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Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Le Centre-ville
 

 « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre

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Eira BlevinsEira Blevins
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MessageSujet: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyMer 6 Nov - 13:32

Vendredi 18 janvier 2002,

Son artiste de mère lui a envoyé une invitation pour le vernissage de son amie Ceridwen Jernigan pour ce soir. Eira la connaît très bien comme elle a été à de nombreuses reprises sa baby-sitter. Elle l'a initié à la photographie et lui a appris à voir l'invisible. Dans sa lettre, sa mère évoque longuement le thème de sa nouvelle exposition. Elle s'est associée à un photographe sorcier Broderick Starkey. Chacun a essayé de montrer que les mannequins qui peuplent les vitrines des magasins expriment la vie à travers des mises en scène où la magie s'en mêle.

La galloise a confié sa fille et sa chienne à ses meilleurs amis. Ce n'est pas la première fois qu'elle se rend à ce genre de soirée alors elle prend le temps de s'apprêter, de se coiffer et de se maquiller pour se fondre parmi les amateurs d'art. Sa tenue est un brin excentrique. Elle a choisi de porter une robe bordeaux et noire d'une créatrice moldue qui s'est inspirée des années folles dont elle a oublié le nom pour tout vous avouer. Une paire de talons vertigineux, un joli headband, un sautoir et une paire de boucles d'oreilles complètent la tenue. Elle peint ses lèvres en rouge et elle est prête. Sa baguette est à portée de main au cas où, la violence est bien trop présente sur cette île.

L'auror décide de transplaner juste devant la porte de la salle qui accueille cette exposition. Un vigile est présent à l'entrée, elle lui montre son carton et il la laisse passer. Son regard sombre se pose sur Ceri et elle lui offre un large sourire. L'artiste la rejoint et elles se font la bise. Elle lui dit : - Ceri, il y a beaucoup de monde ! Si l'un de vos clichés me séduit, tu me le mettras de côté pour que je l'offre à maman comme elle n'a pas pu venir ce soir. L'artiste lui fait un clin d’œil car elle sait à quel point sa meilleure amie est déçue de ne pas être présente ce soir. - Ma petite Chérie, choisis celles qui te plaisent et je te les ferai encadrer. Pour bien comprendre l'histoire que nous avons voulu vous conter, il faut que tu commences par celles exposés à l'ouest puis tu continues ton voyage dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Je te présenterai Bro après et nous pourrons trinquer. Là, je dois échanger avec des clients potentiels. Faire de la lèche n'est pas ma spécialité, tu le sais. La dure existence d'une artiste désargentée ! Après avoir éclaté de rire, Ceri file vers un groupe de riches acheteurs et Eira suit son conseil. Elle s'arrête sur la première image figée représentant une mannequin à la longue chevelure brune assise dans un rocking-chair en train de lire. Le jeu de lumière accentue les traits de son visage et elle semble si captivée par sa lecture. Elle n'est pas la seule à s'être laissée happée, une jeune femme est à côté d'elle.

HJ:
 


« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre 017e60b273beef8cf1e13dd6b035130e« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre DzYq« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre 6ZDV
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyVen 8 Nov - 10:55

Vendredi 18 janvier 2002,

“Oh ! Sorry !”

Cela faisait bien la cinquième fois en cinq minutes qu’on prenait mes orteils pour des pistes d'atterrissage pour les gros porteurs moldus. J’adressai un sourire aussi forcé que possible au dernier maladroit qui venait de tenter de s’excuser. Il avait fait bien pire que de risquer de m’incarner un ongle de pied, il venait derechef de me signifier que personne ne me voyait, outrage dont, honnêtement, je n’avais pas l’habitude de souffrir. Décidément il y avait peu de point positif dans mon ciel ces derniers jours et j’étais plutôt d’humeur maussade malgré mon tempérament pugnace.

Il fallait voir le bon côté des choses et le pire n’était jamais certain. Ce n’était pas parce que je piétinais dans mes enquêtes et que j’avais reçu une beuglante ce matin, que ma vie, pire, ma carrière de journaliste étaient foutues, que je devais prendre les choses autant à cœur... Une beuglante surtout en espagnol, vaut le détour en termes de violence sonore et en termes d'humiliation et de piétinement de mon amour propre. Mais pourquoi ne pas en rire et ne pas continuer comme si de rien n’était ? En fait si. Ce soir, ma carrière semblait vraiment être au point mort. Moi qui n’avais jamais douté de réussir à me faire un nom dans le milieu du journalisme, qui n’étais jamais autant heureuse que lorsqu’une question demandait une réponse envers et contre toutes les lois du silence, moi qui ne m’autorisais à me décourager que lorsque mon article était paru, c’est à dire jamais commençais à me demander ce que j’étais venue faire à Atlantis.

J’en étais même à fréquenter les vernissages ! Non que je ne sois pas attirée par la culture et les arts, mais cette fois je m’y étais traînée pour aucune raison bien valable hormis donner le change à mon rédacteur en chef, la plus mauvaise raison que je puisse trouver. D’ordinaire c’était lui qui devait montrer patte blanche devant mes revendications. Je sais, ce n’est pas trop dans l’ordre des choses, mais ce n’est pas lui en restant dans son bureau et en ne faisant que hanter les réceptions des financeurs qui allait savoir quels sujets étaient dignes d’être traités ou non. Lorsque je dis ça je sais que je suis de mauvaise foi, un peu, C’est un excellent patron, sinon cela fait longtemps que j’aurais été voir ailleurs et d’ailleurs, je me posais la question depuis quelque temps de prendre un nouveau départ.

J’avais juste réussi à prendre un verre sur un plateau qui passait à portée de main que quelqu’un me poussait dans le dos, manquant de me le faire renverser sur un smoking qui, lui aussi, m’ignora superbement. Je devais avoir commis une faute de dressing ou alors je payais quelque chose. Je n’avais pourtant pas été pire que d’habitude, en matière de comportement s’entend. En matière de dress-code, je ne pouvais être certaine de rien. Il se pouvait très bien que mon smoking sur bustier noir, perché sur de fins talons ne soit pas parvenu à faire oublier mon ennemi de toujours : mon nez. Mon absence de sourire pouvait aussi expliquer cela et cette dernière pensée fut un peu comme un coup de fouet.

Ca allait bien là ! Je n’allais pas non plus me laisser abattre ! Un peu de nerf quoi ! J'allais donc faire comme si cette exposition allait être le point de départ de nouveaux projets. Lesquels je n’en savais rien mais ce serait à moi de les identifier. Je n’aurais alors plus qu’à bénir le fait d’avoir remis, par hasard, la main sur l’invitation à cette petite sauterie. Invitation dont on est régulièrement destinataire lorsqu’on fait partie de la presse et que j’oublie la plupart du temps sur un coin de mon bureau jusqu'à ce je fasse un peu de tri et que la péremption de la date la soumette au tri vertical. Mon gros orteil se frotta contre son voisin pour tenter d’oublier la douleur lancinante que le dernier maladroit avait ravivé dans mon escarpin noir. Je peignis un sourire auto-suggestif et m’approchai de la première accroche de photo. Il suffisait de faire semblant de croire que tout allait bien pour finir par y croire.

