne pouvait pas, et elle ne voulait pas. Elle garda les yeux baissés, préférant regarder ses pieds et le petit chat tout mignon. Qu'avait fait cette petite grisouille pour mériter pareille maîtresse ? L'inégalité était frappante. Certains chats vivaient en roi … et d'autres là dedans. Si injuste, si cruel.
L'espace d'un instant, l'agent du ministère fit un petit transfert sur la créature à poil. Si jeune et innocente, et déjà dans un milieu vicié et corrompu. Cela lui rappelait de nombreux souvenirs, pas forcément très sympathiques. Elle était entrée petit chat à Poudlard … elle en était sortie comme un chaton apeuré et brisé.
Et elle voyait la petite bête devant elle … qui regretterait, peut être comme elle, d'avoir un jour souhaité exister.

Peu importe ce que la grognasse disait. Elle avait visiblement fait sursauter le chat, et Serika avait envie de se baisser et prendre l'animal, pour le calmer … et le sortir de là … comme elle aurait aimé qu'on le fasse pour elle. Une main tendue, pour sauver un destin. Au final, ça ne tenait pas à grand chose.

Cirice Podmore ?


Peut être. Serika n'était pas sûre du nom de famille de Cirice. En fait, elle s'en foutait. Pour elle c'était juste ''Cirice''. Un nom n'avait jamais fait une personne à ses yeux, ça ne changerait pas maintenant.
Elle aurait pu être surprise de la réaction de la toxicomane, mais elle s'en foutait aussi, elle n'y avait accordé aucune attention, et pas sûr qu'elle aurait pu comprendre le cas échéant.
Toujours en regardant le petit chat, elle écouta la suite de manière distraite.

Comment elle a su où j’habite ?


Un haussement d'épaule de la blonde fut la seule réponse qu'elle eut à ce moment là. Pas dit que la question était pour elle, mais dans le doute.
Cirice avait ses entrées et ses raisons, et si Serika était là, c'était pas pour rien. D'ailleurs, elle commençait à perdre patience, et l'envie de partir se faisait de plus en plus urgente.
Elle en avait marre, et ça commençait à devenir compliqué. Alors dans un élan de désespoir, elle lâcha presque sèchement, si elle n'avait pas eu une fois fluette de calinours :

« Vous pouvez m'aider ou pas ? »

Au diable les crevettes d'eau douce, le contrat social était une abomination presque aussi horrible que les débilités moldues.


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 26 Juin - 18:16

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Si Ourania n’avait pas été dans ses bras, elle aurait cru que son chat avait mangé la langue de sa visiteuse. C’est qu’elle ne parlait pas, pour une agente du Ministère. D’habitude, ils prenaient grand plaisir à vomir leurs discours. Evanore avait appris à se taire en leur présence. Mais, là, rien. C’était à peine si elle tentait de bégayer quelque chose. Pourtant, c’était bien elle qui lui avait rendu visite. C’était elle qui avait besoin de ses services. Alors, il fallait qu’elle ouvre sa petite bouche, si elle avait une requête à faire.

Vous pouvez m’aider ou pas ? C’est que si elle ne savait pas parler, elle mordait, la jeunesse ! Evanore eut presque un mouvement de recul, surprise de ce coup de crocs soudain. Elle leva le sourcil et étira ses lèvres en ce qu’elle voulait être un sourire.

« Difficile à dire, puisque je ne sais même pas de quoi il s’agit. » Elle recula de quelques pas et présenta son appartement de sa main à la tasse. « Entrez donc, et on verra ce que je peux faire pour vous. » Elle ferma la porte derrière la demoiselle et s’avança vers la cuisine. « Je me prends une autre tasse de café. En voulez-vous ? J’ai aussi du thé—vert, Earl grey, Breakfast ou orange épicé—, ou du jus de fruit. » Elle jeta un coup d’oeil à la visiteuse, tandis qu’elle remplissait sa tasse. La pauvre semblait chercher son air. « Vous êtes asthmatique, mademoiselle ? Je peux ouvrir les volets, vous savez. Je me suis faite à l’odeur, depuis les années, mais c’est pas le cas de tous. » Elle apporta les breuvages au salon, les déposa sur la table basse et se dirigea vers ses fenêtres. Peut-être aurait-il été plus simple de tout faire d’un coup de baguette, tiens. Elle n’y avait pas pensé. Mais, franchement, elle ne se souvenait plus où elle l’avait bien mise. La dernière fois qu’elle l’avait prise, ça devait bien être avec Ella. Quand elle avait crû à un brigand, mais qu’il ne s’agissait que de sa voisine au fort taux d'alcoolémie.

