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 Au cœur de la meute | Siobhan
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Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Au cœur de la meute | Siobhan   Lun 13 Mar - 14:44

Au coeur
de la meute & Siobhan
À l'aube de trop nombreux problèmes


Le soir du 14 Février 2000,

La baguette de prunellier s'immobilisa enfin, encore toute fébrile des sortilèges rondement menés. Maîtrisés. Oh, rien de bien fantasque – elle s'était seulement occupée de résoudre l'apocalypse ambiant. De rendre la chambrée de Léandre plus avenante. Ordonnée. Rangée, en somme. Cette étrange mesure scrupuleusement attendue par ses pairs, sous le prétexte fallacieux que ce serait plus sain.

Bon. Quoi qu'il en soit, c'était chose faite.

L'Auror se laissa alors tomber sur sa couche, pour le moins pensif. Très brièvement pensif. « Peut être ... » Pourquoi pas ? Il se tourna sur ses draps pour parvenir à tenir ... Sur les coudes. Tout en dirigeant sa férule vers le mur immaculé, vraisemblablement une idée terrible dans le crâne. Encore, pour ne pas changer de ces pensées foudroyantes et souvent déplacées. Heureusement que Siobhan n'était pas du genre à s'offusquer de ces affaires-là.

Quelques mots soufflés du bout des lèvres, sous une concentration précautionneusement ciblée, suffirent à animer les innombrables lettres qui attendaient patiemment leur heure sur le bord de la fenêtre. L'une après l'autre, elles vinrent se ficher sur la pâle surface pour former un cœur de papier. C'était la Saint-Valentin, de toute façon.

Et il n'avait pas besoin de les lire pour le moment. D'autant qu'elles ne pouvaient certainement pas contenir la réponse salutaire à ses inquiétudes présentes. Une épouse. Une proposition. Une demande – oh, peu importe, finalement. Il priait pour un fantasme. Pour une offrande qui ne tomberait jamais du ciel.

N'avait-il pas suggéré à Honoria de s'y mettre pour cette raison ?

L'attente était juste douloureuse, crispante et littéralement gênante. Lui, le protecteur de sa meute, le guerrier saint, le lion dans toute sa bravoure déterminée … N'était rien de plus qu'un homme perdu et désorienté. Léandre lâcha un grognement exaspéré, alors que son regard glissait vers le buffet soudainement apparu sur son bureau.

Ses sœurs ne changeraient jamais, à l'évidence. Même quand il soulignait explicitement que ce serait une soirée exclusivement consacrée à Siobhan, elles pensaient à lui. À eux. Il esquissa un sourire égayé dans le même temps que la poignée de la porte commença à trembler. « Bonne Saint-Valentin, Siobhan ! Joie et poussière de fée, comme on dit ! »

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Siobhan KvelgenProfesseuravatarProfesseur
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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Mar 14 Mar - 14:28

Le miroir l'avait observée des heures durant, peignant de manière éphémère toute l'éloquence du pli entre ses sourcils ; toute la finesse de ses occupations silencieuse tandis que, sous ses pas, s'étaient évadés le calme du matin et, rapidement, l'orangé d'un soleil sur le déclin. Il l'avait observée, jusqu'à ce que leur regard ne se croise et que la druidesse ne trempe les lèvres, furtivement, dans ce miroir liquide qu'était le passé. Seule avec elle-même.

Les images ne l'avaient jamais quittée, pas plus que le goût de ses lèvres et la saveur de son épiderme exalté, suppliant.

Siobhan s'empara de sa brosse à cheveux où trônaient encore les siens et tissaient de brun et de blond un voile nuptial convoité. De sa dextre placide, elle s'employa a défaire les nœuds et redonner une forme à ses cheveux naturellement ondulés, le regard dans ses souvenirs, tandis que sur l'ancienne coiffeuse vernie jouait une petite boîte à musique qu'elle avait lancée de sa simple volonté, à côté des cosmétiques moldus. Chaque geste la lui rappelait, en ce soir du quatorze février. Chaque odeur, de la poudre à celle du flacon de parfum ouvert qui n'avait plus que pour senteur l'Habituel. C'est peut-être ce qui rendait son absence difficile. L'habitude. Avoir aimé. La norvégienne dégagea son visage et passa les doigts de la main gauche dans ses cheveux pour leur donner une forme, appliquant par la suite avec dextérité une mince couche de correcteur sur sa peau avant de l'unifier. Elle n'ajouta rien de plus si ce n'est un peu de mascara pour agrandir son regard, peignant ses lèvres d'écarlate.

