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 Quick-Quotes Quill, ft Idalina.

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Elvis C. ArkeonkaneElvis C. Arkeonkane
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MessageSujet: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyDim 10 Nov - 11:21

Quick-Quotes Quill
Elvis & Idalina



- Et- et puis tu l'as vu elle avec ses gros boobs là ! Mais les mecs, j'vous jure qu'elle me fixait ! J'comprends pas parce que moi j'étais là, tranquille, j'demandais rien et puis elle est venue s'asseoir sur moi j'ai pas compris !

C'est pas très rigolo, mais tu te penches quand même en avant, ricanant contre le goulot de ta bouteille comme un fou furieux. Tu vois flou. T'as trop bu. Damn. Alors c'est ça que d'être bourré ? Tu t'le demandes, à chaque fois que tu finis dans cet état et que tu trouves aucune explication assez logique pour t'expliquer. Ton corps est une balance, qui tangue de droite à gauche, puis dans l'autre sens - et quand tu relèves les yeux sur la foule abondante, c'est un véritable kaléidoscope de couleurs, un ensemble de mouvements, de personnes, dont tu n'arrives plus à distinguer précisément les corps derrière la barrière de tes larmes rieuses. Bon sang, mais ton ventre te fait mal, pourquoi il te fait aussi mal?T'es toujours en train d'te bidonner mais ton rire est silencieux et c'est comme s'il s'extirpait de ta bouche de toute sa force au point de forcer sur ta mâchoire pour l'ouvrir en deux.

Ces rires là sont les meilleurs.

La table du fond de la boîte. C'est celle que vous préférez, parce qu'il y a de la place pour tout le monde et qu'en même temps c'est marrant de se serrer pour pouvoir tous s'asseoir. De toute la bande, t'es de loin celui qui consomme vraiment sans compter. Tu préfères user tes propres économies que d'aller voler à tes parents, et quand bien même tu le faisais, t'es assez prétentieux pour te dire que le fric t'appartient aussi. Ouais, t'es bourré, mais bien moins que tous tes autres potes. Toi, le vil caméléon, tu ressens le besoin de jouer tout le temps - parce qu'en même temps que tu joues, t'es aussi le mec le plus sincère du monde. Ils se taisent tous, t'en profites pour secouer les pans de ta veste pleins de miettes de pains. Ici, tu ne serais pas étonné de croiser des connaissances.

La meilleure vue est au bar, pour pouvoir t'en assurer. Ce serait pas un problème, tu serais plus du genre à les inviter à ta table plutôt qu'à les fuir. Simplement, ils ont tous une vision de ta famille tellement... idéalisée, falsifiée, fausse.Toi, tu sais ce que tu vaux comparé à tous ces nobles pompeux, qui s'occupent plus de ce qu'ils gagnent que du bonheur qu'ils transmettent à leurs clients. Tes potes, c'est un peu ta joie de vivre, même si tu la trouves ailleurs aussi. Ils sont tout ce que tu n'es pas, et tu es tout ce qu'ils ne sont pas. Ça t'plait, parce que t'as pas à faire semblant. N'empêche que t'as beau faire le malin, le statut qui t'as été imposé et le nom que tu portes restent les mêmes. T'es Elvis Clarence Arkeonkane, t'es le fameux fils rébut de la famille - le caméléon, le presque bonimenteur, le hors-la-loi qui a échappé au baptème et qui aime clamer la vérité même si elle peut le salir de la tête aux pieds. Tu flippes devant rien et eux, ils n'aiment pas ça du tout.

Déjà rien qu'avec la tenue - un accoutrement qui reste chic malgré les couleurs vives, qui passent aussi facilement du rouge au jaune que du blanc au noir. T'es loin d'être dans le paraître, t'as besoin de te sentir vrai et sincère envers toi même pour être heureux. Alors, leurs inepties à deux balles que tes darons te rappellent au sujet du code vestimentaires et des lois de leur fesses de la si parfaite famille aristocratique, autant dire que t'en as rien à carrer. Ils te considèrent comme un pantin, mais eux sont des guignols. D'ailleurs tu te commandes un nouveau verre en espérant tenir celui là aussi bien que les précédents, quand ton pote de droite se penche à ton oreille.

- T'es observé. Une dame j'crois, regarde, regarde !

Il désigne un endroit dans votre champ de vision, et au début tu captes pas. Il y a trop de monde et t'en conclus que le mec a trop picolé. Ça t'fait rire, encore, mais tu sais très bien que tu te moques parce que tu sais qu'il y a effectivement quelqu'un qui te regarde. Tu sais pas bien qui, mais c'est probablement un ou une inconnue qui connaît ton identité. T'attrapes d'une ferme main ton verre quand le serveur passe te la déposer et te désintéresses presque aussitôt de ce qu'il vient de te dire. Tu reviens dessus, quelques instants après, quand ça revient t'titiller et que tu te demandes si c'est quelqu'un qui peut porter préjudice à ta famille. Une vieille parano qui te sembles disproportionnée - mais t'as appris à t'en méfier avec tout ce que disaient tes parents.

- P*tain mec, t'sais quoi, j'pensais être tranquille ce soir...

Ça t'fait plus marrer que pleurer. Tous ces gens qui te suivent, tu les vois comme des petites fourmis qui courent après une traînée de miel. Qu'est ce qu'elle va bien pouvoir te dire, vous vous entendrez même pas. Finalement vous passez outre, toi, pas complètement, parce que tu sais que même si tu la vois pas, tu sais qu'elle est là pas loin de toi. La journaliste.




 
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyMer 13 Nov - 4:44

Depuis le mois de janvier, les choses semblaient s’arranger. J’avais réussi à prendre du recul sur certains projets et d’autres étaient venus les remplacer. Faire le deuil n’avait pas été aisé et mon amour propre en avait pris un coup. J’étais tellement persuadée de tenir l’affaire de ma carrière que je ne m’étais jamais posé la question d’un éventuel échec. Je ne savais pas trop où j’avais merdé, à quel endroit la piste s’était perdue, mais les choses en avaient été ainsi. Peut-être parce que je me berçais de trop d’illusion sur moi-même et mon pouvoir de persuasion ?