A la main j’avais encore l’inévitable plaquette qu’on vous distribue à l’entrée de tout vernissage qui se respecte et auquel je me décidai enfin à jeter un œil. Ceridwen Jernigan et Broderick Starkey? Je devais bien l’admettre je ne connaissais ni de Merlin ni de Morgane. Le projet artistique de l’exposition me laissait assez dubitative, mais j’étais prête à me laisser convaincre. Pour apprécier l’art, il faut garder l’esprit un minimum ouvert. Je ne sais plus trop comment j’étais arrivée, preuve s’il en fallait encore, que j’étais venue un peu machinalement. Sans doute avais-je procédé comme la plupart du temps depuis que j’étais à Atlantis. transplaner à proximité dans un endroit peu fréquenté pour ne pas froisser les âmes moldues peu habituées encore à la magie. Je pouvais facilement imaginer que voir apparaître brusquement une personne venue de nulle part pouvait surprendre et ressembler pour certains à de la provocation. D’ailleurs par les temps troublés qui couraient, je me demandais combien de temps il faudrait pour que certaines pratiques magiques soient interdites. Mais c’était une autre histoire. Le manteau juste posé sur les épaules j’étais entrée et l’avais presque aussitôt laissé au vestiaire…

Voyons… Côté Ouest… Ce genre d’injonction artistique m’étonnait toujours et, en même temps, m’assurait que rien n’avait été laissé au hasard et qu’enfin, les artistes avaient réellement un propos. De quoi faire taire les détracteurs des arts moderne et ou contemporain qui voit souvent dans les productions postérieures aux impressionnistes une vaste escroquerie. De mon côté je regrettais simplement de ne pas être suffisamment avertie pour toujours apprécier les œuvres, même si la photographie me semblait d’un abord plus facile.

J’oublie un instant la plaquette pour me laisser le loisir de regarder avec mon propre regard la première photographie. Cette femme est vraiment superbe ? Vous me direz, quoi de plus naturel, c’est un mannequin. Non la beauté du cliché va au-delà du plastique ou du bois, car le traitement par l’artiste en fait oublier la matière inanimée pour incarner cette icône commerciale. Une foule de question me traverse l’esprit que je laisse de côté pour seulement ressentir ce qui émane de cette femme. Les procédés techniques, l’origine du mannequin, la mise en scène s'effacent pour ne plus laisser la place qu’aux sensations de concentration et de repos mélangées. Je me moque maintenant de savoir si l’éclairage est naturel ou travaillé, l’image parle d’elle-même et insinue en moi des émotions contradictoires dont l’une, après l’émerveillement, est le malaise. Ce peut-il que cette femme ne soit pas ce qu’elle paraît être ? Je cherche la jointure d’une articulation qui me rassurerait sur sa nature, mais l’artiste à adopté un angle de prise de vue qui ne me le permet pas. Au contraire, petit à petit, la femme me renvoie à moi-même comme si je pouvais être un de ces mannequins. Je sens mon nez frémir brièvement. C’est vraiment de l’art avec tout ce cela comporte de dialogue entre l’artiste l’œuvre et celui qui la regarde. J’avoue ne plus savoir sur quel pied danser. Sans doute n’ai-je pas fait le tour de la photographie en face de moi. Pourtant les gens passent devant elle, devant et derrière moi comme si d’un seul coup d’œil ils avaient embrassé en une seconde, la totalité de la complexité et de l’essence de l’œuvre. Je dois vraiment être une béotienne ! Je me fais l’effet d’être rocher lourdaud au milieu d’un courant de connaisseurs peut-être un peu blasé. Cette réflexion est un peu vexante alors je préfère penser que tous ces gens n’ont pas accédé à la profondeur de l’œuvre et se sont contentés de la surface comme s’ils regardaient un calendrier de je ne sais quelle œuvre sociale avec ses petits chats insignifiants que la magie fait se lover dans leur panier et qui miaulent, notification d’un événement du jour courant.

Soudain je me rappelle juste avant que son contenu ne se répande au sol, de la coupe que je tenais. Cette trivialité me ramène à mon environnement. Seule une femme à côté de moi n’a pas bougé depuis que je suis là. Une ignorante comme moi ou une vraie amatrice de photographie ? C’est le genre de questions qui m’arrivent inévitablement lorsque je laisse aller mes débats intérieurs vers le monde autour. A la dérobée je ne peux m'empêcher de l’observer, en portant le cocktail à mes lèvres...

Sa tenue est un brin, voyante presque issue d’une autre époque. Une sorcière sans doute. Cette manie qu’ils ont de s’habiller avec toujours cinquante ans de retard comme porteur d’une nostalgie du bon temps !... Pourtant elle empreinte d’une certaine grâce et peut se vanter elle, ne pas avoir un tarin qui la défigure. Un instant j’ai bien envie d’exercer sur elle mes talents mais lire en elle n’est pas vraiment nécessaire et je préfère laisser mon imagination vagabonder à son sujet. Un instant il me vient à l’esprit qu’elle pourrait être un de ces mannequins venu voir ce qui a été fait de son image. Sa robe rend aisée la recherche sur elle des jointures de poupée pour adulte. Sauf si elle a réellement pris vie, il s’agit bien d’une vraie personne dont l’allure me ferait dire qu’elle est plutôt à son aise ici et que cette forme d’art tout au moins lui est familière. C’est sans doute pour me rassurer sur mes craintes de ne pas l’apprécier à sa juste valeur. La pensée de m’être fait chiper par un artiste sans envergure est pour le moins humiliante.
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptySam 9 Nov - 13:51

Lemmi etait en train de marcher dans la rue, la tete basse, à la recherche de l'endroit qu'on lui avait indiqué sur le petit carton qu'il tenait a la main. Une adresse, qu'il devait rejoindre pour un petit travail qu'on lui avait demandé. C’était la veille au soir qu'il avait reçu un coup de téléphone du rédacteur en chef d'un petit journal, basé a Londres, pour qui il avait déjà effectué un reportage sur des girafes. C'est pour ça qu'il avait était surprit de recevoir un appel alors qu'il avait indiqué qu'il ne serait pas disponible pendant un bon moment, tout du moins pour les affaires habituels qu'il pouvait étudié, parce que forcément, une fois a Atlantis, il n'allait pas repartir tout les quatre matins.

Mais ce n’était absolument pas pour cela qu'il avait était appelé. Frank Roberts, le rédacteur en chef d'une feuille de chou du nord de l'Angleterre, un papier local a priori,  avait apparemment réussit a récupérer un pass pour l'entrée d'un vernissage privé, et il lui avait proposé d'aller faire un tour. Lemmi avait d'abord hésiter, parce que ce n’était absolument pas son truc, écrire sur l'art. Il aimait l’apprécier personnellement, tout au plus, et ne passait pas tout son temps dans des musées, il fallait se le dire. De la à écrire une critique constructive sur ça, pour la première fois d'ailleurs, car ce n’était pas un exercice pour lequel il était habitué, c’était beaucoup plus compliqué. Mais Frank avait su trouver les mots.

«N’écris que si tu es inspiré, de toute façon nous n'avons personne d'autre donc, perdu pour perdu, autant que quelqu'un en profite. Et dans le meilleur des cas, nous aurons un bon article de ta part, rémunéré comme d'habitude sur la même plage honoraire. Alors comme il cherchait quelque chose à faire, que Miel ne semblait pas être la pour le moment, et qu'il pouvait trouver cela comme un bon moyen de se faire connaître, et de connaître les gens de l’île, il avait finit par accepter.

Il était venu sur l’île avec un seul costume, qu'il avait finalement uniquement porté quand il devait aller a des réunions avec le premier journal qui l'avait employé, ou bien encore lors de fêté de noël organisé avec plusieurs autres journalistes, histoire de se faire bien voir durant la fin de l'année. Bref, que des événements qu'il avait connu uniquement une poignée de fois, et qu'il n'avait pas exactement envie de revivre souvent. Il se sentait mieux en short et t-shirt, au milieu des Foret Africaines, qu'au milieu de ces réceptions huppé.

Mais il fallait bien un début à tout, et ça allait peut être être sympathique au final. Il tomba enfin sur l'entrée de la rue, et ne manqua pas de rapidement trouver le lieu ou il devait s’arrêter, une grande entrée gardé par un garde du corps, auquel il présenta son invitation. Aucun commentaire de la part de l'homme qui le laissa passer en s'écartant. Il ne fit pas attention au regard de l'homme sur son imper, sans doute masquant un peu trop la tenue qu'il avait en dessous. Imaginez, si il était mal habillé, la tete qu'aurait fait les organisateurs de la fête. C’était ce qu'il décela dans le regard du garde de la porte. Il soupira, en espérant que son costume ne le fasse pas trop remarquer.

