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A Tale of Muggles and Wizards
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Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Le Centre-ville
 

 We've got a lot of things to talk about ! - feat John

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MessageSujet: We've got a lot of things to talk about ! - feat John   We've got a lot of things to talk about ! - feat John EmptyDim 13 Oct - 13:34

Matt sortit de son appartement. A cette période de l’année et cette heure de la journée, la nuit était déjà tombée, l’obscurité avait bien envahie les rues d’Atlantis. C’était le moment où il se sentait le mieux, dans son élément. Et, bien sûr, la nuit, il risquait moins que quelqu’un ne le reconnaisse par hasard, au détour d’une rue. Il cherchait notamment à éviter les Aurors. Il était des leurs moins de deux ans auparavant, et nul doute qu’il serait reconnu par l’un d’entre eux s’il leur en laissait l’occasion. Il prenait de plus en plus de risque depuis l’exposition MacLean, sortant en pleine journée, à visage découvert, à la recherche d’informations, d’indices qui lui permettraient d’en savoir sur ce mystère qui mettait à chaque instant la vie de chaque habitant de Manadh en danger. C’était durant l’une de ces sorties qu’il vit John pour la dernière fois.

Il avait déposé une note sur son bureau la veille, lui donnant rendez-vous devant le Scottish Inn. Et c’était là que Matt attendait, tapi dans l’ombre. Ce n’était pas sans rappeler la rencontre qu’ils avaient eu, il y a plus d’un an de cela, dans l’ancien lieu de culte. Matt avait alors utilisé le même mode opératoire, à la différence près que cette fois-ci, John savait que l’Ecossais était en vie, qu’il n’était pas réellement décédé en Irlande du Nord. Et il a été actif depuis sa disparition, de tous les côtés, se créant son réseau d’informateurs, sa réputation, enquêtant sur l’affaire des MacLean et, bien sûr, en récupérant et notant moult informations sur le groupuscule Magic Is Might, qu’il entend détruire. Toutefois, il n’est pas sûr de sa démarche, d’avoir atteint les bonnes conclusions pour tout, même en ce qui concerne l’affaire MacLean. Ainsi avait-il besoin de l’avis de quelqu’un d’autre, et il n’avait qu’une personne en tête, le sachant en vie et en qui il pouvait avoir une totale confiance. Il souhaitait avoir l’avis de John sur ce qu’il avait réussi à rassembler, ainsi que sur la démarche à suivre. L’ancien Auror et maintenant Professeur à l’UPA avait de l’expérience en ce qui concerne les opérations secrètes grâce à l’Ordre du Phénix tout en ayant un sens du devoir irréprochable. C’était pour cela qu’il voulait lui parler. Et cette fois-ci, il ne mettrait aucune restriction quant à ce qu’il partagerait avec John, le prévenant bien sûr au préalable des risques encourus dans tout cela.

Même si Matt s’était fait de nouveaux amis, alliés, et que son réseau lui était d’une grande utilité, il ne savait pas exactement sur qui il pourrait compter, ni en quelle circonstance. John, il sait qu’il pourra toujours compter sur lui, sur son intégrité, son intelligence, ses précieux conseils. Et c’était pour cela qu’il avait demandé à le voir. Ils avaient tant de choses sur lesquelles discuter, tant de sujets à aborder. Il fallait espérer que John n’ait rien prévu pour le reste de sa soirée, car ça leur prendrait une bonne partie de la soirée pour discuter de sujets si importants, notamment le temps que Matt expose tout son plan et ses résultats actuels à John, en lui montrant les preuves qu’il avait déjà réussi à rassembler.

Matt était dans une ruelle à côté du Scottish Inn. Elle lui rappelait une soirée enflammée qu’il avait vécu avec la cadette des Faraday. Il se souvenait particulièrement que James avait pris le contrôle de son corps et de son esprit, loin de ce que pouvait faire et penser habituellement Matt. Ça, en revanche, ce serait un sujet dont ils ne parleraient pas. Matt n’avait pas envie de montrer cette faiblesse envers le Professeur, parce qu’il n’avait pas envie que ça vienne lui mettre des bâtons dans les roues, que ça complique la mécanique de ses plans. Bref, il était adossé à un mur en briques, dans l’ombre, attendant John, surveillant tous les alentours à l’affût de sa silhouette.
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MessageSujet: Re: We've got a lot of things to talk about ! - feat John   We've got a lot of things to talk about ! - feat John EmptyVen 18 Oct - 6:04


We've got a lot of things to talk about

- Jonathan Rowle — Matt Clickerly -


"In the clearing stands a boxer, and a fighter by his trade, and he carries the reminders of ev'ry glove that laid him down, or cut him till he cried out. In his anger and his shame, "I am leaving, I am leaving", but the fighter still remains." The boxer - Simon and Garfunkel
Je porte en mon sein des paradoxes qu’il est parfois difficile de supporter. S’emmêle en moi des notions issues de mon éducation rigide de sang-pur, d’autres venant de ma formation d’Auror, d’autres encore du traumatisme de la guerre. C’est la complexité de la nature humaine, je suppose, qui édicte que la pluralité de nos expériences forge le métal de notre existence : il n’empêche qu’il est parfois ardu de concilier mon vécu et mes valeurs.

