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Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Le Centre-ville
 

 there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke

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Altaïr L. SundströmAltaïr L. Sundström
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MessageSujet: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptySam 17 Aoû - 18:19

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there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke Giphy

Il ne sait plus où il l'a vu pour la première fois, ce gars-là. Quelques années à peine de plus que lui, très certainement. Pourtant il ne l'a jamais croisé à l'université – déjà dans la vie active, alors. L'idée lui est comme un poing dans l'estomac – alors comme ça, lui a réussi à s'orienter sur le sentier dédaléen de la vie – il en serait presque jaloux. Presque. Un je-ne-sais quoi inhibe cette pulsion envieuse, et il se questionne souvent à son sujet. Et, à force d'errer quotidiennement dans le centre-ville, il a eu l'occasion de le voir à de nombreuses reprises. Toujours de loin, toujours sans oser quoi que ce soit. Et il ferait quoi, lui ? L'autre déploie autour de lui quelque chose de simple et de charismatique à la fois, rien que par sa présence. Il est loin des hypocrites avec pour masque ce factice bonheur aux relents écœurants, loin des comédiens du quotidien qu'il a la malchance de devoir fréquenter tous les jours à l'université. Altaïr a eu, depuis qu'il l'a vu pour la première fois, tout le loisir de se questionner sur le jeune homme, sa curiosité inexplicablement titillée depuis. C'est étrange, pas vrai, cette fascination unilatérale. Et ça ne le dérange pas plus que ça. Il ne serait pas à la hauteur de toute façon – trop bancal, trop immature, trop lui. Un véritable stéréotype ambulant – le dépressif timide et ténébreux – ridicule, risible. Non pas qu'il cherche activement à se défaire de ces labels qui lui collent à la peau – au moins, cela lui évite les liens superficiels, les attaches fragiles qui se délitent au moindre aléa, et les déceptions qui en découlent immanquablement. En conséquence, il a pour habitude d'observer celles ou ceux qui captent son intérêt un bon moment avant de ne serait-ce qu'envisager une interaction. Mais dans ce cas précis, il n'est pas certain du tout d'oser aller un jour parler au jeune homme, sa peur du jugement trop forte encore.

Manifestement, ce dernier est membre d'un groupe de musique : il le voit souvent entrer – et/où sortir, selon l'heure – de bars divers, en compagnie d'une fille et d'un autre jeune homme. Il n'a jamais osé assister à l'un de leurs concerts, par crainte d'être remarqué dans l'espace réduit des bars en question. D'après ce qu'il a pu lire, le groupe se fait appeler les Chicken Nuggets – humilité de ce nom cocasse. Il ne peut qu'en rire, Altaïr, lui dont on pense qu'il ne sourit jamais, lui dont on compare la rareté des rires à celles d'une espèce en voie d'extinction. Ils sont bien loin, ces trois-là, de l'ego hypertrophié qui caractérise bien souvent les musiciens, ce côté-là étant insupportable à Altaïr. A ses yeux, être talentueux, génial, ne donne jamais le droit de s'arroger une fictive supériorité sur les autres. Et ce groupe-là est visiblement bien loin desdits vices, lesquels découlent malheureusement de façon régulière de la notoriété.
Un beau jour, alors qu'il les voit pénétrer tous trois dans un quelconque bar du centre-ville, Altaïr s'enhardit et décide d'y entrer à son tour, mangé par une irrépressible curiosité. Il lui tarde de les écouter, eux qu'il a aperçus tant de fois sans jamais oser aller les voir se produire pour de vrai. Il n'a pas d'attentes particulières – ce n'est pas comme s'ils étaient gonflés d'orgueil, bien au contraire. Il passe la soirée au bar, commande plusieurs verres – assiste au concert improvisé jusqu'à la fin sans même s'en rendre compte, légèrement embrumé qu'il est par l'alcool absorbé (peu étonnant, au vu de sa résistance quasi-nulle, il faut bien l'avouer). Il ne voit pas non plus le bar se vider petit à petit tout le long du concert comme si la performance était déplorable à en pleurer. Ce n'est que lorsqu'il entend la musique s'arrêter et les rares consommateurs encore présents applaudir très timidement qu'il comprend qu'il est presque le dernier à être encore là. Il cligne des yeux lentement, les frotte distraitement et puis s'étire. Les yeux toujours fermés, il grommelle pour lui-même :
– Franchement, ils exagèrent, c'était pas si mal...
Lorsqu'il rouvre les yeux, il se tient juste devant lui.
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MessageSujet: Re: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptyDim 18 Aoû - 15:10


