Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !
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MessageSujet: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mer 15 Mar - 9:45

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Décidément, il ne comprenait pas tout. Plus exactement, il n'était pas capable d'appréhender ça. Ce tableau. Voilà bien dix minutes qu'il l'observait, d'ailleurs. Ce plat étendard magnifié par une matière inconnue et rutilante. Immaculée. Aux lignes bleutées singulières, droites et répétées. Léandre ne connaissait pas réellement ce genre de choses, ou il ne souhaitait pas s'y confronter – elles étaient moldues, après tout – sans un minimum d'assurance. C'était une explication facile et logique à la fois, qu'il pouvait fournir à quiconque le voyait tourner autour de ce grand tableau portatif … Tel un félin irrité par une porte qui se refusait à ployer sous sa détermination. Son désir.

Par chance, un étudiant vaquant non loin à ses occupations – quoi que pas assez pour nier le manège de l'Auror – eu pitié de lui. Avec des mots simples et précis, il lui expliqua l'utilité des feutres et de ce blanc si … Blanc. Une nouveauté technologique, selon les paroles rassurantes de ce cadet, capable de retenir l'intérêt de jeunes regards plus longtemps qu'une ardoise et sa craie révolue.

Ah. Léandre haussa un sourcil pour manifester son incompréhension. En vérité, il s'agissait davantage d'un agacement contenu et méfiant, qui ne tolérait l'obsolescence de ces objets moldus que pour des raisons éthiques. Mais il ferait avec, n'est-ce pas ? Montrer la voie à cette cohabitation fragile, mouvante et parfois bien trop préoccupante. « Merci. » Il congédiait d'un sourire délicat son sauveur, afin de s'intéresser par et pour lui-même à la chose.

Un tableau sur lequel écrire avec une plume de couleur, donc. Était-ce de l'encre ? Il voulut s'y frotter et dessiner une rose dans un coin de l'albâtre surface. Une horreur. Ça ne ressemblait à rien. Soit. Léandre dégaina sa fidèle baguette pour se saisir autrement de ce … Quoi, déjà ? Oui, voilà. Un feutre.

Rien ne valait la magie, à ses yeux, pour de si petites tâches. Alors, ni une ni deux, l'Auror agrémenta sa placide aide du jour avec un titre pour le moins rougeoyant.

Table Ronde autour du métier de l'Auror – Ouverte à tous
Interrogations sur sa fonction, sur ses liens avec la Justice Magique et son rôle à Atlantis
Présentée par Sire L. C. Rosier

Une bonne chose de faite. Et dans l'attente des curieux – bien que le secrétariat lui ait concédé quelques noms – il se mit à compulser une nouvelle fois les questions formulées par ces derniers. Tant de choses à dire. Tant de mystères à dénouer.


La Table Ronde est ouverte à tous les curieux, qu'ils soient étudiants ou adultes. Vous avez évidemment le droit d'y venir sans poser de question !
Je remercie, par ailleurs, tous ceux qui m'ont transmis leurs interrogations et que je vais me faire un plaisir de traiter progressivement au cours du RP.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Lun 20 Mar - 15:47

La table ronde autour du métier d'Auror
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« All that hate, in your bones, it never ever leaves you alone. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier / Libre
« La table ronde autour du métier d'Auror »

you try to sit but always standing, alone.



Elle pinça ses lèvres, soupirant silencieusement alors qu’elle peinait à détourner son regard du plancher. Un point fixe qui n’était qu’une simple tâche sur un sol à la propreté discutable. Un point fixe qui n’était qu’un point, sa vue se brouillant lentement jusqu’à ce que ce point ne soit plus qu’un regard figé, un regard aveugle et neurasthénique. Elle soupira pour l'énième fois, glissant le bout de ses doigts contre les nervures du verre en carton qu’elle tenait entre ses doigts, accoudée à une petite table alors qu’elle patientait sagement en attendant l’heure fatidique où elle pourrait assister à cette table ronde. Et dans sa petite mort, tout semblait lui échapper. Et dans sa petite mort, rien ne voulait fonctionner comme elle l’avait planifié pendant près de deux années. Elle se redressa mollement, ses doigts venant se poser sur ce précieux journal qu’elle trimbalait à chacun de ses déplacements, et ce, depuis le début des temps. Elle se décida finalement à se diriger vers la bibliothèque, ses pas traînants avançant dans ce qui semblait être une lenteur exagérée, peinant à se sortir de cette élégie qui lui embrumait l’esprit.

Elle releva son visage, prise au dépourvu sous le choc d’une épaule percutant la sienne. Stupéfaite, l’élève s’excusa distraitement avant de reprendre sa route, ses lèvres s’étirant faiblement, résultat d’un spasme musculaire plus que d’un sourire. Elle inclina son visage en réalisant qu’elle se trouvait déjà devant le point de rendez-vous, un silence inspirant le calme régnait dans la pièce, et contre toute attente, elle semblait vouloir se laisser bercer par cette tranquillité, apaisant d’une certaine manière l’intérieur de son crâne. Elle ne savait pas exactement ce qu’elle espérait apprendre en venant à cette petite conférence… Mais elle avait eu la forte impression que sa présence était dès plus importante. Elle fronça ses sourcils, son regard se posant finalement sur un homme qui tentait invraisemblablement d’étaler ses talents artistiques sous l’aspect d’une rose plus ou moins réussite, avant de voir la réalité en face et de laisser la magie obtempérer à sa place. Elle redressa ses épaules, levant le bout de son nez dans une fierté qu’elle tentait de déterrer depuis belle lurette, entrant dans la salle en silence, ses gestes emprunt de cette lenteur impératrice qui l’accompagnait inlassablement depuis deux mois déjà. Ses doigts se resserraient nerveusement contre son journal, mitigé entre l’envie de rebrousser chemin et celle d’aller offrir ses remerciements pour l’organisation de cette table ronde. Depuis que son demi-frère tentait désespérément de lui faire porter le chapeau pour la mort de leurs parents, la jeune femme tentait visiblement de se faire discrète aux yeux des sorciers s’approchant de près ou de loin des forces de l’ordre, et ce, même si elle avait réussi à leur faire comprendre qu’il lui était complètement impossible d’avoir été impliquée dans cette histoire. Du moins, elle espérait avoir fait tomber les doutes, ce n’était pas gagné. Elle se dirigea distraitement vers l’homme, inspirant longuement avant de poser son regard sur celui-ci, ses traits éveillant curieusement une sensation de familiarité. Et pourtant, il lui semblait qu’en deux ans, elle avait eu cette fâcheuse tendance à oublier pratiquement tout ce qui concernait sa vie d’avant, sa vie de mort-vivant. Son regard se posa sur le tableau blanc, les lettres affichées se mélangeant étrangement à son esprit, un sourire aussi troublé que délicat venant peindre les traits de son visage cerné par la fatigue et l’anxiété. Elle tendit délicatement une main vers lui en signe de courtoisie. « Bonjour Monsieur Rosier … » avait-elle débuté, notant une légère pause avant de poursuivre, « Je … Je suis Adrasteia Raventhrone … je ne crois pas avoir eu l’honneur de vous fréquenter, par contre, Ombeline me parlait souvent de vous, autrefois. » avait-elle enchaîné, sa voix aux accents russes frôlant de près le murmure.

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You think I’m incredible ; seems like I'm an illegal on my own, I wonder if they'll miss me when I’m gone. but no matter what you think imma do my own thing. Don’t matter what you say imma stay awake. Don’t matter what you do, imma get my own way. Soon you’ll see, only I got me. And soon you’ll see, I’m capable of anything. Let me be, I’m comfortable being alone, and imma run in solo. I got this on my own, yes I know that I have a long way to go, but it’s always been just me and my shadow. Out of the deep, still locked in shallow. I’m unpredictable; I’m up to no good. I ain’t got a chill, and I’m back for some deathblows.
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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Dim 26 Mar - 15:29

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Les interrogations – nombreuses et sommes toutes légitimes – s’amoncelaient sur le parchemin opalin qu'il tenait entre ses doigts attentifs. La plupart des questions recouvraient des pans qu'il côtoyait quotidiennement dans sa mission ( et que dire des différenciations entre sa propre fonction et celle des Tireurs d'élite de baguette magique ?) et les autres … Il avait été consciencieusement les vérifier dans quelques ouvrages. Parce que les choses étaient ainsi : il avait beau exister un code – une législation diront les plus zélés – la pratique différait parfois légèrement de la théorie. Légèrement.

Aucun Auror ne pouvait se permettre d'être réellement en porte-à-faux avec le règlement. Pour des questions de justice, d'équité et surtout de modération.

Un de ses collègues avait mentionné en riant, une fois, par le passé, que c'était un peu pareil avec les ' voitures ' et ' le code de la voirie '. Ou était-ce de ' la route ' ? Quoi qu'il en soit, Léandre avait eu beaucoup de mal à comprendre la référence – cela, même en dépit des explications de son camarade. De toute façon, ils pouvaient bien s'en esclaffer le plus innocemment du monde. Ça ne changerait pas vraiment les choses, dans le fond.

Ils étaient des guerriers – des soldats exagérément dévoués pour quelques langues un peu trop affûtées – au service du Ministère. C'était un fait. Même si l'héritier Rosier préférait se considérer comme le garant de la communauté sorcière.

Plutôt que comme un agent particulier.

Ses pâles iris glissèrent un peu plus bas sur la liste, s'intéressant à un autre aspect des thématiques soulevées. La protection des moldus. Instinctivement, il leva les yeux au ciel pour soupirer – et gronder intérieurement à l'encontre de cette engeance misérable. Menaçante. Dont les innovations ne manquaient pas d'être de mauvais présages pour l'avenir.

Pour la magie. Si précieuse. Si magnifique.

Alors que ses yeux quittaient le plafond albâtre et bétonné, ils furent distraits par l'arrivée d'une silhouette inattendue. D'une ombre singulière et familière – dont il se souvint immédiatement, l'esprit vif, véloce et affamé par les bribes du passé. Raventhrone. L'entrevue courte et concise qui s'extirpait des ombres faméliques d'un temps oh combien éloigné, à laquelle il avait participé autrefois. Les pas de son interlocutrice s'immobilisèrent en sa proximité, tout en lui tendant une main que seules les nymphes de l'aristocratie savaient dévoiler avec la modération propre à leur rang.

À leur stature tant reconnaissable.

