Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Signaler un RP libre

Catharsis :: Université Paracelse d'Atlantis :: Aile Administrative :: Amphithéâtres
 

 Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]

Aller en bas 
AuteurMessage
Idalina Cadena VerduzcoIdalina Cadena Verduzco
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2365-idalina-cadena-verduzco#53263Messages : 116 Points : 2120
Pseudo : Idalina
Avatar : Penelope Cruz
Crédits : moi
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus:
Informations diverses:
MessageSujet: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyLun 11 Nov - 7:23

Comment une si petite ville pouvait-elle bien posséder un si gros campus ?! Car enfin, Atlantis pouvait bien être sortie de terre comme par miracle _ en fait avec l’aide de la magie _ même si l’île avait été entièrement recouverte de bâtiments, la cité n’aurait pas été grande comme la moitié d’Edimbourg. Nonobstant, l’Université avait réussi à cumuler tant de spécialités en regroupant à la fois celles liées à la magie, celles héritées des moldus, sans parler de celles qui avaient eu le bon goût de se créer à partir de d'hybridations de la science et de la magie qu’elle s’étalait sur une surface non négligeable et encore davantage de niveaux… Ajoutez à cela une signalétique bâtarde entre la rigueur minimaliste des moldus et l’intuition dilettante des indicateurs animés par la magie et on comprend aisément que je me soie égarée aussi facilement. En tout cas je prenais cela comme une excuse au moment je m’aperçus que je tournais en rond.

Pourtant ce n’étais pas la première fois que je mettais les pieds ici, mais à chaque fois, je devais bien l’admettre, les chose étaient toujours aussi compliquées pour s’orienter, surtout si je ne me rendais pas au même endroit et que, somme toute, en bonne fouineuse, je n’avais pas toujours de but très affirmé. La première fois que j’y étais allée, c’était pour mener mon enquête sur la mixité. Il m’était apparu que s’il était un endroit où elle pouvait le mieux s’exprimer c’était bien l'université Paracelse d’Atlantis. Je n’avais pas été déçue. J’avais pu recueillir tout le panel possible d’opinion et d’argumentaire sur la mixité et ses conséquences. Plus tard et après une rencontre fortuite au sein d’un studio je m’étais rendue compte que les intrigues qui parcouraient la cité depuis avant même mon arrivée ici, y trouvaient leur prolongement ou leur déclinaison, comme on voulait. En dernier lieu, j’aimais ses allures de fourmilières même si la plupart du temps les gens ne voyaient que ceux qu’’ils connaissaient déjà et vous croisaient sans trop s’arrêter. Je devais souvent faire un peu de rentre dedans souriant pour avoir un peu d’attention :

"Excusez-moi !... La salle de TP bio-magie ?... Non ?...
_
_ S’il vous plait !...

_ Sorry Miss, I’m late…
_ ..."


J’avais donc fait de cette grande maison un de mes terrain de chasse favori comptant sur le fait que je pouvais encore avoir l’air d’une étudiante si besoin. J’avais donc pu voir les lieux changer au fil des saisons, passer les espaces verts des teintes fauves et orangées trop brèves sous les latitudes écossaises aux gris et noirs de l’hiver. Les optimistes me soutenaient que l’océan adoucissait le climat de l’île, mais le froid me transperçait du mieux qu’il pouvait dès que je mettais le nez dehors. D’ailleurs même les étudiants semblaient aussi souffrir du froid. Heureusement j’avais trouvé dans les boutiques de la cité de quoi me protéger tant bien que mal sans faire trop d’entorse en ce qui concernait ce qui me paraissait être un minimum d’élégance. Oubliés depuis longtemps les robes échancrées et les chaussures ajourées, de même que mon sac à main estival ne pouvait plus s’assortir aux exigences de l’hiver. Alors pour aujourd’hui c’était pantalon taille haute anthracite sur slippers de cuir noir à talon. J’aimais assez mon chemisier gris souris et ses manches légèrement bouffantes et resserrées sur les avant-bras. Évidemment, sous mon manteau de caban noir et son large col point de riz remontant jusqu’aux oreilles avant de retomber sur mes épaules, on ne pouvait pas espérer l’admirer. Pour finir de me tenir les idées au chaud, j’avais craqué pour un large béret assorti au manteau. “Classe parisienne” m’avait vanté la modiste et j’avoue qu’en passant devant des surfaces réfléchissantes j’étais assez contente de cette petite trouvaille.