Une fois les fenêtres ouvertes, elle se posa sur le sofa. « Bien. À en avoir lu la lettre, ce ne sont pas mes recherches qui vous intéressent. Je ne vous en veux pas, vous n’êtes pas la seule à vouloir utiliser mon… don, si je peux l’appeler comme ça. Mais ma faculté à ses limites, je vous préviens. Ne soyez pas déçue si je ne peux rien pour vous. » Elle s’empara de sa tasse et voulut croiser les jambes, mais Ourania en décida autrement. La petite chate sauta sur ses cuisse et s’y blottit en ronronnant, sans scrupules. « Alors, de quoi s’agit-il ? »
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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMar 2 Juil - 16:29

Toute cette situation était pesante. Pour sûr, elle en parlerait à sa collègue du ministère, et l'échange serait probablement étrange, comme d'habitude. Serika entretenait peu de lien avec ses collègues, elle n'avait pas d'amis, ne voyait pas sa famille, n'avait pas de camarade de promotion. Sa vie était … ce qu'elle était. Un monticule de solitude. Et elle trônait sur cette colline, en reine incontestée. Certains disaient qu'elle n'avait pas de vie. Et c'était majoritairement vrai.
Pas d'animaux, pas de loisirs, un travail et sa tranquillité. Quelques siècles plus tôt, elle aurait probablement fini ermite dans une cahute dans un marais à passer plus de temps avec des êtres magiques que des humains. Mais depuis qu'elle était au ministère, elle avait compris qu'on ne pouvait pas éviter le contrat social, et s'en accommodait avec beaucoup de mal. Si ça ne tenait qu'à elle, elle passerait son temps à parler avec des êtres magiques. Elle aimait ce dialogue, elle aimait écouter. Certes, les coutumes des harpies et des gobelins étaient étranges sur bien des aspects, mais c'était tout l'intérêt de la chose. L'autre jour, elle avait même discuté avec plusieurs elfes de maison qui se revendiquaient libres. Elle avait esquissé un sourire.
Mais de toutes les choses qu'elle préférait, les vampires la fascinaient. Elle parlait peu avec eux, question de logique, on ne met pas une gamine sur certains cas épineux, mais elle était curieuse. Bien sûr, elle côtoyait la race, et avait déjà échangé sur le sujet, même avec eux, mais elle était peut être trop naïve pour qu'on la laisse seule sur un de ces cas. À voir. Elle espérait que les choses puissent changer … et ça passait par cette affaire.

La mégère toxicomane l'invita à entrer dans le fumoir qui lui servait de logement. Hésitation. Elle passa une tête dans l'endroit en grimaçant sous l'odeur ignoble. Peut être qu'elle aurait préféré un cadavre en décomposition plutôt que ça … moins de risques d'attraper le cancer instantanément. Après un soupire mental et une bonne conscience professionnel, elle entra dans l'espace sombre et malodorant, et on parle bien de l'appartement …

« Je me prends une autre tasse de café. En voulez-vous ?

Euh nan …

J’ai aussi du thé—vert,

Nope toujours pas.

Earl grey, Breakfast ou orange épicé—,

Encore raté.

ou du jus de fruit. »

Peut être bien. Mais les verres étaient ils propres au moins ?

« Euh … oui … un jus de fruit … c'est bien. »

Bah oui que c'était bien. Elle hésita un instant à préciser sa demande, mais se ravisa. Elle avait envie de fraise, ou de coco, ou de banane, ou de chevreuil. Mais ça n'était pour l'heure pas possible, et quand bien même cela l'aurait été, elle aurait trop honte pour demander. Elle s'attendait à recevoir l'habituel jus d'orange ou jus de pomme que les poivrots notoires utilisaient comme diluant pour alcool fort. Non pas pour le goût, ni pour diluer, mais parce que ça faisait bon genre. Se dédouaner de sa responsabilité de poche incontestée.
Enfin bref. Son regard se reporta sur le mobilier infecté, et … il était où le petit chat ? Petit chat ! Elle avait envie de jouer avec et le papouiller. Mais sans le forcer … il ne faut jamais forcer un petit chat. Non non non.

« Vous êtes asthmatique, mademoiselle ? Je peux ouvrir les volets, vous savez. Je me suis faite à l’odeur, depuis les années, mais c’est pas le cas de tous. »

