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 Lost in memory ft. Kenneth White

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Jonathan RowleJonathan Rowle
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MessageSujet: Lost in memory ft. Kenneth White   Lost in memory ft. Kenneth White EmptyLun 2 Sep - 16:46


Lost in memory

- Jonathan Rowle — Kenneth White -


"Between the wars we will stay, fading echoes spin in the way. We'll stand by worried in the memory. I steal the rest, hasn't happened, hasn't happened yet." Between the wars - Allman Brown
Un éclat de rire. Une étincelle d’innocence qui se perd à travers les étagères poussiéreuses, imprégnant, peut-être, quelques romans trop sombres qui auraient arrachés le cœur de leur lecteur s’il les avaient découverts tel quels, le laissant dans cet étrange entre-deux que seul l’imaginaire peut réussir à créer.
Je navigue à travers la bibliothèque comme un bateau perdu en mer, et j’entends ce bruit sans parvenir à en trouver la provenance. Je tends l’oreille, à l’affût. Je ne peux accepter que l’on dérange ce temple du savoir ainsi, peu importe la candeur fragile de la joie exprimée à travers ce rire, et me retrouve soudainement chien de chasse, guettant ma proie pour mieux l’enserrer entre mes mâchoires. Je tombe sur eux quelques instants plus tard. Quatre élèves, deux garçons, deux filles, une langue collée dans la bouche d’une autre, et pas forcément le couple que la société aurait accepté. Mon regard se fait dur, et je presse le pas pour les rencontrer. Les têtes se baissent, bien sûr. Les mots se font balbutiants. Les excuses s’enchaînent tandis que mon courroux tarde à s’exercer : mais le couperet se doit de tomber tôt ou tard, et je les chasse de la bibliothèque en leur promettant des sanctions plus sévères si jamais ils venaient à revenir badiner ainsi entre les rayonnages.

Il n’est pas dans mes habitudes de rôder parmi les livres. L’image de Rusard, sa lanterne à la main, Miss Teigne flanqué à ses côtés, me vient soudainement à l’esprit, et j’ai honte, l’espace d’un instant, d’être devenu aussi dur et amer que lui. Ces élèves ne voulaient certainement pas à mal, et si leur comportement est inacceptable, pour des étudiants de cette prestigieuse université qu’est Paracelse, j’aurai pu me montrer un peu plus bienveillant à leur égard. Je soupire. La fin d’année apporte toujours son lot d’émotions contradictoires, faisant bouillonner en moi des flux incontrôlés de remords, de regrets, de souvenirs que je voudrais pouvoir effacer pour mieux recommencer, et il est difficile de me montrer patient avec les jeunes adultes qui m’entourent. Ils sont si ingénus, à vivre leur vie sans se soucier du lendemain. Je les envie.

Je reprends ma route pour me concentrer sur la véritable raison de ma présence dans la bibliothèque. Les livres de métamorphose avancées m’appellent, et je choisis avec attention ceux qui me permettront, le plus judicieusement possible, d’illustrer le prochain cours théorique de mes élèves Auror sur la dissimulation. Si l’approche de la fin d’année signifie, pour moi, la solitude des fêtes, sans aucune autre famille pour les célébrer que ma pauvre petite nièce, pour mes étudiants, il s’agit surtout de la fin de leur premier semestre, et de la venue des examens qui l’accompagne fatalement. C’est mon devoir de les préparer, au mieux de mes capacités, à ces tests qui les attendent : et si je doute toujours de mes facultés à enseigner de manière correcte, ma magie me faisant toujours défaut, je ne vais certainement pas les laisser tomber alors qu’ils comptent sur moi, leur professeur. Mon doigt se fait hésitant sur l’une des couvertures. Barbara Prince est une auteure controversée, sa vision de la magie remettant en doute certains fondamentaux, mais il n’empêche que ses idées en matière de transformation corporelle sont révolutionnaires. Est-ce une bonne idée de l’incorporer dans mon syllabus ? J’hésite. N’est pas enseignant qui veut, et même après plus d’un an à ce poste, j’ai toujours du mal à établir mes propres règles du jeu.