« Mademoiselle Raventhrone. » Avec la délicatesse d'un prince, mesurée et audacieuse à la fois, il s'inclina tout en douceur pour lui baiser la main ... Avant de lui rendre sa liberté. « Nos rencontres ont été bien trop rares, mais je me souviens parfaitement de vous. » Et comment l'oublier ? Sa mémoire colossale et écrasante ne le lui permettrait pas un tel affront. « N'y voyez aucun reproche, cependant. Je suis bien aise de vous retrouver entre ces murs … Notamment pour converser. » Et comment le nier ? Ces dernières semaines, il avait écrit plusieurs fois le nom de Raventhrone dans ses missives.

Se renseigner était la priorité – qui ne le ferait pas dans une situation pour le moins périlleuse ? « Ombeline est une perle, je l'avoue. » Le parchemin était délaissé, oublié, négligé entre ses doigts. Car, désormais, ce qui captait tout son intérêt respirait une aubade silencieuse face à lui. Peut être qu'il détaillait les traits de ce visage considéré avec trop d'insistance … Seulement, il avait en face de lui une potentialité qu'il ne pouvait pas nier. Qu'il ne pouvait pas dompter sans y donner un peu de son propre sang.

Alors, Léandre observait minutieusement – gracieusement, même – Adrasteia. Telle qu'il le ferait avec ces roses tant appréciées dans les jardins de ses aïeux. « Comment puis-je vous apporter un quelconque secours ? »

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Lun 27 Mar - 13:50

Le grand jour était enfin arrivé. Le jour où je pourrai avoir toute les réponses aux questions que je me pose au sujet de mon avenir. Bien que ce dernier soit déjà presque tout tracé, je préfère avoir le plus de renseignements possible avant de plonger la tête baissée dans un univers quasi inconnu. Car il faut se l'avouer, ce qu'on apprend pendant la formation est sûrement bien différent de ce qu'on peut appliquer une fois dans le feu de l'action.

J'ai pris le temps de tout préparer avant de partir, une bonne douche, quelques bouchées de viennoiseries et un brossage de dent pour éviter d'avoir un reste de croissant entre les dents. Un petit coup de parfum très léger pour paraître distingué, un pantalon en lin beige, une veste noire sur le dos, j'ai longtemps hésité à rajouter une cravate mais trouvant cette dernière idée un peu trop sur-joué j'ai préféré opter pour un nœud papillon.

Avant de partir j'attrape un cahier et de quoi écrire afin de prendre des notes de ce qui pourra bien être dit. Je ne voudrai surtout pas oublier les informations qui vont être données.

Je pensais avoir prévu assez de temps pour me préparer et arriver en avance au lieu prévu pour cette table ronde, mais j'ai du presser le pas plus que de coutume pour finalement me présenter à la bibliothèque de l'université avec une ou deux minutes de retard. Je reprend rapidement mon souffle et pénètre enfin la salle, la boule au ventre, pour remarquer qu'il n'y a pour l'instant qu'une seule personne présente. Nous ne serions que deux? J'en doute fortement, ou alors les élèves qui partagent la même formation que moi ne trouvent pas intéressant de pouvoir parler à un Auror.

Je laisse mes inquiétudes pour mes camarades de côté et me dirige lentement mais sûrement vers celui qui fera office de maître de cérémonie pour ce moment qui je l'espère sera mémorable. Fièrement, je tend une main en sa direction pour le saluer, les yeux brillants d'admiration, j'essaye de ne pas trop faire paraître mes émotions face à lui. Il faut rester digne et montrer une rigueur implacable dès le début.

Un bref et rapide coup d'œil au tableau pour être sûr de ne pas écorcher son nom avant d'ouvrir la bouche pour me présenter.

- Bonjour Sir Rosier. C'est un honneur de pouvoir vous accueillir ici. Je suis Samaël... Avery. Samaël Avery, étudiant en formation de tireur d'élite de baguette magique. J'espère pouvoir apprendre de nouvelles choses en votre présence.

Après lui avoir serré la main, je me retourne pour aller m'installer, inclinant la tête en direction de la demoiselle qui était déjà présente pour la saluer à son tour. Je dépose alors mon cahier sur la table et m'arme de mon stylo, fin prêt à écouter dans la plus grande attention ce qu'il pourra bien dire.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mar 28 Mar - 15:29

C

'est drapée d'un manteau à capuche à la noirceur vespérale que je m'étais présentée à la bibliothèque, le cliché parfait de la sorcière dans l'imaginaire moldu. Nulle verrue pour parfaire le tableau cependant. A la place, le haut de mon visage, dissimulé, mettait en exergue deux lèvres closes & peintes de carmin sur un visage bien trop pâle pour que l'on ne soupçonne pas une potentielle anémie. Je profitai de ce qui se rapprochait le plus d'une foule pour me fondre momentanément dans le décor et atteindre une chaise au plus loin du tableau, m'installant sans un bruit, sans même porter attention aux étudiants. Ce qui attira mon attention en revanche était le regard de Léandre, captivé par le charme sibyllin, que dis-je, insidieux d'une slave qui était loin de m'être inconnue ; Adrasteia. Un semblant de sourire indéchiffrable froissa mes joues. Il m'était impossible de ne pas faire le parallèle entre l'incident de la Vélane - que je pensais de moins en moins Vélane - et le moment présent, tant l'expression de mon petit frère m'était limpide. Je ne pu cependant pas m'empêcher de rouler des yeux malgré l'absence de surprise. Quel nigaud celui là. Qu'est-ce que ça serait le jour où il verrait pour la première fois une femme nue.

Peut-être faudrait-t-il lui préparer un manuel à l'avance ainsi qu'une liste de choses à ne pas faire ?

Je patientai sagement. Silencieusement. Laissant mes doigts bouger au gré d'une conscience embrumée, diaphane, superposée à des réflexions qui n'avaient aucunement trait à la raison de ma présence ici. Je fis glisser mes ongles sur le bois vernis et me mis à dessiner quelques formes illusoirement aléatoire, formant en réalité tout un ensemble de runes, glyphes comme symboles isolés, aux significations singulière bien que dénuée de magie. Les minutes s'égrainèrent avec l'aisance des dunes s'affaissant sous la contrainte - ou peut-être n'était-ce que mon impression ? Sans même relever la tête, je passai mon regard sur les corps apparus dans mon champ de vision, attablés, eux aussi dans l'attente - moins silencieuse - de la prise de parole du maître de conférence. J'étais plutôt curieuse d'entendre leurs questions ; d'une part pour me situer moi-même, mes valeurs, mes croyances, et d'autre part pour entendre les réponses de mon frère. Nos visions de la justice ne différaient que très peu, l'on pouvait même dire que nous partagions les même valeurs, mais là où j'étais libre d'agir selon ma moral, lui était contraint d'obéir à ses supérieurs, qu'importe la situation, et c'est là que résidait le plus gros de nos différences.

Toutefois ces convictions quelque peu divergente faisaient, d'une manière particulière, notre force. Le lien qui nous unissait ne pouvait être brisé. Il y avait un équilibre. Le poids de la loi lié par le sang et l'amour à un esprit farouche épris de liberté. Alliés dans l'ordre et la justice, mais d'une manière différente et complémentaire.

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« Ósnjallur maður hyggst munu ey lifa, ef hann við víg varast ; en elli gefur honum engi frið, þótt honum geirar gefi. » - Hávamál 16
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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mar 28 Mar - 22:35

La table ronde autour du métier d'Auror
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
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NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier / Libre
« La table ronde autour du métier d'Auror »

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Ses lèvres s’entrouvrirent faiblement sous l’emprise d’une inspiration haletante. Silencieuse et unique inspiration qui se faisait si facilement affecté par la douce et brève chaleur qui se déposait sur sa main dans un raffinement méphitique. La femme corbeau se faisait pantoise, l’espace d’une palpitation tressaillante, l’intervalle d’une tachycardie frémissante, l’intermède d’une pulsation précaire et oscillante. Elle glissa le bout de sa langue furtivement sur sa lèvre inferieur avant de se ressaisir, lui offrant l’esquisse d’un sourire éloquent tandis qu’elle levait le bout de son nez avec intérêt. Au fil du temps, la jeune femme s’était rapidement laissée prendre par les oublis d’une vie d’antan, se surprenant à s’avouer ô combien elle lui avait manquée, son cœur se gonflant d’exaltation alors qu’elle se faisait friande de retrouver décorum et convenances. « Nos rencontres ont été bien trop rares, mais je me souviens parfaitement de vous. - N'y voyez aucun reproche, cependant. Je suis bien aise de vous retrouver entre ces murs … Notamment pour converser. » avait-il confessé, perforant la curiosité de la brune, d’une lame qui s’avérait de plus en plus tranchante au fil des secondes. Tant de courtoisies, tant de politesse qui charmaient ses penchants pour les bonnes manières. De toute façon, il fallait avouer que ce qui semblait être un petit écart d’âge aujourd’hui, était bien important autrefois, leurs chemin de vie influencé par le début d’une vie d’apprentissage versus celle d’adulte qu’il venait d’entamer à l’époque. « Vous m’en voyez surprise … » avait-elle soufflé d’une voix lointaine, se laissant une nouvelle fois avaler par ses propres songes qui lui murmuraient des mélancolies. Elle reporta son attention sur le plus grand, inclinant légèrement sa tête vers la gauche comme elle le faisait chaque fois que sa curiosité s’éveillait, le flot de ses pensés augmentant considérablement le rythme pour s’écorcher la psyché d’une frénésie confinée à l’intérieur de son crâne. « … Et flattée … particulièrement flatté. J’ose espérer qu’il me sera possible – cette fois – d’apprendre à mieux vous connaître. D’autant plus que depuis mon retour en terre anglaise, il m’est parvenu bien des mérites en ce qui vous concerne. Je peine malheureusement à me souvenir de tout, tant de choses se sont produites en deux ans et j’ai l’impression de crouler sous les confidences. » avait-elle dit d’une voix soudainement teintée de notes émerillonnées.