Bah non, pas spécialement ? Pourquoi ? C'était peut être son teint pivoine, tiraillée entre l'inconfort et la décrépitude de l'endroit. Cela ressemblait à un squat pour junkie. Et si ça se trouve, le canapé sur lequel elle irait s'asseoir, avait vu décéder un bébé d'à peine quatre ans mort de malnutrition parce que ses parents étaient pétés à l'herbe à chat. Et pourtant … cette pensée ne la dérangea pas plus que ça. Ah si. Elle ne voulait pas choper une quelconque maladie de merde dans l'exercice de son boulot … le bébé mort ? Un détail de l'histoire.
Elle aurait aimé avoir le courage et le charisme des darons du ministère … rester debout, à scruter l'appartement avec un air connaisseur, parler en tournant le dos à l'interrogé, et inspirer le doute. Mais concrètement, c'était pas son style, du moins, pas encore.
Une fois la boisson douteuse sur la table, et les fenêtres ouvertes pour purifier ce lieu ignoble, elle se posa où il y avait une place non occupée. Son instinct de petite fille lui ordonna de se jeter sur son verre. Chose qu'elle fit, puis, prise d'un doute, elle sentit ce dernier. Est ce qu'il y avait pas de l'alcool là dedans par hasard ? L’alcool au boulot, c'était non. Politique du ministère. Même pour Serika d'ailleurs … elle ne buvait pas. Et n'avait peut être même jamais ingurgité une goutte de picole. Pauvrette le jour où elle se fera attrapée …

« Bien. À en avoir lu la lettre, ce ne sont pas mes recherches qui vous intéressent. Je ne vous en veux pas, vous n’êtes pas la seule à vouloir utiliser mon… don, si je peux l’appeler comme ça. Mais ma faculté à ses limites, je vous préviens. Ne soyez pas déçue si je ne peux rien pour vous. »

Demain n'est qu'une autre déception.
Après tout, les consultants pour le ministère n'étaient pas réputés pour leur efficacité. Bah oui, sinon ils ne seraient pas consultants, mais agents.

« Alors, de quoi s’agit-il ? »


Oh le petit chat !!! Elle eut envie de prendre la bestiole et de la câliner. Mais visiblement, les genoux de la mégère étaient bien plus confortables … tant pis, elle ferait avec. Pourtant, elle l'aurait bien câliné ce petit chat.
Et merde, elle n'avait pas écouté la question. Elle lui aurait bien demandé de répéter, mais c'était moyennement professionnel. Une question vite … non, il faut gagner du temps.
Elle saisit son verre et commença à déguster le jus de fruit mystère, puisqu'elle ne se fiait pas à la couleur. Et puis elle essaya de faire fonctionner sa mémoire ram. Prière de ne pas arrêter l'upnhost, parce que là, elle avait besoin des données locales.
Oh oui, de quoi est ce qu'il s'agit. Héhé, surprise. Elle sortit un petit porte-monnaie de sa poche, et tira de celui quelque chose de … particulier. L'enchantement sans-fond aidait bien pour ce genre de mission. Ah quoi ? L'objet ? Mais qui vous a dit que c'était un objet ?

« A vous de me le dire. »

Toute blondinette bizarre qu'elle était, elle avait un penchant pour faire la mauvaise action, au mauvais moment, avec la mauvaise phrase, et faire en sorte que le tout passe crème.
Et oui … elle avait vraiment dit ça en tendant l'os du fémur d'un elfe de maison ...


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMar 16 Juil - 20:30

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
La tasse fumait entre ses doigts lorsque la jeune femme se décida à ouvrir son clapet. À vous de me le dire. Evanore eut envie de rouler les yeux. Littéralement. Vers le plafond. Mais cet entretien l’avait déjà tant exaspérée qu’elle arriva à retenir ses pulsions blasées. Ses petits airs mystérieux, elle n’en avait cure. Toutes deux avaient l’impression de perdre leur temps, et leur ressentiment se creusait au fil des minutes qui défilaient. Mais lorsque la fille sortit l’item de son sac, Evanore figea. Un os. Un véritable morceau de squelette. À sa forme, elle devina qu’ils provenait de la jambe, mais sa petitesse la fit hésiter. « Un enfant ? » Elle tendit les mains et leva les yeux, demandant la permission de son regard. La texture du squelette la fit frissonner. Elle n’eut pas besoin d’une très grande concentration pour comprendre qu’elle s’était trompée. « Non… un elfe. » Ses sourcils se froncèrent pour la millième fois depuis son réveil. « Je ne comprend pas en quoi je peux vous être utile. Je peux… chercher dans son passé, voir si j’arrive à distinguer des détails mais... » Elle déposa prudemment le fémur sur la table et cherche le regard de la demoiselle. « Mais sans aucune indication de ce que je dois chercher, je suis perdue. Si vous voulez de mon aide, il faut me dire ce qu’il m’est dû de trouver. Était-il jeune, ou vieux ? Plus ils sont âgés et plus j’ai accès à un vaste éventail d’information. »