Alors que je réfléchis ainsi, mon regard se perd dans le lointain. La bibliothèque de l’université est vaste, grandiose, semblant parfois vivante, tant elle fourmille d’une énergie calme que seule la culture est capable d’instiller. Je me sens bien, parmi les ouvrages d’un autre temps. A ma place. Mon rythme cardiaque est stable, mes mains ne tremblent pas, aucune crise de panique n’est à craindre. Je m’étonne même à chantonner doucement, intérieurement, comme si mon passé douloureux n’avait plus sa place dans mes pensées habituellement torturées. Je finis par saisir l’ouvrage de Mme Prince, caressant doucement la couverture de cuir, et alors que je m’apprête à aller signaler mon emprunt à la bibliothécaire, je croise un regard qui ne m’est pas inconnu. Oh, la dernière fois que je l’ai vu, il était bien plus jeune, alors, et ses yeux étaient rongés par une tristesse que seul le deuil peut induire. Quel est son nom, déjà ? Impossible de m’en souvenir. Je me souviens de ses parents, des Aurors fiables et respectés, qui ont péri sous les sortilèges de quelques Mangemorts anonymes.
Je ne sais que faire de cette rencontre singulière. Je ne cherche pas à éviter le jeune homme, mais ne l’aborde pas non plus. Ce n’est pas mon genre d’aller vers les gens, même vers mes amis : alors une vague connaissance dont je ne peux me rappeler le nom à cause de ma mémoire bien trop traître, c’est un pas en avant que je ne peux me résoudre à entreprendre. Je continue donc mon chemin vers la bibliothécaire, sans m’attarder plus longtemps sur le jeune homme. Mon esprit, pourtant, continue inconsciemment d’essayer de se rappeler de son patronyme, et alors que je peux apercevoir les cheveux blancs de l’employée de la bibliothèque se découper sur le mur blanc derrière elle, je me souviens enfin.

White. Kenneth White.
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MessageSujet: Re: Lost in memory ft. Kenneth White   Lost in memory ft. Kenneth White EmptyMar 3 Sep - 12:13

Kenneth s’est levé aux aurores. Aujourd’hui est un jour plutôt ensoleillé, ce qui est assez rare en plein hiver. Après avoir enfilé un costume gris et bien ajusté son nœud papillon bleu nuit il attrape sa veste en cuir, son casque et ses gants. Puis il les repose. Par ce magnifique temps il se dit que se rendre à la bibliothèque à pieds lui permettra de profiter de ces rares rayons de soleil hivernaux. Alors Kenneth, comme à son habitude depuis l’arrivée de l’hiver, s’est rendu à la bibliothèque de l’université pour y consulter les derniers ouvrages publiés sur les créatures magiques. Il se fait un devoir d’être un expert dans son domaine. Après avoir rapidement dévoré le dernier livre qu’il convoitait tant et pris quelques notes importantes dans son carnet, il déambule dans les allées de la bibliothèque, tantôt perdu dans ses pensées, tantôt feuilletant un livre à la couverture intrigante. C’est au fil de ses pérégrinations dans l’immense bibliothèque qu’il surprend un homme, sûrement un professeur, en train de réprimander quelques jeunes élèves de l’université.

Il se rappelle alors sa scolarité à Poudlard et se dit qu’il n’aurait pas voulu tomber sur ce professeur lors de ses promenades nocturnes dans la forêt interdite. Mais cet homme ne serait-il pas le professeur Rowle dont lui a parlé sa proche amie Sinéad ? Elle qui l’a décrit comme un homme très strict, la description colle à merveille. En un sens cet homme rappelle un peu son père à Kenneth. Il observe donc d’un œil discret le mystérieux professeur et ce dernier semble s’attarder longuement sur le visage du jeune homme, comme s’il le connaissait. Mais un fait beaucoup plus intéressant retient l’attention de Kenneth. Le supposé professeur Rowle a dans sa main un livre de Prince. Une auteure que Kenneth connaît bien. Il a beaucoup étudié la métamorphose pour réussir à devenir un animagus. Et c’est aussi à travers les livres de Prince qu’il a pu apprendre quelques sortilèges très efficaces pour passer inaperçu dans les couloirs du château.