Ce jour-là j’étais persuadée de pouvoir mettre la main sur un groupe d’étudiant proche du MIM. Un étudiant m’avait plus ou moins rencardée sur une de leurs réunions et j’avais bien envie de voir ce qu’ils avaient dans le ventre et dans la tête. Sur le principe, je ne suis pas convaincue en général pas les extrémistes de tout bord surtout lorsqu’ils ont pour mode de fonctionnement de dégommer tout ce qui ne pense pas comme eux, mais je suis toujours prête à écouter ce qu’ils ont à dire. Evidemment, je ne sais pas si tomber sur le bord adverse, je veux dire les membres de Gloriam serait très confortable pour moi. En même temps, je ne suis pas obligée de dire que je suis sorcière… Du moment que ça peut me rapporter un papier correct, je suis prête à tout entendre, même les idéologies à l’emporte-pièce. Je suis assez forte pour me faire l’avocate du mangemort mais aussi pour descendre en flèche les prises de positions intenables et sans argumentation sérieuse.

Mais les minutes passaient et pas moyen de mettre la main sur la salle de TP _ maintenant on emploie des termes moldus pour désigner les salles. Déjà est-ce que je savais ce qu’était une salle de TP et à quoi elle pouvait bien ressembler ? J’avais déjà ouvert une bonne dizaine de portes quitte à me faire fusiller du regard par les professeurs interrompus dans leurs démonstrations. Un petit sourire désolé et je refermais le plus discrètement possible la Nième mauvaise salle.

“Ah non, ce n’est pas ici… »
« … Houlah! Vous vous trompez de secteur, ici c’est plutôt les potions. »
« … Retournez sur vos pas et là on vous indiquera.”


Ben voyons ! Je finissais par me dire qu’on m’avait monté un joli bateau, à moins que je ne coure après une salle magique… Il ne me restait plus qu’à chercher au hasard. Mon contact m’avait orientée vers l’aile souterraine, et cliché oblige, cela me paraissait, còmo decirlo?... Logique ?... Comme je n’arrivais pas à me décider à renoncer je décidai de reprendre mes recherches depuis le centre névralgique de l’UPA, l’aile administrative.

Bien vite je me retrouve dans la partie réservée aux amphithéâtres. Je regarde ma montre. Depuis le temps que j’erre dans cette Université de… Caramba ! C’est sûr c’est mort. Je me demande bien ce que j’espère encore. Je m’arrête net et l’absence du bruit de mes talons qui m’accompagne depuis que j’ai posé le pied dans le dédale universitaire, me fait comme le démarrage d’une nouvelle journée. L’endroit est presque désert. C’est sûr, il faut que je passe à autre chose. Je laisse glisser, de mon épaule à mes doigts, le petit sac à dos de cuir qui a supplanté les sacs à main. Venue pour me jeter dans un entretien de groupe à la limite de la crainte de me faire jeter, l’adrénaline avait jusque-là soutenu ma course et mes recherches, et soudain je me sentis épuisée. Heureusement que j’avais choisi des chaussures confortables parce que même là je commençais à sentir mon petit orteil demander grâce. J’étais maintenant furieuse contre moi. Tout ce temps perdu ! La galerie qui en fait le tour et les dessert est assez lumineuse percée.

