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 Annexe : Biographies des PNJ Principaux

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MessageSujet: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptySam 4 Mar - 13:42

Biographies des PNJ Principaux

Vous trouverez dans ce topic les biographies des Personnages Non-Jouables principaux de Catharsis : il s'agit des personnages emblématiques importants au contexte général.
Il n'est pas essentiel d'être des experts de leurs histoires, mais étant des personnages dont les décisions sont susceptibles d'influencer votre personnage et son entourage, voici un moyen pour vous de mieux les comprendre !

Sommaire

UPA | Reia Byrne-Adamson | Doyenne de l'Université

Gouvernement Mixte | Tristram Shandy | Maire d'Atlantis

Syndicat Corporatiste | Linda Tyler | Fondatrice du Syndicat
Syndicat Corporatiste | Casey Patrickson | Co-Fondateur du Syndicat

Le Sacre | Caderyn Emsworth | Membre éminent du Sacre
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MessageSujet: Re: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptySam 4 Mar - 13:42


Reia Byrne-Adamson

Des rangées de livres anciens de chaque côté de la pièce, un mur vitré à la vue surplombant tout Atlantis, la chaleur douce d’une cheminée qui crépite, le son du goutte à goutte d’un distilleur ancien flottant au centre de la pièce. Nous avons rencontré le professeur Reia Byrne-Adamson au coeur même de son quotidien, dans les quartiers de l’Université Paracelse d’Atlantis, sur l’île de Manadh. Entretien avec l’une des visionnaires de notre génération.
Le professeur Byrne-Adamson nous accueille dans son salon, et dès lors que nous nous asseyons face à elle, c’est un service à thé qui se joint à la conversation. Le sourire énigmatique de la doyenne de l’Université Paracelse d’Atlantis à ma stupeur de sentir les vapeurs d’un doux thé Oolong avec un nuage de lait de soja, exactement comme à mon habitude, restera gravé dans ma mémoire. C’est avec une voix profonde mais marquée de confiance que le professeur Byrne-Adamson accepte donc de me raconter son histoire et son fabuleux destin.

La jeune Reia Byrne naît en 1947 à Dublin, d’une famille de libraires irlandaise. Elle grandit au coeur de la littérature et du savoir, conditionnant sa soif de connaissances. Enfant unique d’une famille de la classe ouvrière, elle sera la première à poursuivre des études supérieures après son diplôme de l’école Poudlard. « Le Choixpeau n’eut pas à réfléchir bien longtemps, » raconte-elle avec une expression de nostalgie heureuse, « Je fus répartie à Serdaigle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je dois admettre que la description de la maison par Rowena Serdaigle elle-même m’est frappante de pertinence, même si être psychanalysée aussi simplement a toujours un revers un tantinet frustrant (rires). » Reia Byrne fut réputée pour son parcours brillant et sans accroche, mais aussi pour son caractère exigeant et son franc-parler, voire même parfois sa répartie cinglante. Elle vouera, et voue toujours une très grande admiration au professeur Minerva McGonagall, à l’époque toute jeune professeur de Métamorphose. « Le professeur McGonagall a toujours été un modèle pour moi, et ce depuis mon premier pas dans sa salle de classe. C’est une femme forte et indépendante, mais aussi brillante, sans manquer d’élégance. Ce fut un honneur pour moi d’avoir pu étudier dans ses classes. »

Après avoir décroché ses ASPICs comme major de promotion en 1965, Reia Byrne intègre ensuite un programme d’études à l’hôpital Sainte-Mangouste de Londres, et y étudiera, puis travaillera, sous la tutelle du professeur Giacomo Rosetti. Reia Byrne est fasciné par le travail de cet éminent Médicomage d’origine italienne sur la conception de remèdes magiques, mais aussi sur leurs actions et effets sur le corps humain, au sens anatomique du terme. « Bien qu’il y eut des cas de sorciers dans ma famille, notamment chez mes grands-parents paternels et certains cousins du côté de ma mère, mes parents étaient malheureusement tous deux dénués de facultés magiques. Je me suis posé la question sur les origines de cette différence avec mes géniteurs très tôt, » précise le professeur Byrne-Adamson. « Nous étions pour moi fort semblables, et j’ai toujours considéré les facultés magiques comme un talent comme un autre. Je pouvais faire léviter des objets, mais j’ai toujours été incapable de jouer au cricket, » ajoute-t-elle avec un rire cristallin.

« [...] j’ai toujours considéré les facultés magiques comme un talent comme un autre. Je pouvais faire léviter des objets, mais j’ai toujours été incapable de jouer au cricket. »