Shakira et Billy Crawford égrenait ce qui paraissait être leurs seules chansons respectives. Le matraquage médiatique ne connaissait pas de pause tandis que je payais le Hasta Siempre au comptoir de cette boîte dans laquelle j’avais l’impression de m’être égarée. Après avoir un peu dansé sur quelques titres à la mode et découragé quelques avances, j'étais retournée au bar pour laisser passer les titres un peu trop "faciles". Oui un peu difficile question musique. Pourtant je n’étais pas étrangère à ce genre d’endroit. C’était aussi là que l’on pouvait prendre le pouls de l’air du temps, si tant est que cette expression ait un sens. Hasta Siempre, un nom qui sonnait un peu comme un accent de nostalgie de l’Argentine, pour moi qui détestais ce sentiment que je jugeais rétrograde et pleurnichard. A quoi bon regretter quelque chose qui ne reviendra de toute façon pas ? Il valait mieux se projeter vers l’avenir et les surprises qu’il nous réservait, c’était bien plus excitant. D’ailleurs y avait-il une meilleure raison que d’être à l’avant-garde de fréquenter Atlantis ? Je ne savais pas où allait mener cette expérience de mixité, mais j’avais le sentiment qu’elle justifierait l’avenir de la magie sur notre “belle” planète.

Et puis dans ce genre d’endroit on pouvait avoir de belles surprises. Je déteste la presse people, mais le hasard fait parfois bien les choses et une proie inattendue pouvait très bien croiser malencontreusement mes pas. Après tout, il tenait souvent tant de place dans les plus grandes avancées qu’on pouvait parfois se demander pourquoi on se cassait la tête à programmer des rencontres, des recherches.

Assise sur mon tabouret de bar, les jambes sagement croisées comme une fille respectable, je portai ma coupe martini aux lèvres. Comment avais-je réussi à me hisser sur ce truc de skaï ? Parfois on fait les choses sans y penser et puis si on n’a pas peur de casser son talon, l’arceau horizontal faisait, un barreau d’échelle fort convenable pour les formats de poche comme moi. Je regardai avec un brin de jalousie cette fille à deux mètres de moi. Combien mesurait-elle ? Un mètre soixante-dix, quinze au bas mot ? Mes yeux descendirent à ses pieds. Et en plus elle mettait des talons !... Le genre de fille qui vous donne envie de se terrer dans les coins d’ombre, moi qui adore la lumière !

Bizarre me direz-vous pour une fille qui se plaît en noir. Cet hiver oui pour moi c’était le noir l’incontournable et puis le noir est indémodable. Petite robe noire avec juste ce qu’il faut de voile de dentelle en haut et en bas et de paillette pour être certaine que j’étais dans un endroit de gaieté. J’avais hésité entre des bas noir ou gris, impensable de mettre le nez dehors en février sans me couvrir les jambes. Peur que trop de noir me fasse passer pour une madone en deuil, et puis le miroir avait réussi à me détromper et c’était vrai que ma robe avec ses volant d’où émergeait des franges légères de plume d’Autruche n’avait rien de funéraire surtout si l’on considérait mon décolleté masqué de cet adorable voile de dentelle. ¡Por favor, sin juicio! Je vaux bien quelques autruches et puis si ça se trouve, on leur prend les plumes sans les tuer et j’avoue, je n’ai pas assez de considération pour la faune pour me soucier de ce genre de détail.

Je reposai mon verre sur le zinc. il venait de me rappeler la longueur de mon nez! Lorsque les verres ne s’appuient pas sur votre arête nasale, c’est son reflet qui vous rappelle sa taille, avec beaucoup d’exagération qui plus est. L’action, c’est ce qui me redonne de l’assurance. Ça, ça fait longtemps que je l’ai compris. J’assume le fait d’être une petite égocentrique et je le paie en complexes physiques multiples et variés : ma taille trop petite, mes seins minuscules et mon nez proéminent. Lorsque papa voulait me rassurer, il ne faisait qu’empirer les choses et maintenant qu’il n’est plus là, ses paroles de réconfort me manquent. Lorsque je passe à l’action, seul mon but compte et j’oublie le regard que les autres portent sur moi. Et d’ailleurs…

Je plissai les yeux pour tenter de filtrer les lumières et les contre jours parasites. Le genre de trucs qui vous font prendre des dragons pour des chimères. Pourtant j’étais à peu près sûre de moi. Ce type là-bas… Toute sa famille faisait régulièrement la une des journaux… Oui c’était bien ça. Les Arkeonkane!... Le genre de famille sur lesquelles on se pose pléthore de questions ne serait-ce que parce qu’elles affichent un peu trop de bons sentiments parfois contredit par une certaine arrogance en même temps que son train de vie fait assez de jaloux pour que chacun puisse y voir le mal se dessiner derrière. D’autant que si ma petite culture people était à jour la nombreuse progéniture faisait très hétéroclite entre les deux associés sur lesquels nombre de questions restaient sans réponse quand-à leurs activités et lui là.  J’avais un trou là. Son prénom ? En tout cas c’est celui qui de notoriété donnait du souci à ses géniteurs, voire la famille en entier, mais les gens exagèrent toujours.

Pour ma part j’ai peut-être exagéré sur l’insistance de mon regard dans sa direction. Elle n’est apparemment pas passée inaperçue. Tant pis lorsque c’est comme ça, autant assumer. Je n’allais pas faire celle qui regarde ailleurs lorsqu’elle est prise en flagrant délit de curiosité. Je décide de soutenir son regard en tout cas quelques secondes, le temps de détailler le bonhomme que je ne connais que par les affiches des tabloïds. Dans l’ombre de son recoin, j’ai un peu de mal à distinguer les couleurs, mais l’allure générale est un plutôt élégante. Monsieur sait faire la fête en gardant son standing. Le tout est un peu gâché par le l’impression qu’il est un peu over limit et un peu trop accroché à sa bouteille ne je ne sais pas trop quoi de là où je suis mais qui n’est pas de l’eau minérale. D’ailleurs le sourire qu’il arbore est plutôt le sourire niais de ceux qui ont un peu trop confié leur lucidité à cette même bouteille. Pourtant subsiste dans son regard une insolence qui peut être, au choix, attirante ou détestable, à voir…

Apparemment ça ne lui fait ni chaud ni froid que je le mate alors pourquoi est-ce que je me gênerais. Son trip festif est plus important que mon indiscrétion assumée. J’avoue que j’aime bien ça. Et là c’est plus fort que moi. Des pièces de puzzle se rapprochent se heurtent s’écartent revienne t s’emboîter pour se rejeter.