Je m’adosse à côté d’une des portes battantes qui donnent accès aux amphis comme si ça allait me donner la réponse à la question de ce que j’allais faire maintenant ! Mes yeux se perdent à travers la fenêtre en face de moi jusque dans le parc de l’université où quelques étudiant, enfin, c’est ce que j'imagine, semblent rentrer chez eux. Certains cursus ne sont pas très denses ou alors les emplois du temps pas très équilibrés ou ils ont décidé que les cours à venir ne leur apporteraient rien. Je me souviens de mes propres études. Ado, j’étais passée de dilettante à forte en thème, motivée par mes rivalités avec les autres filles de la promo. J’en avait gagné une appétence pour les études et les connaissances en générales qui m’avait bien servi et propulsée assez vite dans mon métier. Pas question alors de sécher les cours sans une bonne raison valable. Une pige dans un journal par exemple mais surtout, u entretien particulier avec un prof qui pouvait me placer là où je voulais. J’aurais été prête à tout pour arriver plus vite là où je voulais. Et je dois bien l’admettre ça n’avait pas changé aujourd’hui.

J’avais envie de me laisser glisser contre le mur pour m’accroupir de dépit et reprendre des forces, mais ce n’était pas très digne comme attitude. Mon regard tomba sur le titre d’un livre. Les fondements du droits magique”. On donnait dans le basique mais sans cette étape comment appréhender le reste ? Le droit ! Ces derniers temps j’avais tendance à me heurter au droit. Ou plutôt à l’opacité du droit. Le droit, la justice deux concepts qui n’arrivaient pas à se confondre et je pensai à Grace Hamilton qui m’avait tant ému avec sa soif de justice et à mon enquête qui piétinait en partie parce que les autorités semblent ne pas vouloir s’exprimer sur le sujet. Je remontai jusqu’à la personne qui tenait le livre. Un étudiant à n’en pas douter ou alors un professeur qui avait brûlé les étapes. Est-ce que lorsqu’on est étudiant on prétend encore faire coïncider droit et justice ? Il est assis sur le rebord de la large fenêtre, adossé à son encadrement et un genou remonté vers lui. C’est là qu’il a posé son livre. Il est plutôt, ouais non, un peu jeune, mais parfait pour redonner un intérêt à une journée pourrie. Mon sac au bout de mes deux bras devant moi je m’approche presque timidement. Je vais le déranger dans sa lecture, mais chacun ses problèmes. Je me racle la gorge avant de lui adresser la paroles, histoire d’attirer un peu son attention. Et puis j’ai horreur que mes sourires se perdent pour personne.

“Excusez-moi de troubler votre lecture, mais je me demandais si vous auriez un moment à m’accorder.”

Le lui tend la main toujours souriante, de quoi j’espère finir de le sortir de son précis de droit.

“Idalina.”

D’ordinaire, j’enchaine avec Idalina Cadena Verduzco, mais je me figure qu’un peu de simplicité en direction d’un étudiant sera un meilleur laissez passer.
Charlie CampbellCharlie Campbell
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2919-fiche-de-charlie-campbellMessages : 16 Points : 370
Pseudo : VanDamn
Avatar : Iwan Rheon
Crédits : i love harvard
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyDim 1 Déc - 10:20

Ah oui ça je veux bien
Charlie…

Ce cri perçant, glaçant, comme un écho lointain perdu dans la frénésie meurtrière du champ de bataille. Le sang tapisse les dalles en pierre que composent la cour du clocher de Poudlard, le printemps n’a pas la saveur de la renaissance, pas cette année. Les rayons de lumières vertes fusent de tous les côtés, les corps tombent avec lourdeur tout autour de lui et Charlie peine à les ignorer. Une nouvelle fois, son nom perce la cacophonie ambiante, la surprise le déconcentre et un diffindo l’atteint de plein fouet. Le Serpentard riposte aussi violemment, une main plaquée sur son abdomen d’où s’écoule un liquide chaud qu’il devine être son sang. Le froid l’envahit brusquement, s’insinue dans ses membres à une vitesse stupéfiante, ce n’est vraiment pas bon signe. Charlie jette un dernier sortilège, fatal à son adversaire et le visage crispé par la douleur, il se retourne à la recherche de la propriétaire de ce cri cassé par la peur. Mais peu importe où son regard se pose, personne ne semble correspondre. Pourtant il connaît cette voix, tout au fond de son coeur, il sait qu’il la connaît sans être capable de se souvenir à qui elle appartient. Il titube jusqu’à un mur pour s’y retenir et ne pas tomber. Un étudiant y est projeté à seulement trente centimètre de lui, Charlie baisse les yeux sur son avant bras où un crâne, bouche ouverte, se confond avec un Serpent menaçant. Une paire mains se plaquent soudainement sur ses épaules, deux prunelles vertes le sondent avec inquiétude, barrées par quelques mèches rousses frivoles.