There's only two types of people in this world : the ones

that entertain, and the ones that observe

- Ezekiel G. Wolfe — Altaïr L. Sundström -


"Looking for a buzz, but all I got was Santa Claus. I'm hanging on a dream that's too dumb to die. I feel like a cello, lost somewhere over the rainbow." Too dumb to die - Green Day
« - Merci à tous ! Nous sommes les Chicken Nuggets, et, on sait, on est tout aussi délicieux ! A la prochaine !

Zeke sort de scène un grand sourire plaqué sur le visage, flanqué de ses deux acolytes de toujours, Galaad et Gersende – oups, pardon, Pear, puisqu’elle arbore en ce moment même les traits fins de la bassiste, avec ses cheveux roses et noirs à côté desquels il est difficile de passer. Il n’entend pas les faibles applaudissements, les rires soulagés des clients car ce… bruit s’arrête enfin. Ils sont peut-être dans leur monde, ces trois là, enfoncés dans le déni le plus total, mais on ne peut pas leur enlever leur passion. Ils sont là, tous les soirs, sur des scènes toujours plus petites, avec toujours moins de clients, mais ça ne les décourage pas. Ils gardent le sourire, persuadés qu’un jour, leur talent sera reconnu. Après tout, ils font de la musique, ensembles, jeunes et beaux. Qui ne croquerait pas la vie à pleine dent, à leur place ?

Ce soir-là, l’exorciste a sur le dos sa fidèle veste en cuir, comme à son habitude, mais a passé un pantalon à carreau noir et blanc qui est du plus bel effet sur ses Dr Martens bordeaux. Il a eu chaud pendant une bonne partie du concert et a donc enlevé le tee-shirt Nirvana qu’il portait sous son perfecto , dévoilant ses nombreux tatouages et sa peau sans vergogne. Il descend de la minuscule estrade où ils ont réussi à caser par miracle le clavier de Galaad et les amplis reliant la basse et la guitare, manquant de tomber de l’unique marche qui sépare le bois du sol, puis se dirige vers le bar pour prendre une bière bien méritée. Pendant que ses camarades rangent le matériel, il s’amuse, comme d’habitude. Cela lui vaut, bien souvent, des remontrances de la part de Gersende, mais ce qui lui rentre par une oreille, sort de l’autre : alors bien sûr que la première chose qu’il va faire, c’est prendre un verre, plutôt que de donner un coup de main à ses amis.

Il remarque soudainement un jeune homme qui l’observe, un des seuls qui semble avoir réellement écouté le concert. Zeke l’a remarqué, pendant qu’il jouait – et c’est bien normal, quand quelqu’un avec un physique aussi atypique le regarde aussi fixement pendant de longues minutes. Il trouve ses cheveux particulièrement classe, d’ailleurs. Peut-être s’en inspirera-t-il pour une coloration prochaine, qui sait. Sans une once d’hésitation, le musicien se dirige vers l’inconnu. Il n’est pas du genre à tergiverser, le Wolfe. Il veut faire quelque chose, il le fait, peu importe de quoi il s’agit. Ce comportement quelque peu… chaotique lui a valu bien des ennuis, dans sa vie, mais c’est aussi ce qui lui a donné ses plus beaux souvenirs.

- Salut, dit-il en s’asseyant à côté du jeune homme. Tu passes une bonne soirée ? J’espère que t’as aimé le concert ! J’peux même te signer un autographe, si tu veux.

Il lui sourit de toutes ses dents, sa mimique créant sur le coin de ses yeux des petites rides. Il est de ceux qui seront marqués du visage, plus vieux, à cause du nombre de fois où il actionne ses zygomatiques. Tout fier de lui, il n’attend même pas qu’Altaïr lui réponde, il prend un sous-bock qui traîne sur la table, avant de sortir sa baguette de sa poche et de rapidement conjurer une plume et de l’encre. Enfin, il commence une longue dédicace sur le dessous de verre, qu’il doit retourner par manque de place, où il explique à ce mec qu’il n’a jamais vu de sa vie qu’il ne doit pas abandonner ses rêves, et que s’il n’arrive pas à viser la lune, il atteindra toujours les étoiles. Soudain, il arrête sa phrase en plein milieu, pour planter ses yeux dans ceux de celui qu’il considère maintenant comme l’un de ses plus grands fans.

