The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone
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MessageSujet: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Mar 17 Jan - 14:31

  The woman in the dark
Adrasteia & Aedan


Il a remarqué son regard depuis des jours.

Ses petits coups d'oeils dans sa direction quand il la croise dans les couloirs ; son air méfiant quand il se trouve à proximité d'elle, sa présence quasi omniprésente, comme si elle le suivait à la traque. Tout une succession de petits détails qui lui ont permis de comprendre que cette femme lui voulait quelque chose. Quoi donc ? Aucune idée ; mais il ne va pas tarder à le savoir. Enfin sorti de cours, Aedan entreprend l'impossible mission qu'il s'est donnée de la retrouver. Il active tous ses sens d'observateur , et plisse les yeux, pour l'apercevoir dans le bain de foule qui remplit le couloir. Rien, personne. Pas de sensation d'être observé ; ni suivi ; ni traqué à la trace ou encore cette horrible impression d'étouffer en se sentant cerné. Elle est n'est tout simplement pas là. Le jeune étudiant se pince l'arête du nez , pressant les paupières pour faire disparaître son mal de crâne. Son sac pend à une de ses épaules, ses livres sont sous son bras , sa baguette dans la poche arrière de son jean. Il n'est pas l'heure de la retrouver pour mettre les choses au clair, clairement. Et pourtaaant , il a du temps devant lui - la soirée, même.

Faute de ne pas réussir à prendre de décision concrète, il décide de rejoindre sa chambre, ou il pourra réfléchir à une éventuelle occasion pour l'intercepter au tournant d'un couloir et lui toucher deux mots. Sur son chemin, il ne croise pas grand monde. Voir personne.Deux ou trois étudiants qui discutent, et quelques petits groupes de gens éparpillés partout. Lui, comme à son habitude, est seul. Entièrement seul , et une fois encore, personne n'a cherché  à venir lui parler aujourd'hui. A plusieurs reprises, sa seule envie avait été que quelqu'un , n'importe qui, vienne lui tenir compagnie. Le reste du temps, c'était tout le contraire. Son humeur et ses désirs instables l'agacent constamment, au point de lui donner vraiment mal à la tête, comme maintenant. Il ne peut pas envisager d'être bien, ou d'aller juste un petit mieux s'il ne possède pas les outils pour cela. Et se sentir quotidiennement soit triste, soit heureux représente un boulet qu'il doit tirer derrière lui chaque jours, chaque minutes, sans savoir comment s'en libérer.

Le fait de se dire que les chances de revoir cette femme sont minimes - à part si elle recommence à le guetter comme un voleur en fuite - le conforte dans l'idée qu'il ferait mieux de se mettre dans ses draps et d'y rester jusqu'à demain. Il lâche un long soupir, juste le temps de souffler un peu et d'oublier. Mais là , à quelques mètres, une longue chevelure brune attire son attention. La fine silhouette qui lui montre son dos marche fièrement, le dos droit,  la démarche régulière. C'est forcément elle — et ils ne sont que tous les deux dans le long couloir silencieux. Seuls les bruits de leurs pas résonnent contre les murs. Il y a des chances pour qu'elle sache qu'il est là. Il ne sait pas comment ; ni s'il se trompe sur cette femme, mais l'ambiance est déjà différente. Plus lourde ; plus intense. Le souffle court, il accélère légèrement, pour ne pas la perdre de vue parce que l'occasion est bien trop importante. L'adrénaline. le suspense. Peut être doit il sortir sa baguette ? L'obliger à s'arrêter par la manière forte ? Non, mauvaise idée. Très mauvaise idée. La moins bonne que t'ai eu aujourd'hui, Aedan. Il se rend à peine compte de ses yeux, qui sont cloués sur elle, sans ciller, la dévorant du regard. Pourquoi elle l'observe ? Dans quel but ? Pourquoi elle le suit ? Que lui veux t-elle ? La situation est assez comique sur les bords, parce qu'elle lui rappelle, lui même, et Théodore, qu'il ne lâche pas d'une semelle. Sauf que là , c'est lui qui est suivi , lui qui déteste ça. Lui qui se pose des questions.

Inconsciemment, il passe une main dans son dos pour attraper le fin manche d'épicea qui dépasse de sa poche arrière. Pour aucune raison apparente, il sent la menace, et l'attends à bras ouvert.  Son cœur bat à une vitesse folle , son souffle haletant. Il aime ça ; cette sensation d'avoir le contrôle, cette sensation de savoir contrôler sa peur, enfin. La seule faille dans tout ça : Et s'il s'était trompé ?



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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Sam 21 Jan - 13:16

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«Please don't make any sudden moves, you don't know the half of the abuse. »

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But after all I've said, please don't forget .


La tension était vive. La tension était toujours vive. Sous les myriades d’ombres qui ornaient les murs à défaut de pouvoir inoculer l’esprit des plus perspicaces, autrement que d’ombrager les angoisses des plus fugaces. Son souffle se faisait court, simplement parce qu’il était toujours à bout. À bout de vie, à bout de mort. À bout d’intervalles entre les  tribulations et les vicissitudes qui mortifiaient ses prières. Et si ce n’était que coïncidence ? Et si ce n’était qu’une incidence ? Et des ses rêves les plus cauchemardesques, la brune s’entremêlait entre les songes d’une prophétie qui lui brulait l’échine. Elle l’avait vu, la première fois, exalter sa colère d’un souffle draconien et surplombé de murmures aux chants maudits. Elle l’avait vu, la seconde fois, observer de ses prunelles dilatées, les flammes mordre sa peau sans sourciller. Elle l’avait vu, la troisième fois, la tête haute et les épaules droites à enjamber des milliers de corps entassés qui se consumaient sous la plante de ses pieds nus. Tu es poussière et tu retourneras poussière. Elle l’avait vu, tellement de fois, parsemer la terreur dans ses rêves, depuis bien des semaines déjà, avant même d’avoir poser son regard sur le jeune homme solitaire qui dévalait les couloirs de l’école sans broncher, orageux et méphitique. L’inquiétude avait prit forme sous les aspects candides d’un élève aux lèvres pulpeuses. La nervosité avait naquit sous la douceur d’une peau lunaire qu’elle avait si longtemps contemplée dans les embrumes de ses rêves les plus fous. Son souffle s’était fait court, toujours et un peu plus court, sous les claquements répétitifs de souliers qui raccourcissaient la distance derrière elle. Il était là, elle l’avait vu, ombrageuse ombre qui parcourait le mur, à défaut de se trouver dans ses rêves. Elle l’avait vu, il l’avait vu, le moment les avaient vu.

