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A Tale of Muggles and Wizards
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 La nuit tous les chats sont gris

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Solyne TravisSolyne Travis
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MessageSujet: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptySam 18 Jan - 3:56


La nuit, tous les chats sont gris.
Il était 22h quand Solyne quitta les locaux de l'université. Toute l'après midi elle avait veillé un bébé Crup qui leur avait été apporté par un étudiant. Il l'avait trouvé gisant près une poubelle, dans un coin reculé de la ville et avait décidé de leur confier. L'animal semblait déshydraté et avait du mal à respirer. Les étudiants s'étaient penchés sur son cas, lui avaient proposés à boire et plusieurs choses à manger. Ils s'en étaient cependant très vite désintéressés. Un Crup ressemblait finalement à un chien à deux queues. Il n'était certainement pas assez exotique et dangereux pour retenir plus longtemps leur attention.

Alors Solyne était restée, elle. Si cet animal avait une chance d'être sauvé, elle le sauverait, et s'il devait partir, elle serait là avec lui. Il avait un cœur et une âme comme tous les êtres de ce monde. Solyne ne faisait pas de distinction entre les êtres vivants.

En fin de journée, le bébé Crup avait fini par croquer timidement dans une pomme et avait machouillé une bonne partie du crayon de papier de la blondinette. Il s'était endormi, roulé en boule dans un couverture, sa respiration revenant à la normale. Solyne n'avait pas le droit de l'emporter avec elle, et bien qu'elle était du genre à penser que certaines règles étaient faites pour être transgressées, elle décida de laisser le Crup à la pouponnière, où il serait en sécurité. C'était plus sage.

Elle se frotta les yeux, et se mit en marche. La résidence n'était pas très loin et elle préférait de loin marcher tranquillement. Le tramway n'était pas vraiment son truc. Elle prit une profonde inspiration, laissant l'air frais vivifier ses poumons.

Elle n'était plus très loin de la résidence universitaire lorsqu'elle aperçu plusieurs détritus jonchant le sol. Elle sortit sa baguette qu'elle gardait toujours à portée de main et sans prononcer un mot, un rictus agacé sur le visage, envoya les dits-détritus jusque dans une poubelle. Il aurait suffit à la personne ayant laissé traîné ces papiers de faire quelques pas de plus et il aurait contribué à préserver l'environnement...

Sans qu'elle ne comprenne vraiment ce qui se passait, sa baguette lui fut arrachée des mains et elle se retrouva plaquée contre un mur, face à deux inconnus. Deux hommes plus grands qu'elle, et une rousse. Sa tête avait cogné contre le mur tellement fort qu'elle eut du mal à rester debout. Si l'un des deux bruns ne l'avait pas tenu solidement contre le mur, elle aurait certainement vacillé.
Elle les entendit parler, puis ricaner, alors que ces esprits lui revenaient et que la panique s'emparait d'elle.

Cette scène lui rappelait trop bien un cauchemar qu'elle faisait régulièrement. Un mangemort la blessait, surprise par la douleur elle lâchait sa baguette, se retrouvait désarmée et gravement blessée devant un type qui n'avait qu'une envie : tuer. Elle se revoyait tomber à genou, les joues inondées de larmes, sentant sa dernière heure arriver. Un adulte était arrivé et elle revoyait quelques flash du duel qui avait fait rage devant ses yeux impuissants, alors que couchée sur le flanc, elle priait pour survivre.

Une fois de plus, on l'avait désarmé, sa baguette se retrouvait entre les doigts d'un inconnu et elle détestait ça. Elle était de nouveau impuissante. Que pouvait-elle contre trois personnes ?


-Ha tu fais moins la maligne sans ton bout de bois. Plus du supériorité, on est égal à égal maintenant. Tu ne peux plus attaquer tous les moldus que tu vas croiser ! Tu vas payer pour tous ceux qui souffrent des mains de tous tes potes dégénérés.

Ses yeux se fixèrent à ceux de la rousse. Elle crachait toute sa rage dans chacun de ses mots, un rictus mauvais ancré sur son visage. Le seul pouvoir qui lui restait était la parole. Elle allait donc s'expliquer, négocier. D'une voix calme, elle lui répondit :

-Je ne pense pas que nous soyons différents. J'ai été élevée dans une famille moldue, ma mère..

Le coup de poing que lui asséna la rousse en lui hurlant de la fermer la fit s'arrêter net. Elle s'entendit crier, et ferma les yeux, alors qu'une douleur fulgurante lui traversait le visage. Lorsqu'elle les rouvrit, elle capta les regards inquiets des deux jeunes hommes qui la maintenaient. Ils n'avaient manifestement pas envie de se faire chopper en train d'agresser une sorcière. Elle ressentait leur peur. Le premier resserra sa prise et elle eut l'impression que ces doigts s'enfonçaient dans son bras. Elle retint un gémissement de douleur.

-Tu crois que t'es la première à essayer de faire croire que vous être comme nous. Elle éclata d'un rire sans joie, glaçant. Mais ma pauvre, tu crois qu'on ne sait pas tout ce que vous mettez en place pour nous exterminer ?? Tu crois qu'on va se laisser faire, tu crois qu'on va pas riposter et vous tuer un par un s'il le faut ?

Mais de quoi parlait-elle ? Solyne ne comprenait rien à son discours. Elle ne savait pas s'il était plus prudent de répondre ou s'il valait mieux ne rien dire. Elle avala sa salive, réfléchissant à une issue. La poigne des deux hommes s'était affaiblie. Peut-être pourrait-elle …

-Je ne savais pas que des sorciers s'en prenaient à vous, je ne comprends pas...

Elle envoya un coup de pieds dans les partie du premier homme et tira fermement sur ses bras espérant ainsi leur faire lâcher prise pour s'enfuir en courant. Elle réussit à échapper au premier qui, pris de surprise et envahit par la douleur, la lâcha. Mais le deuxième fut plus rapide. Il la rattrapa de justesse. Elle se retrouva dos à lui. Il avait passé une main autour de son cou et la serrait contre lui pour ne pas qu'elle s'échappe. Elle rua, se tordit dans tous les sens et lançait des coups dans le vide, espérant blesser la rousse. Comprenant que l'effet de surprise était passé et qu'elle n'arriverait à rien d'autres qu'à avoir l'air ridicule, elle cessa de gesticuler.
Elle détesta la proximité de leurs corps, ce mec la dégoûtait. Mais ce n'était rien comparé à ce qu'elle lisait maintenant dans les yeux de la rousse. Elle n'attendait que ça, qu'elle essaye de s'échapper. Elle venait de lui donner raison.


-Tu croyais pouvoir te barrer comme ça, salope !?


Le coup dans son ventre l'aurait fait se plier en deux si elle n'avait pas été maintenue dans cette position. Une gifle supplémentaire fit saigner sa lèvre.
Découragée, Solyne se mit à pleurer, ce qui parut ravir la rousse.

Merde, après tout ce qu'elle avait traversé, elle n'allait quand même pas être retrouvée morte dans une rue sordide au petit matin ?
Ses pensées quittèrent l'instant présent, et elle pensa à Charlie. Elle aurait donné tout ce qu'elle avait pour qu'il apparaisse, là maintenant. Il n'aurait pas eu besoin de magie pour mettre à terre ses agresseurs. Si elle espérait très fort peut-être que quelqu'un aurait la bonne idée de passer par cette rue. Il était certes 22h mais, ces rues étaient censées être pas mal fréquentées. Pourquoi était-elle désespérément vide ce soir ? …

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptyDim 19 Jan - 9:06

J’étais heureuse jour après jour de l'indépendance que ma mission sur Manadh me donnait. Chaque jour je décidais de la façon de mener mes enquêtes, mes interviews et tout le reste. Evidemment, je n’avançais pas toujours aussi vite que mon impatience naturelle. Parfois je me disais que je n’étais jamais satisfaite et que je pouvais me contenter des informations que j’avais pour produire mon papier. C’est ce que mon rédacteur en chef exigeait de moi à travers des chouettes tyranniques. Je pourrais dire que mon côté perfectionniste était la cause de ce dégoût pour les papiers bâclés mais il y avait aussi bien sûr mon amour propre et mon désir de percer dans le monde du journalisme. De ce côté, j’étais un peu déçue que mes articles n’aient pas rencontré plus d’écho. Il y avait quelques mois j’avais publié un article je j’avais eu la faiblesse de trouver plutôt bon, mais il ne m’avait valu aucun retour ni positif ni négatif. A croire qu’il était des plus inutiles.

