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 Pride and cigarettes [w./ Derek]
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Gabriel O'May
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MessageSujet: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Lun 15 Mai - 5:42


Even if the snake is no poisonous...
...it should be pretend to be venomous.

La clope vissée au bec, c'était son apanage le plus coutumier. Il cultivait l'art de s'encrasser les poumons avec une habilité remarquable ; chaque heure passée nécessitait sa bouffée de nicotine au détriment des bonnes âmes lui ressassant les méfaits de cette immonde habitude. Ainsi le quidam portait-il les effluves légères mais marquées du tabac froid mêlé à quelque chose de plus floral. De l'aconit ou du datura, pour les plus savants. Il avait étrangement les yeux rieurs du fait de leur forme en amande ; cela lui conférait un peu d'humanité selon les dires taquins de son aîné. Une faciès opalin mais jamais glabre, quelque chose de poussif sur ses larges épaules – comme un poids qu'il traînait depuis l'enfance. Pour autant lorsqu'il travaillait derrière son bar à essuyer les verres ou prendre les commandes, Gabriel s'évertuait à visser un sourire sur son visage usuellement si sérieux. S'il n'appréciait que peu les élans de diplomatie nécessaires au bon fonctionnement de son commerce, l'éventualité de fondre son parfum acre de fleurs vénéneuse dans l'épais nuage de fumée grise ou la fétidité de l'alcool flottant autour de ses clients les plus assoiffés l'enthousiasmait un peu. Gabriel aimait aussi se fondre dans la masse, ce qui faisait de lui un excellent élément en tant que langue-de-plomb.

C'est ainsi qu'il parvenait à épier dans la plus grande discrétion, une oreille tendue vers les conversations qui purent lui être bénéfiques pour son travail ministériel, une autre écoutant passivement les plaintes d'une tragique banalité d'un autre client accoudé au bar (lorsqu'il ne s'agissait pas d'une jeune étudiante éméchée tentant de lui faire du gringue, ce à quoi Gabriel répondait par un indistinct grognement témoignant de son ennui) sans pour autant délaisser son rôle de patron affable. La chasse aux renseignements n'avait pour autant été que guère productive ce soir ; essuyant nonchalamment un verre, cigarette coincée entre deux lèvres pincées, Gabriel avait saisi une seule conversation passablement intéressante. Quelques dealers de drogue douce tout au plus. Rien qui ne put lui paraître alléchant. Il soupira. Instant de déconvenue, l'épieur se sentit épié à son tour. « Qu'est-ce que je te sers ? » Proximité du langage avec sa clientèle ; rien qui ne parut vulgaire sinon chaleureux. Gabriel mettait un point d'honneur à écarter toutes les banalités polies et usantes une fois le seuil du Scottish Inn passé. Et ce soir, le patron avait biaisé son regard sur un homme qui – il en était certain – l'avait vu épier ce groupe de trois passeurs de drogue des bacs à sable.

Ce qu'il accrocha du regard le troubla quelque peu. L'homme lui faisant face avait les mêmes yeux narquois mais pétillants, cette même barbe de trois jours et ce même pli au bord de lippe qui dissimulait un secret jamais sifflé. « Alors ? » Bref mouvement de tête envers l'inconnu, déguisant son agacement d'avoir ainsi été surpris en impatience polie d'un patron trop accaparé par le travail.

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Derek Knight
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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Jeu 18 Mai - 13:59