Elle pinça les lèvres, resserrant ses doigts contre ses livres alors qu’elle avançait d’un pas plus rapide, un pas plus oscillant tandis que la nervosité semblait gagner la guerre. À peine avait-elle eu le temps de sortir de la foule que le jeune homme l’avait prit en chasse. La proie interchangeait les places, la proie se faisait vorace et ce, beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’avait prévu. N’était-ce pas là une raison de plus de croire ce qu’elle avait déjà réalisé ? Ce jeune homme, il était beaucoup plus dangereux que sa léthargie pouvait le laissait croire. Ce jeune homme, était beaucoup moins insipide que son regard pâle le laissait paraître. Sans se retourner pour confirmer ses craintes, la sorcière sentait déjà chacun de ses muscles se contracter sous la pression. Quelle idiote faisait-elle, à quel moment s’était-elle montrée aussi peu subtile pour qu’il comprenne ses intentions ? Elle fronça les sourcils, fermant les yeux avec force alors qu’elle cherchait désespérément une quelconque manière de se sortir de cette chasse, se concentrant du mieux qu’elle le pouvait pour produire la plus petite illusion possible. Peut-être était-ce un test ? Peut-être était-ce le bon moment pour user de ses nouvelles capacités ? Elle accéléra le pas, tournant le coins du couloir pour s’engouffrer un peu plus loin, le semer peut-être ? Son dos se percuta contre la pierre froide du mur qu’elle venait de tourner, inspirant longuement pour calmer ses tremblements. Elle ne disposait que de quelques minutes, que de quelques instants, avant qu’il ne rattrape la petite distance qu’elle avait réussit à interposer entre elle et son interlocuteur. Elle soupira, une plainte effleurant le bout de ses lèvres alors qu’elle tentait désespérément de former cette petite boule de chaleur que l’on lui avait dit d’imaginer. Elle aurait mal, elle aurait une nouvelle fois mal. Et pourtant, cette idée lui semblait beaucoup plus agréable que celle d’être attaquer par celui qui encombrait ses cauchemars. Qui était-il ? Pourquoi était-il ? La chaleur se faisait plus présente, plus pressante, réchauffant brusquement le bout des ses doigts congelés par la crainte qui l’habitait.

Les pas se faisaient plus près, plus rapides. À peine avait-elle eu le temps de visualiser des flammes joncher le sol, que le jeune homme se trouvait déjà à quelques mètres d’elle. Elle poussa une nouvelle plainte de frustration, attrapant brusquement sa baguette pour la pointer dans sa direction. Un liquide aux couleurs carmines colorant le dessous de son nez alors qu’elle essuyait un nouvel échec quant à la tentative d’utiliser cette forme de magie qu’elle pratiquait. « INCARCEREM » avait-elle dit avec force tandis qu’elle s’élançait déjà dans une nouvelle fuite. Non pas qu’elle doutait de ses propres capacité à combattre en duel, toutefois, ce n’était pas ce qui était prévu. Ses plans avaient brutalement changés de direction dès l’instant ou l’étudiant l’avait prit en chasse, ne lui laissant plus l’optique de l’aborder pour une discussion calme et calculée.

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You think I’m incredible ; seems like I'm an illegal on my own, I wonder if they'll miss me when I’m gone. but no matter what you think imma do my own thing. Don’t matter what you say imma stay awake. Don’t matter what you do, imma get my own way. Soon you’ll see, only I got me. And soon you’ll see, I’m capable of anything. Let me be, I’m comfortable being alone, and imma run in solo. I got this on my own, yes I know that I have a long way to go, but it’s always been just me and my shadow. Out of the deep, still locked in shallow. I’m unpredictable; I’m up to no good. I ain’t got a chill, and I’m back for some deathblows.
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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Mer 1 Fév - 11:16

The woman in the dark
Adrasteia & Aedan


Plus ils s'approchent du tournant du couloir, plus Aedan sent l'affrontement proche. Par réflexe, il a posé une main autour du manche de sa baguette,
prêt à contre -attaquer. Ses yeux luisent aux faibles Lumières des lanternes aux murs d'un éclat féroce, mystérieux. Une forte tension s'est installé entre eux deux, ne faisant qu'augmenter au fur et  à mesure que l'espace qui les sépare diminue. L'ambiance a changé ; l'endroit paraît plus effrayant , mais aussi plus petit - étroit- comme s'il diminuait de taille pour limiter leur terrain de combat. Devant lui, Aedan semble pouvoir sentir la détresse de la jeune fille qui a les muscles crispés, une allure plus maladroite, plus agitée. Un mince sourire étire ses lippes — il est apparemment plus amusé de la situation qu'il ne le devrait. Le bruit de leurs pas pressés résonne contre les murs, glisse jusqu'au plafond et disparaît dans l'immensité du plafond.

Wait, ne t'enfuis pas... Murmure Aedan pour lui même en s'adressant à l'inconnue. Un léger rire sadique traverse la barrière de ses lèvres si peu habituées à sourire. Au moment ou Adrasteia se retourne pour l'attaquer avec un INCARCEREM lancé avec précision, Aedan dégaine sa baguette et bloque le sortilège d'un protego, aussi vif qu'un cobra. Il éclate d'un rire cristallin, sans vraiment comprendre sa propre réaction. Il cherche à lui faire un peu peur, même s'il se doute que c'est déjà le cas. Après avoir rapidement détaillé son visage, il lève les deux mains, lui montrant ainsi qu'il n'est pas là pour chercher les ennuis.

