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 Put out the good and keep the bad | MASHA
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Invité
MessageSujet: Put out the good and keep the bad | MASHA   Lun 2 Jan - 11:44

Je l’aime bien cette fille. Ce n’est pas la plus expressive, ni la plus souriante mais je dois dire que ça me plait. Parfois, on se regarde et cela suffit à expliquer tout ce qui se passe dans nos têtes, c’est plaisant. Je ne me souviens plus véritablement de quand date notre rencontre, cela fait quelques  temps maintenant. On se ressemble sur certains points, elle non plus n’est pas très sociable, c’est plutôt même l’inverse. Son regard, son souffle, ses mains, elle est d’un calme refroidissant, presque dotée de la beauté des morts. Sa peau est claire, comme l’albâtre des tombeaux, mais rosit parfois, preuve du sang qui coule encore. Certains l’esquivent, d’autres la repoussent, elle est différente, ça ne fait pas de toute, sa personne ne peut se fondre dans la masse grouillante, elle en est incapable. C’est peut-être ça qui me plait chez elle, son originalité. On s’entend bien.

Le froid me mord jusqu’à l’échine, je sais l’apprécier mais dans des limites raisonnables, le temps ne s’est que trop enlaidi ces derniers temps. Il faudrait songer à dormir plus couvert… Encore faudrait-il que je sois assez sensé pour apprendre les leçons que m’offrent la vie.  – T’as pas l’impression d’être en retard, Adams ? Tiens, voilà le préfet. Je ne l’aime pas tellement lui, tant mieux, c’est réciproque. Ce matin, c’est le cours sur l’étude des moldus, autant dire que je ne peux pas être plus démotivé qu’à cet instant bien précis. Ce n’est pas tellement que je n’aime pas les cours, seulement je suis sélectif. Je peine à rester concentré dans des endroits qui m’ennuient plus que tout, j’ai vécu bien assez longtemps chez les Ternes pour m’y intéresser encore aujourd’hui.

- J’arrive, ais-je le temps d’enfiler une chemise ou dois-je m’y rendre en cette piètre tenue ? Il ne m’a pas entendu, c’est peut-être pas plus mal si je ne veux pas recevoir un sermon. Le tissu glisse sur ma peau comme le souffle d’air de l’hiver auparavant. Ca gratte, ça m’irrite, ce vêtement comme ce préfet. Le revoilà à me regarder bêtement, irais-je plus vite grâce à sa présence ? Ca serait bête de sous-estimer ma mauvaise volonté. Mes parents ont une place réservée dans mon cœur, je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit à leurs côtés mais pourtant, je ne m’y suis jamais senti entier. Et pour cause. Ils ne sont pas comme moi, tout ce qu’ils peuvent me donner n’équivaut pas à la jouissance offerte par cette magie que je découvre chaque jour. – Maintenant.

Je vois Masha, aujourd’hui. C’est mardi. Moi qui déteste les rendez-vous réguliers, je ne sais quel diable me pousse à la croiser de manière systématique en ce jour. On ne s’amuse pas beaucoup, tous les deux. Ce n’est pas dans notre caractère. On parle, on échange, parfois on reste assis l’un à côté de l’autre sans dire un mot, c’est bien aussi. Il est même déjà arrivé qu’elle me fasse sourire. Des fois, je me dis qu’elle n’est pas totalement nette dans sa tête mais ça, ça ne fait qu’amplifier la curiosité que j’ai de la connaitre. Je dois avouer que ça me change aussi des haines passagères qui m’effleurent bien trop souvent à mon goût. Même si ce n’est pas la fête avec elle, ce qu’elle m’apporte est tout autre, bien plus important dans mon existence.

- Monsieur Adams avait décidé de se cacher sous sa couette pour échapper à votre cours, je me suis permis en tant que préfet de gérer son cas, je vous prie d’excuser mon retard.  Un véritable mielleux celui-là, toujours à se mettre les professeurs dans sa poche, ou à essayer en tout cas. Ca me fait peine à voir. Ou peut-être est-ce seulement de la jalousie. Je suis incapable de respecter le moule imposé par nos us et coutumes. J’agis seulement par l’instinct, je fais ce qui me semble bon et c’est déjà assez compliqué ainsi. Un éclair noir me traverse. Enfin, ce n’est qu’un regard de réprimande de plus, peu importe. Si un professeur de Poudlard se tracassait pour un retard d’élève, il n’aurait pas fini de tenir un carnet de notes.

