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 Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.
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Andromeda MotleyÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
  • PROFIL
    • Arrivé(e) le 08/02/2017 Messages 22 Points d’activité 38
      Pseudo : Zazou
      Avatar : Felicity Jones
      Crédits : melo ♥
  • INFOS UTILES

    • Feuille de personnage
      Lieu de résidence:
      Patronus: Hérisson
      Informations supplémentaires:
http://www.catharsis-rpg.com/t498-andromeda-flowers-don-t
MessageSujet: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Sam 11 Fév - 17:15

Andromeda Motley
Informations civiles
Nom : Motley-Ketteridge. Pour des raisons assez évidentes de longueur, ce nom complet n'est jamais utilisé et la plupart de ses proches ne la connaissent que comme miss Motley, du nom de son père, de son héros. Motley du nom de ces moldus qu'elle ne voit plus, qu'elle ne souhaite plus voir. Qu'elle n'aime plus. Puis Ketteridge… Comme sur la carte de chocogrenouilles, oui. Comme cette sorcière illustre pour peu de choses, cette sorcière qu'on ne connaît pas mais dont on connaît le numéro. Comme ces grands-parents à qui elle doit tant et cette mère à qui elle doit tout.
Prénom(s) : Andromeda, Patience. Non, ce n'est pas une blague. Elle n'a jamais trouvé que ce deuxième prénom lui allait bien, elle a toujours pensé que ses parents le lui avaient offert avec l'espoir naïf qu'il influence sa personnalité. Comme si une telle chose pouvait avoir un effet sur elle… Andromeda, c'est le nom de son arrière-grand-mère maternelle, tout simplement.
Date de naissance : 24 juin 1979.
Âge actuel : 20 ans.
Cursus : Double cursus Formation dresseur d'animaux magiques et techniques d'élevage moldues d'animaux & Parcours vétérimagie et magiezoologie.
Alignement politique : Progressiste.
Informations Magiques
Origines : Sang-mêlée. Elle porte fièrement ses origines moldues, pour ce qui est de son sang sorcier par contre… Elle a longtemps été fière de la magie qui semblait couler dans ses veines mais à longtemps perçu sa mère un peu comme une moldue, elle aussi.
Baguette : Chêne blanc, tige de dictame, légèrement rigide, 27,3cm.
Patronus : Un hérisson.
Épouvantard : La voiture de son enfance qui semble foncer vers elle. Si elle échoue son premier riddikulus, elle voit son père et son oncle dans la voiture accidentée.
Miroir du Riséd : Son père qui l'enlace devant l'exploitation magique des Ketteridge. Si elle ne voit pas sa mère, ce n'est pas qu'elle l'aime moins, mais elle est en paix avec la relation qu'elles ont toujours eu et avec la façon dont les choses se sont déroulées ces dernières années.
Ancienne école/maison : Elle a fait sa première et sa seule rentrée à Poudlard en septembre 1980. Le Choixpeau, sans même avoir eu le temps de se reposer vraiment sur ses cheveux roux, a hurlé Gryffondor ! Toutefois, elle n'a passé qu'une seule année au sein de la célèbre école de sorcellerie écossaise. Elle a ensuite été scolarisée à domicile et n'y est retournée que pour les épreuves des BUSEs et des ASPICs.

Descriptions
Caractère de votre personnage
L'enfant agitée qu'elle était autrefois a beaucoup changé mais, au fond, Andromeda est toujours aussi remuante. Elle qui s'ennuie facilement a besoin que les choses bougent, à commencer par elle. Sportive, aventurière, elle aime parcourir des lieux inconnus, pas forcément évidents ou sécurisés. Elle aime la nature, s'y perdre, s'y fondre, et c'est quelque chose qui se ressent beaucoup dans sa façon d'être. Pour Andromeda, être lié à la nature et à tout ce qui l'entoure est le meilleur moyen pour vivre réellement, pleinement. Elle a besoin de compagnie, humaine ou non. Elle a besoin de pouvoir communiquer.

Elle est aussi d'une grande loyauté, peut être nourrie par sa dépendance à ceux qu'elle aime et qu'elle admire. En tout cas, elle ferait tout pour ses proches. Ce n'est peut être pas ce qu'ils attendent d'elle, c'est parfois un peu altéré par une interprétation trop hâtive de la situation et des besoins de son entourage, mais Andromeda ne reculera devant rien. Un peu bagarreuse, elle s'est assagie avec le temps, consciente que ce n'est pas très adulte, mais elle n'aura aucun souci à mettre les poings sur les i si cela s'avère nécessaire.

Pour autant, Andromeda n'est pas qu'un concentré de vie bouillonnant et irréfléchi. Si elle irait à l'autre bout de la terre pour ses valeurs et ses amours, si elle est parfois bruyante et aime rire sans retenue, elle est aussi douce et pédagogue. Les années dans la nature chez ses grands-parents, à les aider auprès des animaux l'a aidée à s'adoucir, à apprendre la patience, une qualité qu'elle peine à appliquer avec les humains ou elle-même. Pédagogue, elle a longuement travaillé cela en apprenant des tours à certains animaux, par exemple lorsqu'elle a décidé de monter un petit spectacle avec les diricos. Ce fut un fiasco, mais la jeune fille n'avait retenu que les exploits accomplis et restait fière de la persévérance et du calme qu'il lui avait fallu pour accomplir le peu qui avait été accompli.

Pourtant, l'échec n'est pas une chose qui lui réussit. Un peu capricieuse, elle peine à accepter le fait que, de temps à autre, les choses ne se déroulent pas comme prévues. Elle peut se montrer colérique, pleurer de rage et a beaucoup de difficultés à faire face à la frustration. Elle empire généralement les choses avec une telle attitude, en est consciente mais ne parvient pas à sortir de ce misérable cercle vicieux, ce qui n'aide pas sa confiance en elle. Car bien sûr, Andromeda a une estime d'elle assez chancelante, ce qui n'est pas réellement quelque chose de surprenant lorsqu'on la connaît un peu. Enfin… Andromeda n'a pas vraiment de complexe. Très libérée, elle ne s'inquiète pas particulièrement de ce que les autres pensent d'elle et assume ce caractère qui la pousse parfois à provoquer quelques haussements de sourcils surpris. Un poil excentrique par moments, elle n'a aucun problème à être au centre de l'attention. Pourtant, elle n'assume pas ce qu'elle est au fond d'elle. Elle n'assume pas ses échecs constants avec la magie, la jugeant responsable de ses maux. Elle a le sentiment d'être en conflit constant avec un alter ego et souffre de cette situation. Elle souffre de ne toujours pas savoir, bien qu'elle ait maintenant compris que ses parents aimaient réellement la magie et qu'elle peut se laisser aller à l'utiliser, si elle préfère être sorcière ou moldue. Nostalgique, elle se perd souvent dans ses souvenirs, se réconforte avec l'image de ceux qu'elle aimait tant, comme si la réponse se trouvait là-bas.

Informations importantes
◦•◦ Métamorphomage. Elle peut changer d'apparence à volonté… en théorie. Dans la pratique, Andromeda a beau être née avec ce don particulier, en avoir joué pendant l'enfance, le choc qu'elle a subi à la mort de son père a rendu la métamorphomagie plus difficile à maîtriser pour elle. Aujourd'hui, elle a encore beaucoup à apprendre.
◦•◦ Suite à la mort de son père, choquée et en colère contre la magie, elle tente de brider son flux magique et refuse de l'utiliser en dehors des leçons qu'on lui impose. Sa magie est incontrôlée, tantôt trop faible, tantôt trop brutale. Aujourd'hui, elle l'apprivoise doucement mais a toujours de grandes difficultés à garder la maîtrise de ses pouvoirs. Elle n'est toutefois pas dangereuse, elle a juste autant de contrôle sur sa magie qu'une enfant, même si cela tend à s'améliorer depuis quelques années.
◦•◦ Elle n'a été passé qu'une année à Poudlard, elle a ensuite été scolarisée à domicile chez ses grands parents.
◦•◦ Elle considère qu'elle a eu trois vie. La première a pris fin en août 91, la troisième vient de débuter, aux alentours de Noël.
◦•◦ Elle consulte un psychomage plusieurs heures toutes les deux semaines.
◦•◦ Elle ne se sépare jamais du médaillon de sa mère, comportant une photo animée qu'elle garde jalousement.
◦•◦ Elle correspond très souvent avec sa grand-mère et a besoin de rester proche d'elle et de l'exploitation magique, au moins émotionnellement.
◦•◦ Elle a très peur de monter en voiture, même si elle se raisonne de son mieux, c'est une expérience qu'elle évite au maximum.
◦•◦ Sa couleur de cheveux naturelle est le roux. Pas de coloration chimique ou due à un sort toutefois, sa couleur actuelle est un effet de son don. On dit que de fortes émotions peuvent altérer l'apparence d'un métamorphomage, Andromeda porte le deuil depuis neuf ans. Si on lui coupe les cheveux toutefois, les mèches coupées reprennent leur couleur originelle.
◦•◦ Quand elle est trop troublée, angoissée, la présence des animaux l'apaise.
◦•◦ Bien qu'elle ait peu eu l'occasion de pratiquer, n'ayant jamais eu de partenaires de vol, elle se débrouille assez bien au quidditch, principalement parce qu'elle est assez agile sur un balai. La ferme familiale n'étant pas visible des moldus, aujourd'hui encore, elle a pu s'entraîner à sa guise.