Calme toi , s'il te plaît. Nous pouvons parler sans nous battre. Je suis sûr que tu préfères ça toi aussi que le recours à la manière forte. hm ?

Il l'interroge du regard, s'approchant doucement mais gardant tout de même sa baguette en main. Après tout , s'il avait vraiment voulu lui causer du tord, le mal aurait été fait depuis longtemps. Ses pieds ralentissent à un mètre d'elle, à peine. Pour une raison qu'il ignore, il sent que la fille le connaît - d'ailleurs, cela semble se voir dans ses yeux, comme si l'image de son propre visage y avait déjà été inscrit par le passé, très profondément , alors que lui même ne la connaît pas. Ne pipant aucun mot, Aedan range précautionneusement sa baguette dans al poche arrière de son jean. Premier conseil lors d'une situation comme celle ci : Instaurer le calme, et prouver à son adversaire qu'on ne lui veut aucun mal. Dans le cas d'Aedan, c'est presque prouvé ; du côté d'Adrasteia, c'est plus compliqué à savoir.


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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Dim 19 Fév - 22:04


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Il s’esclaffe , parce qu’il est inconscient. Il rit, parce qu’il ne comprend pas. Parce qu’ils ne comprennent jamais, il ne comprendront jamais ce qu’il y a à comprendre. Et d’un geste s’approchant de la paix, il leva ses deux mains vers le ciel. Un geste brave, un geste calculé … un geste candide qui se veut de bonne foi. Un geste stupide. « Calme toi , s'il te plaît. Nous pouvons parler sans nous battre. Je suis sûr que tu préfères ça toi aussi que le recours à la manière forte. hm ? » avait-il alors décrété, osant s’approcher de la vipère aux anxiétés et aux méfiances frôlant l’ineptie. Il s’arrête et range sagement sa baguette, il s’enfonce, il s’enterre. Et si la transparence était une question d’apaiser les tensions, Aedan n’avait jamais cru si mal tomber quant à la décision de ranger les armes. Elle tendit le bras, entamant une démarche élancée et méfiante, tournant autour du protagoniste dans une lenteur exagérée. Semblait-elle aussi naïve pour qu’il puisse simplement imaginer qu’elle tomberait dans le panneau ? Avait-elle des aires de sainte, pour qu’il soit aussi confiant de se priver de sa principale source de protection ? Esprit candide, nuance scabreuse qui portait écho aux rires cristallins du jeune homme. « Moi aussi ? Ne viendrais-je pas de prouver indéniablement mes intentions ? » avait-elle tranché d’une voix mièvre alors qu’un sourire se dessinait au coins de ses lèvres. Elle redressa ses épaules, levant le bout de son menton alors qu’elle continuait sa valse, dessinant un cercle vicieux de ses pieds qui résonnaient maintenant dans le couloir. Elle soupira faiblement, tentant enfin de contrôler ce souffle qui lui brulait la gorge tant la anxiété lui déchirait les parois de son crâne. Cortex au vortex incassable, elle s’arrêta enfin de bouger, fronçant ses sourcils alors qu’elle l’observait de haut en bas. Elle avança de quelques pas, un peu trop près, un peu trop loin. Et s’il fallut qu’elle puisse se faufiler par la plus infime des craquelures de son être, elle n’aurait pas hésité une seule seconde. Un peu trop curieuse, un peu trop prosaïque, elle enfonça légèrement le bout de sa baguette contre la peau de sa gorge, inclinant légèrement sa tête vers la gauche, détaillant chacun de ses traits qu’elle connaissait si bien, qu’elle analysait si mal. Un visage sans nom était sans doute mieux qu’un nom sans visage, mais pas suffisant pour apaiser ses craintes sur les interrogations qui pesaient sur ses épaules. Elle pinça ses lèvres, revenant rapidement à la réalité alors qu’elle se surprenait à divaguer sur ses songes, un goût âcre se glissant sur sa langue alors qu’elle réalisait qu’elle avait une nouvelle fois trop forcé, trop pousser. Et si le jeune homme qui se trouvait devant elle, semblait clairement inoffensif pour certains, Adrasteia en avait une toute autre opinion.

Elle essuya grossièrement le liquide carmin qui peignait la peau sous son nez, avant de se redresser une nouvelle fois. Impératrice de ses songes, elle le jugeait une nouvelle fois. Homme de terre, homme mirage. Combien de fois l’avait-elle vu fouler ses rêves alors qu’elle pratiquait ses nouvelles connaissances quant à la pyromancie ? On lui avait dit … on lui avait bel et bien dit, qu’à travailler cette magie, la divination par les signes du feu deviendrait peut-être une nouvelle doctrine. Sous les aspects des rêves, ils prendraient formes. On lui avait dit, de se méfier des flammes de Morphée. Il faudrait se méfier, il faudrait comprendre … les rêves, pour certains élémentaristes, n’étaient plus des rêves. Il faudrait douter, il faudrait discerner. Elle n’était pas encore persuadée d’avoir les compétences suffisantes pour y voir une certaine clarté et pourtant, si Aedan avait tant de fois constitués ses rêveries aux flammes mortuaires, ce n’était certainement pas une coïncidence. Sombre inconnu ne pouvait pas faire autrement qu’être important. Sombre inconnu ne pouvait pas être futile. « Si tu veux parler, parle. Parce que décidément, tu es celui qui trouvait ingénieux de me suivre … fais bien attention et choisis bien tes paroles … saches que ceci n’est pas l’ombre d’une chance par bénéfice du doute, mais bien parce que tu piques ma curiosité. » avait-elle murmuré, haussant ses sourcils pour lui donner le feu vert.