Pr. Reia Byrne-Adamson


C’est en Septembre 1972 que, sur les conseils du professeur Rosetti, le docteur Byrne se rend à Boston, Massachussetts, dans le cadre d’un colloque sur le développement de médecines hybrides, auquel furent invités les Médicomages du monde entier, mais également nombre de médecins Moldus familiers du monde magique par le biais de leurs antécédents familiaux. « Ce fut la première fois que ce genre d’évènement fut organisé, » commente le professeur, « Pouvoir partager une philosophie et des objectifs communs avec autant de brillants professionnels, en faisant complète abstraction de leurs facultés quelles qu’elles soient, ce fut comme une révélation. J’ai su dès les premières minutes que j’avais enfin trouvé les causes pour lesquelles je me battrai toute ma vie. »
Mais la recherche et les objectifs professionnels du professeur Byrne-Adamson ne furent pas les seuls à être drastiquement ébranlés lors de cet évènement, puisque c’est à ce moment-là que le docteur Byrne croise la route du docteur Henry Adamson, médecin-chercheur cracmol américain. « Ma carrière a toujours été une priorité dans ma vie, et je n’ai jamais compris cette notion, créée par les standards sociaux modernes, de considérer le mariage et la constitution d’une famille comme l’apogée d’une vie, » confesse le professeur Byrne-Adamson. « Il se trouve que Henry et moi partagions les mêmes valeurs et objectifs, et c’est un bonheur non-négligeable que de pouvoir travailler épaulée par une personne chère, tout comme pouvoir transmettre cet héritage de connaissances à nos enfants. » En effet, Reia Byrne et Henry Adamson se marient trois ans plus tard, et de cette union naissent deux enfants : Eleanor Brianna Adamson, née en 1976, étudie actuellement à l’université de Cambridge, dans l’objectif de devenir médecin-chirurgien, et Kerry Teagan Adamson, née en 1983, est actuellement élève à l’école de sorcellerie d’Ilvermorny dans le Massachussetts, sous la coupe de la maison Puckwoodgenie.

L’un des tournants de la carrière du professeur Byrne-Adamson a alors lieu en 1989, six ans après la levée officielle du Secret. Après près de quinze ans d’études et de recherches, le professeur Byrne-Adamson, le docteur Henry Adamson et le professeur Rosetti parviennent à la finalisation d’un élixir de guérison des boutons de fièvre, l’élixir Byrne-Adamson-Rosetti, plus connu dans le commerce actuelle sous le nom de “Ébar” ; c’est en effet le premier remède magique conçu ayant l’exacte même efficacité sur les patients sorciers comme Moldus. « Beaucoup ne se rendent pas compte de l’exploit ayant été accompli sur l’Ébar, » ajoute le professeur Byrne-Adamson, « Bien sûr, il y eut nombre d’échecs, de retours à la case départ. Mais comme le disait Einstein, un homme n'ayant jamais commis d’erreurs n’a non plus jamais tenté d’innover. La recherche médicale hybride n’en n’était qu’à ses prémices, la recherche médicale était également à l’aube de nombre de découvertes et innovations qui ont aujourd’hui changé la donne. L’élaboration d’un remède également efficace sur tous les individus, peu importe leurs facultés génétiques, était une victoire d’une vie. Pour citer Neil Armstrong, ce fut certes un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité. » Les découvertes ayant découlé du succès de cet élixir ont grandement influencé la recherche médicomagique et hybride moderne, plaçant le professeur Byrne-Adamson comme une des visionnaires de notre génération. Malheureusement, le professeur Rosetti décède en 1995, à l’âge de 94 ans, laissant le professeur Byrne-Adamson et son mari comme tenanciers de l’Ébar. Le professeur prononcera un long discours en hommage à son mentor lors de ses funérailles, à laquelle assisteront tous les plus brillants médicomages et médecins de notre monde actuel.

« [...] comme le disait Einstein, un homme n'ayant jamais commis d’erreurs n’a non plus jamais tenté d’innover. »

Pr. Reia Byrne-Adamson


C’est en 1996 que le professeur Byrne-Adamson est contactée afin de faire partie du comité décideur de l’élaboration et la construction de l’île de Manadh. Elle dirige alors les négociations et discussions autour de l’élaboration d’une université permettant aux jeunes sorciers de poursuivre leurs études après leur diplôme élémentaire, mais également aux jeunes Moldus de s’initier à la théorie de la magie, dans une harmonie à l’image de la carrière du professeur Byrne-Adamson. « La communication est la clé du progrès. Sorciers et Moldus sont, après tout, deux types d’individus de la même race. A la manière de notre couleur de peau ou de notre sexe, c’est par l’acceptation et la coopération que nous pourrons assurer la reproduction et l’évolution de la race humaine, » commente le professeur Byrne-Adamson avec un sourire énigmatique, en joignant ses mains, confortablement assise dans un fauteuil baroque tapissé d’un velours aux motifs géométriques, détail presque anachronique, dans un intéressant parallèle avec notre discussion. « L’Université Paracelse d’Atlantis se veut être un catalyseur de cette collaboration qui, je le suis persuadée, deviendra la clé d’un futur brillant. »

C'est sur ces paroles que le professeur Byrne-Adamson finit alors de raconter son histoire et l’origine de ses plus grands succès, me laissant sans mot pendant quelques minutes. Je réalise alors exactement pourquoi le professeur est assise dans ce bureau, et pourquoi son nom est gravé en lettres dorées sur la plaque près de la porte d’entrée. Je comprends alors exactement pourquoi, en à peine six mois, l’Université Paracelse d’Atlantis jouit déjà d’un rayonnement et d’une réputation exemplaires de progressivité, de créativité, d’intelligence et de pédagogie. Certes la qualité de cet établissement provient-elle de la vision du professeur et de ses exigences quant à son corps enseignant. Mais comme le disait Abd el-Kader, c’est en interrogeant la vie entière du professeur Reia Byrne-Adamson, plus que ses origines, que nous pouvons entièrement comprendre les profondes raisons derrière le brillant futur de l’Université Paracelse d’Atlantis comme fleuron de l’éducation hybride moderne.