Goûts
◦•◦ Andromeda aime Atlantis. Elle n'y vit pas depuis longtemps, mais elle aime la façon dont la ville veut mêler les différentes cultures magiques et moldue. Elle a beau être certaine qu'une communauté égale et bienveillante est utopique, elle aime ce rêve.
◦•◦ Elle aime les bonbons moldus arlequins. Elle aime manger, plus généralement, et beaucoup d'aliments sucrés. Elle adore les fruits.
◦•◦ Bien sûr, Andromeda aime les animaux. Elle aime leur contact autant que leur étude. Elle aime les observer, passer du temps à les apprivoiser, attendre leur confiance.
◦•◦ Elle aime sa famille, ce qu'il en reste du moins.
◦•◦ Elle aime la métamorphose, bien que ses notes en la matière aient toujours été passables.
◦•◦ Elle aime apprendre les différentes langues. Elle a commencé à apprendre le jobarbil à la ferme.
◦•◦ Elle aime se faire des amis, même si elle est un peu rouillée.
◦•◦ Elle aime se perdre dans ses souvenirs. Ceux qui débordent de bonheur, d'enfance, d'insouciance.
◦•◦ Elle aime la musique et la danse. Elle aime beaucoup danser.

•◦• Elle n'aime pas l'échec. C'est assez classique, cela dit, qui aime se heurter à un mur ? Mais Andromeda panique très vite lorsqu'elle sent qu'elle n'arrivera pas à accomplir une tâche qu'elle s'est imposée.
•◦• Elle n'aime pas dormir seule.
•◦• Elle n'aime pas la plupart des transports moldus, même s'il n'y a que la voiture qui l'effraie vraiment.

Rêves & Ambitions
Elle voudrait se faire pardonner, racheter ses erreurs auprès de celui qu'elle considère avoir trahi ou, au moins, avoir l'opportunité de s'expliquer. Elle rêve de rendre ses parents fiers d'elle en devenant la sorcière qu'elle a tenté d'étouffer pendant trop longtemps. Elle ambitionne surtout de reprendre l'exploitation magique familiale des Ketteridge, au Pays de Galles.


Histoire de votre personnage
Il est des personnes dont le destin semble écrit à l'avance, parsemé de désastres et de peines. Il est des enfants à qui rien ne semble sourire, dont les parents meurent, dont la famille est odieuse, des enfants qui dorment sous un escalier même, bercés par les craquements du bois, éveillés par les pluies de poussière. Orphelins, malheureux. Il est de ces êtres dont on parle avec chagrin, avec pitié. Dont on regarde le passé en se disant que vraiment, ils n'ont pas eu de chance. Et d'autres pour qui les choses sont plus douces. Pas toujours plus joyeuses, mais plus simples, inaperçues. La mort ne frappe pas toujours avec violence et même alors, elle n'est pas toujours une ombre sur ce qu'il reste de vie dans une famille. Elle est présente, comme un cousin que l'on n'apprécie pas à un repas de famille. Mais il suffit de détourner les yeux. Elle est parfois aussi naissance. Andromeda, par exemple est née trois fois.

Aujourd'hui, c'est le premier jour de cette nouvelle vie. De la troisième. Elle dépose ses lèvres sur la peau pâle et trop fraîche, caresse une dernière fois cette joue contre laquelle elle s'est pressée tant de fois. Sa main se repose un instant sur l'épaule qui a si souvent recueilli ses larmes et tandis qu'elle soupire, une mèche de cheveux noirs glisse devant ses yeux. Avec un sourire doux, elle l'entortille autour de son doigt et la replace derrière son oreille. Fut un temps où elle était flamboyante. Lors de sa première naissance, à vrai dire. De la seule que l'état civil lui reconnaisse.

Andromeda est venue au monde avec quelques cheveux épars d'un roux très intense, presque orange. Un roux qui lui valut plus tard le surnom affectueux de poil de carotte, et qu'elle appréciait beaucoup car elle le trouvait à son image. Vif, coloré, joyeux. Sous les caresses de ses parents, sous leurs baisers attendris, les pigments s'intensifiaient, et elle était d'après sa mère le plus beau bébé de la terre. Le plus merveilleux, le plus particulier. Ce qui n'était pas tout à fait faux. La petite sorcière grandit, et ses cheveux poussèrent. Pas très régulièrement, assez étrangement, pour le commun des moldus. Pour sa maman, qui savait très bien que certains sorciers possédaient la capacité de faire évoluer leur apparence à leur goût, c'était quelque chose d'exceptionnel, de tout à fait ravissant, mais pas non plus un miracle. Pour Jonathan, son moldu de mari, c'était une preuve de plus que sa douce épouse était capable de réaliser des choses absolument sensationnelles, même lorsqu'il s'agissait de faire un enfant. Il leur avait fallu longtemps pour que naisse celle qui ferait vivre leur maison trop calme, plus d'une décennie, presque deux. Mais le résultat valait pour eux chaque moment d'attente, d'espoir ou de désillusion et la gamine fut aimée à en être presque étouffée. Il lui fut offert des droits que peu d'autres enfants avaient, des libertés qu'elle épousait avec bonheur au fur et à mesure qu'elle en prenait conscience.

Quand on tentait parfois de lui couper les cheveux, ils repoussaient instantanément du double de longueur qu'on lui avait pris, sans qu'elle n'y puisse rien mais pour son plus grand plaisir, et avec des éclats de rire à en faire râler les voisins trop moroses. Car les murs de l'appartement étaient fins, comme le travail de ses parents ne leur permettaient pas le même train de vie que la famille pour laquelle son père conduisait une voiture bien plus grosses que toutes celles du quartier. Ils n'habitaient pas loin pourtant, ces nantis à qui tout souriait – elle en était certaine. Mais à quelques rues de là, les cages à poules laissaient place à des hôtels particuliers, et elle était sûre qu'on pouvait crier aussi fort qu'on le souhaitait, personne ne venait nous ennuyer, ou donner ces coups dans les murs qui, comme des signaux secrets de grands, poussaient maman à plaquer un doigt sévère sur sa bouche.

Elle ne travaillait pas, elle. Elle l'avait fait avant. Elle était allée dans la grande école de sorcellerie Poudlard. Elle avait travaillé dans un magasin magique de couture. Puis dans une librairie magique. Puis dans une auberge magique. Et elle avait rencontré son moldu de mari qui, même s'il l'acceptait de bon cœur, ne savait pas bien comment expliquer à sa famille de quel conte de fée venait sa moitié. Et puis il y avait des tensions, dans le monde magique. Des tensions qui bientôt se transformeraient en guerre, alors Livia – c'est… c'était le nom de la mère d'Andromeda – fit le choix pour elle évident d'épouser le monde moldu en même temps qu'elle épousait Jonathan. Et elle travailla dans une usine. Puis deux. Dans une petite librairie de quartier, qui tenait plus de la bibliothèque tant les « clients » avaient la fâcheuse tendance de ne pas payer mais d'emprunter malgré tout des livres qu'ils ne rendaient jamais. Forcément, l'endroit avait fini par fermer ses portes définitivement et elle avait travaillé comme nourrice, professeur particulier. De temps à autres, quand cela lui plaisait, quand le marché du travail voulait d'elle, comme elle l'expliquait à Andromeda. La gamine avait longtemps imaginé ça comme le marché du samedi, dans la rue qui glissait le long de son immeuble. Un endroit avec des stands et des gens qui criaient pour vendre leur travail. Elle, elle avait rarement vu sa mère travailler. Elle savait qu'elle préférait s'occuper d'elle. Elle ne l'envoyait pas à l'école car elle savait que la petite irait à Poudlard, et qu'il était inutile de se faire des amis moldus qu'elle perdrait plus tard. D'autant que la drôlesse était souvent bien incapable de contrôler les changements que son don imposait à son corps au gré de ses émotions et que si officiellement, l'harmonie était de mise entre sorciers et moldus…

Andromeda rit, en écho à un souvenir de sa petite enfance. Avant que son père ne soit chauffeur, quand son travail rapportait moins et que sa mère était bien forcée d'accepter ce qui venait, même si cela l'obligeait à laisser la petite au jardin d'enfants. Une fois, là-bas, la gamine dans un élan de colère avait vu ses cheveux virer au rouge orangé, se raccourcir et se dresser sur sa tête, pareils à des flammes qu'alimentait sa rage. Un gosse lui avait pris son jouet, une broutille du genre, et elle était furieuse, réellement. Un sentiment qui ne s'était pas apaisé quand l'enfant avait lâché avec mépris une menace insultante

« Sale monstre » qu'il avait dit. « Tu vas voir, mon père il va venir dans ta maison et il va tuer le tien avec un fusil. »

C'était faux, très probablement. Mais la petite sorcière avait levé le poing et l'avait jeté sur le nez de son camarade avec un regard noir.