Mais pourquoi le professeur continue-t-il à le fixer ? Sinéad aurait mentionné son nom ? Même si elle avait parlé de lui, aucune chance qu’il ne puisse le reconnaître physiquement si ? Et surtout le plus important, cet homme emprunte un livre de Prince, ce qui est peu commun pour un professeur. Trop de questions brûlent les lèvres de Kenneth et il ne peut pas rester ainsi, sans réponses. Il déteste rester sans réponses. Mais il n’est pas très à l’aise avec les conventions sociales. Comment aborder ce professeur ? Mince, il n’est plus un élève de Poudlard, lui aussi est un adulte. Kenneth réajuste son nœud papillon bleu nuit et se dirige alors d’un pas vif et assuré vers le professeur qui est en train de quitter la bibliothèque.

Une fois arrivé à sa hauteur il l’interpelle poliment, ou du moins aussi poliment qu’il en est capable : « Professeur Rowle je suppose ? Kenneth White, je vis sur l’île depuis peu de temps. Kenneth n’étant pas quelqu’un de très à l’aise avec le contact physique il ne serre jamais la main de ses interlocuteurs Je me permets de vous interrompre un instant. J’étais moi-même dans la bibliothèque et je vous ai vu emprunter le livre de Prince. Je sais que c’est assez indiscret d’observer ainsi les gens mais après tout vous m’avez dévisagé vous aussi. Kenneth ne cherche pas à manquer de respect au professeur ce qui s’entend dans sa voix qui est très honnête, il est simplement maladroit Je trouve qu’il est assez rare pour un professeur de lire des auteurs un peu controversés. J’ai moi-même étudié ses livres pendant ma scolarité à Poudlard mais jamais un professeur ne nous a parlé d’elle. Est-ce l’une de vos lectures personnelles ? Ou un livre pour vos élèves ? D’ailleurs cela peut sembler étrange puisque nous ne nous sommes pas rencontrés. Enfin je crois que nous ne nous sommes pas rencontrés mais à votre façon de m’observer j’imagine que Sinéad, enfin le professeure King, vous a parlé de moi ? Je voulais juste vous dire que c’est Sinéad, enfin le professeure King, qui m’a parlé de vous. Et à votre façon sévère de réprimander les élèves. Non pas qu’ils ne le méritaient pas, au contraire, enfin même si à mon avis vous auriez pu être plus indulgent, mais mon avis n’a que peu d’importance, après tout vous êtes le professeur et pas moi. Pour faire simple c’est la description de mon amie Sinéad, le professeure Sinéad, le professeure King, qui m’a permis de vous reconnaître. Et vous voyant ainsi emprunter le livre de Prince je voulais faire votre connaissance. Je suis désolé je ne sais absolument pas si ce que j’ai dit est clair. » Kenneth réfléchit très vite. C’est un sorcier très brillant et malheureusement c’est toujours très compliqué pour lui de s’exprimer lentement. Il déballe donc tout son discours au professeur Rowle avec un débit de parole qui laisserait sans voix les meilleurs commentateurs de Quidditch.


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MessageSujet: Re: Lost in memory ft. Kenneth White   Lost in memory ft. Kenneth White EmptySam 7 Sep - 15:43


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J’ai toujours aimé les livres. Lorsque j’étais enfant, ils étaient un refuge pour moi, le petit garçon piégé entre les murs austères du manoir Rowle : entouré des personnages de romans de capes et d’épées, je m’imaginais courir à travers les landes galloises, sans me soucier des idéaux de ma famille ou de ce serpent cintrant une tête de mort tatoué sur le bras de mon père. Tout l’inverse des occupations de mon frère Thorfinn, le bon petit soldat, qui préférait cent fois écouter les histoires grandiloquentes de ses ainés sur fond de hiérarchie de sang et de supériorité sorcière. En grandissant, je me suis pourtant surpris à détacher mes yeux des paragraphes enchanteurs pour me concentrer sur l’horreur de la réalité qui m’entourait. Les contes devenaient des histoires amères, qui ne faisaient que dissimuler au monde le tragique qui l’entourait, une diversion, quelque part. Adolescent, je me suis donc tourné vers les manuels scolaires, les écrits scientifiques, et les essais sur les sujets les plus obscurs qui soient, pour assouvir ma soif de savoir, ce besoin presque pathologique que mon cerveau avait de lire, à chaque moment de la journée. Je ne supportais plus les écrits fictionnels, tout devait être concret, ancré dans cette société que l’homme avait créé, dans tous ses paradoxes. J’ai beaucoup appris, de cette période, bien sûr. J’ai cherché la connaissance comme un junky a besoin de son fix. Et même lorsque je suis devenu Auror, que j’ai connu la guerre et le désespoir, il ne m’est pas venu à l’idée de rouvrir un roman pour retrouver un peu de cette innocence que j’ai perdu en mûrissant. En fait, je n’ai pris cette initiative que sous l’impulsion de mon médicomage, qui m’a conseillé d’arrêter de me perdre dans les affres de l’existence, pour trouver un échappatoire. Il avait raison : cela m’a fait beaucoup de bien.

