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 Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]

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Keith R. CampbellKeith R. Campbell
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] - Page 2 EmptyDim 1 Sep - 14:37

En effet, elle m’avait dit qu’elle était médecin, et ce point m’était déjà sorti de la tête. Pourtant, il était rare que je perte de vue les connaissances médicales de mes interlocuteurs ; ou plutôt, anatomiques. Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à la médecine en tant que discipline qui sert à soigner, mais j’avais une fascination infinie pour le corps humain et son fonctionnement mécanique. Je pouvais écouter parler de tendons, de ligaments, de muscles et de vertèbres pendant des heures, sans pouvoir décider si je souhaitais plus prendre des notes ou dessiner des croquis de corps humains, fonctionnels ou non, dans toutes les postures possibles et imaginables. Je suis donc presque déçu quand elle me parle de sa nécessité de pouvoir soigner les sorciers et les moldus avec la même qualité alors que son souhait est pourtant bien noble.

« Je comprends. Je n’avais songé qu’il puisse exister des différences entre la façon de soigner un sorcier et celle de soigner un moldu. Je veux dire… le corps humain est le corps humain, non ? »

Outre un sens du style parfois détestable et cette aberration qu’était le plastique, l’esthète que j’étais s’était toujours trouvé bien incapable de faire la différence entre un être doté de pouvoir magique et leurs cousins vulgaires. Je n’avais jamais vraiment passé beaucoup de temps à divaguer sur la question, car je la trouvais plus politique qu’innovante, et je préférais le progressisme d’une société technomagie à l’obscurantisme des traditions. Enfin, en dehors de ce qui concernait le plastique et les industries. Mais c’était là encore un autre débat.

« Je suppose, pardonnez-moi, c’est à mon tour de poser des questions sans doute bête, que si vous vous intéressez à la question, c’est qu’il existe des… maladies ou des afflictions qui ne sont pas pareilles chez les deux ? »

Je me souviens d’un coup de l’épidémie de dragoncelle et ne peut m’empêcher de pousser une exclamation de surprise. A l’époque où cette épidémie avait fait la une pendant des semaines, couvrant d’inquiétude toute la population d’Atlantis, j’étais trop occupé sur une commande pour vraiment m’être laissé atteindre par la nouvelle, car après tout, la dragoncelle n’était pas une maladie dangereuse. Je réalise maintenant, avec de très nombreux mois de retard, que ça avait visiblement été un raccourci de pensée fort peu fortuit.

Je ne réagis pas à ses incertitudes concernant la façon de s’adresser, ou de nommer les sorciers. Les mots qu’on pose sur les choses ne revêtent pour mois qu’une importance limitée. Sa demande de conseil m’arrache cependant une moue d’impuissance.

« Je ne peux malheureusement pas vous aider en matière de biologie. Mon travail m’a amené à développer mes connaissances en anatomie, mais je crains que ma connaissance du corps humain, qu’il soit moldu ou sorcier, est purement mécanique. Je n’ai moi-même presque jamais été malade, si on ne compte pas l’épuisement cela dit, mais j’ai connu des sorciers qui peinaient à sortir de chez eux plus de trois jours avant d’attraper le premier mal qui passait par là. »

Je marque une pause et me frotte le menton l’air pensif. J’ai à coeur de pouvoir lui donner plus d’informations, ou au moins, de pouvoir la lancer sur une piste, mais j’en sais décidément trop peu, tant sur ses besoins de recherche que sur le sujet en lui-même pour pouvoir l’orienter.

« Si vous aviez des questions plus précises, sur des effets, ou la magie en elle-même, peut-être pourrais-je au moins vous donner l’une ou l’autre piste. Mais en terme de soins et de remèdes, je ne suis vraiment qu’un novice. Tout ce que je sais soigner, ce sont les brûlures, mais je dois simplement ça à mon incroyable maladresse quand je prépare du thé. »


Ou à Moriarty. Ou à ma distraction légendaire pour les actions terriennes quand j’avais les pensées occupées avec de plus nobles desseins. C’était une question de point de vue.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] - Page 2 EmptyLun 9 Sep - 12:08