¡Mujer! Tu n’es pas une pute de paparazzi ni une fouille merde de secret de famille ! Fouille merde si sans doute un peu mais pas ce genre de truc. Pourtant cette famille, sur la mixité, elle a des choses à dire ! Ça a tout de même plus de poids que la parole d’un petit étudiant de licence en herboristerie ! Et pourquoi donc ? Pourquoi sa parole aurait plus de poids ? Le pouvoir ma grande, l’argent, tous ces trucs qui inspirent les gens et leur imaginaire ! Ouais mais je ne travaille pas sur de l’imaginaire ! Mais t’es pas obligée d’écrire et encore moins de publier si jamais c’est du vent ce fils à papa qui joue les rebelles. C’est l’argument intérieur qui fait mouche. C’est vrai que ce serait idiot de laisser passer une opportunité ! Si je n’en ressors rien et bien tant pis je n’aurai rien à me reprocher. Je me demande maintenant quelle approche serait la meilleure.

Je prends mon verre et traverse la piste qui me sépare des banquettes du fêtard et de sa bande de complices.

“Bonsoir Monsieur Arkeonkane. Vous passez une bonne soirée ?”

Non mais n’importe quoi. J’imagine déjà la réponse et l’humiliation :

“Parfaite Miss et si je pouvais la poursuivre avec les amis que j’ai invités, ce serait parfait.”

Je vois même son sourire narquois et dédaigneux. Il vaut mieux jouer plus finement. Deeper Underground de Jamiroquai attrape mes oreilles et mon groove. Je lève mon verre et un sourire en direction du rejeton de la famille de nobles grecs, toujours si ma mémoire est bonne. Ma tête bouge au rythme du titre qui date déjà de presque quatre ans mais qui a gardé toute son efficacité. Après une gorgée qui interrompt le dodelinement de ma tête j’abandonne ma coupe martini et son liquide coloré sur le comptoir pour descendre de mon tabouret _ sauter _ aurait été plus exact et me diriger vers la piste et céder aux syncopes de la caisse claire et de la basse. J’adore ce titre et je n’ai pas besoin de me forcer pour me laisser aller à danser. Je sens mes yeux se mettre à pétiller. Mes yeux, avec ma bouche, ce qu’il y a de mieux chez moi, enfin, c’est ce que je crois… Mes épaules se sont jointes à ma nuque et mes hanches itou. Je ne peux pas nier que ma culture latine mâtine un peu la chorégraphie qui se voulait plus funky, mais on ne se refait pas et cela ne va pas et ne doit pas gâcher mon plaisir. Reste plus qu’à espérer que ma proie aime Jamirokai et soit assez intrigué que je ne le harcèle pas, le tout, bien sûr avant d’envisager une nouvelle stratégie si celle-ci n’est pas payante...
Elvis C. ArkeonkaneElvis C. Arkeonkane
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyMer 27 Nov - 13:31

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Tuuuu le savaiiiis. Tu le savais ! C'était une évidence. T'as posé ton verre avant qu'elle n'arrive devant toi en forçant sur ton sourire. Tu n'as jamais aimé les interviews, tu les supporte à peine. Quand tu réponds, t'es honnête, tu soignes tes réponses et t'essayes pas de te donner une image qui n'est pas la tienne, mais tous les journalistes sont des parasites.Tu ne les vois jamais arriver, mais quand ils débarquent, c'est à dix, vingt, quarante, soixante. Et ils te lâchent pas ! Heureusement, tu as les épaules assez fortes pour réussir à les supporter, ce qui n'est pas le cas de tes frères bien que particulièrement indulgents, ni celui de ta pauvre mère qui n'assument le feu des projecteurs qu'autour de la table ou celui de ton père qui les trouve niaises. Force est de constater que tu es un peu l'emblême d'une vérité en elle même, critique et raisonnée malgré tout ce que l'on peut penser de ton indifférence naturelle, autant envers ta famille qu'aux choses matérielles, ou envers la politique, les arts, tout ce qui ressort de la réflexion. Ils pensent que tu ne réfléchis jamais et que comme ton cousin Bartholomew, la drogue et l'alcool sont tes seules préoccupations dans la vie. Quand tu les entends ricaner dans ton oreille, tu préfères te taire. Ouais, c'est une question de fierté, d'honneur, de victoire. Tu ne te défais pas de ton sourire pour autant, tu lui accordes même une petite faveur.

- Bonsoir Madame, mais très bonne je vous remercie. Que puis-je faire pour vous ?

Tu lui réponds en espagnol, l'accent maladroit mais sexy, avec un peu de velours sur la langue et des yeux qui pétillent d'alcool. Aussitôt que tu l'as salué, elle s'en va déjà. Ce n'est peut être pas une journaliste finalement, pour ton plus grand bonheur. Tu relèves le menton, tu la regarde par-dessous tes cils, tes yeux bifurquent sur la courbe de ses épaules et de ses hanches tandis qu'elle se dandine sur la piste. Ça te donne à toi aussi l'envie de danser, d'aller te changer les idées pour t'enfuir loin des conversations au sujet du sexe et des bonnes femmes aux seins juteux que vous avez depuis une heure. Finalement même si vos banalités amicales font office d'échappatoire à ta vie lourde de codes et de règles, tu finis toujours par en revenir à ton authenticité pour rester entier. Tu n'es pas quelqu'un de facile Elvis, loin de là, et se convaincre du contraire serait comme essayer de changer de méthode pour trouver la solution à un problème arithmétique.