« Maintenant, t'es aussi moche que tes mots » avait-elle craché en lui tournant le dos.

Ça avait fait un tas d'histoires, bien sûr, et les parents avaient décidé que peu importaient les soucis financiers, il valait mieux garder la petite à la maison tant qu'elle n'aurait pas une meilleure maîtrise de son don, du moins une maîtrise suffisante pour pouvoir passer relativement inaperçue dans le monde moldu. Si la coopération était claire au niveau politique, plus on descendait sur l'échelle de la société, moins ce masque tenait. Moins on s'efforçait de sauver les apparences. Et on se rendait vite compte qu'on n'était pas vraiment tous pareils, tous égaux. La maman d'Andromeda lui avait fait un calin, après cette histoire. Elle lui avait demandé si elle avait tapé vraiment très fort et l'enfant avait répondu oui, s'attendant à ce qu'on lui demande comment allait le méchant qui l'avait insultée. Mais non. Maman avait juste déposé ses lèvres sur son poing et lui avait demandé si elle n'avait pas trop mal. Au fond, Andromeda trouvait ça un peu stupide. Oui, elle avait montré qu'elle était une sorcière. Mais c'était sa main qui s'était abattue sur le visage de garçon. Il n'y avait rien de sorcier dans un bon coup de poing. Alors tout ce cinéma sur la magie, sur sa différence… Mais elle préféra se concentrer sur le bon côté évident : moins d'idiots, plus de temps avec maman. Dans la maison du bonheur.

C'était comme ça que ses parents appelaient la maison. Un jour, ils avaient décidé que leur appartement porterait ce nom étrange. Que peu importait ce qui se passait au dehors, ici, l'harmonie, la douceur et la liberté seraient maîtres mots. Mais cela était survenu bien plus tard. Cette déclaration avait été faite après leur rencontre avec Caliban. En attendant ce moment, Andromeda grandissait. Un peu sauvage, parfois, très libre, et infiniment heureuse. Il y avait des règles, bien sûr, mais ses parents ne cessaient de dire qu'il était important de respecter la nature de chaque individu, quels que soient sa taille ou son âge. Chaque esprit était important, et ne devait être brisé sous aucun prétexte. Parce que l'individualité de chacun, dans le respect de ses pairs, était capitale pour que la société évolue vers un contexte plus positif. C'était plus ou moins ce que son Jonathan avait déclaré. Après l'épisode du fusil et du coup de poing, Andromeda n'avait plus remis les pieds dans une collectivité. Les rares fois où aucun de ses parents ne pouvait la garder, elle restait à la maison, jouait chez une voisine ou, si l'absence parentale durait un peu trop longtemps, était laissée aux bons soins de sa grand-mère paternelle. Celle-ci ne voyait pas d'un très bon œil la sorcellerie, et les facultés de l'enfant – pas plus que son caractère explosif – mais elle compensait ces défauts en apprenant à la petite à être de bonne compagnie.

Jeux de société, thé, pâtisserie… Chaque fois qu'elle y passait la journée, elle revenait aussi avec de nouveaux habits, jugés moins extravagants, plus convenable. Si bien qu'au bout d'un moment, la petite avait vite compris qu'il valait mieux choisir pour les séjours là bas les vêtements approuvés par la vieille femme. Les shorts, les bottes de caoutchouc bariolées et les t shirts aux motifs amusants restaient à la maison, et il fallait sortir les souliers vernis, les collants pailletés et les robes classiques. Ennuyeux, mais assez rigolo quand on prenait ça pour un déguisement de fille riche, comme le faisait la petite fille. Pour elle, c'était comme ça que les gens importants s'habillaient. D'ailleurs, elle était très assortie à son papa, depuis qu'il travaillait pour de nouveaux gens. Il appelait son patron Monsieur Mirth, et il disait qu'il était très riche. Il disait aussi qu'il avait un petit garçon très mignon mais qui ne devait pas s'amuser tous les jours avec un papa comme ça, et il enlaçait sa petite fille en lui disant qu'il l'aimait, et qu'elle avait beaucoup de chance d'être une petite fille aussi exceptionnelle. Andromeda était mitigée quant à ce petit garçon à la fois inconnu et un peu trop connu par le biais de tout ce que disait son père. Il avait l'air chanceux, celui-là. Une grosse maison, une grosse voiture, il avait même quelqu'un pour l'emmener à l'école quand elle ne pouvait pas y aller. Elle était certaine que sa chambre était si grande qu'il pouvait y faire du vélo. Elle, quand elle sortait le sien du placard de l'entrée, c'était pour zigzaguer entre la cuisine et le salon, évitant maman, évitant la tour de métal sur laquelle séchait le linge, évitant – de justesse – la télévision. Il ne lui semblait pas du tout pauvre, ce petit garçon. Et en même temps, elle se demandait ce que ça faisait d'avoir tout, sauf un papa qui l'aimait. Et elle préférait n'avoir rien mais avoir Jonathan. Alors sous la jalousie grandissait un peu de compassion. De l'intérêt, et une idée un peu folle. Un jour, il serait copains. Oui. Mais plus tard, parce qu'il serait bon que son papa garde son travail un petit moment.

La jeune femme soupire. Caliban… Depuis combien de temps n'a-t-elle pas vu son ami ? Il était son meilleur ami. Il était la seule personne qui comptait en dehors de  sa famille. Elle aurait tout donné pour lui. Elle lui aurait tout offert sur un plateau d'argent, dans un doux élan de folie qui caractérisait son enfance. Ce garçon, il avait été à elle, dans sa tête. Elle s'était imaginée, comme dans un conte de fée. La pauvre petite fille du domestique qui épouse le prince. Oh, elle aurait fini par être à elle, la maison familiale. Oh que oui ! Et on aurait couru dans les couloirs. On aurait fait des batailles de farine dans la cuisine, on aurait sauté sur les fauteuils à en crever les coussins. Mais aujourd'hui, elle n'existait plus pour lui. Elle avait fait ce qu'il fallait pour. Aujourd'hui, elle se demande qui vivrait dans la maison avec lui. Elle se demande ce qui se passera, maintenant. Elle n'est plus sa famille. Il n'est plus son idole. Ils ne sont que des souvenirs effilochés dans l'esprit de l'autre. Ils ne sont que les mirages d'un temps révolu. D'une première vie. Une moue tord la bouche de la sorcière qui passe une main sur ses cheveux, qui passe une main sur ses yeux. Et qui soupire.

« Tu crois que je me suis trompée maman ? Je pensais… Je pensais que les choses ne pouvaient se passer que d'une façon. Je pensais que je n'avais pas le choix, que je détruirais tout. Et ça a été tellement compliqué à bâtir tout ça. »

Tellement compliqué. Elle l'avait apprivoisé avec un muffin, d'abord. Il avait été son petit prince, elle avait été son renard. Elle lui avait expliqué l'amitié. Jonathan lui avait tout expliqué. Plus ou moins. De toute façon, elle n'avait pas tout écouté. Maman était partie voir ses parents et cette fois, elle avait refusé d'emmener Andromeda – parce que mamie avait la dragoncelle, si ses souvenirs sont exacts. Il n'y avait personne pour surveiller la remuante enfant toute la journée. Elle devait aller chez mamie. Il avait dit un tas d'autres choses, mais Andromeda s'était contentée de retenir l'essentiel. Elle allait voir Caliban. Elle allait pouvoir faire du vélo seul dans Londres. Comme elle avait grandi depuis la dernière fois qu'elle était allée chez sa grand-mère, elle allait pouvoir y aller habillée comme elle l'entendait et elle ferait du shopping. Alors, avec ses plus beaux vêtements, arborant sa cape préférée, elle avait accompagné son père au travail. Elle avait attendu au coin de la rue, menacé un moldu qui venait lui faire des reproches parce qu'elle chantait en prenant toute la place sur le trottoir de « crier au méchant monsieur », et elle avait trépigné d'impatience pendant que son père exposait la situation à son patron miniature. Finalement, ils étaient arrivés. Elle était montée dans la voiture en tendant droit devant elle un muffin pour Caliban. Elle avait choisi pour le garçon celui où on voyait les plus grosses pépites de chocolat. S'il l'acceptait, alors leur amitié pourrait commencer.