Tu es blessé ! Constate Alberic Grunnion, son ami le plus proche en  l’aidant à s’asseoir. Surtout ne fais pas de gestes brusques !

Charlie grimace lorsque son dos heurte le bas du mur, plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu. Son camarade de maison, toujours debout, fait barrage entre lui et le règlement de compte de plus en plus violent duquel il faisait parti il y a encore quelques minutes. Le sommeil l’assaille, insidieux, il se sent extrêmement fatigué et doit lutter pour ne pas céder à morphée, pressée de le ravir visiblement. Charlie laisse sa tête retomber contre la pierre froide qui le soutient, les yeux à moitié clos, toute volonté évincée par l’absence de sensations dans ses membres inférieurs. Soudain, il l’entend de nouveau. Cet appel, cette voix brisée qui réveil sa détermination. Trop occupé à repousser l'ennemi, Alberic ne remarque pas que son ami s’est relevé et chancelle jusqu’à la marre centrale où il se rattrape de justesse à un pilier brisé. Elle est si proche et si lointaine à la fois, Charlie cherche désespérément parmi la foule en vain. Finalement, une vague de douleur le plie en deux au dessus de l’eau croupie, il ferme les yeux et serre les dents avec force pour s’empêcher de hurler. Lorsqu’enfin il s’autorise à les rouvrir, le Serpentard se retrouve nez à nez avec un reflet qui n’est pas le sien. Il entrouvre les lèvres d’où une goutte de sang s’échappe, troublant la surface d’une multitude de petites vagues rougeoyantes. Une jolie jeune femme blonde, les yeux bleus océans, le fixe intensément. Elle tend une main vers lui, son visage se tord subitement de terreur et dans un dernier cri, Charlie ouvre les yeux...

Charlie ! Bordel Charlie réveil toi !

L’ex Serpentard se redresse dans son lit, la respiration erratique et le coeur affolé, la sueur perle sur son torse nu, recouvert jusqu’ici par un draps blanc. Alberic est penché vers lui, l’air inquiet, à l’image de son expression dans ce qu’il comprend avoir été un cauchemar. Sa chambre à la résidence universitaire lui redonne un sentiment de sécurité qu’il accueil en se laissant retomber sur son matelas, une main plaquée sur son visage blême.

Encore un cauchemar… Constate le rouquin toute impassibilité retrouvée.”

Charlie balaye sa considération d’un revers de la main et saute hors du lit pour aller s’enfermer dans la salle de bain. Il referme la porte derrière lui avec force et titube jusqu’au lavabo où il s’appuie, fébrile. Il lève les yeux sur son reflet fatigué, tremblant, sa peau est couverte de chair de poule et sa cage thoracique le compresse douloureusement. Inévitablement, son regard dévie sur son abdomen. Une ligne pâle barre le côté de son ventre et descend jusqu’à la ligne de poils bruns qui cours de son nombril à la ceinture de son jogging. Un cauchemar… C’était un cauchemar…