- Oh, mais j’oublie, tu m’as pas dis ton nom ! Il faut que je le personnalise, sinon, je suis sûr que tu vas le revendre plus tard, quand ça vaudra des millions, ce genre de trucs. »
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MessageSujet: Re: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptyLun 19 Aoû - 8:45

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Le ton badin et la familiarité de son vis-à-vis laissent Altaïr bouche bée l'espace d'un instant. Il y a quelque chose de profondément sincère dans la façon qu'a l'autre de s'adresser à lui, sans s'embarrasser de phrases conventionnelles ou de formules de politesses vides de tout sentiment. Son phrasé dégage une certaine chaleur, installant entre eux une sorte de proximité, alors même qu'ils n'ont jamais discuté. Lui qui a pour habitude de se sentir de trop, inadapté dans le cadre des interactions sociales, est instantanément mis à l'aise par le grand sourire de l'autre jeune homme ; il se surprend même à singer sincèrement son franc sourire. L'envie lui prend, saisissante, de tisser un lien avec lui, de nouer peut-être une nouvelle amitié, ce qui est suffisamment rare chez lui pour être signalé. Et lorsqu'il se met, presque instinctivement, à lui dédicacer ce qu'il trouve sur le bar, le sourire d'Altaïr s'agrandit – il trouve le geste profondément gentil. Et si nombreux sont celles et ceux qui jugent ce qualificatif presque offensant – il vaut mieux être beau ou élégant que gentil, n'est-ce pas ? – le blond, lui, accorde une grande importance à cette qualité. Ses réticences s'effondrent peu à peu, et son envie de converser avec le musicien se fait plus forte encore. C'est le ton enjoué qu'il commence à lui répondre :
– Salut ! Oui, et toi ? Pas trop crevé ? Vous avez l'air de vous donner à fond, c'est sympa à voir en tout cas.
Peu importe si les autres n'ont pas aimé ou jugent que leur groupe est, au mieux, médiocre. Altaïr leur trouve une chaleureuse énergie ; il les préfère à des génies suffisants à l'ego titanesque, sans la moindre hésitation. Ils sont sincères et accessibles, et dépensent toute leur énergie dans leur musique ; c'est pour eux une passion, on ne peut le nier. Et c'est en cela qu'ils sont beaux. Et lorsqu'il insinue qu'Altaïr revendra l'objet dédicacé lorsque les Chicken Nuggets auront pour eux la célébrité, ce dernier doit réprimer un petit rire, non pas par mépris ou parce qu'il pense que ce jour n'arrivera jamais, mais parce qu'il apprécie réellement l'humour du brun. L'éclat de rire se confond avec le grand sourire qu'il arbore.

– Altaïr. Et toi ?
Il espère que l'autre ne trouvera pas son prénom bizarre. Lui, il l'affectionne, et se trouve peiné lorsqu'il est critiqué. Mais, après tout, il fait partie d'un groupe nommé les Chicken Nuggets – il est fort probable qu'il aime les noms originaux, ou en tout cas peu conventionnels. Et puis, qui sait, il a peut-être un prénom rare, lui aussi ? Il n'en serait pas étonné.
Lorsqu'enfin, il finit sa dédicace et jette l'objet sur le comptoir dans sa direction, Altaïr le saisit,  ne pouvant dissimuler sa curiosité – il a pris un certain temps à écrire, il ne s'est donc pas contenté d'écrire son prénom (qu'il ne connaissait du reste pas). Et, à mesure qu'il lit, son sourire croît comme ses yeux se mettent à scintiller d'amusement et d'une certaine affection qu'il ne peut s'empêcher de ressentir pour ce garçon si vrai, si pur d'une certaine façon. Il en serait presque enfantin, c'est ce à quoi cette extraversion affichée lui fait penser.
– Oh, t'inquiètes, j'oserais pas. C'est pas comme si j'avais des tas de dédicaces de groupes. C'est assez précieux, comme truc.
Nulle hypocrisie dans sa réponse – il pense sincèrement ce qu'il vient de dire. Et puis, peut-être qu'ils deviendront réellement célèbres, et qu'il pourra se vanter de posséder un autographe d'eux ? Personnalisé qui plus est...
– Ta dédicace est super cool, merci !
Peut-être qu'il écrit la même chose à chaque fois ? Cela importe peu à Altaïr, tout comme le fait que le discours soit un brin cliché. Cette spontanéité le touche, l'a touché dès que la conversation s'est engagée entre le brun et lui. Il a réussit l'exploit d'accrocher à ses lèvres ce vrai grand sourire, celui qu'il n'affiche quasiment jamais, et surtout pas lors d'une première rencontre. Et pour cela, il le remercie.
Ezekiel G. WolfeEzekiel G. Wolfe
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MessageSujet: Re: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptyMer 28 Aoû - 13:49