Son rouge à lèvres.

Au-delà du manque et de la tristesse brûlait une colère, une colère tant de l'injustice de la vie que de la tendance qu'avait sa psyché a la faire s'écorcher sur les épines, quand la Rose lui ouvrait les bras. N'avait-elle pas besoin que d'elle au fond, que d'une Rose ? C'était à s'en arracher les cheveux. Un rire nerveux franchit la barrière de ses lèvres et elles s'animèrent en un sourire à la joie factice, crispées. Elle se leva finalement de sa chaise, allant enfiler sa robe blanche en balayant toute pensée délétère de son esprit ; en les noyant sous la promesse d'une soirée magnifique en compagnie de son frère. Son sourire s'adoucit à cette pensée et elle inspira à pleins poumons. Il lui avait toujours semblé être invincible à ses côtés. A ceux d'Ariane. Le lion le faucon et la louve. C'était, à y repenser, un peu comme dans la plus ou moins bonne série télévisée Charmed ; le pouvoir des trois était plus fort que tout !

Il le fallait.

Elle parcouru les quelque mètres séparant les deux manoirs en une petite minute, franchit le portail et finit par pousser la lourde porte de séquoia pour se retrouver dans le hall d'entrée, seule avec la chaleur de son clan et l'odeur de la Vie. Siobhan respira ce silence quasi religieux, apaisant, verrouillant ensuite la serrure d'un mouvement serein de sa baguette avant de monter à l'étage, alertant de la pointe de ses Louboutin tous les occupants de la maison.

Elle agrippa la poignée, puis ouvrit la porte.

« Bonne Saint-Valentin, Siobhan ! Joie et poussière de fée, comme on dit ! »

La scandinave garda ses lèvres jointe en un tendre sourire et perdit bien une tête en retirant ses escarpins. Elle les posa non loin de la porte, la referma, et vint enfouir le nez dans le cou de son paladin en l'étreignant d'une douceur toute particulière. Elle avait toujours eue cette fibre aimante, cette douceur maternelle. Elle était une cousine, une soeur, une amie, une mère. Une Gardienne qui prenait à coeur le bien-être de ceux qu'elle aimait. Et si le temps avait passé, et si Léandre était à présent un homme, elle avait parfois encore quelques difficultés à ne pas se montrer trop envahissante, ou bien beaucoup trop douce.

Siobhan ferma les yeux une poignée de seconde. Puis elle prit son visage à deux mains avec une égale tendresse et vint marquer de ses lèvres peinte sa joue, dispensant quelque douce caresses instinctive sur ces pommettes et ces mâchoires associée à une protection infaillible ; à la chute de tous les impossibles par une magie dont seul lui avait le secret.

« Chasse gardée. elle laissa s'échapper un léger et doux rire Bonne Saint-Valentin mon Léandre. »

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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Mer 15 Mar - 14:21

Au coeur
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À l'aube de trop nombreux problèmes

Et la poignée cessa de trembler – de chanceler dans l'incertitude piquante du moment, quoi que Léandre ne douta pas une seule seconde de son hôte – pour se stabiliser. Pour se tourner en le sens attendu afin de dévoiler les traits tant révérés de Siobhan. La douceur de ce regard qu'il chérissait avec la ferveur parfaitement candide d'un troisième né. Ce qu'il était sans l'être, en vérité, auprès de ses braves aînées.

Alors, sans s'encombrer de détails, il se mit à sourire tout en se relevant légèrement sur le lit. De quoi accueillir sa sœur – tout en restant partiellement affalé. N'était-il pas, après tout, cet homme désinvolte et joueur qu'on regardait avec l’ambiguïté propre à l'aristocratie ? Cet héritier au sarcasme doux et sibyllin, dont les passions embrasées avaient laissé bien trop d'âcre fumée par le passé ? De semblables récits, étouffés par sa main implacable, n'étaient jamais parvenus jusqu'aux oreilles avisées des guerrières d'ébène et d'or qui veillaient sur son berceau depuis le premier jour. Heureusement.

Comment expliquer les égarements endurés ? La violence de ces déraisonnables attraits ? Non. Ce n'est pas le moment de laisser ton esprit s'y égarer. Ces choses-là sont malsaines. Impardonnables. Une infime seconde, le sourire de l'Auror se craquela face à de pareilles pensées.

Les souvenirs sont véloces ; affamés ; dangereux. Avec la rapidité d'un venin, ils s'éveillaient en ses réflexions pour lui souffler quelques bribes oubliées et réfutées. La lente valse d'étreintes avortées. De baisers fiévreux. De vides abandonnés au néant. Tout un pan de sa vie qu'il refusait de reconnaître avec la fermeté maladive de ceux qui en souffrent – et qui en font souffrir aussi leurs malheureux partenaires.

