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A Tale of Muggles and Wizards
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 Shameless kin

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Ella KvelgenElla Kvelgen
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MessageSujet: Shameless kin   Shameless kin EmptyDim 10 Nov - 18:50

Ella avait l'impression de faire vibrer l'univers autour d'elle à chaque pas qui frappait le sol. C'était pour bien appuyer son état de colère, mais aussi comme un signe de précaution pour quiconque tenterait de venir l'emmerder ; c'était vraiment pas le jour. Donc les plans foireux de drague dans le tramway ou les quémandeurs de tout et rien sur le pavé, gare à vous, à vous tous. Aujourd'hui la blonde avait zéro patience - et pour cause, elle en avait déjà pas beaucoup d'habitude. Bringuebalée à travers Atlantis dans la rame de tram, elle pensait à tout ce qu'elle s'était pris dans la gueule. En fait, tout avait commencé à Noël, où elle avait passé le réveillon avec sa mère, son père et surtout son abruti de petit frère à la Roseraie. Siobhan était même venue avec sa petite famille ; en vrai, tout s'était bien passé, ils avaient bien mangé et bien bu, mais il y avait toujours un hic pendant les réunions de famille de ce genre. Et cette année, c'était tombé sur elle - tour à tour, ils étaient venus la voir pour lui causer d'Arno. D'abord elle avait pas trop pigé, et puis en fait tout était devenu limpide : elle avait été désignée malgré elle comme une sorte de gardien.

Et putain, quel boulot de merde. En plus elle était même pas payée à faire des heures supp' à s'occuper de l'autre, là. Sa mère lui avait clairement indiqué qu'elle avait assignée en copie concernant ses relevés de notes et de dépenses bancaires. Quelles conneries… Pourquoi avait-elle même accepté de jouer les grandes soeurs quand elle s'en foutait ? Sans doute parce qu'elle avait déjà bu un verre de trop quand on lui avait posé la question. Puis comme elle était bonne patte, toujours à bien vouloir rendre service… Trop bonne, trop conne ouais. Et c'était ça surtout qui lui faisait marteler le parquet de la résidence universitaire ; elle était bien vénère contre elle-même pour avoir accepté de se mettre dans la merde. Avec fracas, elle tambourina sur la porte de la chambre universitaire de son imbécile de frère.

« - Arno ! Putain, Arno ! Magne-toi de m'ouvrir, j'ai pas qu'ça à foutre ! Des têtes de curieux la dévisagèrent ; elle foutait un bordel intolérable pour un dimanche matin. Elle avait dû multiplier par deux l'intensité de bon nombre de gueules de bois. La porte s'ouvrit sur un Arno mal réveillé et en caleçon ; Ella le fusilla du regard puis passa à ce mouvement frêle dans son lit, derrière lui. Elle entra à grandes enjambées dans sa chambre et tira la couette pour découvrir une pauvre nana un peu déboussolée. Allez, on s'bouge, je dois parler avec lui. Allez ! »

Devant la face rougie de la Kvelgen, l'inconnue fit tout son possible pour réunir, ramasser et renfiler ses fringues qui puaient la clope et l'alcool. Elle se dandina bêtement devant Arno avant de se tirer bien vite en croisant à nouveau les éclairs dans les yeux d'Ella. Elle claqua la porte derrière elle et tira une chaise pour s'y asseoir, bien en face de lui, et de balancer les relevés bancaires qui affichaient des sommes faramineuses liquidées au bon plaisir de monsieur.

« - Va falloir que tu m'expliques et que tu expliques aux parents, aussi, parce que bordel, ça commence à me gonfler de me faire harceler pour des conneries qui sont pas les miennes. Elle tira son paquet de clope de son manteau et en alluma une. Et habille-toi, putain ! »


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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyDim 10 Nov - 19:53

