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 It's a fair deal [Sebastian O'Connor]

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Harper RedfieldHarper Redfield
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MessageSujet: It's a fair deal [Sebastian O'Connor]   It's a fair deal [Sebastian O'Connor] EmptyDim 18 Aoû - 9:14

Un sportif de haut niveau comme égérie d’un de ses produits, en théorie, était une opportunité sur laquelle il aurait sauté avec enthousiasme. Dans le cas présent, sans doute aurait-il préféré que ce soit un témoignage d’un sportif non-magique : « Envoyez vos colis magiquement à travers le Royaume-Uni plus vite que s’ils avaient été portés par Darren Campbell ! » . Malgré une clientèle régulière fidèle et toujours en demande de nouveaux services, Beneficio arrivait à un stade de stagnation, le taux d’adoption ralentissait depuis plusieurs mois, et malgré la nécessité de s’installer dans une ville comme Atlantis, Harper n’avait pas espéré voir la croissance de sa succursale exploser durant les premiers mois. Un peu de publicité magique ne pouvait dès lors pas lui nuire, au contraire parviendrait-elle même à lui attirer ses premiers clients sorciers, trop occupés ou trop fainéants pour se rendre service à eux mêmes.

De plus, il devait avouer que Sebastian O’Connor avait une bonne image. Son arrivée à Atlantis avait fait sensation, d’après ce que lui avait expliqué June, et sa participation à la Coupe d’Europe, venant au secours de la France, avait contribué à sa popularité, donnant de lui l’image d’un joueur altruiste et disponible. Le Londonien savait cependant d’expérience que l’image de marque et la personnalité des célébrités étaient deux mondes intrinsèquement différents, profondément opposés et chargés de luttes d’influence.

Harper s’était donc préparé. Il n’avait accepté de planifier la rencontre avec le joueur et sa manager qu’après avoir eu l’occasion de se rendre à l’un des entraînements ouverts des Phénix d’Atlantis. Sa fascination pour les jeux et sports magiques avaient des limites, mais le Londonien devait bien reconnaître le talent et le mérite de ces sorciers qui cabriolaient à des dizaines de mètres du sol, sans aucune sécurité, sans aucune retenue. Il s’était même commandé Le Quidditch à travers les Âges ainsi qu’exigé de June un résumé complet de la carrière d’O’Connor et un portfolio de ses apparitions dans la presse. Ainsi, lorsqu’il avait pénétré le Stade de Quidditch, malgré l’agitation dans les gradins et la distance, Harper n’avait eu aucun mal à reconnaître la tignasse blonde de la star irlandaise. Il avait passé deux heures au stade, assis le plus loin possible des groupies et des bookmakers qui préparaient leurs stratégies en vue des prochains matches, à prendre des notes sur l’attitude de Sebastian, son comportement avec ses coéquipiers, ses interactions avec les fans.

Il était presque trop sympathique.

Harper poussa la porte d’un bâtiment à l’allure respectable, au centre de la Ville Haute, après avoir rapidement vérifié l’adresse qu’on lui avait donnée. Il était exactement six minutes en retard, ce qu’il trouvait tout à fait convenable. Il était en demande, mais pas trop. Prêt à négocier, mais pas à subir les caprices du joueur. Après s’être présentée auprès de la secrétaire de l’entrée, le Londonien s’installa confortablement dans un des sofas à quelque distance de la porte et s’efforça d’afficher un air neutre, presque ennuyé, en attendant qu’on vienne le chercher.
Sebastian M. O'ConnorSebastian M. O'Connor
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MessageSujet: Re: It's a fair deal [Sebastian O'Connor]   It's a fair deal [Sebastian O'Connor] EmptyVen 23 Aoû - 7:01