C’est parfois ennuyeux la vie. On a beau tenté de l’animer, de se divertir d’un rien, il reste quand même des moments pénibles desquels on ne peut échapper. Les apparences sont comme des ombres protectrices, des voiles d’illusion, aux yeux de tous, je parais concentré sur le cours, tant que l’on ne m’interroge pas, le mirage est parfait. En vérité, je pense, je divague. Je ne sais même pas qui est assis à côté de moi, peut-être que je connais cette personne mais je ne l’ai pas encore regardé et je ne la regarderai pas. J’aime observer, scruter les moindres détails. Quand j’en ai envie.

- Adams ? Adams ? Je sursaute, je ne m’y attendais pas à celle-là. – Oui ? Pardon ? Mes yeux se recalibrent et se focalisent sur le perturbateur, ou plutôt la perturbatrice. – Tu as oublié cela. A la prochaine. Je n’ai même pas eu le temps de comprendre ce qui m’arrivait. Apparemment, le cours est terminé, j’ai dû m’assoupir. Qui était-elle ? Je n’ai même pas cherché à la reconnaître… Tant pis, une prochaine fois.

Ça doit être l’heure. J’occupe mes mains de bouts de ferraille que j’anime, jouant avec les rouages. Mes pas me guident naturellement vers le lieu de rendez-vous, notre lieu de rendez-vous.  Au premier étage, face aux grandes vitres qui donnent sur le parc. Il n’y a rien à faire ici, pourtant on trouve toujours à partager un moment en ces lieux, comme si cela suffisait. Je pose par terre les quelques morceaux d’acier et les anime d’un geste de baguette, les articulant comme un automate à la démarche très distinguée.

Je l’attends.
Invité
MessageSujet: Re: Put out the good and keep the bad | MASHA   Mar 3 Jan - 3:18

L'épilogue de Janvier était passé, et le temps ne graciait pas les fêtes. Rien à signaler. Ana est malade. Noël fut épouvantable...
Je regrette ces doux moments passés avec Siobhan à l'étranger. Au moins, je n'avais pas à penser... A appréhender une nouvelle journée dans cet enfer qu'ils appellent : école.
Les amis d'Ana m'ont regardé avec pitié. Pauvre petite.
Je ressentais un sentiment désagréable, ce que je sais c'est que je n'étais pas heureuse. Je les trouvais grossiers, et leurs propos acerbes et remplis de pitié me poignardaient de part et d'autre. Je me sentais jugée, désorientée... Mais c'est mon quotidien, à quoi m'attendais-je finalement ?

Je descends doucement les escaliers du premier étage, après un cours des plus ennuyants en étude des moldus. Ce que je peux vous dire sur les moldus, mais cela s'apprête parfaitement aux sorciers, c'est qu'ils sont individualistes. Les moldus ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, certains arrivent à se montrer curieux mais ils nous appréhendent comme des bêtes... Ne pas pouvoir communiquer avec un être revient à le rabaisser à l'état d'animal, primaire... Vulnérable.
Comme moi.
J'ai vu Stanley installé près d'une fille durant ce cours, j'ai porté quelques instants mon regard sur lui avant de fixer un point près des chaussures du professeur. C'était peut-être Angel la voisine ?
Angel me fait peur. Elle n'est pas normale. Trop enjouée pour une serpentarde... Voilà que je me mets à juger pour une maison. C'est comme pour moi... Apparemment, je n'ai rien à faire chez les poufsouffles. Les gryffondors aiment à me le rappeler, Loukkia est souvent présente pour les dissuader d'aller plus loin dans leurs propos. Mais à quoi bon les stopper ? N'ont-ils pas raison ?
Malgré tout, pendant le cours, je me suis retournée une fois. J'ai senti quelque chose piquer mon cœur, j'ai l'impression d'avoir du mal à le laisser seul, du mal à en rester si longtemps éloignée. Et l'impression d'avoir une certaine animosité envers Angel... Envers cette camarade trop près de lui.
Serais-je possessive ? Est-ce cela que l'on appelle la jalousie... Siobhan m'en a déjà parlé. Dans une meute, ça arrive qu'on n'apprécie pas qu'un des nôtres joue avec un loup d'une autre meute.

