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Catharsis :: Université Paracelse d'Atlantis :: Aile Administrative :: Amphithéâtres
 

 Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]

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MessageSujet: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyLun 11 Nov - 7:23

Comment une si petite ville pouvait-elle bien posséder un si gros campus ?! Car enfin, Atlantis pouvait bien être sortie de terre comme par miracle _ en fait avec l’aide de la magie _ même si l’île avait été entièrement recouverte de bâtiments, la cité n’aurait pas été grande comme la moitié d’Edimbourg. Nonobstant, l’Université avait réussi à cumuler tant de spécialités en regroupant à la fois celles liées à la magie, celles héritées des moldus, sans parler de celles qui avaient eu le bon goût de se créer à partir de d'hybridations de la science et de la magie qu’elle s’étalait sur une surface non négligeable et encore davantage de niveaux… Ajoutez à cela une signalétique bâtarde entre la rigueur minimaliste des moldus et l’intuition dilettante des indicateurs animés par la magie et on comprend aisément que je me soie égarée aussi facilement. En tout cas je prenais cela comme une excuse au moment je m’aperçus que je tournais en rond.

Pourtant ce n’étais pas la première fois que je mettais les pieds ici, mais à chaque fois, je devais bien l’admettre, les chose étaient toujours aussi compliquées pour s’orienter, surtout si je ne me rendais pas au même endroit et que, somme toute, en bonne fouineuse, je n’avais pas toujours de but très affirmé. La première fois que j’y étais allée, c’était pour mener mon enquête sur la mixité. Il m’était apparu que s’il était un endroit où elle pouvait le mieux s’exprimer c’était bien l'université Paracelse d’Atlantis. Je n’avais pas été déçue. J’avais pu recueillir tout le panel possible d’opinion et d’argumentaire sur la mixité et ses conséquences. Plus tard et après une rencontre fortuite au sein d’un studio je m’étais rendue compte que les intrigues qui parcouraient la cité depuis avant même mon arrivée ici, y trouvaient leur prolongement ou leur déclinaison, comme on voulait. En dernier lieu, j’aimais ses allures de fourmilières même si la plupart du temps les gens ne voyaient que ceux qu’’ils connaissaient déjà et vous croisaient sans trop s’arrêter. Je devais souvent faire un peu de rentre dedans souriant pour avoir un peu d’attention :

"Excusez-moi !... La salle de TP bio-magie ?... Non ?...
_
_ S’il vous plait !...

_ Sorry Miss, I’m late…
_ ..."


J’avais donc fait de cette grande maison un de mes terrain de chasse favori comptant sur le fait que je pouvais encore avoir l’air d’une étudiante si besoin. J’avais donc pu voir les lieux changer au fil des saisons, passer les espaces verts des teintes fauves et orangées trop brèves sous les latitudes écossaises aux gris et noirs de l’hiver. Les optimistes me soutenaient que l’océan adoucissait le climat de l’île, mais le froid me transperçait du mieux qu’il pouvait dès que je mettais le nez dehors. D’ailleurs même les étudiants semblaient aussi souffrir du froid. Heureusement j’avais trouvé dans les boutiques de la cité de quoi me protéger tant bien que mal sans faire trop d’entorse en ce qui concernait ce qui me paraissait être un minimum d’élégance. Oubliés depuis longtemps les robes échancrées et les chaussures ajourées, de même que mon sac à main estival ne pouvait plus s’assortir aux exigences de l’hiver. Alors pour aujourd’hui c’était pantalon taille haute anthracite sur slippers de cuir noir à talon. J’aimais assez mon chemisier gris souris et ses manches légèrement bouffantes et resserrées sur les avant-bras. Évidemment, sous mon manteau de caban noir et son large col point de riz remontant jusqu’aux oreilles avant de retomber sur mes épaules, on ne pouvait pas espérer l’admirer. Pour finir de me tenir les idées au chaud, j’avais craqué pour un large béret assorti au manteau. “Classe parisienne” m’avait vanté la modiste et j’avoue qu’en passant devant des surfaces réfléchissantes j’étais assez contente de cette petite trouvaille.

Ce jour-là j’étais persuadée de pouvoir mettre la main sur un groupe d’étudiant proche du MIM. Un étudiant m’avait plus ou moins rencardée sur une de leurs réunions et j’avais bien envie de voir ce qu’ils avaient dans le ventre et dans la tête. Sur le principe, je ne suis pas convaincue en général pas les extrémistes de tout bord surtout lorsqu’ils ont pour mode de fonctionnement de dégommer tout ce qui ne pense pas comme eux, mais je suis toujours prête à écouter ce qu’ils ont à dire. Evidemment, je ne sais pas si tomber sur le bord adverse, je veux dire les membres de Gloriam serait très confortable pour moi. En même temps, je ne suis pas obligée de dire que je suis sorcière… Du moment que ça peut me rapporter un papier correct, je suis prête à tout entendre, même les idéologies à l’emporte-pièce. Je suis assez forte pour me faire l’avocate du mangemort mais aussi pour descendre en flèche les prises de positions intenables et sans argumentation sérieuse.

Mais les minutes passaient et pas moyen de mettre la main sur la salle de TP _ maintenant on emploie des termes moldus pour désigner les salles. Déjà est-ce que je savais ce qu’était une salle de TP et à quoi elle pouvait bien ressembler ? J’avais déjà ouvert une bonne dizaine de portes quitte à me faire fusiller du regard par les professeurs interrompus dans leurs démonstrations. Un petit sourire désolé et je refermais le plus discrètement possible la Nième mauvaise salle.

“Ah non, ce n’est pas ici… »
« … Houlah! Vous vous trompez de secteur, ici c’est plutôt les potions. »
« … Retournez sur vos pas et là on vous indiquera.”