La machine s’enclenchait, son mécanisme aussi bruyant qu’à son habitude. Parce qu’elle s’exilait toujours, parce qu’elle se méfiait constamment, éprises d’élégies bavardes qui lui tambourinaient la tête au point de l’arracher bien trop souvent à la réalité qui l’entourait. Et pourtant, la femme corbeau était réputée pour ses habilités à parler trop, à trop parler, s’évadant dans des discours étourdissants qui aspiraient ses convives. Tellement de mots pour couvrir des maux, tellement de maux pour abriter des mots sur ses lèvres pulpeuses. « Si l’humain en lui-même, ne cesse que d’évoluer, l’aristocratie quant à elle reste fidèle à elle-même. Elle confond bien trop souvent la révélation à la présomption tant elle est loquace. Si impérieuse … » avait-elle ajouté d’une voix légère, haussant ses épaules pour exprimer son impression. Ils n’y pouvaient rien … ils n’y pourraient jamais rien. Ainsi était le monde depuis sa création, les gens se sentaient si valoriser par le simple fait d’être l’instigateur de rumeurs tout aussi lubriques que ludiques. Le plus vieux enchaîna naturellement sur sa jeune sœur, la qualifiant d’un mot qui pouvait difficilement être plus juste. Une perle, autant au niveau de sa personnalité, de sa beauté que de sa particularité. Une perle unique et candide. Elle hocha sa tête alors qu’un sourire beaucoup plus vivant étirait ses lèvres, sous les mémoires de moments passés en sa douce et effervescente compagnie. « Oui … puis-je compter sur vous pour lui passer le bonjour ? Je ferai mon possible pour la rencontrer dès qu’elle terminera les cours. »

Un silence s’interposa, aussi imposant que l’était cette paire d’iris d’un bleu faste, impérial et saisissant. « Comment puis-je vous apporter un quelconque secours ? » - Souverain était-il, l’emportant beaucoup trop facilement au gré de ses attentions, accentuée par ce regard qui l’étudiait sans aucune retenue. Le souffle court, elle continuait ses fixations délurées sans pour autant ressentir de gêne. Il y avait quelque chose de fascinant, voir hypnotique, frôlant le narcotique. Toutefois elle n’arrivait pas à clairement identifier ce qui provoquait cet impression, persistant à farfouiller le fond de ses yeux despotiques. Un quelconque secours … elle inspira longuement alors qu’elle se remémorait distraitement les paroles qu’il venait de prononcer. Il y avait bien une chose … et pourtant, l’enjeu était beaucoup trop grand pour courir le moindre risque. Il fallait avouer qu’elle avait bel et bien eu l’intention d’assister à cette table ronde pour obtenir des informations … « Pas pour le moment … au risque de vous paraître inopportune, je suis présente simplement pour satisfaire mon épistémophilie. » Un haussement d’épaule, une voix qui retrouvait sa lypémanie atrabilaire bien en haut de sa tour de désolations. Peut-être même avait-elle naïvement espéré trouver une solution aujourd’hui. Abandonnée à ses songes, elle murmura pour elle-même, pour ses démons et surtout pour ses craintes. « Néanmoins … il y a peut-être … » avait-elle débuté, sortant finalement de sa torpeur pour l’observer avec concentration, fronçant légèrement les sourcils alors qu’elle entamait ses mensonges explicatifs, motivée par l’optique qu’elle pourrait peut-être trouver chez Léandre, une source quelconque de sécurité. « Je suis tombée dernièrement sur une étude relative au syndrome de stress post-traumatique et je me demandais s’il vous serait possible de m’éclairer un peu. Évidemment, nous pouvons rester en surface si cela vient entraver vos obligations … mais j’aimerais savoir s’il existe des procédés quelconques pour instaurer un lien de confiance avec les personnes qui refusent de parler sous la crainte de menace réelle ?... Non attendez … j’aimerais plutôt savoir quelles sont les options offertes pour assurer la protection de la di- Oh. » Elle se coupa brusquement, son regard venant se poser directement sur la présence d’un élève qui entrait à peine. Les muscles de son corps se contractant sous la surprise, la jeune femme laissa un soupire de soulagement passer la barrière de ses lèvres aussi silencieusement que possible. Son regard poursuivait distraitement les pas du jeune homme qui avançait d’un pas confiant et même, peut-être un peu crédule à l’adresse du Rosier, tendant sa main pour se présenter. « - Bonjour Sir Rosier. C'est un honneur de pouvoir vous accueillir ici. Je suis Samaël... Avery. Samaël Avery, étudiant en formation de tireur d'élite de baguette magique. J'espère pouvoir apprendre de nouvelles choses en votre présence. »

Elle lui adressa un sourire en retour à sa salutation silencieuse, politesse avant tout. Et tandis qu’elle l’observait aller prendre place, ses iris aux couleurs hétéroclites vint se percuter à l’impossible. Elle resserra ses doigts sur ce journal qu’elle tenait précieusement contre sa poitrine, son visage abordant des airs livides alors que ses yeux pourchassaient les mouvements souples et sinueux d’une cape qui se fondaient à la foule. La palpitation se faisait une nouvelle fois impératrice, aussi oppressante que méphitique pour débuter ce qui lui semblait être les battements de son cœur, déguisé en tambours de guerre. L’inconnu prenait place sans se soucier des regards suspicieux, immobile et prosaïque, arrêté par le temps dans une mort immortelle, dans une vie éphémère qui ne bronchait pas. « Ah ! Que suis-je bête, je devrais peut-être faire quelques recherches dans la bibliothèque un de ces jours. J’ai cette fâcheuse tendance à me laisser emporter par ma curiosité chaque fois qu’elle pointe le nez. Parfois il m’arrive de comprendre pourquoi certaines personnes la qualifie de vilain défaut ! » avait-elle dit d’une voix distraite, son regard farfouillant la salle à la recherche de signes quelconques. Se pouvait-il réellement qu’ils en soient à ce stade ? Déjà ? Le petit roi Lestrange instaurait son hégémonie à peine quelques semaines après l’incident, le contretemps, la vicissitude. Et si Arseni avait été des plus clairs dans ses menaces autant que dans ses violences, elle peinait à réaliser qu’il obtempérait aussi drastiquement, prêt à faire l’impossible pour triompher sous la loi du talion. Mordillant sa lèvre inférieur, elle inspira brièvement avant de reporter son attention sur Léandre, affichant une nouvelle fois un sourire qui peinait à fleurir sur son visage. « Je vais … vous laissez poursuivre vos préparations avant que tout le monde soit enfin présent. Je suis persuadée que j’obtiendrai des informations bien précieuses aujourd’hui. Autrement, je réitère ma demande … j’espère sincèrement qu’il nous sera possible de nous rencontrer en circonstances plus placides. » L’invitation était placée,  teintant légèrement son murmure pour adopter des couleurs plus mièvre. Elle hocha la tête pour accentuer ses paroles, tournant lentement sur elle-même pour aller rejoindre les élèves qui prenaient déjà place. Elle trouva finalement un siège libre qu’elle s’appropria, une nouvelle fois voguant dans l’immensité de ses chimères, profitant des dernières minutes avant le début de la séance pour analyser la situation. Peut-être … peut-être même que Léandre pouvait être une solution.

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You think I’m incredible ; seems like I'm an illegal on my own, I wonder if they'll miss me when I’m gone. but no matter what you think imma do my own thing. Don’t matter what you say imma stay awake. Don’t matter what you do, imma get my own way. Soon you’ll see, only I got me. And soon you’ll see, I’m capable of anything. Let me be, I’m comfortable being alone, and imma run in solo. I got this on my own, yes I know that I have a long way to go, but it’s always been just me and my shadow. Out of the deep, still locked in shallow. I’m unpredictable; I’m up to no good. I ain’t got a chill, and I’m back for some deathblows.
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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mer 5 Avr - 12:11

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Vous m'en voyez surprise. La façon dont les mots s'échappaient des lèvres de son interlocutrice, tels des aveux évanescents, vaporeux et éphémères, cristallisait l'intérêt imprévu de l'Auror. Dans ce souffle à peine audible, il y devinait beaucoup trop de choses imprécises pour ne pas vouloir s’y perdre quelques secondes. Comme si, par-delà la délicatesse d’une confession murmurée à son attention, il sentait se mouvoir des instances éthérées. Des prières sagaces qui se refusaient à porter leur nom, ou à avouer leur nature.

Or, à ses yeux, il n’y avait aucune maladresse à ne pas se souvenir. La vélocité de son esprit alambiqué, capable de retenir jusqu’au moindre battement de cil de ceux qu’il daigne observer, n’était pas une norme – loin de là, même. Il s’agissait d’un don précieux. Mystérieux. A la lucidité parfois exquise, parfois effroyable.

C’est pourquoi il serait malvenu – selon lui – d’attendre qu’autrui soit apte à … Se remémorer tout.

Flattée. Il ne put s’empêcher d’esquisser le début d’un sourire. Une connivence très fermement maîtrisée, toutefois, sans l’ombre d’une taquinerie ou d’une raillerie déplacée. Au contraire, Léandre veillait à se montrer avenant. Et, même si cela lui semblait particulièrement naturel en présence de ses pairs, il y avait présentement ce petit chancellement de plus. Cette intrigante et sulfureuse pensée qui s’ajoutait au reste ; rendait ses expressions intéressées ; son observation singulièrement attentive.

Nul besoin de se forcer, alors.

Apprendre à mieux vous connaître. « Je n’éprouve aucun doute à ce propos, mademoiselle Raventhrone. » Oh, si seulement elle savait. Peut-être que cet échange se serait paré d’atours plus enflammés. Plus extatiques. Plus« Beaucoup de choses sont véhiculées à mon propos. Peu d’entre-elles ont l’audace d’être véritables cependant. » Des mérites. Il y en avait tant à évoquer, en vérité, qu’il craignait de ne pas savoir lequel nommer en premier. D’autant que certaines de ses actions étaient définitivement moins … Appréciables que d’autres. Mieux valait, de fait, éloigner l’affaire pour le moment.

Après tout, si son courage avait payé lors de la bataille de Poudlard, on ne pouvait pas dire tant de grâce vis-à-vis de son esclandre avec Chems. Qui pouvait réellement savoir, alors, à quel événement faisait référence la gracile Adrasteia ?

Et, étrangeté s’il en est, son interlocutrice sembla s’égarer sur quelques réflexions venimeuses à l’égard de la Pourpre. Avec une curiosité non-feinte, Léandre l’écouta murmurer ces vérités éloquentes. Il y avait là tant à souligner, à braver et à confirmer. Or, le lieu semblait peu adapté à de semblables réflexions. Il se contenta de baisser légèrement son menton pour rehausser l’éclat inquisiteur de son pâle regard. S’en suivit Ombeline. « Évidemment, je lui transmettrai la nouvelle. » Ombeline si fragile, si précieuse ; dont les souvenirs innombrables ne firent que conforter l’idée initiale.

Une proposition habile à la vestale prévoyante de sa demeure. Une candidature magnifiée par une appellation aux voyelles exotiques. Aux consonnes brutales.