Elle se leva, agitée. Lorsqu’elle devait utiliser son pouvoir, elle avait toujours du mal à rester en place. Fouiller dans le passé d’un autre, elle détestait ça. Jouer avec l’histoire d’un objet était une chose ; envahir une vie qui ne vivait plus en était une autre. Il n’y avait que deux choses dans ce monde qui lui procuraient l’impression d’être une imposteure : les églises, et les visions d’un mort. « En quoi consiste votre enquête, au juste ? Car je ne peux voir le meurtrier, s’il s’agit d’un crime. » Elle fit quelques pas derrière le sofa, avant de s'asseoir à nouveau. Elle observa l’os et se mordit la lèvre. « Mais dites moi quoi chercher, et je ferai mon possible. »
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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 17 Juil - 8:58

Le petit os en aurait déstabilisé plus d'un, mais étrangement, pas elle. Pas la petite blonde, tout frêle et facilement intimidable qu'elle était. Mais pas ça. Peut être parce qu'elle ne comprenait pas tout ça. La mort, la fin de l'existence, cette notion lui était étrangère, et pourtant elle l'avait vu, plusieurs fois. C'était toujours très particulier quand on touchait aux elfes de maison, surtout depuis … 'l'accident'. Elle ne voyait plus la chose, elle l'ignorait, comme pour se protéger elle même de ce qu'elle avait fait. Une façon de rationnaliser les choses, pour ne pas se laisser envahir, pour continuer à vivre, tout simplement.
Alors sortir un os à une inconnue, ça pouvait sonner carrément bizarre, même flippant, mais pas quand on connaissait l'histoire de Serika Fjörn.

Elle laissa la droguée faire son petit manège, et l'agent du ministère ne répondit rien. Pas pour se donner un genre, parce que de base elle n'était pas du genre bavarde, et parce qu'elle n'avait rien à lui dire. Rien à confirmer, rien à affirmer, au contraire, elle était là pour écouter. Et bizarrement, l'autre en face devait avoir du mal à le comprendre. Peut être pas assez perchée comme démarche ? Il fallait renouveler d'inventivité pour satisfaire les exigences sociales plus que farfelues de ces 'lettrés' … de ces tarés oui. Ca n'était pas avec de la digression qu'on faisait avancer réellement les choses, et ils étaient bien inutiles ceux là, à perdre leur temps à divaguer, en pyjama ridicule. Les vrais acteurs étaient ceux sur le terrain, qui se sortaient les doigts du fion, et qui faisait avancer les choses. Le reste … un détail de l'histoire.
La camée devait être de ces larbins que l'on appelle une fois de temps en temps quand on a besoin d'eux. Elle voyait bien Cirice faire ça … appeler la nana qui est utile à un moment donné, dans une situation bien précise … oui, ça lui ressemblait bien. Mais la démarche utilitariste ne choquait pas Serika, à force de la subir, elle avait fini par y être habituée.

« Je ne comprend pas en quoi je peux vous être utile. Je peux… chercher dans son passé, voir si j’arrive à distinguer des détails mais... Mais sans aucune indication de ce que je dois chercher, je suis perdue. Si vous voulez de mon aide, il faut me dire ce qu’il m’est dû de trouver. Était-il jeune, ou vieux ? Plus ils sont âgés et plus j’ai accès à un vaste éventail d’information. »

La gamine ne réagit pas. Elle se contenta de fixer l'excitée du bocal faire son petit speech. Ça avait l'air d'être du vent son pouvoir à la con. Pour l'instant c'était plus ou moins ful bullshit.
Cirice ne l'aurait pas envoyé là pour rien. Alors c'était quoi le problème de l'autre chiasse là ? Tu prends le bordel, tu fais ton truc vaudou, et on plie le truc. Non ? Bah non, fallait que ça soit théatral, fallait que ça soit drama, sinon le rp aurait fait trois posts et on se serait emmerdé. Vous pouvez nous dire merci vous !

« En quoi consiste votre enquête, au juste ? Car je ne peux voir le meurtrier, s’il s’agit d’un crime. »

C'est pas ce qu'on cherche, pensa la blonde. Ca, c'était le boulot de la justice magique. Elle prétendait vouloir trouver une raison à tout ça, mais c'était personnel. Son boulot, lui, exigeait d'elle autre chose.

« Mais dites moi quoi chercher, et je ferai mon possible. »

La gamine fit tourner son verre de jus de fruit entre ses mains, le fixant avant de répondre le plus calmement possible.

« On … on est pas là pour trouver qui a fait ça ... »

On sentait une pointe de regret et de culpabilité dans sa voix, mais c'était peut être beaucoup trop faible pour être perceptible, difficile à dire avec elle, elle ne parlait pas très fort de toute manière.