Mais je n’avais pas le temps de me complaire en aigreur et je préférais de beaucoup me relancer dans de nouvelles quêtes. Je n’avais que moi dont je ne devais me soucier et à chaque fois que j’en prenais conscience, c'était comme si je respirais de grandes goulées de liberté. Depuis que j’avais quitté l’Argentine, j’avais laissé les dernières choses qui m’obligeaient et je me contentais du souvenir de mes parents de mon précepteur.

Depuis, je n’étais pas arrivée à m’encombrer de relations qui exigent que je m’attache et les circonstances n’avaient pas exigé ou avait empêché, au choix que j’en noue de trop serrées. La personne que je revoyais le plus souvent était un contact impliqué dans les événements sombres qui secouaient l’île et auxquels je m’étais appliquée, sans succès jusque-là, à en comprendre les tenants et aboutissants.

Ce soir j’étais sur la piste d’un groupe d’activiste anti-magie qui devait sévir dans le coin. C’est du moins ce que j’avais réussi à glaner comme information. Habillée pour les nuits d’action et de froid, j’arpentais le plus discrètement possible le secteur qu’ils s’étaient apparemment attribué non loin du campus universitaire. Bonnet Gavroche sur le tête et manteau dans lequel je pouvais rentrer le cou afin de me protéger des intrusions du vent, j’avais glissé ma baguette dans ma botte histoire de ne pas me faire immédiatement repérer comme une sorcière mais de pouvoir l’atteindre rapidement si besoin était. La nuit n’était éclairée que l’éclairage public et j’aurais bien parié qu’elle était idéale pour fomenter une action anti magie.

Je ne pouvais pas dire que j’étais complètement rassurée. J’avais beau avoir ma baguette, les armes à feu des moldus sont au moins aussi rapides qu’un sort et je ne savais pas à quel point les individus que je recherchais étaient équipés et d’accord pour m’accorder un peu de leur temps sans s’assurer que je n’étais pas une sorcière. Cela faisait beaucoup d’inconnues pour une fille qui aime bien avoir la maîtrise des événements surtout depuis qu’elle s’est faite piéger dans les souterrains de l’île. Je gardais un souvenir mortifié de la facilité avec laquelle je m’étais faite surprendre et désarmer et transplaner. J’avais juré qu’on ne m’aurait pas aussi facilement mais j’avais dû aussi admettre que ma profession et mes activités m'obligeaient à me découvrir si je voulais entrer en contact avec des témoins, des indicateurs, bref, des sources pas forcément désireuses de se faire piéger par une inconnue. Heureusement James avait, au fil du temps, fini par se montrer un peu plus confiant et détendu…

J’avais donc tous les sens aux aguets, tentant de repérer tous les sons qui pouvaient provenir de groupes et j’avais déjà croisé quelques étudiants qui s’étaient dispersés pour rentrer dans leur pénates, histoire de d’étudier un peu. Enfin, c’est ce que je me disais en me souvenant de mes propres études de journalisme. En même temps, c’est fou ce que cette période de ma vie me semblait loin en même temps que j’en gardais des souvenirs précis, surtout de moment clé de ma formation. En tout cas, le campus au sens large d’Atlantis donnait facilement envie de reprendre des études. Bâtiment neufs et modernes, résidence universitaire non moins neuve et en plus, proche des installations… Et puis cette nouvelle expérience ! A vivre de l’intérieur ce devait être excitant… Me figuro que estaba emocionante!

Mais un cri me fit dresser l’oreille et chassa bien vite ces pensées de vieille nostalgique. Je déteste la nostalgie ! Un cri ça ne voulait pas forcément dire quelque chose, mais la hargne dont celui-ci était ampli ne pouvait qu’attirer mon attention. Par contre si mes déductions étaient correctes, il y avait sans doute du rififi et je me devais d’être prudente. Le regard tourné vers l’endroit d’où était venu un “très élégant” Ferme-la ! et le cri de douleur qui s’en était suivi. Je me baissai pour saisir ma baguette dans ma botte au risque de me rater une occasion, je n’avais pas envie de trouver au dépourvu face à une bande d’enragés. Alors que je gravissais précautionneusement le passage étroit qui montait vers l’endroit supposé de la scène, j’implorais mes bottes de se montrer discrètes et elles se montrèrent plutôt coopératives. En même temps, le tapage qui venait de derrière le coin de la ruelle ma facilitait la tâche. Les sons devinrent très vite plus distincts et je passai prudemment un oeil au coin du mur qui me séparait de la scène. Une femme rousse me tournait le dos une baguette à la main. Une sorcière ? Plutôt jeune du peu que je pouvais en juger. Elle débitait un flot d’idiotie sur l’extermination des autres tandis que des complices masculins maintenaient fermement la jeune femme qui était tombée entre leur mains. Je levai les yeux au ciel décidément le discours des extrémistes de tout bord était toujours aussi fin qu’un coup de burin sur un verre de cristal. Ce genre de discours génocidaire me dégoûtait. Pas étonnant que les moldus nous craignent voire nous détestent. Il fallait les calmer ces trois-là avant qu’ils ne fassent une grosse connerie et puis ça montrerait peut-être à la demoiselle en détresse que tous les sorciers n’étaient pas aussi bien dégrossi qu’un menhir à peine sorti de sa carrière.

J’étais sur le point de sortir de ma cachette lorsque la victime tenta de se faire entendre. Par tous les basilics ! C’était elle la sorcière ! Il y avait de quoi me conforter dans mon opinion des fanatiques. Qu’ils soient d’un bord ou de l’autre, leur discours était le même jusqu’à pouvoir les confondre. La même peur irraisonnée de l’autre et les mêmes solutions radicales. C’était lassant de ne rencontrer que des gens incapables de finesse. C’était incompréhensible après tout ce que l’histoire nous apprenait que l’on puisse encore penser ainsi quel que soit le bord qu’on occupait. En même temps, s’ils étaient aussi subtils que leur discours ce pouvait devenir pour moi une bonne occasion de les infiltrer. Je pouvais très bien me joindre à eux dans cette affaire. Quel meilleur moyen que de gagner leur confiance ? Mais en même temps je ne suis pas certaine d’être écoutée et la jeune femme qu’il ont pris à parti pouvait bien passer encore un sale quart d’heure. Ya siguo siendo demasiado humana. Je lève les yeux au ciel de me sentir si faible à faire passer les intérêts d’autrui avant les miens.

Un instant j’ai cru que la malheureuse allait pouvoir s’en sortir toute seule mais non. Je grimaçai comme si les coups qu’elle recevait m’atteignaient. La pauvre elle dégustait ! Je ne pouvais plus attendre. Je pointai la baguette sur moi, je n’avais pas encore renoncé à mes articles sur les extrémistes anti-sorciers.

“Oscuro”

Cela devait bien me rendre méconnaissable en cas de nouvelle rencontre avec eux. Je sortis de l’ombre en pointant ma baguette sur la rouquine sans tenir compte des regards effarés de ses deux complices. Maintenant que mon choix était arrêté je me sentais aussi froide qu’un mangemort qui aurait décidé d’éliminer un moucheron.

“Crache limaces !”

Avec l’ardeur que j’y avais mis je m’attendais à ce qu’elle vomisse des anacondas. L’effet ne se fit pas attendre et les deux sbires lâchèrent leur prise de surprise et peut être aussi de terreur en me voyant pointer maintenant ma chère baguette sur eux, en tout cas c’est ce que je me plais à croire. En même temps un tintement de bois accompagna la chute au sol de la baguette qu’ils avaient dérobée.

“Barrez-vous ! Et n’oubliez pas votre sorcière !”