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that entertain, and the ones that observe

- Ezekiel G. Wolfe — Altaïr L. Sundström -


"Looking for a buzz, but all I got was Santa Claus. I'm hanging on a dream that's too dumb to die. I feel like a cello, lost somewhere over the rainbow." Too dumb to die - Green Day
L'être humain est profondément absurde, de par sa condition qui le rend capable de donner des réponses sans qu'aucune question n'ait été posée. Et de fait, la déraison appelle au déraisonnable, puisque peu importe le temps qui passe, les saisons qui changent, les mentalités qui évoluent, les hommes continuent de croire tout et n'importe quoi, tant que les histoires à dormir debout qu'on leur présente sont racontées avec suffisamment de verve. Certains disent que la terre est plate, d'autres que le voyage sur la Lune n'est qu'une invention du gouvernement américain, d'autres encore que les pyramides d'Égypte seraient des plateformes d'atterrissage pour des vaisseaux extraterrestres : et les thèses vaguement complotistes sont infinies. Zeke n'est pas le dernier à soutenir mordicus que ses théories fantasmées contiennent les vérités de l'univers. S'il ne renie en rien les fondements de la science, ou même, les lois de la nature et de la magie, il croit fermement en des petits riens qui, mis bout à bout, forment l’ensemble de ses valeurs. Mcdonald’s est le meilleur fast-food que la Terre ait jamais porté; chaque seconde où il ne dort pas est un moment de perdu ; les Chicken Nuggets vont un jour percer. Qu’est-ce que la vérité, sinon des faits indéniables qui ne peuvent être réfutés ? Personne ne peut l’accuser de mentir, puisque personne ne peut dire, de manière certaine, que ce qu’il pense est faux. Ce n’est que de l’extrapolation, de l’espoir, de la foi, même. 

Et alors qu’il regarde dans les yeux du jeune homme, du seul, peut-être, dans le bar pourtant bien rempli, qui a réellement apprécié le concert dans lequel il s’est dévoué corps et âme, l’ancien Poufsouffle ne peut que continuer à croire. Cette étincelle, dans ces yeux bleus, c’est ce qui le fait avancer, c’est la même qu’il voit chaque matin, dans la glace, alors qu’il songe aux répétitions à venir et aux scènes qu’il va fouler. Son sourire s’agrandit encore un peu alors qu’il entend le son de sa voix fendre les conversations qui les entourent. Sympa. Sympa, c’est un des plus beaux - et des seuls - compliments qu’on leur a jamais fait. Alors pour lui, Sympa se change en magnifique, unique, extraordinaire. Sympa devient le plus beau mot de la terre, de l’Univers, même. 

« - C’est de la bonne fatigue, après un concert. C’est l’endorphine que tu relâches, tu sais ? Comme après le sexe.

Il parle sans tabou et langue de bois, comme s’il le connaissait depuis des années. Il est comme ça, Zeke. Ce n’est pas qu’il est sans gêne, à proprement parler, c’est qu’il n’a pas forcément conscience de sa propre place dans le monde. Il est pourtant papillon pouvant déclencher des tempêtes à l’autre bout de la Terre, comme tous les êtres qui la peuplent, d’ailleurs. Chaque acte a ses conséquences, qu’il soit réfléchi ou inconscient, important ou sans intérêt visible.