La vie après Caliban avait commencé à changer. Au fur et à mesure que l'amitié des enfants grandissait, tous gagnaient en confiance. Peut être un peu trop. Et au contact l'un de l'autre, les deux enfants s'épanouissaient. Bien sûr, Andromeda restait la même petite sorcière débordante d'énergie et, une fois les Motley rentrés chez eux, le petit moldu n'était probablement pas plus heureux qu'avant. Mais ils avaient leurs moments de bonheur, rien qu'à eux. Leurs moments volés, quand les parents de Caliban étaient absents et qu'Andromeda restait avec lui dans la trop grande maison, hantant les lieux comme un fantôme. La consigne était simple. Ils restaient ensemble tant qu'ils parvenaient à être discrets. Et si pour leur jeune âge, ce n'était parfois qu'un jeu de plus, comme des agents secrets, ils mesuraient parfaitement la gravité de la situation. S'ils étaient découverts, Jonathan et Caliban en pâtiraient. Mais même avec cette idée en tête, Andromeda peinait à être la petite fille discrète qu'elle n'avait jamais été. Plus le temps passait, plus ils étaient proches, plus elle voulait tout partager avec lui. Plus de secrets.

La gamine riait aux éclats. Caliban, lui, tâchait de rester noble, ce qui ne faisait qu'accentuer son hilarité. Elle courut, se laissa glisser sur la rampe du grand escalier pour parvenir en bas au plus vite, bien avant celui qui était devenu son adversaire dans une course qu'elle avait initié sans même l'en prévenir.

« Allez, viens ! » avait elle crié. Elle avait galopé, encore. Et s'était figée dans l'entrée, entendant des voix de l'autre côté de l'épaisse porte. Elle avait blêmi, aussi. Cal avait fini par la rejoindre, inconscient du danger qui approchait et quand il tenta de s'exprimer, elle plaqua sa main sur la bouche de son ami, sans douceur. A son tour il entendit. A son tour il comprit. Il observa les bijoux familiaux qu'elle portait, elle observa la cravate paternelle qu'elle lui avait passé autour du cou, la montre bien trop chère qui tentait de fuir son poignet. Que Merlin leur vienne en aide ! Elle lui prit la main et s'élança en sens inverse, vers la première porte qu'elle vit. Elle ne réagit pas à la mise en garde de Caliban et s'engouffra avec lui. La salle de réunion. Très mauvais plan. Elle se faufila entre les chaises, sous la trop grande table, et s'arrêta à un endroit où, avec un peu de chance, personne ne prendrait place. Perchée sur la grande barre qui filait entre les pieds de chaises pour stabiliser le meuble, elle étouffa un nouveau rire et se fit impassible lorsque les grands entrèrent. Elle les écouta un instant, se détendit lorsqu'elle comprit qu'ils ne s'approchaient pas d'eux. Elle se pencha vers son meilleur ami et murmura à son oreille, comme si cela avait fait partie de son plan depuis le début, comme si c'était l'aboutissement d'une longue réflexion et non d'une pulsion.

« Regarde mes cheveux. »

Elle sourit et posa sa bouche sur celle de son complice. Elle l'adorait, même si c'était un peu un trouillard. Et les cheveux virèrent au rose bonbon, au rose intense, amoureux. Un peu. Maintenant, il savait.

Elle avait eu peur. Qu'il ne comprenne pas, qu'il n'accepte pas. Peur qu'il la dénonce. Peur qu'il lui dise aussi que son papa ferait du mal au sien. Et cette fois, pas besoin de fusil ou d'affabulations enfantines pour que Jonathan souffre. Elle savait, plus ou moins, que l'homme n'était pas un fervent défenseurs des droits sorciers. Elle avait surpris une conversation de son papa qui lui-même avait surpris une conversation de Monsieur Mirth. Heureusement, Caliban ne dit rien. Ni au sujet de la magie, ni au sujet du bisou. Et le temps fila, s'égrena entre leurs doigts. Ils avaient attendu, ce jour-là, que le papa de Cal et ses amis s'éloignent pour se faufiler. En montant les escaliers quatre à quatre, ils avaient regagné la chambre, remis leur butin à sa place et s'était séparés. Quand elle avait retrouvé son papa, il avait crié. Très fort. Aussi fort qu'il l'avait ensuite enlacée. Elle lui avait dit qu'elle avait montré à son ami ce qu'elle savait faire, et il avait fait de son mieux pour prendre une voix sévère. Il lui avait dit que c'était dangereux, mais qu'il était heureux qu'elle ait un vrai ami. Et elle devait faire promettre au petit garçon qu'il garderait son secret. Et ils n'en avaient plus reparlé.

Régulièrement, la petite rouquine avait montré à Caliban ce qu'était la magie, ce qu'était son monde. Elle lui avait apporté un conte de fée enchanté, une fois, où les licornes galopaient d'une page à l'autre et ou les dragons crachaient des volutes de fumées qui s'échappaient du papier. Une autre fois, elle avait changé son nez en trompe. Une toute petite trompe, bien sûr, parce qu'une vraie, une digne de ce nom aurait été trop compliqué pour la petite sorcière mais tout de même. Elle avait l'impression d'être une véritable merveille aux yeux de Cal, et elle adorait ça. Et tout ça, lui et la magie, c'était amusant. Jusqu'à ce qu'un beau jour, ce soit plutôt désastreux.

La petite anglaise avait attendu dans la voiture, comme tous les matins, que Caliban y monte. Mais rien. Jonathan avait appelé maman pour qu'elle vienne chercher Andromeda et la ramène à la maison, parce que Monsieur Mirth lui avait dit qu'il n'y aurait pas à conduire l'enfant parce qu'il était malade. Pendant trois jours, elle avait tourné comme un lion en cage, dans une impatience rythmée par les reproches de sa mère. Meda, cesse donc de te tortiller. Meda, concentre toi sur tes devoirs. Meda, ce n'est pas encore l'heure, tu verras bien quand papa sera rentré.

Il avait fallu attendre quelques jours, pour comprendre. Cette fois, il était monté dans la voiture. Elle le savait, Jonathan avait rapporté la veille au soir qu'elle pourrait enfin revoir son ami. Et dans un élan de bonheur, elle ne parvenait pas à réprimer sa magie. Ses cheveux étaient rose bonbon, ses iris pailletés de joie. Caliban lui avait demandé pourquoi il ne pouvait pas le faire, et elle avait rit. Parce que t'es un moldu, elle avait répliqué. Mais non. Le garçon affirmait que non, un peu piqué au vif par l'amusement de sa camarade. Dans le rétroviseur, Jonathan contemplait la scène avec attention, captant des bribes de la conversation, du récit du bonhomme avec ses voitures. Andromeda riait, mais pas son père.

Le soir, le repas fut étrangement calme. Jonathan avait dit à Andromeda de faire très attention, au sujet de la magie. De n'en parler à personne. De ne rien dire sur elle, de ne rien dire sur Caliban. C'était sérieux, et la petite fille resta silencieuse pendant que les grands parlaient. Ils parlaient du papa de son ami, ils parlaient de sa nourrice qui était partie. Ils parlaient de travail, d'argent, d'opportunité. Et de devoir. Andromeda n'avait encore jamais trop compris ce que c'était, que le devoir. Là, sa maman expliquait à son papa que tout sorcier avait le devoir d'aider un enfant comme lui. Parce que c'était très dangereux, de ne pas avoir le droit de faire de la magie quand on savait le faire. Elle lui disait qu'ils s'arrangeraient, pour Andromeda. Et il était totalement d'accord. Parce que de toute façon, Andromeda se débrouillait de mieux en mieux pour être discrète. Pour être sage. Pour être grande. Ils hochèrent la tête d'un air grave et Jonathan lâcha qu'il lui dirait le lendemain. Qu'il fallait régler ça au plus vite. Et par bonheur, régler ça ne fut pas compliqué. Richard semblait satisfait qu'on lui retire l'épine qu'était son fils et il ne chercha pas plus loin.

Il fut beaucoup plus facile pour la petite sorcière de partager du temps avec son seul ami, car Livia l'emmenait souvent dans Londres, pour ce qu'elle appelait des sorties pédagogiques. Tous les trois, ils allaient au musée, au parc. Ils s'instruisaient autant qu'ils s'amusaient.