Shameless kinft. Ella Kvelgen

Je me réveillais, avec un pic vert dans la tête. Sans doute à cause de la soirée arrosée de la veille ou parce qu'une tarée tapait à ma porte. Y avait-il le feu ? Non. Il me fallut me concentrer pour reconnaître la voix de la dérangée. Ella Kvelgen, ma tendre et bien aimée sœur. Oui, c'était du sarcasme. Et non je n'avais aucun plaisir de la voir. J'étais tenté de dire un : Non il n'y a personne. Toutefois, je sentais au son de sa voix que ce n'était pas vraiment le moment de l'ennuyer. Si j'en croyais mon instinct, ne pas ouvrir revenait à signer mon arrêt de mort en plus celui de cette porte. De toute façon, avoir Ella sur le dos était toujours synonyme d'ennui. Elle n'allait pas soutenir et aimer son petit frère, non elle devait toujours trouver quelque chose à dire. Après tout, je n'étais qu'un garçon, dans notre famille cela ne voulait rien dire. Bon, j'étais de mauvaise humeur aussi. La matinée allait être bonne. Me levant d'un coup, je remarquai que j'étais en caleçon. Peut-être fallait-il que je m'habille. Oh... Non. Si je le faisais elle risquait d'être moins agacée que maintenant, autant rendre les choses pires. Qu'est-ce que je ne ferai pas pour ma grande sœur adorée ? Oh environ tout ce qui pourrait lui faire plaisir, à bien y réfléchir. D'ailleurs... Une question me taraudait. Qu'est-ce que j'avais encore fait pour la fâcher ? Je perdais le compte à force, comme pour mes dépenses.

J'ouvris la porte, encore en caleçon, la gueule enfarinée. « Grande sœur, quel plaisir de te voir. » C'était bien entendu très sarcastique, je n'avais aucun plaisir à la voir. Avant peut-être, quand nous n'avions pas tant de différences. Après tout nous partagions le même sang, il y avait forcément du positif que je m'efforçais de trouver maintenant pour éviter de la foutre à la porte, avec l'aide de ma baguette magique. Malheureusement, je n'eus pas le temps de trouver, la jeune femme qui était dans mon lit bougea, attirant son attention et la mienne. Ah oui, j'avais fait ça la nuit dernière. J'avais presque oublié tant j'avais été occupé par une folle qui frappait à ma porte. Bien sûr la jeune fille ne demanda pas son reste en s'enfuit aussi vite qu'elle le put. Comme je l'enviais, j'aurais aimé pouvoir faire ça, mais je sentais qu'Ella n'allait pas me laisser faire. Une fois partie et la porte claquée, j'eus un regard désapprobateur envers ma sœur. « Tu sais que tu as fait fuir ma potentielle future copine ? Elle était très gentille... » C'était quoi son nom déjà ? Pendant les quelques secondes où ma sœur faisait comme chez elle, je cherchai son nom. Je l'avais appelé Théa la nuit dernière, mais je doutais fortement que ce soit son prénom. Ce qui rendait ma supposition de future copine assez bancale. Bref. « Bref... Peu importe, tu n'es pas venue pour savoir les détails sur cette fille. Je suppose que ta venue était urgente pour que tu défonces ma porte un dimanche matin... Je me demande ce que vous avez les filles avec ma porte, tu n'es pas la première à la malmener. »

Malheureusement, c'était bien ce que je craignais, Ella avait une bonne raison pour venir, comme le papier qu'elle m'avait balancé le prouvait. « Oh ? Ah. » Ce fut ma première réaction quand je vis ce qu'elle me reprochait. C'était mes dépenses. Il était possible qu'avec Isaac j'avais fait une grosse soirée. Et puis il y avait un soir où j'avais loué une créature magique... Je n'étais même pas sûr que ce soit légal, mais ça avait été amusant. Et puis l'alcool de qualité coûtait cher. Vu le ton qu'elle employait je sentais qu'elle n'allait pas apprécier ces justifications. Heureusement, elle me demanda de m'habiller, ce qui me laissait une petite marge de temps de réflexion. Je haussai les épaules, commençant à enfiler une chemise. « Tu sais, j'ai bien conscience que mes 'études' coûtent cher. C'est pour ça que, conscient de ce problème, j'ai accepté une résidence universitaire au lieu d'habiter en ville. » C'était absolument faux, j'avais accepté ça en effet pour que l'on m'embête moins si je dépensais un bras. Soit je dépensais un bras en alcool, soit un bras en logement, mais le bras en alcool et sorties était plus long. Le choix avait été vite fait. J'aurai aussi pu prendre un travail, mais je n'en avais pas vraiment envie. « Et puis c'est important la vie étudiante, même si je ne doute pas que tu aies du mal à savoir ce que c'est. C'est ce qui te permet de t'intégrer et d'avoir des amis. Mais si tu as besoin que je t'explique ces mots, tu trouveras un dictionnaire dans la bibliothèque de l'université. » Oui, c'était du foutage de gueule. Avant d'attacher ma chemise et d'enfiler mon pantalon, je mis ma chevalière. Non, pas celle des Kvelgen, celle des Rosier. Quelle importance ? Oh... Mineure. « Je suis sûr que mère comprendra. » Je m'étais arrêté dans mon habillage, me tournant vers ma sœur qui, je savais que j'étais son fils adoré. Et j'aimais sincèrement ma mère, elle était la seule épaule réconfortante chez les Kvelgen. « Comment va t-elle d'ailleurs ? » Après avoir lâché la question, je me penchai près du paquet de cigarette qu'avait lâché Ella, oui j'en avais, mais si je pouvais lui en gratter une... Je me figeais quelques instants, avant de reprendre mon mouvement comme si de rien était. Avec de la chance, elle n'avait pas remarqué mes dessins pro-Sacre juste derrière elle que j'avais fait, non sans talent.  