Il céda un peu de son indifférence pour détailler les contours de ce visage murmurant, quelque peu troublé par l’alternance des effets qu’il voyait s’y dessiner. Piqué par l’incompréhension qui grandissait en lui face à ce qu’il ne parvenait pas à estimer : car, si d’habitude il lui était possible de lire sur le visage d’autrui avec une exactitude relativement déroutante – par la force de l’habitude et de cette mémoire éternelle – il lui semblait discerner un océan de contradictions chez Adrasteia. Immense. Insondable.

Alors, tout en lui prêtant une oreille précautionneuse, il pencha le visage sur le côté dans une réflexion qui n’appartenait qu’à son esprit. Tout en la fixant, comme attaché à cette obsession de ne pas la perdre du regard. A croire que les mystères avaient toujours eu ce goût terrible de l’impossible et de la tourmente … « Si vous souhaitez assister à la table ronde en observatrice, sachez que c’est possible. Il n’y a aucun mal à cela. Toutefois … Les interrogations que vous portez à mon attention méritent une conversation approfondie et hors de ces murs. »

Elle s’était arrêtée, pourtant, dans la mélopée concentrée de ses questionnements – et il comprenait pourquoi, maintenant. Léandre eut néanmoins du mal à s’arracher à la contemplation de la brune Raventhrone.

La silhouette d’un étudiant gagna finalement sa proximité, l’enthousiasme brillant au coin de ses yeux. « Bienvenue ici, Samaël. Enchanté de faire ta connaissance ! » Non sans un franche retour des choses, par le biais de cette poignée de main vigoureuse et sincère, l’Auror lui adressa une expression chaleureuse. « J’espère que cette séance sera effectivement porteuse pour tous. Alors, surtout, n’hésite pas à m’interrompre pour me poser des questions. Je suis là pour ça. » Cet échange tranchait tellement avec le précédent ; cependant, il y avait plus d’aisance à échanger avec une jeunesse bienveillante – cela, même si elle se nommait Avery – qu’une potentielle future épouse. L’on risquait moins de devoir engendrer une descendance avec le premier qu’avec la seconde, surtout.

Le terrain ne se préparait pas exactement de la même manière.

Ramené à la réalité par la salutation de l’infant Avery, Léandre fit quelques mouvements avec sa baguette – tout en considérant la présence d’une sorcière encapuchonnée vraisemblablement inconnue. Sauf … Que ces lèvres lui rappelaient celles d’un autre tableau, une autre grandeur à vénérer. Délicatement, tel que le ferait un fils envers sa mère tant aimée, l’héritier Rosier inclina le visage vers celle qu’il savait désormais être Siobhan. Cet accoutrement laissait sans doute présager un besoin de quiétude ; il irait donc en ce sens pour ne pas la nommer.

Ah ! La voix fluctuante de sa première interlocutrice attira une nouvelle fois son regard. « Ne vous tracassez pas de la sorte. Il est sain de poser des questions et de s’intéresser au monde tel qu’il fonctionne. Sachez, tout du moins, que je n’y vois aucun dérangement. » Il se tut, ses iris s’immobilisant brièvement vers leurs jumelles. A quelle frayeur indistincte ce reflet luisant s’apparentait-il ? Croyait-elle sincèrement qu’il allait prendre ombrage de quelques questions – aussi douloureuses soient-elles pour ses souvenirs ? « Croyez-moi, mademoiselle Raventhrone. Je viendrai vers vous en temps et en heure pour que nous puissions continuer cet échange. »

Placides. Si seulement elle savait. « Bien, je vous remercie déjà pour votre présence. Je vais démarrer d’ici peu notre table-ronde. Laissez-moi toutefois vous poser une question qui m’intéresse tout particulièrement et qui va me permettre de démarrer ma réflexion à partir de la vôtre : selon vous, à quoi servent les Aurors aujourd'hui ? »

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Ven 7 Avr - 12:09

Lentement, le monde commençait à arriver et à prendre place, saluant l'intervenant du jour avant de s'installer. Je suis excité comme un niffleur ayant trouvé une montagne de pièces d'or, j'attends avec impatience la suite du programme et espère pouvoir trouver quelques conseils avisés pour la suite de mes études.

Avant que la table ronde ne commence vraiment, notre intervenant du jour posa une question générale afin de vérifier nos bases. Une question au semblant simple mais je suis presque certain que tout le monde ne saurait y répondre correctement et, moi-même je pense peut-être faire une erreur dans ma description mais je décide de me lancer quand même, levant poliment la main avant de prendre la parole.

- Et bien selon moi, aujourd'hui les Aurors viennent prêter main forte à la brigade de police magique pour veiller sur les différents conflits qu'il pourrait y avoir maintenant que les moldus et les sorciers vivent ensemble. Bien que les Aurors sont à la base des chasseurs de mage noir, leurs compétences et leur expérience du terrain est un atout qu'il ne faut pas négliger et c'est pourquoi je pense qu'ils ont rejoint les rangs de la police magique.

Je rabaisse ensuite ma main sur la table, attendant que l'Auror confirme ou infirme ce que je viens d'expliquer, en profitant pour observer les autres personnes autour de moi. Peut-être que notre intervenant désire avoir plusieurs avis différents avant de nous expliquer exactement en quoi consiste le rôle des Aurors maintenant que les mages noir ne sont plus aussi dangereux qu'avant.

Une étrange silhouette cachée derrière un long manteau à capuche se tenait dans la salle, assise sur l'une des chaises, silencieuse et mystérieuse. Aucun mot ni aucun son n'était parvenu de la part de cette personne, sûrement quelqu'un qui cherche à ne pas se faire remarquer. Il est bien étrange cependant de voir quelqu'un qui cache son visage pour venir à une table ronde avec un Auror, serait-ce une provocation? Ou peut-être simplement une envie de discrétion? Impossible de le savoir, mais notre intervenant Auror ne semble pas réagir à cela et laisse cette mystérieuse personne occuper la place sans ne lui faire aucune remontrance, ils doivent sûrement se connaître, je doute que l'Auror accepterai de faire rentrer un inconnu encapuchonné dans la salle sans rien dire.

Peut-être décidera-t-elle d'enlever sa capuche au fur et à mesure que ce petit rassemblement va se dérouler, ou peut-être pas. Je préfère me concentrer sur les mots que va pouvoir prononcer l'Auror. Je ne suis pas venu pour essayer de deviner l'identité de quelqu'un dans la salle.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Sam 15 Avr - 11:40

-•-•-•-
LA BIBLIOTHÈQUE, UNIVERSITÉ
Table ronde sur le métier d'Auror
Ft. Anyone who wants

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Le temps sur Atlantis était à la pluie et aux vents, aux murmures graves mais délicieux des Dieux qui venaient battre les longues colonnes de l'université. Le marbre lisse et blanc était recouvert depuis le début de la matinée d'une fine couche de pluie que les bottes et les chaussures des étudiants et passants étaient venus rendre opaque par endroit, sali par le mélange de la boue argileuse des Profondeurs et des poussières des ruelles empruntées. Pourtant, alors que les rideaux célestes poursuivaient leur oeuvre, inlassablement, fendant les cieux jusqu'à s'épancher sur le sol de l'île, les murs immaculées de l'UPA semblaient continuer de briller à travers les gouttes d'eaux et les rafales, porteuses de la sanction divines. Mieux, le bâtiment entier, hormis la terrasse de marbre, semblait ne pas être touché par la tempête. Cette dernière glissait sur les toits comme sur un drap de satin et venait s'écraser dans d'immenses gerbes sur chaque côté de la bâtisse.

C'est sous ce climat, bien éloigné du cliché paradisiaque de l'île utopique que vendait à l'époque le ministère, que Jasper s'engouffra dans le bâtiment. Pas une seule goutte n'était venu détremper sa cape et son veston et même sa chevelure n'avait été troublé par ce qu'il se passait à l'extérieur. Les Moldus se contentaient d'un parapluie et d'éviter les flaques traîtresses qui parsemaient leur route, les Sorciers de lancer un sort qui imperméabilisait l'entièreté de leurs affaires. Le jeune étudiant rangea sa baguette dans sa poche, sourire aux lèvres et sac à la main. Il ne lui restait plus que cinq minutes avant le début de la Table Ronde et si ce n'avait été Léandre lui-même qui la présidait, il aurait été déjà dans la salle.

Jasper était ponctuel, d'une manière fort aristocratique. Il ne souffrait d'aucun retard... Ne permettait aucune avance. Après l'heure, ce n'était plus l'heure mais avant, ça ne l'était pas encore. C'est pourquoi, cinq minutes pour gravir quelques escaliers et traverser une université bondée d'étudiants en attente de leur cour, lui semblait être une entreprise tout à fait raisonnable. Il aurait encore le temps pour saluer l'Auror personnellement, parler et blaguer quelque peu, avant de s'installer à une des chaises que les élèves en avance avaient bien daigné laisser et vers lesquelles les retardataires se précipiteraient dès leur arrivée.

La porte était ouverte, déjà, et il entendait les échos de quelques voix qui lui étaient particulièrement familières se répercuter sur les murs et parvenir jusqu'à ses tympans. Il pénétra dans la pièce, son sac se balançant sur son épaule, alors que déjà, il sentait le regard brillant et le sourire de Léandre peser sur lui. Il l'avait averti dès le premier jour de sa participation. Dès qu'il avait su qu'il se tiendrait un événement, dès qu'il avait su que son futur métier en était le sujet, dès qu'il avait su que Roser en était l'animateur, il avait signé, sur-le-champ. Son nom avait été placé à la tête de la liste, il avait été le premier informé, le premier inscrit. Face aux yeux de son ami détaillant sa silhouette, Jasper lui sourit en retour et, posant nonchalamment son sac sur une des tables laissée vide, il s'avança vers le jeune Auror, avant de le saluer.