Lorsque j’ai reçu la lettre de Matt, posée bien en évidence sur mon bureau, c’est un combat de cet acabit qui s’est déclenché dans mon esprit. Je me souviens de la manière dont nous nous sommes quitté, la dernière fois que nous avons eu une entrevue. Je me souviens de ces paroles que j’ai prononcé, des vérités qu’il a pourtant refusé d’écouter. Je me souviens du questionnement moral qui a engendré cette rencontre, alors que je devais garder le secret sur ses actions que je ne cautionnais pas. J’ai tenu ma promesse. Je me suis tenu silencieux. Aucun mot n’est sorti de ma bouche, même pas devant Kingsley, mon plus ancien ami, la personne en qui j’ai le plus confiance, probablement, en ce monde.
Lorsque j’ai revu Matt, il y a un mois environ, j’ai beaucoup réfléchi aux raisons qui l’avaient poussé à se faire passer pour mort et à intégrer les rangs du groupuscule extrémiste pro-sorcier. A devenir, quelque part, ce contre quoi il s’était battu tout au long de sa carrière au Bureau. Oui, quand on pense aux événements survenus à Atlantis, à la paranoïa dans les rues quant aux agissements de Magic is Might et de Gloriam, je comprends que Clickerly ait décidé de faire quelque chose. J’entends le pourquoi. Mais je ne peux cautionner le comment. Qui est-il, pour décider que la vie des personnes qu’il a pris sous les traits d’un homme de main ne valaient pas mieux que celles qu’il allait sauver en démantelant MiM ? Qui est-il, pour braver la loi mise en place pour protéger les populations ? Qui est-il, pour chuchoter à l’oreille du Diable en prétendant vouloir éteindre ses flammes ? J’entends bien garder ma position lors de notre rendez-vous. Je n’ai qu’une parole, et continuerai de rester coït s’il décide de continuer sur ce chemin bien tortueux, mais cela ne m’empêchera pas de lui montrer ma désapprobation.

Je me suis rendu au Scottish Inn dans le froid du janvier écossais, relevant le col de mon long manteau noir, frottant mes mains gantées l’une contre l’autre. Il a neigé toute la journée. Le temps s’est heureusement calmé lorsque la nuit est tombée, et le sel répandu sur les routes donne à la blancheur de la poudreuse un aspect grisâtre ragoutant, qui obstrue les caniveaux et laisse une boue liquide sur les trottoirs. Je ne passe pas la porte du pub, malgré la chaleur qui émane de l’intérieur. Je tourne jusqu’à la ruelle attenante, l’odeur des poubelles, peu avenante, m’accompagnant dans mon trajet. Et puis, je le vois, dans l’ombre. Il est là.

« - Tu prends bien des risques, à te montrer en plein centre-ville, après la rencontre avec cet Arawn Price. Ton occupation actuelle t’as-t-elle fait oublier la prudence la plus élémentaire ? Je sais que mon ton est acerbe, mes propos, également. Je secoue la tête. Je ne veux pas lui faire la morale, pas encore une fois, pas lorsque je sais que c’est inutile. Je soupire, puis me résout à le saluer. Bonsoir, mon vieil ami. Je dois t’avouer que j’ai hésité à venir, ce soir, et que je me demande encore la raison de ma présence ici.

Et c’est vrai. Il y a une heure encore, j’étais persuadé que j’allais décommander la babysitter, que j’allais rester chez moi en oubliant le mot laissé sur mon bureau. Si j’ai quitté les rangs des Aurors, c’est bien entendu la faute de ma maladie, mais ce n’est pas la seule raison. Je suis fatigué. Fatigué de devoir me battre, à chaque instant, au nom de la justice, de la morale, de toutes ces notions dont je ne suis même pas sûr de comprendre encore véritablement le sens. Le monde change tellement vite, après tout : il est bien différent de celui que j’ai appris à connaître, lors de mon apprentissage au Bureau. Et rencontrer Matt, ce soir, me ramène à un quotidien sur lequel j’ai tourné la page, en quittant Londres : pourtant, je suis là. C’est peut-être idiot, ou un vieux réflexe, comme lorsque les amputés ressentent des démangeaisons dans leurs membres fantômes, mais je suis là, et je ne peux plus tourner les talons, à présent.