« On cherche des signes de maltraitance … de violence ... »

Elle pouvait citer des centaines de choses faites aux elfes, et chacune la répugnait. De la privation de nourriture aux sévices corporels. De la torture à l'emprise psychologique. S'ils avaient la moindre idée de ce que certains elfes subissaient … pas étonnant que cette race soit tombée dans la servitude, quand on voyait les délires tordus de certains sorciers … et cela était communément admis. C'était peut être le pire dans cette histoire.
Mais Serika avait une bonne conscience professionnelle, quand elle pouvait l'exprimer, et tint à ajouter :

« Je … cherche pas à tout prix des preuves … je … veux juste savoir ce qu'il y a … ou ce qu'il y a pas. »

C'était déjà plus que la quasi totalité de ce qu'avait fait la justice magique sur cette enquête. Et elle le savait … mais c'était sa manière elle d'assumer ses convictions.
De toute façon, la chose était bien connue, il n'y avait pas de justice pour les petits dans ce monde ...


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 17 Juil - 13:39

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
On… on est pas là pour trouver qui a fait ça… Evanore plissa les yeux, maintenant intriguée. On cherche des signes de maltraitance… de violence… La brune s’enfonça dans son siège, tasse à la main. Au sol, Ouranie avait bien compris qu’on ne lui donnerait pas d’attention durant l’entretien, et elle se résigna à s’écraser au sol. Evanore se tortilla sur son siège, curieuse. L’enquête ne tournait pas autour du drame, mais plutôt de ce qui s’était produit avant. Étrange. Pourquoi un agent du ministère prendrait-il la peine de la visiter pour une affaire qui n’en était pas une ? Comme si elle lisait ses pensées, la petite ajouta une phrase qui changea tout. Je… cherche, je... veux.

Ce n’était pas le ministère qui l’envoyait. C’était une affaire personnelle qu’elle tentait de régler, l’éperdue. Evanore aurait dû s’en douter dès qu’elle avait lu la plume de Cirice. Le ministère aurait pris des mesures, lui aurait expliqué les procédures, lui aurait fait signer un contrat. Mais la blonde était seule, naïve, perdue. Elle avait tout de même du cran pour une enfant ; prendre les initiatives d’un projet qu’on ne lui avait pas accordé. Evanore songea un instant à lui demander pourquoi elle tenait tant à savoir, pourquoi était-ce si important pour elle. Mais, bien rapidement, elle se ravisa. Elle n’avait pas envie d’étirer cet entretien, et se contenta alors de prendre l’os entre ses doigts à nouveau.

« Très bien, alors. Allons-y. »

Elle baissa la tête et se concentra. Elle ne fermait plus les yeux depuis longtemps ; elle trouvait l’action bien trop dramatique. Désormais, une simple concentration suffisait. Bientôt, le décor de son salon se métamorphosa. Son sofa marine devint un fauteuil de velour rouge ; son plancher de bois franc devint de marbre ; ses luminaires, modestes et modernes, se transformèrent en chandeliers aux bougies cuisantes. Son appartement devint manoir.

Elle était minuscule. Ses yeux ne devaient pas être plus hauts qu’à deux pieds du sol, et elle marchait en titubant. Elle suivait un jeune homme avec peine. Il ne semblait pas se soucier une seconde qu’elle n’arrivait pas à maintenir son rythme, et lui lança un commentaire rude, sec et… français. Dépêche toi, bestiole !

Evanore cligna des yeux, et la voilà maintenant devant la fenêtre de ce qui lui semblait être Paris. Elle plissa les yeux pour mieux analyser le décor extérieur. De cet angle, elle aurait dû voir la tour Eiffel ; mais rien ne se dressait devant elle. Elle scruta les passants, leurs habillements, leurs manières. Elle ne put poursuivre bien longtemps : contre la fenêtre, une bouteille de verre éclata en centaines de morceaux. Le bruit l’avait fait sursauter, et elle baissa les yeux vers les éclats. C’était sa tête qui avait été visée. Une voix cria. Probablement contre elle, elle s’en doutait. Mais le temps achevait, et les mots devenaient distordus. Elle balaya une dernière fois l’environnement du regard et, avant de rentrer à son salon, posa les yeux sur un drapé décorant le mur.

Elle releva la tête, déposa le fémur et se dirigea précipitamment vers sa bibliothèque. Elle ne devait pas oublier cette image. Elle devait retrouver à qui elle appartenait. Elle attrapa un livre et regagna le salon, faisant défiler les pages sous ses doigts. « Je ne sais pas s’il a vécu de la maltraitance toute sa vie, commença-t-elle, toujours en cherchant. Mais je peux vous assurer qu’en début de vie, oui. Insultes, ordres absurdes, lancers de bouteilles, sentiments de peur et d’infériorité… Ah ! Voilà. » Elle tourna le bouquin et le présenta à la blonde. Sur la page de gauche, une armoirie familiale ; sur celle de droite, un nom en lettre cursives et une description. « Tremblay. Famille sang-pur française. J’ai pu voir leurs armoiries, dans les derniers souvenirs. À en juger l’habillement, j’ai dû me rendre jusqu’au dix-septième siècle. Votre elfe avait donc du vécu. » Elle attrapa sa tasse et y trempa ses lèvres. « Les elfes restent généralement dans la même famille jusqu’à la mort, mais vous devez probablement le savoir. Je ne dis pas que c’est cette famille qui l’a tué, non. Dans tous les cas, nous ne sommes pas là pour ça. » Elle baissa le mug et chercha les yeux de la blonde. « Mais cette famille peut peut-être vous apporter des pistes supplémentaires. »