Mais peu importe le contenu, je me suis toujours senti comme chez moi, dans une bibliothèque. Je suis si souvent décalé, pas à ma place, éléphant dans un magasin de porcelaine, mais dans un endroit comme celui-ci, je n’ai plus besoin de penser à mon enveloppe corporelle, à ce que les gens peuvent penser de moi, aux horreurs que j’ai commise. Je peux lire. Je peux prendre une pause bien méritée.

Pourtant, alors que je croise le regard de Kenneth White, et que je peux voir ses pas le conduire fatalement vers moi, je ne peux empêcher une légère anxiété de se former dans ma poitrine. Se souvient-il de mon visage ? Va-t-il ramener dans la bibliothèque, mon refuge, des morts que je n’ai pas pu sauver – comme toujours ? Les mots passent la barrière de ses lèvres, et voilà qu’il me parle, encore et encore. Il vomit des sons à toute vitesse, ses phrases s’enchaînant les unes après les autres sans que jamais il ne s’arrête, ou presque, pour respirer : j’ai du mal à suivre le sens de ses propos, tant ils s’amoncellent, jusqu’à former une avalanche. J’esquisse un pas vers l’arrière, comme si je m’apprêtais à fuir comme un dératé, devant la menace que représente ce dialogue unilatéral ; ou, qu’au contraire, je m’ancrais dans le sol pour être prêt à recevoir le poids bien trop lourd de ses mots. Ma respiration se fait plus courte, à mesure que sa voix retentit. Mes pensées sont envahies par les sons qui sortent de sa bouche, je ne peux plus réfléchir, je suis condamné à écouter son discours pour l’éternité, perdu dans un abysse de bruit. Lorsqu’il s’arrête enfin, je le regarde en cillant, essayant de calmer mon cœur qui bat à vive allure et l’anxiété qui enserre ma poitrine. Ce n’est rien. Que quelques questions, quelques banalités après une présentation un peu trop enthousiaste, peut-être : pas de quoi en faire tout un fromage. Mais entre la théorie et la pratique, il y a un monde, et je ne peux empêcher la sueur de couler le long de ma nuque, tant sa longue diatribe m’a provoqué un stress intolérable.

« - Je… euh… je balbutie faiblement, sans réussir, encore, à me remettre totalement du choc initial. Bonjour ?

C’est la formule de politesse adaptée, après tout. Il faut y aller pas à pas, se concentrer sur le basique pour ne pas me perdre dans le chaos que sont mes réflexions, après une telle attaque de ma psychée. Je suis trop fragile pour Kenneth White, apparemment. Mais je ne veux pas me laisser aller à la mélancolie ou à cette auto-flagellation contre mon cerveau détraqué et ma maladie, qui m’empêchent de savourer les plus banales des interactions sociales. J’ai dépassé ce stade, depuis quelques mois. J’ai la force de surmonter cette épreuve.

- C’est un livre pour mes cours… C’est ça, John. Une réponse à la fois. Tout va bien. Je… je pense que la vision de Prince peut être intéressante pour de futurs Aurors… Mais le professeur King ne m’a pas parlé de vous, non… Mr White.»

Je bafouille à peine quelques banalités, alors que le jeune homme vient d’enchaîner plus de mots que tous ceux écrits dans les livres autour de nous (en tout cas, j’en ai l’impression), mais c’est un début, je suppose.
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MessageSujet: Re: Lost in memory ft. Kenneth White   Lost in memory ft. Kenneth White EmptyVen 13 Sep - 17:37

Kenneth ne se rend absolument pas compte qu’il a mis mal à l’aise le professeur Rowle, mais depuis son retour de ses voyages, il a pris l’habitude de s’excuser de son comportement pas toujours très approprié. Pendant qu’il continue de parler au professeur il avance avec lui en cette douce journée d’hiver. Presque trop douce pour un hiver sur l’île.