Un peu de plus ils allaient oublier celle qui faisait figure de meneuse et qui maintenant pliée en deux ne pouvait arrêter le flot de gastéropodes qui inondait le sol. Ma voix ne laissait pas de place à la protestation. Un petit lumos au bout de ma baguette finit de leur faire prendre la menace au sérieux. Attrapant la rouquine chacun par un bras ils prirent la poudre d’escampette en se retournant régulièrement pour vérifier que je ne les poursuivais pas de ma maléfique magie. Ça m’avait beaucoup amusée je dois avouer et les entendre s’invectiver les uns les autres de même que traiter la rouquine de sorcière (elle aurait dû prendre ça comme un compliment) étaient comme la cerise sur le gâteau. Ils en avaient pour un bon moment avant que les vomissements de leur leader ne cessent et je n’avais pas fait cela pour rien. Il me fallait maintenant me tourner vers la jeune femme.

A moitié étourdie et les doigts inspectant les impacts que son visage et son corps avaient reçu, elle éteignait les sanglots provoqués par les derniers coups auxquels j’avais assisté. Je ramassai la baguette au passage et rejoignis la malheureuse. Je n’avais pas l’habitude de prendre soin des autres et la seule chose qui me vint à l’esprit fut de reproduire les gestes de maman. Je la pris dans mes bras avec les paroles débiles qu’on dit dans ces cas-là.

“Ça va aller… Ils sont partis. Ça va ?”


Rien de moins sûr que ça aille effectivement et comme si ça pouvait aller après la dérouillée qu’elle avait subie ! Je n’étais pas magico-mage mais un petit

“Revigor”


… n’avait jamais fait de mal à personne. A la vue du sang à la commissure des lèvres je sortis un mouchoir de mon petit sac à dos qui me suivait partout lorsque je voulais être certaine de ne pas être contrariée dans les mouvements.

“Tenez. Je vous emmène à l’hôpital ?”
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptyMer 22 Jan - 13:57


La nuit, tous les chats sont gris.
L'adrénaline courrait dans ses veines, elle l'avait poussé à tenter de s'échapper, offrant à un des deux hommes un coup de pied bien placé dont il se souviendrait certainement jusqu'au lendemain matin. Malheureusement, cette piètre tentative d’évasion s'était soldée par un échec et par un nouveau coup. Affaiblie par les coups, désemparée face à la situation, Solyne n'avait pu retenir les larmes qui menaçaient de s'échapper depuis déjà de longues secondes.

Elle sentait son cœur battre de manière désordonnée. Elle le sentait même dans sa lèvre endolorie et sanguinolente. Alors qu'elle perdait espoir et se demandait quel sort ces trois moldus lui réservaient, quelque chose d'étrange se passa. Le visage de ces agresseurs passa de la surprise à l’angoisse en quelques secondes.
Avant que Solyne n'ait eu le temps d'analyser ce qui se passait, un sortilège sortit de nul part frappa de plein fouet la rousse. Elle changea de couleur si rapidement que si la situation avait été différentes Solyne se serait certainement laissée aller à rire. A la place elle grimaça de dégoût, geste qu'elle regretta immédiatement lorsqu'une vive douleur traversa son visage.


-Barrez vous ! Et n'oubliez pas votre sorcière !


Aussi soudainement que cette voix qui la libérait était apparue, le soulagement l'enveloppa. Elle avait la sensation de flotter, réalisant doucement qu'elle rentrerait entière à la résidence. Comme si son cerveau s'était mis en veille et peinait à se remettre en marche, à assembler toutes les pièces de la scène. Elle ne s'était même pas rendue compte que les deux hommes l'avait lâché, certainement de surprise. Pourtant ils étaient déjà en train de fuir, traînant la rouquine derrière eux.

Machinalement, Solyne porta une main à son visage, ses doigts effleurant l'endroit ou elle avait reçu un coup de poing, puis sa lèvre. Elle regarda ses doigts, presque étonnée d'y voir ce liquide poisseux.

Elle avait la désagréable impression de tourner au ralentit, ne voyant même pas arriver la jolie brune qui la prit dans ses bras, la serrant précautionneusement contre elle. Elle l’accueillit pourtant avec plaisir. Solyne fonctionnait au contact physique et rien ne pourrait plus guérir ses blessures qu'un câlin réconfortant. Sa sauveuse ajouta à cela des mots rassurants, puis un « revigor ». Ce dernier eu le mérite de la faire revenir à la réalité. La jolie brune lui tendit un mouchoir qu'elle appliqua sur sa lèvre puis se figea quand elle entendit le mot « Hôpital ». Le point positif était qu'elle ne risquait pas de blêmir, elle devait déjà être dépourvue de couleur si ce n'est les endroits tuméfiés de son visage. D'une voix mal assurée, elle se décida enfin à répondre.


-Non, je pense que ça va aller. Je vais rentrer et prendre soin de moi.

Elle repensa à toutes les fois ou Antoine s'était battu, il n'en était pas mort. Certes il avait grimacé quelques jours, mais c'était passé. Là tout de suite, elle avait la sensation qu'elle ne s'en remettrait jamais mais dans quelques jours tout rentrerait dans l'ordre comme si rien ne s'était passé, non ?
Elle fit un pas en avant, chancela et se félicita d'avoir assez de réflexe pour poser sa main sur le mur et ne pas s'étaler lamentablement.

Il allait peut être lui falloir un peu plus de temps que prévu pour rentrer. Cette évidence la frappa. Un peu désemparée, l'image de Charlie s'imposa. L'appeler était inconcevable, s'il la voyait dans cet état il partirait à la recherche des ces trois abrutis, et il les retrouverait. La tâche était simple, il suffisait de suivre les limaces. Ce n'était clairement pas la solution. Et puis même sans ça, sa fierté l'en empêchait. Elle n'était que son plan cul finalement. Personne n'appelait son plan cul à la rescousse. Pourtant, elle mourrait d'envie de le voir apparaître, de le laisser tout gérer, la ramener dans sa chambre et la câliner comme un bébé.
Solyne se somma intérieurement de se ressaisir. Les yeux pleins de gratitude elle s'adressa à sa sauveuse.


-Je te remercie, vraiment, sans toi …

Elle n'acheva pas sa phrase, sans toi quoi ? Elle n'en savait même rien. Que ce serait-il passé ? Il ne valait peut-être mieux ne pas y songer.. Elle fit un pas en avant, il semblait que son équilibre lui soit revenu.

-Je suis Solyne au fait.

Elle adressa un pâle sourire à la jolie brune, pourtant sincère, c'était tout ce dont elle était capable pour le moment.

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptyVen 24 Jan - 5:52

Question adrénaline, j’étais comblée. J’avais hésité à intervenir dans cette agression, mais mon entrée en scène et le résultat de mon irruption m'avait mise dans un état d’euphorie que je n'éprouvais pas souvent mais pour laquelle j’adorais mon métier. Sentir mon cœur bondir dans ma poitrine, cette envie de crier de joie, même si parfois j’en avais les mains qui tremblent et les jambes qui flageolent, c'est tellement grisant ! Il parait que certains développent une addiction à ce genre de sensation et je veux bien le croire. Ce soir-là les sensations étaient au rendez-vous à la différence que je m’étais rendue responsable d’une jeune femme, presque une adolescente si j’en jugeais d’après son physique juvénile. Il y a des proverbes qui disent des trucs du genre quand tu sauves une vie tu en deviens responsable. Si j’y croyais je ne me serais pas lancée dans la bataille ce soir, mais là… Et oui, étant donné l’état de la fille, je ne me voyais pas l’abandonner dans la ruelle. Pfff !

Non sans blague, qu’avait-elle fait pour se retrouver dans cette situation ? Et maintenant qu’elle était sortie d’affaire, la laisser là, c’était comme dire à tous les moldus désireux de casser du sorcier.Allez les gars! Venez finir le travail ! Malgré sa bouche tuméfiée, pas difficile de voir qu’elle était plus que mignonnette. Le genre de fille de quien todos se enamoran. La fille dont tout le monde est jalouse. Manquerait plus qu’elle soit intelligente !