Elle ne peut qu’acquiescer à sa remarque. Le corps humain, oui, c’est le corps humain. a priori c’est le même fonctionnement. Et puis en tant que médecin on finit par se focaliser sur les particularités qui différencient les corps sains et puis malade, jusqu’à se demander au-delà des principes de base si le corps humain est juste le corps humain. Jusqu’à ces derniers mois elle avait assez bien tranché le débat en ramenant les différences essentiellement à l’individu, mais la magie avait tout remis en cause. Tout, non peut être pas mais avait ébranlé ses positions et surtout posé de nouvelles questions à la chercheuse, raisons pour lesquelles elle se trouvait dans la bibliothèque dans la section sur la magie. La magie reposait-elle sur une différence structurelle des corps des sorciers. La médecine adaptée à ces derniers était-elle pertinente ? Pourquoi les magico-mages n'avait pas suivi les progrès de la médecine moldue, en tout cas pour ce qu’elle en savait ? Autant d’aspects que la remarque du professeur sorcier pourrait aborder s’il le souhaitait et surtout s’il souhaitait continuer à répondre à ses questions. En tout cas le débat s’annonçait passionnant et pouvait se montrer riche d’enseignement pour elle. Le visage sérieux, presque fermé, elle était concentrée sur les réponses de Keith Campbell mais aussi sur ses propres réflexions qu’elle sentait vacillantes à cause, principalement de son ignorance.

“Sur le fond je suis d’accord avec vous. Cependant, si vos médecins ne peuvent pas soigner les mêmes choses que les praticiens non-mages, je suppose qu’il existe une raison de fond pour cela. Or je n’arrive pas à cerner cette raison. J’ai tout d’abord pensé que la magie, je veux dire l’intervention magique était issue de l’individu avec, comme vous l’avez dit, ses perceptions, ses émotions et ses connaissances et que donc les composantes microscopiques de l’organisme lui échappaient. Pourtant, cela ne semble pas être le cas.  Je veux dire que vous parvenez parfois à soigner des affections dans lesquelles l’échelle microscopique est en jeu. Je me suis donc dit que vous aviez remarqué que soigner un sorcier avec une autre médecine que la magie pouvait altérer ses compétences magiques. Il fallait donc pour les médecins comme moi, trouver ce qu’il y avait à éviter dans ce domaine pour ne pas commettre d’erreur grossière Enfin, là, vous comprenez bien que je suis en pleine supputation qui ne repose sur rien de concret. d’où ma présence ici.”

Elle prit un air désolé comme si elle désespérait de trouver les réponses à ses questions à moins que ce ne soit d’ennuyer son interlocuteur avec ses questions sans fin. Elle se réjouissait cependant, et malgré le fait qu’elle ait affaire à un sorcier, qu’il la suive dans ses interrogations et se retrouve presque au même niveau d’interrogation. Elle sentait toute la difficulté de se prononcer sur le sujet.

“C’est bien ça la question. Du point de vue du médecin non-mage que je suis, il n’y a pas de différence, je veux dire dans les affections qui m’ont été donné d’observer. Je crois avoir par ailleurs que certaines autres vous sont propres, mais cela dépasse mes compétences, actuelles en tout cas. Pour ce qui est des maladies, disons universelles, c’est   mais peut-être parce que je ne cerne forcément pas la composante magique dans ces affections. Pour le moment les magico-mages à qui j’ai eu affaire ne m’ont pas alertée sur le sujet mais je ne peux pas exclure qu’ils pensaient que j’étais au courant ou même qu’ils ne se soient pas posé la questions. Vous me direz, peut-être est-ce que je me pose des problèmes où il n’y en a pas, mais lorsque les réponses ne me paraissent pas couler de source, je ne peux m’empêcher de tenter de creuser la question.”

Elle ne peut en vouloir à son interlocuteur de ne pas pouvoir répondre aussi précisément à toutes ses questions. Si elle doit en vouloir à quelqu’un ce n’est qu’à elle de ne s’être renseignée plus tôt sur tous ces points en premier lieu mais aussi de prendre un certain plaisir à cet échange. Pouvoir poser toutes les questions sur le sujet qui l’intéressait sans sembler offusquer ou ennuyer son interlocuteur était toujours appréciable tout comme ne pas avoir à prendre des pincettes inutiles. Aller aux faits était tellement estimable ! En ce qui concernait la propension à tomber malade, les deux camps semblaient logés à la même enseigne. Il y avait ceux qui semblaient inoxydables et eux que le moindre germe clouait au lit.