« Léandre. Ça fait longtemps, dis moi ! Ta barbe te va à ravir, comme d'habitude. »

Ils se prirent tous les deux par les épaules et s'embrassèrent sous le regard médusé des élèves présents, regardant Jasper, un étudiant particulièrement apprécié et populaire et Léandre, l'Auror héros de la bataille de Poudlard s'exclamer et s'apostropher comme de vieux amis. Vieux amis, ils l'étaient, vraisemblablement. Grandis tous deux dans des milieux particulièrement différents, dans des familles aux valeurs antithétiques, ils s'étaient connus dans des galas aristocratiques sang-purs et n'avaient depuis jamais perdu le contact. Jasper, vilain petit canard chez les Greengrass, était toujours accueilli chez les Rosier comme un fils et le lien que les deux jeunes hommes, à force de péripéties et de beuveries, avaient réussi à nouer était devenu fort au fil des années. Les deux jeunes lions se portaient un respect profond et mutuel que les dernières années n'avaient fait qu'enrichir. Ils partageaient, en plus de leur amitié, un objectif commun, un but pluriel, un désir universel qui les liaient irrémédiablement, en plus du fait qu'ils étaient tous les deux particulièrement talentueux et respectés dans leurs générations respectives. Léandre, depuis peu, avait pris Jasper sous son aile, et voyant dans l'ex-Gryffondor un sorcier au potentiel admirable, l'entraînait périodiquement. Ils avaient fini par apprendre l'un de l'autre et à grandir ensemble, pas après pas, sort après sort. Jasper finit par s'asseoir à la fin de l'entrevue, alors que son interlocuteur annonçait le début de la ronde. Il écouta Samaël répondre à la question posée, d'une oreille attentive. Il vit le brave Rosier hocher la tête à la fin du temps de parole de l'étudiant, relever la tête, le regarder, l'interroger du regard. Il savait Jasper brillant et prêt à le soutenir pendant les heures qui venaient, et notamment durant les premières minutes, cruciales,  où l'assemblée encore timide, hésitait à parler et attendait de savoir si il allait savoir dynamiser et rendre attrayant l'entretien. Jasper n'en doutait pas mais rien de tout cela n'était possible sans la bienveillance et la participation des Sorciers présents. Il lui fallait donc être l'épaule de Léandre durant ces premières et précieuses secondes où tout se jouerait, l'étincelle qui viendrait allumer la flammèche dans la foule.


« Un Auror, c'est une force. Une force de frappe, de dissuasion, une force d'élite qui se bat tous les jours contre le mal, c'est le bras armé de la justice, l'équilibre, la liberté. C'est le glaive se levant contre l'oppression des Mages noirs, c'est la lotion qui apaise les conflits. C'est le bras armé, le fer de lance du gouvernement, son arme la plus sûre, celle qui ne rouille jamais mais frappe toujours mais aussi la potion la plus efficace, le philtre d'amour le plus rentable, la décoction la plus performante. Un Auror, c'est la balance qui assure l'égalité, l'épée assurant la paix, le coeur vif et vigoureux qui assure l'amour. Un Auror, c'est le représentant de l'Ordre, à l'instar des Tireurs de Baguette d'Élite. Ce sont des atouts de premier choix comme l'a dit Samaël, ils suivent un entraînement intense qui les prépare à réagir rapidement et efficacement, ce sont des hommes et des femmes d'action et de réflexion, ils savent aussi bien manier la magie que leur matière grise. Ils sont le bouclier qui nous a protégé dans le passé, nous permet de vivre dans le présent et nous assure un futur. Un Auror, c'est le pilier le plus stable sur lequel le peuple peut s'appuyer, c'est le garant de la paix entre les Moldus et les Sorciers, comme l'est la police, par exemple. Un Auror, c'est un guerrier, un penseur, un homme défendant l'Homme. Un Auror, finalement, plus qu'un simple homme, c'est une allégorie. »

Il n'avait pas besoin de regarder l'assemblée pour savoir si le discours qu'il avait tenu avait marché car dès lors qu'il avait commencé à parler, tous s'étaient tus. Jasper était respecté par tous et son intelligence, sa bravoure, son courage n'était plus à démontrer. Il finit toutefois par regarder Léandre, guettant sa réaction, l'interrogeant du regard.
 

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Dim 16 Avr - 13:08

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

D’autres curieuses silhouettes gagnèrent son champ de vision, récupérant ici et là quelques places libres alors que son interrogation somme toute nécessaire crispait l’intérêt commun. Oh, ce n’était pas quelque chose de difficile ce qu’il portait à leurs réflexions – mais il y avait là, néanmoins, une problématique. Une tension paradoxale, à soulever et à traiter par le biais le plus simple qui soit.

A quoi servent les Aurors, aujourd’hui ? La définition en tant que telle n’était pas l’enjeu capital de son raisonnement. Et ce, même si elle allait contribuer tout particulièrement à sa pensée initiale. A sa démonstration grandiloquente. Non, Léandre tentait d’attirer distraitement leurs regards vers cet ajout singulier. Cette mention imparfaite d’une situation réelle. Aujourd’hui. Le présent dans toute son envergure et sa complexité.

Maintenant que Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Plus-Le-Nom n’était plus que cendre et désolation, à quoi pouvaient-ils bien être utiles ? A quelle mission sacrée pouvaient-ils se dévouer ? La réponse pouvait paraître simple – elle l’était, en vérité ; en partie – mais elle suggérait toutefois de nouveaux enjeux. A une ère où les moldus s’enfonçaient toujours plus dans les entrelacs soupçonneux d’une science maléfique. Où les dissensions grondaient et vibraient dans les ombres voilées de la politique.

Seulement, la magie noire elle-même ne s’était pas estompée du monde. Que devaient-ils craindre le plus, alors ?

Tandis que l’héritier Rosier se glissait sur la gauche du tableau, tout en y gravant de la pointe de sa baguette la question de départ, il discerna une nouvelle arrivée dans son environnement. Immédiatement, il s’immobilisa avec une gaité si évidente que personne ne pouvait l’ignorer. Il se mit même à sourire en direction de ce nouvel étudiant. De ce frère au cœur pur et à la détermination toute trouvée. Qu’importe que leurs noms soient différenciés sur le papier ; dans la réalité, Jasper avait toujours été un fils pour les Rosier. « Par la barbe de Dumbledore, Jasper ! » Et il était sincèrement heureux de pouvoir le saluer plus personnellement.

Qu’aurait été son intervention, de toute façon, sans l’apport des futurs Aurors ? « Elle serait admirable, cette barbe, si elle ne venait pas avec quelques rides. » Et, lui qui vivait si difficilement son âge, parvenait à en rire auprès de son ami. Parvenait à nier, quelques secondes, les rouages du temps qui s’imprimaient de plus en plus contre sa peau. « T’es en grande forme, toi. Ça se voit. » C’est rassurant – il ne le disait pas, mais l’intonation le laissait glisser entre eux comme un soulagement.

Et ils s’étreignirent, s’embrassèrent comme des frères dévoués. Un énième affront à l’encontre des ultimes valeurs de l’aristocratie, qui rechignait le plus souvent à considérer les contacts humains comme nécessaires. Une poignée de main était si adaptée aux yeux de la pourpre rutilante ; pas pour deux amis aussi fraternels. « Il y a encore de la place, fais-toi plaisir. » Un hochement de tête, puis Léandre porta son pâle regard vers Samaël Avery. Prêter main forte. Il acquiesça légèrement sur les premiers mots, tout en se montrant intéressé sur les derniers éléments relevés par la théorie de l’étudiant.

S’en suivit l’intervention de Jasper, à la tonalité intense et éclairée : si seulement un tel engouement pouvait animer le cœur des sceptiques. Ceux qui remettaient en cause la présence des Aurors, sous prétexte qu’il n’y avait plus de grand mage noir ostensible. Mais les choses seraient trop aisées, en leur absence, n’est-ce pas ?

« Vos deux interventions sont très intéressantes. Elles éclairent des réalités et des vérités qui participent à la construction de l’identité d’un Auror … Et, d’une certaine manière, à celle d’un Tireur de baguette magique d’élite. Mais nous y reviendrons ultérieurement. » Il se tût d’infimes instants, ses iris hésitant à s’aventurer dans la direction d’Adrasteia. Or, ce ne serait pas convenable ; et il n’était pas là pour s’intéresser à l’infante Raventhrone. Même si … « Effectivement, Samaël, tu as raison. Aujourd’hui, et notamment sur Atlantis, notre fonction s’est élargie. Cette coopération que tu évoques, elle s’est traduite concrètement sur le terrain : je partage ainsi mes locaux avec la brigade de la police magique et des instances policières moldues. Toutefois, nous n’appartenons pas aux rangs de la brigade. Nos hiérarchies sont toujours distinctes, même si des glissements d’ordres existent dans le cadre de missions très précises. »

Léandre fit quelques pas vers l’assemblée, tout en agitant sa baguette pour modifier les inscriptions sur le tableau. « Je me permets quelques éclaircissements, Jasper, avant que je puisse rebondir sur tes propos. » La surface albâtre sembla s’animer sous l’intervention du feutre enchanté.



« Cette différence peut paraître futile au premier abord, mais elle souligne en vérité quelque chose de fondamental à mes yeux. Les Aurors ont une dynamique très indépendante, en dépit de notre appartenance au département de la Justice Magique. Ce fonctionnement nous permet une grande liberté d’action et, surtout, une rapidité d’intervention dont ne bénéficie pas forcément les forces de la brigade de la police magique. Aujourd’hui, pour revenir à ton idée, Samaël, nous apportons l’expertise que cette indépendance nous a enseigné à nos collègues. Mais pas que. »

Brièvement, il esquissa un sourire. « Comme l’a souligné Jasper, il y a d’autres paramètres à considérer dans l’équation. Il y a, d’une part, nos compétences de terrain, nos liens avec la justice magique, mais également notre rôle de représentation auprès de la population … Et, évidemment, d’autres éléments qui participent au statut d’Auror tel qu’il existe aujourd’hui. » En vérité, il y avait tellement d’éléments sur lesquels rebondir dans la déclaration de son protégé. « Commençons par le plus simple : les Aurors appartiennent à un groupe distinctif, qui a pour première obligation la lutte contre la magie noire. Si jamais vous avez l’occasion de plonger vos nez dans des livres d’histoire de la magie, vous y verrez que c’est notre mission la plus ancienne. La plus primaire. Celle qui légitime l’existence de notre fonction depuis plusieurs siècles. Cette lutte perpétuelle contre le mal nous conduit à drastiquement sélectionner nos recrues, notamment parce que nos missions sur le terrain couvrent deux réalités. Il y a d’une part l’aspect purement duelliste, lorsque nous devons agir en formation offensive pendant une guérilla, mais également un aspect sous-terrain plus subtile. Entendons par-là, de l’infiltration. Même si la gazette tend à surtout conter nos exploits les plus brutaux, une partie de nos talents réside en nos capacités d’agents secrets. » Il songea, alors, à quelques vieux souvenirs tant ce fait était si souvent oublié. Pour le mieux, toutefois – car cet oubli garantissait une distraction suffisante pour troubler leurs ennemis.