Ben voyons ! Je finissais par me dire qu’on m’avait monté un joli bateau, à moins que je ne coure après une salle magique… Il ne me restait plus qu’à chercher au hasard. Mon contact m’avait orientée vers l’aile souterraine, et cliché oblige, cela me paraissait, còmo decirlo?... Logique ?... Comme je n’arrivais pas à me décider à renoncer je décidai de reprendre mes recherches depuis le centre névralgique de l’UPA, l’aile administrative.

Bien vite je me retrouve dans la partie réservée aux amphithéâtres. Je regarde ma montre. Depuis le temps que j’erre dans cette Université de… Caramba ! C’est sûr c’est mort. Je me demande bien ce que j’espère encore. Je m’arrête net et l’absence du bruit de mes talons qui m’accompagne depuis que j’ai posé le pied dans le dédale universitaire, me fait comme le démarrage d’une nouvelle journée. L’endroit est presque désert. C’est sûr, il faut que je passe à autre chose. Je laisse glisser, de mon épaule à mes doigts, le petit sac à dos de cuir qui a supplanté les sacs à main. Venue pour me jeter dans un entretien de groupe à la limite de la crainte de me faire jeter, l’adrénaline avait jusque-là soutenu ma course et mes recherches, et soudain je me sentis épuisée. Heureusement que j’avais choisi des chaussures confortables parce que même là je commençais à sentir mon petit orteil demander grâce. J’étais maintenant furieuse contre moi. Tout ce temps perdu ! La galerie qui en fait le tour et les dessert est assez lumineuse percée.

Je m’adosse à côté d’une des portes battantes qui donnent accès aux amphis comme si ça allait me donner la réponse à la question de ce que j’allais faire maintenant ! Mes yeux se perdent à travers la fenêtre en face de moi jusque dans le parc de l’université où quelques étudiant, enfin, c’est ce que j'imagine, semblent rentrer chez eux. Certains cursus ne sont pas très denses ou alors les emplois du temps pas très équilibrés ou ils ont décidé que les cours à venir ne leur apporteraient rien. Je me souviens de mes propres études. Ado, j’étais passée de dilettante à forte en thème, motivée par mes rivalités avec les autres filles de la promo. J’en avait gagné une appétence pour les études et les connaissances en générales qui m’avait bien servi et propulsée assez vite dans mon métier. Pas question alors de sécher les cours sans une bonne raison valable. Une pige dans un journal par exemple mais surtout, u entretien particulier avec un prof qui pouvait me placer là où je voulais. J’aurais été prête à tout pour arriver plus vite là où je voulais. Et je dois bien l’admettre ça n’avait pas changé aujourd’hui.

J’avais envie de me laisser glisser contre le mur pour m’accroupir de dépit et reprendre des forces, mais ce n’était pas très digne comme attitude. Mon regard tomba sur le titre d’un livre. Les fondements du droits magique”. On donnait dans le basique mais sans cette étape comment appréhender le reste ? Le droit ! Ces derniers temps j’avais tendance à me heurter au droit. Ou plutôt à l’opacité du droit. Le droit, la justice deux concepts qui n’arrivaient pas à se confondre et je pensai à Grace Hamilton qui m’avait tant ému avec sa soif de justice et à mon enquête qui piétinait en partie parce que les autorités semblent ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet. Je remontai jusqu’à la personne qui tenait le livre. Un étudiant à n’en pas douter ou alors un professeur qui avait brûlé les étapes. Est-ce que lorsqu’on est étudiant on prétend encore faire coïncider droit et justice ? Il est assis sur le rebord de la large fenêtre, adossé à son encadrement et un genou remonté vers lui. C’est là qu’il a posé son livre. Il est plutôt, ouais non, un peu jeune, mais parfait pour redonner un intérêt à une journée pourrie. Mon sac au bout de mes deux bras devant moi je m’approche presque timidement. Je vais le déranger dans sa lecture, mais chacun ses problèmes. Je me racle la gorge avant de lui adresser la paroles, histoire d’attirer un peu son attention. Et puis j’ai horreur que mes sourires se perdent pour personne.

“Excusez-moi de troubler votre lecture, mais je me demandais si vous auriez un moment à m’accorder.”

Le lui tend la main toujours souriante, de quoi j’espère finir de le sortir de son précis de droit.

“Idalina.”

D’ordinaire, j’enchaine avec Idalina Cadena Verduzco, mais je me figure qu’un peu de simplicité en direction d’un étudiant sera un meilleur laissez passer.
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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyDim 1 Déc - 10:20

Ah oui ça je veux bien
Charlie…

Ce cri perçant, glaçant, comme un écho lointain perdu dans la frénésie meurtrière du champ de bataille. Le sang tapisse les dalles en pierre que composent la cour du clocher de Poudlard, le printemps n’a pas la saveur de la renaissance, pas cette année. Les rayons de lumières vertes fusent de tous les côtés, les corps tombent avec lourdeur tout autour de lui et Charlie peine à les ignorer. Une nouvelle fois, son nom perce la cacophonie ambiante, la surprise le déconcentre et un diffindo l’atteint de plein fouet. Le Serpentard riposte aussi violemment, une main plaquée sur son abdomen d’où s’écoule un liquide chaud qu’il devine être son sang. Le froid l’envahit brusquement, s’insinue dans ses membres à une vitesse stupéfiante, ce n’est vraiment pas bon signe. Charlie jette un dernier sortilège, fatal à son adversaire et le visage crispé par la douleur, il se retourne à la recherche de la propriétaire de ce cri cassé par la peur. Mais peu importe où son regard se pose, personne ne semble correspondre. Pourtant il connaît cette voix, tout au fond de son coeur, il sait qu’il la connaît sans être capable de se souvenir à qui elle appartient. Il titube jusqu’à un mur pour s’y retenir et ne pas tomber. Un étudiant y est projeté à seulement trente centimètre de lui, Charlie baisse les yeux sur son avant bras où un crâne, bouche ouverte, se confond avec un Serpent menaçant. Une paire mains se plaquent soudainement sur ses épaules, deux prunelles vertes le sondent avec inquiétude, barrées par quelques mèches rousses frivoles.

