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 Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.

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Jude WhitmoreJude Whitmore
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http://www.catharsis-rpg.com/t27-jude-whitmore-travel-farMessages : 560 Points : 83
Pseudo : Lexie
Avatar : Ben Wishaw
Crédits : Melody
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Feuille de personnage
Lieu de résidence: Centre-ville d'Atlantis
Patronus: /
Informations diverses:
MessageSujet: Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.    Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.  EmptyLun 5 Déc - 14:38

Jude Whitmore
Informations civiles
Nom : Whitmore
Prénom(s) : Jude
Date de naissance : 2 février 1971
Âge actuel :  29 ans
Métier : Écrivain
Alignement politique : Pro-Mixité
Informations Magiques
Origines : Moldues
La magie en un mot : Fascinante !
Signe astrologique : Vierge
Épouvantard Qu'est-ce que c'est que ça?
Miroir du Riséd : Je ne comprends pas
Animal de compagnie : Un gentil chat American Shorthair nommé August

Descriptions
Caractère de votre personnage
J'imagine que le premier qualificatif qui me conviendrait, selon toute personne qui me rencontre pour la première fois, ce serait "timide". Quand je ne connais pas la personne en face, je ris nerveusement à toutes les questions qu'on me pose et mon attitude générale donne l’impression que j’aimerais être ailleurs, ce qui ne me rend pas spécialement facile d'approche. Ma timidité me donne aussi parfois des airs un peu snobs, par exemple quand j'ose pas aller vers quelqu'un que je connais quand je le croise dans la rue, par peur de déranger ou d'avoir l'air bizarre. Et pourtant, j'aime les gens et j'aime les rencontres. Je suis curieux et facilement impressionné par autrui ; ça réfère sans doute à mon manque de confiance en moi, mais je pense que c'est aussi parce que j'aime tout simplement les humains et les déclinaisons infinies de leurs caractères.

Je pense qu'une fois qu'on me connait, on réalise que je ne suis pas snob et qu'en fin de compte, je suis plutôt doux et gentil. J'ai pas vraiment de malice et la plupart du temps, quand quelqu'un fait quelque chose de pas correct, j'ai tendance à considérer que c'est ma faute. C'est difficile de penser du mal des gens qui m'entourent.

Sinon, en général, j'essaie de prendre soin des personnes que j’aime et de remonter le moral de quiconque semble l’avoir perdu. Ce n’est pourtant pas pour autant que mon moral à moi est toujours bon. Je suis d’un naturel très anxieux, comme vous l'aurez deviné, et je me ronge les ongles et les petites peaux autour d’une manière assez compulsive. J’ai toujours peur qu’il arrive quelque chose, j’ai ce sentiment persistant qu'un événement terrible est sur le point d’arriver. J'ai un côté mélancolique aussi ; je pense que c'est un dérivé de mon hypersensibilité. Oui, je pleure quand le film est triste.

Je suis également quelqu’un de très affectueux envers les personnes qui sont proches de moi, même si je préfère limiter les contacts physiques avec les inconnus. Je me mets difficilement en colère contre les autres, préférant la fuite à la confrontation, et je ne suis pas spécialement courageux. Je suis très préoccupé par ce que les autres vont penser de moi et c’est la raison pour laquelle j’ai autant de difficulté à tolérer sans déprimer les critiques à mon encontre et à l'égard de mes écrits. J’ai au final un caractère assez dépendant, plutôt introverti et j'ai besoin de prouver ma valeur aux gens.