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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyDim 10 Nov - 22:19

« - Arno, ferme-la. »

La parlote, il savait faire que ça. Elle se massait une tempe en fronçant les sourcils. Il la gonflait, déjà, si vite. Son briquet émit ce son si particulier qui alluma le bout de sa clope. A peine qu'elle était à son contact depuis deux minutes qu'il lui foutait déjà une migraine ophtalmique. Le genre qui te tabassait de l'intérieur et te rendait même photosensible. C'était ça ; Arno était presque comme une putain de maladie hyper contagieuse qui rendait lourde toute interaction, même minime, avec sa tête d'ahuri. Ils avaient tous les deux de grands yeux clairs, et chacun pouvait voir la ressemblance familiale dans leurs regards. Les Kvelgen étaient des gens des plus expressifs : son truc à elle, c'était les vrais coups de gueule bien sentis. Ella avait pas son pareil pour foutre le bordel là où il fallait, pour de bonnes raisons ou non. C'était dans sa posture, sa manière de parler, ses mots choisis. Indétronable emmerdeuse, elle savait qu'elle faisait chier Arno - mais est-ce que c'était sa faute s'il faisait toujours des choix pourris ? Si elle avait dû deviner sa spécialité à lui, elle aurait parié sur l'insolence. Ouais, il était piquant dans sa façon de s'adresser aux autres, de toujours avoir cet air con-descendant… C'était vraiment ça. Un con, qui lançait un regard de haut - descendant.

« - Commence pas à m'embrouiller avec tes blablas inutiles. J'suis pas là pour te taper la causette. Elle tira furieusement sur son filtre, faisant tomber la cendre par terre, mais prenant soin de la nettoyer d'un coup de baguette. Elle était pas là non plus pour dégueulasser sa chambre. Arno, papa et maman me saoulent pour que j'te surveille, tu l'sais. Ca t'fait pas plaisir, à moi non plus - surtout que c'est pas comme si j'avais un café à faire tourner… Elle avait ajouté ça en maugréant, profondément agacée par la situation. Mais, elle appuya fort ce mot, quand vient l'heure des reproches, c'est jamais trop sur toi qu'ça tombe, mais plutôt sur moi. Alors soit tu arrêtes de vivre comme si t'étais le fils de Midas, soit tu vas leur expliquer, aux parents. »

Leur expliquer quoi ? La vérité, pardi. Que c'était un p'tit branleur qui avait autant d'ambition dans sa vie qu'une pierre de Stonehenge - à part rester planté là et regarder les saisons défiler, pas grand chose. Puis ça la rendait vraiment tarée, qu'il puisse se permettre tout ça sans jamais assumer les conséquences de ses actes. Que ses parents toléraient autant de dépenses, de caprices, d'illusions… Ils avaient été bien moins compréhensifs avec elle, et aujourd'hui, elle s'en sortait très bien. Peut-être que c'était pas elle qui était à plaindre, en fin d'compte. Elle le laissa piocher dans son paquet de cigarettes ; soyons honnêtes, si elle le détestait tant que ça, elle aurait même pas pris la peine de se traîner jusqu'ici pour le secouer le plus fort possible. Nan, elle en avait encore quelque chose à foutre, et c'était bien ça le pire dans l'histoire.