Je m’adosse au mur de briques, tout comme l’ancien Auror. La lune nous éclaire à peine, et j’ai du mal à discerner ses traits, mais son souffle laisse des trainées blanches dans l’atmosphère glacée.

- Tu voulais me parler ? »

Une invitation tacite. Il m’a dit que la vérité sortirait de sa bouche, ce soir, et je suis bien décidé à ne faire aucune concession.
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MessageSujet: Re: We've got a lot of things to talk about ! - feat John   We've got a lot of things to talk about ! - feat John EmptyLun 21 Oct - 17:34

Matt attendait John, un esprit avec lequel il avait besoin de converser. Il ne voulait pas mettre en danger son aîné et ancien collègue – car il méritait bien mieux après tout ce qu’il avait fait pour eux tous – mais il n’avait personne d’autre vers qui se tourner. En ce qui concernait la Justice et la Morale, il savait qu’il pouvait faire confiance en John. Personne d’autre. Et encore, il devait rester méfiant, comme sa rencontre inopinée avec Léandre avait pu le lui apprendre. Les Sang-Purs sont maîtres dans l’art du double jeu. Chacun a ses raisons, et Matt comprenait celles de son meilleur ami – toujours porté disparu – d’aller chercher le groupuscule extrémiste sorcier pour protéger sa femme, en échange de quelques financements. Mais, l’Ecossais ne pouvait dire pourquoi, il savait pouvoir avoir une parfaite confiance en John. Son instinct le lui dictait, le lui avait toujours dicté. Etonnamment, il n’avait jamais ressenti cela envers Léandre, malgré toutes ces aventures vécues ensemble depuis Poudlard.

Ainsi, était-il là, dans une ruelle collée au Scottish Inn, attendant son ami – le dernier véritable qu’il avait ? – dans le froid de l’hiver. Ce dernier était mordant, et humide. S’il était dans l’ombre, John n’aurait aucune difficulté pour le repérer avec toute la vapeur d’eau qui s’échappait de sa bouche à chaque respiration. Il attendait car il avait besoin de ce contact avec son ancienne vie, de se rappeler pourquoi il faisait tout ça, pour justifier ce qu’il avait entrepris. Il savait que John n’approuvait pas sa façon d’agir – leur dernière rencontre à l’ancien lieu de culte le lui avait bien montré – mais il avait besoin de ses conseils. Sûrement saurait-il le conseiller, voire l’aiguiller dans sa démarche. Et, ils avaient d’autres sujets à aborder.

« La prudence n’existe pas. Toute action n’est qu’un risque, à nous de calculer ceux que nous sommes prêts à prendre », répondit-il. Il n’était pas prudent, certes, et il le savait, mais cette affaire l’obsédait. Le mystère qui entoure le clan MacLean était ce qui occupait le plus gros de son temps libre désormais. « Bonsoir, mon ami. La raison de ta présence est que nous avons beaucoup de choses dont nous devons parler. Je ne peux pas en parler à qui que ce soit d’autre. » Du moins, pour l’instant. Peut-être John l’aiguillerait vers quelqu’un pour l’épauler, quelqu’un du Ministère. « Mais pas ici. Les murs ont des oreilles. Suis-moi » dit-il d’un ton calme, neutre, froid. Il aurait bien invité John dans le pub animé qui leur tendait les bras, mais il ne s’y risquerait pas. Surtout pour ce qu’il souhaitait montrer à John.

La neige crissait sous leurs pas. Matt adorait cette sensation, cette sonorité. Mais il n’y faisait guère attention ce soir, préoccupé qu’il était. Ils n’en n’eurent pas pour longtemps, Matt habitant à deux pas du Scottish Inn. Il ouvrit la porte de l’immeuble, invitant John à y entrer, avant de refermer la porte derrière eux. Ils montèrent les trois étages de marches en bois, arrivant finalement au dernier étage. Un seul appartement occupait cet étage, celui qu’il louait. Il ouvrit la porte, qu’il referma soigneusement à double tour une fois à l’intérieur. Allumant la lumière, il retira sa veste, l’accrochant au porte-manteau à côté de la porte, et dévoilant son couteau, placé dans le bas de son dos. « Fais comme chez toi. Tu prendras bien un peu de thé ? » demanda-t-il presque rhétoriquement. S’il y avait bien un truc que les Anglais savaient faire, c’était recevoir autour d’un thé. Même en Ecosse cette tradition s’était installée. Il s’affaira rapidement à activer la bouilloire, déjà remplie d’eau. Les feuilles de thé reposaient déjà dans le tamis de la théière en fonte.