J'aime pas qu'on me laisse seul, même si j'aime ma solitude. Il faut qu'elle soit choisie, pas imposée. J'aime pas sentir qu'on me met de côté, qu'on me choisit pas, qu'on m'abandonne. Quand ça arrive, je m'accroche avec pathétisme à l'autre, qu'importe parfois si j'ai vraiment envie d'être avec cet autre... simplement pour éviter de me sentir rejeté. J'ai aussi tendance à m'attacher très vite aux gens, ce qui peut parfois faire peur à certains et entraîne souvent l'échec rapide de mes relations, qui sont trop intenses pour durer. Elles s'enflamment d'un coup, m'aveuglent de leur lumière, puis se consument aussi vite qu'elles se sont embrasées en me laissant dans l'obscurité. Des étoiles filantes. De fugaces moments d'intensité qui filent sans laisser d'autre trace que le vide de leur absence.
Informations importantes
J'ai toujours les lèvres gercées, fendues ou abîmées parce que je les mordille constamment et j'arrache des couches de peau par réflexe anxieux. Ça saigne souvent et le goût de mon sang a quelque chose de bizarrement rassurant. J'ai un visage d'enfant quand je me rase la barbe et dans ces moments-là, il arrive qu'on me demande mes pièces d'identité quand j'achète de l'alcool. Je suis mince, voire maigre, parce que j'ai un appétit d'oiseau. Je préfère souvent boire un café qu'avaler un repas consistant et il m'arrive souvent de ne manger qu'un repas par jour. J'ai toujours rêvé d'avoir une petite soeur. J'ai été victime d'une agression physique à Londres en 1993 en raison de mon homosexualité. Ça m'a beaucoup marqué. Depuis, j'essaie d'éviter de marcher seul le soir et quand je le fais, je regarde par-dessus mon épaule au moins douze mille fois. J'aime les jolis vêtements et même si j'ai toujours l'air de porter n'importe quoi, mon style est plus étudié qu'il n'en a l'air.
Goûts
J'aime : Me sentir inspiré et entrer en transe créative, le café noir et très serré, sentir que je suis bon dans ce que je fais et qu'on me reconnaît comme tel, le folk, le blues, le jazz... et le country (mon plaisir coupable), les hommes qui jouent de la guitare, les mouchoirs à triple épaisseur, les textures douces et plaisantes au toucher (comme le papier glacé ou le cachemire), la cuisine épicée, les couleurs pastels, les chats (ils sont plaisants au toucher eux aussi et en plus ils font éternuer ma mère), les jeux de table (mais pas Monopoly), écrire et imaginer des histoires, voir des films au cinéma, regarder la neige tomber, regarder les étoiles, la chaleur de mes couvertures le matin, voyager léger, les silhouettes noires des arbres qui se détachent sur le coucher de soleil.
Je n'aime pas : Avoir l'impression de m'enfoncer dans mes pensées sans plus trouver la sortie, recevoir les reproches et plaintes de ma mère, les foules, me faire prendre en photo à mon insu, me remettre en question, les gâteaux au chocolat, les télé-avertisseurs, sortir de la douche et avoir froid, avoir froid tout court, avoir les mains sales, les textures désagréables au toucher (le velours dans le mauvais sens, l'écorce de bouleau, le carton), que mes lunettes soient sales, avoir le soleil dans les yeux, être décevant, me sentir forcé, marcher seul le soir.

Rêves & Ambitions
Je pense que mon ambition principale en ce moment, c'est de découvrir quelles sont mes véritables ambitions. J'aimerais gagner mes lettres de noblesse auprès de la critique littéraire et publier des livres dont je pourrais être fier, mais je ne suis même pas certain que ce soit vraiment mon rêve à moi ou simplement une façon de me rapprocher de ma mère ou de prouver ma valeur. Alors pour l'instant, je me laisse porter par la vie, j'apprends à me connaître, à connaître Atlantis et les gens qui y vivent, et j'essaie de devenir une meilleure personne en acquérant une meilleure confiance en moi et en comprenant mieux qui je suis.


Histoire de votre personnage
Je me souviens de la première fois où j’ai compris que ma mère n’était pas comme les autres. Je devais avoir trois ou quatre ans, à peine, et on m’avait invité à l’anniversaire d’un enfant du quartier, chez qui j’étais allé passer l’après-midi. En fin de journée, les parents étaient venus chercher les autres enfants et, assis dans l’escalier près de la porte, je les regardais. Leurs sourires sincères, leurs caresses affectueuses, la joie qu’ils avaient de retrouver leur gamin. Ils voulaient tout savoir sur l’après-midi qu’on avait passé, ils s’intéressaient vraiment à ce que leur rejeton avait à dire. Ma mère était arrivée en dernier, beaucoup plus tard que les autres. Le petit de qui c’était l’anniversaire me tenait compagnie en attendant et on s’amusait avec les jouets qu’il avait reçus, mais j’étais préoccupé. Convaincu que ma mère m’avait oublié. Qu’elle ne savait plus que j’étais ici et qu’elle avait oublié de venir me chercher. Ou qu’elle avait choisi de me laisser là. Au choix. Quand elle était finalement arrivée, le contraste entre son attitude et celle des autres parents m’avait frappé. Elle parlait beaucoup plus fort que les autres, et avec moins de douceur. Elle gesticulait beaucoup, comme d’habitude, alors qu’elle expliquait sans doute aux parents du gamin ce qui l’avait empêchée d’être là à l’heure. Je me souviens de la rudesse avec laquelle elle m’a enfilé mon manteau. Je me souviens avoir voulu lui raconter la fête, un peu pour faire un test et voir si elle réagirait comme les autres parents avec leurs enfants, et de sa réponse : « pas maintenant, Jude », avant d’enchaîner sur son après-midi à elle. Elle n’était pas différente qu’à l’habitude, en fin de compte. Complètement centrée sur elle-même. Sauf que là, j’avais vu comment s’étaient comportés les autres parents et je ne pouvais plus ignorer à quel point ma mère était différente d’eux.