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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyDim 10 Nov - 22:58

Shameless kinft. Ella Kvelgen

On ne choisissait vraiment pas sa famille. C'était quelque chose de plus que vrai dans mon cas. Ma famille m'était imposée et surtout son mode de fonctionnement. Quand on regardait bien, Ella et moi ne partagions que quelques traits physiques, mais dans le fond nous étions totalement différents. J'étais bien plus proche de Léandre ou d'Adrasteia que de mes deux sœurs réunies. Des Kvelgen j'étais finalement un peu exclu. Je n'avais pas d'avenir, il était normal que je prenne l'argent. Ella n'avait jamais vu les choses sous cet angle car la famille aurait été moins conciliante avec elle qu'avec moi. J'avais quand même un doute sur cette théorie, je doutais fortement que mes parents m'auraient laissé tenter une carrière au quidditch... Non, moi ils m'avaient bien dit que je devais faire des études pour réussir, mais des études générales, alors que je n'étais pas bon dans ça. Du moins selon mes résultats à Poudlard. J'avais échappé de peu aux études de droits tant mère voulait que je devienne un atout pour la famille. Choses qu'Ella n'avait jamais eu à prendre en considération. Dans notre famille elle était déjà un atout, elle était une femme, elle prenait donc les décisions, même si elle n'était pas l'héritière directe. Par ailleurs, il me semblait que j'étais le seul à me taper une surveillante pour les études. C'était même pour ça qu'ils m'avaient envoyé ici. Pour la même raison ils m'avaient envoyé à Poudlard alors que je voulais aller à Durmstrang. En résumé, je devais suivre mon chemin en fonction de celui de mes sœurs. De quel droit me faisait-elle la morale sur son manque de choix ?

Toutefois, je ne réagis pas immédiatement. Quand Ella me disait de la fermer, je la fermais, pour un temps. Je me contentai de prendre la cigarette et de l'allumer avec mon propre briquet. Au moins elle n'avait pas vu les dessins juste derrière elle. J'allais devoir gérer cette situation avec tact et diplomatie, deux choses qui me faisaient terriblement défaut quand il s'agissait d'un sujet énervant. Je tirai sur ma cigarette, prenant mon temps avant de recracher la fumée. Je comprenais sa situation, il devait être pénible d'avoir des comptes à rendre pour un autre. Néanmoins, je n'y étais pour rien, je faisais ma vie sans rien demander à qui que ce soit. Si les parents n'étaient pas contents... J'aurai bien dit qu'ils pouvaient venir m'en parler, mais je préférai encore avoir Ella en intermédiaire, car je pourrai toujours l'accuser auprès des parents. J'imaginais déjà la scène : Mais tu sais mère, Ella m'a dit que j'étais une honte à mon rang, que vous ne vouliez plus de moi comme fils, alors forcément je t'avoue que j'ai un peu de mal à encaisser la nouvelle. Bref, pleurer comme je faisais toujours. Il n'y avait que ça qui fonctionnait, montrer un air sensible et blessé, montrer une fragilité feinte. Ça me rappelait quelqu'un... À croire que j'avais appris de la meilleure. D'ailleurs, c'était à partir de ma rencontre avec Althea que ma sœur et moi avions vraiment divergé dans nos styles de vie. Avant ça, ce n'était pas rose, mais nous avions de bons moments.

Je regardai ma sœur, après avoir tiré une deuxième fois sur ma cigarette. Elle me connaissait, elle savait qu'à par un mal de crâne il serait difficile d'obtenir autre chose de moi. Avec négligence je pris ma baguette. Pure précaution, mais je sentais qu'énerver Ella alors que je n'avais aucun moyen de me défendre était la meilleurs façon de me retrouver la tête vers le sol et les pieds en l'air. J'étais meilleur qu'elle en duel, c'était la seule chose dans laquelle j'excellais vraiment. Du moins dans laquelle mes notes suivaient mon potentiel. Il fallait dire, cela me permettait de rattraper d'autres notes moins glorieuses. « Tu es ma sœur Ella, nous pouvons trouver une solution. » Dis-je avant de bailler. Oui, ça commençait très mal. « Résumons la situation, les parents en ont marre que je dépense trop d'argent. De ce fait ils se tournent vers toi pour régler ce problème. Cela t'ennuie donc tu me demandes d'arrêter de dépenser autant. » Je pris une pause, me levant de ma chaise, afin de fumer un peu plus loin de ma sœur et surtout dans le but d'avoir plus de temps pour réagir si jamais elle me jetait un sort. « On sait aussi que ma réussite scolaire est la priorité des parents.Or, jusque-là, j'arrive à valider chacune de mes années. » Ce qui prouvait que je m'étais foutu de la gueule de ma famille durant Poudlard, car j'avais les mêmes notes qu'avant en sachant que c'était plus dur. Après je me donnais dans mes études juste pour passer au raz des fesses, ce qui n'était pas génial, mais devait rassurer la famille qui m'imaginait sans doute déjà échouer. Une fois à l'autre bout de la pièce, je continuai mon raisonnement. « Donc, ils ne feront rien contre moi directement tant que je réussis. De peur que cela change quelque chose et que je n'aille pas au bout de mes études qui sont un moyen d'avoir un rôle prestigieux dans la société. Le but de tout sang pur en somme. De ce fait, ils t'envoient pour améliorer la situation. Ils ont des attentes quant au succès de ta mission, mais elle n'est pas assez importante pour qu'ils me coupent les vivres. Si tu échoues, ils seront déçus, par toi, mais cela ne changera pas grand chose pour moi tant que j'arrive à passer d'une année à l'autre. » Je fis mine d'être face à un terrible dilemme, avant d'adresser le plus doux des sourires à ma sœur. « En gros, c'est ton problème, pas le mien. »  

Ella KvelgenElla Kvelgen
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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyMar 12 Nov - 20:47

Nous pouvons trouver une solution. A la bonne heure ; peut-être gagnait-il subitement de la maturité avec le coup de pompe au cul qu'il venait de se prendre. Quoique - pas littéralement, sinon elle lui aurait sans doute fendu le coccyx. Surtout qu'aujourd'hui elle portait sa paire de rangers avec coque renforcée au bout, autant vous dire que c'était pas qu'une façon de parler. Allez savoir pourquoi, elle accordait une signification toute particulière à ce qu'elle avait aux pieds ; les rangers et Dr Martens usées, c'était pour les jours de rage, pour l'aider à se sentir badass dans les moments de ce genre. Ca l'aidait vraiment, d'avoir cette carapace qui signifiait danger à son environnement. C'était un moyen comme un autre pour se protéger des cons, sauf quand elle venait sciemment à leur rencontre. Ce qui était précisément le cas ici.

« - Jusque là, t'as tout bon. Continue comme ça, t'es pas loin de piger le sens de ta vie. »

Elle écrasa le mégot fumant en tapotant dans un cendrier sale, noirci de cendre accumulée. Ella savait pas faire sans être passive-agressive quand elle était piquée à vif ; elle crachait ses mots comme autant de bombes, qui venaient aveuglément détruire tout ce qui entrait à leur contact. Son amertume vis-à-vis d'Arno la rendait impitoyable, inflexible, incorruptible - elle cherchait pas les excuses, mais les actions concrètes. Le blabla c'était bien beau, mais il pouvait garder ça pour les petites timps qui se trémoussaient à ses pieds. Elle, elle voyait clair dans son délire mégalo - et il était hors de question qu'elle lui facilite la tâche. Mais elle le laisserait aller au bout de son raisonnement, surtout qu'il débitait moins de conneries qu'elle aurait pensé, jusque-là.

Mais au fur et à mesure de sa diatribe pour le moins bien ficelée, il s'éloignait de son champ. Au début, elle fit pas attention, plutôt focalisée sur ce qu'il racontait, pour tenter, une énième fois, de comprendre les raisons des agissements de son écervelé de frère. Et parfois c'était tout à fait le mot ; qui a été dépossédé de sa cervelle. Ella était quasiment persuadée qu'il avait une sorte d'interrupteur, là-haut, qu'il pouvait allumer et éteindre à sa guise, endormant ou éveillant sa matière grise. Enfin, c'était le plus souvent éteint, si on lui demandait son avis. Lorsqu'il se trouva au bout de la pièce, la blonde leva un sourcil interrogateur ; mais qu'est-ce qu'il foutait ? Et son discours, comme elle l'avait anticipé, flancha dans une direction diamétralement opposée au bon sens.

Sa mission. Son problème. Pas le sien ?!