Une fois à l'intérieur, il déposa son manteau au vestiaire, tachant de se rappeler l'endroit ou il avait était déposé, puis pénétra la salle de réception, ou était aligné les premières photographies. Ah, oui, c’était bien ça. Des photographies, un sorcier en était l'auteur, si il se souvenait bien des indications qu'il avait lu avant de venir. Il fallait bien se documenter un peu. Il y avait du monde, beaucoup plus que ce qu'il avait supposé. Dans un sens, c’était plus simple de passer inaperçu. Mais en même temps, c’était plus compliqué de parler a des gens, dans le cadre d'un article. Enfin, si il n'en faisait pas, ce ne serait pas la mer à boire.

Il repéra un peu plus loin d'une des organisatrices, Ceridwen Jernigan. Il avait vu quelques photos avant de venir, et elle semblait encore plus flamboyante de la façon dont elle était le plus souvent décrite dans le peu qu'il avait trouvé sur elle en un minimum de temps. Il songea qu'elle faisait sans doute partie de cette catégorie de personne totalement intégrée dans le monde moderne, celui d'alliance entre moldus et Sorciers, collaborant sans réfléchir, avec l'autre coté. Un peu comme lui finalement, même si c’était avant tout a cause de sa filiation avec des sorciers. Tout le monde n’était pas logé a la même enseigne.

Il constata que personne ne l'observait vraiment, ce qui était une bonne chose, dans un premier temps, et récupéra une coupe sur un plateau, et un petit four, une patte feuilleté roulé avec quelque chose de non identifié caché a l'intérieur. Il supposa que si c’était la, c'est que ce n’était pas mortel. Puis une fois les victuailles en mains, il se dirigea vers la partie exposition.

D’après son observation et surtout, le sens que tout les gens prenaient, il fallait aller vers l'ouest pour commencer, et c'est par la qu'il se dirigea. Il constata un peu plus loin qu'il y avait presque une queue de formé, présentation après présentation, ce qui rendait l'avancée moins instinctive. Mais ce n’était pas très grave. Il se sentait peu dans son milieu. Le niveau de vie était clairement différent ici, la plupart étant sans doute la pour se faire voir plus qu'autre chose. Un monde de paraître, de statut. Un classique en somme.

Son regard se posa plus loin sur une femme qu'il avait l'impression d'avoir déjà vu quelque part. De taille moyenne, physiquement typé hispanique, elle était plutôt charmante. Mais difficile de se souvenir d’où il l'avait déjà vu. Des photos sans doute. Quelqu'un de la profession, peut être ? C’était tout ce qu'il lui venait en tête, et il ne pouvait s’empêcher de se montrer agacé de ne pouvoir se souvenir. La curiosité prenait souvent le pas sur le reste, chez lui. Difficile de l'aborder comme ça sans paraître étrange et risquer de briser quelque chose d’ambler. C’était une chose acquise chez lui, qu'il ne fallait pas se précipiter, être patient, savoir «attaquer » au bon moment. D'autant qu'elle n’était pas seule, une autre jeune femme était a coté d'elle. Un peu plus vieille de prime abord. Sans doute un peu plus de la trentaine quand l'autre ne la dépassait pas encore. C’était ce qu'il supposa simplement, mais difficile a dire juste à vu de nez. Finissant son petit four, il s'approcha doucement derrière elles, feignant de regarder la photographie qui faisait face aux deux femmes.

Il n'y avait pas besoin de se précipiter, les informations tomberaient en temps et en heure.
Eira BlevinsEira Blevins
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyLun 25 Nov - 15:18

Ceri est si douée dans son art qu'elle réussit toujours à faire réfléchir la Galloise pourtant assez réfractaire à toutes ces mises en scène invraisemblables. Sa mère a longtemps essayé de la rendre réceptive à la musique, la poésie, le théâtre et le chant, sans grand succès pour tout vous avouer. Des picotements sur sa nuque révélateurs d'un regard rivé sur elle, si intense qu'il la sort de sa contemplation. L'Auror relève la tête et croise les yeux sombres de la jeune femme postée près d'elle. Elle arque un sourcil surprise par tant d'attentions alors que de multiples photographies s'offrent à elle sans aucune pudeur au contraire elles sont avides d'être observées, analysées. Un petit sourire se dessine sur ses lèvres dévoilant ses dents de lapin  sans aucune gêne. Ce petit défaut, elle l'accepte et même s'en amuse. Pendant ses études, cette particularité a été source de moqueries. La lionne n'a jamais eu la langue dans sa poche alors elle rétorquait, à la méchanceté de ses camarades qui lui disaient qu'elle pourrait les rendre d'une taille normale avec la magie, que le chanteur de Queen n'aurait pas été une icone du rock sans sa dentition si particulière. La jeune mère demande curieuse : - Oui ?

Son amie Ceri rit à gorge déployée à une blague d'un de ses admirateurs puis, elle le charme par ses paroles lui donnant envie de se battre pour acquérir l'une de ses œuvres. Bro, quant à lui, est planté près du buffet et pour se donner une constance il boit une gorgée de champagne. Il semble mal à l'aise en société et envier le caractère jovial de sa comparse artiste. La Galloise jette un coup d’œil à l’héroïne de la soirée et ne peut s'empêcher de secouer la tête face à ses simagrées qui ont comme but louable de trouver de nouveaux mécènes. Elle remarque un jeune homme en retrait et elle se présente aux deux convives d'un ton amical : - Bonsoir, Eira Blevins, je suis une amie de Ceridwen Jernigan. Amateurs d'art ou critiques ? Ou peut-être êtes-vous juste venus pour profiter du buffet ? Son franc-parler peut déstabiliser. Elle espère qu'ils ne se vexeront pas pour si peu. Ils ne seraient pas les premiers à s'incruster dans une soirée mondaine pour profiter de l'open-bar et des amuses-bouches. Elle-même l'avait déjà fait plus jeune quand sa mère l'avait traîné à de nombreuses festivités.


« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre 017e60b273beef8cf1e13dd6b035130e« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre DzYq« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre 6ZDV
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptySam 30 Nov - 12:55

Décidément, le travail de ces deux artistes avait un réel succès ou bien les vernissages attiraient vraiment beaucoup de monde. Si je savais que des pique assiette se rencontraient régulièrement dans ce genre de rassemblement, je n’arrivais à pas à me figurer qu’ils étaient assez nombreux pour faire masse et je les considérais toujours comme des éléments isolés, plein d’un culot qui leur attirait une certaine sympathie de ma part qui n’aurait jamais osé m’incruster là comme un niffleur dans la cassette d’une rombière au sang pur. En tout état de cause, la concentration des amateurs de photographie au mètre carré semblait croître de minute en minute et je m’estimais heureuse d’être semblait-il, sortie de la spirale qui prétendait me faire marcher sur les pieds toutes les trente secondes.

L’ambiance était de plus en plus au bavardage feutré mais dense tout de même. Les mines étaient au choix à l’interrogation inspirée à la mondanité connaisseuse, ponctuée de rire se voilant distingués et complice avec l’esthétique proposée ici. Il devait y avoir, au choix, pas mal d’experts ici accompagnés d’autant de snobs. De mon côté, je me demandais bien dans quelle catégorie je me situais. Sans doute pas parmi les snobs je serais incapable de donner le change sur un sujet que je ne maîtrise pas un tant soit peu. Et parmi les experts, n’en parlons pas. Ma culture artistique, je devais bien l’avouer s’arrêtait aux années soixante-dix lorsque papa tentait de compléter mes savoirs scolaires. Brefs j’étais une béotienne ici. Combien de personnes étaient dans le même cas que moi ? Après tout ça n’avait pas d’importance sauf si je voulais me lancer dans une étude sociologique des participants.