Tu te lèves sans abandonner ton verre. Tu as le regard qui louche et les jambes lourdes. Ta tête l'est tout autant. Tu ne zigzagues pas entre les gens, ce sont plutôt eux qui te poussent tant tu ne sembles pas les voir quand tu papillonnes lourdement des paupières. À quelques centimètres à peine de la journaliste, tu sens du mouillé sur ton tee-shirt et ta main. Ton regard croise celui d'un grand homme que t'ignores délibérément, même s'il vient de te bousculer et que la moitié de ton verre s'est renversée sur toi. Tu t'en rends pas compte. À quel point tu peux être ridicule à trébucher sur tes deux pieds et à tanguer de gauche à droite sur tes deux jambes. Tu gardes précieusement ce qu'il reste de ta boisson dans ta paume et te colle à la journaliste par derrière, commençant assez naturellement à suivre ses mouvements, à reproduire les accortes dandinements de ses hanches. Ta main s'incrustre sur sa hanche, tu te tiens à elle plus que tu ne t'occupes de pouvoir la toucher.

- Pourquoi m'observiez-vous ?

Tu profites de la proximité pour lui glisser assez fort ces quelques mots dans l'oreille. Qu'elle en soit réjouie ! Il n'y a pas beaucoup de femmes qui engagent une conversation avec le fils Arkeokane de cette manière là. Un simple murmure. Tu ne restes pas indifférent à sa réaction, t'as hâte de sentir ce petit frisson sous ton doigt derrière le lobe de son oreille. Index qui trace le contour de celle-ci et qui se faufile à la racine de ses cheveux pour rabattre une mèche rebelle à sa place. La musique est entraînante en prime, ça t'donnes envie de faire n'importe quoi ça. D'un bras, tu la ceintures ; là, t'as moins de mal à tenir debout. Tu lui propose ta boisson non sans un sourire, lui glissant sous les yeux. Qu'elle savoure l'honneur de pouvoir boire dans le même verre qu'un futur héritier du trône.



 
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptySam 30 Nov - 4:03

Rien n’était moins certains que ma stratégie soit payante. Je comptais sur plusieurs facteurs qui n’étaient pas avérés. Est-ce que ma cible était aussi fêtarde et débauchée que sa réputation le disait ? Les tabloïds ne font pas leurs choux gras des moments où les célébrités sont bien tranquillement installées dans leur canapé à regarder la télé ou dans leur bureau à traiter des affaires ennuyeuses. En même temps, nul besoin pour faire la fête de se mettre la tête à l’envers au point de se retrouver à la une de ces magazines… J’espérais bien donc que si je parvenais à ne pas immédiatement me révéler immédiatement comme journaliste mais plutôt comme noctambule plus ou moins en quête d’aventure, il me reconnaîtrait comme de la même engeance que lui. En second lui, j’avais misé sur sa curiosité couplée à un état d’ébriété qui pourrait lui faire oublier bien des précautions. Dans le catalogue de cliché qui encombrent mon esprit, une quelqu’un qui vous observe sans entrer directement en contact avec le genre de personnage que je pensais être Elvis C. Arkeonkane devait fatalement l’intriguer. Dans l’histoire je devais payer un peu de ma personne et passer au moins un temps pour une écervelée qui ne pense qu’à jouer de la nuit qui s’offre à elle et en dernier lieu c’était aussi au passage un petit test narcissique. Est-ce que malgré les tares physiques que mon miroir me jetait à la figure chaque fois que je passais devant, il me restait un peu de capital séduction. Normalement si le peu que je sais sur le personnage était exact, je n’aurais pas longtemps à attendre. Une chose cependant me rendait moins certaine de ce que je faisais. L’héritier de la maison Akéonkane ne devait sans doute pas souvent apparaître en public comme ce soir sans une escorte de paparazzi et là je n’en avais détecté aucun. Soit c’était mon jour de chance, soit mes antennes avaient grillé, soit encore j’allais faire la une des tabloïds en compagnie du soi-disant débauché grec ce qui… Je ne préférais pas penser à la rage qui serait la mienne si cela arrivait.

Dans ma danse d’approche, le plus difficile était de faire celle qui se désintéressait de sa cible. On ne peut pas imaginer combien de pensées contradictoires vous traverse à ce moment de la traque et ne semblent avoir qu’un seul but jeter un œil vers le recoin où votre proie se terre avec son aéropage d’ami où doivent bien se cacher quelques parasites… Est-ce qu’il m’a bien vue ? Est-ce qu’il me regarde ? Est-ce que les infos sur lui sont bonnes ? Est-ce une bonne technique d’approche ? Et s’il était parti ? C’est peut-être la pire celle-ci. M’imaginer me trémousser alors que cette petite bande de fêtard a déjà quitté les lieux pour aller finir leur nuit de débauche ailleurs et soudain prendre conscience qu’on fait son petit numéro pour personne, du vent, un accio avorté.

Et puis l’ombre dans laquelle la bande de bambochards a élu refuge se déchire doucement à la faveur des faisceaux colorés et des paillettes de lumières qui tournent autour de la piste de danse. On ne peut pas dire qu’il soit de la toute première fraîcheur si j’en juge par son impossibilité à tenir compte des personnes qui se trouvent sur son chemin. Heureusement le public des boites de nuits est accoutumé à ce genre de désagrément et c’est comme s’il l’incorporait à leur danse. Il me suffit d’un pinceau furtif vert qui lui balaie le visage pour que je reconnaisse le sang pur qui a attiré mon attention quelque minutes plus tôt. Il n’aurait plus manqué que ça que ce soit un de ses acolytes qui viennent vers moi ! A la faveur d’une vibe, je pivote pour lui tourner le dos et laisser libre court à un sourire de triomphe. Les choses sérieuses vont bientôt commencer.

Et je ne pensais pas si bien dire en matière de choses sérieuse. Cabrón ! Ce mec est rapide ! Je le sens se coller à moi et je serre les dents. Encore un qui croit que le cul des filles n’est bon qu’à se frotter contre ! Sa main sur ma taille à côté de sa moiteur collée contre moi n’est rien. Je lutte contre une irrépressible envie de… De quoi ? Je ne sais au juste en tout cas un truc un peu sanguin genre une gifle, un coup de genou dans son entre-jambe… Un truc qui consoliderait encore la réputation des latinas d’être impulsives allumeuses avec un relent d’éducation catho qui les empêche d’assumer. Que no soy mojigata ni feminista! Ça n’empêche pas de ne pas supporter de n’être considérée comme un objet ! Mais le chasseur doit parfois supporter les désagréments de son propre piège. Je n’estime pas ma prise assez ferrée pour la repousser déjà et me plie à son entrée en matière de dance floor.