Tu es blessé ! Constate Alberic Grunnion, son ami le plus proche en  l’aidant à s’asseoir. Surtout ne fais pas de gestes brusques !

Charlie grimace lorsque son dos heurte le bas du mur, plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu. Son camarade de maison, toujours debout, fait barrage entre lui et le règlement de compte de plus en plus violent duquel il faisait parti il y a encore quelques minutes. Le sommeil l’assaille, insidieux, il se sent extrêmement fatigué et doit lutter pour ne pas céder à morphée, pressée de le ravir visiblement. Charlie laisse sa tête retomber contre la pierre froide qui le soutient, les yeux à moitié clos, toute volonté évincée par l’absence de sensations dans ses membres inférieurs. Soudain, il l’entend de nouveau. Cet appel, cette voix brisée qui réveil sa détermination. Trop occupé à repousser l'ennemi, Alberic ne remarque pas que son ami s’est relevé et chancelle jusqu’à la marre centrale où il se rattrape de justesse à un pilier brisé. Elle est si proche et si lointaine à la fois, Charlie cherche désespérément parmi la foule en vain. Finalement, une vague de douleur le plie en deux au dessus de l’eau croupie, il ferme les yeux et serre les dents avec force pour s’empêcher de hurler. Lorsqu’enfin il s’autorise à les rouvrir, le Serpentard se retrouve nez à nez avec un reflet qui n’est pas le sien. Il entrouvre les lèvres d’où une goutte de sang s’échappe, troublant la surface d’une multitude de petites vagues rougeoyantes. Une jolie jeune femme blonde, les yeux bleus océans, le fixe intensément. Elle tend une main vers lui, son visage se tord subitement de terreur et dans un dernier cri, Charlie ouvre les yeux...

Charlie ! Bordel Charlie réveil toi !

L’ex Serpentard se redresse dans son lit, la respiration erratique et le coeur affolé, la sueur perle sur son torse nu, recouvert jusqu’ici par un draps blanc. Alberic est penché vers lui, l’air inquiet, à l’image de son expression dans ce qu’il comprend avoir été un cauchemar. Sa chambre à la résidence universitaire lui redonne un sentiment de sécurité qu’il accueil en se laissant retomber sur son matelas, une main plaquée sur son visage blême.

Encore un cauchemar… Constate le rouquin toute impassibilité retrouvée.”

Charlie balaye sa considération d’un revers de la main et saute hors du lit pour aller s’enfermer dans la salle de bain. Il referme la porte derrière lui avec force et titube jusqu’au lavabo où il s’appuie, fébrile. Il lève les yeux sur son reflet fatigué, tremblant, sa peau est couverte de chair de poule et sa cage thoracique le compresse douloureusement. Inévitablement, son regard dévie sur son abdomen. Une ligne pâle barre le côté de son ventre et descend jusqu’à la ligne de poils bruns qui cours de son nombril à la ceinture de son jogging. Un cauchemar… C’était un cauchemar…

--------------------------------------------------------------------------------

Plusieurs heures se sont écoulées depuis son réveil en fanfare, nous sommes en tout début d'après-midi et Charlie s’est installé sur le rebord d’une fenêtre du couloir menant aux amphithéâtres, là où personne d'un minimum sensé n’aurait envie de traîner hors cours. C’est cette quiétude que le jeune homme affectionne et c’est également la raison pour laquelle il y passe pas mal de temps. Le nez plongé dans le premier tome des fondements du droit magique qu’il a posé sur sa cuisse relevée, il maudit son professeur de droit de l’obliger à le relire alors qu’il l’a déjà fait une bonne dizaine de fois parce que le reste de sa classe n’est pas fichu de retenir quelques principes de base. Charlie soupir lorsque, pour la cinquième fois depuis dix minutes, ses pensées dérivent sur le souvenir de son cauchemar. Il revient donc au début de la page qu’il ne parvient décidément pas à lire complètement et irrémédiablement, ses pensées se tournent vers une blondinette qu’il n’a pas vu depuis plusieurs jours et qui commence sérieusement à lui manquer. C’est à ce moment là qu’un raclement de gorge le force à lever les yeux. Une femme d’une trentaine d’années se tient droite comme un i devant la fenêtre et le regarde avec une sollicitation qu’il ne comprend pas très bien. Charlie hausse un sourcil interrogatif puis avise la main qu’elle a tendu vers lui. Il la serre avec réserve.

Charlie, répond t-il froidement comme à son habitude. Que me vaut le plaisir de cette soudaine apparition ?

Nouvelle prof ? Nouveau membre des Salamanders ? Etudiante en réinsertion ? Soeur cachée de son exécrable père ? Admiratrice ? Dans tous les cas, il y a de quoi être méfiant.

Peu importe la raison, je ne suis pas certain d’être la meilleure personne pour vous renseigner…
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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyMer 4 Déc - 3:57

J’ai le sommeil plutôt tranquille en général. Les cauchemars ? Hum… J’en fais bien sûr mais si rarement que ça ne vaut pas la peine d’en parler et ils ressemblent plus je dois l’avouer à des cauchemars d’enfants qui aurait une bêtise à se faire pardonner. Je suis bien loin des rêves traumatisants ou post traumatique des vétérans d’une guerre ou d’une autre. J’ai eu la chance de ne suivre que de loin la guerre contre “vous savez qui”. D’ailleurs je me demande toujours pourquoi je ne prononce pas son nom. Sans doute que la terreur qu’il a instiller dans l’esprit des sorciers est allée plus profondément dans les esprits que je n'aurais pu l’imaginer objectivement.