Devait-il sincèrement les citer ? Ils étaient si nombreux. Des fantômes le plus souvent ignorés. Rejetés. Niés dans leur essence la plus profonde.

La silhouette de sa sœur s'extirpa de l'attente pour le rejoindre. L'espace de précieux instants, les pensées de Léandre se fixèrent sur la présence de Siobhan. Sur la force brûlante qui la caractérisait ; et qu'il associait toujours à l'étau maternel. Serein et paisible. Il s'y accrocha, le plus naturellement du monde, tandis qu'elle lui embrassait la joue.

Chasse gardée. Ces termes employés avec tendresse animèrent en ses pâles iris quelques étincelles indistinctes. « Évidemment. » Ses doigts vinrent saisirent leurs jumeaux. « Merci, Siobhan. » La tirant doucement vers le lit. « Ne t'inquiètes pas, je n'ai pas peur des parasites. J'en suis déjà un, partiellement, n'est-ce pas ? » Et même si son regard se voulut léger, il y avait là bien trop d'ondées douloureuses pour le nier. « Tu vas trouver ça certainement gênant , mais je ne suis pas mécontent de passer la soirée avec toi. La solitude me pèse particulièrement ces derniers temps. »

C'était un aveu. Pourtant il détestait les faiblesses de ce genre. Seulement, avait-il le choix ? « Passons. » Sauver les apparences. « De ce que j'ai compris, tu as beaucoup, beaucoup de choses à me narrer ? Quoi qu'il en soit, je t'écoute. »

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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Dim 22 Oct - 8:23

Son sourire s'affûta ; se précisa sous l'étrange clarté de leur compréhension – il le lui semblait – centenaire. Si elle n'avait su discerner toute l'importance incrustée dans l'insignifiance passagère et pour le moins sibylline de son regard la première fois, la seconde fut davantage limpide. Son sourire se précisa, et c'est une douceur emplie de peine qui se mut avec plus de véhémence qu'elle ne l'aurait voulu. Il n'y avait rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n'est pas aussi lourde que la douleur co-ressentie avec un autre, pour un autre, à la place d'un autre, multipliée par l'imagination prolongée dans des centaines d’échos.

La norvégienne prit place à ses côtés sur le lit, ne prêtant aucune sorte d'attention à la décoration de la chambre. Il la renvoyait à ses propre incertitudes, et en cela il n'y avait personne de mieux placer pour comprendre cet impression de parasitisme, d'inutilité effarante et de honte douloureuse. Elle joua distraitement avec ses mains, hésitant un instant à briser la distance qu'il avait mis entre ses maux et sa pudeur, animée de bonne intentions et d'une maladresse qui lui appartenait. « Tu n'es tellement pas un parasite. Tu fais preuve de beaucoup trop de dureté avec toi-même, et je peux le comprendre mieux que personne, mais te flageller ne sert à rien si ce n'est t'ajouter davantage de poids sur les épaules. Tu es le seul à t'en vouloir, et tu es la seule personne à avoir le droit de le faire. Puisse les sots se noyer dans Gjöll s'ils sont incapable de voir a quel avenir tu es promis. Crois-moi mon lion. » elle se fendit d'un sourire se voulant plus léger, mais il n'en était rien.

Il lui était impossible de superposer ses arguments à son propre cas tant les enjeux étaient différents, croyait-elle. Il était un homme, elle était une femme – et en cela résidait une inégalité de l'ordre de la biologie qui n'avait de cesse de hanter l'héritière, œuvrant de concert avec les désirs d'un cœur rêvant au-delà des normes. L'indignité la rongeait mais aussi si elle ne l'aurait, elle, pas avoué, la solitude sur un plan de sa vie sur lequel sa famille ne pouvait agir, pas même la talentueuse Honoria. Siobhan glissa un rapide regard aux lettres suspendue, un petit sourire au lèvres.

« Tu es jeune, tu es beau, tu as une famille au nom et aux membres jalousés. elle rit doucement Nous sommes une génération bien différente de la précédente ; nous avons hérité de toute leurs qualités et de certains de leurs défauts, et nous avons été élevés pour être meilleurs que nos parents et pour que nos enfants soient meilleurs que nous. Je sais ô combien il est dur d'agir ainsi, mais... je crois que c'est à nous de changer les codes, de bouleverser les choses. elle lui glissa un regard éloquent Je sais que tu es destiné à un avenir glorieux, je le sais depuis le jour où j'ai vu l'homme en toi avec toute ses forces et ses faiblesses, mais peut-être qu'il ne sera pas exactement comme tu l'attends. Écoute ta Völva. »

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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Sam 20 Jan - 12:44

Tu n’es tellement pas un parasite. Léandre porta son regard vers l’épaule de Siobhan, venant y déposer ensuite son visage en ce qui apparaît être un geste d’affection. « J’ai pourtant l’impression de l’être. Mauvaise appréciation, sans doute, tu as raison. » Et il n’ajouta rien, dans l’immédiat, préférant l’écouter. Souriant, même, à l’évocation de ce Gjöll terrible.

A ces références culturelles qui fascinaient toujours sa conscience, tant elles étaient parties intégrantes de l’existence de sa sœur. Tant elles magnifiaient son appartenance à des héritages précieux. Magiques. Différents et semblables à la fois quant à ceux plus latins des Rosier. « Devrai-je rugir pour te répondre ? » Et c’était encore une manière de balayer les ombres plus tenaces qui s’animaient, menaçantes, dans le lointain.

Un énième moyen de ne pas songer au poids que lui avait jeté Honoria sur les épaules.

Tu es jeune. Tu es beau. Presque immédiatement, il se mit à rire. Sincèrement. Tout en la laissant poursuivre ses allégations pour espérer en mesurer la profondeur. « Tu as beaucoup de compliments pour moi, Sio. Presque autant qu’Ariane. Sérieusement, qu’est-ce que je ferai sans vous, mh ? » Il se détacha d’elle pour mieux en considérer son visage et ses blondeurs. « Il n’empêche, Völva … Que tout lion que je suis, je reste un mâle sans descendance. L’aristocratie se moque bien d’en savoir les raisons tant je parjure la tradition … Aussi stupide soit-elle à nos yeux. »

Il se tût, un instant, puis secoua son visage pour en dévoiler un peu de cette faiblesse qui lui déplaisait. « Sio … Ça me pèse. Pas juste cette histoire de pérennité. Mais d’être … Seul. De n’avoir personne avec qui partager mon lit quotidiennement- exception faite de toi et d’Ariane, évidemment, mais nous n’avons pas tous les trois cette perspective plus … Mh. Tu sais. Plus … » Et il fit un geste de la main, en un petit sourire gêné qui en disait long sur ce qu’il évoquait.

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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Lun 19 Fév - 21:22



Au cœur de la meute

E
t sa main était venue parfaire les sillons muets tracés sur la joue de l'héritier, érodant un peu plus ce qui apparaissait à la pulpe de ses doigts maternels comme leur signature à eux ; comme le passage de toutes ces tendresses prodiguées, encore et encore, au fil des années, avec une égale douceur de cette main qui connaissait par coeur tous les chemins de ce visage ; qui connaissait toutes les prises sécuritaire de sa jumelle aux phalanges masculine, et aux stigmates indélébile. Car il avait tout bâti de ses mains. Car c'est les siennes qu'elle écorchait de ses ongles lorsque elle tombait et que, comme un gardien éternel, il la retenait et partageait ses maux.

Et sa main était venue parfaire les sillons muets tracés sur la joue du lion. De cette dextre qui, elle aussi, comme lui, avait saigné pour toutes les croix qu'elle l'avait aidé à porter mais qui, dans l'éternité de la jeunesse que l'amour nourrit, n'avait jamais perdu de toute cette tendresse qu'elle aimait donner aux êtres qui lui étaient cher.

Et sa main était venue parfaire les sillons muets tracés sur la joue de son frère, dispensant de lentes et douces caresses pour apaiser tout les tourments qu'il ne prononçait pas ; pour montrer qu'elle était là et qu'elle le soutenait. Que pouvait-elle faire de plus ? Il n'avait pas tort, et tout cela l'ébranlait et faisait écho à ses propres doutes - à ses propres peurs de décevoir son clan et de salir son nom, mais aussi à ses convictions un brin hypocrite. Car elle ne se fichait pas autant des traditions familiale qu'elle aimait à le clamer. Si certaines étaient surannées, d'autres faisaient partie de sa fierté. Comme léguer son nom. Comme perpétuer ces rituels maintenant millénaires. Mais à l'aube de ses doutes les scandinaves fut happée par les traits félins de l'héritier, puis rapidement par ses propre maux qui, une nouvelle fois, faisaient échos aux siens. Les conquêtes s'enchainaient pour elle mais n'étaient pas fixe. Elles se résumaient à des moments de passion fiévreuse où les corps se liaient, se touchaient, se découvraient dans une fougue qui les connectaient ; ils partageaient l'intimité d'un couple éphémère, mais au bout du compte, sa soif n'était pas totalement comblée. Car au bout du compte, ils ne pouvaient lui donner ce qui commençait à peser sur ses épaules à elle aussi. Alors, dans une certaine mesure, elle pouvait le comprendre.

Et voilà que la mention d'Ariane la faisait dériver vers des songes dans la continuité de ce qu'il disait. Fugaces, eux aussi, chassés par une honte inavouable. Elle avait rit, Siobhan, à ses insinuations indirecte - rit d'une douceur qui lui était propre, mais la feinte était évidente sans toutefois révéler son vrai prénom. Car elle n'avait plus le coeur à rire. La blonde s'était souvenue de ce baiser échangé à l'orée de l'interdit ; du frisson qui l'avait parcourue lorsque sa cousine, sa soeur, Ariane, était venue chercher ses lèvres avec la douceur d'une amante plus que d'une ingénue. Avec une assurance bancale rendue tremblante par l'interdit et le sacrilège. Mais elle avait aimé. Elle ne regrettait rien, si ce n'est de ne jamais avoir reparlé de ça avec elle. Parce qu'au fond d'elle, refoulé dans la partie la plus sombre de son coeur, résidait l'envie d'en goûter plus. De prendre les devants et de lui avouer toute ces pensées qui avaient succédé aux incertitudes et aux questionnements moraux.

« Je te comprend, c'est pareil pour moi. C'est un sentiment plutôt désagréable, sans vouloir verser dans l'euphémisme. elle reporta alors une nouvelle fois son regard sur les lettres Mais je crois que pour le coup Honoria a trouvé la solution au problème avant moi. Je me trompe ? » puis elle déposa son regard sur lui.
 
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MessageSujet: Re: Au cœur de la meute | Siobhan   Mer 28 Fév - 12:13

Les caresses maternelles de son aînée vinrent tempérer les vives angoisses qui couraient silencieusement sous la peau de l’héritier. Tempérer et apaiser les inquiétudes liées à son rang, en des tendresses qu’il partageait uniquement avec ses sœurs. Qu’il ne révélait, difficilement cependant tant la fierté et l’orgueil cernaient sa conscience, qu’en de rares occasions.

Parce qu’il était le lion, autrement. Le Roi qui n’abdiquait pas. Jamais. Le maître en devenir du clan. De la meute. Fauves et canidés mêlés.

Un mâle sur lequel pesait d’innombrables attentes. Une suite logique de ce qu’impliquait son statut, n’est-ce pas ? Il soupira, distraitement, ses traits se détendant sous l’aubade maîtrisée et délicate des doigts de Siobhan. Je te comprends, c’est pareil pour moi. Il soupira, encore, plus pour acquiescer qu’autre chose. C’est un sentiment désagréable, sans vouloir verser dans l’euphémisme. Un infime soubresaut, d’un rire aigre contenu, vint secouer ses épaules et sa gorge. Avant de s'éteindre tout aussi brutalement qu'il lui était venu.

C’était tellement ça : un sentiment désagréable. Mais je crois que pour le coup Honoria a trouvé la solution au problème avant moi. Il haussa un sourcil, avant de suivre le regard de sa semblable vers les missives. Je me trompe ? « Ah. »

C’est vrai qu’il était aussi question de ça. La stratégie de la pythie familiale. « C’est vrai que ça peut faire office de solution. Mais je le vis … Pfft. A reculons ? Tu connais Honoria, elle a une idée très précise de ce qu’il faut. Plutôt, de ce qu’il lui faut pour elle entre mes bras. Elle m’a dressé une longue liste de candidates potentielles. » Il marqua une pause. « Je préfère chasser, ordinairement, mais le temps commence à nous manquer. Mieux vaudrait que je sois marié avant la trentaine, selon elle. Les chances d’avoir une réponse favorable de la part des familles aristocratiques sont plus grandes. Sûrement pour des critères de charme. Faut croire que le cumul des années ce n’est pas très vendeur. »

Brièvement, il revient à la charge, son nez s’enfonçant dans la chevelure de Siobhan. « Bref. Solution. Oui. Partielle. Mais outre ce point … Oui, c’est désagréable d’être seul. De dormir seul. D’envisager l’avenir seul. Tu n’as personne dans le viseur non plus ? On devrait vraiment songer à investir dans l’adoption … »

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