L’appartement, bien que situé dans les combles, n’était pas spécialement pas de plafond pour autant. Il n’était pas des plus aménagés, la pièce contenant une table entourée de quatre chaises qui se situaient face à la cuisine ouverte. Un canapé-lit se situait contre le mur, presque aligné avec la porte d’entrée. Il était jonché de papiers, de parchemins, de journaux. Ils étaient tous annotés. A côté de la table se trouvait un buffet, bien peu rempli de vaisselles. Sur la droite du buffet, une porte donnait sur la salle de bain, tandis que de l’autre côté, faisant face à la porte d’entrée, se situait la porte menant vers la chambre. Un rapide coup d’œil à travers l’embrasure de la pièce montrait tout un tas de feuilles et de parchemins, des livres également, certaines feuilles dépassaient même de ces livres. Des exemplaires du Mensuel de Métamorphose traînaient également à droite à gauche dans tout l’appartement. C’était une garçonnière, notamment de par la décoration sobre, inexistante à vrai dire. La porte d’entrée affichait un plan d’Atlantis, tandis qu’une carte de l’Ecosse se situait sur celle de la chambre. John n’avait pas besoin d’avoir l’œil affûté pour comprendre que Matt était préoccupé par plusieurs sujets, sur lesquels il faisait beaucoup de recherche.

La bouilloire s’arrêta. Matt versa l’eau dans la théière et amena celle-ci, ainsi que deux tasses en fonte, sur la table. « Je t’en prie », dit-il en désignant une chaise face à celle qu’il prenait pour lui. « Désolé, je n’ai malheureusement rien à t’offrir avec ce thé. Comme tu le sais, je souhaiterais aborder plusieurs sujets avec toi. Aucun d’eux ne sera véritablement plaisant, j’en ai bien peur. Mais, comme promis, pas de tabou. Je ne te cacherai rien, absolument aucune information. John, tu es la seule personne en qui j’ai une confiance absolue. » Il marqua une pause. Il soupira et se massa la tempe de sa main droite. Il fallait qu’il se concentre. Chaque sujet avait son importance, et méritait toute son attention. « Nous discuterons de deux sujets, tous deux liés l'un à l'autre, d’une façon ou d’une autre. Et pourtant, chaque sujet relève de sa propre logique, de sa propre intrigue si je puis dire. Le premier que j’aimerais que l’on aborde, c’est l’affaire MacLean. Mais avant de discuter de ce qu’il en retourne, je dois t’avouer quelque chose à ce sujet. »

Il stoppa à nouveau de parler pour verser le liquide chaud et infusé dans les deux tasses et d’en déposer une devant son invité. Il posa sa propre tasse devant lui. Il reprit. « Comme tu as pu le voir lors de la réunion auprès d’Arawn Price, je prête une attention toute particulière, presque obsessionnelle, à cette affaire, et ce depuis l’exposition. C’est à partir de là que j’ai fait fi de toute prudence, prenant pour la première fois le risque de montrer mon visage en public, en pleine journée. Vois-tu, si cette affaire m’obsède autant, si je cherche à comprendre, à faire la lumière dessus, par tous les moyens, c’est que je me suis retrouvé impliqué contre ma volonté, et de la pire des façons qui soit. Je suppose que tu as entendu parler de ce qu’il s’est passé dans la grotte qui accueillait l’exposition MacLean. Eh bien, j’y étais, je faisais partie du groupe de prisonniers du système magique. Et… » Son poing se serra et ses yeux se fermaient. Cette information était difficile à donner, tellement horrible à revivre. Pas un jour ne s’était passé sans qu’il ne repense à cette scène, cette horrible scène qui leur sauva à tous la vie. Jamais il n’oublierait les yeux du gobelin, ce regard, si intense, si compréhensif, non, jamais il ne l’oublierait. Et chaque jour que Merlin faisait, il s’activerait à comprendre le fin mot de cette histoire. Comprendre, pour que ce ne fut pas en vain. « John, j’ai tué ce pauvre gobelin » souffla-t-il sans rouvrir les yeux.
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MessageSujet: Re: We've got a lot of things to talk about ! - feat John   We've got a lot of things to talk about ! - feat John EmptyDim 3 Nov - 15:14