Andromeda soupire et s'étire. Depuis combien de temps est-elle sur cette chaise inconfortable, à se remémorer le passé ? Elle pose sa main sur celle de sa mère, incapable de s'éloigner tout de suite. Elle a toujours été mauvaise pour les adieux. Comme pour partir pour Poudlard. Comme pour accepter que Caliban était chez les jaunes quand elle entrait chez les rouges. Comme avec son père.

Dire au revoir avec Jonathan avait été la chose la plus difficile de sa courte vie. Un crève-cœur. Elle avait hurlé à s'en briser la voix, pleuré jusqu'à ce que ses larmes se tarissent. Tout était parti pour se passer pour le mieux, pourtant. Elle vivait dans le meilleur des mondes. Presque. Un an s'était écoulé à Poudlard, et les vacances d'été étaient déjà bien avancées. Tout était prêt pour le retour à Poudlard. Elle avait même eu le droit de prendre un animal. La jeune sorcière avait choisi un boursouf coloré, un animal adorable qui ne servait à rien mais l'amusait beaucoup. Et puis un soir, Jonathan et Livia et son oncle l'avaient emmenée au théâtre. C'était son cadeau d'anniversaire de la part de son oncle, avec un peu de retard. La soirée s'était déroulée à merveille, et tout le monde était remonté dans la voiture. Jonathan avait pris le volant et riait avec son frère tandis qu'Andromeda et sa mère partageaient la banquette arrière, revivant les meilleurs moments de la pièce. Andromeda était aux anges, jusqu'à ce que sa mère hurle. Elle avait senti la main enserrer son poignet mais n'avait pas eu le temps de se plaindre de la douleur de l'étreinte. Un crac sonore l'interrompit. Elles avaient transplané. Et devant ses yeux, la voiture fut projetée dans le fossé par une camionnette incontrôlé. Avant même de réaliser tout à fait, ses jambes cédèrent sous son corps.

A genoux, elle contemplait la route. Là où elle était quelques secondes plus tôt. Puis elle contempla le fossé : le véhicule accidenté et, sous lui, la voiture familiale. Elle aurait voulu crier, appeler son père, mais c'était vain. Elle ne comprenait pas. Pourquoi sa mère ne les avait pas sauvés ? Pourquoi sa mère les avait sauvées ? Comment elles allaient faire, maintenant ? Elle était trop petite pour tout ça. Trop petite pour avoir devant les yeux tant de tôle pliée. Trop petite pour comprendre que la magie faisait d'elle quelqu'un qui pouvait laisser les autres mourir et s'en sortir indemne. Qu'elle pouvait lui réserver un destin si différent de celui d'une des personnes qu'elle chérissait le plus au monde. La magie ne sauvait pas nos amours. La magie faisait souffrir, car elle permettait de voir le vide abyssale qui naît quand les autres sont trop fragiles. La magie était mauvaise. Comme elle était mauvaise. Devant ses yeux, quelques mèches tombaient. Détrempées par les larmes. Ternies par la douleur. Devant ses yeux, le roux périssait. Devant ses yeux, tout était noir. Elle était en deuil : s'en relèverait-elle jamais ? On ne lui avait rien dit. Elle ne voyait qu'un amas de métaux, de pneu, de verre. Elle n'avait pas besoin de voir autre chose pour savoir. Elle n'avait pas besoin des pompiers qui arriveraient bientôt. Elle n'avait pas besoin qu'on lui dise quelle chance elle avait que son papa soit mort mais qu'elle soit en vie. Pas besoin d'entendre que c'était un véritable miracle qu'elle soit si différente. Elle se rappela ce petit garçon, à la garderie. Elle était un monstre et son papa était mort. Sans fusil, sans elle. Tout devenait flou.

Et pourtant, contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, le temps ne s'était pas arrêté. Rapidement, Livia avait repris sa place auprès de Caliban quand Andromeda, elle, préférait s'isoler dans sa chambre. Elle se faisait porter pâle, incapable d'être celle qu'il avait connu jusqu'alors. Même après plusieurs jours, sa chevelure refusait de retrouver sa couleur. Même le duvet qui recouvrait ses bras demeurait d'un noir désespérant. Ses iris tendaient vers le marron terne, presque gris, tout dans son allure représentait le deuil duquel elle ne parvenait pas à se sortir. Comme une autre Andromeda. S'embourbant dans sa morosité, elle rejetait avec véhémence tout ce qui tentait de l'en sortir, même sa mère, même son ami. Peu lui importait tout ça. Elle était mauvaise. Elle aurait dû… Elle ne savait pas exactement ce qu'elle aurait dû faire. Un énorme protego ? Un bouclier qui aurait permis à son père de tenir le coup malgré le choc ? Elle en voulait à sa mère pour son instinct ridicule qui les avait sauvées en abandonnant les deux hommes. Et Livia Motley, douce et tolérante, laissait à sa jeune adolescente l'espace dont elle avait besoin, craignant de la faire exploser si elle l'enserrait trop de son amour abîmé, si elle la poussait trop vers l'avant, loin des souvenirs. C'était peut être un tort, mais c'était tout ce qu'elle savait faire. Laisser à l'être exceptionnel qu'elle voyait au fond de son enfant le droit de souffrir, de se débattre. Même si elle subissait les coups involontaires de cette révolte injustifiée.

Au premier septembre, elle resta blottie contre Caliban tout le long du trajet qui les menait à King's Cross. Chaque freinage un peu trop sec, chaque sursaut mal amorti du véhicule la faisait sursauter, serrer les dents. Elle l'accompagna sur le quai, elle le serra contre elle de toutes ses maigres forces. Et lorsqu'il monta, elle lâcha sa main et recula. Elle refusait d'y retourner. Elle refusait d'admettre que tout allait bien. Elle refusait de passer toute une année avec tous ces gens à qui on avait accordé un droit de vie quand les autres pouvaient mourir. Peut être que quelque part, dans un recoin de son esprit tourmenté, elle savait que c'était ridicule. Mais elle n'était pas capable de plus. La courageuse petite lionne était incapable de rugir et devait se contenter de miaulements plaintifs.

Andromeda rentra à la maison. Des hiboux furent échangés avec Poudlard, il y eut des convocations au Ministère, pour arranger les choses. Exposer la situation. Faire des promesses. Andromeda étudierait dans un premier temps à la maison. Puis, si les choses évoluaient convenablement, elle pourrait retourner à Poudlard. Livia se raccrochait à cet espoir, malgré les lacunes grandissantes de sa fille. Malgré la magie erratique. Il semblait qu'Andromeda luttait contre le flux. Elle étouffait elle-même ses capacités. Elle ne parvenait plus à prendre le dessus. Les sortilèges qu'elle lançaient étaient incontrôlés. Souvent trop faibles, parfois d'une puissance démesurée. Comme une enfant, elle se laissait dépasser par la magie.

Au début, elle correspondait avec Caliban. Et, la culpabilité grandissante, elle cessa. Elle lisait les lettres, au début. Puis même plus. Et bientôt, elles n'arrivèrent plus. Toutefois, Andromeda n'était pas stupide. Quand l'été reviendrait, lui aussi. Face à son incapacité à assumer la vie qu'elle avait pu avoir et tout ce qui lui évoquait son père, il fut décidé qu'elle rejoindrait ses grands-parents maternels. Ceux qui ne l'avaient vu qu'une ou deux fois par an tout au plus la prendraient sous leur toit. Vivant à l'écart de la population moldue, dans une exploitation agricole sorcière, lui redonneraient le goût des choses. Ils l'avaient promis à leur fille, et ils tenaient à leur parole. Peut être plus qu'à Andromeda, d'ailleurs.

Les mois passaient, entre une scolarisation assez difficile, des entretiens fréquents avec des délégués du ministère pour contrôler son apprentissage et peu à peu, l'adolescente s'apaisait. Elle naissait, de nouveau. Différente, un peu brisée, déchirée. Mais elle était présente. Elle commençait à mettre du cœur dans ses travaux, même si elle préférait de loin s'isoler avec les diricos, ou apprivoiser la famille de fléreurs qui vivaient dans le bûcher. Mais peu importaient les efforts, son don comme ses facultés magiques ne lui obéissaient plus. Et l'agacement que cela provoquait chez elle empirait chaque fois la situation. Tous les mois, elle passait par la case Sainte Mangouste. Et tous les mois, la frustration la gagnait. Chaque fois, une vague de découragement suivait ces rencontres avec le psychomage et Andromeda se convainquait qu'il valait mieux être moldue, simplement. Être faible, mais être tranquille. Comme si c'était possible.