Mais pour revenir aux cauchemars, ils étaient tous sur terre et l’un d’entre eux, ce qui le savent le trouve bien futile, est le manque d’attention que l’on peut me porter. Oui je sais cela ressemble à des préoccupations de gamines et je ne peux leur donner tort tout à fait je ne peux qu’essayer de l’expliquer pour le moment avant que de vaincre cette tare, si tant est que cela en soit une.

En peu de temps, le rejet de l’autre m’avait frappé plus que je n’avais été capable de l’endurer. En premier lieu, je m’étais rendue compte que celles que je considérais comme des amies me vouaient un mépris sans fond dans lequel j’étais tombée sans rien à quoi me raccrocher si ce n’était le développement de mon don de légimens. Et puis mes parents avaient disparu sans que je ne puisse rien y faire hormis en nourrir un sentiment insondable d’abandon. Oh, bien sûr, intellectuellement je savais que cela n’avait jamais été le cas. J’avais fini par comprendre que c’était moi la responsable indirecte ou peut être plus cela de leur disparition. Mais je le sais cette idée m’est insupportable et vers qui d’autre rejeter la faute si ce n’est eux ? J’étais trop jeune pour savoir, trop jeune pour m’occuper d’eux et eux-mêmes m’avait entretenue dans une image de moi-même trop élevée, une princesse sur son piédestal. Ce ne pouvait être ma faute et ce n’était que la leur. La leur et c’était tout. En même temps je me maudissais de penser cela et je maudissais le reste du monde qui ne m’accordait pas l’attention que je méritais en échange de ces abandons. Il me suffisait de considérer tout cela pour penser que j’étais injuste, incohérente et narcissique au possible, mais les choses sont ainsi et je ne parviens jamais à essuyer un refus, ou même une indifférence sans en concevoir de noirs sentiments. La plupart du temps, ils nourrissent ma combativité et la hargne que je peux avoir de de réussir et d’atteindre mes buts mais ils peuvent se tourner vers les criminels qui me rappelle que je ne suis que peu de chose en ce monde et dans une fraction infime des cas, lorsque je suis au plus mal, à les tourner contre moi.

Pour couronner le tout je déteste me mettre dans des états ou j’exerce sur moi une autoanalyse et la plupart du temps je me contente de ressentir les rejets et d’y réagir avec un fondement de base les coupables ont tort et leur rejet est un défi.

Inutile de dire que le jeune homme je tentais de qualifier venait de me rembarrer grave et ne me permettait pas de prime abord de lui accorder beaucoup de sympathie, même si mama me disait souvent : ”ils ont sûrement une bonne raison indépendante de toi surtout s’ils ne te connaissent pas.” Mi dulce madre! Toujours à trouver des excuses à tout le monde. Apparemment je n’ai pas hérité de ça d’elle. Peut-être parce qu’elle me trouvait toujours des excuses quoi que je fasse… Mon petit étudiant venait en quelques seconde de se montrer des plus courtois avant de me renvoyer sur les roses. Inutile de dire que la première partie ne m’avait pas permis de me préparer à la seconde et que le gifle fut encore plus difficile à encaisser. Lentement je retire la main qui avait été si froidement accueillie. J’avais peu de temps pour décider si j’allais m’avouer vaincue et passer mon chemin ou si j’allais persévérer. Je pouvais très bien me dire que c’était le dernier signe que le destin semblait m’envoyer pour finir de me prouver que cette journée était pourrie. Mais il suffit que cette pensée me traverse l’esprit pour que je la rejette et opte pour un peu plus de combativité. La phrase qui me vint spontanément à l’esprit me fit instantanément sourire d’amusement et me donna le courage de contre attaquer.

“Par Merlin ! Quelle piètre image de vous ! Et dire que les étudiants en droit ont la réputation d’être imbus d’eux-mêmes ! Personnellement je suis certaine du contraire, Charlie.”

Evidemment ma dernière phrase pouvait être comprise comme en rapport avec ma première proposition ou bin avec son assertion sure sa capacité à m’être utile. Les deux pouvaient m’être utiles alors je ne perdis pas mon temps à me justifier ou expliquer que je pensais qu’au contraire, il pouvait m’être utile. J’indiquai du regard le livre, encore posé sur sa cuisse avant de poursuivre.

“Rien que le fait que vous soyez engagé dans le droit me prouve que vous êtes potentiellement… Mon sauveur ?”

J’avais donné une teinte suppliante à mon sourire, fruit d’une longue pratique qui avait commencé avec papa dès mon plus jeune âge et que j’avais adapté petit à petit aux différentes situations au fil des ans. Cela ne fonctionnait ni avec tout le monde ni toujours, mais le ratio utilisation-succès était plus qu’intéressant.

Je fis un pas vers l’encoignure de la fenêtre encore occupée par le pied de celui qui venait de se désigner comme ma proie.

“Vous me faites une petite place ou vous préférez qu’on en discute autour d’un café ? Je vous invite.”

J’avais suffisamment arpenté ces derniers temps l’UPA pour savoir ou se trouvait la cafétéria. En second lieu, faire comme si la personne avait déjà accepté de poursuivre la rencontre pouvait permettre d’emporter le morceau en cas d’hésitation. La perspective pour un étudiant de ne pas avoir à débourser un galion dans l’affaire pouvait bien m’aider également… Bref, j’avais mis toutes les chances de mon côté.
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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyJeu 9 Jan - 19:17

Ah oui ça je veux bien
Par Merlin ! Quelle piètre image de vous ! Et dire que les étudiants en droit ont la réputation d’être imbus d’eux-mêmes ! Personnellement je suis certaine du contraire, Charlie.