La pauvre ! Elle avait morflé tout de même et penser à tout ça dans ces circonstances n’était pas très cool pour elle et sans doute un peu puéril de ma part. C’est plus fort que moi, je me sens toujours en concurrence avec toutes les filles que l’approche que ce soit sur le plan physique qu’intellectuel et lorsqu’elles allient les deux je me sens tellement petite ! L’image de Grace Hamilton me revient spontanément à l’esprit. Cette fille était tellement touchante ! En plus elle avait l’outrecuidance d’être belle ! Ce soir j’étais tombée sur una chica hermosa et j’étais déjà blasée. Je n’avais même pas honte de quasiment me réjouir de cette blessure à la bouche.

En même temps je me rendais compte qu’il m’était impossible de me dépatouiller de la situation dans laquelle je venais de me mettre. Je penchai la tête pour tenter de croiser son regard et faire le point sur son état général. Oui se retrouver avec du sang sur les doigts qui plus est son propre sang n’a rien pour vous faire reprendre le dessus. Elle était vraiment incrédule et visiblement déboussolée. Cela me rappelait mon unique sortie au club de duel de Castelobruxo. C’était encore l’époque où je portais sur le monde un regard plein de confiance et je m’étais faite surprendre par un aguamenti. La honte ! En même temps c’était pas n’importe quel aguamenti ! Le mec avait dû bosser que ce sort, ou je sais pas moi, mais j'ai cru que je recevais un coup de poing en plein visage et qui plus est dans le nez de quoi me faire exploser le cerveau sous la pression de l’eau dans mes narines ! Ce nez qui dont j’ai tellement honte ! Entre la violence du jet, l’impression que j’allais me noyer, les choses étaient pliées en deux deux et je garde encore le goût amer de l'humiliation. Donc pas question de retourner au club de duel même si j’ai continué à m’entraîner : les temps n’étaient pas très sereins et ne pas posséder de petite panoplie de sorts pour au moins se défendre n’était pas très raisonnable surtout quand on veut être journaliste…

A ces souvenirs je ne pus m’empêcher d’avoir un peu de compassion pour la fille. Ça ne m’arrive pas souvent à croire que le phénomène d’identification fonctionnait à plein ce soir-là. De son côté elle ne semblait pas rechigner à un peu de réconfort. Je pensai tout de suite qu’elle était du genre à faire confiance aux gens. Pas étonnant qu’elle se soit laissée surprendre! Et avec les mecs… Pauvrette, elle risquait de ne pas être au bout de ses peines dans la vie… Elle était bien pâlichonne mais ce n’était pas trop étonnant après autant d’émotions, mais surtout elle se laissait aller contre moi, que c’en était gênant. Je ne pouvais pas nier que cette fille tentait de faire bonne figure mais je ne savais pas trop si refuser l’hôpital était une bonne chose pour moi ou au contraire le début des ennuis pour moi. Elle pensait que ça allait aller ? Bah voyons avec sa mine défaite, j’en doutais un peu et ne pus m’empêcher de mettre sa parole en doute.

“Tu es sûre ? Parce que vu ta tête, J’en doute.”

Le tutoiement s’était imposé à moi comme une façon supplémentaire de la réconforter ou bien aussi d’avoir un peu plus d’autorité sur elle, outre que dans ma langue, le vouvoiement c’est réservé à … Mais au diable les subtilités linguistiques ! En même temps, moi-même avait du mal à accepter l’autorité en général alors je ne pourrais pas lui vouloir si elle s’entêtait, mais ça allait m’agacer fortement. Je poursuivis en lui montrant son visage qu’elle ne pouvait évidemment pas voir

“Avec ce que tu as pris… Un contrôle pour voir si tu n’as rien de grave...

Et puis, je regardai alentours histoire de m’assurer rapidement que les agresseurs n’avaient pas eu l’idée de revenir et qui sait, avec des renforts. Honnêtement, la fille en aurait encore pour un petit moment à cracher ses limaces et encore un peu de temps avant de se remettre de ses émotions, aussi, l’éventualité de leur retour n’était pas non plus ma première crainte. Le manque d’équilibre de la jeune femme lorsqu’elle se releva était plus inquiétant. De mon côté, encore accroupie, je baissai la tête de résignation. Ok. Là je sentais que j’allais devoir jouer les baby-sitters. Elle était inconsciente et si quelqu’un ne veillait pas sur elle, elle allait encore s’attirer des ennuis. Je me demandais juste pourquoi cela devait tomber sur moi. Prendre soin de moi, je savais faire, mais les autres ?...

Je me redressai à mon tour et l’agrippai sous la première aisselle qui se présenta à moi pour assurer son équilibre.

“Mais bien sûr, pour mourir tranquillement chez toi un organe interne éclaté ?!!”

J’avais noirci à dessein le tableau histoire para que tenga miedo.

“Et c’est pas la peine de me remercier si c’est pour aller passer l’arme à gauche dans ton coin. J'aurais mieux fait de les laisser en finir avec toi au moins il y en aurait eu trois qui se seraient amusés…”


Je ne pus m’empêcher de sourire car pour le coup, dans un premier temps, je m’étais bien amusée. Restait à conclure cette histoire au mieux. La déposer à l’hôpital pour me décharger de les responsabilités était le mieux que j’avais à faire mais cette Solyne ne semblait pas désireuse de ma la simplifier, la vie. Solyne ça sonnait très Vélane ça ! elle avait beau être très belle, elle n’en avait pourtant pas l’aura. Mais j’avais autre chose à penser qu’à répondre à ce genre de question.

“Enchanté Solyne.”


Rien dans le ton de ma voix ne laissait supposer que je l’étais effectivement, mais outre la contrariété qui était la mienne, je ne pensais pas qu’elle veuille vraiment faire connaissance et moi non plus d’ailleurs. Ça allait m’engluer encore plus dans cette histoire. Pourtant je me conformai à la convention qui veut qu’on se présente à son tour.

“Idalina”

J’haussai un sourcil résigné. Solyne était à moitié dans les vapes et conne de moi, je ne me voyais pas l’obliger à rejoindre l’hôpital contre son gré. Le respect de sa liberté n’y était pas pour grand-chose, mais je m’imaginais à sa place faisant une scène à l’accueil des urgences pour prouver que je n’avais rien et que je ne voulais pas être là et qu’on m’y amenait contre mon gré et j’en passe. De quoi mettre mal à l’aise le bon Samaritain qui s’y serait risqué. Très peu pour moi. Il fallait donc envisager autre chose. A part la ramener chez elle, je ne voyais pas d’autre alternative à la laisser moisir dans sa ruelle. Je soupirai.

“Bon je te ramène chez toi ? Tu habites où ? Tu te sens capable de supporter un Transplanage ?”

Rien n'était moins sûr et je me préparais déjà à devoir l’escorter à pied à l’autre bout de la ville. Mon salut pouvait évidemment résider, c’est le cas de le dire, dans la possibilité qu’elle habite à la résidence universitaire à deux pas. Étant donné son âge apparent, c’était plausible.

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptyVen 31 Jan - 16:13


La nuit, tous les chats sont gris.
Solyne avait poliment refusé l'invitation. L’hôpital, très peu pour elle. Charlie avait déjà eu du mal à la traîner à l'infirmerie lorsque sa blessure avait pris un aspect peu rassurant après la guerre, ce n'était certainement pas pour se laisser traîner à l’hôpital par une inconnue. Elle ne cessait de se répéter que beaucoup de ses amis s'étaient battus dans sa vie et personne n'en était mort. Ça lui apprendrait à se laisser désarmer si facilement, voilà tout. Une bonne leçon.
Solyne assura donc que tout irait bien, mais à en juger par la mine perplexe de la brune qui se trouvait en face d'elle, elle ne semblait pas vraiment d'accord.


-Tu es sûre ? Parce que vu ta tête, J’en doute.