— Augusta McClaggen pour Catharsis Inside



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MessageSujet: Re: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptyDim 11 Aoû - 7:43


Tristram Shandy


Tristram Shandy – Le Maire d'Atlantis : Talent de l’équilibre parfait, ou un Bilan en demi-teinte ?



Rien ne prédisposait Tristram Shandy a une grande carrière politique. Né en 1958, il a suivi un parcours scolaire somme toute classique, bien que se distinguant comme un bon élève. Venant d’une famille de la classe moyenne, au statut confortable après des années de dur labeur de son père, devenu gestionnaire d’une fabrique de textile où il avait commencé comme ouvrier, Shandy est un homme de labeur. Cependant, à 18 ans, il se détourne de l’industrie familiale pour entamer des études d’histoire à Bristol, qu’il poursuivra par une courte carrière dans l’enseignement. En 1988, peu de temps après la levée du Secret, qu’il décrit très sobrement comme « Un grand choc, évidemment, mais aurions-nous été plus choqué par la découverte d’une race alien ? », il devient assistant parlementaire et s’installe à Londres.

Après avoir été un temps envoyé dans le Commonwealth, dont il s’était passionné pour l’histoire durant ses études, il revient en Angleterre pour travailler comme attaché au Ministère du Commerce, avant de finalement, se présenter aux élections générales. Élu un peu par surprise comme candidat indépendant, il a bonne réputation auprès de ses électeurs, qui trouvent en lui un représentant posé, discret, mais à l’écoute et efficace. Ce sont probablement ces vertus qui ont encouragé le tout jeune Département de la Mixité et de la Coopération à le suggérer comme candidat pour la Mairie d’Atlantis, lors de la fondation de la ville en 1997.

Après de longs pourparlers avec les sorciers, Tristram Shandy prend ses fonctions en 1998, accompagnant les travaux de construction de la ville et le développement d’infrastructures mixtes et égalitaires. Véritablement en poste depuis 1999, il se révèle être un maire aussi discret qu’il ne l’était à la Chambre des Communs, mais il continue de servir le status quo pour lequel les membres sorciers du gouvernement mixte ont accepté de lui céder le poste. En effet, Tristram Shandy reconnaît honnêtement ne pas y comprendre grand-chose à la magie, et se reposer entièrement sur ses conseillers sorciers pour prendre les décisions les plus justes. Probablement inspiré par son expérience dans le Commonwealth, Shandy n’a jamais été pris sur le fait de penser mieux comprendre les besoins des sorciers que les sorciers eux-mêmes, et il n’est pas rare de le voir visiter les lieux sorciers d’Atlantis, ou même l’UPA, pour s’entretenir avec ses concitoyens.

« Cette ville est sans nulle autre pareille en Grande-Bretagne, et je pense que nous sommes extrêmement chanceux d’assister à son évolution et son développement. J’ai mis tout en œuvre pour aider la ville à prospérer dans l’égalité et l’équilibre, agissant toujours avec intégrité et l’esprit ouvert.»

Tristram Shandy


Si le Département de la Mixité et de la Coopération applaudit depuis plusieurs années déjà cette attitude, ce n’est malheureusement pas le cas des branches plus incisives de la communauté humaine, qui lui reprochent de ne pas défendre leurs intérêts avec assez de ferveur. En effet, malgré la promesse de mixité, et la proportion largement supérieur d’humains non magiques à la ville d’Atlantis, l’Université Paracelse elle, voit une large majorité d’étudiants sorciers occuper ses salles et les cursus non-magiques continuent d’être boudés par l’université. Bien que Shandy tente de nuancer cette position en mettant en avant les unicités de l’école, et les opportunités qu’elle ouvre pour les étudiants non-sorciers, le doute plane maintenant sur l’intégrité du soutien que pourrait lui offrir la communauté humaine lors des prochaines élections.

D’autant plus que les sorciers plus conservateurs continuent de voir d’un mauvais œil le choix d’un maire « moldu » à la tête de la ville, que beaucoup considèrent résolument sorcière au vu des artefacts et restes historiques sorciers qui ont été mis au jour durant les travaux de construction. Beaucoup craignent qu’un non-sorcier ne puissent comprendre les richesses, mais aussi les risques, qui entourent la ville, et ne puisse dès lors prendre les décisions qui s’imposent pour la pérennité et la sécurité d’Atlantis. Ainsi, nombre de sang-purs du Ministère de la Magie, ainsi que le Sacre ont déjà annoncé soutenir la campagne d’un candidat sorcier pour les prochaines élections, bien qu’aucun nom n’ait encore percé.

Les points de vue sont cependant bien différents lorsqu’on se renseigne sur le bilan de Tristram Shandy auprès des habitants d’Atlantis. Tout comme ses précédents représentants non sorciers, les Atlantes apprécient leur maire pour son égalité de caractère et sa disponibilité. C’est sous son impulsion que les 11 membres de son cabinet ont instauré des heures de permanence à laquelle les Atlantes peuvent se rendre, afin de partager leur suggestions et leur doléances. De l’avis de tous, et en dépit des incidents liés à certains groupes extrémistes, Atlantis est une ville où il fait bon vivre. Il serait aussi difficile de nier la croissance de l’Université Paracelse et l’étendue de son rayonnement au niveau mondial, bien que sa première promotion ne soit même pas encore diplômée.