It's a fair deal

- Sebastian M. O'Connor — Harper Redfield -


"If people like you, they’ll listen to you, but if they trust you, they’ll do business with you." Zig Ziglar
L’année 2001 fut difficile pour Sebastian. Bien entendu, chaque cycle terrestre a ses hauts et ses bas, ses petites victoires comme ses amères défaites, mais celui là donne un goût de cendre tout particulier dans la bouche de l’irlandais. Le bilan est vite fait. Ces 365 jours furent rythmés par la mort de son oncle, sa rupture avec Jude, sa rencontre désastreuse avec Lewis, et le tout ponctué par des pressions constantes de la part de la presse, et des associations LGBT le harcelant sans cesse pour venir représenter la cause malgré ses refus constants. Ce n’est pas qu’il trouve leur combat vain ou quoi que ce soit du genre, bien au contraire, il est plus important que jamais, mais le joueur de Quidditch n’est pas prêt à être aussi ouvert, aussi… verbal, à propos de sa sexualité. Il a vécu la majeure partie de son existence dans le placard, ne s’est révélé que lorsqu’il a cru perdre l’homme de sa vie, l’a perdu quand même quelques mois plus tard, et il lui est impossible de prétendre que cette séparation n’a pas ébranlée la confiance qu’il avait emmagasiné auprès de l’écrivain, jour après jour, jusqu’à organiser cette conférence de presse où il a pu révéler sa vérité au monde.
Quand il y pense, il n’est plus vraiment triste, plus comme aux premiers jours où, seul, atterré, il perdait pied avec la réalité et ce caractère jovial qui l’a toujours représenté. Mais il est las. Fatigué, en fait. Peut-être que la nouvelle année apportera ce renouveau dont il a terriblement besoin.

Il regarde les aiguilles de l’horloge avancer, faisant résonner un tic-toc des plus agaçant dans le bureau de sa manager. Sa jambe s’agite, bientôt, il se lève pour aller se poster à la fenêtre, pour mieux aller se rasseoir quelques instants plus tard. Le poursuiveur n’a jamais été très bon pour tenir en place plus de deux minutes d’affilées. Il faut qu’il bouge, qu’il coure, qu’il vole. La vie de bureau n’est pas faite pour lui.
Pourtant, aujourd’hui, c’est un passage obligé. Angela l’a suffisamment harcelé pour qu’il comprenne que ce rendez-vous était important, trop pour qu’il n’y assiste pas en personne. Harper Redfield est un entrepreneur dont le nom a un poids non négligeable : et si Sebastian n'a pas besoin d’argent en ce moment, loin de là, sa manager a conscience qu’il n’est plus tout jeune, et qu’il doit songer à son avenir. La carrière des joueurs de Quidditch est légérement supérieure à la moyenne des sportifs, puisque les sorciers vivent généralement plus longtemps que les moldus, mais du haut de ses 30 ans, il est difficile pour l’irlandais de conserver une forme égale à celle des jeunes recrues de dix ans ses cadets. Oh, bien sûr, il reste au sommet de son art, et sa technique est plus impeccable que jamais, mais lorsque les matchs ont tendance à s’éterniser, son endurance n’est plus la même que dans ses primes années, on ne peut nier l’évidence. Angela fait donc son travail. Lui décrocher le plus de contrats publicitaires possibles avant qu’il ne soit trop vieux pour qu’on lui en propose, moyennant un pourcentage, bien sûr, mais hey, tout travail mérite salaire.

Elle ne lui explique pas en ces termes les affres de sa présence publicitaire : l’anglaise s'est vite aperçue que… et bien, Sebastian comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps. Non seulement son âge est un sujet assez délicat, mais il est loin de saisir toutes les subtilités, les avantages comme les inconvénients de la vie de célébrité. Heureusement qu’elle a a coeur ses intérêts, avant tout. Un manager à la moralité un peu plus… douteuse aurait sans nul doute exploité la naïveté de l’irlandais jusqu’à la moelle.

La sonnerie du téléphone brise le silence, et Angela répond, se contentant de lâcher un "Très bien, merci" de circonstance avant de raccrocher. Elle se tourne ensuite vers son client pour lui annoncer l'arrivée de Mr Redfield, et lui intimer de se tenir prêt. La manager sort, serre la main de l'entrepreneur comme il se doit, l'invite à entrer. C'est maintenant à Sebastian de dégainer son légendaire sourire et de le saluer.

