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 don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz

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Altaïr L. SundströmAltaïr L. Sundström
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MessageSujet: don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz   don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz EmptyVen 16 Aoû - 9:36

dirty little secret

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Il est courant pour Altaïr de fouler aux pieds les pavés de la place du marché lorsque prend fin sa longue journée. Il y trouve cette tranquillité, celle d'une solitude sans relâche recherchée. Son errance le mène à chaque fois autre part ; il ne prête pas attention à la direction qu'il finit immanquablement par prendre. Aujourd'hui, c'est dans les rues secondaires du centre-ville qu'il se retrouve. Les jours trop courts les plongent dans une relative pénombre, qu'il ne craint pas. Il n'a jamais eu peur du noir ; l'obscurité, c'est son refuge, il s'y recroqueville. Nul ne peut l'y piéger. Il recherche donc activement la noire compagnie des ténèbres nocturnes ; il est coutumier des promenades de nuit, il connaît leur effet lénifiant sur lui. Il y est anonyme ; il n'est plus l'Altaïr que tous jugent, celui qui ne dort que quelques heures, aux cernes violâtres et à la voix éraillée comme s'il avait fumé toute la nuit. Dans la lumière, il n'est guère que ce garçon trop mince, trop pâle et trop blond ; on ne lui donne en général pas plus de seize ans – il en a trois de plus. Il ressent le zénith comme une humiliation – comme si on le remarquait seulement une fois le jour levé. Alors, déambuler dans les rues une fois la nuit tombée, c'est pour lui un plaisir un peu lâche, c'est se cacher faute de pouvoir disparaître.
La journée a été difficile – elles le sont toutes à leur manière, mais celle-là l'a laissé harassé, vidé de sa maigre vitalité. Il lui faut s'entourer des sombres façades des rues assombries pour se refaire. Il a le pas régulier, solide ; ses pieds se placent fermement sur les pavés des ruelles, lesquelles se font de plus en plus sombres à mesure qu'il s'éloigne de la place du marché et que s'installe sur la ville la nuit. Il n'a peur que de croiser quelqu'un – non pas par crainte d'être blessé, mais plutôt par appréhension d'être reconnu et de devoir jouer la comédie qu'il joue chaque jour auprès des autres. Il marche de plus en plus vite, le cœur paradoxalement allégé tandis qu'il s'enfonce dans les ténèbres relatives de la fin du jour.
C'est alors que son ouïe rendue plus affûtée par la pénombre alentour capte le son caractéristique d'un souffle. Une respiration indubitablement humaine. Le cœur d'Altaïr se fige – le voilà exactement dans la situation qu'il voulait éviter plus que tout. Il jette un regard mi-agacé, mi-apeuré autour de lui, et distingue très nettement une silhouette qui se découpe sur le ciel encore un peu clair. Cette dernière semble penchée sur quelque chose... Comme par automatisme, le jeune homme s'approche lentement, ses pas comme guidés par un instinct quelconque. Et tout à coup, l'ombre se retourne vivement. Il s'agit d'un jeune homme brun, peut-être un peu plus âgé que lui. Mais ce qui retient l'attention d'Altaïr, ce sont ses mains, maculées de sang, dont l'écarlate se détache nettement de la pâleur des mains en question. Son regard remonte des mains au visage de l'autre, rendu muet par la surprise. Il lui faut quelques secondes pour retrouver la parole, pour que s'élève ainsi sa voix si caractéristique :
– Mais qu'est-ce que t'as fait, bordel ?
Il jure trop, Altaïr, on n'a jamais cessé de le lui répéter. Mais voilà, ça fait partie de lui, cette façon d'être constamment paniqué au point d'en devenir vulgaire. Et, là, tout de suite, paniqué est un adjectif un brin euphémique pour évoquer son état d'esprit.
Soudain, comme si la situation n'était déjà pas assez critique, des bruits de pas se font entendre derrière eux, et ils sont rapides – ils courent, à n'en pas douter. Et ils vont indéniablement les trouver sur leur parcours. De qui il s'agit, ni Altaïr ni l'autre ne le sait, mais ils savent tous deux, cependant, que les trouver ici, à la tombée de la nuit, les mains de l'un ensanglantées ne signifie rien de bon pour aucun d'entre eux. Altaïr sait aussi que, même s'il est innocent, il se trouve en compagnie de l'autre jeune homme à l'état douteux ; il sera, de fait, inévitablement associé à lui et à ses actes, quels qu'ils aient pu être. Il pose alors sa main sur l'épaule de l'autre et les fait transplaner.
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MessageSujet: Re: don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz   don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz EmptyDim 18 Aoû - 7:42