J’aimais assez ça. Même si le journalisme n’avait rien d’une science, prendre le pouls de la société et des microcosmes qui la compose m’avait toujours intéressée. D’ailleurs depuis que j’étais sur l’île, j’avais beaucoup travaillé dans ce sens, même si je recherchais des sujets plus décoiffants. En tout cas, pour ce soir c’était une piste comme une autre. Malgré l’intérêt que je commençais à porter aux créations des deux photographes, je n’oubliais qu’au départ j’étais là pour des motifs professionnels.

Lorsque la blonde se tourna vers moi, je ne pus retenir un sourire d’autodérision de me faire prendre en flagrant délit d’indiscrétion. Son regard est droit et un tantinet espiègle. Le genre de regard qui inspire confiance, même si d’expérience je sais que les apparences sont parfois trompeuses.

“Euhh… Rien vraiment. Désolée de vous avoir importunée c’était tout à fait involontaire…”


Un rire sonore me fait détourner le regard une fraction de seconde avant qu’elle ne reprenne son entrée en matière qui apparemment ne m’est pas uniquement destinée.

“Pour ma part ni l’un ni l’autre. Ni critique, ni pique assiette. Juste une curieuse qui tente de ne paraître trop inculte. Une amie de Ceridwen Jernigan vous dites ? Vous êtes sûrement la personne rêvée pour m'initier à la photographie et à l’œuvre de notre hôtesse donc.”

Je tends la main en souriant à cette apparition quasi miraculeuse. Quoi de mieux que d’être guidée par une initiée ? Il est juste à espérer qu’elle ne va pas tenter de s’éclipser de notre compagnie qui pourrait être des plus ennuyeuses si le nouveau venu n’est pas plus averti que moi.

“Idalina Cadena Verduzco.”

Je marque une hésitation pour me gausser de ma propre personne.

“Et l’amie de personne ici...”

Même pas de celui à qui Eira Blevins vient d’adresser la parole, même si, c’est vrai qu’avec cette foule, il est très proche physiquement de moi. Je me tourne légèrement vers l’homme à la fois pour lui tendre la main _ tendre est un bien grand mot étant donné le peu d’espace dont nous disposons _ puisqu’il se trouve que nous soyons amenés à former un trio et qu’il est hors de question de risquer de vexer quelqu’un lorsque je ne joue pas à domicile, mais aussi pour me faire une idée de quoi il a l’air. Reconnaître de qui il s’agit peut-être ? Mais non, peine perdue et le contraire aurait été étonnant. Grand et mince et pas forcément plus à son aise que moi, il fait peut-être, lui, partie des critiques ou des coureurs de buffets.
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyVen 6 Déc - 18:18

Il faisait toujours en sorte de rester bien en retrait, de ne pas attirer plus l'attention que cela était nécessaire. C’était ainsi qu'il avait pu s’intégrer dans plusieurs communautés des pays d'Afrique ou il avait voyagé, parfois simplement pour passer une ou deux nuits avant de reprendre sa route, et d'autre fois pour l'aider a rechercher quelques créatures qu'il voulait découvrir. Sorciers ou moldus, il n'avait jamais eu vraiment de soucis. Il avait le talent pour cela, a vrai dire. Même si parfois il était un peu trop pince sans rire.

Il fit un sourire a la première jeune femme qui se retourna vers lui. Difficile de savoir au premier abord ce qu'elle faisait la, sans doute comme les autres, invitée pour déguster ou observer. C'etait compliqué, sans informations rassemblées au préalable, de faire une hiérarchie d'importance des gens présent. La seule qu'il avait plus ou moins reconnue était celle plus proche de lui, la seconde femme qu'il suivait, et encore, c’était plus un visage qu'un nom ou une activité précise. Voila pourquoi il n'avait pas prit les devant. Pas besoin de se faire remarquer par des gens dont il n'etait pas sur qu'elles seraient utiles.

Et pourtant, quand elle ouvrit la bouche, il fut évident qu'elle passait de la catégorie «lambda », a personne « intéressante dans le cadre ou il décidait de vraiment faire cet article ». Eira Blevins. Difficile de déceler d'avantage dans son nom, il ne voyait pas exactement de quelle origine cela pouvait provenir, et ce n’était plus vraiment important quand elle ajouta qu'elle était une amie d'une des organisatrices de la soirée. Une bonne ouverture pour la dites organisatrice, en somme. Elle ne s'adressait pas a lui, dans un premier temps....ah, si, il remarqua qu'elle parlait aussi bien pour la jeune femme devant lui que pour lui, aussi, il hocha la tête comme pour signaler qu'il avait bien comprit qu'on lui parlait.

La seconde répondit d'une façon presque trop hésitante pour être naturelle. Il avait juste cette impression qu'elle n’était pas du genre a bafouiller, mais il avait peut être tord. Elle venait de lui piquer sa phrase, en plus. Difficile de dire exactement la même chose ensuite. Idalina Cadena Verduzco. Ça lui disait définitivement quelque chose. Elle ne donna pas d'indice pouvant lui assurer de qui elle était, mais il était quasiment sur d'avoir déjà lu ce nom, sans doute dans l'un des nombreux journaux ou magasines qu'il lisait chaque semaine. Il était du genre studieux quand a son étude constante de la presse. Une curieuse, n'est ce pas ? Il pouvait en dire autant, vu que c’était quasiment uniquement par curiosité, pour tromper l'ennui, qu'il avait accepté de prendre le petit carton d'invitation.

- Je suis malheureusement démasqué. Histoire amusante a vrai dire. Je marchais dans la rue, quand je suis tombé, par hasard, sur ce carton d'invitation, par terre. Je l'ai ramassé, et j'ai regardé d’où il venait, pour me rendre compte que...oh, magie, j’étais littéralement devant l'entrée de cette sympathique sauterie. Et comme la lumière était allumée, j'ai décidé de venir jeter un œil.


Il sourit d'avantage, amusé par sa propre phrase, sans faire attention au ridicule que pouvait apporter sa réponse. Il ne se prenait pas la tete, et s'en fichait un peu de l'avis qu'on pouvait bien avoir sur lui. Il n'avait simplement pas envie d'inventer une histoire, et se déclarer ouvertement journaliste pouvait faire se refermer quelqu'un sur soi même très rapidement. La presse pouvait faire peur a beaucoup de gens, surtout l'exposition que cela pouvait entraîner. Si sa comparse avait déclaré sa profession, il aurait fait de même, mais puisque cela rester un mystère, soit.

- Je ne connais donc personne non plus malheureusement. J’étais désespéré a l'idée de trouver quelqu'un capable de me raconter l'histoire de ces clichés. Je ne suis pas vraiment un expert en la matière. Bien que je m'y intéresse un minimum quand même.

Il fit un pas en diagonal, pour se retrouver sur le coté de la journaliste, ou du moins, il était lui persuadé qu'elle devait l'etre, afin de se rapprocher pour pouvoir parler moins fort. Il hésita a donner son prénom, en songeant qu'il pouvait peut être jouir d'une petite célébrité dans le milieu de lecteurs un minimum assidu, puis songea que si quelqu'un le connaissait, sa phrase précédente sonnerait encore plus ridicule. Puis il secoua la tête intérieurement, en se disant que c’était justement totalement idiot de réfléchir a ce genre de chose. Il n'avait qu'a donner son nom et prénom, comme l'autre.

- Lemmikäinen Jarvisen, mais Lemmi est plus simple pour tout le monde. Enchanté mesdames.
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyMar 25 Fév - 13:29

J’avais éclaté de rire à la narration de ce qui avait porté les pas du jeune homme jusqu’ici. Il n’y avait qu’à le regarder pour voir que le hasard n’avait rien à voir là-dedans. Même s’il n’était pas habillé à la toute dernière mode, il s’était visiblement apprêté pour l’occasion. Le sourire amusé encore aux lèvres, je me fis un devoir de lui répondre.

“De même, monsieur Lemmikäinen Jarvisen.”