Son haleine est chargée comme il se doit d’alcool et son poids sur moi me confirme son état d’ébriété.

“Oh ! Hablas español?
Sans doute que je suis curieuse...”


Je laisse une seconde se couler entre nous avant de poursuivre.

“Je pensais avoir reconnu Elvis Arkéonkane...”


Son entré en matière est de plus en plus insupportable. Je cherche en moi les raisons de faire bonne figure, exercice d’autosuggestion difficile. Dis-toi ma belle, que tu as un certain pouvoir sur les hommes. C’est pour la bonne cause, si tu décroches un papier digne de ce nom, cela te paraîtra un moindre mal...Allez ! il n’est pas en possession de tous ses moyens !... Pour chacune de ses idées, son revers est capable de réduire à néant tous les efforts, mais finalement, un sourire amusé se peint sur mes lèvres. Ma nuque se plie au manège de son doigts et je pose mes mains sur le bras qui me ceinture. Heureusement qu’il a encore son verre en main sinon ce mec aurait déjà les mains sur mes seins !

Je fais celle qui n’a pas vu le verre et pose une caresse sur sa joue et pour pivoter sur moi et lui faire face, un sourire enjôleur aux lèvres. Je suis encore collée serrée à lui, mais j’ai un peu plus l’impression de maîtriser.

“Mais apparemment je n’ai pas cette chance.”

J’ai bien conscience de jouer un peu serré. Je ne sais pas trop comment il va recevoir cette feinte. Il peut soit en être vexé soit au contraire s’en flatter et profiter de ce soi-disant anonymat ou encore dévoiler son identité, ne serait-ce que par vanité, cette vanité que je lui prête du peu que je connais de lui et que je sais des familles de sang pur.

Pour le moment je profite de pouvoir enfin le détailler. Il a encore un visage de gamin. Des traits fins et à la fois un peu anguleux lui donnent un charme supplémentaire dans lequel on lit cette assurance qui n'appartient qu’aux aristocrates, même s’ils font tout pour échapper à leur rang, leur héritage et leur éducation. Il en reste toujours de cette morgue qui vous rappelle que vous n’êtes pas du même monde, mais qui est capable de vous donner envie de vous y brûler les ailes. Attention danger.
Elvis C. ArkeonkaneElvis C. Arkeonkane
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptySam 25 Jan - 8:54

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T'es tellement saoul que t'es pas capable de te rendre compte que ton comportement le dérange. En même temps, t'es pas plus tactile que d'habitude : tu te contentes simplement de te taper tes meilleurs déhanchés dans son dos et t'as pas vraiment d'autres idées comme des idées salaces qui te traversent l'esprit pour le moment. Tes lèvres se tirent en un adorable sourire, tu lui réponds "Sí, hablo un poco de español", avec le même accent laborieux que l'alcool rend maladroit. Tu sais parler espagnol avec toutes les belles espagnoles, de toute façon.

Comme, tu sais parler italien, avec n'importe quelles fougueuses italiennes. Et cela va de soit, que s'il le faut, tu sais même parler français, pour n'importe quelle jolies françaises ! Tu t'adaptes Elvis, t'es comme ça. Pour autant, tu n'en restes pas moins vicieux. Tu es bien moins sensible aux blandices trompeuses des courbes féminines qu'on puisse le penser. Tu sais toujours ce que tu fais, pourquoi tu le fais, ce n'est pas une simple question d'aimer s'aventurer dans le cou d'une jolie femme.

La vipère s'est retournée sur sa proie. Tu as vu clair dans son petit jeu, elle n'est pas très maligne. Pas assez pour toi, en tout cas. Son regard brûlant ne t'atteint pas, tu la regardes, tu joues le jeu juste par sécurité, mais tu ne t'y adonnes pas. Assure t-elle avoir voulu rencontrer ta personne parce qu'elle croit que tu n'es pas toi, ou attend t-elle quelque chose en retour en jouant de la sorte ? La belle essaye de t'amadouer comme elle peut, mais à toi on t'la fait pas. T'es rusé Elvis, c'est pas pour rien que tu changes de forme et de caractère avec autant d'aisance. C'est pas compliqué de tromper quelqu'un quand on est aussi bon joueur que tu ne l'es.

- Je suppose... Que vous savez déjà ce que vous souhaitez lui dire si vous estimez ne pas avoir eu la chance de le rencontrer...

Elle doit tendre l'oreille pour t'entendre. Tu n'es pas quelqu'un qui se vexe aussi facilement. Tu sais que d'autres n'auraient pas accepté cet humour. Toi, tu te complais autant dans la popularité que l'anonymat, ça t'rend mythique. Cette journaliste te plait, mais elle sait pas dans quoi elle a décidé de s'engouffrer. T'esquisses une petite moue et boit pour trouver tes mots dans l'amer goût de ta bière. Elle vient de te flatter, là, ça t'fait sourire. Tu repenses à la façon qu'elle a eu de te complimenter, c'est tout chaud dans ton p'tit coeur.

- La chance...,que tu répètes alors, Une chance pour lui, surtout, sans aucun doute. Allons nous asseoir.

Tu sens que tu titubes quand tu la contournes un peu rapidement. Tu poses ton verre sur le comptoir, sèchement, prend place sur un tabouret et quand bien même t'as failli te ramasser depuis que t'es debout, tu lèves le doigt pour quémander encore un peu d'alcool. Ta tête est lourde, mais ton mal de crâne est plus embêtant. T'attends que la journaliste se rapproche. Puisse t-elle te pondre un bon article sur toi, et éviter d'écrire dans son journal qu'elle t'as croisé dans un bar dans un tel état d'ébriété.

- Al-Alors. Puis-je connaitre le nom de cette belle espagnole ?

Tu n'en fais jamais trop, Elvis, il faut toujours que tu te sentes obligé d'être un guignol. Après tout, la vie est une grande pièce de théâtre, et tu crois même que quelqu'un disait un jour que tous, jouaient dans la même !



 
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyDim 26 Jan - 15:35

Les ragots sur la vie dissolue d’Elvis Arkeonkane semblent devoir se vérifier. Visiblement l’alcool a déjà fait son œuvre sur lui. Honnêtement je ne sais pas si c’est un bien ou un mal pour moi. Cela pourrait bien me faciliter la tâche en matière d’approche, mais en même temps si c’est pour avoir les confidences de un borrachon, je ne vois pas l’intérêt. Mais maintenant que j’ai entamé mes manœuvres, pas trop moyen de reculer et puis je verrai bien ensuite si je jette ou si j’utilise ce que je parviendrai à obtenir.