Bon et bien au moins ça avait le mérite d'être clair. Et cash. Solyne n'allait pas se plaindre, elle aimait les personnes franche, cela dit, elle n'aimait pas non plus qu'on lui dise ce qu'elle avait à faire. Sa mère s'était débarrassée d'elle, et un des rares avantages à se retrouver privée de famille était qu'elle menait sa vie comme elle l'entendait, sans compte à rendre, ou presque.
La jolie brune insista, ne laissant pas le temps à Solyne de répondre. Elle désigna son visage avant d'ajouter :


-Avec ce que tu as pris… Un contrôle pour voir si tu n’as rien de grave...


Solyne réfléchit à une réponse directe, mais qui ne pourrait pas être prise de façon agressive. Ce n'était pas son genre, et même si cette fille insistait un peu trop lourdement et risquait de rapidement la soûler, elle devait bien admettre que sans elle, elle serait certainement dans de très mauvais draps...
Finalement, le regard que la jeune femme lança alentour coupa Solyne dans sa réflexion. Même si le cerveau de l'étudiante tournait au ralenti depuis quelques minutes, le regard inquiet de cette inconnue l'alerta. Rapidement elle suivit certainement le même cheminement qu'elle. Et s'ils revenaient ? Et s'ils avaient alertés certains de leurs potes extrémistes qui viendraient avec plaisir venger la rouquine.
De nouveau la brune la coupa dans ses pensées. Son cerveau ne marchait définitivement pas à une vitesse normale, tout lui semblait bien trop rapide. Elle ne se rendit pas compte de suite qu'elle la soutenait maladroitement.


-Mais bien sûr, pour mourir tranquillement chez toi un organe interne éclaté ?!! Et c’est pas la peine de me remercier si c’est pour aller passer l’arme à gauche dans ton coin. J'aurais mieux fait de les laisser en finir avec toi au moins il y en aurait eu trois qui se seraient amusés…

Elle souriait ? Vraiment ? Quoi, elle était heureuse de balancer des horreurs pareilles ? Cette fois ses mâchoires se serrèrent. Pour qui se prenait-elle celle là ? Certes, elle lui devait une fière chandelle, mais ce n'était pas une raison pour se défouler sur elle à son tour. Était-elle consciente que les mots pouvaient être aussi douloureux que les coups ? Certainement pas. A bien y réfléchir, elle devait être ce genre de pimbêche à qui on servait tout sur un plateau. Elle renchérit sur un ton faussement peiné :

-C'est sûr ils auraient eu de quoi raconter de supers trucs à leurs copains en rentrant, ils auraient passé une chouette soirée. Merde.. A cause de toi ils doivent subir les foudres de la rouquine et n'auront pas eu le plaisir de violer une étudiante qui rentrait de l'université un peu tard pour avoir veillé un bébé Crup entre la vie et la mort. Ça aurait été tellement amusant ! Zut alors !

Elle fit son possible pour ne pas accompagner sa réplique d'un regard noir. De toute façon, la jeune femme ne pouvait pas être passée à côté de son agacement.


-Enchanté Solyne


Oui bien sûr, on te croit. Bon il fallait qu'elle se calme, la remercie le plus gentiment dont elle était capable et qu'elle se débarrasse de cette Idalina.

-Bon je te ramène chez toi ? Tu habites où ? Tu te sens capable de supporter un Transplanage ?

Solyne fronça les sourcils. Elle avait capitulé ? Vraiment ? Et elle lui proposait de la raccompagner ? Cette fille était vraiment étrange. Tout dans son corps, ses expressions et son ton portaient à croire qu'elle n'avait qu'une envie : rentrer chez elle et ne jamais entendre reparler de cette histoire. Et pourtant elle était encore là et proposait à Solyne de transplaner. L'étudiante ne devait pas être belle à voir pour que cette nana se force à la raccompagner alors que tout dans son comportement indiquait que cette situation l’embarrassait. Solyne appliqua de nouveau le mouchoir sur sa lèvre. Elle ne saignait plus mais elle devait avoir du sang partout … Glamour...
Il fallait qu'elle rentre rapidement, et de préférence, ne croiser personne. Ou le moins de monde possible … Le transplanage aurait été une bonne idée si Solyne était certaine de ne pas gerber en arrivant. Elle avait toujours détesté ce « moyen de transport ». Elle n'était pourtant pas une petite nature mais la sensation d'être là et nulle part en même temps, comme si son corps se transportait mais pas au même rythme... Non, elle n'était clairement pas en état de transplaner, à coups sûr elle arriverait en plusieurs morceaux. Et puis vu l'entrain d'Idalina, il était clair qu'elle n'avait pas plus que ça envie de l'aider plus longtemps. Elle allait se débrouiller et rentrer à pieds. Elle était presque arrivée et l'air frais de la nuit allait lui faire du bien.

Elle ravala l'antipathie qu'elle avait ressenti à l'égard de la jolie brune et lui répondit d'un ton calme.


-C'est gentil mais je vais me débrouiller, la résidence n'est plus qu'à quelques pas et je suppose que tu as certainement mieux à faire. Encore merci.


Comme pour illustrer ses propos, elle commença à marcher, laissant ses doigts courir le long du mur. Elle avait pris un bon coup sur la tête, elle en avait conscience. Elle préférait avoir quelque chose à laquelle se rattraper, au cas où..

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptySam 1 Fév - 15:23

Clairement ce n’était pas mon truc de m’occuper des gens et je me disais parfois que je devais arrêter d’essayer. Ce n’est pas comme si je le faisais souvent, mais j’étais très vite arrivée à la conclusion qu’il y avait des gens faits pour comme Grace Hamilton, la sensible et idéaliste et d’autres, vraiment pas. Et moi je faisais partie apparemment de la deuxième catégorie. Celle des gens qui doivent se faire violence pour se lancer dans cette démarche et qui n’ont aucune idée des mots et des gestes qu’il faut avoir. J’avais déjà passé plus de temps avec Solyne que je ne l’avais fait de manière désintéressée avec quiconque depuis… Je fouillai dans mes souvenirs pour retrouver la dernière fois que ça m’était arrivée. Il a six mois de cela je m’étais fendue d’une lettre en direction de Grace Hamilton justement. Oui non ce n’est pas pareil et en plus ça m’avait pris quoi ? Sept minutes ? Du coup, oui, ça remontait bien avant mon petit différent avec ma “meilleure amie”. Et encore, ce n’est pas comme si cela m’arrivait, déjà à cette époque, si souvent.

Bref tout ça pour dire que j’avais eu beau la prendre dans mes bras _ qui pouvait se vanter de cela au bout de trois minutes ? _ lui proposer de l’accompagner à l’hôpital, ma tête ne devait pas lui revenir ou elle n’était pas consciente de la chance qu’elle avait de mériter ma compassion. Du coup j’étais passée, c’est vrai peut être un peu vite, à la phase “je te fous les j’tons” histoire de te faire réagir, mais cela n’avait pas eu l’air de porter ses fruits. Au moins ça pouvait vouloir dire qu’elle était assez solide, ou très inconsciente, ou encore qu’elle avait encore plus peur de la faune médicale que de crever par manque de soin. La première solution ne pouvait qu'attirer mon estime. Surtout que personnellement, je le sais, je ne suis pas aussi bravache quand il s’agit de mon corps. Je veux dire que je me laisse entraîner par mes désirs d’aller fourrer mon nez où il ne devrait pas se trouver sans trop réfléchir aux conséquences, mais une fois que tout est fini, pas question de laisser la moindre égratignure non soignée.

Il y avait quelque chose d’exaspérant dans cette fille à ne pas vouloir faire en sorte que je ne me sois pas cassée pour rien. Ce n’était pas que je n’appréciais pas les gens avec de la personnalité, mais du coup, je me disais qu’elle allait courir à la catastrophe et en même temps je me disais qu’après tout, en quoi cela me concernait. Les dictons avaient leur limite et si elle tenait à mourir pour le seul plaisir de me contredire… Je savais que ce n’était pas sa motivation, fallait être débile pour contredire à ce prix, par plaisir, quelqu’un qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Mais le résultat était là. Je commençais à supporter difficilement de me sentir impliquée dans la suite de sa survie et de devoir supporter qu’elle me résiste, moi qui n’étais animée que par de bonnes intentions, une fois n’était pas coutume.