Au fond, elle souhaitais sincèrement qu’il puisse lui fournir des informations pertinentes, des réponses à ses questions qui la rongeaient depuis quelque temps maintenant. Elle doutait toutefois qu’il lui livrerait quoi que ce soit sur un plateau d’argent. Du moins, peut-être pourrait-il lui instiller quelques indices et qu’elle pourrait comprendre pourquoi un jeune homme aux traits si doux provoquait des émotions aussi intenses que de l’attaquer brusquement dans un lieu publique. Si la jeune femme n’avait aucun remords quant à poser ce genre de geste, elle ne pouvait pas passer au côté du fait qu’elle n’agissait jamais de la sorte. Elle analysait toujours les conséquences, toujours les avantages … elle serpentait lentement au lieu de porter le premier coup avec autant d’impulsivité.


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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Ven 24 Fév - 18:40

  The woman in the dark
Adrasteia & Aedan

Avec un calme étonnant, Aedan suivit du regard la trajectoire qu'effectuait Adrasteia autour de lui. Lui avait rangé sa baguette, elle, l'a tenait toujours levée dans sa direction, apparemment pas prête pour baisser sa garde. Moi aussi ? Ne viendrais-je pas de prouver indéniablement mes intentions ? — Il zieuta la jeune fille qui continuait de lui tourner autour puis la perdit de vie quand elle se retrouva dans son dos ; par réflexe, il posa ses doigts autour du manche de bois de sa propre baguette, pour se tenir prêt à une éventuelle attaque surprise. C'est avec un infime soulagement qu'elle revint devant lui , l'étudiant à la loupe, en s'approchant, se reculant, de la même manière qu'on pourrait observer un minuscule échantillon au microscope.

Aedan trouvait cette situation des plus malaisantes à ses yeux, pourtant il la laissait faire, traversait son visage d'un regard impénétrable qui lisait en elle comme dans un livre ouvert. Impassible, il recula son visage, relevant légèrement le menton quand elle glissa son bâton de bois dessous. Aedan grogna , tel un animal prêt à se jeter sur sa proie - ses traits se crispants, ses yeux brillant d'un éclat presque bestial. Il détestait l'impuissance , être pris en joue de cette façon.

Si tu veux parler, parle. Parce que décidément, tu es celui qui trouvait ingénieux de me suivre … fais bien attention et choisis bien tes paroles … saches que ceci n’est pas l’ombre d’une chance par bénéfice du doute, mais bien parce que tu piques ma
curiosité.


Les règles. Que ce soit par ses actes  ou ses paroles, Aedan détestait avoir des conditions à respecter. Il grinça des dents, méditant sur les dires d'Adrasteia ; méfiant, même réticent. De quel droit se permettait elle de lui donner des ordres ? De lui parler comme ça ? Avant de parler, il fixa ses yeux sur sa baguette, toujours là ou elle ne devrait pas être.

Pour commencer, j'aimerais savoir ce que je t'ai fais. Pourquoi tu me suis. Pourquoi tu me regarde de la manière dont tu me regarde. C'que tu me veux. Et pourtant. On pouvait pas faire plus clair. Aedan gérait assez bien la situation quand c'était lui qui suivait les autres ou qui les suivait, mais l'inverse était bien différent à ses yeux et parfois même insupportable à vivre. Ce n'était pas précisément le cas avec Adrasteia mais la jeune fille était tellement étrange , et mystérieuse que même sans la connaître, Aedan avait deviné qu'elle ne lui voulait pas que du bien.

Par ailleurs, je te demanderais de baisser ta baguette. Si j'avais voulu t'attaquer, je l'aurais fais depuis bien longtemps lui asséna -il froidement en la soumettant à un regard bleu glacial, intense. Il espérait qu'elle obéirait et se contenterait de baisser sa garde, comme il le lui demandait. Ce n'était pas gagné, vraiment.
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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Jeu 9 Mar - 22:19


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Un long frisson lui parcourut l’échine alors que l’homme des rêves faisait vibrer les grondements instinctifs le long de sa gorge en réponse à cette baguette qui se pressait contre la peau fine de sa gorge. Un faible sourire étira ses lèvres asséchées par l’anxiété qui parcourait toujours ses veines, une émotion bien curieuse qui se manifestait au creux de son ventre. La peur, la honte, la satisfaction, la nervosité, la paranoïa, la puissance infinie qui chancelait sur un fil au néant palpable. La reine aux mille et une émotions qui s’implantait une nouvelle fois devant le peuple capricieux de ses songes. Elle, la reine. « Pour commencer, j'aimerais savoir ce que je t'ai fais. Pourquoi tu me suis. Pourquoi tu me regarde de la manière dont tu me regarde. C'que tu me veux. Et pourtant. » avait-il finalement demandé, sa voix sèche exposant très clairement qu’il était bien plus intimidé par la baguette pointée vers sa gorge que par celle qui la tenait. Un nouveau sourire étira ses lèvres, écoutant sagement les paroles qui suivaient. « Par ailleurs, je te demanderais de baisser ta baguette. Si j'avais voulu t'attaquer, je l'aurais fais depuis bien longtemps » avait-il demandé, avait-il osé, avait-il imposé, avait-il osé. Cette fois, son sourire prit des teintes facétieuses, haussant un sourcil alors qu’elle secouait lentement son visage de droite à gauche. Huh huh, pas si vite papillon. Peut-être avait-il réalisé qu’elle l’observait depuis un certain moment … mais ce n’était pas elle qui avait entamé la chasse aux sorcières. Elle haussa une épaule, soupirant avec exagération avant de finalement lui répondre. « Peut-être … peut-être … est-il possible que tu me plaisais et que je suis une personne extrêmement timide et introvertie ? » avait-elle soufflé, inclinant légèrement son visage vers la droite alors qu’elle lui adressait un regard émerillonné. Un rire aux notes inoffensives s’échappa de ses lèvres, alors qu’elle reculait de deux petits pas, rangeant soigneusement sa baguette à l’intérieur de sa botte droite. Elle releva son visage, glissant ses fins doigts le long de ses tempes pour en dégager les mèches de cheveux qui s’étaient placées devant ses yeux. « Mais je dois avouer qu’un doute m’assaillit maintenant. Je ne suis certainement pas une experte en relations amoureuses, mais je crois qu’il est coutume que l’homme tente de protéger et non d’attaquer. À mon avis, nous sommes voués à une bien funeste histoire. » avait-elle dit d’une voix traînante.