Combien de fois avait-il entendu cela ? Des centaines au moins et ce en un an à peine. Il est vrai que les juristes ont mauvaise réputation, la plupart des gens leur prête un caractère hautain et ils n’ont pas tout à fait tort. Charlie admet bien volontier faire partie d’un univers rempli d’imbéciles aux airs supérieurs néanmoins, “imbu de lui-même” n’est pas un trait de personnalité qu’il s'attribue, pas encore. Pour toute réponse, il offre à Idalina un rictus amusé, un tantinet narquois, c’était tellement prévisible que s’en devient risible. Et aussi vite qu’il est apparut, son petit sourire disparaît, remplacé par une attitude froide et détachée. L’ex Serpentard avise son interlocutrice debout devant lui, analysant chaque petit détails de sa tenue, de son expression, de sa posture, à la recherche d’un indice sur sa fiabilité. Charlie est un garçon méfiant, d’autant plus depuis la fin de la guerre, à vrai dire très peu de personnes peuvent se vanter d’avoir obtenu sa confiance.
Idalina est une jolie femme environnant la trentaine, le teint mat, des cheveux noirs de jais, d’origine espagnole ou peut-être brésilienne… Son regard est sombre mais vivant, ce doit être quelqu’un de curieux et pour son plus grand malheur, de déterminé comme le démontre son allure droite et légèrement penchée vers l’avant. Le jeune homme pince les lèvres agacé, elle ne partira pas avant d’avoir obtenu ce qu’elle est venu chercher.

Rien que le fait que vous soyez engagé dans le droit me prouve que vous êtes potentiellement… Mon sauveur ?

A quel moment exactement s’est-il transformé en héro ? Avant ou après lui avoir dit qu’il ne pouvait rien pour elle ? Par Merlin…

Ne vous fiez pas à tous les juristes que vous croiserez ici, pour beaucoup l’honneur est optionnel et la plupart d’entre eux sont des idiots condescendants, ce qui explique qu’ils ne soient pas fichus de retenir des principes de droit aussi basiques qu'indispensables…

Et pour appuyer ses propos, Charlie referme son livre d’un coup sec. Il n’a toujours pas avalé les directives de son professeur, un devoir sur les principes fondamentaux du droit en deuxième année est une véritable insulte à son intelligence. Il soupire. Idalina réduit la distance entre elle et le rebord de la fenêtre où il est installé, parée d’un sourire suppliant que Charlie sait manipulateur, on apprend pas à un vieux singe à faire la grimace.

Vous me faites une petite place ou vous préférez qu’on en discute autour d’un café ? Je vous invite.

Bien que la proposition soit très aimable, étant donné qu’ils ne se connaissent que depuis cinq minutes à tout casser, l’ex Serpentard ne risque pas de l’accepter. A la place et pour toute réponse, il se contente de retirer son pieds afin qu’Idalina puisse s’asseoir. Quelques visages familiers traversent le couloir, tantôt méprisants, tantôt curieux de voir le très solitaire Charlie Campbell discuter avec quelqu’un, une femme qui plus est. Pas que la gente féminine le désintéresse mais on ne peut pas dire qu’il se sente concerné non plus. La plupart des étudiantes de Paracelse lui paraissent fades et sans intérêt, sûrement parce que l’une d’entre elles occupe déjà la quasi totalité de ses pensées. Toujours est-il que le voir discuter avec Idalina provoque un flot de chuchotements animés auxquels il met fin d’un regard glacial.

Sortons, ordonne t-il une secondes à peine après que la jeune femme se soit installée. J’ai besoin d’une cigarette.

Charlie traverse le couloir d’un pas rapide, agacé d’être dérangé dans ses habitudes. L’air frais lui saute au visage lorsqu’il ouvre la porte donnant sur la cour extérieure, ça et le silence l’apaisent suffisamment pour qu’il soit capable de reprendre la conversation où il l’avait laissé à l’intérieur. Il tire de sa poche un paquet de cigarette et en glisse une entre ses lèvres, le regard perdu dans le vide. Un coup de baguette pour l’allumer et il daigne enfin redonner un peu d'attention à Idalina.

Alors dites moi, j'imagine que vous n'êtes pas venue ici uniquement pour me parler de mes qualités d'étudiant en droit, qu'est-ce que vous voulez ?

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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptySam 18 Jan - 6:13

Apparemment je n’étais pas la seule à faire appel aux clichés et aux stéréotypes. Mon métier me l’interdisait par principe, mais pour entrer en communication pour le première fois cela aidait souvent de catégoriser, même grossièrement. En effet, si je devais m’arrêter aux idées reçues, quel sens aurait ma profession? Mon but, souvent, était bien d’aller au delà des idées reçues sur les gens et la catégorie à laquelle ils étaient supposés appartenir. Pourtant entre dans ce genre de subtilités de prime abord ne simplifiait pas la communication de prime abord.

Mais pour le moment, j’avais bien l’impression d’avoir raté ma cible. Après une entrée en matière classique et somme toute polie, il m’avait suffit d’intercepter le petit rictus goguenard dont mes premières paroles avaient été gratifiées, pour changer d’avis, sans parler de ce petit air agacé. Ce petit air agacé qui avait le don de me toucher en plein dans le mille de mon amour propre mais en même temps de relancer le défi. S’il croyait que j’allais abandonner pour si peu. Si il n’avait pas l’habitude de mâcher ses expressions et ses paroles, il ne tomberait pas sur une ingrate, même si de mon côté, je m'imposai de faire bonne figure. Je décidai donc de prendre cela comme un jeu, comme je le faisais d’ordinaire lorsque les choses se corsaient, que je n’avais pas envie d’abandonner la partie et ne voulais pas laisser la bride sur le cou de mon tempérament parfois volcanique.