--------------------------------------------------------------------------------

Plusieurs heures se sont écoulées depuis son réveil en fanfare, nous sommes en tout début d'après-midi et Charlie s’est installé sur le rebord d’une fenêtre du couloir menant aux amphithéâtres, là où personne d'un minimum sensé n’aurait envie de traîner hors cours. C’est cette quiétude que le jeune homme affectionne et c’est également la raison pour laquelle il y passe pas mal de temps. Le nez plongé dans le premier tome des fondements du droit magique qu’il a posé sur sa cuisse relevée, il maudit son professeur de droit de l’obliger à le relire alors qu’il l’a déjà fait une bonne dizaine de fois parce que le reste de sa classe n’est pas fichu de retenir quelques principes de base. Charlie soupir lorsque, pour la cinquième fois depuis dix minutes, ses pensées dérivent sur le souvenir de son cauchemar. Il revient donc au début de la page qu’il ne parvient décidément pas à lire complètement et irrémédiablement, ses pensées se tournent vers une blondinette qu’il n’a pas vu depuis plusieurs jours et qui commence sérieusement à lui manquer. C’est à ce moment là qu’un raclement de gorge le force à lever les yeux. Une femme d’une trentaine d’années se tient droite comme un i devant la fenêtre et le regarde avec une sollicitation qu’il ne comprend pas très bien. Charlie hausse un sourcil interrogatif puis avise la main qu’elle a tendu vers lui. Il la serre avec réserve.

Charlie, répond t-il froidement comme à son habitude. Que me vaut le plaisir de cette soudaine apparition ?

Nouvelle prof ? Nouveau membre des Salamanders ? Etudiante en réinsertion ? Soeur cachée de son exécrable père ? Admiratrice ? Dans tous les cas, il y a de quoi être méfiant.

Peu importe la raison, je ne suis pas certain d’être la meilleure personne pour vous renseigner…
Codage par Libella sur Graphiorum



I DO WHATEVER IT TAKES
Idalina Cadena VerduzcoIdalina Cadena Verduzco
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2365-idalina-cadena-verduzco#53263Messages : 116 Points : 2120
Pseudo : Idalina
Avatar : Penelope Cruz
Crédits : moi
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus:
Informations diverses:
MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] EmptyMer 4 Déc - 3:57

J’ai le sommeil plutôt tranquille en général. Les cauchemars ? Hum… J’en fais bien sûr mais si rarement que ça ne vaut pas la peine d’en parler et ils ressemblent plus je dois l’avouer à des cauchemars d’enfants qui aurait une bêtise à se faire pardonner. Je suis bien loin des rêves traumatisants ou post traumatique des vétérans d’une guerre ou d’une autre. J’ai eu la chance de ne suivre que de loin la guerre contre “vous savez qui”. D’ailleurs je me demande toujours pourquoi je ne prononce pas son nom. Sans doute que la terreur qu’il a instiller dans l’esprit des sorciers est allée plus profondément dans les esprits que je n'aurais pu l’imaginer objectivement.

Mais pour revenir aux cauchemars, ils étaient tous sur terre et l’un d’entre eux, ce qui le savent le trouve bien futile, est le manque d’attention que l’on peut me porter. Oui je sais cela ressemble à des préoccupations de gamines et je ne peux leur donner tort tout à fait je ne peux qu’essayer de l’expliquer pour le moment avant que de vaincre cette tare, si tant est que cela en soit une.

En peu de temps, le rejet de l’autre m’avait frappé plus que je n’avais été capable de l’endurer. En premier lieu, je m’étais rendue compte que celles que je considérais comme des amies me vouaient un mépris sans fond dans lequel j’étais tombée sans rien à quoi me raccrocher si ce n’était le développement de mon don de légimens. Et puis mes parents avaient disparu sans que je ne puisse rien y faire hormis en nourrir un sentiment insondable d’abandon. Oh, bien sûr, intellectuellement je savais que cela n’avait jamais été le cas. J’avais fini par comprendre que c’était moi la responsable indirecte ou peut être plus cela de leur disparition. Mais je le sais cette idée m’est insupportable et vers qui d’autre rejeter la faute si ce n’est eux ? J’étais trop jeune pour savoir, trop jeune pour m’occuper d’eux et eux-mêmes m’avait entretenue dans une image de moi-même trop élevée, une princesse sur son piédestal. Ce ne pouvait être ma faute et ce n’était que la leur. La leur et c’était tout. En même temps je me maudissais de penser cela et je maudissais le reste du monde qui ne m’accordait pas l’attention que je méritais en échange de ces abandons. Il me suffisait de considérer tout cela pour penser que j’étais injuste, incohérente et narcissique au possible, mais les choses sont ainsi et je ne parviens jamais à essuyer un refus, ou même une indifférence sans en concevoir de noirs sentiments. La plupart du temps, ils nourrissent ma combativité et la hargne que je peux avoir de de réussir et d’atteindre mes buts mais ils peuvent se tourner vers les criminels qui me rappelle que je ne suis que peu de chose en ce monde et dans une fraction infime des cas, lorsque je suis au plus mal, à les tourner contre moi.