Elle haussa finalement les épaules, reculant une nouvelle fois, jusqu’à ce que son dos touche les pierres froides du mur. Si elle se faisait plus sérieuse, ce n’était pas par aise ni par confiance, seulement, elle se lassait peu à peu de cette espièglerie qui l’avait animée quelques secondes plus tôt. « Et si ce n’était que coïncidence ? Je suis une personne très lunatique … je ne crois pas t’avoir observé consciemment. » avait-elle dit à demi-voix, fronçant ses sourcils pour accentuer ses dires. Évidemment, c’était faux. Évidemment, il avait raison. Et pourtant, que pouvait-il bien argumenter ? Ce n’était pas comme s’il avait trouvé un livre aux pages entièrement recouvertes d’encre tachant son nom, ce n’était pas comme s’il avait des preuves quelconques. Elle l’observait et puis quoi encore ? Qu’est-ce que cela pouvait bien évoquer si ce n’était … qu’elle l’observait. Un sourire satisfait se dessina sur son visage alors qu’elle se laissait lentement glisser contre le mur, entourant ses genoux de ses bras. Elle inclina sa tête, une pointe de curiosité venant voiler son regard alors qu’elle l’observait une nouvelle fois de la tête aux pieds. Pourquoi lui, pourquoi maintenant, pourquoi ici. Elle inspira longuement avant de claquer sa langue contre son palais, expirant son souffle d’un soupire sonore. « Dis moi … qu’avais-tu en tête ? Me poursuivre pendant combien de temps ? À quelle limite ? M’aurais-tu abordé ? Et pour me dire quoi ? Soyons logique, comment peux-tu t’élancer avec autant de négligences alors que tu ne connais strictement rien des gens qui t’entourent. » avait-elle débuté, fermant ses paupières avec délicatesse.

Elle inspira longuement, calmant finalement ce souffle qui s’était emballé de par sa nervosité. Un cercle, ce n’était qu’un cercle. Il fallait briser ce cercle. L’anxiété augmentait le rythme cardiaque, ce qui affectait le souffle. Plus le souffle était rapide, plus l’anxiété s’accentuait. Plus l’anxiété était prenante, plus le souffle rapide prenait des airs d’hyperventilation. L’hyperventilation étant installée, elle activait à son tour la panique, qui elle, instaurait la peur et la paranoïa. Un tout qui devenait psychose, un fragment qui devenait psy-cause. Elle avait froid, elle avait toujours froid, elle était neige, elle était eau qui devenait glace à force de trop dépenser cette chaleur. « La négligence … n’est pas la désinvolture. L’indifférence n’est que l’effronterie devant la prudence qui nous parait faible. Parce que nous imaginons qu’être prudents, c’est avoir peur et qu’être audacieux, c’est d’avoir la force et la puissance nécessaire pour vaincre la peur. Et pourtant … présomptueux, imprévoyant, dangereux … ce ne sont que des synonymes pour irréfléchi, inattentif et insensé. » avait-elle murmuré au jeune homme qui avait répondu bien trop rapidement à son intrépidité. Elle inspira une nouvelle fois dans une lenteur exagéré, emplissant ses poumons au maximum avant d’expirer son souffle aussi lentement que possible. Le but, c’était de contrôler suffisamment sa respiration. Le but, c’était de calmer son corps suffisamment pour avoir un impact sur ses émotions. Pour elle, la reine aux sentiments torrentiels, il était beaucoup plus facile de maîtriser son corps avant sa tête. « Et c’est ce que tu es … négligeant. L’arrogance te mène sans même que tu le réalise, toi qui croit qu’user de provocation t’apportera des réponses. Tu méprends l’influence et l’insolence. Et c’est pourquoi tu te retrouve piégé alors que tu étais chasseur. » murmurait-elle, son accent russe venant embrasser l’impudence de ses paroles. Elle le testait, poussant ses discours à la recherche d’une faille, à la recherche d’une réaction, à la recherche de repaires. Qui était-il ? Comment était-il ? Pourquoi était-il ? Comment et qui se croyait-il ? « … Si j'avais voulu t'attaquer, je l'aurais fais depuis bien longtemps … avait-elle répété les mots du jeune homme, ses sourcils se fronçant légèrement avant de poursuivre, Que veux-tu insinuer ? Que veux-tu prouver ? Que tu es dangereux ? … Pourquoi souhaites-tu m’en informer si tes intentions n’étaient pas de me faire du mal ? Pour me rassurer ? Comment aspirer à instaurer une confiance par de subtiles menaces… » poursuivait-elle dans ses analyses à peine voilées. Détendue, Adrasteia glissait ses doigts le long de sa jambe, dessinant des formes abstraites alors qu’elle n’avait toujours pas ouvert ses paupières, offrant toute sa concentration à la visualisation de cette chaleur qui ne lui apportait jamais rien d’autre que le froid … encore et encore du froid, pour elle la reine aussi fugace qu’impétueuse, pour elle la reine instable qui continuait à déblatérer. « Et parce que tu es aussi impulsif que négligeant, à vouloir imposer une image d’un toi menaçant qu’il ne faut pas sous-estimer, tu me force à rester méfiante. Mensonges et fourberies … comment peux-tu être certains des mots que je décide d’énoncer ? Ce n’est pas ta faute, l’humain est ainsi fait … toujours à croire qu’il peut être le maître du jeu … toujours à craindre d’être éliminé par son honnêteté. Alors … qu’est-ce que tu crois ? Quels sont les mensonges ? Est-ce que tu me plais ? N’est-ce que des coïncidences ? Ai-je peur de toi ? Es-tu négligeant ? Est-ce que je t’observe ? Que crois-tu ? Pourquoi le fait que je t’observe te dérange suffisamment pour t’inciter à garder ta baguette pour me suivre ? Je ne suis pas idiote … si tu ne craignais rien, tu n’aurais pas réagis aussi rapidement … » avait-elle trop parler. Parce que c’était ce qu’elle faisait de mieux, trop parler pour embrouiller, pour s’embrumer, pour engloutir le monde dans ses déboires vocaux. Trop parler pour ne rien dire, ne faire aucun sens pour trop parler.


