Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !
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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mer 12 Juil - 20:51

La table ronde autour du métier d'Auror
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« All that hate, in your bones, it never ever leaves you alone. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier / Libre
« La table ronde autour du métier d'Auror »

you try to sit but always standing, alone.



Une question de patience, toujours une question de temps. Et si la belle avait toujours été menée par une avidité aussi vorace que ne l’étaient ses frasques, elle avait longuement travaillé sa patience au fil des décennies. Sous la folie des grandeurs, mieux valait-il se consumer de l’intérieur que de manquer une opportunité par un appétit insatiable qui se faisait oppressante, agressive. « … Même si j’apprécie l’idée d’être symbolisé par une sorte de déité invincible, la réalité est moins clémente. Nous avons toujours des défauts, mais notre apprentissage nous pousse à les dissimuler ou à en tirer des avantages. » Ainsi donc , au fil des ans, elle avait affamé sa rapacité en tenant ses démons en laisses et à disposition. Mais lui, quelles étaient ses avantageuses faiblesses ? Ainsi donc , alors qu’elle pouvait parfaitement les entendre s’entre dévorer de l’intérieur, la brune atténuait ses balsamines acrimonieuses par des regards tout aussi carnassier que des sourires narquois. « C’est pourquoi vous visez juste dans ce que vous évoquez. Nous avons des spécialités, souvent liées à nos capacités propres. » Une question de patience, une question de secondes… « Disons que je m’occupe plus particulièrement de l’intervention auprès des mineurs, mais je suis également apte à … »

La reine aux tourments orageux se laissa brusquement surprendre par la vive réaction qu’elle avait provoquée. Semblait-il, que ses chimères envieuses s’étaient déchaînées pour une toute nouvelle récompense, de manière assez ostensible si l’on en écoutait les palpitations qu’avait créé le cri. La brune souffla malgré elle, réalisant que son subterfuge avait fonctionné suffisamment pour lui permettre de nettoyer grossièrement ses narines, vérifiant distraitement le bout de ses doigts tachés pour en déceler des traces fraîches du liquide carmin, avant d’enfin pouvoir détailler les détails de l’ombre. Les traits de son visage se décomposèrent avec lenteur, bien plus interloquée qu’elle n’aurait dû l’être par l’identité qu’elle découvrait. Pas d’étrange poison, pas de venimeux étranger. Une simple louve au regard sélénite qui - de son capuchon - s’était préservée d’infidélités au nom du seul astre qui pouvait entendre ses hurlements, ses hurlevents : Siobhan Kvelgen« Toutes mes excuses. Il faut croire que le discours enflammé de Monsieur Greengrass a des effets des plus surprenants sur son auditoire. Vous pouvez reprendre, Monsieur Rosier, navrée de vous avoir interrompu. »

Siobhan … ce n’était que Siobhan. Un nouveau soupire vint mourir contre ses lippes, quoi que puisé bien plus profondément cette fois, juste au côté de cette angoisse qui les avait écorchées depuis trop longtemps déjà. « Bien. Espérons seulement que cet enthousiasme restera cantonné à ce seul épisode d’exaltation. » avait-il finalement rétorqué d’un ton bien plus décontracté que n’avait-été sa réaction. La brune hocha systématiquement la tête, pinçant ses lèvres avec force avant de laisser sa voix répondre aux prières insinuées. Sa tête lui jouait des tours, ou plutôt, répondait-elle avec autant de verve qu’il lui était intimé. Plus les jours avançaient, plus elle écourtait la longueur des chaînes de ses démons… chaque chose en son temps, et pourtant… elle n’était pas prête, il arrivait à manipuler le temps. Quoi qu’il en soit, elle comprenait beaucoup mieux pourquoi la silhouette s’était montrée si familière. Ses épaules se secouèrent doucement, discrètement, alors qu’elle faisait au mieux pour éviter de succomber au rire nerveux qui s’imposait devant l’une des plus grandes ironies de sa courte vie. Fallait-il tout de même avouer, que les chances qu’une telle situation se produise étaient plus qu’infimes. User de pyromancie, sur la seule personne qui pouvait l’incriminer en connaissance de cause, ayant été l’instigatrice de son initiation et qui - également - était la précieuse parente du seul Auror présent dans la salle… pour qui elle s’était spécialement déplacée afin d’assister à sa petite conférence privée … en raison de trouver une quelconque solution pour contrer la personne avec qui elle avait malencontreusement confondu « Siobhan. »