- Oh, c’est grave joli, ça, Altaïr ! C’est une étoile non ? Ca te va bien, avec tes cheveux t’illumines tout sur ton passage ! Il rigole. Ce n’est pas de la moquerie, on le voit dans son sourire, dans ses gestes grandiloquents, dans son aura même. C’est juste qu’il est trop enthousiaste, sans cesse dans le démonstratif. Jamais en demi-teinte. Moi c’est Ezekiel. Bizarre aussi, je sais, on dirait que je suis l’un de ces enfants de mormon avec leurs Gabriel, Uriel et Raphaël. Tous des prénoms en "el". Il doit probablement y avoir une raison, je suppose. M’enfin, ça me semblerait un peu gros, comme coïncidence. De toute façon, appelle moi Zeke, c'est plus simple.

Il pose ses deux coudes contre la table où il a rejoint Altaïr, embrasant du regard la pièce, ses yeux coulant du bar, à la scène, en passant par les clients qui conversent chacun de leurs côtés. Répondant aux remerciements de l’étudiant par un simple sourire, il lui glisse un :

- T’inquiète, c’est un plaisir. Je reviens.

Et le voilà qu’il se glisse jusqu’au bar, sans réellement prêter attention à ses compères qui galèrent toujours, sur la petite estrade, à ranger les câbles et les différents instruments de musique. C’est ça, le problème d’utiliser des instruments moldus. Un petit coup de baguette magique suffit pour les faire dérailler, alors il faut utiliser la méthode traditionnelle, bien plus longue, pour les ordonner.
Zeke attire l’attention du barman et lui glisse à l’oreille sa commande, pour qu’il l’entende à travers le brouhaha des piliers de comptoir, puis une fois son butin amassé, il retourne s’asseoir auprès d’Altaïr, faisant glisser un verre devant lui.

- Je t’ai pris un mojito. Je sais pas, t’avais une tête à aimer les mojitos. Et au pire, j’aime les mojitos donc je pourrais toujours le boire si tu le veux pas. Mais ça serait vraiment bizarre parce que… quand on te voit, on se dit "tiens, ce mec aime les mojitos". Il passe le fait qu’il est probablement le seul à penser à ce genre de choses, mais ce n’est pas vraiment important. Alors, monsieur l’étoile, à part avoir des excellents goûts musicaux et traîner dans des bars, tu fais quoi dans ta vie ? Laisse moi deviner, attend… Hmm, tu dois pas beaucoup aller au soleil… Il lui saisit la main sans vraiment lui demander son avis. Pas de cales sur les doigts, rien… Toi, t’es au moins le nez dans les bouquins toute la journée. »

Il se la joue Sherlock Holmes des temps modernes. Bien sûr, il est loin d’avoir un talent de profiler, mais il se targue d’avoir appris à connaître les affres de l’humanité, en ayant côtoyé beaucoup de morts, et en ayant écouté leurs histoires. C’est marrant, les fantômes ont tendance à être assez bavard : et lui a l’oreille qui ne traîne jamais bien loin pour les écouter.
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Altaïr L. SundströmAltaïr L. Sundström
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MessageSujet: Re: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptyDim 1 Sep - 13:50