Il est donc encore bien difficile de déterminer si Shandy parviendra à garder son siège lors des prochaines élections, et il ne fait aucun doute que la campagne sera déterminante. Des organisations puissantes, telles que le Syndicat Corporatiste, que l’on sait intrinsèquement liée à la fondation même d’Atlantis, ne se sont pas encore exprimées sur leur choix de candidat. Le choix des habitants pèsera, de plus, dans la balance, chose qui n’avait pas été le cas lors de la première élection, complètement intra-gouvernementale, en 1997. Contacté à propos de ses projets et ses désirs pour Atlantis, Tristram Shandy s’est contenté de nous répondre ces quelques mots.

J« e vis à Atlantis depuis le premier jour, et je me considère maintenant profondément Atlante. Cette ville est sans nulle autre pareille en Grande-Bretagne, et je pense que nous sommes extrêmement chanceux d’assister à son évolution et son développement. J’ai mis tout en œuvre pour aider la ville à prospérer dans l’égalité et l’équilibre, agissant toujours avec intégrité et l’esprit ouvert. Malgré les velléités qui s’acharnent à faire d’Atlantis un enjeu politique et un lieu de discorde, je reste convaincu que nous pouvons faire d’elle un lieu égal à la légende dont elle porte le nom. »

Sera-ce suffisant ? Seul l’avenir nous le dira.

— Augusta MacClagen, pour Catharsis Inside



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MessageSujet: Re: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptyDim 11 Aoû - 7:44


Lynda Tyler


« C’est grâce au Syndicat que j’ai pu mener des recherches qui m’ont offert le Royal Price of Experimental and Mixed Biology pour les premières tentatives de greffe de queue d’un lynx sur un fléreur. »

Linda Tyler


«On me demande souvent ce qui m’a motivée à fonder le Syndicat Corporatiste. Comment j’en ai eu l’idée, comment, alors même que tous tremblaient encore devant la menace ou les possibilités offertes par la magie, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes pour former cette organisation si efficace, si couronnée de succès, que nous connaissons aujourd’hui. On me loue souvent pour ma présence d’esprit, ma froideur et mon rationnel durant cette période houleuse. Souvent, même, on m’a accusée de n’être qu’une opportuniste, qui a vu dans l’arrivée des sorciers une façon de m’enrichir, de faire connaître mes travaux. De me faire remarquer. » Elle marque une courte pause. « J’aimerais pouvoir accepter les compliments, et quelque part, je ne peux pas entièrement réfuter les accusations. J’ai en effet saisi une opportunité, mais pas seulement parce qu’elle venait de se présenter, mais surtout, parce que je n’étais désormais plus liée. Ma sœur était une sorcière. » Un murmure de surprise parcourt l’assistance. « J’ai grandi à ses côtés, aux côtés de ses pouvoirs, de ses capacités. J’étais fascinée, intriguée par l’être qu’était ma chère petite sœur. Jalouse aussi, du monde qui lui était ouvert, et me resterait à jamais interdit. Je suis désolée, Midge, de t’avoir si souvent, dans ces années-là, considérée comme mon expérimentation personnelle. » Un rire parcourt l’assistance.

«J’ai très rapidement su que je voudrais être biologiste. Dès mon premier cours, au collège, je n’ai pas pu être rassasiée qu’on me parle de cellules, d’ADN, de réactions immunitaires. A chaque fois que ma sœur rentrait de Poudlard pour les vacances, je me souviens de l’avoir observée, en silence, des jours durant. J’ai même été jusqu’à lui éternuer dessus pour voir si elle allait aussi attraper mon rhume. » Elle hoche la tête avec un air contrit. « J’étais une enfant terrible. » Elle laisse de nouveaux rires s’éteindre, avant de continuer. « Mais cela vous laisse comprendre à quel point j’ai pu mûrir cette idée, la repenser, la revoir. Et quand, enfin, la magie a été révélée au grand jour, j’étais simplement prête à me saisir de cette opportunité qui venait de se présenter non pas à moi, mais à nous tous. »

«J’avais seulement vingt-cinq ans, j’approchais de la fin de mon doctorat à l’Université de Warwick, et je brûlais de cette idée de former une coalition de chercheur qui nouerait la magie avec toutes ces connaissances que notre société avait déjà accumulé. J’ai alors eu la chance de faire la connaissance de Casey Patrickson, durant un séjour de recherche à l’Université d’Aberdeen. Nous nous sommes rapidement bien entendu, et malgré sa crainte face à la levée du Secret à l’époque, il partageait déjà mon enthousiasme pour la magie. C’est d’ailleurs à lui que nous devons le nom de Syndicat Corporatiste. » Elle cherche Casey du regard dans le public et dirige les applaudissements. « C’est aussi à lui que nous devons l’extension de mon idée. Jeune chercheuse de mon état, c’était un groupe de chercheurs que je voulais fonder, en me disant, peut-être naïvement, que mes recherches en matière d’immunité pourrait, couplée à la magie, s’étendre au domaine de la médecine et de l’industrie pharmaceutique. En tant qu’ingénieur, Casey, bien sur, a tout de suite vu la nécessité de coupler la présence de l’industrie et l’utilisation des résultats de nos recherches, aux recherches elles-mêmes. A l’époque, c’était une démarche osée, mais nous voyons aujourd’hui qu’elle porte ses fruits. »