« Andromeda ? »

Elle se souvient de la voix de sa grand-mère, douce mais ferme. Elle se souvient de la petite sorcière sèche aux cheveux bouclés et aux yeux rieurs. Andromeda contemple le portrait de sa mère, déposé sur une table non loin d'elle et sur lequel on la voit sourire. Elle est jeune, sur cette image. Et elle est tellement immobile. La jeune femme a toujours perçu sa mère comme une sorcière un peu éteinte. Gentille, amusante, intelligente. Mais de celles dont la magie n'est qu'un accessoire dont on se sert pour amuser les enfants. Le plus souvent, elle ne l'utilisait pas dans les tâches du quotidien, quand grand-mère ne savait rien faire sans sa baguette. Mais en l'admirant maintenant, figée derrière le verre du cadre qui l'enferme, la sorcière se rend compte à quel point la magie était partout avec sa mère. Et a quel point celle-ci ressemblait à sa propre mère.

« Andromeda, concentre toi un peu. »

La vieille femme poussa d'un revers de main les boursoufs qui tombèrent de la table sur le banc et galopèrent le long du bois avant de tomber de nouveau. Leurs petites pattes battirent dans le vide un moment, ils chavirèrent un instant sur le carrelage de la cuisine et partirent ensemble vers un recoin de la pièce où ils pourraient se cacher. Ils faisaient souvent cela, quand grand-mère Joan s'agaçait. Ils grimpaient les uns sur les autres jusqu'à ne former qu'une seule grosse boule de poils et ils restaient ainsi figés jusqu'à ce que l'adolescente chargée de les élever ait fini ses corvées ou, dans le cas présent, ses études, et ne vienne les chercher. Elle entortilla une mèche brune autour de sa baguette et fit la moue.

« Comment veux-tu que j'y arrive ? A chaque fois, c'est la catastrophe assurée. Tu as bien vu hier, non ? C'est chaque fois la catastrophe. Je suis une mauvaise sorcière, grand-mère. »

Les sourcils froncés, la vieille sorcière brandit sa baguette.

« Aguamenti. »

Un fin jet d'eau sembla couler de la baguette, comme si celle-ci en était emplie. En baissant la pointe de sa baguette, Joan augmenta le débit puis, d'un mouvement sec mais très mesuré, elle redressa la baguette et plus rien. Andromeda soupira. Il ne restait que quelques semaines, avant les BUSEs. Il fallait qu'elle travaille. C'était la condition de sa mère, de sa grand-mère. Elles toléraient ces difficultés, elle ne la forçaient pas. Elles laissaient l'enfant devenue adolescente s'épanouir à son rythme, loin de tout ce qui la terrorisait, loin de ce qu'elle ne parvenait pas à affronter. En réalité, elles la comprenaient et elles jugeaient qu'il était trop dangereux de lui imposer une scolarité normale, tout comme elle le pensait. Parce qu'elle ne maîtrisait pas sa magie, parce que chaque pas en avant lui faisait faire un bond en arrière. Il était important qu'elle passe ces examens mais toutes savaient qu'après cela, les cours ne serait plus si important. Après cela, Elle pourrait cesser progressivement de travailler. Elle en avait le droit. Le Ministère offrait ce droit. Les étudiants pouvaient tout à fait décrocher après leurs BUSEs. Alors Joan poussait sa petite fille à faire plus. A prendre un peu d'avance, puisqu'elle perdrait vite la main, puisqu'elle perdrait vite la foi. Et peut être que cela lui permettrait d'avoir de bons résultats aux BUSEs, qui l'encourageraient. Mais plus les examens approchaient, plus l'adolescente peinait, réalisant qu'elle devrait aller à Poudlard. Depuis le temps, tout le monde l'avait sans doute oubliée. Même lui. Mais si elle croisait certains de ses anciens camarades, s'ils la reconnaissaient ? S'il la croisait, lui ? Ses yeux virèrent au gris, ses cheveux se firent plus ternes, abandonnèrent le noir qu'ils avaient adopté depuis tant d'année pour ne changé qu'au gré d'émotions incontrôlées ou d'efforts soutenus pour se faire gris souris, un peu filasses. Pitoyable petite chose.

« Aguamenti »

Quelques gouttes tombèrent et imbibèrent le bois de la table. Doucement, l'adolescente réitéra le mouvement de poignet qu'on lui avait inlassablement fait répéter. Aguamenti. Cette fois, le flux fut si fort que le jet d'eau la projeta, elle, en arrière. Elle bascula du banc, son dos heurta le sol. Et sous le choc, ses doigts lâchèrent la baguette. La cuisine était dans un état minable, mais Joan ne broncha pas. Elle aida la petite sorcière à se relever et lui caressa les cheveux.

« Fais une pause. Entraine-toi. Et reviens. On recommencera jusqu'à ce que tu y parviennes. »

Combien de fois avait-elle fait de telles erreurs ? Andromeda avait ce que les médicomages nommaient un flux magique erratique. Elle était trop en proie à ses émotions et surtout, elle tentait trop de dissimuler ses capacités. Elle voulait réduire au silence la magie en elle pour ne plus culpabiliser. Pour ne plus s'en vouloir de n'avoir rien pu faire. Si la magie ne protégeait pas ses amours, alors elle ne lui servait à rien. Parfois, elle blessait sa grand-mère. Quand la magie jaillissait d'elle sans prévenir, quand elle ne parvenait pas à l'enfermer convenablement, les sortilèges étaient trop puissants. Comme si toute cette puissance s'accumulait, comme si l'empêchait de s'exprimer la poussait à s'accumuler au bout de ses doigts, dans le bois de sa baguette. Et encore, elle avait progressé. Beaucoup. Elle provoquait moins d'incidents, moins d'accidents. Grandissant, elle semblait comprendre qu'elle ne pouvait pas juste actionner un interrupteur. Elle ne pouvait pas cesser d'être sorcière. Mais chaque fois qu'elle se sentait accepter sa condition, elle prenait peur. Elle s'en voulait. Elle se punissait. Et il fallait recommencer. Il fallait réparer les dégâts, matériels et psychologiques. Parfois, elle se forçait à changer d'apparence. Il était rare qu'elle veuille toucher à cet aspect là de sa magie mais parfois, dans un élan de nostalgie, elle se prêtait à l'exercice. Seule face à son miroir, ses doigts effleurant doucement leur reflets, comme pour entrer en contact avec cette autre part d'elle, elle modifiait son allure. Ses cheveux reprenaient leur couleur rousse, les tâches de rousseur qui avaient couvert ses pommettes, autrefois, refaisaient leur apparition. Les yeux plus brillants, l'air plus sauvage. Et puis tout s'éteignait.

Andromeda était perdue. Elle voulait faire face, elle voulait avancer. Mais elle ne savait plus dans quelle direction. Qu'est-ce qui était courageux ? Qu'est-ce qui était brave ? Qu'est-ce qui était juste ? Elle se réfugiait dans le bûcher, souvent, pour échapper à la surveillance de ses grands-parents. Tout le monde savait que c'était là sa meilleure cachette, mais on lui laissait ce refuge. Blottie entre les bûches empilées, elle se lovait contre les plus jeunes membres de la famille de fléreurs qui vivaient là. La mère, parfois, léchait ses joues avec application, comme elle aurait fait la toilette de ses petits. Et Andromeda s'endormait souvent à l'abri de tout. Quand il était nécessaire de s'entraîner, elle se dirigeait plutôt vers l'enclos des diricos. Ces volatiles l'amusaient et elle se détendaient. Ils étaient ce que la magie avaient de beau. Colorés, idiots mais gentils, ils étaient inoffensifs. Ils fuyaient, inlassablement. Ils jouaient, dans des « pop » sonores et des explosions de couleurs et de cris amusants. Et elle s'entraînait. A leur faire peur pour les voir disparaître puis réapparaître quelques pas plus loin, à les attirer avec des sorts doux, plus jolis, colorés. A attiser leur curiosité en faisant apparaître des nuées d'oiseaux bleus. Andromeda grandissait au cœur de la ferme de ses grands-parents, sous le regard concerné de sa mère, de plus en plus présente. Plus elle se faisait grande, presque adulte, plus Caliban devenait homme de son côté. Et quand pendant de longs mois il n'avait pas besoin de Livia, elle quittait la maison des Mirth pour venir chez ses parents aussi souvent qu'elle le pouvait. Et la vie suivait son cours, inégale, loin d'être un long fleuve tranquille