J’avais réussi à mémoriser son identité et je n’en étais pas peu fière. Sans doute un effet de l’humour du jeune homme. Mais l’humour second degré du type qui venait de se présenter ne sembla pas attirer l'indulgence de la blonde. Elle papillonna des cils, visiblement interloquée voire choquée et fit mine de reconnaître quelqu’un pour nous fausser compagnie. Enfin, peut-être qu’elle avait vraiment reconnu quelqu'un, je ne sais pas trop pourquoi je lui ferais des procès d’intention mais cela m’avait paru un peu brusque, si tôt après les premières présentations. Sans doute un peu trop experte pour nous fréquenter ou alors c’était nous qui n’avions pas le niveau pour mériter sa compagnie. Je la suivis quelques secondes des yeux avant qu’elle ne disparaisse dans la foule des invités et jetai un regard interrogateur à comment avait-il dit ? Ah oui, Lemmi. Pour être plus simple ça l’était même si de l’avoir prononcé une fois m’avait permis de mémoriser l’identité complète de ce garçon qui, de toute façon avait l’air plus sympathique que la petite blonde qui nous avait planté là.

Ce n’était pas très cool de me faire ça, surtout après m’avoir mise en appétit… Pourtant je maîtrisais plutôt bien les conventions sociales eu égard à mon éducation et j’étais capable de me fondre dans ce genre de lieu, si l’on exceptait évidemment, mes connaissances en photographie. Si maman avait souvent mieux à faire, papa m'emmenait souvent à des soirées très chics. Au début j’avais trouvé cela ennuyeux à mourir mais les réprimandes de mon père à ma façon de ne pas le cacher me firent faire des efforts et par la suite, les compliments de la société sur les bonnes manières de la petite fille que j’étais m’encouragèrent à poursuivre mes efforts ne serait-ce que pour le plaisir de pouvoir critiquer rombières et ces vétilleux qui prétendaient m’imposer leur façon de penser en m’imposant leur façon de se conduire.

Du coup, l’ambiance du lieu ma parut tout de suite moins agréable et je n’étais pas loin de mettre tout ce beau monde dans le même chaudron, celui des pédants et des prétentieux. C’était assez vexant la situation dans laquelle je me trouvais soudain mais heureusement, il restait Lemmi.

Lemmi sur qui je pouvais faire peser le poids de la culpabilité d’avoir fait fuir notre hôtesse, car j’avais eu espoir, un instant qu’elle nous initierait à la photographie des maîtres qui exposaient et peut être aussi aux connaissances qui nous manquaient. Lemmi aussi avec qui peut être également je pourrais faire alliance pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, voire même, langue de vipère. J’aime assez à l’occasion. Et que celui ou celle qui ne s’est jamais prêté à l’exercice me jette le premier sort ! Cette fille méritait bien notre courroux, le mien en particulier et pouvait bien supporter quelques piques, d’autant qu’elle ne les entendrait certainement pas. Par contre, il faut veiller à être en bonne compagnie pour se livrer à ce genre de vengeance et mon infortuné compagnon de soirée me semblait un peu trop souriant pour être de l’espèce qui se laisse aller aux penchants sombres de l’humanité. Il devait être de ceux qui ne pensent jamais du mal de son prochain ne juge jamais autrui. Par tous les veracrasse! Faites qu’il ne soit pas aussi ennuyeux ! J’avais bien besoin de me divertir après cette humiliation !

Seul problème, le type semblait vouloir s’intéresser aux œuvres accrochées et pour ma part, l’envie m’en était finalement passée. S’il fallait être aussi prétentieuse que la blondasse pour les apprécier, très peu pour moi. Je tirai la bouche sur le côté dans une moue un peu dépitée

“Eh bien, Lemmi, je crois que nous allons devoir nous débrouiller pour nous initier à l’art de la photographie.”

Il aurait été sûrement très instructif de voir comment la photo moldue et la magique se mariaient mais j’allais être obligée de me forcer et si mon compagnon se révélait trop ennuyeux, je pense que je rentrerais chez moi.

“Personnellement je dois l’avouer, je n’y connais rien non plus, surtout côté art moldu. Mon père a beau être un non mage, comment disait-il ? Ah oui : je suis une béotienne.”

J’étais assez consciente de mon faible niveau et ce soir et la motivation m’avait soudain quittée. Je n’avais pas trop envie de faire semblant et en reprenant une gorgée de ma flûte, jetai un œil amusé à celui qui devait être d’origine scandinave si j’en jugeais par la consonance de ses nom et prénom et ce malgré sa tête de britannique bon teint. Oui je maniais les clichés avec bonheur, mais n’était-ce pas ce qui permettait aussi à l’être humain de se reconnaître ? Je me demandais même si les choses ne seraient pas plus claires si les sorciers ou les moldus avaient un signe distinctif. Mais qu’est-ce que je me racontais là ?!! Je ne savais que trop où ce genre de considérations avait mené l’humanité et j’étais parvenue, une fois n’était pas coutume, à me faire horreur alors qu’une image grise et un peu floue d’une enfant portant une étoile de David me revenait comme une accusation. Je me félicitai alors d’avoir reçu une éducation qui me prémunissait contre ce genre d’inclinaison.

Et justement le jeune homme, sorcier ou moldu ? J’avais lancé une sonde qui signifiait mes origines de sang mêlé, je verrai bien comment il réagirait. Je fis un peu le nez en regardant le champagne. C’est fou la vitesse avec ce breuvage peut réchauffer et s’éventer. Fou aussi la vitesse on pouvait passer des pensées les plus sombres et sérieuses aux plus frivoles. Je profitai un plateau qui passait tant bien que mal à portée pour y déposer le cristal et son contenu avant de frotter son absence, pouce contre les autres doigts de la main.

Navrée:
 
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyJeu 5 Mar - 19:15

Il faut croire qu'il en avait trop fait. En tout cas c'est cela qu'il songea en voyant la blonde, la première interlocutrice de la soirée pour lui, disparaître comme elle était apparue. Au même moment, on poussa légèrement dans son dos pour signifier qu'il fallait avancer. Ils étaient toujours devant les photos après tout. Oui oui, il allait avancer. Même s'écarter. Si il ne pouvait pas prendre son temps pour admirer les photographies, autant pas les admirer du tout. Pourquoi avait il accepté cette invitation, déjà ? Il n'aurait pas du vouloir rendre service. Il songea dans un coin de son esprit qu'il n'avait qu'a détruire le ou la propriétaire dans l'article qu'il avait promis, histoire d'etre sur qu'on ne l'invite pas la prochaine fois.

Il sursauta presque en constatant que la latino etait toujours dans son dos, et qu'elle lui rendit sa salutation. Idalina Verduzco. Elle avait un nom plus long, de mémoire, mais il avait depuis longtemps décidé d’éviter de retenir la totalité des noms de famille des gens, pour ne pas faire une surdose trop rapidement. Il recula un peu et hocha la tete, pour signifier qu'il avait bien entendu. Il y avait un peu de bruit. Un peu trop même. Il soupira. Il fallait trouver un moyen de s'échapper, maintenant. Il fit un sourire amusé, et répondit a la salutation avec une petite pique :

- Il faut croire que vous avez fait fuir notre guide. Quel malheur. Je me faisais une joie d'entendre ces histoires incroyables. Vous avez raison, il va falloir nous débrouiller. Je compte sur vous.

Il observa a nouveau une photographie, et secoua la tète. Cela était censé vouloir dire quelque chose ? Il n’était pas très littéraire, pas très rêveur, trop terre a terre, trop scientifique, malgré sa profession qui demandait de beaucoup écrire. Alors faire l'inventaire des raisons de telle forme, telle angle de prise, le pourquoi du comment...non, non et non. Il en avait déjà marre. C’était clairement la première et la dernière fois.

Il reporta donc son attention sur sa camarade, qui semblait être encore plus ennuyée que lui, et c’était clairement visible sur son visage. Elle était plutôt mignonne, de prêt, mais avec une expression dans le regard qui donnait plus l'air de la carnivore que de l'herbivore. Traduction, elle n'avait probablement pas la langue dans sa poche. Moins ennuyant que l'expo, sans doute. Qui aurait était plus intéressante avec quelqu'un connaissant vraiment l'endroit. Il observa comment la brune descendit avec facilité sa coupe, et songea que si ils restaient la trop longtemps, les reserves d'alcool n'allaient pas faire long feu. Et en plus, elle venait de certifier clairement, qu'elle n'etait pas très intéressée, elle non plus. Et bien, c’était le bon moment pour former un duo ?