La voix tonnait comme la foudre entre les murs de la ruelle, résonnant plus longuement que la norme. Pendant un instant, il crut que c'était sa conscience qui s'était matérialisée pour le gronder de nouveau. Ce qui aurait fait étrangement sens d'une certaine manière, car si sa conscience était un gosse, ça expliquerait beaucoup de choses dans sa vie.

Lorsque le dit gosse posa sa main contre son épaule, il sentit tout son corps se faire aspirer par cette main. Pendant peut-être deux ou trois secondes qui lui parurent décuplées, où il eut l'impression que son corps se vidait de pression, et que son cœur s'en remplissait à la place (à moins que ce soit sa cage thoracique qui rapetissait ?). Il commença à paniquer lorsqu'il sentit la main commencer à dangereusement s'alléger, se décoller ? Mais heureusement, ses pieds retrouvèrent terre à temps.

Jazz ne fut jamais aussi content de sentir l'effet de la gravité sur lui. Il en tomba sur ses genoux, s'appuyant contre le sol de ses deux mains ensanglantées, et eut le temps de regarder autour de lui pour juste noter qu'il n'était plus au même endroit, et qu'il y avait une fontaine juste en face. Est-ce qu'il venait de transplaner ? Maintenant qu'il avait retrouvé ses quatre points cardinaux (plus ou moins), il pouvait métaphoriser ce qu'il venait de vivre : Il avait eu l'impression que son cœur s'était fait aplatir vers le haut comme un bâtonnet de glace à l'eau sucré.

Urg...

Et il crut que c'était cet organe qui allait passer par sa trachée, mais seulement de la salive goûta contre le sol.

... qui es-tu... et qu'est-ce que tu me veux....

L'écho était fort ici. Il resta dans la même position pendant quelques secondes, jusqu'à ce que sa nausée se calme, puis se redressa et finit même par se relever. Il partit s'asseoir au bord de la petite fontaine en face d'eux. Une fontaine sèche, à son grand malheur, lui qui voulait se nettoyer les mains de toute trace de crime. En regardant autour d'eux, ils semblaient se trouver dans une cour se situant au milieu de plusieurs vieux buildings. Les murs étaient crevette et les rares fenêtres très hautes. Il discernait la couleur des murs grâce à l'unique lampadaire. Aucune porte n'était visible, juste une ruelle étroite comme issue.

Et quel est cet endroit...

Maintenant, il pouvait dévisager l'adolescent. Il grimaça en le regardant lorsqu'il tenta de faire sens de ce qui venait de se passer. Ok, il se souvenait qu'il était en train de courir, qu'il avait tenté de reprendre son souffle dans une ruelle d'habitude isolée, sauf que cette fois elle ne l'était pas. Ce gars lui avait crié dessus puis alors qu'il entendait ses poursuivants se rapprocher, il se fit transplaner ici. Après cette réminiscence, il attrapa vite son sac à dos et l'ouvrit à l'arrache : ses biens étaient toujours là, et intactes. Il en soupira de soulagement.

Le Sparrow jeta un coup d'œil de nouveau à l'autre oiseau inconnu, se préparant à se faire bombarder de questions de sa part. Ca, ou il appelle la police après l'avoir pétrifié.

Attends, attends... avant que tu me pétrifies ou que je réponde à toutes tes question, dis-moi pourquoi diable as-tu pensé que c'était une bonne idée de transplaner avec toi un gars aux mains ensanglantées ?