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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Sam 1 Avr - 13:52

 The woman in the dark
Adrasteia & Aedan


J'en connais plus sur les gens que tu ne puisse le croire , voulut répliquer Aedan tandis qu'il plantait des yeux bleus intenses dans ceux d'Adrasteia. Elle voulait jouer ; elle était ironique, soit. Il n'était pas vraiment d'humeur joueuse aujourd'hui ; mais elle voulait le provoquer,  le faire réagir, alors il y prendrait part. Non plus sérieusement... Qui pouvait aimer quelqu'un comme lui ?  Qui pouvait se sentir simplement attiré par son âme bousculée et ses yeux vides d'émotions ? Yeux qui la sondaient, qui suivaient le moindre de ses mouvements ; du moment ou elle se baissa pour ranger sa baguette dans sa botte puis quand elle se redressa un instant plus tard. Lui restait planté devant elle, comme un piquet dans le sol, à la fixer. Son visage s'était vidé de toute couleur , il se sentait étrangement calme, peut être même un peu trop. Calme mais pas moins vigilant. Sa baguette restait très proche si jamais il devait s'en servir et il espérait que non. Aussi rapide qu'un serpent, Aedan n'aurait aucun mal à la devancer et à prendre le dessus sur elle. Le dialogue pourtant restait la meilleure solution, il en était sûr et l'usage de la violence ne serait sans doute pas nécessaire. C'était futile.

Ainsi il la laissa parler durant tout le temps ou elle parla, sans l'interrompre, observant discrètement ses lèvres rectilignes qui remuaient, et ses yeux qui l'observaient en même temps. Il semblerait qu'ils se soient emmêlé dans un sacré malentendu : Elle aussi pense qu'il la suivait. Quel intérêt aurait il à faire ça, vraiment ? En réalité, la seule personne qu'il traquait, si le mot était juste, c'était Nott. Ses sentiments envers lui étaient ambigus, il avait besoin de savoir ou il en était et pourquoi Théodore avait réussi pour la première fois à conquérir son cœur comme personne d'autre n'avait réussi auparavant. Il revoyait les fins contours de son visage, ses yeux perçants, cette bouche qu'il mourrait d'envie d'embrasser... Puis la jeune fille se laissa glisser contre le mur, ses bras entourant ses genoux. Aedan n'eut pas besoin de s'approcher pour sentir son angoisse, et la folie qui grandissait en elle.


Elle n'avait pas tord. Elle avait même pas mal raison sur les bords. Mais elle se trompait sur beaucoup de choses aussi et il releva le menton avec une petite moue dédaigneuse et un regard méprisant dans sa direction.

Je ne te crains pas , répondit il finalement d'une voix langoureuse, glaciale. Il est vrai que je crains des choses Le feu, l'oubli.Mais pas toi. Il marqua un petit silence , suspense, avant de reprendre. Cette fois ci il s'approcha, ignorant les risques, les reniant, n'y portant aucune importance ; il avait besoin de savoir et il n'avait pas peur. Je ne te suivais pas, par ailleurs mais j'ai remarqué tes regards, je sais que tu me veux quelque chose, que tu doutes de moi, de ce que je suis, pourquoi tu ne me dis rien ..., regarde ! Aedan écarta les bras, désigna le couloir vide. Il n'y avait qu'eux ici. Nous sommes seuls, il n'y a personne, alors parle.

Il détestait l'idée que quelqu'un, un inconnu ou pas, puisse le traquer , lui vouloir quelque chose mais l'obtenir de ses propres moyens : En l'observant , sans lui demander et aller direct au but. Cette fille était étrange, mais il se voyait en elle : Des rejetés de la société, hein ? A moins qu'il se trompait, elle avait quelque chose de différent, quelque chose qui la rendait unique bien qu'il ne sache pas quoi. Et il voulait savoir. Il le voulait vraiment. Peu lui importait le reste.

Tu devrais te calmer, comme je t'ai dis, je ne compte pas te faire du mal, j'estime qu'il est simplement normal que je veuille me défendre, reprit il calmement en s'agenouillant devant elle. Les expressions de son visage n'avait pas changé, lui non plus, il sentait toujours sa baguette , pas très loin. Dangereux, il pouvait l'être, mais seulement quand il passait du côté Obscur. C'était peu dire qu'il détestait ça , mais la fille avait raison de se méfier. Pas pour le moment, mais elle avait raison, en généralité, Aedan choisissait bien les moments ou il devait s'énerver pour mieux se protéger. Je ne vais pas te mentir, tu peux avoir peur, tu peux te méfier. Après tout nous nous méfions tous les uns des autres , admit il avec un petit sourire au coin de la lèvre. Et puis si tu veux un conseil, cesses de te poser autant de questions , ça doit t'embrouiller l'esprit... Sa dernière phrase était inconsciemment destinée à la provoquer, à la tester. Va savoir si allait tomber dans le panneau.


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Aedan C. Wester
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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Ven 23 Juin - 6:21

Récompense PA
Le Narrateur incontrôlé

Et le couloir était devenu si sombre, maintenant, et si calme. Pas un son ne vibrait dans l’air, pas une silhouette n’osait s’animer dans les entrelacs du vide. Il n’y avait qu’Adrasteia, serrée contre le mur, et Aedan qui l’observait.  Et les portes étaient toutes closes, dans une négation absolue et dangereuse. Comme si le monde s’était décidé à abandonner-là ces âmes perdues, aux tempéraments durement réprouvés par le destin.