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Les minutes qui se sont écoulées depuis que le concert s'est achevé, depuis que l'autre – Zeke – est venu vers lui sans autrement s'émouvoir, ces minutes-là, Altaïr ne les a pas vues passer. Filer serait, en fait, plus juste. Converser avec le jeune homme a quelque chose de grisant – son amicale énergie est bien plus que contagieuse ; le blond la sent couler en lui, brûlante, en perpétuel ruissellement. Aux côtés du brun, il a presque l'envie de remuer à son tour, de se lever, de courir, de danser, peu importe au fond. Il est rare qu'on attire son attention à la première rencontre comme il vient de le faire – pour se protéger, Altaïr préfère mimer le mépris ou l'indifférence, jouer à celui qui s'en fout, celui qui détourne le regard – et personne ne le voit faire volte-face pour jeter sur vous un regard empli de haine de lui-même et de regrets. Mais avec Zeke, c'est différent – c'est comme si une force extérieure, inconnue, le poussait à rester, à l'écouter, à poursuivre avec lui cette discussion sincère et légère tout à la fois. Une certaine pureté dans le badinage, tel est l'apanage de ce jeune homme-là. En réalité, Zeke est cette force qui pousse le blond à entretenir avec lui cette conversation ; difficile de s'en détacher, impossible pour Altaïr en cet instant. Pourtant, leur échange n'a, à première vue, rien d'exceptionnel – un musicien un peu attentionné discutant avec un amateur, tout ça paraît tellement fade. Il y a, néanmoins, une lumière qui s'élève dans la lumière tamisée du bar, la lumière de leur rencontre, la lumière résultant de leur premier contact.
Zeke se met à lui parler d'endorphines et de sexe, exactement comme s'ils se connaissaient depuis toujours, comme si la gêne n'avait aucune prise sur lui, comme s'il se foutait éperdument des conventions, comme s'il crachait sur la bienséance – si tel est réellement le cas, Altaïr n'en serait pas surpris. Pas spécialement de tabou non plus du côté du blond, alors ça lui va. Il esquisse un sourire à la comparaison.
– Ah, vraiment ? Je savais pour le chocolat et le sexe mais pas les concerts, tu m'apprends un truc. Enfin j'suppose que ça marche pas quand ton anxiété te fout mal au point de tomber dans les pommes juste à l'idée de monter sur une scène.
Opter pour la légèreté lorsque vient le moment d'évoquer ses troubles, c'est tellement lui.
– Ah. Désolé, j'voulais pas péter l'ambiance.
Ça aussi, c'est tellement lui, mentionner sa santé mentale défaillante dans les moments les plus inadaptés.
– Enfin, t'inquiètes, il rit. C'est juste que du coup je vous admire, toi et tes potes, de réussir à donner des concerts et tout.
Il espère de tout son cœur qu'il ne va pas prendre congé de lui dans un silence gêné, ou que leur conversation va s'arrêter net – vraiment, il lui faudra faire un travail sur lui et sur son inadaptation en milieu social. Non, Altaïr, parler de ses troubles mentaux à la première rencontre n'est pas exactement une attitude en adéquation avec les codes sociaux basiques. Parler de tes études, de tes activités, ça va. De ta dépression ou du suicide de ton supposé meilleur ami, ou des envies que tu as parfois de le rejoindre, c'est non. C'est une lutte que tu dois mener seul – personne ne mérite le fardeau d'un tel secret.

Mais, fort heureusement, tout semble se remettre en place, et, sur le visage d'Altaïr reparaît ce sourire véritable – celui qui ne paie pas de mine, le timide, le discret ; le vrai, pas celui qu'il placarde sur ses lèvres comme un masque de cire – lorsque Zeke complimente son prénom. C'est orgueilleux, mais le blond s'est attaché à ce patronyme si inhabituel, il n'aurait pas aimé le voir critiqué par l'autre. Et le brun ne l'a pas déçu – il ne l'a jamais fait, d'ailleurs, d'autant plus que ce prénom, il en connaît assez mystérieusement la provenance.
– Oui, ça veut dire « l'aigle en vol » en arabe, c'est d'ailleurs l'étoile la plus brillante de la constellation de l'Aigle. En vrai, ça fait assez arrogant d'appeler son fils comme ça, mais bon... J'ai fini par l'aimer. D'ailleurs, tu t'y connais en étoiles ? La plupart des gens ignorent d'où vient mon prénom.
Il se rengorge quand Zeke encense ses cheveux ; les compliments, il s'en nourrit – ils l'aident dans sa lutte contre sa haine de lui-même, qui prend peu à peu du terrain. Et puis, de la part de Zeke, il sait que c'est sincère, il sait qu'il n'est pas de ces obséquieux-là. Lui, il illumine ? Lui qui a le cœur gangrené et l'esprit noirci par la tristesse et la maladie, il est capable d'émettre cette luminescence dont lui parle son interlocuteur ? Il a du mal à le croire, mais la phrase suffit à agrandir le sourire qu'il n'a pu s'empêcher d'afficher. De toute façon, à quoi bon prétendre avec lui ? Zeke a été exemplaire de franchise, il ne voit pas pourquoi il devrait faire semblant avec lui. Il le remercie d'un signe de tête dans sa direction.
– Zeke. Zeke. D'accord ! C'est joli aussi. Enfin même Ezekiel, je trouve. Mais j'comprends que ça puisse peser lourd parfois. Puis les gens doivent faire des vieilles blagues dessus aussi...
C'est alors qu'il s'éloigne en direction du bar, après l'en avoir averti. Altaïr suppose qu'il se commande une boisson – maintenant qu'il y pense, il aurait dû en profiter pour en prendre une, lui aussi. Enfin, il est trop tard. Mais soudain, il voit une main tenant un verre de mojito se tendre dans sa direction ; il relève la tête pour alors apercevoir Zeke, qui lui affirme qu'il a « une tête à aimer les mojitos ».
– Ah, vraiment ? Bon, c'est vrai, j'avoue que j'aime bien ça. C'est chiant d'être aussi prévisible, rit-il. Et toi, c'est le sex on the beach, c'est ça ?
Il ne plaisante qu'à moitié. Sirotant sa boisson, il reprend :
– En tout cas, merci, c'est super cool de ta part ! Il est trop bon en plus.
Altaïr a laissé ses mains traîner sur le bar ; aussi est-ce une surprise pour lui de sentir celles de Zeke saisir l'une d'entre elles – le contact a tendance à l'effrayer, habituellement, mais il est assez enivré pour que son hypersensibilité soit étouffée, alors il ne proteste pas, et puis il commence à faire confiance au brun. L'écouter faire ses déductions laisse le blond entre la surprise et l'amusement.
– Qu'est-ce que je disais... trop prévisible... marmonne-t-il, sans se défaire, toutefois, de son sourire. Et toi ? Tu vis de ta musique ou tu as autre chose à côté ? Pour le coup, j'peux pas jouer aux Sherlock avec toi, t'es pas un cliché sur pattes comme moi.
Il ne trouve aucune hypothèse crédible à lui proposer quant à son activité. Zeke a, en effet, cette aura un peu mystérieuse, presque ésotérique qui plane autour de lui et l'enveloppe, rendant difficile tout exercice de déduction. Alors Altaïr préfère attendre que le brun le lui dise de lui-même.