« Avec le temps, nous avons récupéré d’autres obligations. De la lutte contre la magie noire sous toutes ses coutures, nous sommes passés à un combat généralisé contre toutes les formes de vie et de puissance qui pouvaient s’allier aux ténèbres. Les mangemorts, et tous les groupuscules qui existaient avant eux, n’ont jamais fonctionné en pure autarcie et … Il n’était pas rare que nos prédécesseurs se retrouvent à lutter contre des géants, des arachnides et autres très charmantes créatures. » C’était peu de le dire. « Les coopérations avec la Justice Magique et les forces de la brigade sont, par contre, assez récentes. Et même si la situation tend à évoluer, nous sommes encore assez détachés de certaines applications, dont certaines correspondent davantage au rôle des Tireurs de baguette magique. Quoi qu’il en soit, ces changements ont été amorcés dans le siècle que nous venons de dépasser. Quelqu’un a une idée de pourquoi ? »

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Lun 17 Avr - 13:24

La table ronde autour du métier d'Auror
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« All that hate, in your bones, it never ever leaves you alone. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier / Libre
« La table ronde autour du métier d'Auror »

you try to sit but always standing, alone.



Elle inspira longuement par ses narines, traçant les contours de ses lèvres du bout de ses doigts, chimère. Une conversation approfondie hors de ses murs. Encore était-il qu’il avait raison, encore était-il qu’il avait beaucoup trop raison pour laisser cette simple phrase rester aussi anodine qu’elle pouvait l’être. Comment avait-elle pu être assez idiote pour parler autant, pour parler si peu, pour parler tout simplement. Elle poussa un soupire, fronçant ses sourcils alors qu’elle lançait un regard soutenu à cette silhouette qui restait de marbre, ombrageuse et sombre silhouette qui se cachait toujours et encore. Peut-être que sa tête lui jouait des tours et pourtant, il lui semblait très sincèrement que cette silhouette lui était beaucoup trop familière pour ne pas justifier ce malaise qui lui écrasait le crâne. Elle se réajusta sur son siège, resserrant ses doigts contre son journal, comme si ce simple geste était suffisant pour s’assurer une certaine protection. Ses muscles se contractèrent alors que Léandre prenait finalement la parole, débutant sagement son assemblée, tentant finalement de se concentrer sur ses paroles pour en oublier cette migraine qui pointait le bout de son nez. À quoi servaient les Aurors aujourd’hui ? Elle inclina sa tête vers la gauche, ses paupières papillonnant avec curiosité quant à la nature de la question. Pourquoi justifier l’existence d’un Auror ? Devaient-ils réellement encore justifier leur importance après tout ce qu’ils avaient fait pour le monde magique ? Elle écouta les paroles des deux jeunes hommes qui fanfaronnaient sous des discours bien plus lyriques qu’informatifs. Un petit sourire venant relever le coin de ses lèvres, ouvrant son précieux livre pour en noter quelques pensés, retranscrire les dits et non-dits de cette assemblée qui débutait à peine. Simplement parce qu’elle jugeait que tout méritait d’être noté, analysé …

Son regard se porta finalement sur le graphique, écoutant silencieusement les explications du Rosier qui semblait s’épanouir dans ses propos. Un fin sourire étirant ses lèvres pendant qu’elle griffonnait tout ce qui sortait d’entre ses lèvres, dans des lettres peu communes pour le reste des gens présent sur place. Des codes, toujours des codes, c’était ainsi qu’elle avait procédé depuis qu’elle avait prit conscience que les écrits pouvaient être beaucoup plus que de l’encre sur du papier. Probablement l’une des seules leçons que son père avait eu l’audace de lui prodiguer. Les paroles s’envolent et les écrits restent, sois maligne. – Oui … sois maligne. Parce que c’était l’une de ses forces. Elle pinça ses lèvres, « Les coopérations avec la Justice Magique et les forces de la brigade sont, par contre, assez récentes. Et même si la situation tend à évoluer, nous sommes encore assez détachés de certaines applications, dont certaines correspondent davantage au rôle des Tireurs de baguette magique. Quoi qu’il en soit, ces changements ont été amorcés dans le siècle que nous venons de dépasser. Quelqu’un a une idée de pourquoi ? » – Une idée de … pourquoi ? L’introduction était là, elle comprenait parfaitement la tactique, et pourtant, les paroles du jeune homme à la peau d’ébène résonnaient encore dans le creux de son crâne. Un Auror, c'est le représentant de l'Ordre, à l'instar des Tireurs de Baguette d'Élite. Un Auror, c'est le pilier le plus stable sur lequel le peuple peut s'appuyer, c'est le garant de la paix entre les Moldus et les Sorciers, comme l'est la police, par exemple. – Elle ne pouvait faire autrement que de se laisser prendre à une subtile confusion. N’était-ce pas le contraire ? Le peuple ne devait-il pas s’appuyer sur les tireurs d’élites et la brigades qui traitait des sujets beaucoup plus généraux alors que les Aurors se chargeaient des problématiques plus graves avant qu’elle ne touche le dit peuple ? N’étaient-ils pas justement appelés pour ce qui nécessitait des compétences spécialisées qui dépassaient les situations de la paix publique ? Elle se redressa, leva lentement sa main pour attirer l’attention du Rosier, sa voix s’élevant à peine d’un ton au dessus du murmure,  « Du point de vue d’une civile, j’ai tendance à percevoir que les forces du mal se sont beaucoup diversifiées au cours des dernières années. Sous principe que notre monde n’est plus aussi isolé qu’autrefois et donc les idées de ce que l’on pouvait concevoir comme étant les seules menaces ne sont plus d’actualités. Les informations qui nous sont livrées, à nous les sorciers lambda, sont assez vagues. J’ai toujours pensé que la brigade faisait office d’agent de paix au niveau de la population tandis que les Aurors étaient justement ceux que l’ordre quémandait lorsqu’une action demandait des expertises plus … discrètes. Mais monsieur Greengrass semble émettre une vision des opérations d’Aurors beaucoup plus près du peuple qu’il me semblait. C’est pourquoi je suis un peu confuse … puisque je pensais que la ‘’réorganisation’’ des forces de l’ordre avait fait une pseudo-refonte pour permettre aux deux départements de s’ajuster en ce qui concerne les nouvelles données des ‘’ forces du mal ‘’ qui s’ajoutaient, principalement pour être le plus effectif possible d’ici là et favoriser l’échange d’informations entre les tireurs d’élites, les policiers magique et les Aurors … » - Croire, penser, percevoir – Des termes qui représentaient finalement la réalité. Elle ne savait pas grand-chose sur ce qui touchait à la justice magique, que quelques brides par ici et par là, principalement les lois civiles pour répondre à son devoir de citoyenne. « Enfin comme je vous l’ai dis, je suis davantage présente pour justement clarifier mon opinion plus qu’autrement. L’opinion public diverge mais nous savons tous qu’elle a tendance à se reforger sur ses idéologies surtout lorsqu’il y a si peu d’informations. C’est … humain diront-nous. » avait-elle balbutié reportant automatiquement son regard contre les pages déjà tachées de son livre, s’acharnant à repasser sur les mêmes lignes qui y étaient présentes.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Dim 25 Juin - 11:55

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Une fois les derniers mots de sa diatribe lancés au-devant des intéressés, Léandre remua légèrement les épaules pour se détendre un minimum et reprendre une respiration plus sereine. Ses pâles iris se dérobèrent alors à leur mission première – enseigner et échanger – pour pister celles de l’infante Raventhrone. Juste quelques secondes. Comparable à des perles de temps volées au sablier céleste de l’existence.

Et il était presque amusant de suivre le filigrane des pensées de la bien nommée Adrasteia. De deviner, d’un point de vue externe, les contractions de cet esprit inconnu qui se révélaient sur les traits si graciles de son visage. En vérité, pourtant, il était inconvenant de l’observer de la sorte, sans chercher à s’en dérober par quelques mouvements distraits ou d’infimes étourderies.

Sans doute que ce serait le comportement attendu pour un jeune homme de bonne famille, en pleine expectative devant sa potentielle maîtresse ; seulement Léandre n’était plus vraiment de l’âge innocent et il n’escomptait pas s’enhardir d’une flamme temporaire. Il y avait beaucoup trop de choses en jeu pour s’autoriser de telles finesses.

De telles pudibonderies.

Il la fixait donc avec une intensité qui tendait à le dépasser. A la renverser. A le trahir. Par chance, elle finit par lever la main. Lui donnant, gracieusement, une occasion de poursuivre son objectif du moment. « Il y a des éléments très intéressants dans votre réponse, mademoiselle Raventhrone. Permettez-moi de les reprendre point par point. » Contre la férule ouvragée, les doigts de Léandre s’agitèrent. « Votre toute première observation est celle à laquelle je voulais venir. A la différence que ça ne concerne pas les deux dernières décennies, même si elles ont de l’importance, mais tout le vingtième siècle. » D’un mouvement de sa baguette, l’Auror fit s’animer les lettres inscrites au tableau pour qu’elles prennent l’apparence de géants, d’arachnides et de trolls. « Depuis que Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Plus-Le-Nom a apporté la guerre chez les sorciers, les forces du mal ont effectivement évolué. Si, autrefois, elles se composaient essentiellement de mages noirs et de leurs proches acolytes, elles ont été rejointes par toutes sortes de créatures au cours du dernier siècle. Comme vous le voyez ici, il s’agit aussi bien de géants que d’araignées géantes. Toutefois, les dernières batailles ont également vu l’apparition de détraqueurs. » Il marqua une pause. Question de vérifier que son auditoire était toujours disposé à le suivre. « Ces gains d’alliances chez nos ennemis, ont poussé les Aurors à coopérer davantage avec les autres pôles de défense et de justice des sorciers. Quant à l’arrivée des moldus auprès de nos concitoyens, leur présence implique un nouveau degré de protection et de prise en considération des risques. »

La brigade ? « Lorsque vous soulignez le rôle des différents agents auprès de la population, vous avez raison mademoiselle Raventhrone. Les policiers magiques correspondent au premier rempart contre la violence et la délinquance. Ils sont ceux qui communiquent le plus avec les citoyens. Du côté des Tireurs de baguette magique, ils ont une fonction davantage tournée vers le territoire sorcier : ils échangent toujours avec les civils, mais dans une mesure plus éloignée. Quant aux Aurors … A l’exception de certains événements et de personnalités politiques à protéger, nous sommes beaucoup plus rarement au contact des populations. D’autant que notre métier nous oblige à transcender les frontières. Nous travaillons à une échelle planétaire, contrairement aux tireurs et aux policiers qui sont cantonnés à des actions nationales pour les uns, et locales pour les autres. » Il fallait néanmoins agrémenter cet élément d’un petit ajustement. « Cela, même si nous apportons notre expertise sur la magie noire et ses artefacts en des missions très diverses. Autant que nos talents davantage discrets, comme vous les nommez. » Oh. Et il avait appuyé le mot plus qu’il ne l’avait souhaité. Par jeu. Par amusement. Difficile à dire.