En tout cas il peut s’avérer drôle même si je n’obtiens rien ce soir. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsqu’il tente de me répondre en espagnol. Bel effort même si l’accent est à couper au couteau. Mais je suis compréhensive de ce côté, je suis bien consciente qu’ici, mon accent argentin doit s’entendre à des miles à la ronde, même si d’aucuns disent qu’il a son charme. Ce fameux charme de l’exotique ! Bref, s’il ne se montrait pas aussi collant, il pourrait être de bonne compagnie. Mais ma fille, je me dis, à la guerre comme à la guerre et prends ça du bon côté. Je ne sais pas trop s’il a réellement envie de me draguer ou s’il me teste, mais bon si je peux m’éclater au passage pourquoi pas ?

La seule chose qui me dérange et non des moindres c’est sa façon de se comporter comme s’il était en terrain conquis. En voilà un qui mériterait de se prendre quelques râteaux de temps en temps, mais sa situation risque d’être un trop beau passeport pour les lui éviter. Du coup, je me demande si une manière de m’amuser ne serait pas de lui montrer qu’on peut aussi lui résister. Mais je dois me concentrer sur mon objectif principal et il est bien possible qu’il soit incompatible avec mon désir de le mortifier un peu…

Pour l’heure je continuais donc à danser et la musique aidant je gardais un sourire réjoui malgré la question presque incompréhensible que le jeune fêtard venait de me poser. Faites-moi penser à éviter de boire lorsque les affaires sont engagées. Je retournai la question quelque secondes dans mon esprit pour être certaine de ne pas commettre d’impair dans ma réponse. Si je savais quoi dire à l’héritier des Arkeonkane, certes, même si cette rencontre était somme toute impromptue. J’avais l’habitude de faire preuve d’initiative et j’étais aussi capable d’improviser, même si j’aimais préparer mes entretiens. Par contre si j’estimais ne pas avoir eu la chance de le rencontrer ? C’était clairement stupide. S’il n’était pas Elvis le fêtard, il ne présenterait sans doute plus aucun intérêt.

“Si je le rencontrais. Tout à fait.”

Le petit jeu que nous venons de commencer va me demander beaucoup de concentration c’est sûr. Inutile d’être professeur de divination pour comprendre qu’il a décidé de jouer avec moi autant que moi avec lui. C’est ça l’inconvénient lorsqu’on est obligée d’avancer masquer, l’autre peut en faire autant. J’aurais pu compléter ma réponse en dévoilant que j’étais journaliste, mais rien ne m’assurait qu’il ne se sauverait pas ensuite. Visiblement, il n’était pas encore suffisamment détendu avec moi _ je n’ose pas imaginer son comportement s’il l’avait été _ pour accepter de se faire accoster par la presse en pleine fête avec ses potes. Le petit sourie qu’il consent à dessiner sur son visage ainsi que le demi compliment qu’il m’adresse tendent à me donner de l’espoir, mais je commence à me demander si je n’aurais pas mieux fait de jouer carte sur table. Mais comme on dit quand la bièraubeurre est versée, il faut la boire…

C’est à mon tour de sourire d’ironie lorsqu’il donne son ordre. Il aurait claqué des doigts pour appeler son Elfe de maison, il n’aurait pas été plus désinvolte. C’était bien les manières d’un bourgeois qui croit qu’il n’y a qu’à commander pour être obéi. Cette façon de faire à toucher au vif mon orgueil. Je devrais laisser courir et le suivre. C’est ce que demande la stratégie que j’ai choisie, mais non. Pour qui se prend-il? Je n’arrive pas croire qu’il est ainsi avec tout le monde ou toutes les femmes ou bien ? Ou alors c’était juste avec moi ? Je n’avais pas joué les effarouchées mais de là à me prendre pour son toutou !... Mon instinct, j’ai horreur de lui, me dit que je dois réagir alors je le laisse me contourner et se diriger vers le comptoir. Il aurait pu nous trouver une banquette un peu plus confortable mais bon. Déjà il s’est éloigné de ses amis vers qui je jette un regard furtif, tandis que je continue de danser comme si je n’avais pas entendu l’injonction céleste de ma cible. Heureusement le morceau touche à sa fin et me permet de la rejoindre avant qu’elle ne refroidisse. A la manière dont il s’est dirigé vers son tabouret, il n’ira pas très loin ni très vite. Quand je le rejoins il est déjà resservi. Là ça commence à faire beaucoup pour me permettre d’avoir des réponses sensées de sa part. en même temps je ne suis pas sa nounou. Au pire, si nous parvenons à nous entendre, je décrocherai peut être un rendez-vous pour des circonstances moins… moins état second…

“Argentine. Argentine y me llamo Idalina Cadena Verduzco.”


Je roule des yeux en secouant légèrement la tête pour admettre que ce n’est pas très vendeur comme identité.

“On ne choisit pas n’est-ce pas ? Et vous ?”

Oh ! La grosse perche que je lui tends ! Avec un peu de chance, il va s’en saisir et me révéler son identité. Après tout, j’en ai fait autant ! La différence, c’est vrai, est qu'il n’a sans doute jamais entendu parler de moi alors que lui fait l’objet d’un papier presque toutes les semaines. Ce n’est que justice que sous cet aspect, les choses soient déséquilibrées en ma faveur acer depuis le début, c’est moi qui cours après le succès alors que lui n’a qu’à attendre et me laisser venir. Ah, non ! J’oubliais ! La deuxième chose qui pèse en ma faveur c’est son degré d’alcoolémie. Le genre de taux qui ne manque en général pas de vous faire commettre des erreurs. Encore fallait-il que je la joue assez finement pour ça…

Accoudée sur le comptoir, je me dis qu’ll faut tout de même que je me montre de bonne compagnie. Je lève un doigt en direction du serveur avant de mimer le bord d’un verre de mon index.

“Vous auriez un passoa-menthe s'il vous plait?”

Puis je me tourne vers le sieur Arkeonkane en souriant.