- Allons, Idalina, n'utilisez pas ce terme « moldu » de façon aussi acerbe. Je suis sur que cet art n'a rien a envié a l'autre coté....enfin, encore faudrait il le comprendre. Et comme vous, je suis d'un naturel plutôt fermé a ce type d'exposition. Voila dans quoi je m'embarque, a vouloir rendre un service.

Les bases étaient posés, au moins. Il ne restait plus qu'a prendre une dernière décision. Il pouvait rentrer chez lui, après l'avoir salué, et aller terminer la soirée devant un livre ou un documentaire. Avec sa sœur peut être ? Il n’était pas la depuis longtemps, et les instants passés avec elle étaient loin de le lasser. Jamais, sans doute, ne le serait il, de toute façon. Mais si elle était au travail, alors il serait seul. Il pouvait proposer a sa camarade de mettre les voiles, aussi. Pourquoi pas après tout ?

- Ne croyez vous pas que ce serait extrêmement impoli de partir aussi vite que nous sommes arrivés ? Il faudrait peut être....une excuse ou bien...un accident....hum....ce serait dommage de briser quoi que ce soit pour vous...mais moi je ne connais personne ici...alors...

Le verre de Idalina vide lui avait donné une idée. Il fit mine de tituber soudainement, et bouscula un serveur qui passait juste a coté. Il eu un sourire, suivit d'un faux rire assez réaliste, le genre de rire incontrôlable que l'alcool pouvait déclencher chez certaine personne. Plusieurs invités se retourna vers lui.

- Oh...pardon pardon...je ne voulais pas...je suis si maladroit....je ferais mieux de...oh, mademoiselle...Verduzco... ? Oh oui...ahah....je me souviens...pourriez vous me raccompagner... ? Je ne me...sens pas vraiment capable...de faire le chemin tout seul...héhé...ahahah....pardon monsieur...oups.

En faisant mine d'aider, il brisa l'un des verres encore intacts. Il s'excusa a nouveau, et tituba rapidement vers la sortie, sous les regards un peu dégoutté de l'assemblée.Il récupéra son sac, en songeant qu'il aurait tout aussi bien pu partir normalement. Mais c'etait moins marrant. Il fallait bien s'amuser de temps en temps. Il déboula dans la rue...et éclata de rire tout seul, en regardant le réverbère le plus proche dont la lumière était vacillantes.
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyDim 8 Mar - 3:53

Ah! Mais non ! Compter sur moi pour être guide dans un vernissage de photographie, où on jouait en plus sur la confrontation artistique des techniques moldues et sorcières, était pure folie! Pour nous deux en plus. Pour lui, parce qu’il n’aurait d’autres informations que des sornettes et plus encore pour moi qui allait me couvrir de ridicule. Pourtant ça se voyait non que je n’étais pas compétente. Je jetai un dernier regard dans la direction où avait disparu notre indélicate hôtesse. Il allait me falloir tomber sur les artistes et lire tous les petits affichages sous chaque œuvre si je voulais avoir matière à faire un papier digne de ce nom. La deuxième solution est que je renonce à la chose.

Les arts n’étaient pas mon domaine. Il fallait que chacun reste dans son domaine de compétence ! Tendez-moi une embuscade dans les souterrains d’Atlantis, lancez-moi sur la piste d’objets magiques au risque de me faire arrêter par les forces de l’ordre, ça je veux bien. C’était même parfois complètement idiot de me prêter à ce genre d’opération risquée. Mais pour ce qui était de me faire passer pour une esthète, c’était peine perdue. J'étais capable de ressentir des choses face à une œuvre et même pourquoi pas d’argumenter mes sensations, mes goûts mais sans certitude de ne pas faire de contresens, d’anachronismes et j’en passe, toutes ces choses qui vous couvre de l'opprobre des connaisseurs…

“Hélas je fais souvent cet effet aux érudites. Elles doivent sentir dès que j’ouvre la bouche que je suis ignorante en matière d’art.”

Je souris mi-ironique, mi-navrée. Au moins ce Lemmi sait à quoi s’en tenir. Et puis, je me retourne à demi, un peu lasse de me faire bousculer toutes les trois secondes. Heureusement que je viens de me débarrasser de ma coupe, sinon on courrait à la catastrophe. A peine me suis-je retournée pour faire face à la seule personne qui semble désireuse de m’adresser la parole que je sens un pied barbare m’anéantir le talon droit. Non vraiment c’est insupportable. Je tente de faire bonne figure, malgré mon genou qui a fléchi légèrement sous l’effet de la douleur. Je sens mon nez qui frémit légèrement d’agacement. C’est bien fait pour moi je n’avais qu’à pas jouer les amatrices de photographie ! Cette pensée m’aide à retrouver un peu de l’humour qui venait d’avoir des velléités de s’envoler très loin de moi.

“En tout cas…”

Une esquive m’oblige à m’interrompre une fraction de seconde.

“... les artistes et les organisateurs doivent être satisfaits. Vu le monde qui se presse ici…”

Je scrutai le visage de ce grand type qui me servait plus ou moins de point d’ancrage. Il n’avait pas vraiment l’air plus inspiré que moi. Pour me rassurer, j’aurais même dit plutôt moins. Je me penchai vers lui, enfin, plus vers on épaule que son oreille, étant données nos tailles respectives, pour le rassurer.

“Vous croyez que ça se voit que nous sommes complètement perdus devant tout ça ?”

Mon menton décrivit un petit arc de cercle supposé désigner les installations mais aussi, le public en admiration devant elles ? Décidément critiques et amateur d’art était un métier trop éloigné de moi ! Encore s’il y avait eu moins de monde, j’aurais certainement pris un minimum de plaisir à contempler les différentes œuvres, mais le confort de la visite n’était même pas capable de rattraper mon ignorance. Mes yeux tombèrent brièvement sur une grande bringue en fourreau rouge, du genre top-model, trop belle pour avoir le droit d’exister et assez grande pour pouvoir siroter sa coupe de champagne sans risquer de se la voir renverser par un maladroit. A croire que pour apprécier les œuvres d’art, il fallait y être apparentée. Cette soirée était l’expression de toutes les injustices qui pesaient sur moi et je cherchai vainement une pique à destiner à l’un ou à l’autre. C’était d’un ennui !

Je me forçai à écouter le trait d’humour de Lemmi. Moldu, sorcier, art, il aurait dû évoquer des choses plus légères et puis je ne suis pas complètement fermée ! Mais visiblement il cherchait à être agréable. Je n’allais pas le rabrouer tout de suite et puis, sans le savoir, il venait peut-être de me sauver la soirée. La mixité dans les arts était un sujet que je n’avais pas encore exploré, pourtant cette exposition était la preuve que les deux bords de “l’expérience” recelaient une certaine vitalité chacun à sa façon, et ce malgré des techniques bien à eux. Par toutes les Joncheruines, ce mec était vraiment un type serviable si en effet il se laissait piéger dans des guets apens comme celui-ci pour l’amour de son prochain. Imaginer cela de ma part me fit éclater de rire.

“Eh ! Bien ! Cette personne doit être très importante à vos yeux pour que vous acceptiez ce sacrifice. J’espère pour vous que ce sera bien payé en retour… Vous allez être élevé au rang de martyr.”

J’avais peut-être mal jugé ce Lemmi machin truc car il semblait entrer dans mon jeu et l’air coquin qui se peignait sur son visage ironique me rendit espoir que cette soirée se termine de façon plus drôle qu’elle n’avait commencé. Je ne savais pas trop ce qu’il avait en tête _ comme si on avait besoin d’une excuse pour s’éclipser _ mais je sentais qu’il n’allait pas donner dans la dentelle. Restait à savoir qui serait sa ou ses victimes.