« - C'est un plaisir de faire votre connaissance, Mr Redfield ! J'ai beaucoup entendu parler de vous - comment faire autrement, à Atlantis ? Je crois bien que ma femme de ménage appartient à votre société, mon garde du corps, Henry, également ! Et j'en suis très content, d'ailleurs.

Le sourire d'Angela se fait plus crispé. Voilà la raison pour laquelle elle évite, en général, de négocier ses contrats en présence de son client. Il est beaucoup trop enthousiaste, trop enjoué. Prêt à manger dans la main de quiconque, sans penser à ses propres intérêts avant tout. Elle va devoir la jouer serré.

-Oui, votre réputation vous précède, en effet, tout comme la tienne, Sebastian… Permettez moi néanmoins de faire les présentations. Seb, voilà Harper Redfield, directeur général de Beneficio. Mr Redfield… voilà Sebastian O'Connor. Capitaine des Phénix d'Atlantis et de l'équipe nationale d'Irlande, et 5 fois Balai d'Or. Je suis Angela Lipschtiz, sa manager. Asseyez-vous, je vous en prie. »

Et son ton ne laisse aucune place à la discussion. Implacable, intransigeante, elle sera de glace, si l'irlandais réchauffe un peu trop l'ambiance de sa confiante tranquillité.
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MessageSujet: Re: It's a fair deal [Sebastian O'Connor]   It's a fair deal [Sebastian O'Connor] EmptyDim 1 Sep - 6:22

Après quelques minutes, la secrétaire vint à nouveau le trouver et lui indiqua la direction à prendre pour se rendre au bureau de la manager. Harper haussa un sourcil, étonné qu’elle ne daigna même pas venir le rencontrer dans l’entrée, mais s’abstint de commentaire alors qu’il s’enfonçait dans le bâtiment. Enfin, alors qu’il arrivait à la porte, elle vint à sa rencontre en dehors du bureau et lui serra la main avant de l’inviter à entrer. A l’intérieur, le brillant joueur de quidditch le salua avec un regard enthousiaste qui confirma au Londonien l’impression qu’il avait eu du sportif sur le terrain, en face de ses fans. Naturellement jovial, ancré dans le moment, probablement un peu naïf, aussi. Il lui serra la main en lui rendant un sourire, bien que probablement moins rayonnant et plus travaillé que celui de l’Irlandais.

« Je suis enchanté de faire votre connaissance, M. O’Connor, appelez moi Harper. Je suis ravi de savoir que vous avez déjà eu l’occasion d’utiliser les services de Beneficio et que ceux-ci vous ont apporté satisfaction. Notre clientèle sorcière est encore bien réduite, mais je serais absolument enchanté que d’autres suivent votre exemple. »

Harper ignora la manager dont il avait perçu la tension du coin de l’oeil. Il s’était attendu à une négociation plutôt ardue, habitué aux exigences des célébrités, mais il devenait rapidement évidement que Sebastian n’était pas de cette trempe là et que c’était plutôt Lipschtiz qui allait lui mener la vie dure. Il hocha la tête avec plus de raideur à sa présentation avant de prendre place.

« Une carrière tout à fait impressionnante, en effet. C’est évidemment pour cela que nous aimerions vous offrir un contrat en tant qu’égérie de notre service de Taxi-Balais. Je pense que votre technique et votre précision seraient une très belle métaphore pour la qualité de notre service. Je crois savoir que vous n’avez jamais subi de blessures graves durant votre carrière ? » Il jeta un coup d’oeil à la manager mais n’attendit même pas vraiment sa réaction avant de continuer. Il avait fait ses recherches. « C’est un fait rare et absolument extraordinaire pour un poursuiveur de votre niveau. Je crois que notre clientèle serait très sensible à savoir que vous validez notre service, compte tenu du fait que vous êtes un exemple en matière de sécurité en vol. »

Harper prenait soin de se tourner assez souvent vers Lipschtiz pour ne pas sembler l’exclure de la conversation, tout en s’adressant de manière assez claire, exclusivement à Sebastian.