L'instinct de survie de cet oiseau ne devait pas être au taquet. Parce qu'il avait beau retourner la situation dans tous les sens, Jazz ne comprenait pas ce qui était passé par sa tête. A moins... que ce soit son client qui l'a envoyé pour lui? Ah, il était encore trop sonné pour bien réfléchir. Mais dans tous les cas, il ne s'en plaignait pas, au contraire. Il venait de gagner grâce à la participation impromptue de ce blond.

Ah... et aux habits... aussi... Génial...

Il soupira de dépit en voyant que son joli chandail rouge vin était tâché de sang également.



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MessageSujet: Re: don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz   don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz EmptyDim 18 Aoû - 9:59

dirty little secret

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De plus en plus suspicieux, Altaïr regarde l'inconnu tenter de reprendre son souffle et ses esprits. Il y a quelque chose qui cloche chez cet individu. Il a beau être maculé de sang, il tremble comme une feuille, comme si... Comme s'il n'avait jamais transplané. Et puis, il y a le fait qu'il n'a pas sorti de baguette, ce que n'importe quel sorcier aurait fait en une situation d'imprévu comme celle-ci. La seule explication possible est qu'il s'agisse en réalité d'un moldu. Un moldu à l'attitude assez étrange, il faut bien l'avouer. L'autre réprime une nausée avant de fouiller son sac comme si Altaïr n'était rien d'autre qu'un vulgaire voleur. Il arque un sourcil. C'est insultant.
– Bon, ça va aller ? C'est toujours assez désagréable la première fois.
Le blond n'a guère pour habitude d'être aussi attentionné avec les inconnus – surtout lorsqu'il s'agit d'inconnus couverts de sang comme celui-là, mais il va être ardu de l'interroger s'il manque de recracher ses tripes à chaque fois qu'il doit parler. Il semble à la fois désorienté et méfiant, ce qui constitue un bien étrange mélange. Il n'a pas l'air si inquiet, cependant. Altaïr lâche un soupir quand l'autre lui demande pourquoi il a transplané avec lui et non pas seul comme il aurait été plus logique de le faire.
– Eh, je sais pas d'accord ? C'était un vieux réflexe malvenu.
Il n'y a véritablement pas pensé. Pour quelle raison ? Il y a quelque chose chez ce jeune homme qui l'a poussé à l'amener avec lui... Il lui faut maintenant trouver de quoi il s'agit précisément.
– Peut-être de la curiosité mal placée, admet-il après avoir réfléchi un instant. C'est pas tous les jours qu'on croise un gars couvert de sang dans la rue.
C'est assez embarrassant – il passe pour l'idiot de service, désormais. L'idiot de service avec des fascinations morbides par-dessus le marché. Fabuleux. Absolument fabuleux. Il laisse échapper un autre soupir. La soirée va être longue – il lui faut assumer les conséquences de son impulsivité. L'autre veut savoir qui il est, où ils se trouvent – et, vraiment, quoi de plus normal – mais Altaïr sent monter en lui, déjà, une lassitude teintée de regret. La discussion l'épuise déjà. Il ne sait vraiment pas pourquoi il a agi de la sorte – il aurait réellement dû passer son chemin...
– J'suis personne en particulier. Je passais juste dans le coin et je pensais être seul, mais je me suis bien planté, apparemment.

Il ne se blâmera jamais assez pour cette réaction incroyablement stupide. Le voilà maintenant seul avec ce moldu interlope, et c'est lui qui l'a cherché. (Et puis, il lui faut admettre que sa curiosité insatisfaite est toujours bien présente malgré sa lassitude.)
– Et je sais pas vraiment où on est. C'est un coin un peu désert où je me balade souvent. J'ai pensé que ce serait mieux pour, hm, discuter.
Son interlocuteur semble plus déçu d'avoir taché ses vêtements que désolé d'avoir fait couler le sang en premier lieu. Altaïr fronce les sourcils et ne peut s'empêcher d'imaginer les scénarii les plus macabres. Et s'il avait rencontré un meurtrier ? Il serait considéré comme complice si sa décision venait à être connue des forces de l'ordre le cas échéant... Même s'il ne savait rien des agissements réels du jeune homme, il a quand même pris la décision de l'amener avec lui à la vue du sang sur ses mains. Choix bien difficile à justifier en toute innocence. Il n'a pas menti en parlant de curiosité mal placée – il lui faut confesser ce vice-là, ainsi que le fait que la panique à l'entente des pas précipités se rapprochant n'est pas pour rien dans cette initiative fortement condamnable, loin de là. Sa nature anxieuse vient bien souvent le perturber et ainsi altérer ses prises de décision, mais c'est la première fois, si sa mémoire est bonne, que la situation est aussi grave. Mais il doit maintenant se décider, opter pour une alternative ou l'autre. La première serait d'agir comme il aurait dû le faire dès le début : fuir. Transplaner loin, et surtout, seul. Il serait impossible à l'autre, tout moldu qu'il est, de le suivre. La seconde alternative, quant à elle, serait de poursuivre sur la voie sombre et incertaine qu'il a fait le choix d'emprunter en amenant le jeune homme avec lui, et donc de poursuivre leur discussion, en dépit de tout le danger qu'elle pourrait représenter pour lui. Faire ce choix-là, c'est inévitablement se compromettre, Altaïr ne le sait que trop bien. Pourtant, c'est résolu qu'il reprend :
Et donc ? Comment tu t'es mis dans un tel état ? Me dis pas que t'as saigné du nez ou une connerie du genre.
Enfin, son intérêt plutôt malsain s'apprête à être satisfait.
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MessageSujet: Re: don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz   don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz EmptyMer 21 Aoû - 19:44

Ok, essayons de connaître la constellation de cet étrange individu. D'abord, il s'était montré inquiet pour lui, était-ce par empathie ou sournoiserie ? Il semblait aussi épris par des émotions soudaines et relativement visibles sur son faciès. Jazz crut voir passer l'inquiétude, l'inconfort, la lassitude, et probablement d'autres nuances qu'il n'avait pas su discerner du bouquet : était-il lunatique ou un mauvais menteur ? Et pour le troisième trait... il venait littéralement d'avouer qu'il était intéressé par un gars ensanglanté au fond d'une ruelle sombre en pleine nuit... ok....on pouvait lui ajouter la planète de l'impulsivité au moins, à moins que ce soit celle de la mauvaise improvisation ? Et Jazz accrocherait bien l'étoile de la bizarrerie sur son tableau aussi, mais il n'aimait pas utiliser cette étoile. Elle était un peu comme un passe-partout, une compensation pour toutes les autres étoiles qu'on n'arrivait à nommer ou percevoir. Alors à la place de la bizarrerie, il lui colla plutôt le mot "maladroit" sur le front.... c'était d'ailleurs le seul trait qu'il avait trouvé en commun dans les deux portraits qu'il avait esquissé de lui.

Maintenant, il se trouvait face à deux constellations qui avaient deux formes complètement différentes. La première constellation-hypothétique qu'il avait de ce blond, était qu'il était un envoyé de son client ; il était peut-être même la dernière épreuve de ce test qu'il pensait avoir réussi. C'est ce qui faisait le plus sens pour Jazz du moins, ça expliquerait pourquoi il l'aurait transplané, pourquoi il voudrait "discuter" avec un gars à l'air dangereux... il cherchait en vérité à le gagner pour mettre la main sur ce qu'il avait dans le sac à dos. Ou il cherchait à voir jusqu'où sa loyauté pouvait aller... Pour résumer, Jazz allait éviter à tout prix de lui révéler quoique ce soit.

La deuxième constellation... était négligeable. Jazz était tellement convaincu de sa première hypothèse qu'il ne donna pas plus de cérémonie au second potentiel portrait du blond. C'était très très peu probable que cet individu soit apparu de nul part et ait décidé de l'aider juste comme ça... lui, une menace en sang ambulante. La probabilité n'était cependant pas complètement inexistante... il fallait qu'il songe à augmenter le pourcentage de cette possibilité d'ailleurs, car il se trouvait à Atlantis après tout. Et ce ne serait pas la première fois qu'un hasard insensé d'une telle ampleur lui prenne les pieds. Bien que ce serait l'une des rares fois que ce hasard soit favorable pour lui.

Réfléchir autant lui a fait réaliser qu'il était assoiffé, était-ce encore un effet du transplanage ? Il sortit une bouteille d'eau de son sac à dos, la renversant un peu sur ses mains pour les laver, et buvant ce qui en restait. Pas tout le sang avait disparu, il lui en restait sous les ongles.

Je n'ai pas saigné du nez.

Il rangea la bouteille vide dans son sac à dos, puis glissa celui-ci à son dos après l'avoir refermé dans un zip sonore.

Désolé de ruiner tes fantasmes, mais... il n'y a rien eu de morbide.

Il se redressa pour lui faire face, gardant une main accrochée contre le harnais de son sac. Techniquement, il n'avait aucune chance contre un sorcier dans cet endroit, si ce dernier décidait de l'attaquer pour s'emparer de son sac à dos. Et c'était ça qui le faisait tiquer... s'il voulait réellement le contenu de son sac à dos, il aurait très bien pu le maîtriser dès le début au lieu de lui taper la causette. Cela renforçait donc la possibilité que son client cherchait à tester sa loyauté. Pour que justement il garde sa langue dans sa poche et ne dévoile pas sa mission...

Tout ce que je peux te dire c'est que personne n'a été blessé durant cette situation.

Puis il commença à se diriger vers la sortie de la cour (une ruelle étroite). Il lui tapota l'épaule en passant devant lui, et étira un petit sourire au coin confiant le temps de s'arrêter et de dire :

Sois pas trop déçu, au moins t'es pas mort. T'as eu de la chance ce coup-ci.

Presque autant que lui-même.




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MessageSujet: Re: don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz   don't be mad, you did it, caught you red hands in it – jazz EmptyDim 25 Aoû - 15:55

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L'autre a l'air empêtré dans ses pensées – Altaïr suppose qu'il évalue la situation afin d'agir en conséquence. Maintenant qu'il y songe, à sa place, il aurait montré tout autant de méfiance, voire plus. Après tout, il est sorti de nulle part, a transplané, emmenant avec lui ce pur inconnu. Sans oublier bien sûr de mentionner le fait que ledit inconnu était manifestement couvert de sang. Un bien étrange réflexe, quand il y pense... réflexe qu'il ne comprend toujours pas. Cela dit, il paraît inutile de s'interroger plus longtemps sur ses instincts – on n'explique pas une réaction purement primale. A la place, le blond entreprend d'observer les faits et gestes de son vis-à-vis – dont, il s'en rend compte maintenant, il ne connaît toujours pas le nom... Mais est-ce vraiment pertinent de le lui demander, étant donné la forte probabilité qu'il lui donne un faux patronyme ? Cela ne coûte rien, quoi qu'il en soit, de tenter le coup.
– Bon, j'me doute bien que tu vas peut-être me mentir, mais tu t'appelles comment ? C'est pas pour te... dénoncer ou quoi – après tout je sais même pas vraiment ce que t'as fait – mais juste j'aime bien savoir à qui je m'adresse.
Il doit vraiment lui paraître inconscient...
Soudain, il le voit remuer, s'affairer à chercher dans son sac une bouteille, qu'il utilise pour se laver les mains – littéralement, mais peut-être aussi métaphoriquement ? Là n'est pas la question – il n'est pas en cours de stylistique. Le brun craint visiblement qu'on lui arrache son sac à dos, et Altaïr se demande bien ce qu'il peut contenir de si précieux, pour qu'il le surveille à ce point. Cela est sûrement en relation avec le mystérieux acte qu'il a commis, qui l'a laissé ainsi ensanglanté...
– Eh, je compte pas te voler ton sac, tu sais, et peu importe ce qu'il contient... même si tu le protèges comme un secret d'état, ce qui, j'avoue, augmente encore ma curiosité. Mais bon.
Et comme le moldu le considère toujours les yeux un brin plissés par la suspicion, il ajoute :
– Ah, et t'as pas à avoir peur de moi non plus, je compte pas te lancer de sort ou quoi. Et puis bon, entre nous deux, c'est pas avec ma carrure que je peux t'agresser physiquement non plus.