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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 18 Juil - 14:41

« Très bien, alors. Allons-y. »

Et c'était le moment de vérité. Les secondes furent longues comme des heures, à attendre que la bonne femme bizarre déballe des classiques trucs de voyante possédée. Mais non. Rien. Juste le silence et le bruit des questions sans réponses. Pas très théatral tout ça. En un sens, Serika trouvait cela plus crédible. Elle n'avait jamais été une grande fan de la divination et autre connerie du genre. C'était toujours étrange comme les choses restaient les mêmes, en dépit de l'âge et des circonstances. À chacun sa vie, à chacun sa façon de faire. Serika, elle vivait seule … et sans vraiment savoir si son passé avait de l'importance pour son avenir. Cependant, ici, il ne s'agissait plus d'elle.
La blonde baissa la tête, le temps que tout ça passe. Que son sentiment passe, celui de faire quelque chose de fatiguant, elle voulait juste terminer ce qu'elle avait commencé. Elle ne pouvait plus se regarder dans le miroir, plus depuis l'incident avec cet elfe … et ajourd'hui, avec cet os devant elle, ça lui bouffait tellement d'énergie mentale, et si elle tenait jusque là, c'était parce que la droguée lui prenait toute son attention, et là, seule … elle culpabilisait. Encore.

L'idée lui traversa la tête … d'amener un des os de l'elfe qu'elle avait involontairement tué. Mais ils devaient être loin. Elle était trop dure avec elle même, elle le savait, mais c'était difficile de lâcher prise. Après cet entretien, elle retournerait au boulot, ferait un petit rapport en vitesse, et rentrerait chez elle, seule.
En y repensant, elle regarda le petit chat mignon. Au final, même la mégère avait quelqu'un auprès d'elle, ce petit chat. Et elle … elle n'avait personne. Rien ne l'attendrait, si elle ne rentrait pas, il n'y aurait aucune différence.

Sissy fut tirée de ses pensées par la voyante bizarre qui bondissait comme un lièvre pour se jeter sur la bibliothèque. Calm down girl … la nourriture intellectuelle, personne va te la voler. En tout cas, une chose était sûre, elle était peut être lente au réveil, mais une fois qu'elle n'avait plus de sang dans la caféine, ça allait mieux ! Et quel coup de main, bravo madame, on avait rarement une dextérité pareille, quelle vivacité dans les doigts … pour tourner des pages comme ça, il fallait de l'entraînement.

« Je ne sais pas s’il a vécu de la maltraitance toute sa vie. Mais je peux vous assurer qu’en début de vie, oui. Insultes, ordres absurdes, lancers de bouteilles, sentiments de peur et d’infériorité… Ah ! Voilà. »

On lui présenta ledit bouquin. Ok, et je suis supposée le manger ou bien ? Ah non. Le petit dessin moche là, oui ?

« Tremblay. Famille sang-pur française. J’ai pu voir leurs armoiries, dans les derniers souvenirs. À en juger l’habillement, j’ai dû me rendre jusqu’au dix-septième siècle. Votre elfe avait donc du vécu. »

Oula …
Serika recula légèrement la tête en regardant l'hystérique. Un moment elle se demanda même si elle n'avait déduit tout ça rien qu'en regardant l'os parce qu'elle était peut être magicozoologiste. Ok, oui, cet os appartenait à un vieil elfe, mais ça n'est pas une preuve de …

« Les elfes restent généralement dans la même famille jusqu’à la mort, mais vous devez probablement le savoir. Je ne dis pas que c’est cette famille qui l’a tué, non. Dans tous les cas, nous ne sommes pas là pour ça. Mais cette famille peut peut-être vous apporter des pistes supplémentaires. »

Là, c'est le moment où elle comprend qu'on le mène pas en bateau, et c'était assez wtf. Visiblement, elle savait comment cela fonctionnait pour la servitude des elfes de maison, mais là … à ce point là. Cirice n'avait pas dit n'importe quoi, l'autre avait peut être bel et bien vu quelque chose.
La blondinette prit le bouquin dans ses pattounes et le regarda vaguement du regard, ajoutant :

« Famille Tremblay, vous dites ? »

Et son ignoble accent british avait totalement massacré le nom à coup de diftongues imbuvables. Tremblay … Tremblay … ça n'était pas ça. Enfin, pas le nom sur le dossier qu'elle avait eu.
Serika se gratta le crâne au travers de la tignasse.
Bon, ok, il y avait eu maltraitance, mais c'était il y a longtemps, donc ça ne prouvait rien. Elle bougonna un peu dans sa barbe en parcourant le bouquin et les armoiries du regard.