« Etes-vous familier des campagnes publicitaires moldues ? Les spots publicitaires à la télévision ? Nous voudrions en tourner un avec vous, qui serait diffusé localement autour d’Atlantis, pour présenter le service. En parallèle, nous aimerions mener une autre campagne à base d’affiches et d’encarts publicitaires dans des journaux et autres publications papier, tant moldues que sorcières cette fois, et qui seraient plus génériques pour les différents services que Beneficio offre. Un témoignage sur votre satisfaction avec nos sorciers ménagers ou nos magigardes seraient, évidemment, un atout de choix. »

Il lui adressa un sourire radieux avant de se tourner, cette fois, vers la manager, le temps d’un commentaire.

« Évidemment, il s’agit là de deux contrats séparés, qui pourraient être soumis à leurs propres termes, en matière de rémunération et de durée dans le temps. » Déjà, son regard s’était porté sur le joueur de quidditch, tandis qu’il sortait, l’air de rien, des ébauches de publicités de son sac. « Que pensez-vous de l’idée, Sebastian ? » Il ne les lui présentait pas encore, mais le slogan animé sur fond de terrain de quidditch était innocemment tourné vers l’Irlandais, comme une invitation à venir le découvrir.
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MessageSujet: Re: It's a fair deal [Sebastian O'Connor]   It's a fair deal [Sebastian O'Connor] EmptyJeu 5 Sep - 14:07

It's a fair deal

- Sebastian M. O'Connor — Harper Redfield -


"If people like you, they’ll listen to you, but if they trust you, they’ll do business with you." Zig Ziglar
Si le palmarès de Sebastian est impressionnant, le nombre de trophées, médailles et titres démontrant sans mal son succès sportif, ce n’est pas la raison pour laquelle il est devenu si célèbre. Ce n’est pas la couleur de la coupe, dorée ou argentée, qui retient l’attention des foules. Au départ, ce qui le démarquait, c’était sa manière haranguer les spectateurs grâce à ses cabrioles impressionnantes, la façon dont il avait de faire corps avec son balai et de donner l’impression de voler sans jamais craindre de tomber au sol : mais la raison pour laquelle le public est tombé amoureux de lui est encore différente. C’est la façon dont il a de sourire aux gens, comme s’ils étaient les personnes les plus importantes au monde. La façon dont il a d’écouter, de réagir, de s’exciter pour la moindre des nouvelles, de vivre à mille à l’heure sans jamais s’arrêter pour souffler. C’est un soleil, Sebastian, Jude lui a souvent répété. C’est un astre autour duquel les autres tournent, se baignant de sa chaleur qu’il distribue bien volontiers. Et alors qu’il serre la main d’Harper, il ne cache aucunement sa bonhomie et sa gentillesse, lui adressant un grand sourire et prêtant attention au moindre petit mot qu’il lui adresse, une lueur éclatante dans le regard.

« - D’accord Harper, et bien vous pouvez aussi m’appeler Sebastian ! Même Seb’, si ça vous chante, j’ai l’habitude. Il rigole doucement, le coin de ses yeux arborant de charmantes rides que seuls les gens très expressifs peuvent arborer. Je trouve ça bien pratique, oui. Je n’ai jamais voulu d’elfe de maison, pas mon style, et il faut avouer que le ménage se fait bien plus rapidement avec une baguette magique ! Quand à Henry… c’est un bon gars. Vous savez choisir vos employés, Harper !

Le joueur de Quidditch s’assoit à son tour, croisant volontiers ses jambes pour mieux s’affaler dans les replis du fauteuil. On peine à croire qu’il s’agit d’une célébrité à l’échelle internationale, quand on le voit ainsi, si affable, si naturel. Tout l’inverse de sa manager qui, tirée sur quatre épingles, regarde les deux hommes d’un regard de femme d’affaire avisée, prête à bondir sur sa proie innocente. Elle n’a pas le dernier mot, cependant. Elle travaille pour Sebastian, et pas l’inverse : elle devra forcément se plier à sa décision, quelle qu’elle soit. Angela entend bien ne rien lâcher, cela dit… Raison pour laquelle elle écoute avec grande attention les mots de l’homme d’affaire, qui a visiblement appris son pitch par coeur. Il connaît son affaire, le bougre.