Pride and Cigarettes
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Depuis qu’il était arrivé à Atlantis, Derek s’amusait. Aux Etats-Unis, le trafic d’objets magiques était grisant, bien sûr, mais il était arrivé au sommet, et maintenant que l’Ouest de l’Atlantique était sien, le reste du monde n’attendait que lui. Ou plutôt, il n’attendait que Sacramento, son alter ego recherché par tous les Aurors de la planète, et chef incontesté du plus grand trafic d’objets magiques de tous les temps. Parfois, Derek oubliait qu’ils étaient la même personne, lui et ce nom craint par tous, ce criminel sans conscience. Car lorsqu’il parlait à ses hommes, qu’il établissait des stratégies sophistiquées, ou même lorsqu’il allait lui-même dérober de dangereux artefacts de magie noire, c’est comme si une autre voix prenait le dessus en lui, bien plus sombre. Ce n’était pas pour rien si les autorités avaient tant de difficulté à lui mettre la main dessus : ils étaient pratiquement deux personnes distinctes.
L’Ecosse était un endroit qu’il avait toujours voulu visiter. C’était un homme avide de nouvelles connaissances, et l’histoire riche qui émanait de ces vertes contrées l’attirait. De plus, c’était un fin connaisseur  en matière d’alcool, et, s’il était vrai qu’il était friand des vins français (en particulier des Côtes de Provence), il adorait déguster un bon Scotch. Et quoi de mieux que de prendre un verre dans un authentique pub comme le Scottish Inn ? Derek, né à New-York, élevé à San Francisco, se sentait décidemment dépaysé dans cet environnement et aimait ce sentiment d’aventure qu’il lui procurait. Il n’était pas un ancien Oiseau-Tonnerre pour rien, après tout.

L’endroit était tel qu’il avait imaginé, pittoresque et authentique. La clientèle était diverse, allant des étudiants désirant décompresser sans s’abrutir les oreilles à l’Atlantease, à des vieux Laird discutant des cours de la laine de mouton. Une jeune serveuse blonde passait entre les clients, tandis que le barmaid nettoyait négligemment le comptoir : on aurait dit un de ces films moldus dont Patrick, son bras droit, était si friand. Derek s’assit sur un tabouret, à l’extrémité du bar, écoutant les conversations banales de la clientèle. Il sortit une cigarette, appréciant comme à son habitude la tolérance des Européens pour la fumée de ses Luck Strike, et la porta à ses lèvres. Son regard se posa sur l’homme derrière le comptoir.

N’importe qui aurait songé qu’il était plongé dans ses pensées, distrait par le nettoyage du verre qu’il avait entre les mains. Mais Derek n’était pas n’importe qui. Dans sa profession, il fallait toujours être sur le qui-vive et remarquer le moindre signe, le moindre détail afin d’éviter de se faire attraper par les forces de l’ordre. Il remarqua les yeux fixés de l’homme dans une direction précise, à l’opposé de là où il écoutait ; son léger rictus qui indiquait des tourbillons de pensées qui se bousculaient dans sa tête. Apparemment, le barman aimait épier ses clients.

Derek prêta alors attention aux trois hommes qui parlaient tout bas, apparemment persuadés de leur discrétion. Au bout de quelques secondes seulement, le sorcier comprit qu’ils étaient des dealers de petite envergure, qui parlaient de la consommation de cocaïne qui était de plus en plus poussée dans les profondeurs d’Atlantis. Ils n’étaient pas intéressants. Celui qui attirait réellement son attention était celui qui les écoutait, à cause de sa réaction. Il semblait pratiquement déçu de ce qu’il entendait. Mais pourquoi, s’il n’était qu’un honnête barman ?

Alors qu’il réfléchissait ainsi, celui qui l’intriguait sembla s’apercevoir de son intérêt, et s’approcha de lui. « Qu’est-ce que je te sers ? » Derek lui sourit. Il se savait découvert dans son observation, mais ne s’en formalisait pas. Son langage décontracté l’étonnait, mais ne le choquait pas : il était le premier à encourager ses pairs à l’appeler par son prénom, et à le traiter cordialement. « Alors ? »
Derek s’humecta les lèvres et tapota sa cigarette sur le cendrier devant lui, pour en faire tomber la cendre. Il lui répondit d’un ton badin, en répondant à son tutoiement par le sien.

«-Je me sens d’humeur pour un Macallan, ce soir. Etant donné sa rareté, je ne sais pas si tu aurais ça en réserve : je me contenterai de n’importe quel Single Malt.
Il rapprocha son tabouret du centre du bar, puis, sans attendre une réponse à sa commande, se retourna vers la salle et posant ses coudes sur le comptoir. Suffisamment fort pour que l’homme l’entende, mais pas assez pour le reste de la salle, il glissa ensuite, l’air de rien :
-Votre clientèle habituelle est exclusivement constituée de dealers, ou ce soir est une exception ? ».
Une autre bouffée de cigarette. C’était un joueur de poker : sa dernière phrase ressemblait dangereusement à un pari….