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MessageSujet: Re: there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke   there's only two types of people in the world: the ones that entertain, and the ones that observe – zeke EmptyVen 6 Sep - 15:00


There's only two types of people in this world : the ones

that entertain, and the ones that observe

- Ezekiel G. Wolfe — Altaïr L. Sundström -


"Looking for a buzz, but all I got was Santa Claus. I'm hanging on a dream that's too dumb to die. I feel like a cello, lost somewhere over the rainbow." Too dumb to die - Green Day
Qui d’autre qu’Ezekiel pourrait être aussi détendu que lui, dans un bar bondé où la plupart des clients, après l’outrage que leurs oreilles ont pu subir, ont probablement envie de lui tordre le cou, où il laisse ses meilleurs amis ranger tout seul un matériel bien contraignant à mettre en ordre, où il parle avec un jeune homme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, il y a quelques minutes à peine ? Quelqu’un de bien excentrique, décidément. Quelqu’un qui serait outrageusement lui-même, comme l’exorciste qui boit son verre sans prendre le temps de prendre du recul sur sa situation, le torse toujours nu sous sa veste en cuir, l’œil pétillant et le sang chaud.

Son ton se fait badin, tandis qu’il apprend à découvrir un Altaïr qui, petit à petit, semble sortir de sa coquille, comme un bourgeon à la venue du printemps. C’est un animal social, Zeke. C’est comme un chat, en fait, tu le réveilles ou tu lui prends sa nourriture, il te file un coup de patte en miaulant comme un dégénéré, mais au moment où tu commences à le grattouiller à cet endroit, là, cet endroit magique à la jonction de son cou et de ses oreilles, et il se met à ronronner comme un moteur.

« - J’sais pas pour le chocolat, j’suis allergique. On me dit toujours "olala comment tu fais le chocolat c’est si bon", ben j’en doute pas, mais comme ça me file une chiasse d’enfer et des boutons qui me donnent l’impression d’être un lépreux, c’est pas ma came, perso. Mais ouais, les concerts, crois-moi… tu devrais tester ! Mon pote Gal’, il est timide, mais tu lui fous un micro entre les mains, il change du tout au tout. Après, je sais pas pour l’anxiété, c’est toujours chaud patate, pour les maladies mentales et tout. De toute façon, faut pas se forcer, si ton cerveau il est fait d’une certaine manière, ben c’est comme ça, il est très bien comme il est. Il hausse les épaules. Moi j’ai des troubles de l’attention, ça m’empêche pas de vivre ma vie comme je veux, et tant pis pour ceux qui me diront le contraire. Et tu pètes pas l’ambiance, gars. Y’a pas de lézard, ceux qui pensent que parler de ce genre de trucs, c’est tabou ou quoi, je leur dis d’aller manger des cailloux et d’arrêter de faire chier leur monde.