« Y'a rien de plus récent ? »

Elle avait dit ça avec une voix hésitante. Ca n'expliquait pas comment un elfe français se retrouvait en territoire anglais … elle espérait plus, mais sans grandes convictions. Au moins, elle pourrait reprendre le dossier et vérifier que les informations correspondent.
Serika sortit vaguement de son sac ses affaires de fac pour prendre rapidement des notes, avec la période et le nom de la famille, en gribouillant vaguement l'armoirie, qui ne ressemblait presque pas au dessin, mais elle saurait le reconnaître au besoin. Au final, être étudiante pouvait peut être lui servir … et cette bonne femme aussi.


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 18 Juil - 15:13

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Famille Tremblay, vous dîtes ? Elle hocha la tête, et songea même à épeler le nom, avant de se souvenir qu’il était inscrit dans le livre. Mais la jeune l’avait tant déformer à la prononciation qu’elle avait craint une mauvaise transcription. Y a rien de plus récent ? Evanore songea sérieusement à lui lancer le bouquin contre la tête. Ça la réveillerait peut-être, tiens. Elle semblait tellement dans son propre univers depuis le début de l’entretien, Evanore n’aurait pas dû être surprise qu’elle ne l’écoute qu’à moitié. « Non. Je ne peux voir que l’origine des choses, vous vous souvenez ? » Elle se laissa tomber sur le sofa et apporta le livre avec elle. Elle le déposa sur ses genoux, et parcourut les pages de la famille. « C’est une famille ancienne. Elle existe toujours en France, mais elle est assez dispersée et bien moins importante. Ils ont déjà eu une grande notoriété sur les familles magiques du pays. Ils étaient connus pour vendre leur protection, et ils ont fait… beaucoup d’argent. Mais, faute de chance, leur fortune a été confondue pour celle de la noblesse. Le manoir a été détruit avec la Révolution, et la famille a été presque entièrement décimée. Ils restent quelques membres, encore en vie. Peu, mais il en reste. Sinon… »

Elle fit défiler son doigt contre les phrases, cherchant une réponse à cette question qui ne quittait pas son esprit. Pourquoi un elfe Tremblay serait aux Royaume-Unis ? Les elfes suivaient rarement leurs maîtres en voyage. L’Angleterre était donc leur domicile, elle en était certaine. Si l’affaire avait eu lieu en France, c’était leur ministère qui s’en serait chargé. « Où l’avez vous trouvé, exactement ? La ville, je veux dire ? » Elle baissa les yeux vers son livre, sans attendre de réponse. « Voyez vous, la famille avait le bannissement facile. Elle vendait des protections, certes, mais ce n’étaient pas des paroles en l’air. Elle envoyait vraiment des hommes Tremblay et des vassaux sur le front, s’il était nécessaire. Et si l’un deux refusait, il était banni du comté. Tout simplement. Et, comme ils fut un temps où ils avaient des yeux partout, je ne serais pas surprise que notre malfaiteur se soit enfui en Angleterre. Cependant, si c’est le cas… » Elle ferma le livre d’un coup sec, faisant claquer les pages d’un bruit sourd. « Il est fort possible que son nom ait changé. Les immigrants ont cette tendance à modifier leurs appelations, pour mieux se fondre dans le décor. » Elle attrapa sa tasse et en but la dernière gorgée. « Dans tous les cas, la recherche vous revient.  J’ai une bibliothèque assez chargée, s’il vous vient l’envie ou la nécessité de l’utiliser. »


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MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyVen 26 Juil - 15:17

« Non. Je ne peux voir que l’origine des choses, vous vous souvenez ? »

Ah bah oui, c'était vrai. Mais ça valait le coup d'essayer non … oh le chat ! Mignon le chat ! Hein quoi ?

« C’est une famille ancienne. Elle existe toujours en France, mais elle est assez dispersée et bien moins importante. Ils ont déjà eu une grande notoriété sur les familles magiques du pays. Ils étaient connus pour vendre leur protection, et ils ont fait… beaucoup d’argent. Mais, faute de chance, leur fortune a été confondue pour celle de la noblesse. Le manoir a été détruit avec la Révolution, et la famille a été presque entièrement décimée. Ils restent quelques membres, encore en vie. Peu, mais il en reste. Sinon… »

La révolution ? C'était quoi la révolution ? Serika n'en avait aucune idée. Et cette explication sortie du cul d'une vache, elle n'en comprenait pas un traître mot. Ça commençait à être trop compliquée pour elle.