Un instant elle garde le silence un peu par déception de ne pas avoir plus de réponse mais surtout pour laisser à son interlocuteur le temps d’aller au fond des pensées qui semblent le parcourir. Ces moments aussi peuvent être cruciaux et on se doit toujours respecter la réflexion en marche. Elle sourit à l’évocation des brûlures avant de se dire que peut-être une réponse pourrait se cacher derrière cette anecdote en apparence insignifiante. D’ailleurs elle a à l’esprit les personnes capables de couper le feu comme le veut l’expression consacrée. Pouvait-elle les assimiler à des sorciers ? Existerait-il des ponts au sein des non-mages en direction des sorciers ? Cela valait sans doute la peine de poser la question. Son ton est posé mais on devine la passion de la médecine et son désir de comprendre les phénomènes

“Et bien justement, soigner une brûlure, peut vous paraître anodin, mais c’est un mécanisme complexe en biologie si on veut bien se pencher dessus. De votre côté, lorsque vous intervenez sur l’une d’elle, seriez-vous en mesure d’analyser les processus magiques et biologiques qui sont à l’œuvre ? En outre, nous connaissons les coupeurs de feu qui parviennent de façon encore mystérieuse à stopper les brûlures ou tous les désagréments liés à la chaleur. Je me demande si ces personnes sont des sorciers qui se seraient cachés jusqu’à l'avènement de la mixité ou bien des intermédiaires entre les sorciers et les non-mages ou bien tout autre chose encore, des personnes douées de talents particuliers sans origine identifiée… »

Elle s’interrompt un peu confuse de s’être un peu laissée emporter par ses interrogations et baisse la voix pour finirTous ces sujets sont passionnants et ouvrent sans doute trop de questions pour pouvoir y répondre sans doute aujourd’hui.”

Elle marque une pause comme pour tenter de réprimer la précaution sociale qu’elle est sur le point de prendre et qui pourrait la priver des ressources que représente Keith Campbell, mais son éducation prend le dessus comme souvent.

“Et vous avez sans doute vos propres occupations et je vous ai déjà suffisamment pris de votre temps.”

Elle repense aux débuts difficiles de leur entretien qui augurait bien mal de la suite de leur relation, surtout si on considérait l’aversion de la rouquine pour la magie. Elle avait depuis reçu plus de réponses qu’elle n’aurait espérées mais aussi des pistes de réflexion pour ses travaux et aussi appris à se maîtriser en présence d’un porteur de magie ce qui dans sa situation était des plus appréciables.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] - Page 2 EmptySam 28 Sep - 13:37

Je l’écoute avec attention, mais sans pouvoir lui offrir plus qu’un regard intense, évidemment intéressé, mais une réponse muette. En quelques mots à peine, elle m’a réduit à l’état d’élève, condamné à hocher la tête sans pouvoir hisser assez son niveau pour trouver matière à participer à la conversation. A ma propre surprise, je n’en ressens aucune frustration, comme c’est souvent le cas, et je réalise qu’il y a bien longtemps que je ne me suis plus ouvert à un sujet que je ne maîtrise pas du tout, pour le simple plaisir de la conversation. Depuis mon arrivée à Atlantis, je me suis concentré sur mon artisanat, catalysé par la nécessité de le théoriser suffisamment pour pouvoir l’enseigner. Je trouve pourtant beaucoup de plaisir à me laisser porter par les pensées de mon interlocutrice et à esquisser mille théories vacillantes, sans preuves ni fondations, mais qui ont au moins le mérité de me faire goûter à nouveau au plaisir de la découverte de l’inconnu.

« Une raison… sans doute. Mais c’est une question de perception. Je veux dire, je ne sais pas si cela s’applique à la médecine, mais il m’est souvent arrivé de peiner à réaliser une commande car j’étais fixé sur une façon de procéder qui ne marchait pas. Et puis, une illumination fortuite, l’apport de quelqu’un d’autre, ou une nouvelle expérience me fait repenser le problème complètement différemment et soudain, je trouve une nouvelle structure pour mon objet qui est parfaitement fonctionnelle. C’est sans doute bien plus compliqué en matière de médecine, mais le fait d’être convaincu que quelque chose n’est pas possible nous amène souvent à ignorer des solutions. »

A nouveau, je suis réduit à simplement hocher la tête. Il me paraît parfaitement pertinent qu’une maladie affectant les moldus et les sorciers puissent avoir une composante magique. Après tout, la magie fonctionnait sur les moldus, même s’ils ne pouvaient pas l’utiliser. S’ils n’étaient pas imperméables à un sortilège ou aux effets d’une créature magique, alors pourquoi le seraient-ils à la magie ?