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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Mar 23 Mai - 5:58


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Il y avait ce je ne sais quoi dans ce grand type qui le transcendait, le regard sans doute – ou l'attitude. Semblables à lui-même. Ce fut ce qui, au final, provoqua le coup de foudre (admettons de prendre au mot cette expression qui, loin de dénoter un amour fulgurant et délétère, symbolisait là le saisissement brusque, toute une fébrilité électrique provoquée par le duvet de la nuque hérissé promptement) : Gabriel était persuadé que ce gars-là pouvait se targuer de potentielles similitudes à son égard, sans qu'il n'en comprenne le sens. Ils étaient de ceux qui dissimulaient des choses et l'endiguaient bien, et pour cela l'écossais sentit une ombre de défiance lui saisir le poitrail. Ce client avait tout de suspectable, à l'instar finalement du patron des lieux qui laissait traîner ici et là son oreille alors même qu'il n'avait pas une gueule de commère. « Je me sens d’humeur pour un Macallan, ce soir. Etant donné sa rareté, je ne sais pas si tu aurais ça en réserve : je me contenterai de n’importe quel Single Malt.  » Son vis-à-vis opina du chef, visiblement satisfait de s'adresser à un connaisseur. Si son mutisme n'était pas éloquent, la vitesse à laquelle il acquiesça témoignait de son approbation ravie. Gabriel avait ce perpétuel faciès mono-expressif, ce qui paradoxalement n'ôtait rien à cette envie qu'on avait de lui parler, parfois. Rien de glaçant chez lui, mais tout de sibyllin. Il posa le verre propre sur le comptoir, s'avança diligemment vers l'autre côté du bar dont le ventre décelait des trésors ambrés, quand la voix du suspect l'interpella à nouveau. Ce murmure qui n'en était pas un trahissait l'intention véritable du client ; il n'était pas ici pour enfiler des perles. « Votre clientèle habituelle est exclusivement constituée de dealers, ou ce soir est une exception ? » Pause de connivence ; c'était à celui qui se montrerait le plus hypocrite.

Gabriel se retourna, cigarette entre les lèvres et bouteille dans la main, versant avec la dextérité intime qui s'imposait pour ce genre de breuvage le contenu dans un verre. Puis, dans un nuage de fumée, argua solennellement : « J'ai pas une gueule à vendre de la C. » Il prétextait ainsi avoir saisi, dans la façon de l'aborder, la volonté de son client à lui demander quelque requête illégale. Gabriel n'ignorait pas pourtant avoir été surpris à épier quelques conversations, lesquelles avaient été attrapées au vol par cet inconnu. Tension fébrile, un brin excitante. Il sourit de bonne volonté. « Toi par contre... » Etrangement le fil de leur aparté s'enveloppait d'embruns bon enfant et de vapeurs de nicotine ; l'écossais avait parlé de ce timbre chaud et amusé. Il plissa les yeux comme il tira sur sa cigarette ; bon sang, il avait peut-être affaire à un gros poisson. « Non si tu vendais ce genre de merde t'aurais la gueule d'un zombie. Si tous les dealers étaient beaux gosses on aurait, hélas, plus de putes sur les trottoirs. Et je parle des gamines, pas des vieilles tapins. » Son regard embrassa la pièce, jaugeant sa clientèle d'un bref intérêt. « J'veux pas de dealers ici. Ca attire les mômes. Et les mômes attirent les pervers. Tiens. » Poussant le whisky sur le comptoir, Gabriel eut alors un geste anodin : il se servit à son tour, convaincu jusque dans ses tripes que la conversation serait diablement intéressante.

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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Ven 26 Mai - 12:25

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Avant de goûter un alcool de qualité, il fallait bien entendu le sentir. Ce whisky écossais avait une odeur prudente, presque timide en premier plan. Puis le nez se dégageait, dans un entêtant parfum floral et doux d’agrumes, gagnant du terrain et dominant des notes de vanille : c’était sucré sans être trop fort. Parfait. Derek saisit le verre dans sa main et prit une petite gorgée, sentant le liquide ambré couler le long de sa gorge. Il pouvait goûter toutes les nuances, retracer le chemin du whisky depuis sa création grâce à ses papilles. Il y avait de la pomme, du citron, de la cannelle, mais aussi des notes de gingembre : mais ce qui rendait le tout vraiment intéressant, c’était cette touche subtile de chêne, produisant un effet sec et raffiné. Le breuvage avait été probablement vieilli en fûts de xérès de chêne : une qualité que recherchait le sorcier.

Le barman savait choisir son whisky, et Derek salua la boisson d’un hochement de tête. Il regrettait presque de fumer cette cigarette alors qu’il dégustait son verre. Presque, seulement, car il pouvait sentir une chair de poule se dessiner sur ses avant-bras, et la nicotine le calmait. Cela lui arrivait, lorsqu’il était en plein cambriolage, ou lorsqu’il discutait avec un Auror, qui n’avait aucune idée à qui il parlait. C’était un étrange mélange d’excitation et de jubilation. Décidément, le barman n’était pas un homme commun. Il était même diablement intéressant.
« -J’ai pas une gueule à vendre de la C. Toi par contre…
Derek pouffa doucement. Lui-même ne participait pas au trafic de drogue, bien qu’il fut extrêmement lucratif. Il ne recherchait pas, dans son entreprise criminelle, l’enrichissement : il désirait par-dessus tout que son nom soit connu dans des dizaines, des centaines d’années, qu’il soit aussi craint que le grand Al Capone chez les moldus. Le commerce de ces substances n’étaient, pour l’américain, pas assez noble pour l’empire qu’il construisait.
-Non si tu vendais ce genre de merde t'aurais la gueule d'un zombie. Si tous les dealers étaient beaux gosses on aurait, hélas, plus de putes sur les trottoirs. Et je parle des gamines, pas des vieilles tapins.
Et c’était vrai. Derek en avait rencontré, de ces âmes en perdition intoxiquées, qui venaient chercher à gagner quelques dollars pour se fournir en dope, en participant à un cambriolage. Mais Sacramento n’embauche pas des drogués. Il ne leur fait pas confiance. Il sait qu’avant l’argent, la peur de se faire attraper, ils aimeront toujours quelque chose plus fort : la drogue.
-J'veux pas de dealers ici. Ca attire les mômes. Et les mômes attirent les pervers. Tiens.
Le barman se servit lui aussi un verre, geste qu’apprécia Derek. Un vieux proverbe lui vint à l’esprit « Boire est humain, donc buvons ». L’alcool, boisson des hommes, était toujours mieux apprécié lorsqu’il était partagé. C’était un pacte presque indicible entre les distillateurs et les consommateurs,  un hommage au temps passé dans les cuves et au travail du soleil pour faire pousser les meilleurs fruits possibles.

-Je me doute donc que ton intérêt pour ces messieurs relève de l’ordre public et que les autorités risquent de débarquer sous peu, lui dit-il sarcastiquement.
Il ne savait pas pourquoi il aimait ainsi à épier les gens, mais il ne pensait pas une seule seconde que le tenancier de bar avait pour objectif de les dénoncer ainsi à la police. Mais c’était peut-être son cerveau criminel qui pensait ainsi. Pas la raison.
-Enfin, une clientèle hétéroclite démontre un établissement résolument plus intéressant que ces chaines moldues qu’on voit pousser un peu partout. Au moins, Atlantis semble résister à l’invasion des Starbucks. Mes compatriotes n’ont décidemment pas le goût des choses anciennes, ne rentrant pas dans un moule manufacturé...
Derek prit une dernière bouffée de cigarette, avant de l’écraser sur le cendrier se trouvant sur le bar. Et dire que Patrick le poussait sans cesse à arrêter. Nonsense.
-Ainsi donc, le Scottish Inn n’est ni un repère de dealers, de mômes ou de pervers. J’ai pourtant tendance à penser que le peuple se divise naturellement en ces trois catégories. »
Un petit sourire flottait sur ses lèvres. C’était une de ces discussions qui animaient Derek. Un verre à la main, une âme si mystérieuse, si intéressante à découvrir : quelle belle soirée.  