Pour couronner le tout je déteste me mettre dans des états ou j’exerce sur moi une autoanalyse et la plupart du temps je me contente de ressentir les rejets et d’y réagir avec un fondement de base les coupables ont tort et leur rejet est un défi.

Inutile de dire que le jeune homme je tentais de qualifier venait de me rembarrer grave et ne me permettait pas de prime abord de lui accorder beaucoup de sympathie, même si mama me disait souvent : ”ils ont sûrement une bonne raison indépendante de toi surtout s’ils ne te connaissent pas.” Mi dulce madre! Toujours à trouver des excuses à tout le monde. Apparemment je n’ai pas hérité de ça d’elle. Peut-être parce qu’elle me trouvait toujours des excuses quoi que je fasse… Mon petit étudiant venait en quelques seconde de se montrer des plus courtois avant de me renvoyer sur les roses. Inutile de dire que la première partie ne m’avait pas permis de me préparer à la seconde et que le gifle fut encore plus difficile à encaisser. Lentement je retire la main qui avait été si froidement accueillie. J’avais peu de temps pour décider si j’allais m’avouer vaincue et passer mon chemin ou si j’allais persévérer. Je pouvais très bien me dire que c’était le dernier signe que le destin semblait m’envoyer pour finir de me prouver que cette journée était pourrie. Mais il suffit que cette pensée me traverse l’esprit pour que je la rejette et opte pour un peu plus de combativité. La phrase qui me vint spontanément à l’esprit me fit instantanément sourire d’amusement et me donna le courage de contre attaquer.

“Par Merlin ! Quelle piètre image de vous ! Et dire que les étudiants en droit ont la réputation d’être imbus d’eux-mêmes ! Personnellement je suis certaine du contraire, Charlie.”

Evidemment ma dernière phrase pouvait être comprise comme en rapport avec ma première proposition ou bin avec son assertion sure sa capacité à m’être utile. Les deux pouvaient m’être utiles alors je ne perdis pas mon temps à me justifier ou expliquer que je pensais qu’au contraire, il pouvait m’être utile. J’indiquai du regard le livre, encore posé sur sa cuisse avant de poursuivre.

“Rien que le fait que vous soyez engagé dans le droit me prouve que vous êtes potentiellement… Mon sauveur ?”

J’avais donné une teinte suppliante à mon sourire, fruit d’une longue pratique qui avait commencé avec papa dès mon plus jeune âge et que j’avais adapté petit à petit aux différentes situations au fil des ans. Cela ne fonctionnait ni avec tout le monde ni toujours, mais le ratio utilisation-succès était plus qu’intéressant.

Je fis un pas vers l’encoignure de la fenêtre encore occupée par le pied de celui qui venait de se désigner comme ma proie.

“Vous me faites une petite place ou vous préférez qu’on en discute autour d’un café ? Je vous invite.”

J’avais suffisamment arpenté ces derniers temps l’UPA pour savoir ou se trouvait la cafétéria. En second lieu, faire comme si la personne avait déjà accepté de poursuivre la rencontre pouvait permettre d’emporter le morceau en cas d’hésitation. La perspective pour un étudiant de ne pas avoir à débourser un galion dans l’affaire pouvait bien m’aider également… Bref, j’avais mis toutes les chances de mon côté.
Contenu sponsorisé
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]   Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell] Empty

 
Ah oui ça je veux bien [Charlie Campbell]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UploadHero] Les Réformés se portent bien [DVDRiP]
» Une nuit qui prend tout son sens [Hentaï PV Kaine] [Terminé]
» La Cerise s'efface, le Bien trépasse [hentaï, PV Vaelz]
» Pensionnat Hentaï*! // Partenariat ?

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: