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A Tale of Muggles and Wizards
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 Quick-Quotes Quill, ft Idalina.

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Elvis C. ArkeonkaneElvis C. Arkeonkane
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MessageSujet: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyDim 10 Nov - 17:21

Quick-Quotes Quill
Elvis & Idalina



- Et- et puis tu l'as vu elle avec ses gros boobs là ! Mais les mecs, j'vous jure qu'elle me fixait ! J'comprends pas parce que moi j'étais là, tranquille, j'demandais rien et puis elle est venue s'asseoir sur moi j'ai pas compris !

C'est pas très rigolo, mais tu te penches quand même en avant, ricanant contre le goulot de ta bouteille comme un fou furieux. Tu vois flou. T'as trop bu. Damn. Alors c'est ça que d'être bourré ? Tu t'le demandes, à chaque fois que tu finis dans cet état et que tu trouves aucune explication assez logique pour t'expliquer. Ton corps est une balance, qui tangue de droite à gauche, puis dans l'autre sens - et quand tu relèves les yeux sur la foule abondante, c'est un véritable kaléidoscope de couleurs, un ensemble de mouvements, de personnes, dont tu n'arrives plus à distinguer précisément les corps derrière la barrière de tes larmes rieuses. Bon sang, mais ton ventre te fait mal, pourquoi il te fait aussi mal?T'es toujours en train d'te bidonner mais ton rire est silencieux et c'est comme s'il s'extirpait de ta bouche de toute sa force au point de forcer sur ta mâchoire pour l'ouvrir en deux.

Ces rires là sont les meilleurs.

La table du fond de la boîte. C'est celle que vous préférez, parce qu'il y a de la place pour tout le monde et qu'en même temps c'est marrant de se serrer pour pouvoir tous s'asseoir. De toute la bande, t'es de loin celui qui consomme vraiment sans compter. Tu préfères user tes propres économies que d'aller voler à tes parents, et quand bien même tu le faisais, t'es assez prétentieux pour te dire que le fric t'appartient aussi. Ouais, t'es bourré, mais bien moins que tous tes autres potes. Toi, le vil caméléon, tu ressens le besoin de jouer tout le temps - parce qu'en même temps que tu joues, t'es aussi le mec le plus sincère du monde. Ils se taisent tous, t'en profites pour secouer les pans de ta veste pleins de miettes de pains. Ici, tu ne serais pas étonné de croiser des connaissances.

La meilleure vue est au bar, pour pouvoir t'en assurer. Ce serait pas un problème, tu serais plus du genre à les inviter à ta table plutôt qu'à les fuir. Simplement, ils ont tous une vision de ta famille tellement... idéalisée, falsifiée, fausse.Toi, tu sais ce que tu vaux comparé à tous ces nobles pompeux, qui s'occupent plus de ce qu'ils gagnent que du bonheur qu'ils transmettent à leurs clients. Tes potes, c'est un peu ta joie de vivre, même si tu la trouves ailleurs aussi. Ils sont tout ce que tu n'es pas, et tu es tout ce qu'ils ne sont pas. Ça t'plait, parce que t'as pas à faire semblant. N'empêche que t'as beau faire le malin, le statut qui t'as été imposé et le nom que tu portes restent les mêmes. T'es Elvis Clarence Arkeonkane, t'es le fameux fils rébut de la famille - le caméléon, le presque bonimenteur, le hors-la-loi qui a échappé au baptème et qui aime clamer la vérité même si elle peut le salir de la tête aux pieds. Tu flippes devant rien et eux, ils n'aiment pas ça du tout.

Déjà rien qu'avec la tenue - un accoutrement qui reste chic malgré les couleurs vives, qui passent aussi facilement du rouge au jaune que du blanc au noir. T'es loin d'être dans le paraître, t'as besoin de te sentir vrai et sincère envers toi même pour être heureux. Alors, leurs inepties à deux balles que tes darons te rappellent au sujet du code vestimentaires et des lois de leur fesses de la si parfaite famille aristocratique, autant dire que t'en as rien à carrer. Ils te considèrent comme un pantin, mais eux sont des guignols. D'ailleurs tu te commandes un nouveau verre en espérant tenir celui là aussi bien que les précédents, quand ton pote de droite se penche à ton oreille.

- T'es observé. Une dame j'crois, regarde, regarde !

Il désigne un endroit dans votre champ de vision, et au début tu captes pas. Il y a trop de monde et t'en conclus que le mec a trop picolé. Ça t'fait rire, encore, mais tu sais très bien que tu te moques parce que tu sais qu'il y a effectivement quelqu'un qui te regarde. Tu sais pas bien qui, mais c'est probablement un ou une inconnue qui connaît ton identité. T'attrapes d'une ferme main ton verre quand le serveur passe te la déposer et te désintéresses presque aussitôt de ce qu'il vient de te dire. Tu reviens dessus, quelques instants après, quand ça revient t'titiller et que tu te demandes si c'est quelqu'un qui peut porter préjudice à ta famille. Une vieille parano qui te sembles disproportionnée - mais t'as appris à t'en méfier avec tout ce que disaient tes parents.

- P*tain mec, t'sais quoi, j'pensais être tranquille ce soir...

Ça t'fait plus marrer que pleurer. Tous ces gens qui te suivent, tu les vois comme des petites fourmis qui courent après une traînée de miel. Qu'est ce qu'elle va bien pouvoir te dire, vous vous entendrez même pas. Finalement vous passez outre, toi, pas complètement, parce que tu sais que même si tu la vois pas, tu sais qu'elle est là pas loin de toi. La journaliste.




 
Idalina Cadena VerduzcoIdalina Cadena Verduzco
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyMer 13 Nov - 10:44

Depuis le mois de janvier, les choses semblaient s’arranger. J’avais réussi à prendre du recul sur certains projets et d’autres étaient venus les remplacer. Faire le deuil n’avait pas été aisé et mon amour propre en avait pris un coup. J’étais tellement persuadée de tenir l’affaire de ma carrière que je ne m’étais jamais posé la question d’un éventuel échec. Je ne savais pas trop où j’avais merdé, à quel endroit la piste s’était perdue, mais les choses en avaient été ainsi. Peut-être parce que je me berçais de trop d’illusion sur moi-même et mon pouvoir de persuasion ?

Shakira et Billy Crawford égrenait ce qui paraissait être leurs seules chansons respectives. Le matraquage médiatique ne connaissait pas de pause tandis que je payais le Hasta Siempre au comptoir de cette boîte dans laquelle j’avais l’impression de m’être égarée. Après avoir un peu dansé sur quelques titres à la mode et découragé quelques avances, j'étais retournée au bar pour laisser passer les titres un peu trop "faciles". Oui un peu difficile question musique. Pourtant je n’étais pas étrangère à ce genre d’endroit. C’était aussi là que l’on pouvait prendre le pouls de l’air du temps, si tant est que cette expression ait un sens. Hasta Siempre, un nom qui sonnait un peu comme un accent de nostalgie de l’Argentine, pour moi qui détestais ce sentiment que je jugeais rétrograde et pleurnichard. A quoi bon regretter quelque chose qui ne reviendra de toute façon pas ? Il valait mieux se projeter vers l’avenir et les surprises qu’il nous réservait, c’était bien plus excitant. D’ailleurs y avait-il une meilleure raison que d’être à l’avant-garde de fréquenter Atlantis ? Je ne savais pas où allait mener cette expérience de mixité, mais j’avais le sentiment qu’elle justifierait l’avenir de la magie sur notre “belle” planète.

Et puis dans ce genre d’endroit on pouvait avoir de belles surprises. Je déteste la presse people, mais le hasard fait parfois bien les choses et une proie inattendue pouvait très bien croiser malencontreusement mes pas. Après tout, il tenait souvent tant de place dans les plus grandes avancées qu’on pouvait parfois se demander pourquoi on se cassait la tête à programmer des rencontres, des recherches.

Assise sur mon tabouret de bar, les jambes sagement croisées comme une fille respectable, je portai ma coupe martini aux lèvres. Comment avais-je réussi à me hisser sur ce truc de skaï ? Parfois on fait les choses sans y penser et puis si on n’a pas peur de casser son talon, l’arceau horizontal faisait, un barreau d’échelle fort convenable pour les formats de poche comme moi. Je regardai avec un brin de jalousie cette fille à deux mètres de moi. Combien mesurait-elle ? Un mètre soixante-dix, quinze au bas mot ? Mes yeux descendirent à ses pieds. Et en plus elle mettait des talons !... Le genre de fille qui vous donne envie de se terrer dans les coins d’ombre, moi qui adore la lumière !

Bizarre me direz-vous pour une fille qui se plaît en noir. Cet hiver oui pour moi c’était le noir l’incontournable et puis le noir est indémodable. Petite robe noire avec juste ce qu’il faut de voile de dentelle en haut et en bas et de paillette pour être certaine que j’étais dans un endroit de gaieté. J’avais hésité entre des bas noir ou gris, impensable de mettre le nez dehors en février sans me couvrir les jambes. Peur que trop de noir me fasse passer pour une madone en deuil, et puis le miroir avait réussi à me détromper et c’était vrai que ma robe avec ses volant d’où émergeait des franges légères de plume d’Autruche n’avait rien de funéraire surtout si l’on considérait mon décolleté masqué de cet adorable voile de dentelle. ¡Por favor, sin juicio! Je vaux bien quelques autruches et puis si ça se trouve, on leur prend les plumes sans les tuer et j’avoue, je n’ai pas assez de considération pour la faune pour me soucier de ce genre de détail.

Je reposai mon verre sur le zinc. il venait de me rappeler la longueur de mon nez! Lorsque les verres ne s’appuient pas sur votre arête nasale, c’est son reflet qui vous rappelle sa taille, avec beaucoup d’exagération qui plus est. L’action, c’est ce qui me redonne de l’assurance. Ça, ça fait longtemps que je l’ai compris. J’assume le fait d’être une petite égocentrique et je le paie en complexes physiques multiples et variés : ma taille trop petite, mes seins minuscules et mon nez proéminent. Lorsque papa voulait me rassurer, il ne faisait qu’empirer les choses et maintenant qu’il n’est plus là, ses paroles de réconfort me manquent. Lorsque je passe à l’action, seul mon but compte et j’oublie le regard que les autres portent sur moi. Et d’ailleurs…

Je plissai les yeux pour tenter de filtrer les lumières et les contre jours parasites. Le genre de trucs qui vous font prendre des dragons pour des chimères. Pourtant j’étais à peu près sûre de moi. Ce type là-bas… Toute sa famille faisait régulièrement la une des journaux… Oui c’était bien ça. Les Arkeonkane!... Le genre de famille sur lesquelles on se pose pléthore de questions ne serait-ce que parce qu’elles affichent un peu trop de bons sentiments parfois contredit par une certaine arrogance en même temps que son train de vie fait assez de jaloux pour que chacun puisse y voir le mal se dessiner derrière. D’autant que si ma petite culture people était à jour la nombreuse progéniture faisait très hétéroclite entre les deux associés sur lesquels nombre de questions restaient sans réponse quand-à leurs activités et lui là.  J’avais un trou là. Son prénom ? En tout cas c’est celui qui de notoriété donnait du souci à ses géniteurs, voire la famille en entier, mais les gens exagèrent toujours.

Pour ma part j’ai peut-être exagéré sur l’insistance de mon regard dans sa direction. Elle n’est apparemment pas passée inaperçue. Tant pis lorsque c’est comme ça, autant assumer. Je n’allais pas faire celle qui regarde ailleurs lorsqu’elle est prise en flagrant délit de curiosité. Je décide de soutenir son regard en tout cas quelques secondes, le temps de détailler le bonhomme que je ne connais que par les affiches des tabloïds. Dans l’ombre de son recoin, j’ai un peu de mal à distinguer les couleurs, mais l’allure générale est un plutôt élégante. Monsieur sait faire la fête en gardant son standing. Le tout est un peu gâché par le l’impression qu’il est un peu over limit et un peu trop accroché à sa bouteille ne je ne sais pas trop quoi de là où je suis mais qui n’est pas de l’eau minérale. D’ailleurs le sourire qu’il arbore est plutôt le sourire niais de ceux qui ont un peu trop confié leur lucidité à cette même bouteille. Pourtant subsiste dans son regard une insolence qui peut être, au choix, attirante ou détestable, à voir…

Apparemment ça ne lui fait ni chaud ni froid que je le mate alors pourquoi est-ce que je me gênerais. Son trip festif est plus important que mon indiscrétion assumée. J’avoue que j’aime bien ça. Et là c’est plus fort que moi. Des pièces de puzzle se rapprochent se heurtent s’écartent revienne t s’emboîter pour se rejeter.

¡Mujer! Tu n’es pas une pute de paparazzi ni une fouille merde de secret de famille ! Fouille merde si sans doute un peu mais pas ce genre de truc. Pourtant cette famille, sur la mixité, elle a des choses à dire ! Ça a tout de même plus de poids que la parole d’un petit étudiant de licence en herboristerie ! Et pourquoi donc ? Pourquoi sa parole aurait plus de poids ? Le pouvoir ma grande, l’argent, tous ces trucs qui inspirent les gens et leur imaginaire ! Ouais mais je ne travaille pas sur de l’imaginaire ! Mais t’es pas obligée d’écrire et encore moins de publier si jamais c’est du vent ce fils à papa qui joue les rebelles. C’est l’argument intérieur qui fait mouche. C’est vrai que ce serait idiot de laisser passer une opportunité ! Si je n’en ressors rien et bien tant pis je n’aurai rien à me reprocher. Je me demande maintenant quelle approche serait la meilleure.

Je prends mon verre et traverse la piste qui me sépare des banquettes du fêtard et de sa bande de complices.

“Bonsoir Monsieur Arkeonkane. Vous passez une bonne soirée ?”

Non mais n’importe quoi. J’imagine déjà la réponse et l’humiliation :

“Parfaite Miss et si je pouvais la poursuivre avec les amis que j’ai invités, ce serait parfait.”

Je vois même son sourire narquois et dédaigneux. Il vaut mieux jouer plus finement. Deeper Underground de Jamiroquai attrape mes oreilles et mon groove. Je lève mon verre et un sourire en direction du rejeton de la famille de nobles grecs, toujours si ma mémoire est bonne. Ma tête bouge au rythme du titre qui date déjà de presque quatre ans mais qui a gardé toute son efficacité. Après une gorgée qui interrompt le dodelinement de ma tête j’abandonne ma coupe martini et son liquide coloré sur le comptoir pour descendre de mon tabouret _ sauter _ aurait été plus exact et me diriger vers la piste et céder aux syncopes de la caisse claire et de la basse. J’adore ce titre et je n’ai pas besoin de me forcer pour me laisser aller à danser. Je sens mes yeux se mettre à pétiller. Mes yeux, avec ma bouche, ce qu’il y a de mieux chez moi, enfin, c’est ce que je crois… Mes épaules se sont jointes à ma nuque et mes hanches itou. Je ne peux pas nier que ma culture latine mâtine un peu la chorégraphie qui se voulait plus funky, mais on ne se refait pas et cela ne va pas et ne doit pas gâcher mon plaisir. Reste plus qu’à espérer que ma proie aime Jamirokai et soit assez intrigué que je ne le harcèle pas, le tout, bien sûr avant d’envisager une nouvelle stratégie si celle-ci n’est pas payante...
 
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