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Je trouve particulièrement fascinant de songer à la gigantesque tapisserie qui correspond aux choix du tout un chacun. On commence sa vie et chaque fil correspond à une décision, qu’elle soit importante ou triviale, et quand on fait le point sur son existence, des années plus tard, on peut retracer chacun de nos vécus en remontant à ce point stratégique, où l’on a décidé d’aller à droite plutôt qu’à gauche, ou encore d’adresser la parole à une personne plutôt qu’à une autre. De petits riens se forment les grandes choses ; d’une étincelle se crée le brasier.
Alors que je rejoins Matt, dans cette allée sordide, je pense à tous les éléments qui font que je suis ici, ce soir, et nulle part ailleurs. Il y a d’abord la guerre, bien sûr, qui rôde toujours sur ma vie comme un vautour au-dessus d’une carcasse fraîche : sans Voldemort et ses sbires, je n’aurai jamais emménagé à Atlantis et n’aurait probablement aucune idée de la localisation du Scottish Inn. Il y a ensuite le choix de Matt, celui qu’il a entrepris en infiltrant les rangs de Magic is Might qui est, à mon sens en tout cas, une terrible décision : mais ce n’est pas la mienne, je n’aurai pas à en subir les conséquences, et je ne peux rien faire d’autre que d’observer en spectateur les implications qu’elle entraîne dans la vie de mon ancien collègue Auror. Et puis, il y a une myriade de minuscules éléments : si quelqu’un m’avait bousculé dans la rue, nulle doute que j’aurai glissé sur la neige et je me serais peut-être retrouvé au centre médical ; si je n’avais pas trouvé de babysitter pour garder Annie ce soir, je serais à la maison à ses côtés ; si la lettre que Matt avait déposé sur mon bureau avait glissé, sous l’effet du vent, je ne l’aurai pas trouvé et elle se serait retrouvé dans la poubelle d’une personne chargée de l’entretien de l’université. Si l’on remonte encore plus loin, on peut même évoquer des concepts plus importants encore : si c’est la guerre qui m’a emmené à Atlantis, qui sait ce qui se serait passé si Mr Potter était encore en vie ? Si les Mangemorts n’avaient pas suivis le Seigneur des Ténèbres ? Si, dans l’enfance de Tom Jedusor, quelqu’un lui avait tendu la main et fait comprendre que les moldus n’étaient pas une menace ? Tout est lié, en fait. Si l’on contemple un peu trop longtemps la tapisserie de l’univers, la fascination se change en panique. Tout est trop vertigineux, trop absurde, aussi. La vie se résume à un enchainement de hasard, et nous, les hommes, devons pourtant trouver un sens à notre existence pour ne pas sombrer dans la folie.
Ah, si mon psychomage entendait mes pensées. Non seulement il doublerait ma dose de médicament, mais nul doute qu’il me jugerait inapte à m’occuper d’Annie : de telles considérations ne traversent pas l’esprit d’une personne équilibrée, qui avance dans sa vie sans crainte du lendemain. Je me tais, donc. Je me rends à des rendez-vous secrets avec des hommes soi-disant morts, et je me tais, mes réflexions pour seules compagnons.

Matt n’a pas changé, malgré les mois qui se sont écoulées depuis notre dernière rencontre. Oh, peut-être a-t-il l’œil un peu plus éteint, peut-être a-t-il les traits un peu plus tirés, mais je ne suis pas du genre à faire de telles considérations. Je reconnais toujours l’homme que j’ai connu, et ça me fait du bien, de me dire qu’il n’a pas encore totalement basculé de l’autre côté. Peut-être bien qu’il y a de l’espoir, après tout.

« - On croirait entendre parler ce vieux McGregor, le recruteur des Aurors, tu te souviens ? Ils faisaient la paire, avec Fol-Œil et ses "vigilance constante".

J’esquisse un léger sourire. Cela me fait du bien d’évoquer des années plus gaies, des moments d’avant-guerre qui ne m’enserrent pas le cœur. Rares sont ceux avec qui je peux en parler, et je ne m’en prive pas, auprès de Matt. Bien vite, pourtant, mon expression joyeuse s’évanouit alors qu’il me saisit par le bras et m’entraîne Merlin sait où. Il me parle de prudence, mais je ne sais pas si je peux lui faire confiance, pas vraiment. Je sais que mon ancien camarade n’est pas passé du côté des forces du Mal – si de tels concepts existent encore -, mais j’ai l’impression qu’il n’a pas conscience des risques auxquels je m’expose, à le rencontrer ici, à accepter de le suivre sans poser de question. Les murs ont des oreilles, il a bien raison. Mais ils ont des yeux, aussi.
Je reste coi, cependant, et le suit sans protester, malgré l’anxiété qui commence à enserrer ma poitrine. J’ai bien ma baguette sur moi, comme à mon habitude, mais elle me sera totalement inutile, j’en ai conscience. Cela fait maintenant près de deux ans que je n’ai pas réussi à l’utiliser. Deux ans que je n’arrive même plus à me regarder dans la glace, conscient de ma faiblesse.