Terminé. J'ai fermé le livre, attendu que les élèves sortent et je suis sortie pour me retrouver dans les escaliers du premier étage.
Arrivée, je me suis dirigée vers les grandes fenêtres et il se tenait là. A jouer. Pantin, marionnette. Je m'avance silencieusement dans ce couloir où seuls quelques élèves sont de passage. J'observe comme un animal, analyse chaque mouvement, chaque indication à la sécurité de chacun.
Puis je suis à hauteur. Je touche seulement son coude du bout des doigts pour lui faire savoir que je suis arrivée et je reste un moment silencieuse à le regarder jouer.
Avec Stan, tout paraît plus facile. Je n'ai pas besoin de parler, pas besoin d'avoir peur... Il a su tendre la main et j'ai pu le laisser approcher, caresser mon âme sans avoir peur d'être blessée. On parle peu, mais des fois, on parle bien.
Je me sens spéciale près de lui. Unique. Forte.
Un instant silencieuse, je prends mon courage à deux mains et j'ouvre la bouche : « Cette journée n'est pas très belle, n'est-ce pas ? »
Je pourrais faire référence au temps, sans l'ombre d'un doute, en réalité je rabâche ce retour à la routine. Ce retour à la simplicité et la facilité. J'aime avoir des draps chauds, manger sans l'ombre d'un effort de chasse... Jouer dans l'insouciance. Mais la vie n'est pas si facile, n'est pas si docile.
Je le sais.
Je le saurai toujours.
Parfois la peur me comprime le cœur & le ventre. J'ai peur d'avoir une influence négative sur Stanley. On est peu souriants, on rigole que très peu - mais j'aime beaucoup son sourire -, on ne se chamaille jamais. J'ai l'impression d'être... ennuyante, je pense que c'est l'adjectif adéquate.
Mais quoi que le monde pourrait faire, je serai incapable de mettre des mots sur les sentiments que j'ai pour lui. La seule chose dont j'ai réellement conscience, c'est que je ne le juge pas comme les autres... Il est spécial pour moi.
Des fois, j'en viens à le chercher quand cela fait trop longtemps que je ne l'ai pas vu. On dit que c'est manquer.

Je place mes bras derrière mon dos. J'aime le toucher mais la décence, il paraît. Je regarde par la fenêtre et j'observe le temps grisâtre frappé le sol d'un fin brouillard d'hiver. C'est beau. Enfin je crois.
Il faut que je lui demande : « Stan, les gens qui nous manquent sont-ils des gens spéciaux ? Et ... est-ce que ça fait mal ? » Mon regard glacial se confronte au sien.
Sans un sourire, sans un détour. La pâleur dans un couloir froid. Les deux s’imbriquent, s'estompent dans ces ombres. Les courants d'air mordent les mollets, le froid caresse les visages grâciles, ils ne cillent pourtant pas.
L'âme en proie, j'ai souvent l'impression d'être vulnérable face à lui. Il me fait ressentir des choses que je ne connais pas, et ça fait peur... Très peur. Si peur que j'en viens pourtant à toujours le retrouver. Chaque fois.
Mon regard ne le quitte pas, mon corps ne bouge plus.

Est-il si spécial qu'il en serait indispensable ?
Invité
MessageSujet: Re: Put out the good and keep the bad | MASHA   Mar 3 Jan - 15:10

C’est à peine si elle m’a effleuré. Je fus supris, mais qu’à moitié. Je commence à me faire à ses méthodes originales, la voir un grand sourire aux lèvres et face à moi m’aurait étonné. C’est une drôle de fille dont la discrétion est presque effrayante. En agissant de la sorte, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle garde en elle tant de choses obscures qui pourraient me glacer le sang. Enfin, ça c’est mon côté créatif qui ressort, elle est peut-être juste comme ça, ayant une manière d’être froide et inexpressive. Enfin non, elle s’exprime elle-aussi mais différemment des autres. Masha n’est pas juste une ombre fade et errant sur cette terre, loin de là, je suis persuadé de sa valeur et de la qualité des trésors que je trouverai en elle.

Sa voix brisa le silence, quoi que le terme soit trop brutal. Elle le troubla. Seul moi pouvait entendre ses quelques mots tant ils étaient réservés, une chose est sure, ils étaient pour moi et personne d’autre. Si je suis complètement honnête avec moi-même, je dirais qu’être à ses côtés me rend plus fort, plus assuré. Sa fragilité contraste avec les miennes et je parais de suite moins froid, plus ouvert. Je ne sais que peu des choses qui vivent dans ses pensées, je ne m’obsède pas par cette question, cela serait du temps de gâcher. Je profite des moments que l’on passe ensemble, c’est calme et reposant.