Un poids vint heurter son diaphragme, répandant dans tout son corps une vague électrique d'adrénaline. Il se foutait d'sa gueule ? C'était pas possible qu'il puisse penser ça, profondément… Il le faisait exprès. Ou alors il était définitivement irrécupérable et surtout inconscient - voilà pourquoi il s'était barré hors de sa portée, le petit con. Et il avait bien fait, parce que sans doute qu'elle se serait pas emmerdée à trouver des mots. Non, elle se voyait bien l'attraper par le col pour que son coude vienne s'écraser dans sa petite gueule narquoise de faux ange. Lui arracher ses ailes en papier et son halo d'ampoules LED, factices, c'était tout ce dont elle rêvait alors qu'elle tentait, tant bien que mal, de contenir sa furieuse envie de le massacrer. Le silence plana un instant entre les deux Kvelgen, annonciateur du trouble violent qui allait intervenir. D'un mouvement calme, elle attrapa le cendrier en verre, lourd dans sa poigne et le lança de toutes ses forces contre le mur juste à côté d'Arno. Il explosa dans un fracas de mille morceaux transparents, de mégots morts, de cendre poussiéreuse. Lentement, elle se leva de sa chaise et dégaina sa baguette pour le pointer. Puis son visage crispé se fendit d'un grand rire :

« - T'es tellement bête que tu m'fais marrer. Qui tu crois entourlouper, là ? Mh ? Tu crois que papa et maman sont aussi cons ? Ou moi ? Elle écarta ses bras. Mais on voit tous clair dans ton p'tit jeu ! Tu joues depuis trop longtemps la carte du pauvre petit mal aimé, alors qu'au fond t'en a strictement rien à foutre. Elle laissa retomber ses bras le long de son corps, en affichant une expression de dégoût. Tu veux que j'te dise ? T'es personne. T'as même pas les couilles de devenir quelqu'un. »

La blonde restait plantée là, bien en face, toujours sa baguette en main. Ça la démangeait de l'imprimer en 2D dans un mur, mais elle demeurait silencieuse. Qu'il serait facile de tendre le bras et de lui balancer un coup de jus, histoire qu'il puisse rallumer les cases manquantes dans son cerveau. Mais il s'en servirait contre elle, c'était sûr, parce qu'il avait ce truc mauvais en lui qui la rendait malade. Comment c'était possible qu'ils soient de la même famille ? Regardez-les, prêts à engager un duel dans un chambre étudiante. Et oui, malgré tout, elle avait bien vu qu'il avait récupéré sa baguette ; elle se sentait provoquée, juste ce qu'il fallait pour lui en mettre plein la gueule et qu'il file chialer dans les jupes de leur mère.


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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyMar 12 Nov - 23:14

Shameless kinft. Ella Kvelgen

Les longs et beaux discours, c'était sans aucun doute ma spécialité. Perdre les gens en vagues promesses... D'accord, en fait non, ce n'était pas vraiment ma spécialité dans la vie de tous les jours. J'étais souvent quelqu'un de direct, loin d'être manipulateur. J'aurai bien aimé l'être, on m'avait déjà montré par le passé que ça ouvrait bien des voies, bien que parfois il fallait ouvrir les siennes, mais en soi on avait tout à gagner à être manipulateur. Malheureusement, je n'étais pas quelqu'un de froid ou de rationnel, j'avais tendance à me laisser emporter. J'avais d'autres atouts bien sûr. Alors je me contentais d'être calculateur dans mes mots. La différence ? Le manipulateur prenait les gens pour des imbéciles sans qu'ils s'en rendent compte. Le calculateur prenait les gens pour des idiots, assumait et réussissait, car il avait bien vu les choses. Mon tempérament colérique m'empêchait de perfectionner la chose, mais quand il s'agissait de prendre ma sœur pour une conne et la mettre en colère les calculs étaient d'une simplicité étonnante. Peut-être que je ne savais pas ce que voulait dire être calculateur à bien y repenser. Bref, c'était sans importance. Juste je savais que ma déclaration allait la mettre en colère. Le pire était qu'elle avait d'autant plus de raisons d'être furieuse que j'avais raison. Encore fallait-il qu'elle l'admette, mais ma sœur était à la bonne fois ce que j'étais aux études.