«Le tout jeune Syndicat Corporatiste m’a aidé à faire publier les résultats de ma thèse, centrée sur le rôle des mutations génétiques dans les réactions immunitaires, et j’ai eu le plaisir de collaborer aux recherches qui ont mené à la première guérison d’un patient atteint du SIDA. J’ai, je l’avoue, complètement délaissé la question de l’immunité des patients non-magiques pour me concentrer sur les interactions entre magique et non-magique, particulièrement en ce qui concerne les maladies et les greffes d’organes. » Quelques applaudissements épars et vivats d’enthousiasme saluent son travail. « J’ai aussi le plaisir d’être maman de deux adorables filles, désormais âgées de 20 et 23 ans, qui n’ont ni pouvoir magique, ni même aucun intérêt pour les sciences, ce que j’avoue un peu à contre-coeur. » Elle affiche une mine faussement déconfite.

«Mes buts aujourd’hui sont d’amener le Syndicat a un autre niveau, encore. Nous jouissons maintenant, après plus de 25 ans d’existence, de l’oreille des gouvernements britanniques et irlandais, qui ont reconnu notre travail et notre contribution à la société. Nos membres viennent des plus grandes universités, et nous sommes fiers d’être installés si proches de l’Université Paracelse d’Atlantis, dans une ville que nos ingénieurs ont aidé à concevoir. Cependant, la recherche en technomagie ne va toujours pas assez loin. La crainte continue de nous ralentir, la peur continue de nous interdire ce que, depuis des siècles, la magie offre aux sorciers. Nous croyons en un équilibre parfait en nos deux communautés, où la technologie et la magie se complètent et repoussent leurs limites mutuelles. Nos laboratoires sont parmi les plus avancés du monde occidental et pourtant, depuis la guérison du SIDA, nous n’avons plus fait d’avancées majeures. Qu’en est-il de la lycanthropie, du cancer, de la dragoncelle ou même encore des maladies dégénératives comme Alzheimer et Parkinson ? »

« La crainte continue de nous ralentir, la peur continue de nous interdire ce que, depuis des siècles, la magie offre aux sorciers. Nous croyons en un équilibre parfait en nos deux communautés, où la technologie et la magie se complètent et repoussent leurs limites mutuelles. »

Linda Tyler


«Malheureusement, malgré ma passion sans borne, je ne peux étendre mes champs de recherche pour répondre à toutes les questions qui me brûlent et m’empêchent de dormir. Cependant, l’UPA, nos jeunes chercheurs, les influenceurs qui nous connectent désormais avec nos compatriotes américains et leurs start-ups de la Silicon Valley me donne espoir. De nombreux membres du Syndicat ont, ces dernières années, été récompensés de prix qui prouvent l’évolution du monde, et notre ouverture grandissante à la présence de la magie dans notre quotidien. C’est grâce au Syndicat que j’ai pu mener des recherches qui m’ont offert le Royal Price of Experimental and Mixed Biology pour les premières tentatives de greffe de queue d’un lynx sur un fléreur. »

«En fait, je pense que ce qui compte, ce n’est pas tellement comment j’ai pensé à fonder le Syndicat, ni pourquoi je me suis tant battue pour le faire vivre, les premières années. Je pense que l’important, c’est de garder un peu d’idéalisme, d’optimisme pour notre futur, à l’orée de toutes ces découvertes que nous avons encore à faire. Merci. »

— Extrait du Sommet Annuel du Syndicat Corporatiste - Juin 2000



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MessageSujet: Re: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptyDim 11 Aoû - 7:45


Casey Patrickson


« A défaut d’être l’absolu meilleur, j’ai été le premier. »

Casey Patrickson


«M ais quelle excitation ! Demain sera officiellement ouverte au public la toute nouvelle ville d’Atlantis ! La fondation d’une ville, chers auditeurs, n’est déjà pas un événement qu’il nous est donné à tous de vivre en direct, et je suis même à peu près certain que dans l’histoire du Royaume-Uni, c’est la première fois qu’un tel événement sera retransmis en direct sur les ondes. Mais une ville MAGIQUE, ça, c’est quelque chose dont on se souviendra encore dans un siècle. Pour fêter cette occasion extra-ordinaire, nous avons ce soir avec nous Monsieur Casey Patrickson ! »

« Bonsoir. »

«Monsieur Patrickson, j’aimerais vous présenter pour le bénéfice de nos auditeurs. Vous êtes ingénieur, formé à l’Université d’Aberdeen où vous avez également fait votre doctorat et vous travaillez à l’heure actuelle pour la Vile d’Atlantis en tant qu’ingénieur en chef, vous vous concentrez majoritairement sur l’établissement du système électrique, ce qui comprend évidemment, les infrastructures du futur tramway et de la radio. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui vous a amené à ce poste ? »

« C’est plus que probablement ma position au sein du Syndicat Corporatiste qui m’a placé comme candidat idéal pour ce rôle. Je... »

«Désolée de vous couper, pour nos auditeurs qui ne sont peut-être pas familiers avec cette organisation, le Syndicat Corporatiste est un groupe de chercheurs et d’industriels, fondé, je crois lors de la levée du secret magique ? »

« C’est ça, et fondé par Linda Tyler, et moi-même. »