Arrivé chez lui, je me relaxe quelque peu et enlève à mon tour le long manteau qui cintre mon corps maigre, l’imitant dans une politesse innée. Je réponds à sa proposition de thé d’un geste de la tête : cela ne sera pas de refus, avec ce froid. M’installant dans la chaise qu’il me montre du doigt, je pose mon regard sur lui en attendant qu’il ne commence à parler des sujets qui fâcheront invariablement, j’en suis persuadé. Et je ne suis pas déçu. Le voilà qu’il parle, encore et encore. Je ne dis rien. J’écoute. J’assimile. Je pense. Et quand l’heure est venue pour moi de répondre, je prends une grande inspiration, avant de prendre la parole d’un ton las.

- Que veux-tu que je te dise, Matt. Que je te fasse une leçon de morale ? Que je juge ton comportement, ou qu’au contraire, je t’absous de ce que beaucoup considéreraient comme un crime, ou au moins, une erreur ? Je n’étais pas là-bas, on m’a relaté les faits, cependant. Tu sais, je connais bien Ella Kvelgen, Adrasteia Rosier. J’ai des yeux et des oreilles, je constate des choses, bien que je ne les révèle pas forcément. Je souffle, prenant la tête dans mes mains. Je sais que je le dis souvent, mais je le pense réellement : je suis trop vieux pour toutes ces histoires. Tu me parles de cette histoire de gobelin alors que c’est le cadet de tes soucis. Des MacLean… Bon sang, Matt. Tu as oublié notre dernière rencontre ? Tu te rappelles ce que je t’ai dis ? Tu t’es engagé sur un sentier sombre, et voilà que tu t’exposes à plus de danger encore, en t’embarquant dans des histoires si complexes qu’elles semblent impossibles à démêler. Tu dis que tu es impliqué contre ta volonté ? Peut-être bien. Mais tu continues à chercher les ennuis, alors même que tu es dans une situation déjà inextricable, dont tu es le seul responsable, je suis désolé de te le dire aussi abruptement.

Je me lève. Je ne sais pas si c’est l’expérience qui parle, ou mes propres sentiments de frustration qui s’expriment en ce moment. Tout ce que je sais, c’est que je me mets à faire les cent pas, posant mes yeux partout où ils trouveront leur place, sans dévisager une seule fois mon interlocuteur.

- Tu trouves que c’est normal, de vivre ainsi ? De faire des recherches obsessionnelles sur un clan écossais éteint depuis des années, parce que tu as eu le malheur de mettre les pieds dans une exposition ? Et ce, alors que tu as quitté ta femme enceinte pour mettre à bas une organisation criminelle ? Mon discours reste le même, Matt. Tu me fais confiance, et bien je vais te dire la vérité, même si tu ne veux pas l’entendre. Tu es en train de sombrer. Et je ne sais pas comment faire pour te sauver. »

J’avais tort, en fait. Matt a changé. Ou j’ai changé, je ne sais pas. Toujours est-il que dans mes mots, dans mes prophéties apocalyptiques, je décide de mettre mon ancien ami face à ses propres paradoxes : et peut-être que j’ai tort, mais c’est pour moi la seule façon que je peux envisager de lui faire comprendre le fond de ma pensée.
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MessageSujet: Re: We've got a lot of things to talk about ! - feat John   We've got a lot of things to talk about ! - feat John EmptyLun 11 Nov - 17:20

Cela avait ravivé de bons souvenirs que John parle du formateur du Bureau, ce vieux McGregor, et puis de Fol Œil. Il fallait avouer qu’ils faisaient la paire tous les deux, à tout le temps leur rabâcher des dangers du métier, qu’il était important de toujours faire preuve d’une vigilance constante, de ne jamais baisser sa garde. Merlin savait qu’ils avaient raison. Maintenant, plus que jamais, Matt comprenait cela. Lorsque l’on était sans arrêt confronter aux dangers, que ses ennemis sont invisibles, on comprenait l’étendu et la vérité de ces propos. Les jeunes recrues ne pouvaient comprendre l’intérêt de cela, mais le temps et le danger le leur apprendraient, sûrement. Il fallait espérer qu’ils n’aient pas à être confrontés à de grands dangers et à un tel stress permanent, mais ce métier qui était le leur était bien imprévisible. Toutefois, Matt avait également une pensée triste à l’évocation de Maugrey. Un grand Auror qui avait consacré et donné sa vie pour le Bien. Sa disparition était toujours une grande perte pour le Bureau et pour la sécurité de tous de manière générale.