« Peut-être faut-il même une composante magique pour affecter les deux populations, et les maladies qui ne touchent pas les sorciers en sont elles, dépourvues. Je ne connais pas d’effet magique auquel les moldus soient immunisés, en revanche, l’inverse est vrai. Ou peut-être est-ce encore une troisième chose... »

Je me frotte le menton, pensif, conscient que ma théorie ne tient sans doute pas la route, mais au moins pour l’effort intellectuel, je suis volontaire pour tenter de la déconstruire. Durant le silence qui s’installe, j’essaie de lister les exemples qui pourraient confirmer ou infirmer cette hypothèse, sans vraiment réussir à trouver l’un qui me permettrait de crier Eureka!, Alors, quand elle reprend la parole, je me laisse facilement distraire par le nouveau chemin de pensée qu’elle m’offre.

« Je vous avoue que les mécanismes, tant biologiques que magiques, ne m’étaient jamais venus à l’esprit. Je me contente de lancer un sortilège sur la brûlure et je sais que le lendemain, il n’y paraîtra plus rien. Enfin, à condition qu’elle soit superficielle. Pour les brûlures graves, ou qui n’ont pas été traitée immédiatement, je sais que les médicomages ont des sortilèges plus puissants et plus précis… Qui ciblent probablement ces mécanismes dont vous parliez. Mais là encore, nous nous trouvons bien loin de mon domaine d’expertise. »

Je fronce les sourcils quand elle évoque les coupeurs de feu, dont je n’ai jamais entendu parler.

« Des coupeurs de feu ? Là, je ne peux même plus spéculer, je ne sais pas du tout de quoi il s’agit. Cependant, si c’étaient des sorciers qui se seraient cachés jusqu’à la levée du Secret, pourquoi ne se seraient-ils pas déclarés depuis ? »


Je hausse les épaules pour chasser ses politesses.

« J’étais ici pour faire des recherches et étendre mes connaissances. Le résultat n’est peut-être pas exactement celui que j’avais en tête en arrivant ici, mais je repartirai décidément plus éclairé que quand je suis arrivé. C’est déjà beaucoup. »


Et ça n’arrivait pas tous les jours C’aurait pu être un compliment, mais je réprime la réflexion, désormais conscient de la démonstration d’arrogance qu’elle représentait. En revanche, j’adresse à Theodora un sourire rassurant ; bien que j’ai moi aussi conscience que la conversation risque bientôt de tourner en rond à cause de nos questions mutuelles auxquelles nous ne pouvons apporter réponse, j’ai sincèrement apprécié l’échange.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] - Page 2 EmptyHier à 4:46

Elle aimerait en cet instant rencontrer des sorciers stupides bornées et arrogants. Si elle fait le compte de ses rencontres avec les utilisateurs de la magie, elle ne parvient pas à en affubler de ces qualificatifs. Elle ne sait pas si elle doit en être rassurée ou non. D’un côté c’est toujours pour elle un immense plaisir d’être confrontée à des esprits brillants, voire même de se sentir élève et en position d’apprendre comme aujourd’hui. D’un autre côté, l’idée que le camp adverse puisse receler des esprits flamboyants est loin d’être rassurant et la conforte dans l’urgence de sa lutte. De son urgence et de sa vision des choses aussi. Ce n’est pas les gens qu’il faut combattre, mais bien la magie elle-même car priver l’humanité de toutes ces intelligences serait une insulte à l’histoire. Evidemment, toute guerre implique des victimes. Elle a fini par accepter que sa cause exige des sacrifices, et d’ailleurs ces derniers ont prélevé leur tribut du côté des impitoyables tortionnaires de moldus. Enfin, c’est ce qu’elle tente de croire à chaque fois qu’elle a vent d’une opération de Gloriam. Pas facile de se mettre en paix avec sa conscience lorsque les assassins de l’organisation rentrent faire leur rapport et qu’elle les croise dans les couloirs feutrés de la villa. C’est une raison de plus pour elle de s’y rendre le moins souvent possible. De toute façon, elle n’est pas certaine de les reconnaître et c’est très bien ainsi. Eux-mêmes font tout pour être discrets. C’est bien à cause de l’influence grandissante de la rouquine qu’elle ne peut pas toujours éviter de les croiser et qu’elle imagine qu’ils ne doivent pas la porter dans son cœur. Au lieu d’épuiser des ressources dans des opérations frisant le barbarie, Gloriam ferait mieux de financer un peu mieux les recherches pour réduire à néant la racine du mal, la magie. Les différents cas qu’elle a étudié vont tous dans le même sens. Les sorciers ne peuvent pas être exterminés. On peut naître ainsi de parents sorciers, de parents moldus, de couple mixte. Le danger sera toujours présent sauf si on parvient à éradiquer cette malédiction qui fait de certains les détenteurs d’un pouvoir hors de tout contrôle.