«La célèbre biologiste, oui. Un groupe de chercheurs et d’industriels, donc, qui concentrent leurs travaux sur la compréhension des interactions entre la technologie et la magie, ainsi que l’impact que celle-ci à sur notre quotidien, nous non-sorciers. Vous développez également des prototypes dits techno-magiques, qui visent à mêler le meilleur des deux mondes. »

« Exactement. Comme je le disais, c’est cette influence qui m’a permis d’être idéalement placé pour gérer la nouvelle infrastructure d’Atlantis. Très tôt après la découverte de la magie, nous nous sommes rendus compte des interférences qu’elle causait face à tous les types d’ondes, électriques, radiophoniques, mais aussi, avec les énergies nucléaires par exemple. Permettre aux sorciers de vivre pleinement leur magie, tout en faisant d’Atlantis une ville au confort ultra-moderne d’un point de vue technologique est donc un défi énorme. Grâce aux recherches menées au sein du Syndicat Corporatiste depuis bientôt deux décennies, nous avions une avance énorme par rapport à nos concurrents pour proposer, à Atlantis, une infrastructure la plus stable possible. »

«C’est fascinant. Pouvez-vous dire, aujourd’hui, que c’est un succès ? »

« Oui. Le système n’est pas parfait, mais dans l’état actuel de nos connaissances, les infrastructures seront un véritablement bijou, un résultat unique au niveau mondial. Certains artefacts magiques présents sur l’île, inconnus au moment où les travaux ont commencé, nous ont compliqué la tâche, car ils produisent des interférences plus importantes qu’une activité magique habituelle. Cependant, je suis fier de dire que lors des premiers emménagements à Atlantis, les nouveaux habitants pourront bénéficier de lignes de tramway, de stations radio et d’infrastructures électriques parfaitement fonctionnelles, que ce soit en ville, ou chez eux. »

« Cependant, je suis fier de dire que lors des premiers emménagements à Atlantis, les nouveaux habitants pourront bénéficier de lignes de tramway, de stations radio et d’infrastructures électriques parfaitement fonctionnelles, que ce soit en ville, ou chez eux. »

Casey Patrickson


«Félicitations à vous, et votre équipe ! C’est probablement l’apothéose de votre carrière, même si je ne vous souhaite pas de retombées, évidemment. Il semble difficile de trouver défi plus passionnant et plus délicat à relever. Pourriez-vous, d’ailleurs, inspirer les plus jeunes parmi nos auditeurs en nous parlant de votre carrière ? »

« D’abord, qu’ils se rassurent, j’étais un élève médiocre ! Ce n’est qu’en arrivant au lycée que j’ai commencé à m’intéresser aux mathématiques et à la physique, grâce à un professeur unique qui avait le don de rendre concret ce que nous devions étudier. J’ai commencé à comprendre que les maths et la physique étaient partout autour de nous, et absolument indispensables. J’avais une moyenne tout juste satisfaisante, mais j’ai pu obtenir une place à l’Université d’Aberdeen, où j’ai commencé mes études. »

«Je suppose que vous étiez un étudiant brillant ! »

« Excellent, probablement, mais pas brillant, non. D’autres étudiants de ma promotion avaient de meilleurs résultats, mais c’est avec l’audace et la créativité que j’ai réussi à leur voler une bourse de doctorat au nez et à la barbe » (rires) « Je manquais un peu de rigueur à l’époque, mais mes sujets de recherche étaient plus osés que les autres. J’ai très vite tenté de sortir des sentiers battus, et c’est probablement la raison pour laquelle j’ai si tôt pu rebondir sur mes pieds, une fois la révélation de la magie tombée. Je m’étais tant de fois dit ‘avec un peu de magie, ce prototype marcherait !’ et soudainement, je m’étais vu exaucé. J’ai eu la chance, aussi, de faire une deuxième bonne rencontre. Il s’agit de Linda Tyler, évidemment, qui arrivait avec son idée déjà bien formée d’une société de recherches mêlant sciences et magie. Je lui ai suggéré d’y ajouter l’ingénierie, et la technologie au sens large et nous avons sympathisé autour de ce projet. Linda avait déjà énormément d’idées qui m’ont permis d’imaginer de nouvelles questions de recherche, et d’orienter mes travaux vers des domaines encore inexplorés. A défaut d’être l’absolu meilleur, j’ai été le premier. Et c’est ce qui a compté. »

«Je vois ! Comme quoi, il ne sert pas toujours d’être le meilleur de la classe pour faire une carrière brillante ! Pourriez-vous nous parler de quelques unes de vos plus grandes réalisations ? »

« La ville d’Atlantis est évidemment la plus belle, et celle qui m’a le plus fasciné ! Récemment, j’ai aussi eu l’opportunité de travailler sur du matériel chirurgical magicalement assisté, qui permet de rendre les gestes des chirurgiens plus précis et de s’attaquer à des blessures encore plus fines. Nous voyons déjà beaucoup d’utilisations possibles en neurologie, et qui sont très prometteuses pour les patients. Une fois les travaux sur Atlantis terminé, je reviendrai à un projet que j’ai du mettre sur la glace ces deux dernières années : la géolocalisation magique. Les sorciers ont des sortilèges de cartes et de boussoles qui sont redoutables, et bien plus avancés que nos technologies satellites actuelles. J’espère pouvoir les utiliser pour, par exemple, localiser un enfant perdu sur une carte de la zone où il se trouve probablement. »