Elle avait rencontré mon père alors qu’elle avait 16 ans et à peine deux mois plus tard, elle était tombée enceinte. Inutile de dire que ça avait complètement gâché ses plans. Et elle en avait, des plans, ma mère. Élevée dans la pauvreté d’un milieu ouvrier assez mal éduqué, elle, elle lisait Shakespeare et rêvait d’Oxford pendant que les filles de son âge rêvaient de rencontrer un membre des Beatles et de l’épouser. Je me suis souvent dit qu’elle aurait mieux fait de me donner en adoption et je pense qu’elle aussi a regretté longtemps de m’avoir gardé, mais la pression qu’elle avait reçue de sa famille l’avait poussée à endosser une vie et des rôles dont elle ne voulait pas et pour lesquels elle était loin d’être prête. Mariée à 16 ans et mère à 17, autant dire que j’avais ruiné sa vie avant même de venir au monde.

Comme elle me l’a maintes et maintes fois répété, tout était plus difficile avec un enfant sur les bras. Bien sûr, l’absence de mon père, sur lequel elle ne pouvait jamais compter, rendait les choses encore plus dures. Elle m’a souvent raconté combien il avait été salaud, à dilapider le maigre salaire qu’il faisait dans l’alcool et la drogue, à ne jamais être là lorsqu’elle avait besoin de lui, à la tromper sans remords et sans même vraiment s’en cacher… Pas étonnant qu’elle ait fini par le foutre à la porte. Mais toutes ses justifications n’ont jamais apaisé la blessure que son départ m’a causée. Moi, j’aimais le temps que je passais avec mon père. Je l’admirais, j’étais trop jeune pour comprendre qu’il était loin d’être un modèle, et quand il était avec moi, on s’amusait vraiment. Voir mon père partir, ça m’a brisé le cœur. J’avais six ans.

Après ça, on est partis s’installer à Londres pour que ma mère ait davantage d’opportunités d’emplois et qu’elle puisse reprendre sa scolarité par les soirs et weekends. Mes grands-parents venaient souvent nous rendre visite dans notre minuscule appartement et ça me faisait toujours plaisir de les voir, même si je ne comprenais pas pourquoi ils ne me ramenaient pas chez eux quand ils partaient. Ma mère n’était pas une bonne mère et si moi je m’en rendais compte, ils ne pouvaient que le savoir aussi, n’est-ce pas ? J’ai souvent eu l’impression qu’elle ne tolérait pas que je sois un enfant. Elle ne me considérait pas comme tel, en tout cas. Elle m’a toujours parlé comme si j’étais son égal et très tôt après le départ de mon père, j’ai eu le sentiment qu’elle me plaçait dans le rôle de l’homme de la maison. Elle avait cet incroyable talent pour me culpabiliser, pour me faire sentir que j’étais la cause de tout ce qui ne tournait pas rond dans sa vie. Un incroyable talent aussi pour me donner l’impression que j’étais responsable de son bien-être ; si j’étais la cause de son malheur, alors c’était aussi dire que si je travaillais assez fort et si je faisais absolument tout ce qu’elle disait, j’avais aussi le pouvoir de la rendre heureuse ? J’y ai cru tellement longtemps. Toute ma vie j’ai eu le sentiment que si je ne prenais pas soin d’elle, quelque chose de terrible allait arriver, et que ce serait ma faute.