La sorcière avait eu ses BUSEs et, comme on pouvait s'y attendre, avait cessé de travailler vraiment après cela. Elle avait tout de même passé ses ASPICs en botanique, soins aux créatures magiques, histoire de la magie et sortilèges. Les deux premiers par passion, par envie d'être assez compétente pour reprendre l'exploitation magique, plus tard. Les deux derniers parce que Joan avait fait un marché avec elle. Elle avait convenu avec l'adolescente que l'histoire de la Magie ne constituait qu'un éclairage important sur le passé. Qu'il lui permettrait de comprendre les changements du monde, de la société, et que la discipline ne lui demandait nullement de pratiquer la magie. Pour les sortilèges, il avait fallu faire preuve de plus de conviction, être plus ferme. Andromeda ne pourrait pas reprendre la ferme magique si elle ne savait pas lancer un sort convenable. Elle ne pourrait pas prendre soin des animaux, elle ne pourrait pas se défendre si cela s'avérait nécessaire. Joan ne lui apprendrait les trois premières matières que si elle faisait des efforts en sortilèges. Et deux années s'en suivirent. Deux années de travail, de frustration. Deux années de marche lente vers l'acceptation. Vers une magie qui serait une alliée et non une ennemie. Deux années qui s'achevèrent à Poudlard, le temps des examens. Elle obtint ses quatre ASPICs de justesse, excepté celui de soins aux créatures magiques où elle décrocha un optimal sans pourtant y trouver un grand mérite, plus habituée que ses camarades aux créatures dont l'examen faisait mention. Et elle retourna chez ses grands parents, travailla avec eux. Comme elle avait vu sa mère le faire, elle fit autant qu'elle pouvait comme les moldus, laissant sa baguette rangée autant que possible. Jusqu'à aujourd'hui.

Andromeda soupire. Fallait-il qu'elle naisse une troisième fois pour comprendre qu'elle avait été naïve ? Elle change. Elle grandit, encore. Elle ouvre le pendentif de Livia et caresse la photo qui se trouve à l'intérieur. Une photo animée de son père, de sa mère, d'elle et Caliban, quand ils étaient petits. Une photo sur le quai du Poudlard Express, parce que c'était un moment cher à Livia, sans qu'Andromeda n'ait jamais compris pourquoi. Sur l'image minuscule, elle tient le bras de Caliban qui essayait de fuir, arguant qu'il n'était pas de la famille, lui, qu'il était de trop. Et Jonathan avait posé une main sur l'épaule du garçon pour le convaincre de rester. On voit Livia, les mains sur les joues de sa fille, lui tourner la tête pour qu'elle regarde l'objectif et non son père et son meilleur ami. Elle hésite et soupire.

« Est-ce que… Tu étais d'accord pour que je le prenne, n'est-ce pas ? Je sais que j'ai dit que je n'en voulais pas, que c'était terminé. Mais vous allez tellement me manquer… Papa et Cal me manquent déjà. Je vais avancer maman, c'est promis. Grand-mère m'a trouvé un appartement à Atlantis. Je vais y arriver, tu me crois ?  Je te promets que je vais le faire. Parce que je crois que je me suis trompée. Parce que ce sera mieux pour l'exploitation. Parce que je suis grande, maintenant. »

Elle détache le collier qu'elle passe à son cou, puis du bout des doigts, entortille une mèche de cheveux, qu'elle sectionne d'un coup de baguette précis. Presque. Elle frotte sa joue griffée par le sort et rit de sa bêtise. Autour de son doigt, les cheveux sont roux, de nouveau. Elle les glisse dans la main maternelle. Une nouvelle naissance dans une nouvelle ville. Avancer. Marcher droit devant. Maintenant qu'elle doit laisser sa mère, elle se rend compte que la magie a toujours été présente pour Livia. Elle qui avait épousé le moldu et son monde, elle que sa fille avait toujours pris pour exemple, pour preuve qu'une sorcière n'avait aucun besoin de magie. Elle qui n'avait pendant un temps étudier que pour ne pas causer de dégât magique mais être comme son père, comme sa mère. Presque moldue. Livia n'avait jamais eu besoin de magie, elle. Mais elle avait pourtant été présente. Souvent. Quand sa belle-mère venait dîner et qu'elle avait manqué son plat, elle faisait un clin d'oeil à Andromeda et arrangeait le tout d'un léger coup de baguette avant que les moldus de la famille n'arrivent. Quand Andromeda n'arrivait pas à dormir, elle faisait voleter une nuée d'oiseaux bleus dans sa chambre, quelques secondes, pour que leur gazouillement et leurs battements d'ailes réguliers apaisent l'enfant. Elle avait toujours gardé une photographie animée dans son médaillon, elle avait toujours eu ce gros album qui ressemblait plus à des bouts de film qu'à des photos. Quand elles étaient en retard chez le docteur et qu'elle prenait sa fille dans ses bras pour transplaner. Des détails oubliés. Peut être volontairement, d'abord. Des détails qui ressurgissent maintenant qu'elle ne pourra plus les partager.

« Il n'y a plus qu'à. »

Un léger rire vient éclore puis résonner dans la pièce déserte. Aujourd'hui encore elle lui ferait un calin pour l'encourager, si elle le pouvait. Andromeda contemple le corps apaisé de sa mère et s'éloigne, tâchant de retrouver le responsable du funérarium pour qu'il ferme le cercueil. Il lui a dit qu'elle pourrait le faire quand elle aurait fini, mais bien qu'elle sache que c'est idiot, elle ne parvient pas à enfermer sa mère dans cette pauvre boîte. Et si jamais… Non, elle secoue la tête et se met en quête de l'homme occupé qu'elle a croisé plus tôt. Au revoir maman.


Qui êtes-vous hors du jeu ?
Prénom ou pseudo : Zazou.
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De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? C'est une trop longue histoire.
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Bien sûr Angel .

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Andromeda Motley
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Sam 11 Fév - 17:15

Métamorphomage
Elle claque la porte. Le plancher craque sous ses pas, et elle entend les menaces de sa grand-mère, au bas des escaliers. Tu dois arrêter ça, Andromeda. Arrêter de te croire si différente. Arrêter de te complaire dans ton délire. Tu dois arrêter, Andromeda. Tu dois essayer, travailler. Tu dois avancer. Oublie le, passe à autre chose ! Fais ce qu'il faut, sinon… Peu importe ce qui suit cette promesse un peu effrayante. Comment pourrait-elle oublier ? Son visage, sa voix. Sa douceur et sa fermeté. La façon dont ses mots chantaient quand il lui lisait des histoires, l'amour qu'il avait pour elle, pour sa mère, pour tous ceux qui glissaient dans sa vie. Il était si parfait ! Il était grand et rassurant, il était bon. Il avait cette façon de réparer les gens casser. Tout le monde était important. Et elle maintenant, elle ne compte plus pour personne. Elle est inutile. Elle est vide. Elle pince le bout de son pull entre ses doigts et frotte ses joues d'un geste rageur pour effacer les larmes. Ça griffe, ça brûle. Et dans un nouveau sanglot, de nouveaux sillons se dessinent sur ses pommettes rougies. Elle n'y arrive pas. Elle n'y arrivera jamais.

Elle a voulu aller à Londres. Elle a voulu voir l'autre grand-mère. La mère de son père. Elle a voulu lui demander de la prendre avec elle, malgré tout. Elle lui a promis. Promis qu'elle ne serait plus sorcière. Promis qu'elle serait fragile, obéissante aussi. Et en se noyant dans son chagrin, elle n'a pas vu ses cheveux la trahir. Du noir endeuillé, ils sont passé au gris. Un gris sombre, un peu châtain. Un gris terne, un gris soumis. Et la vieille folle a froncé les sourcils, pincé les lèvres. Elle a juré, menacé. Avec moins d'amour que ne le faisait Joan. Pas pour qu'elle aille mieux. Pour qu'elle comprenne a quel point elle était différente. A quel point elle aurait préféré que ce soit elle et sa traîtresse de mère qui se retrouvent enfermées dans la tôles, perdues dans le fossé. Il a fallu un moment à l'adolescente pour accuser le coup et elle a fuit. Mais maintenant qu'elle est de retour ? Maintenant qu'elle est à la maison, comment fuir encore ? Comment peut-elle abandonner la magie quand la magie ne veut pas l'abandonner ? Alors au cours d'une énième dispute avec sa mère, avec Joan, elle a été un peu trop loin. Encore. Elle blesse sa mère tant qu'elle le peu, sachant pertinemment que ça n'a aucun sens. La faire souffrir pour s'assurer qu'elle ne sera jamais loin. La haïr pour ne pas perdre pieds.