Pour beaucoup, Masha serait invisible, là où j’agace et gêne la vue des autres, elle ne fait que passer. Moi-même, j’ai bien failli ne pas la remarquer tant sa présence est chétive. Paradoxalement, je ne peux être que persuadé de la valeur de son âme, je ne doute pas un seul instant qu’il y a des choses pour lesquelles elle se battrait, des principes desquels elle ne dérogerait pas. Une terre sauvage aux vastes déserts reste pourtant habitée par tant de créatures et plantes merveilleuses. Enfin… Je ne sais pas si la comparaison est très flatteuse pour elle. - Cette journée n'est pas très belle, n'est-ce pas ? Ca m’amuse. Ma baguette cesse de jouer dans mes mains et l’automate s’écroule. Mon regard s’oriente vers le fond de ses yeux et je peux y lire tant de choses que je ne comprends pas encore.

Aucune journée n’est vraiment belle, c’est si rare. On pourrait simplement profiter de ce que nous offre la vie mais c’est impossible, jamais nous ne serons satisfaits, c’est contre notre nature. Aujourd’hui est une mauvaise journée, le temps est affreux, le cours passé était barbant, rien ne va et pourtant nous respirons, la vie emplit nos êtres et nous déambulons. Ca pourrait être pire, la journée est mauvaise mais nous sommes vivants, l’avenir est face à nous et nous avons tant de choses à faire. Masha a quand même raison.

Parfois, je garde le silence. Volontairement. Si je ne parle pas, je sais qu’elle finira par m’adresser la parole à un moment ou un autre. Je me réfrène aussi, je veille à ne pas trop prendre de place pour qu’elle puisse s’épanouir le temps d’une rencontre. Masha est différente, sensible, j’essaie de m’adapter comme je peux pour qu’elle se sente bien, confortable. Mon ego et moi ont a souvent tendance à être encombrant, c’est pas toujours facile de se mettre dans un coin et attendre les réactions de l’autre mais avec elle, c’est indispensable, alors je m’y fais.

Son regard si bleu est triste trop souvent à mon goût, aujourd’hui encore. Ils se perdent dans les vastes formes du brouillard, ils vagabondent. Parfois, elle se plait avec moi. Elle sourit, elle a même déjà du rire quelques fois. Son regard ne change pourtant que rarement. Curieux, intéressé ou même agacé mais trop rarement rieur. Je sais que je ne suis pas le garçon le plus drôle et cela ne fait que me désoler encore plus de mon impuissance à fragiliser cette couche de gel qui ne fond pas. - Stan, les gens qui nous manquent sont-ils des gens spéciaux ? Et ... est-ce que ça fait mal ? Je ne m’attendais pas à celle-ci. Ce n’est plus un simple crochet mais un véritable uppercut qu’elle me porte là.

La journée est définitivement mauvaise. Je m’intrigue sur la source de son questionnement et surtout pourquoi il m’est adressé. Cela me plait qu’elle partage aussi directement ses pensées mais c’est aussi effrayant. L’espace d’un cillement, je me retrouve au fond de son crâne, pris du vertige de tous les maux qui la tiraillent avant de retourner dans mon propre corps et de ne plus rien comprendre à la situation. – Hé bien, quand tu dis que la journée n’est pas très belle, tu ne rigoles pas… Je gagne du temps, je ne sais pas quoi lui répondre. Personne ne me manque véritablement, je ne suis pas habitué à m’attacher aux gens alors cela parait compliqué de nouer un lien si fort que le manque.

Ses deux éclairs glaciaux viennent me transpercer, elle ne compte pas me lâcher. Si elle me fixe, je ne peux détourner le regard, cela serait signe de faiblesse. – On ne peut que souffrir d’une séparation. Les gens ne font que passer dans nos vies et pourtant, ils marquent nos esprits. Nous ne sommes pas faits que de chair, nos expériences forment ce que nous sommes devenus maintenant. Toujours une réponse pour tout, quitte à détourner la question initiale, au pire, ça ne fera que lancer une nouvelle conversation qui serait plus à mon aise. – A qui penses-tu ? Toujours cette curiosité envahissante, on me refera pas. Je sais que ça ne lui plaira pas, que ça la brusquera mais après tout, elle a su survivre jusque là.
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