C’est … Humain dirons-nous.  « L’opinion populaire est loin d’être complètement faussée et aveugle. La hiérarchie que vous devinez dans vos contacts auprès de nous est réelle. Et ce que souligne, à mon sens, Jasper Greengrass … Est la ferveur sorcière qui se cristallise autour des Aurors, surtout depuis la victoire à Poudlard. » Enfin, prudemment, Léandre s’arracha – une énième fois – aux traits d’Adrasteia. « Est-ce que par rapport à ces points, vous avez des questions ? Ou est-ce que vous souhaitez aborder d’autres aspects liés au métier d’Auror ? »

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Dim 2 Juil - 22:56

La table ronde autour du métier d'Auror
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« All that hate, in your bones, it never ever leaves you alone. »
NOM DU JOUEUR 2
Léandre Rosier / Libre
« La table ronde autour du métier d'Auror »

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Ses pupilles s’épanouissaient sous l’intensité d’un regard prédateur, ses doigts se resserrant contre sa plume - Paradoxe, il était paradoxe. Le souffle court, la poupée aux plumes précieuses cambra le dos, obnubilée d’une rocambolesque impression d’être déchiffrée jusqu’au plus insignifiant battement de cils. Fascinant, il était fascinant. Un soupire de rémission vint franchir la barrière de ses lippes alors que l’homme aux regards ostensibles s’élançait dans des explications élaborées. Elle, la reine nébuleuse, découvrait avec stupéfaction les contrecoups d’une confusion inoculée. Profitant indubitablement de l’animation qui désarticulait les lettres du tableau afin accentuer ses prosopopées. Une distraction bien trop oppressante pour une fillette aussi nécrosée que vorace. Le plus important … toujours le plus important … toujours l’arsenic. Et d’une œillade furtive, la brune reporta son attention sur l’étrange inconnu, pas si étranger, bientôt étranglé. La silhouette était bien trop familière, bien trop vive à sa mémoire pour faire autrement. « Est-ce que par rapport à ces points, vous avez des questions ? Ou est-ce que vous souhaitez aborder d’autres aspects liés au métier d’Auror ? » Elle se redressa, tentant maladroitement de se remémorer les paroles de l’invité d’honneur. « Vous … dites que vos missions s’étalent sur un niveau mondial. Est-ce qu’il en résulte une association planétaire des meilleures unités de chaque pays ? Enfin je veux dire, êtes-vous les seuls possédant les droits d’obtempérer universellement ou bien s’il existe des équipes similaires provenant d’autres forces de l’ordre qui peuvent également venir faire leurs devoirs ici. Autrement, devez-vous obtenir des mandats spéciaux et approuvés par les dirigeants des villes sortant de votre juridiction ? Travailler sous la supervision des équipes sur place ? » … elle pressa ses lèvres, nullement importunée par le flot de parole qu’elle venait de débiter. La Raventhrone avait toujours été réputée par ses discours étourdissant et déroutant, profitant du stratagème pour dominer les conversations. « Une étendue aussi vaste dépasse très certainement l’entendement. Faut-il comprendre que pour être aussi performant à l’échelle mondiale, vous êtes constamment sujet à des perfectionnements ? Logiquement, ce n’est plus une question de maîtriser la magie, mais d’atteindre le statut de surhomme, n’est-ce pas? Briser la barrière des langues, des cultures … être suffisamment bien entraîné pour s’adapter à chaque type de magie… c’est fascinant, mais si peu réaliste. Il faudrait être doté d’une mémoire infaillible. Autrement, il serait beaucoup plus logique de fonctionner par spécialités attribuées selon les forces de chaque Auror … pour constituer des unités toujours … Ah … Quel est votre spécialité …   » Haussement de sourcil, bout du nez redressé vers les cieux et pourtant, légèrement inclinée vers sa curiosité. « … Monsieur Rosier. »

Et si l’homme venait violenter ses repaires aussi aisément que par ses regards, l’oiselle à la voix soufflée ne manqua pas de pourvoir son chant d’une malice aussi déroutante à ses propres oreilles. L’observer sans le regarder. L’admirer sans le convoiter. Honteuse, elle avait reporté son attention sur les pages encodées de son précieux journal, attendant patiemment que la voix s’exécute sous ses questions accaparantes. L’arsenic Adrasteia … ne pas oublier l’étrange arsenic. Elle pinça ses lèvres, posant sa tête contre la paume d’une main accoudée contre la table, tandis que sa plume s’élança distraitement dans la composition grossière d’un cercle au bas de sa page. Son regard bifurqua aussi subtilement qu’il était possible, pour observer l’ombre silencieuse, entre la fine fissure entre ses doigts. Recommencer, de A à Z … plus tranquillement, comme ils l’avaient conseillés. Tenter encore, parce que chaque opportunité était un pas de plus vers l’objectif. Se protéger … chaque fois que nécessaire. Par les sept enfers, elle ne serait pas encore une fois à ramper devant l’immensité d’un monde qui lui dicterait sa place, sa vie. Le cercle se creusait, s’enfonçait, se noircissait au gré des chaleurs qui mordaient sa tête, des frissons qui effleuraient son derme d’un froid saisissant. Elle inspira, longuement, lentement. Elle oubliait toujours de respirer. L’arôme était délectable, enivrante … pourquoi oubliait-elle toujours de respirer ? Allez petit … montre toi. Un soupire de satisfaction vint percuter son avant-bras, fermant ses paupières l’espace de quelques secondes alors qu’elle laissait ses muscles se décontracter aux premières bouffées de fumé s’extirper du bas de la cape de l’ombrageuse silhouette. Ses doigts freinèrent leur ascension circulaire sous la première perle carmine qui colora la page de son journal, à peine trop à gauche pour en frapper le centre de son cercle grossièrement crayonné. Sa plume glissa de sa main, qui vint rapidement pincer son nez pour éviter l’écoulement sanguin aussi perpétuel que fidèle à l’exercice. Elle redressa à peine son dos, plaquant sa main supportrice devant son nez et sa bouche, simplement pour avoir le loisir d’observer - malgré le manque d’oxygène qui s’en suivrait - son œuvre. Elle avait au moins réussit à créer une flamme suffisamment petite pour inciter l’inconnu à dévoiler son identité. Elle avait.. au moins réussit à contrôler un temps soit peu la chose. Bien … bien …

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mar 4 Juil - 13:10


Voilà qu'était planté le décor de capes et d'épais brouhaha, d'ombres qui prenaient leur rôle et s'installaient là où elles devaient être et d'opulents patronyme à la pureté indiscutable. Siobhan n'avait prêté qu'une oreille distraite aux murmures abscons qui, dans le tumulte de conversations ô combien passionnantes, tenaient plus d'un vrombissement désagréable ; pourtant des noms, des voix, se détachèrent momentanément de l'ensemble indépendamment de sa volonté, la confortant dans son anxiété, elle qui tentait de faire abstraction de la foule. Avery, un nom qu'elle se gardait naturellement de juger, n'ayant jamais oublié qu'un seul être, qu'un seul Evan pouvait corroder le plus pur des blasons. Son attention se porta alors rapidement sur quelques bribes de discussion émanant de son jeune cousin sans qu'elle ne puisse réellement en saisir le sens.

Frustration.

Si le bas de son visage restait indéchiffrable, que le haut présentait l'incertitude de l'inconnu et de ses exactions, ses mains, elles, étaient des plus loquaces. L'index vint à plusieurs reprise gratter la pulpe de son pouce dans un geste bien précis, puis se fut au tour du pouce de gratter l'index. Une fois, deux fois, trois fois. Puis le majeur, le dessus du pouce. La respiration imperceptiblement plus courte. Son dos d'ordinaire droit, dans le fier prolongement de sa nuque et de sa tête haute, s'était quelque peu voûté, et la nordique se soustraya à la foule d'étudiants en s'adossant à sa chaise, relevant légèrement le menton pour une nouvelle fois analyser la scène et y chercher un quelconque réconfort ; même minime. S'il était dans ses habitudes de vouloir tout savoir, tout contrôler, sa manie lui jouait souvent des tours ; il fallait se rendre à l'évidence, elle ne contrôlait rien du tout, ne savait rien du tout, et se trouvait bien trop loin de la porte pour être capable de calmer le flot de ses pensées souillées du poison de l'anxiété. La table ronde débuta finalement et la scandinave se redressa quelque peu, suivant la Raventhrone – ou plutôt ses pattes corvidée – du regard. Depuis quand les deux amies n'avaient-elles pas discuter de vive voix, sans avoir recourt à des stratagèmes élaborés pour communiquer ? Sibylline qu'elle était. Fascinante qu'elle serait toujours. Une stimulation pour l'intellect, la curiosité, mais aussi hélas, fut un temps, pour les fantasmes de son aînée. Qu'importe les années entre elles, elle na la considérait plus comme une enfant depuis quelques années.

Ou peut-être quelques mois ? Les lignes aux coins de ses yeux se faisaient plus claire d'années en années et le temps semblait accélérer sa course, avec toute les insécurités que cela provoquait, n'étant plus qu'une vague notion à la finalité morbide. L'intervention de Jasper n'arrangea rien à son sentiment. Elle se voyait en lui ; la fougue de la jeunesse, soucieux des autres et insouciant à la fois, laissant toute l'éloquence de son cœur et de ses émotions s'exprimer. Siobhan ne put s'empêcher d'afficher un large sourire à sa tirade – un sourire aux teinte de carmin & de regrets polis par l'écoulement du temps. Une cicatrice en filigrane dont Léandre avait appris à reconnaître les nuances au gré de l'évolution de la blonde guerrière.

Guerrière... Si seulement

Les mots de son frère la sortirent de sa torpeur avant que sa mémoire ne se fasse souveraine... ou presque. Un moment de flottement. L'assemblée n'était momentanément plus, puis elle frissonna de tout son être, comme soumise à la rudesse de ces fjord que la nuit oublie. Oh si seulement elle était capable de se dérober à son geôlier neuronal. « Si, autrefois, elles se composaient essentiellement de mages noirs et de leurs proches acolytes, elles ont été rejointes par toutes sortes de créatures au cours du dernier siècle. Comme vous le voyez ici, il s’agit aussi bien de géants que d’araignées géantes. Toutefois, les dernières batailles ont également vu l’apparition de détraqueurs. »

Ses mains disparurent sous la table et Siobhan s'enfonça davantage dans son siège, les articulations des doigts blanchie par les réminiscences du baiser le plus douloureux de sa vie. Elle tenta de lutter, et ce n'est qu'à force de volonté qu'elle sortit de ses pensées pour de nouveau se concentrer sur les paroles de l'héritier Rosier, l'attention néanmoins écorchée. Elle disciplina de nouveau son esprit, les veines irriguées de la colère qu'elle se portait d'avoir été et d'être encore si faible. Si malléable malgré l'impétuosité qu'on lui reconnaissait. La vierge sentait son sang se réchauffer, sa concentration se développer, s'affûter. Pour combien de temps ?