« Où l’avez vous trouvé, exactement ? La ville, je veux dire ? »

La gamine se mit à regarder à nouveau son interlocutrice. Trouvé quoi ? Le livre ? Mais il était à elle. Elle est conne ou quoi ? Elle hésita un instant avant de répondre, cherchant une formulation sympa pour spécifier la débilité notoire de la dame. Mais le temps de trouver ça, elle venait de comprendre. L'endroit où ils avaient trouvé l'elfe ! Ah bah … aucune idée. Non là comme ça … non.

« Voyez vous, la famille avait le bannissement facile. Elle vendait des protections, certes, mais ce n’étaient pas des paroles en l’air. Elle envoyait vraiment des hommes Tremblay et des vassaux sur le front, s’il était nécessaire. Et si l’un deux refusait, il était banni du comté. Tout simplement. Et, comme ils fut un temps où ils avaient des yeux partout, je ne serais pas surprise que notre malfaiteur se soit enfui en Angleterre. Cependant, si c’est le cas… Il est fort possible que son nom ait changé. Les immigrants ont cette tendance à modifier leurs appellations, pour mieux se fondre dans le décor. »

Bon pas besoin de la parade en mode 'accord de confidentialité du ministère, peux pas parler'. Elle avait de la chance.
Elle avait à peine écouté la théorie fumeuse sur la désertion de machin bidule. On s'en foutait de l'histoire, c'était des faits dont elle avait besoin, pas des spéculations foireuses. Elle avait envie de lui dire, mais au fond, elle faisait ce qu'elle pouvait la pauvre.

« Dans tous les cas, la recherche vous revient.  J’ai une bibliothèque assez chargée, s’il vous vient l’envie ou la nécessité de l’utiliser. »

La gamine répondit vite, pour une fois, se précipitant sur l'opportunité :

« Euh nan … c'est bon. »

Elle avait passé suffisamment de temps ici pour choper son cancer du poumon, alors ça allait le faire, fallait pas pousser mémé dans les mandragores non plus. Nan, maintenant c'était le temps de se barrer, de fuir, et de revenir vers le chef en haussant les épaules, en posant le dossier sur la table et de lâcher 'rien de plus chef, désolée.'. Ah ça valait bien le coup de venir ici pour sécher les cours.
Au moins, elle aurait vu un joli petit chat, et les ravages de la société de consommation sur la ménagère moyenne. Cruelle vie hein. On était loin du sexe, drogue & rock'n roll. Là on était plus sur bière, pantoufle et canapé. Et un petit chaaaaaat. Oh oui, un joli petit chat.

La blondinette fit rapidement le tour de ses affaires, c'était tout bon, normalement. Fallait surtout l'os, c'était pas n'importe quoi non plus. D'ailleurs, la mégère devrait aller se laver les mains, faut toujours aller se laver les mains après avoir touché un truc dont ne sait rien … et merde, elle avait touché les bouquins d'ici … et le verre avec le jus de fruit … et le canapé … oh non,, non !
Son réflexe machinal fut de s'essuyer les mains sur sa tenue, comme ça, de manière presque 'spontanée'. C'était pour ce genre de trucs qu'elle passait pour une cinglée, mais dans le fond, elle ne faisait qu'appliquer ce qu'on lui avait appris. Les tenants et aboutissants de ce monde étaient décidément bien plus compliqué qu'on ne le croyait.
Point positif, ou pas, elle ne s'était pas faite une amie aujourd'hui, et ça c'était cool. Pas besoin d'écouter des pleurnicheries, de subir la session potins nuls, de venir prendre une boisson chez elle en mangeant des petits gâteaux trop secs. Comme le disait le proverbe : pas d'amis, pas d'amour, pas d'emmerdes. A moins que ça ne soit pas ça … tant pis, ça sonnait bien et c'était vrai.
Vole comme le vent petit oiseau, et les ombres te protègent … jusqu'au prochain lampadaire que tu te boufferas.

Elle se leva d'un air presque déterminé, mais pas vraiment, mais un peu quand même. BREF. Elle se leva et se trouva là plantée sans trop savoir quoi faire pour la suite. Petit blanc … petit moment d'incompréhension … ah bah très bien. Après une grosse vingtaine de secondes, elle désigna la porte avant de bredouiller :

« Euh … je crois que je vais y aller ... »

C'est votre ultime bafouille Marcel ?
Nan, on reste pas encore un peu pour entretenir son cancer ? Sans façon, j'insiste. Ok bah casse toi d'ici connasse ! Les jeunes, tous des ingrats de nos jours.
Son corps lui ordonna de bouger et d'aller vers la porte mais le cerveau répondait un bon 'nope', en mode Serika-Fjörn.exe a cessé de fonctionner.
En attente du débogage par le technicien le plus proche.


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Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky
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