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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Mer 31 Mai - 5:39


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Leur conciliabule improvisé paraissait anodin vu de loin, mais de près l'on pouvait les entendre émietter un à un leurs soupçons qu'ils ravalaient soigneusement entre deux insinuations suintant le whisky. Joyeuse noyade (les bouteilles partaient toujours les premières) calomnieuse, les deux protagonistes avaient les gueules semi-closes de vieux bougres en gros plan d'un Western Spaghetti ; leur aparté de commodité se muait en allégations qu'ils prononçaient à demi-mots. Là était toute la difficulté de leur entreprise : dénoncer l'autre sans compromettre sa couverture. Comme une impression redoutable, une prépotence arrogante, ce quelque chose aux tripes leur soufflant que le type face à eux n'était pas comme les autres (à l'instar de ces médiums prétextant ressentir les spectres, impalpables). Mais merde, ce client allait le rendre neurasthénique à force d'instiller en lui tant de défiance ; cela se voyait à sa gueule – ou dirait-on à cette inclinaison appréciative, que d'aucuns homophobes se seraient évertués à réfréner – qu'il était de ceux qui prônaient le mystère. Ou bien était-il sensiblement similaire à Gabriel, sans qu'il n'en comprenne le sens ni la raison. L'Ecossais se devait cependant de refouler les incidents avec tact dès lors qu'il se trouvait dans ce bar ;  à quoi bon, sinon, mener une double vie s'il se devait de tout assumer. L'avantage de se faire passer pour le patron des lieux c'était encore de pouvoir être perçu comme un quidam ordinaire, citoyen lambda contribuant à l'hydratation de ses pairs – voire de l'empoisonnement, involontaire, de leurs foies – sans qu'on ne puisse le soupçonner de rien. Ici, Gabriel régnait en maître de la normalité comme tout à chacun, se fondant dans la masse avec le mépris dissimulé de ceux préférant leur solitude. Mais ce type là, ce type qui avait l'assurance d'un flic trop astucieux pour se targuer d'en être un, avait décelé sa berne. Il avait tiré sur une partie de la couverture, par une simple oeillade et autres sous-entendus soufflés en filigrane. O'May de son côté,   pouvait tout aussi bien s'enorgueillir d'avoir compris le double jeu de son vis-à-vis ; on ne badine pas avec un comparse roublard, peu importe de quel côté de la loi il se situe. « Je me doute donc que ton intérêt pour ces messieurs relève de l’ordre public et que les autorités risquent de débarquer sous peu  » «T'as tout pigé, Einstein. » Tirade mono-expressive, quoique glaciale et rude. Le ténébreux ne brillait guère par sa douceur ; la pupille pénétrante, le timbre de voix incisif et les bras tendus appuyés sur le comptoir, il avait des airs de chien de garde meurt-de-faim. Un peu con. Son tempérament imbuvable, Gabriel l'assumait très bien. Paradoxalement cette rudesse de caractère s'accordait parfaitement avec la nonchalance sereine de son interlocuteur, muant la froideur de sa répartie en une réponse convenable, voire cordiale. « Enfin, une clientèle hétéroclite démontre un établissement résolument plus intéressant que ces chaines moldues qu’on voit pousser un peu partout. Au moins, Atlantis semble résister à l’invasion des Starbucks. Mes compatriotes n’ont décidemment pas le goût des choses anciennes, ne rentrant pas dans un moule manufacturé... » Décidément, son langage soutenu et intelligible corrobora l'idée selon laquelle cet homme n'était pas flic. Un sorcier, de toute évidence, et ce fut là le seul élément de réponse qui lui fut octroyé. « Ainsi donc, le Scottish Inn n’est ni un repère de dealers, de mômes ou de pervers. J’ai pourtant tendance à penser que le peuple se divise naturellement en ces trois catégories. » « Ah ouais. » Gabriel s'intéressait à ses dires, malgré la raideur patentée de sa voix. Ce timbre aussi suave que tranchant le desservait si souvent – réminiscence de sa vie passée d'adolescent paumé et difficile – qu'on le disait antipathique. Et pourtant le quidam était seulement à l'image d'un diamant brut ; non commercialisable car impropre à la vision de la société.