Pour le moment elle ne peut que constater que de nouvelles pistes de recherche s’ouvre et que les sorciers sont les premiers à pouvoir lui fournir les éléments précise pour les mettre en en œuvre. Keith Campbell fait partie de ceux-ci et elle culpabilise presque d’avancer masquer et d’exploiter sa disponibilité du jour après s’être presque offusquée de ce qu’elle avait pris pour cette arrogance purement sorcière. Sentir son attention et que ses propres thèses sont écoutées sans jugements apparents est des plus réconfortants et gratifiant. Elle sent tellement de point commun entre lui et elle que c’en est presque gênant. Comment se dire sans arrière-pensée que sa propre façon d’envisager les choses est la même que celle de l’ennemi juré. C’est bien là qu’il est important pour elle de faire la différence entre l’homme et l’utilisateur de magie !

Combien de fois en effet, elle s’était enferrée dans une direction de recherche et s’était rendue compte qu’elle faisait fausse route grâce à la confrontation avec d’autres personnes ?!! Aujourd’hui encore, elle avait sans doute trop de matière à épuiser et allait devoir tenter de faire le tri et sans doute devrait-elle mener de front plusieurs pistes. Ce qu’il lui décrivait sur sa façon de faire était tellement le reflet de ce qu’elle vivait au quotidien ! Elle pourrait presque le serrer dans les bras si cela faisait un peu plus partie de ce qu’elle était et si les exigences du faux semblant n’avaient verrouillé sa spontanéité. Elle se contenterait donc de laisser son visage s’illuminer comme si elle venait de reconnaître un frère dont l’existence lui aurait été cachée.

Quelle cruelle ironie de se sentir aussi proche de quelqu’un et de savoir que plus de proximité est impossible ! Car à l’issue de cet entretien qui pourrait bien toucher à sa fin prochainement faute de ne pas avoir creusé assez les différents aspects, elle n’aurait sans doute qu’une seule envie renouveler la confrontation, comparer ses nouvelles recherches avec celles du professeur. Mais professeur en quoi ? Si elle tente de mettre en relation les différents indices qu’il lui a donné sur sa pratique, elle tente d’imaginer quelqu’un qui fabrique des objets magiques pour lesquels des connaissances en anatomie sont nécessaires, sans pour autant qu’il n’évolue dans la sphère médicale. Fabriquant d’automates ? De prothèses peut-être. Il faudrait qu’elle lui demande lorsque la conversation le permettra. En attendant elle se contente de scruter plus profondément encore le visage attentif et concentré de son interlocuteur qui en plus de son érudition fait preuve de la plus grande courtoisie à son égard. Cependant elle n’est pas tout à fait dupe, elle a encore en mémoire de début de leur entretien et la muflerie dont il avait été capable. Docteur Jekyll et Mister Hyde sans doute. Comme tous les sorciers et manipulateur de magie. Cela lui fait presque du bien de trouver une faille parmi les qualités de son interlocuteur.

Les différentes réponses à ses interrogations lui prouvent que le diable comme à chaque fois se cache dans les détails. Sera-t-elle obligée de se lancer dans une étude épidémiologique pour faire la part de ce qui affecte les sorciers et les moldus ? C’est peut-être une nouvelle piste à explorer en effet que de se demander si certaines maladies sont propres aux sorciers et ce qu’elles affectent chez eux. Se pourrait-il qu’on puisse envisager un vecteur viral qui rende incapable l’utilisation de la magie parce qu’il s’attaquerait à ce qui fait la spécificité physiologique des sorciers ? Elle n’ose le noter sur son laptop, mais elle sait que cette idée ne la quittera pas de sitôt… La manipulation des virus est toujours risquée et on ne sait jamais vraiment avant des tests approfondis ce qu’ils peuvent donner à moyen terme, mais cette technique est déjà porteuse de nombreux espoirs en médecine alors pourquoi pas si on estime que la magie est une maladie ?... Une moue approbatrice vient signifier son intérêt pour les dernières paroles du sorcier comme un miroir à son attitude pensive la main frottant la barbe d’un menton songeur.