J’avais bien pris ces dix dernières années pour admettre que se laisser aller à se conduire comme un feudeymon n’avait souvent que de piètres résultats sauf à vouloir se soulager et effrayer les gens. Cela m’arrivait encore _.chassez le naturel il revient au galop _  mais que très rarement dans mon travail. Enfin, en action à l’extérieur du journal. A la rédaction au temps où j’y mettais encore les pieds, la flamme de mon caractère était légendaire. Lorsque je devais discuter le bout de gras _ expression qui me venait de mon père moldu _  face à un collègue et même à mon rédacteur en chef avait parfois allure de psychodrame plus ou moins feints. En bonne petite fille gâtée, je connaissais toutes les ficelles et toutes les cordes sur lesquelles jouer pour obtenir ce que je voulais. Quant-à ma vie privée, je préfère ne pas en parler.

C’était lors de ma grande vengeance contre mon “amie” Castalia que j’avais compris l’intérêt de la maîtrise de soi et de différer mes réactions. J’aurais pu après la blessure qu’elle m’avait infligée lui imposer une scène et faire du scandale, mais heureusement, j’étais en infériorité. Les autres camarades avaient pour l’heure pris son parti et ç’aurait été suicidaire de me prêter à leur riposte. La maîtrise que j’avais réussi à faire de mes pulsions sanguines m’avait permis de jouir d’une revanche bien plus complète. Les années avaient passé sans affadir le souvenir triomphant des avanies qui avaient frappé la traîtresse. Pour l’heure, il ne s’agissait pas de me venger de quoi que ce soit mais de simplement tenter de faire changer l’étudiant de disposition à mon égard.

L’avantage de prendre ce genre de défi comme un jeu, même si dans le cas de Castalia il avait parfois, je dois bien l’admettre, eu des relents malsains, était que mes sourires allaient bien au delà d’un simple sourire commercial mais en gagnaient en sincérité et en complicité avec mon interlocuteur. Interlocuteur qui ne semblait pas avoir une bien haute opinion des ses condisciples. Je maîtrisai le sourire amusé que je sentis s’esquisser sur mes lèvres.

Puisque le jeune homme semblait vouloir me faire une place, je n’allais pas faire la difficile et me posai à côté de lui sur le rebord de pierre. On devait maintenant être à l’heure d’une interclasse car les coursives presque désertes quelques minutes plus tôt se peuplaient d’étudiants. Le regard que leur lança mon interlocuteur m’incita à les observer avec plus d’attention. Visiblement, nous étions l’objets de quelques conversations et cela ne faisait guère plaisir à Charlie. L’expression qu’il leur lança me conforta sur l’impression que cet étudiant avait une place à part ici et qu’il s’en accommodait sans trop de mal. Si j’avais bien compris, il rejetait ses condisciples et ne cherchait pas à être reconnu comme l’un des leurs. D’un autre côté, leur bavardage avait assez d’impact sur lui pour l’assombrir encore d’avantage. Je compris très vite que je devrai sans doute attendre qu’il se radoucisse pour obtenir une véritable attention et peut-être un échange fructueux. Docilement _ comme je déteste ce mot lorsqu’il me concerne _ je suivis l’étudiant silencieusement.

Une fois dehors il sembla reprendre un peu de contenance, en tout cas de celle qui lui convenait, celle que donne une cigarette à un homme. J’avoue que je n’aime pas la cigarette en dehors du cérémonial et de la prestance qu’elle peut donner aux uns et aux autres. Son odeur, son goût me donne des haut le coeur aussi sûrement que des déjections de scroutts à pétards. On dit que l’amour fait tout accepter, mais je n’avais jamais réussi à me résoudre à embrasser un homme qui fume. Mais peut être n’avais-je jamais aimé personne. Ce n’était pas à exclure.

Patiemment je le regarde se calmer et rejeter la fumée en même temps que le buée causée par le froid. enfin, je me sentis autorisée à reprendre la parole et décidai de répondre à la question avec toute la franchise utile. Charlie ne semblait pas devoir supporter d’être mené en bateau et plus sensible à la vérité nue qu’à des simagrées.

“Et bien, je mène des recherches sur les différentes opinions sur la mixité, en particulier à l’UPA où elle s’exerce le plus de mon point de vue. Pour la justice, il me semble que c’est un sujet de réflexion crutial également. Vous me semblez donc concerné sous ces deux plan, alors je me demandais si vous accepteriez de me parler de votre position sur ces sujets.”

J’avais tout de même évité de lui parler des groupuscules extrémistes qui m’interrogeaient tout particulièrement, mais j’avais bon espoir que le sujet pourrait être abordé au cours de notre entretien, enfin s’il avait lieu. J’espérait simplement qu’il avait assez curiosité pour chercher à savoir où je voulais en venir et quelles étaient les questions que je considérais sur le sujet.
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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyMar 18 Fév - 15:12

Ah oui ça je veux bien
Et bien, je mène des recherches sur les différentes opinions sur la mixité, en particulier à l’UPA où elle s’exerce le plus de mon point de vue. Pour la justice, il me semble que c’est un sujet de réflexion crutial également. Vous me semblez donc concerné sous ces deux plan, alors je me demandais si vous accepteriez de me parler de votre position sur ces sujets.

La mixité ? Un sujet bien vaste qu’Idalina ne semble pas vouloir développer sans être certaine d’avoir l’attention de Charlie. Le jeune homme soupire profondément, devinant même à mi-mots de quoi il s’agit. En réalité en ce moment, ne compte que de savoir ce que pensent les gens à propos de la rivalité que nourrissent moldus et sorciers. Chaque jour, ce débat houleux trouble ses cours, ses recherches et ses temps libres, à croire que les gens parlent pour ne rien dire. Charlie n’a encore jamais donné sa position à personne sur ce sujet, premièrement parce que les confrontations verbales avec la plupart des élèves de Paracelse sont inutiles étant donné que la majorité d’entre eux s'enferment dans leurs valeurs étriquées enseignées par des gens ignorants feignant l’intelligence, mais surtout parce que contrairement à eux, l’ex Serpentard prône la justice et que pour cela, il lui est impossible de prendre parti. Faire mention des Salamanders étant totalement exclu, répondre à Idalina demande trop de précaution pour que Charlie entame ce genre de conversation si facilement, particulièrement avec une inconnue. Cigarette entre les lèvres, il lève les yeux vers le ciel grisâtre songeur.