Je ne suis pas stupide, je sais bien que je ne suis pas très altruiste et que ma pomme est la personne la plus importante sur terre, mais je ne veux pas spécialement du mal à mon prochain. Juste, il passe après moi.

Un instant j’ai bien cru que j’allais emporter le morceau, mais c’était sans doute parce que je crois toujours que rien ne peut me résister. Mais son hésitation ne fut pas suivie d’un acquiescement… Au contraire, elle semblait aussi agacée que moi. Elle ne manquait pas de toupet ! C’est moi qui suis détournée de mes projets et qui tente de prendre soin d’une récalcitrante aux soins et c’est elle qui joue les blasées ? Mais bon au moins elle était capable de répartie malgré son état. J’avais peut-être tort de me faire du souci pour elle, après tout… Du coup au lieu de prendre la mouche, je pouffai en même temps que j’emmagasinais les informations sur elle. A la limite, si je devais écrire un article sur sa mort, autant qu’il soit bien circonstancié. Perdue pour perdue, ma soirée ne serait après tout pas si stérile.

Il fallait juste que je fasse avec le manque de confiance évident qu’elle avait à mon égard, mais je pouvais bien supporter ça si j’en ressortait un papier digne de ce nom. Il est vrai que mon métier m’obnubilait un rien, mais il était pour beaucoup pour justifier tous mes choix, les bons et les moins bons les éthiques et les plus discutables. Enfin, discutables pour ceux qui sont prompts à juger les actes de leur prochain. De mon côté, je m'efforçais de garder l’esprit ouvert et de me mettre à la place d’autrui. Les gens ont beau me trouver cynique ou que sais-je encore quel adjectif péjorativement connoté, si chacun avait la même ouverture d’esprit, le monde serait moins tendu. La seule limite que je trouvais à cette ouverture d’esprit était le fait d’empiéter ou non sur mes intérêts

Les traces des larmes sur les joues de Solyne et sa lèvres fendues et tuméfiée se disputaient la vedette avec un bleu qui commençait déjà à transparaître à travers la peau de la pommette. Mes yeux tombèrent sur une mèche de cheveux. En plus de ne plus être vraiment bien coiffée, du sang avait coagulé un peu au-dessus des pointes. Pourtant je ne pensais pas qu’elle avait autant saigné. C’était sans doute le pas de chance qui avait propulsé cette mèche dans sa bouche durant l’agression. J’évitai d’en rajouter, de toute façon elle avait dû comprendre l’idée sur son état général et c’était elle qui avait morflé et elle devait bien se douter de son état même si je m’étais crue obligée de le lui rappeler quelques minutes plus tôt. La fille avait décidé de crâner je décidai de ne pas répondre à sa bravade. Décidément elle avait du cran malgré son état.

Si j’avais autre chose à faire ? Evidemment ! On a toujours autre chose à faire que de secourir une fille en train de se faire lyncher la nuit en rentrant chez elle ! Non mais qu’est-ce qu’elle croyait que j’étais de ceux qui pensent que la ville n’est pas en sécurité sans eux et patrouillent pour venir en aide aux victimes d’agression ? Je me demandais bien qu’elle image elle avait de moi. A la limite je m’en moquais un peu. Je ne répliquai rien lorsqu’elle déclina mon aide même si j’avais un peu l’impression que cette aventure faisait figure pour elle de loisir pour moi. Et elle ? Ça la faisait kiffer ? Non bien sûr…

Ma présence n’était pas plus désirée que ça et je m’écartai de quelques pas pour la laisser partir. La pauvre ! Je ne savais pas si c’était les conséquences des coups, la fin de cette séquence d’adrénaline, mais sa démarche manquait vraiment d’assurance et sa façon de s’assurer qu’elle avait un appui à disposition indiquait le manque de sûreté de chacun de ses pas. Cette fille était suicidaire, mais je n’y pouvais pas grand-chose si ce n’est de la suivre. La nuit ne semblait pas receler plus danger, Aucun bruit suspect ne me parvenait pas plus que de mouvements menaçants. Pourtant son pire ennemi à cette crâneuse était sans doute elle-même. A sous-estimer l’impact de l’agression dont elle avait été victime, elle pouvait bien avoir une bien mauvaise surprise.


Comme pour illustrer ses propos, elle commença à marcher, laissant ses doigts courir le long du mur. Elle avait pris un bon coup sur la tête, elle en avait conscience. Elle préférait avoir quelque chose à laquelle se rattraper, au cas où. Je restais donc en arrière, mais la fille n’avançait pas très vite et ça frisait le ridicule notre petit manège. Autant faire un brin de conversation et éviter le sujet qui la fâchait c’est à dire sa santé. Elle avait mentionné quelques bricoles sur elle autant entamer la conversation là-dessus. Je détestais m’entretenir avec quelqu’un sans pouvoir le regarder en face, mais ce n’était pas, à proprement parler un entretien et les circonstances étaient un peu spéciales. Il fallait sans doute que je prenne ça comme une opération d’amadouage et me contente de ça.

“Tu es étudiante si j’ai bien compris. Etudiante spécialisée dans les créatures magiques ou bien c’est un bobby à côté ?”

Personnellement, je ne savais pas trop comment me positionner par rapport aux animaux en général. Je ne leur voulais pas de mal et même, pouvais les admirer. Par contre, on n'avait jamais eu trop d’animaux de compagnie à la maison à part la chouette de maman qui cohabitait plutôt bien avec le chien de papa. Une petite chevêche adorable je dois bien l’avouer et un labrador taciturne mais très doux. J’avais été” choisie par un botruc durant mon séjour au cœur de l’Amazonie, mais nous nous sommes séparés lorsque j’ai eu fini mon cursus. J’allais mener une vie pas très compatible avec sa nature paisible et végétale, enfin, je veux dire lié au végétal…

J’aurais pu enchaîner sur une multitude de questions, comme en quelle année elle en était quel était son projet professionnel, comment elle trouvait l’UPA, mais j’attendais de voir comment elle accueillerait ma première question. Et après on va dire que je ne m’intéresse pas aux gens ou que je ne fais pas attention à ce qu’ils ressentent. C’est tout à fait injuste car c’est une partie de mon métier d’en prendre compte et de donc de décrypter leurs émotions leur ressenti, d’ailleurs j’avais une compétence qui m’y aidait bien. Par contre, je ne me sentais jamais obligée d’en tenir compte si cela ne m'arrangeait pas, ça oui, je voulais bien l’admettre.
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptyDim 2 Fév - 13:40


La nuit, tous les chats sont gris.
Existait-il une prédisposition à se mettre dans les pires situations ? Les plus inconfortables ? Systématiquement ?? Si c'était le cas, Solyne avait indéniablement hérité de ce don. Comment se débrouillait-elle pour toujours se retrouver dans des situations inextricables ? Toute sa vie était un pêle-mêle de relations improbables, de situations compliquées, de non-dits et de place impossible à trouver..

Elle s'était trouvée dans la seule école du monde qui avait subit une guerre. Il fallait le faire quand même non ? Même cette phrase n'avait aucun sens : une guerre dans une école !? Et pourtant, elle y était, elle s'était battue au côté de ses amis, camarades, professeurs et aurors. Elle avait perdu des amis et avait craint pour la vie de Charlie. Elle le voyait encore s'effondrer. Elle s'entendait hurler son prénom. Elle s'était retrouvée agenouillée près de lui, consciente qu'elle se mettait en danger. Un des amis de Charlie l'avait mis à l’abri et elle était repartie se battre. Elle n'avait pas aperçu Arno une seule fois, et bien que tous ses sens et ses capacités étaient éveillées au maximum pour cette bataille infernale, une partie d'elle espérait l'apercevoir, combattant fièrement; en vie.
Puis elle avait été désarmée. Tétanisée par la peur, elle avait été incapable de lancer un sort sans sa baguette, alors qu'elle s'y était préparée. La mangemort en face d'elle avait sourit. Elle se souviendrait toute sa vie de ce sourire.. Elle allait la faire souffrir et s'en délectait d'avance. Le sort l'avait atteint au niveau du ventre, sa tête avait tapé par terre elle avait sentit le liquide chaud s'écouler de la plaie. Un adulte était arrivé à ce moment là. Elle voyait flou et n'avait aucune idée de qui était cette personne, mais elle avait tué la mangemort. Solyne la voyait tomber, elle apercevait sa baguette à quelques mètres d'elle et tout devenait flou et disparaissait.