Il s'est toujours montré au mieux narquois, au pire simplement haineux avec lui-même et, même s'il joue les confiants, même s'il semble parfaitement à l'aise avec sa physionomie et paraît l'assumer fièrement, il n'en est rien. Il sait qu'il renvoie cette apparence de fragilité – mais pas une fragilité modérée, celle qui caractérise le roseau, pliant au lieu de céder ; la sienne est de verre, qui vole en mille éclats au moindre choc. Lui, il est frêle comme un arbrisseau – il n'est pas ce jeune arbre, qui déploie solidement ses racines dans le sol meuble qui l'accueillera et le fortifiera tout au long de sa vie. Il croît malingre, presque famélique. Mais il faut donner la réplique, passer sur son visage le masque, devenir cet acteur aguerri, celui qui s'est accoutumé aux costumes et aux sourires factices. Celui qui se dissimule, celui qui une certaine assurance simule. Mais il sait que se cacher lorsqu'on est si instable est absolument nécessaire, alors il poursuit cette vitale comédie. Ce qui ne le défait pas de ses incertitudes, bien au contraire.
Il ébouriffe ses cheveux un brin nerveusement ; il sent un début d'angoisse poindre en lui – il commence à réaliser l'impertinence de ses actes, d'autant que l'autre lui explique qu'il aurait pu, eh bien, mourir. Mais le semblant de peur qui avait commencé à escalader sa gorge se dissipe bien vite. Il hausse alors un sourcil perplexe.
– Ah, mourir, rien que ça ? Désolé mais ça me paraît un peu trop dramatique... D'autant que tu viens de dire qu'il n'y avait rien de morbide et que personne n'avait été blessé... tu comprendras que ça paraisse un peu bizarre.

Il est vrai que si l'autre n'avait pas prononcé ces mots avant d'évoquer cette potentielle menace à laquelle il était censé avoir eu la chance d'avoir échappé, les craintes d'Altaïr auraient été bien plus fortes. Le fait est, toutefois, qu'il y a un décalage manifeste entre ces paroles censées le rassurer et cette dernière phrase alarmante. Et puis, il ne lui a toujours rien dit de concret, et il est probable qu'il ne compte pas le faire. Mais le blond a ceci pour lui qu'il est opiniâtre, entêté – laisser ainsi active sa curiosité alors qu'il a encore la possibilité de la satisfaire ? Très peu pour lui.
– Et donc ? Si t'as pas saigné du nez, ni rien fait de morbide, ni blessé quelqu'un, d'où vient tout ce sang ?
Il attend un instant avant de reprendre :
– Et, surtout, pourquoi j'ai eu « de la chance » ? T'es impliqué dans quoi exactement, pour que la mort plane au-dessus de toi et de ceux que tu croises comme ça ?
Il pose sûrement trop de questions pour son propre bien, il en a conscience ; il ne peut, pourtant s'en empêcher. Et puis, si ses actes l'ont conduit à s'engoncer dans une quelconque affaire sordide, comme le prétend son interlocuteur, autant tout savoir de ladite affaire. C'est ainsi qu'il se convainc de rester et d'approfondir le sujet. L'autre, par contre, a visiblement l'envie de s'éclipser ; lorsqu'il fait l'erreur de lui tapoter l'épaule avec sur le visage ce sourire légèrement goguenard, Altaïr se saisit de son poignet pour l'ancrer là où il est.
– Tu vas quand même pas déjà me fausser compagnie... Si j'suis dans la merde, autant que je sache pourquoi, non ?
Il ne manquerait plus qu'il lui file entre les doigts.


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