La dualité faisait partie intégrante d'elle.

A mesure que Léandre parlait une sensation étrange alerta ses sens, sans pour autant qu'elle n'y prête attention. Il fallut un cri de surprise de l'un des étudiant et que l'odeur de la fumée vienne lui chatouiller les narines pour que Siobhan ne daigne y accorder du crédit. Mais ce fut un brin trop tard. La nordique se leva brusquement de sa chaise et se tourna précipitamment vers les flammes éphémères, le mouvement de son corps laissant tomber de l'intérieur de sa capuche une cascade de cheveux blonds. Elle eut à peine le temps de poser les doigts sur sa baguette que les flammes s'étaient résorbées, laissant derrière elles un trou dans le tissu et une odeur persistante de brûlé. Plus de peur que de mal. Plus blessée dans son égo que dans sa chair alors que la honte pulsait dans ses veines gonflées par l'adrénaline. Elle n'accorda de regard à quiconque avant de se rasseoir, bien qu'elle se doutait de l'identité du responsable, tentant seulement d'apaiser la situation, articulant d'un ton des plus simple. « Toute mes excuses. Il faut croire que le discours enflammé de Monsieur Greengrass a des effets des plus surprenants sur son auditoire. Vous pouvez reprendre, Monsieur Rosier, navrée de vous avoir interrompu. »

Les choses rentrèrent dans l'ordre, l'attention glissa de nouveau vers le maître de conférence et Siobhan détendit ses muscles, expirant longuement, toujours sous le coup de l'émotion et de la surprise. Lentement, le visage encore et toujours soumis à l'anonymat, elle tourna la tête vers Adrasteia et la "fixa" sans bouger. Deux années s'étaient déjà écoulées depuis leur escapade en Islande mais la slave semblait toujours être dominée par son pouvoir, toujours incapable de le plier à sa volonté. Utilisé par lui et non l'inverse, au prix du sang. Finalement la scandinave garda le silence, l'éternel silence, et n'offrit qu'un délicat sourire à son ancienne protégée, reportant aussi longtemps possible son attention sur Léandre en espérant ne plus faire les frais d'une quelconque flamme ; qu'elle trouve naissance au pôle de son anxiété chronique ou dans sa cape.

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MessageSujet: Re: Table Ronde sur le métier d'Auror | Sujet ouvert à tous !   Mar 11 Juil - 9:45

Table Ronde autour
du métier d'Auror & Ouverte à tous
Le 25 février 2000

Il était aisé, en vérité, de se plonger corps et âme dans les flots tourmentés de son expérience. De revenir, sciemment et précisément, sur ce qui faisait du métier d’Auror une occupation à la fois terrible, excitante et prometteuse. Nécessaire à la survie des siens. Comparable, même, à un bouclier salutaire à l’encontre de l’infâme magie noire ; ses partisans scabreux et excités ; ses relents poisseux dans les ramifications historiques du monde sorcier.

Des entrelacs magiques noués et précaires, toutefois, car menacés par la pugnacité d’une engeance maudite : les moldus.

C’en était toutefois une pensée soigneusement dissimulée, qui ne méritait pas d’être évoquée ici-bas. Peu en importe que son métier chevaleresque ait évolué en ce sens depuis quelques décennies. A dire vrai, ces choses-là pouvaient être évoquées simplement, puisqu’elles ne correspondaient en rien à de la politique mais plutôt à des faits.

Face à l’ingéniosité barbare des non-sorciers, il fallait s’adapter. Pas de négociation possible à ce niveau. Les balles étaient toujours plus perforantes que les sortilèges. Par chance, la voix de la gracile Adrasteia s’éleva de nouveau dans la salle, bien silencieuse pour le coup. « Oui, il en résulte des coopérations internationales. Par exemple, il m’est déjà arrivé de travailler avec les Aurors du MACUSA. Certaines affaires ne peuvent être résolues que par ce biais, étant donné que les portoloins et le transplanage, autant que les méthodes de déplacement des moldus, permettent de quitter nos frontières assez aisément. » Il fit quelques pas en direction de la slave. « Plus exactement, les mandats que vous évoquez concernent uniquement les sorties du territoire. Si je me rends en France pour neutraliser un réseau franco-anglais de contrebande magique, il me faut une autorisation d’action du gouvernement sorcier dudit pays. » Sans chercher à se retenir, il esquissa un sourire qui se voulait joueur. Les choses étaient légèrement plus anarchiques dans la réalité, notamment vis-à-vis de l’Irlande. Seulement, il serait malvenu de l’évoquer.

Ou de laisser ne serait-ce qu’un indice sur cette obligation parfois bafouée par l’urgence et le besoin. « Quand il s’agit d’intervenir dans deux villes différentes du Royaume-Uni, je n’ai pas besoin d’autorisation. Puisque l’ordre vient généralement d’en haut. Et, dès que j’intègre une garnison qui n’est pas la mienne pour une mission plus ou moins longue, je me dois de tenir compte des Aurors déjà sur place et de leur fonctionnement. Par contre, je reste toutefois indépendant des autres factions de défenses que sont les tireurs, les policiers magiques et leurs homologues moldus. Même si je travaille avec eux et que j’écoute les directives de nos supérieurs. »

D’un mouvement précisé et mesuré, Léandre fit tourner sa férule de prunellier entre ses doigts. Juste de quoi garder contenance, le temps de suivre scrupuleusement les propos de la jeune femme. Le regard peut-être trop insistant – mais qui n’en ferait pas usage, face à tant de réflexions ? « Et bien, mademoiselle Raventhrone. Les années de formations nécessaires au métier d’Auror ne sont pas de trop. Seuls les meilleurs éléments sont gardés, tant les épreuves sont douloureuses, éreintantes et parfois cruelles. Il n’est pas rare que certains abandonnent la première année pour se diriger vers la carrière de Tireur d’élite de baguette magique. » Un petit souvenir lui revint, partagé dans la sueur et le sang avec Ariane. « Cette épuration n’est pas négociable, à notre niveau. Un Auror doit être un agent d’intervention et de tactique dans son essence la plus poussée. La moindre erreur est fatale. La moindre faiblesse visible est presque éliminatoire. Pour autant … Même si j’apprécie l’idée d’être symbolisé par une sorte de déité invincible, la réalité est moins clémente. Nous avons toujours des défauts, mais notre apprentissage nous pousse à les dissimuler ou à en tirer des avantages. »

« C’est pourquoi vous visez juste dans ce que vous évoquez. Nous avons des spécialités, souvent liées à nos capacités propres. » Quelle est votre spécialité. Il voulut se retenir, pour ne pas trop en dévoiler, mais une étincelle enfiévrée s’anima brièvement dans son pâle regard. « Disons que je m’occupe plus particulièrement de l’intervention auprès des mineurs, mais je suis également apte à … »

Les mots s’étiolèrent et se brisèrent dans sa bouche face à un cri imprévu. Un étudiant effrayé. Engendrant, dans la seconde suivante, le sursaut de l’encapuchonnée familière – et l’éveil du bras de l’Auror, tendu violemment en direction du probable danger. Une menace aussi vite annihilée qu’apparue, vraisemblablement dissipée par une force anonyme et insoupçonnée. De sorte qu’il ne pouvait s’en trouver qu’impuissant, agacé et le sang trop alerte. Presque fouetté par l’impossible compréhension de la situation.

Seulement, les mots de sa parente vinrent l’apaiser quelque peu. Lui qui était déjà prêt à s’en remettre à son instinct. « Bien. Espérons seulement que cet enthousiasme restera cantonné à ce seul épisode d’exaltation. » Doucement, Léandre baissa sa baguette pour adopter une posture plus rassurante. Or, la façon dont ses doigts restaient agrippés au bois tant adulé témoignait davantage d’une vigilance renforcée.

Constante.

« Soit. Mademoiselle Raventhrone. Vous me demandiez ma vraie spécialité. Laissez-moi vous la décrire. » Il s’avança encore, pleinement concentré dans le récapitulatif qu’il établissait parallèlement dans son esprit. « En arrivant dans cette pièce, vous avez sans doute eu des difficultés à vous souvenir de ma personne. Je le sais, car vous avez été obligée de consulter le tableau derrière-moi pour vous remémorer mon nom puisque mon visage ne suffisait pas totalement. Or, à en juger les mots que vous m’avez adressé par la suite, quelque chose vous est revenu. Votre regard a également changé. Vous sembliez prête à me faire confiance sans forcément savoir pourquoi, n’est-ce pas ? Alors que tout le reste semble vous mettre mal à l’aise. » Et il l’avait compris, au fur et à mesure, qu’elle craignait une oreille indiscrète – il lui suffisait de se rappeler sa réaction à l’arrivée de l’infant Avery.

Toutefois, si pareil scénario s’avérait vrai, mieux valait ne pas trop s’y enfoncer. Cette inquiétude sauvage, décelée par son observation minutieuse, risquait de la faire s’envoler telle une nuée angoissée en la soulignant totalement. Il était donc nécessaire de modeler un peu son objectif. « Sûrement que vous n’en avez pas le souvenir, et sachez que ce n’est aucunement un problème pour moi, mais votre inconscient a été capable de me replacer dans une contextualité plus large. Dans des entrevues que nous avons partagées il y a de cela bientôt sept ans. La première date du premier juillet 1993, pendant laquelle vous m’étiez très agréable et très confiante. La suivante était au quinze juillet de la même année. Je suis resté tourné et ouvert vers vous, mais vous étiez particulièrement indisciplinée. Alors qu’au 5 août … » Elle. Indolente. Docile. Effacée. Comme écrasée par un poids qu’il ne comprenait pas à l’époque. « Je me souviens de ces trois rencontres avec une précision certainement effrayante, j’en conviens. Mais c’est ma croix, ma spécialité : je me souviens de tout et éternellement. C’est un atout indéniable pour être Auror. Comme peut l’être un animagus ou des capacités de métamophomage. »

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