Les propos de John sont durs, mais il s’y attendait. Il n’avait pas oublié leur dernière rencontre, bien au contraire. Il avait bien retenu les conseils de John la dernière fois, tout en se souvenant qu’il désapprouvait. Aller voir une psychomage l’avait bien aidé à mieux se connaître, à connaître ses limites mentales. Même si cela l’obligeait à se détacher de qui il était vraiment, il avait beaucoup appris. Il savait se déconnecter quand il le fallait, agir en mode automatique pour sa survie. Mais la Mort avait toujours été une limite qu’il n’avait voulu franchir. Jusqu’à l’exposition MacLean. Oh, il n’était pas pressé de remettre ça, mais sa mission restait toujours la même. Peu importe ce qu’il fallait faire, il le ferait si cela garantissait la sécurité du public. Les propos de John étaient donc d’autant plus durs. « Je n’attends pas de toi qui tu absolves quoi que ce soit. Ce n’est pas ton rôle. Si certains considèrent que les créatures magiques ne sont pas soumises aux mêmes règles que les êtres humains, tout comme les animaux, je considère personnellement qu’il s’agit d’un crime. Son regard me hante régulièrement. Mais c’était ce qu’il fallait faire, sinon tout le monde y serait passé, y compris Léandre et Adrasteia. Si je te parle de tout ça, John, c’est car je t’ai promis la vérité, toute la vérité. Ça peut te paraître futile, mais c’est pourtant important pour comprendre tout le tableau, pour comprendre mes motivations à prendre tous ces risques. D’ailleurs, mes motivations sont toujours les mêmes : la sécurité de tous. John, tu le sais, je serais probablement devenu chercheur et Professeur d’université en Métamorphose, si je ne ressentais pas cet irrémédiable besoin de protéger le plus grand nombre, coûte que coûte, et peu importe les sacrifices que j’ai à faire personnellement. » Il l’avait dit. Il l’avait avoué une part de la vérité à laquelle il était parvenu et qu’il aurait sûrement à avouer à John à un moment dans cette soirée. Il marqua une petite pause avant de reprendre. « Je sais bien que tu es proche d’Adrasteia Rosier, j’ai pu le voir lors du mariage et lors de la rencontre avec Arawn Price, nul doute que tu étais à cette dernière à sa demande, je me trompe ? Quant à Ella Kvelgen, j’ai essayé de lui faire comprendre que je n’avais pas assassiné ce gobelin de gaîté de cœur mais elle n’a jamais rien voulu entendre. Parfois, j’aimerais aller la voir, essayer à nouveau de lui expliquer, de lui faire comprendre. Même si je n’étais pas spécialement proche d’elle à Poudlard, je sais qu’elle est animée par ce même goût pour la Justice que moi. C’est une femme forte ! »

Il écouta la tirade du Professeur d’université quant à sa prise de risque supplémentaire – stupide et presque inutile interprétait Matt des mots de John – et pourtant, il ne s’était pas lancé dans cette aventure supplémentaire sans aucune raison. Il était déjà dans de beaux draps avec son infiltration de Magic Is Might et il s’agissait d’un sentier bien sombre pour son âme, comme l’a suggéré son aîné, c’est vrai. Tout ce qu’il avait sacrifié, c’était une bonne partie de son temps libre, au prix d’une meilleure organisation pour son sommeil. « Tu n’as pas à t’excuser pour tes propos, John, j’attends de toi d’être aussi franc que possible. On n’a pas besoin de s’entendre en tout point pour que j’entende tes conseils. Ceux de notre dernière rencontre m’ont été utiles. Dis-toi juste que, si je prends ce risque supplémentaire et accru, c’est que je redoute un grand danger pour la population de cette île. Comme je te l’ai dit, c’est plus fort que moi, je me dois de faire mon possible pour assurer la sécurité du public. Et ce, peu importe ma situation actuelle, dont il faudra que l’on parle. Crois-moi, cette étape était prévue dans mon plan, même si je n’avais pu prévoir passer par toi pour cela. J’aurais préféré de tenir à l’écart de tout ça, mon ami, mais je n’ai pas le choix. »