Et paradoxalement, je trouvais un certain confort dans le fait de ne pas me séparer d’elle, d’être toujours là pour elle, de lui rendre tous les services possibles, de faire ce que mon père n’avait pas pu faire pour elle, soit lui offrir quelqu’un sur qui elle pourrait compter. Elle m’avait tellement souvent fait sentir comme si j’étais le cadet de ses soucis, comme si j’étais inintéressant, comme si j’avais rien qui puisse éveiller en elle la moindre curiosité pour ma personne, que l’idée de me rendre indispensable, même seulement de manière aussi utilitaire, me donnait l’impression de remplir un vide à l’intérieur de moi. J’étais un jeune homme carencé en mal de reconnaissance et chaque fois que je répondais à ses appels, que je la déposais à l’heure à ses rendez-vous ou que je l’accompagnais à un entretien important, chaque fois que je lui prouvais qu’elle pouvait compter sur moi et qu’elle me disait essentiel à sa vie, je me sentais nourri. Nourri, et pourtant prisonnier, car elle avait toujours besoin de moi, elle ne me laissait jamais tranquille. Et même si je faisais tout ce que je pouvais pour la combler, rien n’était jamais assez bien pour elle, tout continuait de lui être dû et petit à petit, je me sentais juste encore plus mal. Encore plus moins que rien.

S’il y a une chose, cependant, que je dois lui reconnaître, c’est qu’elle a toujours poussé pour que j’étudie et que je fasse quelque chose de ma vie. Je pense qu’elle voulait que je vive à sa place la vie qu’elle aurait voulu avoir, mais est-ce que le souhait de tous les parents n’est pas que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur ? Depuis tout petit, elle me partageait sa passion pour la littérature, pour les grands auteurs et dramaturges, elle me lisait du théâtre en personnifiant chacun des rôles et en mimant les gestes dans ma chambre avant de me border et ces moments, où elle me faisait rire avec ses folies, son sens de l’humour et son excentricité, ont nourri mon amour des lettres. Ce sont de beaux souvenirs. Est-ce que j’ai aimé la littérature parce que c’était le seul terrain d’intérêt que nous partagions, ma mère et moi ? Est-ce que j’ai cherché par là à me rapprocher d’elle, à me rendre intéressant à ses yeux, à acquérir une valeur dans son regard ? C’est possible. Et ça a marché, pendant mes études universitaires. Je faisais ce qu’elle avait toujours voulu faire et elle se nourrissait de tout ce que je pouvais lui raconter, de toutes les notes de cours que je ramenais à la maison, de toutes les lectures que je me voyais imposer et pendant un temps, j’ai vraiment eu l’impression que j’avais quelque chose qu’elle pouvait admirer et qu’on connectait vraiment l’un avec l’autre.

J’avais 25 ans le jour où j’ai publié Sept jours de nuit, mon premier roman. Sept jours de nuit, c’est les 5 dés que tu lances et qui tombent tous sur 6. Un pur coup de chance, que je ne comprends pas encore. Un roman de fiction, un thriller à l’eau de rose mêlant magie et romance pour les jeunes adultes et les femmes esseulées, un truc sur lequel je travaillais depuis quelques années à temps perdu simplement pour le plaisir de m’évader. Je crois qu’à force d'avoir anticipé toute ma vie les moindres mouvements et désirs de ma mère et après avoir vécu en huis-clos avec elle pendant tant d'années, j'avais fini par développer la connaissance d'une certaine partie de la psyché féminine et dans ce roman, j’en ai joué, simplement parce que c’était naturel pour moi d’écrire là-dessus. Et les femmes ont aimé. Et elles ont acheté. Les critiques, eux, m’ont complètement démoli. Des raccourcis faciles, ils ont dit. Du réchauffé. Une histoire clichée, des personnages creux et inintéressants. Une plume simple et puérile. Un chroniqueur a même écrit que j’étais misogyne parce que la façon trop simpliste dont j’avais écrit mon bouquin insinuait que les femmes étaient incapables de comprendre la littérature et qu’il fallait leur parler comme à des gamines. Cet accueil pour le moins négatif m’a beaucoup affecté et j’ai beaucoup perdu confiance en mon talent. Et après, chaque fois qu’on me complimentait pour mon succès, une lancinante pointe d’angoisse me prenait à la poitrine et me rappelait que je n’étais rien d’autre qu’un imposteur.

Le fait que la publication de mon roman ait définitivement fracturé quelque chose entre ma mère et moi n’a rien fait pour aider. Je crois que ça lui a fait réaliser que même si elle essayait de vivre ses rêves à travers moi, sa vie à elle demeurait hautement décevante et mon succès commercial et populaire ne la modifiait en rien. Et elle est redevenue la mère froide et distante qu’elle avait toujours été, la mère égocentrique qui cherchait à s’attribuer les causes de mon succès ou qui le diminuait en me rappelant sans cesse que la critique avait démoli mon talent, donnant un goût profondément amer à ma « réussite ».