Après... On ne pouvait pas dire que ma sœur méritait d'être traitée autrement. Elle me prenait toujours de haut pour un glandeur, un profiteur immature qui faisait vivre un enfer à la famille sans raison. Ok, tout était vrai dans la phrase plus ou moins, sauf les deux derniers mots. D'ailleurs je n'étais même pas un profiteur. Qu'il était facile pour elle de pointer du doigt mes dépenses, mes excès, mais que savait-elle du sort que j'avais vécu ? Alors non, je n'étais pas le pauvre gamin malheureux, maltraité par ses parents, j'étais juste quelqu'un sans importance dans cette famille. Et on me reprochait de prendre ce que je pouvais dans le présent à cette famille qui n'avait rien à me donner pour mon avenir ? De qui elle se foutait, là ? Peut-être que le sens de ma vie m'était inconnu, mais celui de la sienne ça allait être dehors, très rapidement. J'avais d'ailleurs bien fait de m'éloigner, vu sa réaction. Elle me jeta calmement un cendrier plein. Ce dernier s'écrasa contre le mur. D'accord... Bon premièrement c'était quoi le problème avec ma porte, mes murs et mon mobilier ? Ça commençait à faire beaucoup là. Ensuite, elle se permettait de me juger sur ma maturité ? Elle se permettait de juger ma place dans la famille ? J'en avais plus que marre de son jugement constant alors qu'elle ne faisait rien pour montrer l'exemple. Elle parlait beaucoup des parents, mais je ne voyais pas ce qu'elle faisait pour faire leur fierté alors que moi je devrai vivre comme un moine et faire ce qu'on me demande. Elle me crachait son mépris à la gueule alors qu'elle ne valait guère mieux.

Et puis il y eut son laïus sur moi après qu'elle m'ait pointé de sa baguette, qu'elle finit par baisser. Se moquer de moi, réellement ? Je serrai les poings. J'avais tellement envie de lui en mettre plein la figure. Je pourrai facilement, j'étais très bon duelliste. Le meilleur de promotion peut-être. Cela me permettait de passer mes nerfs. Malheureusement, je ne pouvais pas me le permettre, je me contentai d'écraser violemment mon poing gauche contre mon mur sans tourner le dos à ma sœur. Ça faisait un peu mal, mais ça permettait de me calmer ou du moins de canaliser ma colère. Elle osait me dire que je n'étais rien ? « Cela doit être de famille alors. Comme quoi on se ressemble plus que tu ne le crois. Je veux dire... Entre notre sœur qui est professeur en Soins aux Créatures Magiques... » J'eus un gloussement méprisant tant cette matière manquait de noblesse et était pour les... À Poudlard j'aurai dit pour les Poufsouffle. Bref. « Et toi qui est... Tu es quoi au juste ? Gérante d'un bar ? Sérieusement ? C'est quoi la prochaine étape ? La prochaine génération entretiendra la voie publique et ramassera les déchets ? Comparé à mère tu avoueras que c'est un peu léger. » Oui, juger quelqu'un sur son travail était méprisant, après c'était un peu la base de notre mode de vie, normalement. Surtout que passer de Juge au Magenmagot à mes deux sœurs, la décadence était frappante. « Tu parles peu sœurette et pourtant chaque mot tu dis est idiot à croire que l'intelligence n'est pour toi qu'un concept vague que tu as oublié d'étudier. » Je fixais sa baguette, jouant de la mienne avec beaucoup de négligence. « Et je t'en prie arrête de me menacer. Si tu me touches, mère le saura. Et si elle sait que tu m'as malmené, non seulement je pourrai continuer mon rythme de vie comme je veux, mais en plus tu auras des problèmes. » Mère n'était pas toujours de mon côté, même si c'était la plus gentille avec moi, la plus prévenante. En revanche elle savait quand je disais la vérité, avec une marge d'erreur sur ce que j'avais tendance à exagérer. Si Ella me donnait la moindre excuse de me plaindre, elle pouvait renoncer définitivement à me faire changer de rythme de vie. « Après je comprends. Tu préfères taper qu'argumenter. Car des arguments tu n'en as aucun. » J'avais craché ces mots avec mépris, commençant à perdre le contrôle de mes mots. « Tu profites de tes privilèges de fille Kvelgen et tu vas gronder le petit frère d'essayer de faire de même. T'es juste égoïste et au moins autant égocentrique que moi. Sauf que contrairement à moi tu es une putain d'hypocrite. »  

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MessageSujet: Re: Shameless kin   Shameless kin EmptyVen 15 Nov - 9:51