Il oubliait les trous du cul, songea-t-il non sans tirer sur sa cigarette, son regard d'ébène toisant son client. Gabriel n'en pipa mot cependant (quoique l'on put deviner ses pensées à la vue de ce rictus narquois ourlant sa lippe), préférant s'attarder sur la question lui brûlant les lèvres : « Et t'es dans quelle catégorie toi ? » Regard de connivence. Ce qu'il lui avait demandé dans un nuage de fumée relevait du pur amusement, jamais agressif, pseudo désintéressé, mais bien cordial.


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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Jeu 1 Juin - 16:23

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Derek savait qu’il avait tendance à trop parler. Il n’était pas bavard, pas vraiment : mais lorsqu’il s’amusait, ou lorsqu’on le lançait sur un sujet qui le passionnait, il pouvait se perdre dans les méandres de son propre esprit. Et alors, les mots sortaient de sa bouche, presque comme s’ils avaient une vie propre. Mais attention, jamais sur les choses importantes, jamais sur Sacramento, car ces pensées étaient enfermées, dans un tiroir de son lobe temporal, bien au chaud.
Si le sorcier se savait quelqu’un de plutôt loquace, son interlocuteur, lui, ne l’était pas, ou en tout cas, pas présentement. Ça ne le dérangeait pas, car il s’amusait plus, en réalité, à déchiffrer ses micro-expressions qu’autre chose. Derek était un joueur de poker. Il aimait croire qu’il pouvait lire, facilement, à l’intérieur des gens. Peut-être aurait-il fait un Legilimens de talent, s’il avait apprit cet art à la place de l’Occlumencie, toujours était il qu’il s’amusait à sonder le caractère bourru du barman.

Il se doutait qu’il n’était pas ce qu’il semblait être. Quelqu’un aussi intéressant que lui ne pouvait pas seulement servir des verres dans la vie de tous les jours. Il sentait une profondeur chez lui, un mystère qui n’était pas sans lui rappeler sa propre double identité. Peut-être était-il comme Sacramento ? Mais Finn connaissait la pègre. Il n’avait pas le profil d’un criminel, et le Scottish Inn n’était pas une couverture criminelle : il avait prit soin, en s’installant à Atlantis, de s’assurer de l’emplacement des points stratégiques subversifs de la ville. A moins qu’on l’ait mal renseigné ? Si c’était le cas, des têtes allaient tomber. Il n’avait pas de patience avec les incompétents.

Si les pensées de Derek allaient dans tous les sens, rien dans son attitude ne le laissait paraître.

« -Je te retourne la question. Mais je mordrai à l'hameçon en premier. Je ne suis ni un môme, ni un pervers. Je me classerai donc dans la catégorie des dealers. Pas de drogues, cela serait s’abaisser à un commerce basé sur la vilenie humaine, et je ne mange pas de ce pain là.

Il sourit, en prenant une autre gorgée de son whisky. Il ne fallait pas dans le lancer dans des conversations semi-philosophiques. Il était capable d’y passer la nuit.

-Si je devais dealer quelque chose, ce serait les cartes. Tu joues ?

La réponse importait moins que sa réaction. Car il pensait sincèrement que lorsqu’on s’auto-proclamait joueur, on avait deux possibilités : s'enorgueillir, ou avoir la douce confiance qu’inculquait le talent. Et s’il ne l’était pas, et bien, cela ne ferait qu’ajouter un élément au mystère qu’était le barman. Il était rare qu’on rejette de but en blanc le jeu, certains diraient même qu’il est le propre de l’homme et la base même de la vie. Il ne se rappelait plus, sur le coup, quel écrivain avait écrit que le jeu était un corps à corps avec le destin. Probablement un français.

-Enfin, je me doute de toute façon que jouer n’est pas ta priorité, avec un bar à tenir. Etre barman te prend sûrement tout ton temps… »

Il n’en croyait pas un mot, et savait que le personnage en face de lui comprenait le sarcasme à peine dissimulé. Il n’essayait pas de cacher son intérêt. Il était rare de rencontrer des hommes de sa trempe, et espérait juste ne pas le faire fuir en grattant du doigt la rouille qui cachait le métal poli qu’était la peau du barman. Une fois qu’on avait l’intérêt de Derek, il était difficile pour lui de lâcher, et, bien qu’il savait qu’il jouait un jeu dangereux (et si, en voulant découvrir la réponse au mystère, il se faisait découvrir lui-même ?), il ne voulait pas s’arrêter.


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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Lun 19 Juin - 5:10


Even if the snake is no poisonous...
...it should be pretend to be venomous.

Leur causerie improvisée creusait quelques sillages de lucidité dans ces galeries ténébreuses ; plus ils conversaient, plus ils s'enterraient dans le trouble, mais plus ils relevaient quelques informations sur leur vis-à-vis. Pour autant, chacun des deux hommes accordait à l'autre quelques renseignements en filigrane, perdus entre deux mots de bienséances drapés d'une fausse bienséance. Ils avaient dans leurs cornées une lueur d'intérêt nichée tout contre leur prunelle, ce qui semblait les dévorer de l'intérieur pour finalement en réchapper sur leurs langues ; quoiqu'ils disent, rien n'était laissé au hasard. Le diable se dissimulait bien dans les détails, et les deux protagonistes pouvaient le débusquer non sans difficulté au vu de leur passif respectif. Un passif qu'ils gardaient néanmoins sous clé et qu'ils déversaient au compte-goutte, sous le joug d'un jeu impromptu. Le client – dont il ne connaissait pas le nom, songeait Gabriel depuis quelques minutes. Mais il put paraître étrange de le lui demander dans un lieu où l'identité était bien dérisoire – répondit étonnamment à sa question avec la force de la franchise. Les lèvres du barman s'ourlèrent alors franchement, dans un sourire assez rare pour être convoité. « Intéressant. » Et de servir deux nouveaux verres, moins par pure stratégie que par envie. Il y avait fort longtemps que Gabriel n'avait guère rencontré une personne qui put susciter en lui autant d'intérêt.

Un dealer. Et l'intonation de sa voix, trop polie de bienséance pour dissimuler une quelconque taquinerie, fit comprendre à Gabriel que le quidam lui livrait une vérité sur fond de désinvolture. Une nonchalance dont faisait preuve également le patron du bar, ayant perçu la défiance dans le regard mutin de son interlocuteur. « Si je devais dealer quelque chose, ce serait les cartes. Tu joues ? » « Envoie. » Il avait opiné du chef avec assurance. Cigarette entre les lèvres, une sorte d'indifférence soudaine pour ce qui se passait autour de lui. De toutes évidences, il simulait une relative déférence à l'égard de ses clients : son frère aîné Raphaël ne cessait de lui répéter que les sourires étaient bons pour le commerce. Mais bien plus que son affaire, c'était sa couverture qu'il souhaitait sauver. Alors Gabriel souriait parfois, ou tout du moins évitait de se renfrogner à chaque arrivée d'un client, et épousait une pseudo sociabilité à force de hochements de tête, de tutoiement et d'un enthousiasme engourdi. Ce qu'il aimait, c'était se retrouver seul face à ses confections de poisons. La masse humaine ne l'intéressait que peu. « Enfin, je me doute de toute façon que jouer n’est pas ta priorité, avec un bar à tenir. Etre barman te prend sûrement tout ton temps… »  Le concerné eut un bref rire, ses yeux noisettes fixés sur l'homme distribuant les cartes. A présent tout sous-entendu n'en était guère plus ; ils jouaient sur le fil de la vérité, à se tirer les vers du nez. Et quitte à rentrer dans le jeu... « Toi t'arrives, tu fous tes pieds sous la table parce que le bar vient d'ouvrir et tu commandes tranquillement ton whisky. Tu penses qu'il suffit d'ouvrir les portes pour qu'un pub fonctionne hein. Si c'était le cas, je m'emmerderais même pas avec les poivrots du coin. » Pause de connivence, le temps de prendre en main son jeu de carte puis de cracher son nuage de fumée vers le plafond. « Pour moi il n'y a pas de catégories. La connerie humaine est trop vaste pour être classée. Il n'empêche que les poivrots, ce sont ceux que je supporte le moins. » Encore fallait-il que Gabriel ne supporte suffisamment de personnes pour valider ses dires. Mais qu'importait. « Et dis moi, tu deales quoi ? » La cigarette s'écrase dans le cendrier, le bruit seul de la cendre semble couvrir la voix du patron dont le timbre suave ne se faufile que jusqu'à Derek. « Je peux peut-être t'aider. » Son regard lorgne sur son paquet de cartes, puis il déclare : « Une partie de poker ? » Comme une évidence.