Par les rouages inébranlables d’un fatum méprisable et écrasant.

Mais étaient-ils réellement seuls ?

Soudain, le silence extatique cessa peu à peu d’accabler les souffles des deux sorciers. Car, à l’angle du corridor, six petites créatures noirâtres et velues libérées – à l’instant – d’une cage mordorée s’agitèrent. Et, de leurs ailes angoissantes, brisèrent le mutisme pesant des lieux.

Leurs sourires, aux dents acérées et venimeuses, se tournèrent brièvement vers le duo. Les Doxy semblèrent alors se gausser d’un ordre donné par un inconnu, hors du champ de vision des deux protagonistes. Puis, seulement, elles s’élancèrent telle une nuée cruelle vers les jeunes silhouettes.

Deux de ces créatures se détachèrent toutefois du groupe : elles s’attaquèrent à une conduite d’eau à proximité de leurs victimes. Sans doute aidées d’un dernier sortilège informulé de leur mystérieux libérateur – dont les pas fuyant résonnaient désormais contre le pavé – elles parvinrent à leur objectif. Le tuyau céda. Et commença à noyer abondamment le sol et le mur à côté d’Adrasteia.
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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Dim 2 Juil - 18:30

All my friends are heathens, take it slow
NOM DU JOUEUR 1
Adrasteia N. Raventhrone
« They say newcomers have a certain smell. They say they can smell your intentions. »< span>
NOM DU JOUEUR 2
Stanislas Karkaroff
«Please don't make any sudden moves, you don't know the half of the abuse. »

You'll think "how did I get here, sitting next to you?"
But after all I've said, please don't forget .


Elle secoua doucement son visage, écoutant d’une oreille distraite les paroles du jeune homme aux rêves récurrents. Il estimait … il estimait qu’il devait se défendre. De ses regards ? Et s’il fût qu’il soit effectivement en proie de ses iris spectraux, de ses méfiances et analyses sinueuses, il n’avait jusqu’alors aucune raison de vouloir se défendre. Autrement que s’il était aussi dévorés de songes bien plus ténébreuses que celles qui s’écorchaient à sa psyché. Un rire secoua ses épaules - Elle avait donc raison. Ses rêves n’étaient pas que des rêves, et ce jeune homme n’était pas qu’un malaimé de la vie au destin bien banal. « Je ne vais pas te mentir, tu peux avoir peur, tu peux te méfier. Après tout nous nous méfions tous les uns des autres. » Avoir peur. Savait-il vraiment ce qu’était la peur ? Elle inspira longuement, fronçant ses sourcils malgré, de par cette douleur qui venait brûler vivement sa moelle, son cortex … perçant lentement un chemin pour enflammer ses cellules. « Et puis si tu veux un conseil, cesses de te poser autant de questions, ça doit t'embrouiller l'esprit... » - Elle secoua une nouvelle fois sa tête, négation, opposition. Elle pouvait enfin la sentir, monter, grandir. Un sourire étira doucement ses lèvres avec une lenteur presque exagérée. Petit garçon se montrait beaucoup trop valeureux et téméraire pour son propre bien. Petit garçon apprendrait bien rapidement … et peut-être montrerait t-il enfin ce visage qu’elle s’obstinait à lui dépeindre, nuit après nuit. La brune ouvrit brusquement ses paupières, ses pupilles dilatées venant engloutir le plus grand avec autant de crainte qu’elle en tremblait pour elle-même. Sa première flamme. Sa toute première flamme respectable, dévorant le derme de sa peau sous ses danses hypnotique aux couleurs bleutés. « C’est toi … qui ne t’embrouille pas suffisamment l’esprit. S’il en avait été autrement, petit insouciant, tu ne m’aurais jamais laissé le temps d’opérer. » Le silence du couloir imposait de sa stature, faisant résonner le plus faible de ses murmures. La Raventhrone leva son bras aux ornements draconien, mimant difficilement un cercle d’une main mollasse. Elle haleta, observant de ses yeux sidérés, les flammes qui venaient lécher le sol pour encercler l’homme des rêves funestes.

Elle hoqueta, ses prunelles observatrices convulsant brutalement tandis qu’elle pouvait littéralement sentir une combustion imploser dans son encéphale, calcinant son énergie à une vitesse bien plus fulgurante qu’elle n’aurait jamais cauchemardé. Froid, si froid… elle avait maintenant si froid. Un flocon brulant d’une chaleur qui glaçait la peau de ses mains aux flammes azurines. Un choix regrettable, un regrettable choix … comme toujours et encore, comme chaque fois. Sa tête retomba mollement vers l’arrière, percutant le mur alors qu’elle peinait très fortement à espérer une fin à son propre manège. Elle ne savait pas comment … elle ne savait plus tout simplement. Ses mains se plaquèrent contre ses tempes, tandis que sa respiration - sifflante - s’élançait dans une valse au rythme effréné, son thorax se soulevant avec force et rapidité. Et tandis qu’elle plantait ses ongles sa la chaire de ses joues, la brune ne remarqua pas les créatures aux sourires facétieux. Et tandis qu’elle marquait frénétiquement la peau de son cou, au souffle précaire, la petite poupée aux fissures bien creusées ne répondit pas aux ricanements du danger qui les guettait.

Le choc fut cruel, et pourtant d’un apaisement tranchant. Et si la jeune femme se contentait de se délecter d’une léthargie envahissant la moindre parcelle de son être, le jeune homme belliqueux se retrouva, bien heureusement pour lui, délivré de son éphémère prison ardente. Ses épaules s’affaissèrent et sa tête roula contre son épaule, stature fadasse pour une jeune reine aux ambitions démesurées. Une plainte s’échappa de ses lèvres, ses iris aux couleurs sélénites contemplant avec atonie le liquide qui avait rapidement submergé ses cuisses étendue contre le sol. Ils lui avaient bien dit. Qu’elle ne pourrait plus jamais se délecter de la fraîcheur d’une eau limpide. Ils lui avaient bien expliqué, qu’à louanger les danses macabres des enfers, elle devrait se méfier des éléments contraires après avoir utiliser ses pouvoirs. « Aide moi … et je te dirai tout. » avait-elle murmuré d’une voix engourdie, ses pupilles paralysée observant avec somnolence, le sang qui glissait de ses narines jusqu’à le bout de son menton, venir se perdre - au compte goûte - dans ce liquide cristallin qui ne perdait pas une seconde pour inonder les lieux, sous les ricanements incessant des Doxy s’agitant dans tous les sens. Elles n’avaient très certainement pas dit leurs derniers mots.