“Souvenir du Brésil… Vous connaissez le Brésil ?”


Je ne sais pas si je fais bien de lui fournir d’autres sujets de conversation que lui, mais ça me changera de sa drague lourdingue.
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyDim 1 Mar - 6:51

QUICK-QUOTES QUILL
Elvis & Idalina




Elle s'appelle Idalina Cadena Verduzco, et son nom a au moins le mérite d'être classe, et agréable à l'oreille. Inconsciemment, c'est comme ça que tu analyses déjà beaucoup les gens. Elle s'appelle  Idalina Cadena Verduzco et elle est magnifique, du moins, de ce que tu peux en voir au travers de ta vue qui commence à divaguer et de ta tête qui se laisse tomber sur le côté. Tu n'as pas fini de boire mais tu promets que ce verre sera le dernier. Après, tu comptes sur la bonté de cette journaliste pour te rappeler à l'ordre.

Tu pensais qu'elle allait continuer à jouer plus longtemps que toi, mais en fin de compte, c'est elle qui marque la fin de ton délire. Elle meurs visiblement d'envie de te parler, à toi, Elvis Arkeonkane. Le beau grec, l'aristocrate. Dans ces moments d'ébriétés, tu te plais à te la péter un peu. Après tout, tu te dois au moins bien ça. À la maison, tu passes le plus clair de ton temps à faire semblant face à ces têtes de cons. Ici, tu peux au moins réussir à te libérer un peu, ça ne fait pas de mal. Puis, c'est comme ça qu'on te connait après tout. Aussi farouche qu'un jeune poulain, aussi fougueux qu'un petit lion. Tu ne comptes pas ternir cette image pour le bien de tous. Elle te va à ravir.

- J'aurais osé croire que vous auriez voulu continuer un peu de jouer...Vous savez tr-très bien qui je suis Mademoiselle Verduzco, puisque de toute évidence, c'est avec moi que vous dansez et pas avec un autre. Mes amis m'avaient prévenu que vous sembliez vouloir me parler.

Tu bois une grande lampée de ton verre d'alcool avant de le reposer aussi sèchement sur le comptoir. Puis, comme si elle n'avait pas compris, et d'une petite moue joviale, t'esquisses un sourire et tu lui dis que tu t'appelles Elvis Arkeonkane. Tu ne te vantes pas de ton prénom, tu ne le cries pas sur tous les toits non plus. T'essayes d'être jovial, attentionné, discret, même. Ce qui te gênerait, c'est qu'elle puisse croire que tu es comme les autres, comme tes frères, comme ta famille, alors que tu es leur implacable contraire.

- Oh, vous savez je ne voyage plus beaucoup ces derniers temps. Alors je ne connais qu'à peine le Brésil, mais peut-être pouvez vous m'en parler un peu ?

Demain, si tes potes te rappellent cette soirée, tu risques probablement de ne plus te souvenir de la moitié de votre discussion. C'est à peine si tu te souviendras de son nom. Pourtant, tu ne risques pas d'oublier son visage. Ses traits fin, cette peau colorée à l'humeur du soleil, et puis ce ton, plein de chaleur, plein d'un accent tinté du Brésil. Tu t'en souviendras comme si elle était toujours là, devant toi, à te parler de sa vie.

- Pourquoi êtes-vous venu par ici, dites moi ? vous avez décroché un emploi pour le journal... Pour quel journal travaillez-vous, d'ailleurs ?

Tu n'as pas pensé à poser la question avant. Autant dire que même si les interviews ne te gênent pas, tu restes tout de même méfiant sur ce qui pourrait être raconté de toi... Bien que de toute évidence, tu finirais par oublier très rapidement ce genre d'âneries.



 
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MessageSujet: Re: Quick-Quotes Quill, ft Idalina.   Quick-Quotes Quill, ft Idalina. EmptyVen 6 Mar - 14:30

Je ne savais pas trop si je devais le laisser poursuivre sa descente en ébriété pour ma faciliter l’approche que j’avais entamée ou si je devais tenter de la modérer histoire d’avoir des réponses claires et crédibles au cas où les choses tourneraient en ma faveur. A bien y réfléchir, je préférais avoir quelqu’un de cohérent en face de moi et j’avais la sensation que le bel Elvis Arkeonkane n’allait pas le rester longtemps. Si j’avais espoir qu’une fois à jeun j’avais mes chances d’obtenir une interview intéressante, je voulais bien faire les capitaines de soirée ou les infirmières et le ramener chez lui, voire même à la rigueur finir dans son lit mais je n’avais pas la sensation que sa gratitude s’appliquerait jusque-là et puis l’imaginer en train de désaouler voire de vomir était un véritable tue l’amour en plus de me dire qu’il ne se souviendrait sans doute de rien. Il fallait que les sacrifices soient payés de retour ou alors qu’il me prouve que c’était un bon coup. Bref, il faudrait donc peut être que j'intervienne, s’il n’était pas déjà trop tard. A observer sa tête dodeliner à l’occasion d’une épaule sur l’autre, j’avais des raisons de le penser.

En même temps que je le regarde s’éthyliser, je me demande combien de temps notre petit jeu va durer. Je ne sais même pas s’il s’en rend compte et dans l’affirmative si cela l’”amuse ou non. Je me dis que s’il continue c’est que ça ne doit pas être si désagréable. Il va peut-être me demander de développer ce que je me suis préparer à dire ou à demander à son double imaginaire. Je me contente de sourire à cette sorte de théâtralité qu’il semble vouloir déployer. D’un côté, il fait celui qui est un autre cherchant à garder le masque et de l’autre, il se laisse aller à une sorte exubérance joueuse propice à lui faire peut-être faire baisser sa garde si le mot de trop venait à lui échapper. Evidemment je pouvais aussi me dire et il pourrait arguer de la même chose que cette éventuelle maladresse serait voulue. Avec les gens alcoolisés pas toujours très conscient du déroulement des choses, il faut s’attendre à tout.