Il est bien dangereux de parler de Mixité par les temps qui courent, d’autant plus dans une université où les esprits sont influençables et influencés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’évite de prendre parti, je doute qu’il soit très avisé d’attiser ce feu qui, par le passé, n’a déjà rien donné de très positif, répond t-il. La plupart des gens sont incapable de faire la part des choses sachez le, ils prennent pour acquis ce qu’ils lisent dans les journaux, ce qu’ils voient à la télévision et se nourrissent de la haine comme des vautours se nourrissent de chair fraîche… L’être humain hait aussi fort qu’il est capable d’aimer, il est esclave de ses passions, agit sans réfléchir, toujours dans l’excès. J’aimerais sincèrement pouvoir dire que les étudiants en droit sont différents mais ce serait une terrible erreur de jugement…

Il marque une pause pendant laquelle il tire une nouvelle fois sur sa cigarette. Une brise légère s’infiltre sous sa veste et lui arrache un frisson, le froid n’est pas aussi désagréable qu’il n’y paraît de prime abord. Le jeune homme repense à son cauchemar et irrémédiablement, il se souvient de cette fameuse nuit où tout comme énormément d’élèves à Poudlard, il a failli perdre la vie. C’est sûrement la raison pour laquelle il s’est autant endurcit, pour laquelle il a apprit à maîtriser l’art compliqué de la magie sans baguette et malheureusement, pourquoi il ne fait plus confiance à personne. La différence, le pouvoir et la place de chacun dans le monde à toujours été un problème, l’asservissement demeurant la seule solution envisageable dans l’esprit tout le monde. La plupart du temps Charlie se sent à part, chaque conversations avec les autres le conforte dans cette idée et irrémédiablement il perd un peu plus foi en l’humanité à chaque fois.

Je pense voyez vous, que même la neutralité ne suffit pas à brider la violence, finit-il par dire en accordant à Idalina son premier regard. Ne donnez pas aux gens une raison de haïr, parce qu’ils le feront croyez moi, surtout si vous donnez du crédit à leurs opinions.

Il s'adosse au mur et hausse les épaules.

"Méfiez vous des élèves de cette école, de moi comme des autres..."

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MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyMer 19 Fév - 12:18

Je suis déjà tombé sur des personnes plus coopérantes que ce Charlie. Les étudiants d’ordinaires sont assez prompts à se livrer même si c’est parfois pour raconter des mensonges sur ce qu’ils pensent vraiment. Mon étudiant du jour ne semble pas vouloir m’éconduire et en même temps ne se montre pas empressé à entrer dans mon petit jeu. Je dis jeu parce qu’il y a toujours une part de jeu à entrer en contact avec un inconnu surtout lorsque c’est improvisé comme aujourd’hui. Mais l’affaire est on ne peut plus sérieuse pour moi. Bref de quoi allier l’utile à l’agréable et bien sûr après que j’ai réussi à accepter de na pas avoir d'emblée toute l’attention de Charlie Campbell. Pas le choix de toute façon, c’est ça ou céder à la facilité, tourner les talons et aller voir ailleurs. Pour ma part une fois la première contrariété passée, j’aime assez relever les défis et celui-ci ne peut que m’apporter. Il m’évitera de rentrer bredouille aujourd’hui et puis le jeune homme est prometteur en termes de personnalité et donc en termes de pertinence et de position sur le sujet qui m'intéresse.

Par conséquent, je suis prête à supporter les soupirs d’ennui que mes réponses et mes questions semble provoquer chez lui. Si j’arrive à mes fins ce ne sera pas cher payé et si j’arrive à une impasse, j’aurai toujours le moyen de lui exprimer ma façon de penser même si c’est avec le sourire. Pour l’heure, je suis assez bien équipée pour lutter contre le froid et même si je suis assez consciente d’avoir l’air d’une groupie face à une célébrité un peu dédaigneuse, je prends mon mal en patience. Au moins l’extérieur m’évitera de trop inhaler la fumée de se satanée cigarette. Je dois avouer ma totale incompréhension de ce rite qui consiste à brûler du tabac dans un cylindre de papier. Los indios le faisaient à des fins religieuses et spirituelles mais depuis que le tabac a envahi le monde gracias a los conquistadores, ça n’a d’autres intérêt que de m’incommoder. Mais passons.

Je le laisse prendre ses grands airs inspirés. Après tout, je ne peux pas jurer que je n’ai jamais eu à son âge l’impression de tout connaître du monde et de pouvoir jouer les sages. D’ailleurs même s’il me sert à peu près tous les poncifs possibles de celui qui ne veut prendre parti, ce n’est pas complètement sans fondement ni même stupide. Lorsque l’on pose les pieds dans un champ de bataille, on n’est jamais bien certain d’avoir la bonne opinion. La prudence veut que connaître ce que pense l’autre avant de se dévoiler est de la plus élémentaire des précautions.

Me servir le couplet sur le rôle de la presse et le manque d’intelligence des gens qui la lisent, par contre est un peu gonflé, mais aujourd’hui je suis prête à tout entendre et faire semblant d’avaler de couleuvres est une de mes spécialités. Le jeune homme semble bien désabusé sur les capacités du genre humain à se construire une opinion personnelle et fondée. A l’écouter, je me demande s’il n’aurait pas mieux fait de faire des études de philosophie plutôt que de droit.