Il pose une main légère sur l’épaule du jeune homme en lui adressant un large sourire, une mèche de ses cheveux bruns, rendus brillants par la sueur du concert et l’énergie dépensée, retombant sur son front. Il la chasse d’un geste vif, avant de reprendre de plus belle sa diatribe : à ce niveau-là, il s’écoute parler, il n’y a pas d’autres façons de le décrire.

- T’es bizarre, mec. J’suis allé à Poudlard, comme tout le monde, enfin pour les sorciers hein. Les cours d’Astronomie, c’est obligatoire, coco. J’crois bien me rappeler qu’on a parlé de la constellation de l’Aigle en troisième année. C’était chiant, mais c’était marrant, j’avais piqué un télescope une fois et je me servais de la lentille pour essayer de foutre le feu aux habits d’un gars qui se foutait de la gueule de mes potes. Bon, heureusement, j’ai jamais réussi, parce que me faire enfermer à Azkaban parce que j’étais un petit con, ça aurait déraillé mon destin de star du rock.

Il y croit si fort, avec tant de véhémence, qu’il semble sans coeur de le stopper dans ces rêveries qui ne se réaliseront probablement jamais. Ezekiel, "celui que le Seigneur fortifie". Il lui faudrait en effet une intervention divine pour que ses aspirations à percer dans la musique arrivent à réalité… Ou alors, que subitement, tous les êtres humains deviennent sourds.

- T’es pas prévisible, c’est mon pouvoir magique : je devine les boissons des gens. C’est un don. Tu vois, le gars, là-bas ? Il pointe du doigt un homme âgé d’une quarantaine d’année, tout de noir vêtu, avec un bandana sur la tête et un regard menaçant. Et bien, contre toute attente, il adore le lait fraise. Je sais, faut se méfier des apparences. Et ceci, monsieur, ajoute-t-il en montrant son propre verre, n’est pas un vulgaire Sex on the beach, non non non. Je ne joue pas dans cette cour, moi, môsieur. Il donne de l’emphase sur le o, une expression grandiloquente sur le visage. Ceci est une invention de ma part, que j’ai appelé, de manière très modeste, "le meilleur cocktail de tous les temps", et comme je suis quelqu’un de très sympathique, je vais t’en donner la recette. Du rhum, un peu de vodka pour que ça passe bien, du jus d’ananas, du lait de coco, de la grenadine, et tu vois, les bonbons moldus au coca, là ? Bah t’en mets un peu au fond, et ça déchire. Goutte, tu m’en diras des nouvelles !

Et il lui tend son verre d’un air guilleret, lui mettant sous le nez l’épaisse mixture qui pourrait donner instantanément du diabète à quiconque la regarderait simplement, tant elle est sucrée. Il donne le choix à Altaïr, pour une fois, de goutter ou non ce cocktail au goût si particulier, pour lequel les barmans, lorsqu’il leur demande de le préparer, se demandent souvent s’il se fichent d’eux. Ce n’est pas le cas : pour quelqu’un dont le régime alimentaire est composé à 90 % de hamburger, ce verre est exquis.

- Moi ? Attend, j’dois avoir ma carte quelque part, mon frère arrête pas de me faire chier pour que je les donne aux "potentiels clients". Il tapote les poches de sa veste, puis de son pantalon, avant de regarder, assez étonnamment, dans sa chaussure, dont il ressort un petit carton bien froissé. Je travaille à la succursale Atlante de "Death and Company", la société d’exorcisme. Je sais pas si tu connais, mais si t’as un problème de fantôme qui te pourrit la vie, je suis ton homme. Mais bon, ça, c’est en attendant que les Chicken Nuggets deviennent connus, bien sûr. »

Bien sûr. On en revient toujours à ce point.
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