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MessageSujet: Re: The woman in the dark — Ft. Adrasteia N. Raventhrone   Sam 21 Oct - 15:20

 The woman in the dark
Adrasteia & Aedan


Le sourire.
Un simple sourire et Aedan savait que la situation n'allait pas tourner en sa faveur. Il était prévisible quand il le pouvait et Adrasteia avait littéralement changer d'air à présent.

Tu ferais mieux de déguerpir petit Aedan.

Ce n'est rien d'autre que de la peur. Reste et affronte là.

Elle est en train de s'énerver. Tu sais qu'elle va s'énerver.

Si tu pars, qui sait si elle va peut être t'attaquer par derrière ?

Ah, les voix de son esprit qui se bataillaient entre elles et lui laissaient toujours l'embarras du choix. Petit a) Le mieux est de partir. Petit b) Le mieux est de rester. Dans les deux cas, que risque t-il  ? La jeune femme leva son bras au moment ou il fut prêt à lui dire qu'il fallait mieux que la conversation s'arrête là. Les yeux dans le vide, il remarqua ses prunelles, qui avaient changées. D'abord, il voulut s'approcher d'elle, comme pour mieux observer mais un pas en avant et il se retrouva brusquement aux portes des Enfers: Un cercle de flammes vicieuses vint l'entourer, le rendant prisonnier du feu.

L'alarme sonna dans son esprit. L'apocalypse. Les bruits de sirènes. L'apparition d'une peur sourde, silencieuse, qui naquit au fond de son ventre et le prit à la gorge. Ses traits se crispèrent et lui recula, au milieu du cercle, par réflexe, parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Derrière aussi il y en avait. Des flammes, des flammes partout. Qui peuvent te ronger la peau, lécher tes os, te brûler vif. Te faire hurler, te dévorer doucement, douloureusement, pendant des heures entières sans s'éteindre. Parce que rien ne brûle mieux qu'un corps humain, n'est ce pas ?

Il sentait son souffle qui se coupait, puis qui reprenait, comme hésitant entre s'arrêter et continuer de souffler. Il sentait que le monde autour de lui, tournait, plus vite qu'il ne le devrait. Les flammes l'empêchaient de réfléchir, obstruaient son esprit - le mettant à plat, comme brûlant chacune de ses pensées pour l'empêcher d'avoir une réflexion, l'empêcher de s'en sortir. Cette fois, la peur fut telle qu'elle se transforma en une haine atrocement forte. Il leva les yeux, le souffle saccadé, le visage déformé l'angoisse.

Ne nous fais pas un malaise, petit Aedan.

Tu es plus fort que ça. Bats toi.

Il n'eut pas ce réflexe de se saisir de sa baguette pour éteindre le feu - non, ce n'était certainement pas aussi facile. C'est d'un autre type de magie, plus fort encore. Un simple aguamenti ne le sauverait sans doute pas.

FAIS MOI SORTIR DE LA !

Sa voix était rauque, et il elle lui sembla inaudible face à la force des flammes qui criaient autour de lui. Adrasteia manifestait un comportement étrange, il la sentait ailleurs, pris d'assaut par une autre chose plus forte qu'elle qui avait toute l'emprise sur son corps et sur ce qu'elle faisait. Il ressentait lui même qu'il ne voulait plus de force pour se sortir de cette prison enflammée qu'il, à cause de sa terreur, voyait se refermer tout autour de son corps.

Et soudain, comme le bon dieu qui aurait exaucé son voeu, les flammes disparurent, laissant un cercle noir de suie sur le sol. Un court silence s'ensuivit, durant lequel il se remit à respirer difficilement on pouvait entendre le bruit du vent contre les murs et de son souffle saccadé qui semblait gémir dans le noir.

Aide moi … et je te dirai tout.

La voix d'Adrasteia fut comme un pic en plein coeur. Sa haine avait disparue avec le feu ; et il la fixait, d'un regard des plus monocordes. Il se calma, lentement, avant de crisper la mâchoire. Bordel. Il se releva, s'avançant d'un pas calme vers elle, la peur ayant aspiré toute son énergie. Il voyait de petits points colorés qui dansaient devant ses yeux tant il s'était efforcer de reprendre le rythme normal de sa respiration.

Aedan s'agenouilla près d'elle ; cette fois, il la fixait dans les yeux sans ciller. Il se devait d'être dangereux et prévenant quand l'angoisse commençait à avoir le contrôle ; il se devait de lui montrer qu'il n'avait pas peur, même si cela était entièrement faux quand il était pris dans ses filets il y a quelques instant à peine.

Mais Adrasteia n'était pas elle même. Il devait passer outre ce qu'il s'était passé ; non oublier mais accepter ; parce que les véritables ennemies avaient celles qui avaient voulus le rendre vulnérable comme à chaque fois qu'il croisait leur chemin : Les flammes.

Que dois-je faire ? Dis le moi et je ferai de mon mieux.

Il n'était pas doux ni réconfortant ; mais son ton était d'une certaine compréhension. Il savait qu'elle avait peur ; qu'elle avait perdue le contrôle. Il s'était calmé. Et il ne connaissait pas encore la raison de pourquoi elle avait voulu l'attaquer. Mais si elle avait perdue le contrôle, il allait l'aider, la guider pour qu'elle le retrouve.

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Aedan C. Wester
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