« Excusez moi professeur Rowle, j’ai toujours tendance à parler un peu vite. » le ton calme et posé de Kenneth tranche avec le débit de parole incessant qui venait d’émaner de sa bouche. Le premier contact avec Kenneth est souvent un choc pour l’interlocuteur qui se retrouve assaillit de toute part de phrases qui finissent par ne presque plus avoir de sens. C’est sûrement une mauvaise habitude du jeune homme mais heureusement le calme dont il sait faire preuve en fait aussi une personne avec qui la conversation est intéressante.
« Je pense aussi que ce livre peut être intéressant dans un cours en effet. Si j’étais encore élève j’assisterais avec plaisir à vos cours de métamorphose. C’est un sujet que je trouve intéressant, et qui, selon moi, doit être maîtrisé par tout bon sorcier. J’avoue ne pas m’être tenu au courant de toutes les publications récentes sur le sujet, mais mon domaine de prédilection concernant les créatures magiques - Kenneth passe la main sur son carnet, enfin ce qu’il qualifie de carnet s’apparente plutôt à un livre de la taille d’un petit dictionnaire de poche, dont la couverture en cuir usée par le temps et les voyages, laisse encore distinguer les inscriptions brodées K.W. sur la tranche - je préfère me concentrer sur les publications sur le sujet, même si ,dès que l’occasion se présente je passe du temps dans cette bibliothèque pour y apprendre de nouvelles choses. »

Kenneth a déjà oublié que le professeur semblait l’avoir reconnu et que ce n’était nullement lié à son amie Sinéad. Ce qui l’intéresse c’est de pouvoir discuter avec un professeur de l’université qui semble très cultivé. Kenneth, il ne rate jamais une seule occasion pour discuter avec quelqu’un d’un sujet qui le passionne. Et la métamorphose, depuis ses entraînements pour devenir animagus, est un sujet qui lui tient à cœur. Evidemment il ne peut pas dévoiler son secret au professeur mais rien ne l’empêche de discuter un peu d’un sujet si intéressant.

Ce qui a attiré Kenneth c’est avant tout le regard du professeur et la description de son amie Sinéad, mais au fond de lui, il reconnaît un peu de son père et de sa mère dans les traits un peu trop sévères du professeur Rowle. Bien que Kenneth ait toujours été en désaccord avec sa famille quant à la poursuite d’un cursus qui ne serait pas celui d’auror, il a toujours respecté le travail de ses parents qui se sont dressés contre les mangemorts. Et il reconnaît en Rowle le sens de la justice qui animait ses parents. Et Kenneth aussi possède ce sens de la justice. Simplement il a décidé de suivre une morale qui lui est propre. Contrairement aux aurors il souhaite être juste, au sens premier, pas au sens de la loi, il souhaite être bon. Mais cette éthique le rapproche plus qu’il ne s’en doute de ses parents et de Jonathan Rowle.


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MessageSujet: Re: Lost in memory ft. Kenneth White   Lost in memory ft. Kenneth White EmptyHier à 14:39


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Il y a des gestes, pourtant anodins, qui nous ramènent à une époque lointaine sans qu’on ne s’y attende. Ils partent souvent d’un rien : un mouvement de tête pour enlever une mèche de cheveux tombant sur une épaule dénudée, un signe de la main pour indiquer un départ précipité, une jambe qui trésaille sous le coup d’un stress intense. Des petits riens qui peuvent déclencher une tempête d’émotion, en particulier pour quelqu’un qui est rongé par des souvenirs bien trop lourds – il serait irréaliste de ma part de songer un seul instant que ce n’est pas mon cas. C’est tout ce qu’il me reste, mes souvenirs : des témoins silencieux de mes erreurs passées, la sentence de mes crimes impunis. Parfois, lorsque je vois Annie assise en train de manger, ou discutant de ses exploits du jour à l’école, j’assimile chacun de ses mouvements à son père Thorfinn, et la culpabilité me ronge alors, plus douloureuse qu’une lame chauffée à blanc. Elle ne lui ressemble pas tellement, à part dans ses cheveux blonds, mais ses mimiques, pourtant, revêtent parfois les allures surannées des Rowle, ce qui me ramène irrémédiablement vers mon frère, vers sa mort, vers mon meurtre.