Son corps sembla se secouer d’une nouvelle vague de rires, observant cette ancienne acolyte d’il y avait maintenant deux ans, seulement deux ans, déjà deux ans. Les muscles de son visage fléchirent sous sa volonté, tentant clairement de contrer ces ricanements qui menaçaient de perturber la salle à leur tour alors qu’elle s’obstinait à soutenir ces prunelles méphitiques. Son regard, que l’on qualifiait plus souvent d’hautain que félin, s’épanouissait sans doute d’une bien étrange expression pour la nordique. Stupéfaite par ce couinement strident qui provenait du creux de sa gorge, intimée par une subite et nouvelle malice qui la montrait sous des airs beaucoup trop turbulents pour la fine élite de l’aristocratie, l’héritière coracienne s’obligea à taire ses croassements involontaires en plaquant sa main contre sa bouche.

Ses pommettes exhibant ces nouvelles teintes rubicondes - qui avaient subitement supplanté celles tristement grisâtres qui collaient à sa peau par les temps courants - et ses sourcils se fronçant par la force opérée par ses paupières pour en voiler ses iris, la Slave faisait de son mieux pour dissimuler l’hilarité qui contractait douloureusement - maintenant - les muscles de son abdomen tant le soulagement se fracassait à l’ineptie. Quelle idiote… en jouant à la plus maligne, elle lui fournissait probablement ses seuls et derniers recours. À bout de souffle, à souffle court, elle s’octroya enfin le droit de reporter son attention sur le fils Rosier, malgré qu’elle fût tentée d’en dissimuler son regard le temps que s’en dissipent les perles de rire, simplement pour éviter d’en attirer des questionnements. Ce n’est qu’à l’instant où elle écarta sa main tremblotante de ses lèvres, qui s’étiraient déjà dans l’intention de poursuivre ses ricanements frénétiques, qu’elle reporta entièrement son attention sur les pages encodées de son journal afin d’y noter les précédentes informations que le vénérable noble avait énoncées. « Soit. Mademoiselle Raventhrone. Vous me demandiez ma vraie spécialité. Laissez-moi vous la décrire. » -Ah ! Oui, voilà… elle avait complètement oublié le plus important. Toujours le plus important… toujours se concentrer sur le catalyseur qui s’offrait au vénéfice.

Et si les premières notes d’éloquences étaient parvenues à tempérer ses frasques irrévérencieuses, la mélodie qui s’en découlait se composait de chants élégiaques, la laissant aphone. L’archiviste s’enfonçait dangereusement dans sa filière treize, l’historien se faisait inopinément corvifuge tout en s’avançant vers cette fillette d’autrefois, qui se décomposait de ses compositions. « … 1er juillet 1993 … » - Non. Elle ne se souvenait de rien. Non, il n’y avait aucune chance qu’elle arrive à se souvenir d’une date aussi peu pertinente. Que du vide, que du néant - « … La suivante était au quinze juillet de la même année… » - Il inventait, il prétendait. Et pour cause, elle était beaucoup trop occupée à surveiller les garnements pour se montrer elle-même indisciplinée. De toute façon, il n’y avait aucune raison à - « … Alors qu’au 5 août … » - « Monsieur Rosier. » - Suffit. Elle serra les dents, ses iris aux couleurs d’acier venant percer ceux de l’interlocuteur pour le supplier de ne pas faire perdurer le calvaire. Et si l’homme pouvait colorer ses paroles de souvenirs aux imageries limpides, ce fut l’affligeante commémoration émotionnelle qui vint douloureusement écorcher le murmure de son nom de famille. À peine avait-elle eu croisé son regard, que l’invité s’était relancé dans ses explications, lui donnant la désagréable sensation de n’avoir eu suffisamment de temps pour qu’il entende ses silencieuses prières. Elle hocha faiblement sa tête, laissant ses prunelles s’évader lentement vers l’invisible, écoutant distraitement le reste de ses explications. Sa croix, sa faiblesse. N’est-ce pas ? Elle se redressa instantanément, entrouvrant ses lèvres pour n’en libérer qu’un silence à l’instant même où elle lui avait une nouvelle fois adressée toute son attention. Et ce même regard souverain… et ce même regard impérial qui oppressait une domination indéniablement plus saisissante que ne l’avaient été ses discours analytiques. Si cette bénédiction venait accentuer les fascinations, c’était dans cette paire d’yeux opalins qu’elle y trouvait la source. Comment pouvait-il simplement la regarder ainsi alors qu’il l’avait dépeint si justement ? Un faible sourire vint étirer ses lèvres, se voyant encore une fois, quémander silence à sa curiosité si volubile. Une autre fois, elle aurait parfaitement l’occasion de poser toutes les questions qui lui brûlaient le bout de la langue pour ce qui était de cette faculté insoupçonnée au double tranchant bien plus affuté qu’il pourrait sembler.