«Ce serait absolument révolutionnaire ! Mais les adolescents de ce monde risque de ne pas vous en remercier! » (rires)

« C’est probable ! Mais les travaux sont encore à un stade très primaire, et nous ne commercialiserons rien avant les années à venir. Les fugues ont, heureusement ou malheureusement, encore beaucoup de jours devant elles. »

«Monsieur Patrickson, merci beaucoup pour votre participation à notre émission ! Demain, nous couvrirons en direct les cérémonies à Atlantis, et nul doute que nous vous croiserons pour quelques impressions, au fil de la journée. »

« Ce sera avec plaisir ! Et pour les jeunes chercheurs qui nous écoutent, le nouveau siège du Syndicat Corporatiste sera lui aussi installé à Atlantis, équipé de laboratoires hauts de gamme, et nous sommes en discussion avec le conseil d’administration de la future université pour établir des partenariats ! »


— Emission de Radio Spéciale de la BBC : Fondation d'Atlantis - Mars 1999



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MessageSujet: Re: Annexe : Biographies des PNJ Principaux   Annexe : Biographies des PNJ Principaux EmptyDim 11 Aoû - 7:45


Cadeyrn Emsworth


« J’ai longtemps voulu avoir une raison de figurer dans l’Histoire de Poudlard. »

Cadeyrn Emsworth


C ’est peut-être une des phrases qui marque le plus notre interview avec Cadeyrn Emsworth, sans doute parce qu’il s’agit là de la seule véritable percée derrière sa carapace. Sa réputation d’homme disponible, accessible, n’est pas galvaudée. Alors que nous arrivions devant sa demeure imposante, très logiquement installée dans l’Enclave Sorcière d’Atlantis, deux étudiants se tiennent à la porte. Ils viennent de sonner, et c’est d’une distance respectueuse que nous entendons quelques bribes de conversation avec l’elfe de maison qui leur a ouvert. Maître Emsworth père a un rendez-vous – le nôtre, ou du moins, c’est ce que nous espérons – mais ils peuvent attendre dans le Salon Est, s’ils le souhaitent. Maître Emsworth fils n’est pas là, mais il devrait être bientôt de retour et accepterait évidemment de s’entretenir avec eux. La maison des Emsworth est sans doute, de toutes les demeures sangs pures, celle où il est le plus facile d’entrer pour un étranger.

L’elfe nous guide à travers la maison, décorée avec goût, mais dans la plus pure tradition sorcière jusqu’à un petit salon dont les baies vitrées donnent sur un jardin pour le moins sauvage. Cadeyrn surprend notre regard. « La nature est si belle ici, sur Manadh, vous ne trouvez pas ? J’aime préserver son aspect sauvage, la moduler juste assez pour qu’elle soit accueillante, sans la dénaturer. Je n’apprécie guère ces jardins taillés de prêt, ces buissons et ces fleurs domptés, pour les faire passer pour ce qu’elles ne sont pas. » Une explication lourde de sens, particulièrement quand on connaît l’attachement particulier du Sacre pour Poudlard depuis la mise en place d’Eugénie Fawley comme directrice. Nous nous asseyons sur son invitation.

Cadeyrn Emsworth, hériter de sa famille, suivi d’une sœur Helena, est entré à Poudlard en septembre 1957 et est réparti à Serpentard. Parler de ses premières années de scolarité ne l’intéresse que peu. Il écarte nos questions d’un geste de la main. « Rien ne compte vraiment, avant les BUSEs, vous savez. Même si évidemment, la mentalité tend à changer un peu. Les premières années sont faites pour trouver un moyen de s’intégrer pleinement à la société sorcière, à tisser ses propres racines, peu importe d’où on vient. » Une nouvelle fois, il trouve un moyen discret et élégant de mettre en avant son soutien de tous les sorciers, peu importe leur statut du sang, tant qu’ils embrassent pleinement la cause sorcière. « C’est grâce aux BUSEs qu’on peut s’individualiser pour la première fois, choisir la route qu’on va se tracer avec les ASPICs. Ce sont des années très excitantes pour un jeune sorcier, et à l’époque, je ne savais pas vraiment vers quoi me spécialiser, je dois l’avouer. J’ai eu la chance d’avoir un encadrement merveilleux à Poudlard, tant de la part de nos professeurs, tous hautement qualifiés et des sorciers dont la réputation n’est plus à faire, que par les préfets et les aînés de ma maison qui, je voudrais le souligner, m’ont aidé à choisir le meilleur chemin. » Cadeyrn a obtenu d’excellents résultats scolaires, se distinguant particulièrement en Sortilèges et en Métamorphoses. Certaines rumeurs prétendent qu’il aurait même voulu devenir auror, à l’époque. Il nie cependant avoir jamais songé à cette carrière.