Était-ce à cause de cet épisode qu'elle était incapable de lancer un sortilège informulé ? Charlie y arrivait tellement bien, tellement facilement que s'en était insolent. Et elle avait désespérément besoin de sa baguette... Avant la guerre, elle était plutôt douée, aujourd'hui tous ses essais se soldaient par un échec. Et voilà comment elle s'était retrouvée acculée par trois moldus et n'avaient eu que ses mots pour se défendre.. Merde c'était pathétique. Elle était une sorcière et n'avait pas été foutue de se sortir seule de cette situation.


-Tu es étudiante si j’ai bien compris. Étudiante spécialisée dans les créatures magiques ou bien c’est un hobby à côté ?


Tiens, elle avait fini avec ses remontrances ? Pourquoi l'avait-elle suivi alors que tout dans son comportement laissait à croire que sa seule envie était d'oublier le plus rapidement possible cette histoire ? Solyne faisait-elle si peur à voir ?
Une fois encore, elle apprécia finalement le comportement de la jolie brune. Même si les raisons de cet élan de générosité lui étaient inconnus, Solyne appréciait de ne pas être toute seule dans un moment pareil. Et finalement, à bien y réfléchir, elle aurait certainement eu la même réaction qu'elle si elle avait été dans son cas. Elle aurait proposé avec insistance un petit passage par l’hôpital le plus proche, avant d'accepter à contre cœur décision de la personne qui aurait été dans sa propre situation et de la raccompagner. Cela dit elle n'aurait certainement pas été aussi cru dans ses paroles. Sa spécialité était plutôt la douceur et les pincettes pour dire avec des formes ce qu'elle pensait.


-Oui, je suis étudiante en première année. Je ne rentre jamais si tard d'habitude...

Elle pensa à ce bébé Crup, seul dans cette boite qu'elle lui avait aménagé avant de partir. Finalement elle aurait mieux faire de rester dormir à ses côtés, elle se serait seulement réveillée avec des courbatures... Le pire était qu'elle y avait songé. Mais imaginer ses camarades débarquer et la trouver en train de ronfler sur un tas de couverture... Elle n'était arrivée que depuis quelques mois, elle préférait éviter de s'afficher dès le début et traîner une super réputation jusqu'à la fin de ses études.
Idalina semblait vouloir discuter. Elle répondit donc à la politesse.


-Et toi qu'est ce que tu faisais dans le coin à cette heure là ? Tu rentrais du travail ?


Ces questions étaient très banales, mais c'était tout ce dont elle était capable pour le moment. Elle aurait préféré cheminer en silence mais pour une raison qu'elle ne saisissait pas, la plupart des gens étaient mal à l'aise face à lui. Le silence semblait être quelque chose qu'il fallait à tout prix éviter en présence d'une autre personne comme s'il était synonyme d'ennui, de vide. La blondinette n'avait jamais vraiment compris ce que tout le monde lui reprochait. Elle l'appréciait particulièrement, qu'elle soit seule ou accompagnée. En fonction de la personne avec laquelle elle se trouvait, il remplissait l'atmosphère d'une ambiance différente.

Et avec lui, le silence devenait un doux breuvage dont elle ne pouvait plus se passer.

Il hantait ses pensées. Aucunes d'elle ne lui appartenait vraiment, il s'y retrouvait toujours. Elle n'osait pas imaginer ce qui se passerait si elle le croisait avant d'avoir rejoint sa chambre. Pire, que ferait-elle s'il décidait de lui rendre visite ce soir ? Comment faire pour ne pas le laisser entrer ? C'était impossible. Il la connaissait par cœur, il saurait presque instinctivement qu'elle n'allait pas bien et il serait capable de défoncer la porte pour voir de ses yeux qu'elle allait bien.

Elle imaginait sa tête lorsqu'il la verrait, et sa réaction... Elle le revoyait frapper ce type dans ce bar, seulement parce qu'il l'avait collé d'un peu trop près. A quoi ressemblerait-il quand il apprendrait qu'elle s'était fait prendre à parti par trois personnes qui avait la franche envie de lui arranger le portrait et de lui faire regretter d'être née sorcière. Il vrillerait. C'était certain. Il fallait absolument qu'elle l'évite le temps que ses blessures guérissent.
Son cerveau s'était remis à fonctionner. Tom pourrait certainement lui faire parvenir rapidement des onguents qui feraient disparaître le coquard qu'elle aurait sous l’œil en un temps record. Le jeune homme était le pro de l'onguent qui faisait des miracles. Sa lèvre guérirait rapidement avec un bon baume réparateur. Elle ne se maquillait que très peu. Pour une fois elle abuserait sur le maquillage et ça passerait.

Elle fut coupée dans sa réflexion par la réponse de sa sauveuse.

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris   La nuit tous les chats sont gris EmptySam 8 Fév - 6:03

J’espérais bien que les choses allaient se résoudre assez vite. Encore que suivant l’expérience des ennuis de cette sorte que la jeune femme avait, je serais peut-être forcée de prolonger ma présence à ses côtés. Après, je tentais de me rassurer sur le sujet en me disant qu’en général après plus ou moins vingt-quatre heure, si aucun symptôme de quoi que ce soit n’apparaissait, je pourrais l’estimer tirée définitivement d’affaire et la laisser se débrouiller. Etant donné la confiance qu’elle semblait me faire, je n’allais pas m'éterniser plus que de raison. Après tout, de mon côté j’avais appris à me tirer d'affaire toute seule même si, en voulant être honnête, les événements m’avaient jusque-là épargnée. En y regardant de plus près, je n’étais pas spécialement prudente mais parfois un peu intrépide alors que je ne me considère pas vraiment comme courageuse, loin de là. Pourtant, je n’avais jamais eu de gros ennuis et les tribulations dont j’avais à l’occasion été la victime, s’était terminées sans trop de bobo.

Même lorsque je m’étais faite kidnapper par James Finnerty, je n’avais pas eu à en souffrir au final. Cela avait été une bonne leçon et je remerciais ma bonne étoile à chaque fois que ce souvenir me revenait, de ne pas m’avoir fait tomber sur un détraqué qui aurait pu profiter de la situation. Tous les ans, lorsque les différents bilans de la presse en matière de liberté, de persécution et de collègues disparus dans des circonstances “professionnelles”, je ne pouvais manquer de tomber sur les noms de confrères certains plus vieux que moi mais aussi certains de ma génération, parfois même que j’avais pu croiser sur les bancs de l’école de journalisme. Apparemment ce n’était pas suffisant pour m’assagir ni me rendre plus prudente. Il fallait la solitude de mon appartement pour que parfois je tente de prendre des résolutions de prudence, résolution que je m’empressais d’oublier dès que le feu de l’action, ma curiosité et sans doute tout ce qui constituait ma passion pour mon métier, me lançaient sur une enquête.

Je ne pouvais même pas dire que j’étais de celles qui jugent que l’absurdité de la vie ne vaut pas qu’on s’y attache plus que de raison et qu’il est plus sage de la brûler par les deux bouts et de mourir pour une passion que de vieillir tiédasse. J’avais une peur panique de la mort. Je n’ai jamais cru qu’il y avait quelque chose après elle et la perspective de la bouche d’un néant désespérant qui allait m’engloutir me faisait dresser les cheveux sur la tête et m’encourager à encore plus d’activité. J’étais de toute façon trop jeune pour mourir. Tout fonctionnait encore parfaitement chez moi et je ne voulais qu’une chose en profiter le plus possible avant que la faucheuse ne se pointe, par surprise de préférence.