Même prévenue, la disproportion de sa stratégie me tira un petit cri en même temps que je tentais de retenir le “maladroit” qui venait de renverser à lui seul un plateau complet de cristal. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il ne s’agisse pas des Lalique. Non, il était un peu tard pour me poser la question, mais s’ils avaient été précieux, cela m’aurait sauté aux yeux et d’ailleurs ç’aurait été prendre bien des risques que de servir à une foule d’inconnus dans de pareilles coupes.

Non mais le coup du lourdaud qui ne tient ni l'alcool ni son équilibre ! C’était tellement éculé ! Eculé, oui, mais assez drôle je devais l'admettre. Encore fallait-il que j’entre dans le jeu.

Un dos nu ruisselait de champagne tandis que sa propriétaire étouffait une exclamation de surprise scandalisée ! Les pieds tentaient d’éviter les éclats tranchant de la coupe que le malheureux serveur n’était pas parvenu à retenir sur le plateau qui dégoulinait à présent, sous son regard navré, sur sa livrée et ses chaussures. Pour couronner le tout je jouais les bonnes d’enfants auprès de Lemmi et en direction de la foule d’où montait des regards et des exclamations réprobatrices.

“Mais que faites-vous ? Mais !”

La dernière coupe qui fit les frais de cet esclandre jouissif me fit craindre que l’éléphant qui avait délaissé le magasin de porcelaine pour un vernissage mondain ne se soit coupé la main, l’imbécile ! Distrayant, mais stupide au point de risquer de finir aux urgences.

J’adressai un petit rire faussement gêné à l’assistance du rire de la mère qui a traîné son enfant mal élevé dans un endroit absolument pas adapté à son âge et qui tente de se faire pardonner cette bévue et la dernière frasque de sa progéniture.

“Excusez-le… Je crois… Non mais reprenez-vous !... Oh ! La ! La ! Regardez-moi ça !... Mille pardons, nous partons je crois qu’il vaut mieux oui…  Que je le raccompagne”


Un dernier rictus navré d’excuse Quelques pas maladroit en direction du vestiaire, durant lesquels je manquai de me tordre pour de bon la cheville...

“Non mais attendez ! ...”


Soit il jouait son rôle à merveille, soit il avait aussi peu de tête que moi lorsque je me lançais dans un projet sous le coup de l’enthousiasme. Mon appel sonna en pure perte tandis que le vestiaire _ décidément, on pourrait trouver une autre désignation à ces malheureux préposés que l’endroit dans lequel il travail ! _ prenait mon ticket que je lui tendais tout en surveillant du coin de l’œil celui qui avait réussi à m’exfiltrer de ce vernissage qui prenait des allures de salle des tortures. En saisissant mon cintre, j’indiquai vaguement l’air interrogateur la direction où avait disparu Lemmi Trucmuche. Un signe de dénégation du chef me répondit avec un sourire compatissant.

“Monsieur n’a rien laissé.”


Apparemment avoir un patronyme scandinave devait suffire à protéger du froid comme un latin suffisait à rendre frileuse. En toute hâte, je renfilai ma longue veste assortie à mon smoking et qui était supposée me protéger du froid de janvier.  Un remerciement de pure forme, la sortie et me voilà dehors ! Je jetai un œil à droite et à gauche pour tenter de repérer mon éléphant préféré. Je n’aurais pas été plus surprise que ça qu’il m’ait abandonnée là, mais sa silhouette en même temps que la fin d’un éclat de rire, attirèrent mon regard et mes pas. Son air enjoué se révéla communicatif car je ne pus m’empêcher de pouffer puis d’éclater de rire en posant brièvement ma main sur le bras de Lemmi.

“Bien joué ! Un peu convenu mais efficace.”

Mon rire finit par s’éteindre mais pas ma bonne humeur ressuscitée par la pagaille qu’il avait mise dans la galerie. Je levai les yeux au ciel comme pour y chercher les étoiles absentes, avant de revenir vers le type qui ne semblait pas avoir peur des convenances, un peu de contraire de moi je devais l’admettre. Si je pouvais me targuer de les maîtriser et souvent d’en jouer, je me sentais parfois corsetée par les usages ce qui me rendait parfois acide j’en avais conscience. Au lieu de jouer les fofolles irresponsables dont les frasques pouvaient alimenter les conversations enjouées dans les chaumières, je prenais plutôt le parti de m'éclipser sans préavis voir de me libérer de raseurs d’une parole caustique qui alimenterait peut-être les conversations au coin du feu mais d’une autre sorte…

“Mettre la pagaille dans les soirées mondaines semble être une seconde nature chez vous…Que faites-vous de votre temps lorsque vous n’exercez pas ce très utile talent ?”

Imaginer qu’il soit là pour des raisons voisines des miennes commençait à tourner dans mon esprit. En effet, se pointer à un vernissage sans apprécier ni s’y connaître plus que cela en art… Ce n’était pas simplement le plaisir de provoquer un esclandre qui l’avait motivé. S’il ne paraissait pas très âgé, je n’imaginais pas non plus qu’il soit un malheureux étudiant contraint de fréquenter l’exposition pour alimenter son travail ou un devoir.

Hum:
 
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptySam 14 Mar - 11:58

- Un peu convenu ? Vous rigolez ? Absolument personne n'aurait pu prédire que j'allais faire ça la dedans. Ils sont tellement plongés dans leurs histoires que la perspective de quelqu'un venant tout ruiner n'a même pas du effleurer leurs esprits. Et puis, ils vont sans remettre je pense. Alors que nous...enfin, moi, clairement, j'aurais eu du mal a m'en remettre.

A peine exagéré. Enfin, ce n’était pas tant de la difficulté, mais de l'ennuie. Et il aimait bien toujours être stimulé, intellectuellement. Si il avait eu quelqu'un d’intéressant, il aurait peu être facilement pu se mettre en mode « découverte », mais la, c’était purement et simplement au dessus de ses forces. Il décida qu'Idalina était une bonne partenaire de crime, vu qu'elle avait aussitôt sautée a pieds joints dans sa petite représentation théâtrale. Il n’était pas très doué pour ça, en plus, pour jouer un rôle, mais a priori, personne ne l'avait vraiment remarqué.

Il écouta attentivement la question suivante, et aurait presque pu être vexé. Enfin, si il avait était très susceptible. Il ne l’était pas trop, alors ca pouvait aller, même si il appréciait être reconnu pour son travail. Et puis, n'etait ce pas la base du journalisme que de connaître le monde, et notamment, ses paires ? Enfin, il etait spécialisé dans un domaine de niche, tellement fermé sur lui meme, que les gens qui etaient plus dans le journalisme «classique » ne pouvaient pas réellement le connaître. Mais lui il l'a connaissait, et rien que pour ça, il aurait bien voulu que ce soit réciproque. Mais soit. Tant pis. Il n'allait pas la rembarrer pour ça.

- Comme vous, chère Idalina. Un simple journaliste en quête d'un bon article. Même si cette fois, c'est plutôt quelqu'un d'autre qui voulait que j'écrive pour lui. Ce n’était pas vraiment un sacrifice, pour répondre a votre question précédente, et cette personne ne compte pas vraiment, c'est juste un partenaire de travail qui voulait que je lui retire une épine du pied. Le pauvre, il va être bien pale quand il va apprendre ce qu'il s'est passé. Mais comme ces gens, il s'en remettra.

Maintenant qu'ils étaient juste tout les deux, il était bon de réfléchir a la suite de la soirée. Ils n'allaient pas rester planter devant comme des poteaux, non ? Surtout, l’espèce de garde du corps qui était devant l'entrée avait tout de suite commencé a les regarder d'un œil soupçonneux, sinon noir. Il avait sans doute entendu un peu parler de ce qui venait d'arriver. Du moment qu'ils n'appelaient pas les forces de l'ordre...Il fléchit légèrement les genoux, comme pour les chauffer un peu, et ouvrit légèrement le haut de son impair, pour laisser passer de l'air. Il avait eu beaucoup trop chaud a l'intérieur.