- Oh, merci beaucoup ! répond le poursuiveur aux compliments d’Harper. Je crois que c’est plus dû à la chance qu’à ma… sécurité, mon entraîneur serait le premier à vous dire que je ne suis pas forcément le gars le plus prudent du lot, mais c’est vrai que ça reste important. Y’a beau avoir toute sorte de protection, sur le terrain de Quidditch, une blessure et paf, votre carrière peut être fini en quelques secondes à peine… C’est triste, ce genre de trucs. Vous utilisez quel genre de balais pour vos taxis ? Parce que c’est important, faut de la qualité, un truc robuste, pour transporter du monde comme ça. Je crois bien que le fils Grimstone a lancé une nouvelle gamme de balais familiaux, un machin pas très rapide, certes, mais c’est une machine de guerre, le truc, ça cassera pas entre vos pattes, ça non.

Il discute sans pression, parlant à Mr Redfield comme s’ils se connaissaient depuis des lustres, sans se préoccuper de la perspicacité de ces propos dans l’affaire. Angela se charge donc de recadrer son discours pour ne pas trop s’égarer.

- Tu as raison, Seb’, il faudra que nous jetions un coup d’œil sur l’aspect technique du produit. Après tout, si mon client vient à endosser votre service, nous ne pouvons nous permettre d’avoir de mauvaises surprises, vous comprendrez bien, Mr Redfield.

Elle enrage déjà alors que l’homme d’affaire montre des maquettes à Sebastian sans se préoccuper de l’inclure dans le processus, ayant vraisemblablement compris qu’il serait bien plus facile à convaincre que la manager. Angela soupire intérieurement, tandis que l’irlandais jubile.

- Oui, j’ai une télévision, chez moi ! Elle était incluse dans le meublé que j’ai acheté aux Salines, quand je suis arrivé à Atlantis. J’ai eu du mal à m’y faire, au début, et… j’ai toujours quelques soucis… je n’arrive toujours pas à changer la langue, quoique je suis passé de l’espagnol à l’allemand, y’a du progrès… Mais ça serait super de passer à la télé oui ! Enfin, je veux dire, à part pendant les matchs ou les interviews, ça, c’est autre chose. Je me suis toujours demandé ce que ça ferait d’être acteur, ou un truc du genre. Bon, c’est pas pareil là je sais bien, mais ça pourrait être drôle à faire, en tout cas !

Il s’imagine déjà, déclamant des tirades shakespeariennes devant un réalisateur de talent… sans se rendre compte, bien sûr, qu’il ferait un bien piètre acteur tant il est incapable d’être autre chose que rigoureusement lui-même, mais ça ne fait rien. Heureux sont les simples d’esprits, après tout : mais Sebastian a beau ne pas être le plus malin du lot, il n’empêche qu’il est profondément bon, avec le cœur sur la main, alors la Lipschitz s’est toujours promis de veiller sur ses intérêts quand il est incapable de le faire de lui-même.

- Tout dépend du script, du nombre de diffusion, du public cible… et de la rémunération, cela va sans dire. Une célébrité de l’envergure de Sebastian ne peut se permettre d’accepter n’importe quelle offre, peu importe… l’amusement que ça pourrait lui procurer. »

Elle regarde Sebastian en lui faisant les gros yeux, espérant qu’il comprenne d’arrêter de s’offrir au businessman comme si l’affaire était déjà signée. Il faut savoir se faire désirer, en amour comme en affaire, en particulier lorsque les gains potentiels sont aussi élevés…
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MessageSujet: Re: It's a fair deal [Sebastian O'Connor]   It's a fair deal [Sebastian O'Connor] EmptyHier à 7:01