« Rien ne compte vraiment, avant les BUSEs, vous savez. Même si évidemment, la mentalité tend à changer un peu. Les premières années sont faites pour trouver un moyen de s’intégrer pleinement à la société sorcière, à tisser ses propres racines, peu importe d’où on vient. »

Cadeyrn Emsworth


« Dans notre famille, c’est une tradition depuis deux siècles de quitter l’école et d’entamer un tour d’Europe. Il est important de connaître les cultures des autres communautés sorcières, c’est la seule façon de vivre ensemble et de garder des liens solides. L’Italie et son mode de vie m’ont beaucoup marqué et c’est un peu de cette chaleur que j’espère préserver aujourd’hui, à travers mes œuvres de soutien aux jeunes sorciers. » Malgré la formulation convenue, il est difficile de remettre en doute Cadeyrn Emsworth lorsqu’il parle de son attachement à la coopération et à l’évolution des sorciers. Son ton est posé, mais une sorte de ferveur est attachée à chacun de ses mots. Nous l’interrogeons à ce sujet, et un sourire vient effleurer son visage. Chez quelqu’un avec moins de retenue, ç’aurait sans douté été un éclat de rire. « J’ai longtemps voulu avoir une raison de figurer dans l’Histoire de Poudlard. Mais il est difficile de marquer l’histoire d’une école sans être professeur soi-même, et je pense que je n’ai pas l’étoffe d’un enseignant. J’aime accompagner les jeunes sorciers, les aider à trouver leur voie, les encourager à voyager pour se trouver. Je pense que voyager seul est extrêmement formateur. »

Nous nous demandons alors les raisons de son installation à Atlantis. Après une courte carrière au Ministère de la Magie, au Département des Relations Magiques Internationales, qu’il a servi pendant 7 ans (1966-1973) à l’issue de son voyage en Europe, Cadeyrn Emsworth fait son entrée officielle au Sacre. Marié depuis un an à une seconde née, sang-pure évidemment, il lui laisse la gestion de leur manoir écossais pour se consacrer à diverses missions d’accompagnement de jeunes sorciers et de préservation du patrimoine magique. Lors de l’explosion du Secret, au début des années 80, le Sacre s’est fait entendre avec virulence contre une levée définitive. L’organisation a suggéré plusieurs solutions pour le ré-installer à grande échelle, notamment inspirée de la célèbre utilisation d’un Oiseau Tonnerre à New-York par Newt Scamander, dans les années 20. Le Ministère de la Magie ne les a cependant pas entendu, ou pas suffisamment tôt, et s’est résolu à accepter la mixité nouvelle. Le Sacre s’est alors désolidarisé du pouvoir, marquant son désaccord en obligeant ses membres à démissionner de leur poste et à cesser toute activité politique auprès des différents départements. Pendant plus de dix ans, le Sacre s’est replié sur lui-même, gagnant rapidement la réputation d’un groupe de sorciers ultra-traditionalistes, et uniquement ouvert aux sangs-purs.

« Notre société évolue, et même si nous voyons des dangers à cette évolution, nous ne pouvons pas l’ignorer. Particulièrement parce que nous y voyons des dangers, même. A une époque où toutes les populations se mêlent, il est plus que jamais important d’aider les jeunes sorciers à trouver leur voie et à ne pas perdre de vue leur histoire et leurs traditions. La construction d’Atlantis représente un concentré de cultures et d’influences qui est probablement aussi bénéfique que le voyage. Des étudiants de l’Europe entière arrivent pour étudier ici et si nous devons vivre au plus proche des moldus, il n’est pas insensé que cela se fasse dans une université. Je pense que mon installation ici, en compagnie de Jackson » Son fils, ndlr. « est dans la juste continuité de mes actions passées, au sein du Sacre. Nous aidons les jeunes sorciers à trouver leur juste place dans cette société en mutation. »

L’elfe vient nous proposer une nouvelle tasse de thé et annonce dans un murmure que Maître Jackson est rentré, et qu’il a derechef été accueillir les deux étudiants. Cadeyrn opine de la tête, visiblement satisfait par cette annonce. « Je suis heureux que Jackson mette tant de cœur à continuer cet œuvre. Notre résidence est constamment occupée par nombre d’étudiants qui arrivent ici sans liens et sans famille, et c’est un peu de cette chaleur familiale que nous espérons leur offrir. Au travers de galas et activités culturelles que nous organisons régulièrement, nous les aidons à mieux se connaître et à se tisser un réseau de connaissances au sein du Monde Magique. Pas plus tard que la semaine dernière, un de nos étudiants s’est vu offrir un stage en alternance au Ministère de la Magie Bulgare. Il avait rencontré lé directeur du Département de Régulations des Créatures Magiques lors de notre cocktail de rentrée. »

Le temps passe et même si nous en avons appris sur Cadeyrn Emsworth, nous ne sommes pas sûrs d’avoir pu briser la façade. Comme beaucoup de ceux qui le rencontrent, nous comprenons sa réputation d’excellent communicateur, mais de figure difficile à percer. Nous nous autorisons une dernière question, sur ses projets. « Nous commençons à organiser un nouveau gala, dédié aux alchimistes célèbres et à leur contribution à la Théorie de la Magie. Nous retracerons les parcours de’Agrippa, Dzou Yen et bien sur, Paracelse. Nous espérons remettre en valeur cet art devenu quelque peu désuet, malgré son importance centrale dans la confection d’objets magiques. »

Il clôt ainsi la conversation, nous laissant dans le doute quant à sa position sur la technomagie. L’entretien a été agréable et instructif, même si nous réalisons en sortant que nombre des questions délicates que nous aurions aimé poser sont toujours sans réponses. Avec charme et élégance, Cadeyrn Emsworth est parvenu à ne parler que de ce qu’il souhaitait évoquer, laissant de nombreuses zones d’ombres planer sur qui il est vraiment.

— Augusta McClaggen et Andrea Huttington pour Catharsis Inside



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