Au cours d'une énième dispute donc, elle a coupé ses cheveux d'un coup de ciseaux. Et les cheveux tombés sur la table étaient roux. Et à la seconde où elle les balaya d'un revers de main, furieuse, elle réalisa que ses cheveux ont repoussé, dans un énième refus de son corps d'obéir à ses caprices adolescents. Alors elle a tourné les talons, malgré les injonctions de Joan, malgré les sanglots maternels. S'il était là, lui, il comprendrait. Il la comprenait toujours. Elle était sa merveille. Elle avance directement vers le long miroir le long du mur, fixé dans la pierre sans nul doute magiquement, comme tout ici. Elle lui fait face et défie son reflet d'un regard insolent. Ses paumes heurtent la pierre, ses doigts s'accrochent et elle oublie leurs demandes. Elles abandonneront, comme toujours. Parce qu'il ne faut pas la heurter, pauvre petite chose. Parce qu'elle est trop stupide pour comprendre qu'elle fait n'importe quoi, non ? Comment peut-elle le savoir et malgré tout refuser aussi violemment d'y remédier ? Il lui manque. Elle veut le voir, entendre ses bras. Elle ferme les yeux un instant pour l'imaginer face à elle. A la place de ce miroir. Ne pleure pas Andromeda. Ça va, tu sais ? C'est pas grave allez, on trouve toujours une solution. Et puis si tu pleures, maman va s'inquiéter. Tu connais ta maman, non ?

Elle veut tellement le voir. Doucement, elle relève les yeux sur son reflet. Elle bat des cils, décrochant quelques larmes qui tombent sur le sol. Elle ne pleure plus. Elle renifle. Elle va le voir. Elle jette un rapide coup d'oeil à la photographie de son père déposée sur la table de nuit. Il est plus grand. Et doucement son corps s'étire. C'est douloureux, un peu. Comme quand elle faisait de la gymnastique. Comme quand elle était avec Caliban et que pour faire sa fière, elle avait décidé de faire le pont comme ça. Elle était tombé. Et son corps reprend sa taille habituelle. Alors elle souffle, et elle accroche son regard à celui du reflet. Grandis, Andromeda. Combien de fois a-t-elle entendu Joan le lui dire ? Ce n'est pas ce qu'elle veut exprimer bien sûr mais… Grandis encore. Elle voit les choses différemment maintenant, sous un autre angle. Est-ce qu'elle fait la même taille que lui ? Elle est un peu plus grande que le miroir, maintenant, et elle doit baisser les yeux pour se voir encore. Elle s'assied en tailleurs et dépose les mains sur leur image. Qu'elles grandissent, elles aussi. Qu'elles s'épaississent, qu'elles soient plus fortes. Les doigts larges, comme ça. Il se rongeait les ongles, aussi. Quand il savait que Caliban allait mal, quand il n'était pas sûr de pouvoir offrir le jouet promis… C'est parfait. C'est bien Andromeda, ma grande. Concentre toi. Elle redresse la tête. Son menton se prononce, sa mâchoire se renforce. Elle plisse les yeux pou résister à l'effort, à la douleur assez intense, assez désagréable. Ce n'était pas comme ça, avant. Mais elle ne tentait pas non plus de trop grandes métamorphoses. Elle se souvient de la mini trompe d'éléphant une fois, pour faire rire son meilleur ami. Et tandis qu'elle se laisse distraire par le souvenir, elle sent que son corps se relâche. Elle secoue la tête. Concentre toi, Andromeda ! Nom d'un chien, sois capable pour une fois ! Ses yeux changent. De forme un peu, et de couleur. Elle a la couleur de sa mère, Jonathan avait les yeux verts. Ils tirent un peu sur le doré, sur le noisette, mais le vert restait dominant. Elle rapproche sa tête du miroir, y dépose son front pour mieux voir. Un peu plus vert. Pense, pense, pense. Du vert. Comme ça.

Elle ferme les yeux et le voit encore. Son nez est plus large aussi. Il ne remonte pas comme le sien. Quand elle se fait de nouveau face, elle voit que le bout de son propre nez se détend, en quelque sorte. S'abaisse. Les ailes s'écartent un peu, s'élargissent. Et sous cet appendice bien connu, des poils poussent. Ses cheveux se raccourcissent, retrouvent leur teinte rousse d'antan, la même que lui. Et elle fronce le nez sous les picotements de la barbe naissante. Pas beaucoup, juste un peu. Juste…

Juste…

Elle grimace. C'est trop dur. C'est trop éprouvant. Elle le veut, elle veut le voir ! Elle veut qu'il soit là ! MAINTENANT ! La transformation s'accélère un peu, mais à chaque moment d'égarement, elle sent qu'elle perd le fil, qu'elle recule. Elle ne parvient pas à être lui. Elle ne parvient pas à le ramener, pas vraiment. Et sa tête tourne tellement… Elle sent les vertiges et ses doigts recherchent les bords du miroir, tentant vainement de l'empêcher de basculer. Sa tête tombent un peu en arrière, mais malgré sa nuque douloureuse, elle refait face au miroir, comme il faut. Elle reprend sa taille, petit a petit. S'accrochant de toutes ses forces, elle sent que ses mains redeviennent celles d'une adolescente. Alors, comme pour éviter la noyade, comme pour éviter d'être emportée dans un tourbillon désespéré, elle se concentre sur ce qu'il reste. Le visage. Ce n'est pas parfait, mais elle le reconnaît. Mais elle l'aime tellement. Il lui manque tellement. Mon papa… Mon père. Pars pas. Elle se concentre sur les traits, sur ce visage qu'elle connaît. Elle passe une main sur la barbe et ferme les yeux. Elle fond en larmes. La nausée monte, sa tête tourne. Trouver son équilibre est difficile, tout autant que trouver son souffle. Il lui semble que ses poumons se sont faits plus petits et elle passe une main sur sa poitrine, réalisant qu'elle a disparu. Ça ce n'était pas prévu. Logique, mais non programmé. Son corps déciderait ? Encore ? Pourquoi se dresse-t-il contre elle ?

Est-ce que la magie la déteste ?

Elle ouvre les yeux et un hoquet de surprise et de terreur la secoue. Ce n'est plus lui. Elle secoue la tête, face à sa grand-mère paternelle. Oui bien sûr ça lui ressemble ! Mais ce n'est pas lui. Elle ne veut pas, elle ne veut pas la voir. Elle ne veut pas être comme elle, si mauvaise, si prompte à se venger. Elle ne veut pas haïr ceux qui n'y peuvent rien. Maman. Maman ! MAMAN ! Elle s'entend hurler à plein poumons et entend les pas lourds de sa mère dans l'escalier, la porte qui s'ouvre à la volée. Elle est elle, de nouveau. Elle est elle. Et elle s'abandonne dans ses bras. Dans l'étreinte de cette mère qui sera toujours là. Qui l'aimera toujours, quoi qu'il arrive.

C'est fini.
Caliban MirthÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Sam 11 Fév - 17:15

OWIIIIIIIIIIIIIIIIII

MEDAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Cheerleading Supplice Brille Calin 3 Pervy Coeur 2 Love 2 Bisou Rainbow

Enfin tu es là Brille Depuis le temps que Cal et moi on attend et on travaille pour préparer ton arrivée ! Tu sais à quel point je suis impatient de jouer avec toi, à quel point j'aime ton histoire et à quel point je vous n'aime toutes les deux Derp Coeur

Je sais que je te dois déjà un topic mais j'ai hâte d'en ouvrir un autre pour les retrouvailles ! Coeur

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Léandre RosierSorcier - StaffavatarSorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Sam 11 Fév - 17:24

MDR. Regardez moi comment il est ON FIRE !
Je suis plus sobre. RE-BIENVENUE ZAZOU Derp

Derp Derp Derp Derp Derp Derp

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Andromeda MotleyÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Sam 11 Fév - 17:31

T'as vu ? Je l'ai bien dressé hein ? Brille

MERCIII Coeur


Et Caliban... Caliban... Brille T'es parfait, comme toujours.
Cho ChangÉtudiant・Sorcier - StaffavatarÉtudiant・Sorcier - Staff
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 1:44

Pfff je lavé di c nul Derp Derp

Pervy

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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 6:02

Bienvenue parmi nous Smile 2

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InvitéInvité
MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 7:01

REBIENVENUE ZAZOU Coeur Coeur
Andromeda MotleyÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 7:12

Cho mé komen t movaise Derp Vas y je c ke t folle de mwa en + Pervy

Merci Arabella Coeur

MERCI CHACHA <3
Aedan C. WesterÉtudiant・SorcieravatarÉtudiant・Sorcier
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 10:40

Re-BIENVENUE Coeur Pervy
*Caline très fort*

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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Dim 12 Fév - 10:56

Re bienvenue ma Déesse Coeur Coeur Coeur

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PROUD MEMBER OF ::
 
Le Choixpeau Magiqueavatar
MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   Jeu 16 Fév - 2:19

Bienvenue à l'Université Paracelse d'Atlantis !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Si tu le souhaites, tu peux également postuler pour un job d'étudiant ou pour jouer au Quidditch.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Andromeda - Flowers don't dream of bees. They blossom, and the bees come.   

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