Affable et modeste, en plus de cela. A chaque commentaire du joueur de quidditch, Harper hochait la tête, buvait ses mots, comme si rien ne l’intéressait plus que de poursuivre cette conversation jusqu’à la fin des temps. Le sourire sur son visage n’était cependant pas feint. En bon homme d’affaire, il savait reconnaître les collaborations qui s’annonçaient profitables et à un tel niveau, rencontrer quelqu’un d’aussi humain, d’aussi simple – dans le bon sens du terme – que Sebastian O’Connor, était une aubaine bien trop rare pour ne pas la traiter comme une pierre précieuse. Le Londonien n’avait certes pas beaucoup de scrupules, mais il n’était pas un requin par simple opportunisme ; au contraire, il tendait à se montrer plus incisif et plus dangereux avec ceux qui résistaient ses plans. O’Connor, lui, semblait prêt à tout accepter, tant que c’était honnête, bon enfant, et probablement, amusant. C’étaient des conditions que Harper pouvait aisément remplir.

« La chance… Ou le talent et l’intuition. » Il adressa un clin d’oeil à l’Irlandais. Harper ne croyait ni au destin, ni en la chance. « Nous avons établi un partenariat avec Milo Pierce, de Millo’s Magical Sport Supplies. Il travaillait déjà sur des prototypes de balais équipés de side-car quand nous l’avons rencontré pour la première fois. La coopération allait de soi. Nos tests ont démontré qu’ils étaient très stables et solides. C’est évidemment très important pour nous, particulièrement lorsqu’on prend en compte la météo à Atlantis. Nous ne voudrions pas qu’une grosse bourrasque ou une tempête soudaine ne soit un quelconque danger pour nos clients, ou pour nos chauffeurs. L’île n’est pas bien grande, et pour couvrir de longues distances ou se déplacer très rapidement, nous proposons aussi un service d’accompagnateurs de transplanage. En matière de balais, la rapidité n’est donc pas notre priorité. »

Il se tourna ensuite vers la manager, ni surpris, ni dérangé par son apparente réticence.

« Bien entendu, nous sommes à votre entière disposition pour tester le service. Nous pouvons vous fournir l’un de nos balais pour que vous puissiez le faire analyser par l’artisan de votre choix, et j’ai également… » Il s’interrompit le temps de fouiller dans son porte-documents. « … apporté notre protocole de test, ainsi que les résultats détaillés. Je vous invite à les consulter et à nous faire savoir si vous souhaitez réitérer certains tests, ou en faire de nouveaux. »

Il tendit les documents à Angela, tandis qu’il se tournait déjà à nouveau vers le joueur de quidditch. Son enthousiasme à l’évocation de la télévision et du monde publicitaire non-magique le fit rire intérieurement. Harper avait l’impression de parler à un adolescent, tout juste devenu célèbre, dont la carrière allait encore durer dix ans et dont les promesses n’avaient pas encore eu le temps de se ternir. Il trouvait cette attitude rafraîchissante, presque touchante et si la présence cinglante de la manager n’avait pas constamment plané au dessus de lui comme une menace, il aurait presque craint de profiter de la confiance du joueur.

« Je ne peux pas vous promettre beaucoup de jeu d’acteur, mais qui sait, votre charisme pourrait être remarqué dans l’un des spots publicitaires et vous donner un peu de visibilité pour faire évoluer votre carrière dans ce sens… Dans un premier temps, je pense qu’une simple mise en scène en compagnie d’un de nos magigardes par exemple, et quelques mots à propos de votre expérience avec Beneficio seraient plus que suffisants. Il s’agirait d’un film d’une trentaine de secondes, tout au plus, et qui s’adresseraient en premier lieu à une population adulte, des exécutifs qui travaillent beaucoup et ont besoin de services hauts de gamme, que tout le monde ne peut pas s’offrir. Nos canaux sont donc en majorité des médias sérieux, à portée nationale. Rien qui risquerait de faire souffrir votre réputation. »

Harper se tourna alors vers Angela, le regard soudainement plus acéré.

« En ce qui concerne la rémunération, il est évident que, lorsque tous les autres détails seront réglés, nous ferons une offre à la mesure de Sebastian. Notre flexibilité va cependant dépendre de son envie, ou non, de coopérer avec Beneficio sur le long-terme. »

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