Alors je trouvais comme excuse que chacun de ceux qui avaient décidé de se lancer dans la même carrière que moi, devait accepter ce genre de risque mais j’étais bien consciente au fond de moi que j’étais parfois plus imprudente que je n’acceptais les règles d’une profession sur lesquelles je passais volontiers. Ce soir encore, quel hasard avait mis les trois salopards sur la piste de la jeune étudiante et non sur la mienne, M’en serais-je mieux sortie qu’elle ? Rien n’était moins sûr. Mon avantage était que je traquais les gens de leur espèce que j’étais sans doute plus sur mes gardes qu’elle qui avait l’air bien innocente et sans doute trop attentionnée si j’en jugeais par son dévouement aux créatures qui croisaient son chemin.

La bonne nouvelle c’est qu’elle était prête à faire un peu de conversation. Le silence ne m’effraie pas plus que ça, mais le ridicule d’accompagner ma protégée comme un garde du corps taciturne, un peu tout de même. Et puis je n’oubliais pas que tomber sur une victime des dissensions communautaires d’Atlantis pouvait déboucher un témoignage voire plus. La pauvre venait de recevoir un drôle de signe du destin si elle ne rentrait jamais tard et que la première fois où ça lui arrivait, elle se faisait agresser, cela ne lui donnerait pas trop envie de de reproduire l’expérience. Ce serait sans doute dommage. La nuit c’est tout de même le moment où les choses changent de caractères et se dévoilent plus qu’elles ne se dissimulent. C’est le moment où tout ce qui reste caché le jour ose se montrer parfois dans toute sa crudité. Par contre, elle ne répondait pas complètement à ma question. Evidemment elle pouvait compter sur moi pour insister.

“Première année ? Tu te destines à quoi plus tard ?”

Je laissai passer une respiration avant de poursuivre.

“Pour une première expérience…”

J’aurais bien tenté de détendre l’atmosphère en osant une note d’humour sur la mésaventure de Solyne, mais cela lui revenait plus qu’à moi-même et je me contentai de répondre à sa propre question. Je n’avais pas de raisons objective de lui cacher mes occupations. Sa façon de le poser me fit un peu sourire. Décidément elle me semblait bien tendre et je m’étonnais encore une fois que l’innocence existe encore à ce point. De plus en plus, elle me faisait penser à Grace Hamilton. J’espérais bien que notre relation, même si elle ne se prolongeait pas au-delà de cette soirée ne finirait pas aussi brutalement que la précédente.

“Rentrer du travail, En fait non, j’étais au travail. Je suis journaliste…”

Je me disais que si j’étais tombé sur le trio moldu, j’aurais peut-être réussi à obtenir un témoignage intéressant, mais ils avaient l’air tellement minables que j’en doutais. En fait ils auraient sans doute été plus intéressants s’ils avaient abattu froidement la sorcière. Cette pensée me donna un instant froid dans le dos mais j’étais convaincue que la rouquine et ses acolytes avaient perpétré cette agression plus par jouissance personnelle de la violence que par réel idéalisme. Ils avaient plus envie d’effrayer la jeune étudiante que de débarrasser la terre de sa présence maudite. Les quelques témoignages que j’avais pu recueillir me faisaient le plus souvent tomber sur de petites frappes comme ceux-ci qui n’avaient pas vraiment d’autre vision qu’une haine aveugle et sans réel fondement. Aucun n’avait eu à subir les méfaits de sorciers. Je cherchais désespérément quelqu’un qui ait une histoire ou une vision argumentée de se lutte contre les sorciers. Visiblement, ce ne serait pas pour ce soir.

Après l’aveu de ma profession, la suite de la conversation risquait d’être frappée du sceau du soupçon, mais au moins elle ne pourra pas me taxer de dissimulation. De toute façon, les gens trouvent toujours des motifs de défiance s’ils en ont envie et je ne fais pas exception à la règle, sans doute. Je laissai le silence s’installer un peu entre nous en observant la fille cheminer, encore mal assurer sur ses jambes mais visiblement volontaire. De temps à autre, les petits bruits de la nuit me faisaient dresser l’oreille et scruter l’obscurité entre les halos de l’éclairage public.

Il ne faudrait sans doute plus longtemps avant d’arriver à la résidence où était hébergée l’étudiante et au choix, je serai débarrassée du fardeau qu’elle représentait mais me priverai en même temps de l’opportunité de recevoir un témoignage. Mais pour l’heure, toujours un pas en retrait, je me surprenais à tendre la main pour prévenir la chute de Solyne lorsque son pied butait sur une aspérité du sol. Heureusement, elle avait encore la ressource de se rétablir.

J’avais toujours ma baguette à la main et parfois je lui jetais un regard incrédule. J’étais consciente, qu’elle criait au monde qui nous regardait que j’étais une sorcière. La question était de savoir si cela jouait en notre faveur ou au contraire nous condamnait. En outre, la question était de savoir si elle était capable de nous protéger. Si j’étais un anti-mage je pense que je n’aurais aucun mal à surprendre les deux femmes qui cheminaient de concert et sans souci de dissimulation. En contrepartie si je rangeais ma baguette nous nous retrouverions vulnérables à la fois face à des moldus agressifs ou des sorciers animés d’intention analogues. La monté de cette paranoïa commençait à s'insinuer en moi d’un sentiment d’insécurité que j’avais du mal à combattre. De son côté, je ne savais pas trop ce que ressentait la jeune étudiante et je me faisais forte de ne pas faire paraître cette nouvelle émotion.

“Excuse mon indiscrétion, c’est un peu une déformation professionnelle, mais tu leur avais fait quelque chose à ces trois-là ?”

Déformation professionnelle ou bien trait de caractère qui avait infusé dans ma pratique professionnelle ou qui avait motivé mon métier, qui savait ? Et puis c’est vrai, elle avait beau paraître gentille, douce et tout, on ne savait jamais trop sur qui on tombait. C’est d’ailleurs ce qui m’avait déjà servi plusieurs fois. Entre les moyens que j’étais capable de déployer pour arriver à mes fins et l'inoffensif modèle de poche dont j’avais l’air, il y avait pour les interlocuteurs, souvent un monde qui me profitait la plupart du temps. Evidemment, on ne pouvait pas toujours présager de la parano de son prochain et cela ne marchait pas à tous les coups. Tout le monde ne se laissait pas influencer par l’allure son la personne qu’il avait en face de soi, mais cela aidait quand même. Je ne pouvais donc pas exclure que Solyne ait fait des siennes à l’encontre de ses agresseurs. D’ailleurs je m’étonnai que cette pensée ne m’ait pas traversé l’esprit plus tôt. Je me mis à la regarder sous un autre jour. Est-ce que la fille qui s’occupait des scrubs en détresse était capable de dissimulation et de violence envers autrui ? Et pourquoi pas ? Décidément cette personne devenait de plus en plus délicieuse à mesure que je me posais des questions sur elle.

Mais peut-être est-ce que je ne faisais que projeter sur moi mes attentes de rencontres ou même ma propre perversité que je pouvais imaginer chez les autres. Non sérieusement, je ne me considérais pas comme perverse et je contredirais violemment tous ceux qui argueraient que les pervers ne se considèrent pas comme tels. La preuve j’étais venue au secours de cette étudiante alors que c’était sans doute contre-productif pour moi ! J’étais sans doute égocentrée et peu encline à faire passer mon prochain avant moi, mais ce qui le font sont vraiment des saints fascinants et sont-ils si nombreux que cela ? Il n’y avait qu’à voir combien de prétendus héros ne bougent pas le petit doigt lorsqu’ils sont témoins d’une exaction sur un des leurs. Argl! Non, non, je n’étais pas de l’espèce des héros ! Rien que cette pensée avait de quoi, si ce n’est de ma faire horreur, au moins me donner envie de rire. Je n’étais pas encore capable d’analyser la raison qui m’avait poussée à chasser les trois moldus, mais ce n’était pas par altruisme, j’en étais convaincue.

Du coup je tentais une petite provocation sans conséquence, en tout cas, je l’espérais.

“Apparemment ça se fait beaucoup à Atlantis ses derniers temps…”

Si elle avait tourné la tête à cet instant, elle aurait sûrement surpris une mine aussi amusée qu’interrogative sur mon visage. Comment allait-elle réagir ? Et d’abord était-elle capable de réagir trop occupée sans doute à mettre un pied devant l’autre.
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