D'ailleurs ça ne manque pas. Le raisonnement qu’il m’assène m’étonne à peine. Evidemment que c’est avec lui que je danse ! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ce serait un signal de fin de jeu et je peux bien avoir envie de parler même avec un parfait citoyen lambda. Je mets cela sur le compte de sa trop grande consommation d’alcool et ne cherche même pas à le contredire. De toute façon, le jeu est terminé et peut être pourrons -nous passer aux choses sérieuses, de mon côté en tout cas. Pour ce qui est de l’héritier de la famille Arkeonkane, ce n’est peut-être pas ce qu’il attend de la suite des événements.

Visiblement il me prend pour une débile. Que ne faut-il pas faire pour l’amour de l’art ! Forcément je sens mon regard qui pétille de malice et de gourmandise alors que le voile est définitivement levé et qu’il ne semble pas vouloir me fausser compagnie. Inutile de la cacher, pour moi un pas intéressant vient d’être franchi et c’est maintenant à moi de pousser mon avantage sans paraître aussi intrusive que les paparazzis dont il doit être la victime plus que régulièrement. Alors je lui réponds sur le même ton enjoué en me demandant comment je vais bien pouvoir lui demander l’interview qui sauverait ma soirée et peut être même ma semaine.

“Eh bien me voilà rassurée sur mes qualités de physionomistes. J’espère que vos... amis ne m’en voudront pas de vous avoir soustrait à leur compagnie ?...”


En fait personnellement, c’est le cadet de mes soucis. S’ils sont de véritables amis, ils seront capables de passer au-dessus de cet abandon et pour ma part, une telle occasion ne se reproduira sans doute pas avant un bon moment. Hors de question de laisser passer ma chance ! Si cela doit passer par encore un peu de patience et de doigté soit. Alors je me mets en demeure de lui parler du Brésil de ce pays qui a accueilli mes études de sorcière à Castelobrouxo en plein milieu de l’Amazonie. J’avoue que ces années me semblent déjà bien loin alors que je n’ai même pas encore atteint la trentaine. J’espère ne pas encore raisonner comme une vieille nostalgique. Non ! La nostalgie n’est pas la bienvenue chez moi même si je sais faire le compte des bons et des mauvais moments…

“... il y a sans doute autant de contraste entre la forêt amazonienne et les grandes cités, les riches et les miséreux ou encore la société moldue et les habitudes des sorciers. La mixité n’y est encore pas tellement en vogue…”

Si les britanniques avaient donné l’exemple, le mouvement qui semblait devoir faire cohabiter plus étroitement sorciers et moldus n’était pas universel loin de là et les pays latins si ma façon de catégoriser était bonne étaient bien moins enclins à se lancer dans l’expérience. Si l’on considérait les difficultés qui se présentaient sur Atlantis, on ne pouvait pas les blâmer.

Blabla, je me prête au jeu sans arrière-pensée en me demandant comment je vais bien pouvoir retourner la situation car sur le papier, c’est à moi que revient le privilège de poser les questions. Lorsque les rôles sont inversés ce n’est jamais très bien parti. Il faut juste en être conscient et reprendre la main dès que l’occasion se présente. Pour l’heure je me dis que le CV que je suis en train de brosser de ma personne ne pourrait que jouer en ma faveur. Mon journal n’est pas réputé pour faire concurrence aux tabloïds britanniques. Pas de gossip, mais juste des faits et des analyses en relation avec ce qui fait l’air du temps, qui caractérise le monde, bien loin des futilités et de la superficialité de ceux qui font la une simplement grâce à un nom bien exploité.

“Je travaille au Capoira bavard. C’est un journal un peu trop intègre et sérieux pour percer réellement. En outre, il est basé en Argentine. Je suis un peu envoyée spécial ici…”

Je ne peux retenir un sourire d’autodérision à ce terme. Envoyée spécial ! Pour moi ça ne veut pas dire grand-chose, mais je veux bien l’assumer si ça peut me permettre de continuer mon travail à Atlantis. J’ai assez bataillé pour décrocher cette mission, je ne vais pas faire la fine bouche sur la désignation de mon post. Si tous mes projets professionnels pouvaient aboutir, ce serait parfait. Hélas ce n’est pas le cas, mais cela fait partie du jeu et vous empêche de vous reposer sur vos lauriers… Travailler, encore et toujours pour s’imposer là où la plupart du temps les gens n’ont pas envie de voir traîner la presse tout en restant assez habile pour ne pas se faire détester, fouiner recouper les informations et travailler encore. Cela ne m’avait jamais fait peur. Enfin, depuis ma première déconvenue à l’école de journalisme. Je pensais, à l’époque, que ma plume pouvait me dispenser de travail et de rigueur et le comité d’évaluation m’avait bien fait comprendre que je n’étais pas une autrice de roman ou alors que je m’étais fourvoyée en arrivant là où j’étais. Cela avait été une humiliation que je m’étais promise de vite faire oublier, autant que je souhaitais la ranger au musée des horreurs à taire autant que possible.

Il était temps de profiter de l’ouverture proposé par le jeune Elvis Arkeonkane. Maintenant qu’il savait que j’étais journaliste et moi, qu’officiellement il était l'héritier des Arkeonkane, je pouvais plus facilement jouer carte sur table.

“Je m'intéresse à tout ce qui a trait à Atlantis et la mixité qu’elle abrite. Je tente de comprendre et de faire comprendre ce qu’elle change pour les non mages et les sorciers à tout point de vue et en particulier générationnel.”

Je tentai de planter un sourire complice dans le regard de mon débauché préféré, en tout cas préféré du moment.

“Vous comprenez pourquoi votre regard sur tous ces sujets peut m’intéresser…”

Je repoussai mon propre verre dont le niveau n’avait que peu évolué.

“Je crois que je peux me vanter d’être quelqu’un de sérieuse sans être ennuyeuse…”

Façon que je trouvais,sur le moment, habile, de demander si ma rencontre de hasard de cette soirée accepterait de se prêter à l’exercice de de l’entretien. Etait-il aussi en opposition avec sa famille que ses frasques et les tabloïds le laissaient supposer ? Pouvait-il me dépeindre ses divergences de vue avec l’ancienne génération sans tomber dans la caricature ? Pas certain surtout si j’en jugeais par son apparent degré d’alcoolémie... Ce qui était sûr c’est que je n’imaginais pas avoir fait tout ça pour rien. Ce serait à moi de faire la part des choses et de le cuisiner si besoin. Je pouvais même, pourquoi pas, demander une contre interview à sa chère famille...
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