Lui aussi il piaillait dans son coin, à taper son mur, comme un putain d'ado qui veut prouver on sait pas trop quoi. Sans déconner, à aucun moment elle avait peur de lui, ni de sa magie, ni de ses talents de duellistes. Il paraissait qu'il était doué, avait-elle entendu dire çà et là sans jamais vraiment y prêter attention, ou même pour confirmer cette rumeur. Mais tant mieux, grand bien lui fasse - fallait bien qu'il soit bon à quelque chose. Embarquée dans sa colère contre lui, elle tentait tout de même de faire la part des choses ; et par Thor que c'était putain de difficile. Si tu te fritais ici, dans une chambre étudiante, y avait de fortes chances que tu te fasses sortir par un surveillant quelconque. En plus avec le plan vigipirate renforcé… A coup sûr t'allais ameuter toute la ville et les plus cons pourraient te faire passer pour une foutue terroriste qui vient s'en prendre aux gamins dans leurs chambres. D'ailleurs, si tu étais rentrée alors que t'avais rien à faire dans les dortoirs, c'était parce que t'avais croisé un ancien collègue et qu'il avait été bien sympa de fermer les yeux, en reconnaissant ton nom. Fais pas tout foirer, Kvelgen - et puis, tu vaux mieux que ça.

Mais pas dans ses mots, non, pas à ses yeux. Il déblatérait sans fin, des propos suintant d'un venin immonde qu'on pouvait plus communément appeler jalousie. Il était pathétique… au sens étymologique du terme. Et l'émotion qui dominait pendant ce moment qui parut une éternité de connerie vacillait entre la rage dévastatrice et le mépris inflexible. Arno était affolant d'immaturité, et pourtant il savait tâcler là où ça faisait mal. Et qu'il puisse s'en prendre à elle, à Siobhan… Ella le supportait pas, du moins, elle le supporterait pas longtemps. Mais ce qui la fit définitivement vriller, c'était la comparaison. Ah maintenant ils étaient les mêmes ? Qu'à cela ne tienne… D'un coup de pied, elle dégagea la chaise qui lui faisait obstacle et enjamba la pièce jusqu'à lui. Son regard était noir comme un orage terrible dans ses yeux si clairs, menaçant d'emporter tout sur son passage. Ses mots incisaient encore sa pensée, et elle écrasa la pointe de la baguette dans sa joue, se prenant malgré elle à la violence qu'il avait déclenchée.

« - Plus jamais tu parles comme ça de Sio. Ou de moi. Ou de notre famille… Elle murmurait à peine, furieuse, étranglée par l'émotion. Tu connais rien de l'effort, tu connais rien de la vie et t'es là à te rouler par terre comme un gamin. Elle baissa sa baguette et attrapa son col. J'te jure Arno, je te jure que je me retiens de pas te décalquer la tronche. Pas pour toi, ni pour les parents ; juste parce que tu vaux pas la peine que j'm'inflige ça. J'en n'ai plus rien à foutre. C'est terminé. »

La blonde relâcha son emprise et lui tourna le dos pour quitter les lieux. C'était trop à gérer, elle sentait qu'elle pourrait plus réfréner sa colère, alors valait mieux se barrer. Déjà elle avait pris sur elle de façon magistrale, et elle se sentait vidée de cet échange stérile. Il avait rien voulu entendre ; très bien. Maintenant, c'était plus son problème. Elle était pas sa mère, elle voulait encore moins être une soeur investie, surtout pas après toutes les saloperies qu'il avait pu baver. En ouvrant sa porte, elle balança derrière son épaule :

« - Demain j'écris aux parents pour leur raconter. »


Puis elle partit comme elle était venue ; la rage au ventre et l'envie de déglinguer n'importe qui ou quoi se dresserait sur son chemin. Des curieux avaient voulu connaître le fin mot de l'histoire et la regardait passer dans le couloir, comme une ombre irradiant de colère, et aucun n'osa moufter jusqu'à ce qu'elle ait quitté le bâtiment. Elle avait essayé - maintenant tant pis. C'était définitivement pas à elle de gérer ça, encore moins pour se mettre dans des états pareils. Il se démerderait avec leurs parents ; après tout, merde, c'était à eux de contrôler leur taré de fils qui se croyait tout permis. Est-ce que c'était sa faute si chez eux c'était les femmes au pouvoir et pas les hommes, hein ? Putain, elle souhaitait ni l'un ni l'autre - et c'était bien pour ça qu'elle s'était cassée jusqu'en Australie, où elle était personne, et où on la faisait pas chier pour des histoires de sang et de nom. Parfois, elle regrettait d'être revenue.


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Shameless kin
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