« Je doute fortement qu’il en soit réellement un atout pour être Auror, mais plutôt un atout pour les Aurors. Aussi rarissime est-elle, vous devez être un homme bien convoité dans votre domaine Monsieur Rosier. » avait-elle finalement décrété, levant le bout de son nez pour en souligner ses propos. Convoité était un terme bien véniel. S’il en était d’elle, possédé un employé avec une expertise aussi inestimable, elle savait parfaitement qu’elle en aurait profité jusqu’à frôler l’abusif. « Qu’en est-il des autres spécialités… qu’elles sont celles qui sont le plus prisé par vos employeurs ? Aussi, je serais bien curieuse d’en savoir d’avantage concernant les relations au niveau international. Si l’on peut dire ainsi, en considérant que vos pratiques sont si peu limitées en territoire et qu’il en est de même pour celles des autres pays, les forces de l’ordre magique du Royaume-Uni sont surement réputées pour une compétence précise. Enfin s’il en est de procéder par la spécialisation de chaque Auror, nous pouvons difficilement mettre de côté la supposition qu’il en est de même concernant chaque pays ? Ce qui me force à croire que l’on vient demander de l’aide lorsqu’un cas nécessite le plus d’effectifs possibles… Vous avez mentionné être en charge d’interventions auprès des mineurs… Donc quelle unité est la plus prisée internationalement pour son expertise ? Est-ce aussi la même chose avec les… Moldus ? »

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Jeu 27 Juil - 14:53

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Du coin de l’œil, alors qu’il se reconcentrait sur son intervention, l’Auror avait été troublé par une expression égayée. A peine quelques secondes, pourtant : mais bien assez pour déceler, dans la largesse de son champ de vision, l’esquisse de rire chez Adrasteia. Pour distinguer, dans la quiétude ambiante dument récupérée, cette main précieuse qui venait dissimuler des lèvres sibyllines.

Oh, il n’avait rien dit. Pas même relevé l’information. Au contraire, mieux valait la taire pour se l’approprier puis la répertorier soigneusement dans le dossier Raventhrone. Qui sait quelle utilité il pourrait en tirer, un jour ? La moindre des observations pouvait faire basculer une situation ; voire un homme ; alors pourquoi pas une femme ?

Un simple vacillement engendrait tellement de choses insoupçonnées. Parfois doucereuses. D’autres, terribles.

C’était là qu’il avait choisi de commencer sa démonstration. De se rappeler à son interlocutrice privilégiée – ne l’était-elle pas, à voler chacun de ses regards malgré la présence des autres étudiants et de la tant aimée Siobhan ? – et à son questionnement singulier. Interrompu, tantôt, par quelques effervescences enflammées. Inconnues. Énigmatiques.

D’une mélopée contrôlée, il avait entamé sa psalmodie mémorielle. Précise. Trop bien menée pour ne pas effleurer les craintes de la slave attentive. Monsieur Rosier. Les mots sifflés lui rappelèrent que les méandres ombrageux d’une vie adolescente n’étaient vraisemblablement pas si lointains. Ni oubliés. Et surtout pas pardonnés.

Parce qu’il se souvenait très exactement de cette ombre éteinte du 5 août 1993, dispersée comme un nuage dans les cieux éternels par une brise ravageuse. Ce n’était pourtant que de courtes entrevues. Que d’infimes passages. Seulement, comment nier l’évolution inquiétante d’une infante si vivante vers un pâle reliquat inanimé ? A l’époque, du haut de sa prétention masculine dérisoire et risible, il n’avait pas compris.

Aujourd’hui, il n’était pas certain d’en tenir toute la connaissance nécessaire. Mais il en appréhendait davantage les relents souffreteux : parce qu’il ne fallait pas se leurrer, il s’agissait de souffrance. Le regard qu’elle lui lança avec une ardeur plaintive ne pouvait que confirmer son impression. Il touchait avec une justesse cruelle un point sensible. Probablement trop. Alors, il esquiva la description malheureuse pour revenir à des terrains plus assurés et sereins.

La conclusion de sa démonstration en était un. Stable. Dominé avec fermeté. Qui lui permettait toutefois, dans les secondes qui s’égrenaient entre eux, de la toiser avec douceur. De ne pas s’arracher à cet échange silencieux, en dépit de ses obligations et du reste de la salle. S’il n’avait pas été évident depuis le début de son intervention que l’infante Raventhrone piquait régulièrement son intérêt … Il apparaissait un peu trop ostensiblement, maintenant, que c’était le cas.

C’était presque plus fort que lui.

La prise de parole de la jeune femme le soulagea temporairement de cette pression extérieure somme toute nécessaire. « Et bien, mademoiselle Raventhrone … » Il n’y a pas que dans mon métier que je suis convoité à ce sujet. Mais il se retint de le prononcer. Avec une vélocité brutale et salutaire : pour quoi passerait-il, d’autant plus devant sa sœur et de jeunes âmes, à s’engager vers un chemin si périlleux ? Quelle folie de même songer s’y perdre !

Que lui arrivait-il, par la barbe de merlin ? « Il est vrai que mes talents sont convoités. Et je ne doute pas qu’ils constituent un atout pour mes confrères. » Rien de très inhabituel, en vérité. A l’échelle de son existence, tout du moins. « Je ne pourrais pas m’exprimer à la place de mes supérieurs, en l’état. Sachez toutefois que les dons magiques et intellectuels sont représentés en des parts intéressantes, mais qu’ils ne font pas tout. Un très bon legilimens n’est pas recruté sur ce seul aspect. Il faut être performant sur de multiples paramètres. » Léandre releva légèrement le visage, en un mouvement mesuré à l’extrême. Calculé. « En ce qui concerne les particularités des sections britanniques … Disons que nous avons eu davantage à gérer des cas de magie noire sur ce dernier siècle que la plupart de nos voisins. Non pas qu’ils n’aient pas été secoués par leurs propres problèmes à ce niveau, mais rien qui soit de l’ampleur de Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Plus-Le-Nom. Mais cela ne nous transforme pas, pour autant, en des experts mondiaux. Il existe beaucoup trop de variables et d’interprétations des arts interdits pour qu’un seul pays soit en mesure d’en dresser une liste exhaustive et efficace. » Et en disant ces mots, il songea aux maléfices acérés de la Louisiane, dont on lui avait conté des récits éprouvants lors de certains échanges. « Par contre, notre rayonnement à l’échelle européenne est bien plus visible. Surtout sur ce point. Là où certaines contrées se vantent d’étudier le mal pour mieux le traiter, nous, nous l’exterminons. » Dans la plus pure tradition du défunt Dumbledore. « Et de fait, vous vous doutez bien que ce n’est pas l’interaction auprès des mineurs qui compte le plus. Mais mes confrères réellement spécialisés en magie noire. » Pas lui, directement. Même s’il évoluait dans ce sillage en compagnie de Matt. « Néanmoins, de pareilles coopérations prennent place uniquement quand le besoin s’en fait sentir. Il est inutile d’aller quérir une unité d’expertise étrangère si la menace peut être gérée localement voire nationalement. Et parfois … Certains pays préfèrent ne pas se mêler des problématiques extérieures. Pour des raisons de droit, de légitimité ou que sais-je encore. Chaque gouvernement gère l’affaire en son nom, même si des institutions internationales existent pour veiller au grain. »

Les moldus ? Une étincelle souveraine, brève et impétueuse, s’anima dans ses yeux. Trop courte pour le commun des mortels. Trop proche pour échapper cependant à Adrasteia. « Pour être honnête, le sujet est encore délicat et de fait … C’est plutôt tout le contraire. Les autres pays préfèrent éviter le moindre conseil de notre part là-dessus. Nous n’avons pas le bon rôle pour eux. »

Adrasteia qui ne cessait pas de le captiver.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mar 1 Aoû - 22:28

Je prenais beaucoup de notes depuis le début, tellement que j'en oubliais presque de participer à la table ronde. Nous sommes ici principalement pour échanger sur le métier de Monsieur Rosier qui a eu la grande amabilité de venir discuter avec nous aujourd'hui et moi je ne fais qu'écrire comme si j'étais à une leçon. Bien sûr, il est important, selon moi, de prendre des notes de ce qu'il se dit afin d'être sûr de ne rien oublier plus tard, mais il faut aussi participer à la conversation, prouver que l'on port un intérêt à l'évènement.

Une chose m'avais interpellé dans le discours de Monsieur Rosier, un petit détail pour certains, mais cela m'avait fait réagir. je levais donc la main par automatisme afin d'interpeller l'Auror.

- Monsieur Rosier, exusez-moi mais, vous avez dit tout à l'heure que certains Aurors vont se reconvertir chez les tireurs d'élite car le métier est trop compliqué pour eux. Mais est-il possible de faire l'inverse? Est-ce qu'un étudiant en formation de tireur d'élite peut basculer pour entrer en formation d'Auror?

Bien que la discussion ai prit une direction autre que celle que j'aborde, je trouvais cela nécessaire de poser ma question. Plus j'écoute Monsieur Rosier donner des explications sur son métier et plus je pense avoir, finalement, choisit la mauvaise formation. Heureusement, ce n'est que ma première année ici et je pense qu'il est peut-être encore possible pour moi de changer de cursus si j'en fait la demande. Bien évidemment, je préfère tout de même avoir la réponse d'un professionnel avant de demander quoi que ce soit, je ne voudrai pas me lancer tête baissée dans un gouffre sans fin.

Je ne doute pas une seule seconde que cela sera plus difficile encore, que les résultats attendus devront être les meilleurs possible, mais je n'ai pas peur de tout ça, je me sens capable de le faire et même peut-être de réussir. J'imagine déjà la tête de mes parents si j'arrive à devenir Auror. Un petit rictus moqueur se dessine sur mes lèvres à cette pensée, qu'est-ce que cela pourrait me faire rire !

Je me reprends tout de même rapidement pour effacer ce petit sourire sur mes lèvres, je ne veux pas faire croire à Monsieur Rosier que je me moque de lui, bien au contraire, je suis très sérieux sur ma question et j'attend avec impatience de savoir son point de vue sur tout ça.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mer 2 Aoû - 19:49


« Et bien, mademoiselle Raventhrone. Les années de formations nécessaires au métier d’Auror ne sont pas de trop. Seuls les meilleurs éléments sont gardés, tant les épreuves sont douloureuses, éreintantes et parfois cruelles. Il n’est pas rare que certains abandonnent la première année pour se diriger vers la carrière de Tireur d’élite de baguette magique. Cette épuration n’est pas négociable, à notre niveau. Un Auror doit être un agent d’intervention et de tactique dans son essence la plus poussée. La moindre erreur est fatale. La moindre faiblesse visible est presque éliminatoire. »

Les mots claquèrent, les mots craquèrent ; comme des points de suture que l'on n'a de cesse de solliciter et qui succombent aux assauts répétés. Qui cèdent, et qui laissent finalement entrevoir La disgrâce indélébile. Le passage du temps affûte les regrets, poli les souvenirs, et nous renvoie tel un miroir nos erreurs et l'impossibilité de revenir en arrière. Léandre était un beau miroir, tout aussi affûté de corps que d'esprit, aux souvenirs aussi nombreux que clairs, comme il s'était plu à le souligner pour servir ses propos. Ou peut-être des intérêts pour le moins limpide aux yeux de la scandinave. Ils se connaissaient bien ; trop bien. Trop pour que ses émotions puisse échapper à sa soeur, sa cousine, trop pour qu'il ignore la portée de ses mots sur elle et ce qu'ils voulaient dire au delà de ce qu'ils voulaient effectivement dire. Aussi avait-elle jugulé ses craintes infondée de la poigne d'une certitude triviale ; Léandre était bien trop occupé à jouer avec le feu dansant pour faire attention à quoi que ce soit d'autre.

Siobhan baissa le regard, murée dans un silence qui au yeux d'autrui, bien souvent, lui seyait davantage que la parole, quintessence des armes dont elle se servait pour clamer des vérités, des faits, avec un tact bien relatif & aux filigranes des plus limpides. Alors, quand vint la question des moldus, la norvégienne se mordit la langue pour retenir toute la volubilité d'une âme éprise d’honnêteté. Qu'en est-il de la neutralité des Aurors, mon frère ? Les brebis galeuse dans nos rangs – dans tes rangs.

L'intervention du jeune Avery eu l'effet d'un souffle sur les braises d'une candeur endommagée, déchirée, éclairant furtivement les méandres de son esprit opacifié « Je me permettrais d'étendre le questionnement de Monsieur Avery ; dans le cas d'un tireur d'élite confirmé désirant changer de carrière, ou bien d'un ancien Auror ayant changé de voie, en combien de temps peut-il espérer devenir – ou redevenir – un agent ? » Siobhan releva la tête vers son frère et retira finalement son voile nocturne. Sa question n'avait rien d'innocente – pas pour lui. « Dans le même registre, est-ce qu'un mage noir, sous certaine condition, pourrait à sa demande – ou non – être enrôlé au sein de la brigade des Aurors ? » elle reporta son regard sur chacune des personne de l'assemblée avant de revenir planter ses iris cristalline dans celles de Léandre, laissant s'éroder la seule question importante dans les dunes de ses questionnements. « Il réside dans l'imaginaire collectif, comme l'a soulevé Monsieur Greengrass un peu plus tôt, une image persistante ; celle de l'Auror paré de blanc, protecteur juste et vertueux. Beaucoup oublient cependant qu'un Auror est d'abord et avant tout une personne qui a fait un choix, celui de voir, de subir l'horreur sans filtre, celui d'être le rempart contre le Mal. Il est celui qui accepte de salir son âme et de prendre les décisions que personne ne veut prendre pour que personne n'ai à le faire. A ce titre, il est je crois important de se poser la question "Où se trouve la limite entre l'un et l'autre", et de si oui ou non, en de rare cas, un repentir est possible. » Est-ce qu'il est fréquent qu'un Auror perde foi en ceux que nous servons, mon frère.

Que leurs Évangiles fassent d'eux des non croyants.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Lun 7 Aoû - 5:51

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Adrasteia qu’il ne pouvait pas se permettre de détailler davantage. Car, malgré tout l’intérêt novateur qu’il éprouvait à son sujet, la réalité de la situation ne tarda guère à venir lui rappeler ses obligations. La raison première de sa présence en ces lieux d’étude et de concentration. Rien qui ne puisse légitimer une aliénation de la sorte pour quelques battements de cœurs égarés.

Rien qui ne puisse autoriser quelques écarts de fascination qui ne soient pas liés à son devoir.

La voix de l’infant Avery vint donc percuter son attention avec une remarque intéressante et nécessaire. Un questionnement légitime qui n’avait rien de périlleux en soit. Seulement, Léandre n’eut guère l’occasion d’y venir immédiatement. La silhouette de sa sœur s’agita et s’extirpa de sa distance quiète pour quérir sa conscience sur d’autres points plus laborieux – du moins, des aspects délicats dont certains l’étaient plus pour ses confrères que pour lui.

Un bon mage noir était un sorcier mort, par exemple. Et il ne s’en cachait pas tellement. Mieux valait toutefois traiter un sujet à la fois. Trop de choses risquaient de s’emmêler. « Il est effectivement possible de faire l’inverse, monsieur Avery. La formation d’Auror est accessible jusqu’à un âge relativement avancé, tant que le corps est en état de suivre et les capacités mentales aussi. Et ce sont, par ailleurs, des choses qui se sont déjà vues. De très bons éléments des tireurs d’élite ont déjà été conviés à la formation en raison de leurs compétences. La remise à niveau pour les individus plus âgés n’est jamais aisée cependant, mais ils finissent par triompher s’ils en ont véritablement l’étoffe. »

Lentement, les pâles iris de l’Auror glissèrent vers la blonde Siobhan. « Comme précisé, tout dépend de l’état de l’agent en question. Et de l’opinion des supérieurs à son sujet. Autant je peux avoir des idées sur le premier point, autant je n’ai aucune prise sur le second pour des raisons évidentes. » N’ayant, vraisemblablement, pas percuté la profondeur du sujet évoqué – sans doute encore bien trop troublé par la verve piquante de l’énigmatique slave. « Quant aux mages noirs … La réponse est évidemment non. Ils ne peuvent pas être recrutés au sein des Aurors, étant donné qu’ils sont l’antithèse exacte de notre profession. Tout au plus, des échanges d’informations peuvent avoir lieu dans le cadre des procès. Ça a été le cas avec Igor Karkaroff, par exemple. » Distraitement, il s’avança dans la direction de sa nouvelle interlocutrice. « Ils représentent un risque de dissidence et de menace permanente que nous ne pouvons pas absoudre. »

Plus exactement, qu’il ne voulait surtout pas gracier. « L’imaginaire collectif suppose beaucoup de choses, et pas seulement sur la caste des Aurors. Il serait malaisé de croire que nous ne sommes que des figures héroïques et lissées. La vérité est bien loin de là, puisque nous devons effectivement prendre des décisions terribles et faire des choix qui le sont tout autant. Le chevalier parfait sans sang sur les mains n’existe pas : et ce n’est pas une réalité cantonnée aux miens, malheureusement. » Et dire que lui-même en avait officié, de ces choses-là. Sanglantes. Cruelles. Qu’il ne manquerait pas de refaire, par ailleurs, pour préserver la magie de leurs ennemis naturels : les moldus.  « La limite peut paraître flou pour certains de mes pairs, mais pour moi elle reste aussi limpide que brutale. A mes yeux, l’emploi de la magie noire est bien souvent un point de non-retour. La dernière limite à ne pas franchir pour basculer de l’autre côté. »

C’était une chose qu’il s’était toujours efforcé de suivre, à dire vrai. Même s’il savait que ce n’était pas le cas de tous les Aurors – ni le cas de tous les tireurs d’élites et des policiers magiques. Même s’il réprouvait durement ces égarements.

La torture était mille fois plus justifiable à ses yeux que l’usage d’une magie obscure et bilieuse. Pour une raison très simple. Implacable. « Il ne faut pas oublier que la magie noire corrompt son utilisateur. Même avec les meilleurs intentions du monde, elle finit par dévorer la conscience du sorcier. Dans ses pires utilisations, elle laisse des séquelles physiques que rien ne peut corriger. Et je ne parle même pas des impacts psychologiques … S’y exposer volontairement, c’est se mettre soi et ses pairs en danger. En tant qu’Auror, je ne peux pas autoriser ça. »

Et je ne donne aucun repentir.

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