black pumpkin

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Derek Knight
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MessageSujet: Re: Pride and cigarettes [w./ Derek]   Lun 26 Juin - 8:15

Pride and Cigarettes
Derek & Gabriel
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&
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« -Toi t'arrives, tu fous tes pieds sous la table parce que le bar vient d'ouvrir et tu commandes tranquillement ton whisky. Tu penses qu'il suffit d'ouvrir les portes pour qu'un pub fonctionne hein. Si c'était le cas, je m'emmerderais même pas avec les poivrots du coin.

Derek avait en effet tendance à penser que tout devait lui être servi sur un plateau, conséquence directe de son complexe évident de supériorité. L’homme voulait devenir le plus grand criminel de tous les temps, et il lui semblait impensable que les autres veuillent d’autres choses que le servir, les détails sur le pourquoi du comment lui importaient peu. Il avait un whisky devant lui, il allait le boire, et se fichait de savoir comment marchait le bar d’où il venait. Le voleur était bien plus intéressé par la conversation de l’individu, ainsi que les cartes qu’il tenait dans ses mains.

-Il est facile d’oublier les tenants et aboutissements d’un travail traditionnel comme le tien, lorsqu’on en n’a pas un soi-même. Je ne doute pas qu’il requiert plus de consistance que de simplement verser du liquide dans des verres, mais je suis persuadé que ce qu’il se passe dans l’arrière boutique me passionnerait peu.

Il manipulait les cartes avec une habileté qui démontrait son habitude, que ce soit de manière littérale ou allégorique. Derek savait que s’il voulait en savoir plus sur le barman, il devait lui même mettre un appât. Il venait de donner un indice sur qui il était, sans savoir si l’hameçon remonterait : indice qui n’en était pas vraiment un d’ailleurs, puisqu’il correspondait à son identité mais aussi sa couverture. Etre Sacramento n’était décidemment pas un métier conventionnel, et être un riche philanthrope retraçant son arbre généalogique non plus.

Lorsqu’il battait les cartes en riffle shuffle, il entendit son interlocuteur lui proposer une partie de poker. Il n’avait même pas envisagé un autre jeu, et étouffa un petit ricanement.

-A part si tu as peur que je te dépouille de ton argent, bien sûr.

Les cinq cartes furent distribuées par les doigts agiles de Derek. Il n’était pas confiant, à proprement parler : il ne connaissait pas le niveau de son adversaire, et si ça se trouve, il allait perdre, mais il s’en fichait. S’il devait perdre, il perdrait avec panache car il savait avoir un excellent niveau, et l’argent n’était pas un problème.

-Dis-moi si je mise trop pour ta bourse, je ne voudrais pas te mettre dans l’embarras. Ton bar est plein, mais tu ne dois probablement pas brasser tant de Gallions que ça.

On aurait pu penser que sa dernière phrase démontrait un caractère prévenant, et si c’était vrai à un certain degré, il prolongeait surtout la ligne qu’il avait jetée dans la mare, afin de pêcher des informations sur le barman. Il coupla ce fil à l’eau avec une question, car parfois, il fallait savoir être direct.

-Je ne veux pas sembler trop curieux, mais il est rare que je joue au poker avec quelqu’un dont je ne connais pas le nom. Je suis Derek Knight, oui, comme le chevalier : quel est le tien ? Cela peut sembler être une information quelque peu accessoire, mais je ne fais que suivre des règles élémentaires et péremptoires de politesse. »

Il ne regarda pas sa main, pas encore. Il préférait regarder, de ses yeux inquisiteurs, l’homme derrière le bar et son aura énigmatique, afin d’assimiler ses réactions.

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A wicked man.
He shall spurn fate, scorn death, and bear his hopes above wisdom, grace and fear: and you all know, security is mortals' chiefest enemy. (♣) William Shakespeare.
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