- Je vous raccompagne peut etre... ? A moins que la fièvre de la nuit se s'empare de vous a tel point que vous ne puissiez pas trouver le sommeil ?


Lui même n'avait pas énormément envie de rentrer. Il avait plutôt envie de se poser quelque part, pourquoi pas devant la mer. Avec quelque chose a boire, chaud ou froid, histoire de penser un peu. Discuter peut être ? Peut etre faire des plans pour la suite, après tout il venait a peine d'arriver, et ne savait pas encore exactement ce qu'il allait faire de ses journées. Elle, journaliste sur l’île, devait avoir des sources déjà, des projets, ça pouvait être intéressant d'en apprendre plus sur elle, au moins d'un point de vu professionnel.

Il sortit son téléphone, ouvrit le clapet, histoire de voir si il avait reçu un quelconque message, mais rien d'autre que l'habituel flot de sms professionnel. Rien de sa sœur, rien de la part de celui qui lui avait dit de venir la, signe qu'il n’était pas au courant de la tournure des événements, ce qui pouvait etre un peu rassurant, dans un sens. Il etait toujours maître de l'information. Il referma le clapet de son portable et le laissa retomber au fond de sa poche, a coté de son porte-feuille. Il n'avait pas prit son petit sac, mais cela devrait être inutile d’être armée de son pistolet tranquillisant, ce soir la. Pas besoin de tomber dans la psychose du journaliste.

- Amusant qu'il ne fasse pas chaud, nous sommes en hiver aprés tout, mais que j'ai une furieuse envie de boire quelque chose en regardant un beau paysage. Pas de béton, pas de bâtiment. La mer peut etre ? Ou vous pouvez peut être me conseiller un endroit, mademoiselle la journaliste. Vous devez vous y connaître en endroit sympa sur l’île. Ou alors un bar avec une belle vue...ou un restaurant même, j'ai plutôt faim.


Il sourit, et ajouta :

- Vous savez quoi, si vous parvenez a me conseiller un endroit sympathique qui me plait...je vous y invite. Tout est pour moi. Partante ?
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MessageSujet: Re: « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre   « Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre EmptyJeu 19 Mar - 6:14

Je ne répliquai rien à l’argumentaire de Lemmi. Cela n’en valait pas la peine, même si j’avais l’impression d’avoir vu et revu cette scène dans tous les mauvais romans pour justifier la rencontre d’un beau mâle et d’une héroïne désemparée au milieu de la jungle… des soirées mondaines. De toute façon, il avait raison sur un point, Nous étions mieux à l’extérieur à retrouver l’air de la nuit, bien plus respirable que la prétention de l’assistance, à moins que ce soit notre inadaptation ou notre ignorance qui nous rendent indignes de nous y sentir à notre aise. Je ne savais pour Lemmi, mais pour ma part, j’avais la présomption de manier les codes de ce genre d’événement, c’était surtout le sujet central qui m’était en grande partie étranger. Et puis ce monde ! Lorsque la cage est trop pleine de lutin de Cornouaille, forcément elle cède et des lutins s’échappent. Et là, gare ! J’eus soudain envie me relaisser aller à rire en imaginant Lemmi en lutin de Cornouaille. Pas très crédible : trop charpenté pour ressembler à ces créatures nuisibles mais d’aspect si rachitique.

Bref le vernissage avait été victime de son succès et je plaignais les malheureux qui allaient encore y rester. Mes orteils se souvenaient encore des piétinements dont ils avaient été victimes. Je n’osais pas penser que j’avais été la seule à les subir et j’admirais intérieurement ceux et surtout celles qui allaient encore souffrir quelques heures en souriant aux malotrus qui seraient responsables de leurs ongles incarnés.

J'eus du mal, à croire immédiatement le beau mâle de roman lorsqu’il m’avoua sa profession. Cabròn! Je devais l’avouer je n’avais jamais entendu parler de lui. Avec un nom pareil, si j’étais déjà tombée dessus, je m’en serais souvenue ! Je ne pouvais même pas dire qu’il était trop jeune dans la profession pour s’être fait un nom car il devait avoir plus ou moins le même âge que moi. Ou alors peut être un de ces vautours des tabloïds ? Dans un endroit pareil ce ne serait pas étonnant, mais alors, il manquait sérieusement de persévérance. Un imposteur ? Hum… Il aimerait jouer avec le feu alors. Se faire passer pour journaliste devant une journaliste… Pas très malin. Ou alors il était très spécialisé dans un domaine dans lequel je ne devais pas opérer et le monde est si vaste et complexe que ce ne serait pas étonnant.

Je haussai un sourcil au terme de chère, mais au final ça me fit sourire. Après tout nous étions devenus presque des complices. En tout cas des complices du moment. Fallait pas aller trop vite en besogne non plus. Fréquenter les Saints c’était toujours un peu risqué et lui semblait bien parti pour en devenir un.

“C’est bien ce que je disais. Endurer un tel calvaire peut quelqu’un qui ne compte pas vraiment. On vous a déjà dit que vous frisiez la sainteté ?”

Mais visiblement il était l’heure de lever le camp. Je suivis son regard vers le sbire à l’entrée à qui je n’accordais pas plus d’attention qu’un sang pur à un elfe de maison. La griserie de l’instant était retombée et c’était en effet le moment de se demander comment prolonger la soirée. Rentrer sagement se mettre au lit car incapable de remettre mon nez dans le travail ou bien…

Je ne savais pas trop quel pouvait être ce ou bien, mais me coucher avec les poules, très peu pour moi. Par contre la fièvre de la nuit ? J’avais un peu peur de ce qu’il entendait par là. Depuis toujours je me méfie des expressions à double sens. Même si ce type je devais l’avouer avait le don pour me faire rire, j’attendais de savoir plus précisément où il voulait en venir. Je le regardai donc gérer les affaires courantes c’est à dire consulter son téléphone. Quelqu’un l’attendait peut-être quelque part, ce qui était rassurant sur ses intentions si on écartait le fait que cette personne n’était pas assez importante pour le presser de rentrer. Peut-être ne pensait-il qu’à la personne pour qui il était censé écrire ce soir ? J’avais vraiment trop peu d’information sobre este hombre et mon esprit pouvait bien encore vagabonder d’hypothèse en hypothèse pendant des heures sans pouvoir établir une fiche précise sur lui. Pourtant, un confrère dans mon carnet d’adresse pouvait s’avérer utile. Cela m’incitait à accepter son offre si jamais elle s’avérait entendable.

Boire quelque chose devant un paysage autre qu’urbain ? Effectivement ça pouvait s’entendre. Je réfléchis rapidement. L'île n’était pas avare en endroit sympathique mais de nuit...Cela risquait de manquer de rendu. Et puis une idée saugrenue me vint en mi loca cabeza.

“Faire le tour des mégalithes ?”

Depuis le début de mes tribulations à Atlantis, je croisais les mentions de ses pierres supposées protéger l’île sans que je ne les aie vues en action ni même que personne autour de moi ne puisse me dire qu’ils avaient eu cette chance. Les voir être mentionnées dans les références aux Mac Lean me turlupinait depuis quelque temps sans que je franchisse le pas d’aller les observer. Je ne savais pas si c’était vraiment le bon moment pour le faire, mais l’occasion faisant le larron… Par contre en ce qui concernait la boisson il faudrait faire un crochet par un endroit où nous trouverions notre bonheur.

“Après pour boire quelque chose...”

Je n’avais pas envie de m’en préoccuper, point final. S’il voulait vraiment quelque chose à se mettre dans le gosier à lui de prendre des initiatives. Au pire, nous pouvions transplaner… D’ailleurs, je ne m’étais pas encore demandée s’il était moldu ou sorcier. Pour l’heure, cela pouvait attendre.
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« Ce que l’œil humain ne perçoit pas, la photographie vous le révélera. » RP de groupe libre
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