Il fallait effectivement qu’ils parlent de sa situation au sein du groupuscule. C’était même la raison principale pour laquelle il avait fait appel à John ce soir. L’affaire MacLean, c’était du bonus, un écart de parcours. Ce n’était absolument pas prévu, alors que sa volonté de prendre contact avec les autorités, elle, était prévu depuis le début. La partie imprévue de cette étape avait toujours porté sur le comment reprendre contact et avec qui, mais John devrait pouvoir répondre à ces deux questions. Matt espérait vraiment que son aîné pourrait l’aider de ce point de vue. Les propos qu’il tenait actuellement, debout, à faire les cent pas, faisaient réfléchir Matt. Il était vrai qu’il se dispersait avec l’affaire MacLean, qu’il était distrait de mission principale, pourtant que devait-il faire ? Rester les bras croisés et prier. Ce n’était pas son genre. Et de toute façon, il ne pouvait accélérer les choses côté MIM. Cela prenait du temps, et en prendrait encore, avant qu’il obtienne les bonnes grâces des hautes instances de MIM et qui lui permettrait d’avoir davantage d’informations, de quoi constituer un dossier plus solide. Toutefois, il pouvait passer à côté de quelque chose. Maintenant qu’il était bien implanté, c’était le moment de reprendre contact, de créer avec des gens de confiance absolue une cellule de crise pour décider de la marche à suivre. Certains membres du Ministère avaient davantage d’expérience que lui en la matière et cela lui offrirait des points de vue et des idées supplémentaires.

Matt se leva, posant les mains sur la table, résolu. « Sauf que je ne peux être sauvé, John ! » Ses mots avaient claqué, plus froidement qu’il ne l’aurait voulu. Il était calme, extrêmement calme, pourtant. Il avait déclaré cette vérité bien macabre avec un froid anormal pour quelqu’un évoquant sa propre mort. Très certainement avait-il accepté son sort. Car, d’une certaine manière, sa vie était déjà terminée, plus jamais ne vivrait-il normalement. Il répondit à l'ensemble des paroles de son ami. « Même mon infiltration n’est pas une vie normale, John. C’est même pour cela que je suis officiellement mort. Je ne voulais pas que mes proches puissent être utilisés contre moi, ni même qu’ils puissent subir le moindre danger pour m’atteindre. Emilia, c’est différent. Elle n’aurait pas compris, pas accepté tout ça. Ma mort était la seule option. Toutefois, je ne savais pas qu’elle était enceinte lorsque je suis parti. Je ne l’ai vu qu’à mon retour à Atlantis. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si je l’avais su. Mais je suis bien content qu’elle ait refait sa vie avec Lyrold en Australie. Sûrement est-ce mieux ainsi d’ailleurs. » Cela pouvait paraître triste comme propos, froid et distant surtout. Mais il y avait réfléchi, longuement. Il n’avait pas pris cette décision, cette mission, à la légère. Et il avait accepté les conséquences que cela aurait sur ses proches, même ceux auxquels il tenait le plus. Il pensait même qu’Emilia serait plus heureuse ainsi, avec Lyrold, plutôt qu’avec lui, à ne jamais savoir ce qu’il faisait réellement, à toujours se demander dans quel état il reviendrait à la maison ou même s’il reviendrait. Ce n’était pas la vie qu’il voulait pour elle. Et ne pouvant lutter contre sa propre nature, c’était la mort dans l’âme qu’il avait pris cette décision, et qu’il s’y tenait depuis. « Crois-moi, John, je ne sombre pas. Et je ne peux être sauvé. Ma vie, ma vraie vie, est derrière moi maintenant. Peut-être un jour serais-je fatigué de me battre, de couper les têtes de l’hydre du Mal, et peut-être à ce moment pourrais-je vivre à nouveau. En attendant, je dois faire ce qu’il faut pour apporter plus de sécurité à nos concitoyens, pour essayer de rendre leurs vies plus sûres, de rendre le monde plus juste. C’est inscrit en moi et ça ne sert à rien que je lutte contre, ce serait vain et paradoxal. Autant plonger pleinement dans ma nature, jusqu’à ce qu’elle s’épuise d’elle-même. »

Il tourna à son tour le dos à John. Il se tenait face à une carte de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, les mains dans le dos. Il resta silencieux quelques instants. Il souhaitait marquer ce silence. Autant pour laisser à John le temps d’emmagasiner ses propos et les nouvelles qu’ils apportaient, tout en lui offrant un droit de réponse. Ils aborderaient le sujet de Magic Is Might plus tard, ils avaient le temps, le thé était encore chaud. Matt devait encore montrer – si ce n’est leur contenu au moins leur emplacement – les preuves qu’il avait déjà récoltées et notées sur l’organisation et les personnes qui y travaillaient, et il devait également lui demander des contacts de confiance absolue au Ministère.
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