Elle ne peut pas lui en vouloir de ne pas s’aventurer sur un champ dont il n’est pas spécialiste. C’est pour elle une qualité. Elle l’a suffisamment abreuvé de questions auxquelles il a tenté de répondre de la façon la plus précise possible. Cela gâterait la crédibilité de son interlocuteur si elle se rendait compte qu’il s’aventure de façon hasardeuse sur des terrains qu’il ne maîtrise pas. D’autant que même dans cette réponse en forme d'aveu d’ignorance, se dessine un semblant de réponse. Si les médico-mages comme ils disent existent et qu’ils ont des compétences particulières par rapport aux sorciers lambda, c’est qu’ils ont acquis des connaissances et des compétences particulières ne serait-ce que par l’intermédiaire de leur formation qui doivent s’exercer en effet sur la structure du vivant. Le tout est de savoir comment ils la considèrent, de façon intuitive et émotionnelle comme la magie semble s’appliquer au monde ou bien de façon plus scientifique. La deuxième solution lui paraît la moins probable mais elle ne peut pas totalement l’exclure sans laisser ses à priori de scientifique pure et dure prendre le pas paradoxalement sur l’étude des faits qui lui sont encore inconnus.

Elle finit par sourire de la surprise que son intervention sur les “coupeurs de feu” a suscité chez le sorcier. Tant de portes ont déjà été ouverte sans trouver de réponses que le sujet peut bien être oublié. Elle se trouve de façon un peu cocasse, un peu décalée de son champ d’expertise et secoue la tête et la main pour signifier que cela n’a pas d’importance.

“Ils étaient un peu considérés comme des sorciers et peu nombreux dans leur domaine. Peut-être se sont-ils depuis déclarés, j’avoue que je n’ai jamais trop creusé la question. J’imaginais qu’ils puissent être des sorciers désireux de mettre leur connaissance au service de l’humanité entière sans se déclarer comme utilisateur de la magie. Mais laissons cela, ce n’est peut-être pas si important…”

Décidément ! Il est trop facile de fraterniser avec les sorciers ! Cela lui permet de chasser toutes les raideurs qui pourraient être les siennes dans ce genre de situation, mais en même temps elle ne peut s’empêcher de ressentir une certaine culpabilité envers sa cause et ses parents dont la mémoire doit être insulté du plaisir qu’elle éprouve à échanger aujourd’hui avec un de leurs assassins potentiels. Ce pourrait-il que Keith Campbell soit parmi leurs meurtriers ? Pourtant, elle ne peut que concéder que ce moment est un des plus riche qu’elle ait vécu depuis son arrivée à Atlantis.

“Cela me fait plaisir d’avoir pu vous payer en retour de tout ce que vous ‘avez appris aujourd’hui. Je me sens moins ignorante même s’il est évident que de nombreuses questions restent en suspend. Mais peut-être pourriez-vous maintenant m’aiguiller sur des lectures plus pertinentes que d’autres ?”

Son regard se pose sur les ouvrages qui couvrent la table de la bibliothèque.

“Evidemment, loin de moi la volonté de vous en priver. On pourrait décider que vous me les déposiez à l’hôpital lorsque vous en auriez fini avec eux ? …”

Cette proposition l’étonne elle-même. Si comme si elle donnait rendez-vous au professeur. Elle presque prête à se rétracter, mais finit par se dire que chacune des relations pacifiques voire amicale qu’elle pourrait tisser avec un membre de camp honni, lui servirait d’alibi. Encore une fois elle ne sent pas très fière d’être obligée se comporter en manipulatrice. Parfois la guerre a du mal à suffire en matière de justification. Elle est tellement loin de ce genre de comportement qui est pourtant en train de devenir une seconde nature ! C’est aussi tellement une façon de trahir ses parents et leurs valeurs humanistes ! Comment est-ce possible que quelle que soit la direction qu’elle emprunte, elle sente la trahison à leur mémoire ?
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