Ici, alors que mes yeux se posent sur un Kenneth White qui s’est enfin calmé – merci Merlin , la façon dont il a de plisser ses sourcils me fait me remémorer notre dernière rencontre. Un jour bien solennel que l’enterrement de ses parents, des Aurors honorés par le Ministère pour leur travail respecté : à cette époque, nous étions tous paranoïaques, chaque collègue étant potentiellement un sympathisant du Seigneur des Ténèbres, et je ne pouvais m’empêcher de me demander, alors que leurs cercueils se faisaient recouvrir de terre, s’ils étaient passés à l’ennemi ou non. Après tout, le seul dont j’étais sûr de la fidélité était Kingsley, puisqu’il faisait parti, tout comme moi, de l’Ordre du Phénix, et si je répugnais à imaginer mes frères d’armes se tourner vers les idées de Tom Jedusor, je savais qu’il était impossible de sonder le coeur de tous ceux qui œuvraient à mes côtés. Kenneth ne se souvient probablement pas de moi, je songe alors qu’il me parle de métamorphose, de livres, des paroles sans importance que je n’écoute que d’une oreille – elles sont intéressantes, mais je peine toujours à ralentir les battements de mon coeur après son avalanche de mots précédente, alors je me concentre sur mes pensées qui tournent dans ma tête. C’est normal. Il avait d’autres chats à fouetter, ce jour là. Les enterrements de mon père, de mon frère, de la plupart des membres de ma famille sont des souvenirs bien flous, dans mon esprit. Je m’y suis rendu, l’esprit rongé par les remords, et si je me souviens de la main de Kingsley sur mon épaule, la seule ancre qui me permettait de ne pas m’effondrer, il m’est impossible de me rappeler des gens présents, des paroles prononcées. Il ne me reste que le désespoir de ces matinées qui se sont enchaînées les unes après les autres, dans un après-guerre qui aurait dû être célébré mais qui signifiait, pour moi, la fin de la lignée des Rowle.

Je papillonne des yeux alors que j’essaye de capter le sens des mots de Kenneth. Il est impoli de ma part de me laisser aller à des considérations intérieures quand il essaie, de toute évidence, d’entamer une discussion avec moi : et si je me demande la raison pour laquelle il s’embarrasse à parler avec un vieil homme comme moi, il serait inconvenant de me dérober après la façon dont je l’ai dévisagé. Et son enthousiasme est touchante, quelque part. Si je n’ai aucun scrupule à me débarrasser de jeunes impolis qui parlent souvent pour ne rien dire, cela ne semble pas être son cas.

« - La métamorphose n’est pas ma spécialité, mais c’est néanmoins un aspect important du métier d’Auror : j’essaie donc de me tenir informé, autant que je le peux, pour mes élèves. De toute façon, même si j’étais, autrefois, extrêmement doué en sortilèges, mon incapacité à lever ma baguette magique aujourd'hui m’empêche de me cantonner à un domaine en particulier, à part peut-être la stratégie militaire. Mais ça, c’est un autre sujet. Si ça vous intéresse, mes cours théoriques en amphithéâtre sont ouverts aux auditeurs libres. Je suis toujours enchanté de voir des personnes avides d’apprendre dans mes classes. Il vous faudra seulement vous… refréner de poser autant de questions.

Je lui souris doucement, lui indiquant silencieusement que si ses manières sont quelque peu irrévérencieuses, je ne lui en tiens pas rigueur. Après tout, j’ai suffisamment côtoyé Kingsley Shacklebolt dans ma vie pour ne plus me formaliser d’une langue bien pendue : tant qu’ils ont un propos et un point de vue, je ne peux que louer ceux qui essaient de les exprimer à l’oral.

- Enfin, je suis toujours ravi de voir des jeunes gens tels que vous se passionner pour des domaines de la magie, quels qu’ils soient : les couloirs de cette bibliothèque sont bien souvent vides, ce qui est désolant. Vos parents seraient fiers de vous. »

Je l’ai lâché comme une bombe, sans réellement y penser, et je le regrette à la seconde où les mots passent la barrière de mes lèvres. Je ne connaissais pas assez les deux Aurors décédés pour avancer ces propos, et encore moins, la relation qu’ils entretenaient avec leurs fils. Mais décidément, les souvenirs me hantent en ce jour, et il me devient de plus en plus difficile de les réprimer : cette fois, ils se sont exprimés par une phrase de trop, et j’espère qu’elle sera bien reçus…
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