Je regarde autour de nous histoire de voir comment prendre des notes le plus commodément possible. Premièrement, pas la peine de laisser parler mon étudiant préféré si c’est pour oublier aussi vite ce qu’il va me dire et deuxièmement ce ne pourra qu’accréditer l’importance que je lui accorde. Heureusement je suis habituée à ce genre d’exercice. Habituée aussi à faire des compromis entre la sauvegarde physique de mes affaires et les priorités du métier. J’avise une dalle à peu près accueillante pour mon sac d’où je sors mon carnet et mon crayon graphite, avant de l’y déposer. Je montre mon matériel de prise de notes d’un petit geste vers le pessimiste.

“Vous permettez que je note ?”

Naturellement la question est tout rhétorique et en quelques pattes de mouches efficaces, je retranscris les doutes, quel euphémisme, de l’étudiant, avant d’enchaîner sur ses théories. Rien de tel pour alimenter la conversation et peut être lui permettre de se laisser prendre au jeu. Je profite de la nouvelle bouffée qu’il tire de sa cigarette pour réagir et tenter de l’entraîner plus loin sur le terrain qu’il vient d’ouvrir dans ce début de conversation.

“A vous entendre, il y a un gros travail d’éducation des gens sur cette question et le rôle de la presse serait à revoir. Si vous pouviez profiter de la présence d’une de ses représentantes…”

Je suis adresse un regard interrogateur, souligné d’un sourire faussement modeste pour lui rappeler qu’il est effectivement dans cette situation de pouvoir s’exprimer devant une journaliste, même si je ne pense pas qu’il l’ait oublié. Ce serait stupide de ne pas en profiter et pour moi ce serait une belle avancée. Alors je poursuis ma phrase comme un cadeau que je lui ferais.

“... quel message aimeriez-vous passer à vos concitoyens sur ces deux sujets, je veux parler de la mixité bien sûr mais de l’influence de la presse également…”

A peine articulée ma question, je ne me fais pas trop d'illusion sur la réponse que vais en retirer. J’imagine assez bien qu’il va me rétorquer qu’il a déjà énoncé tout ce qu’il avait à dire. Alors je poursuis sur le dernier sujet qu’il a évoqué dans sa première tirade.

“Si je devais me faire l’avocate optimiste des étudiants en droit, je pourrais dire qu’ils doivent être épris de justice et d’équité et que quelle que soit leurs opinions de départ, elles devraient évoluer dans le sens de la recherche d’une plus grande harmonie. Qu'en pensez-vous ? Vous même qui semblez tenter de faire preuve de circonspection et réflexion sur le sujet êtes-vous arrivé à une position ou une théorie qui permettrait de battre en brèche les travers que vous avez cités.”

Je m’interromps et pince mes lèvres, signe d’une intense réflexion, mais aussi de la prise de conscience que si je veux des réponses, il faut aussi laisser le temps à mon interlocuteur de me répondre. Avec toute la matière que je lui ai fournie, j’espère bien qu’il pourra se livrer un petit peu au moins, à moins qu’il ne m’envoie carrément balader. Je jette un regard critique aux pages de carnets que je viens de noircir. Décidément entre le froid et mes gants, même relativement fins, pas moyen de respecter une calligraphie flatteuse. Mais qu’importe, du moment que cela reste lisible...

La suite de son discours ne relève pas d’un plus grand optimisme et j’avoue que je ne suis pas très loin de partager sa vision des choses. Heureusement, les réflexes professionnels sont toujours là qui me permettent de lui apporter la contradiction. Le tout est de le faire avec respect et avec le ton qui le lui laisse comprendre.

“Cependant, certains vous répondront que la loi et l’éducation seront capables de rapprocher les points de vue qui ne sont, à la base que, culturels. N’est-ce pas à cette fin qu’on s’engage dans des études de droits ? Vous, par exemple, quelles sont les motivations qui vous poussent à suivre ce cursus ?”

Que bien ! A la fin de ma remarque je m’auto-congratule intérieurement Je trouve que je ne m’en suis pas si mal tirée et j’attends avec une certaine impatience la réaction de Charlie. Je n’imagine pas qu’il poursuive son discours désabusé sur sa propre activité. Un sourire chaleureux essaie de finir de l’encourager à poursuivre la réflexion et l’échange, mais je ne suis pas certaine que cela suffise si j’en crois ses dernières paroles qui sonnent autant comme une menace que comme un conseil. Je tente de dédramatiser histoire de détendre un peu l’atmosphère qu’il semble s’évertuer à alourdir par ses réflexions tout en relançant la discussion.

“Bouh! C’est effrayant dites-moi !”


L’ironie est perceptible dans le ton de ma voix, mais ne se veut pas irrespectueux, mais plutôt signifiant que la méfiance je connais un peu tout de même. Mon métier n’est fait que de ça. Méfiance vis à vis des informations qu’il faut vérifier en permanence, méfiance vis à vis des personnes qui ne sont pas toujours bien intentionnées, plus les sujets traités se font sensibles, méfiance de soi-même lorsqu’on écrit, de ne pas se laisser emporter par son enthousiasme, ce que l’on croit avoir compris et qui n’est pas toujours exact. D’où l’intérêt de prendre des notes précises.

“A vous entendre, je suis dans un repère de personnes malveillantes, de comploteurs. Est-ce que vous pouvez préciser la menace qui pèse sur moi à fréquenter les étudiants de l’UPA?”

Et bien, avec tout ça, j’espère que nous allons très vite entrer dans le vif du sujet. Pas certaine évidemment qu’il va se livrer complètement, mais s'il soulève un peu le voile de son fatalisme pour me montrer ce qui se cache en dessous. Depuis quelque minute l’idée qu’étant donné son âge, son manque d’idéal et de croyance dans le genre humain même d’une petite frange de ce dernier, il pourrait bien cacher derrière ses grands airs désabusés une souffrance, un traumatisme, enfin, quelque chose qui expliquerait son attitude générale. Si les propos posés et s’appuyant sur un argumentaire ne portent pas, je pourrais toujours tenter de toucher un point sensible si j’arrive à lire entre les mots blasés de Charlie.
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Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]
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