Alors j’ai décidé que j’en avais assez. Maintenant que j’avais fait pas mal d’argent, maintenant que je réalisais que peu importe ce que je faisais dans la vie, ma mère ne me reconnaitrait jamais vraiment comme un être unique, capable et digne d’admiration, j’ai décidé d’emménager dans mon propre appartement dans Nothing Hill et de couper les ponts. J’y suis pas parvenu, bien sûr. Je pensais qu’en faisant ce genre de choix elle allait ramper jusque chez moi pour me dire combien je lui manquais, combien elle était désolée de m’avoir si mal supporté pendant l’ascension de mon livre et le déferlement de haine de la part des critiques ou encore combien elle avait besoin de moi, mais non. Ma mère est une femme fière et orgueilleuse et jamais elle ne se serait abaissée à ça. Elle m’a plutôt boudé et a fait ce qu’elle sait faire de mieux ; me faire sentir comme la personne la plus horrible sur Terre pour l’avoir abandonnée alors qu’elle a tout fait pour moi, qu’elle a sacrifié sa vie pour me donner la mienne et qu’elle n’a jamais rien demandé en retour. C’était pas vrai, bien sûr. Elle ne faisait que demander en retour. Mais je supportais pas qu’elle me rejette comme ça et même si je savais que je me remettais les pieds dans les plats en y retournant, j’ai recommencé quand même à la voir presque quotidiennement, ou du moins chaque fois qu’elle avait besoin de mon aide.

Mais j’ai quand même gardé mon appartement. Et petit à petit, j’ai commencé à découvrir ce que pouvait être ma vie sans elle. J’ai commencé à sortir le soir, à fréquenter des cafés et des bars, à rencontrer des gens. À vivre. Et c’était bon.

Le succès commercial de mon roman m’assurait la publication de la suite et quand ma mère me laissait tranquille et quand j’arrivais à ne pas l’appeler pour être certain qu’elle allait bien, j’écrivais. J’essayais de faire mieux, d’approfondir les personnages, de choisir de plus jolis mots, de rendre mon écriture un peu plus esthétique et agréable à lire, mais mon éditeur a refusé de le publier comme ça. C’était trop différent du premier, ça rejoindrait pas le public cible, il fallait que je m’en tienne à mon style et à ce que j’avais choisi de faire au départ, parce que sinon, ça se vendrait pas. Persuadé que, de toute manière, j’avais quand même écrit de la merde, j’ai suivi ses conseils et j’ai repris mes anciennes habitudes d’écriture. La suite a beaucoup plu aux fans mais je n’ai pas acquis mes lettres de noblesse auprès de la critique. Pire encore, elle est restée pratiquement silencieuse. Désintéressée de moi, convaincue que je pourrais jamais faire mieux. Pareil pour le troisième tome.

À 28 ans, j’étais un écrivain populaire et mes livres avaient trôné au sommet du palmarès des best-sellers du New York Times pendant plusieurs semaines. Ils avaient été traduits en 28 langues après et on parlait déjà d’une adaptation cinématographique et pourtant, mon estime de moi était au plus bas et chaque jour qui passait l’abaissait davantage.

Et quand j’ai eu terminé la trilogie, j'ai décidé que j'en avais assez. Qu’il fallait que je change, que je parte, qu’il fallait que je disparaisse pendant un temps et que j’essaie de me rencontrer vraiment, que je découvre qui j’étais et ce que je voulais vraiment être et ce, indépendamment de ma mère, de la critique, des fans, indépendamment de tout. Atlantis, ça représente ce renouveau. Le départ stimulant pour l’écrivain déchu en quête d’inspiration que je suis. En quête du sens de la vie. Atlantis, avec sa résonnance presque mythique, était l’occasion pour moi de repartir à neuf loin de ma mère dans un univers invraisemblable et fascinant et je n’avais pas l’intention de rater cette chance.

Je me suis donc installé en 1999 dans un appartement du centre-ville et j’ai commencé à goûter ma nouvelle vie. J'ai adopté un chat (ma mère a toujours été allergique) et je me suis laissé imprégner. La magie ne cessait de m’ébahir et la fascination que j’éprouvais à son égard me faisait reprendre contact avec l’enfant en moi, qui n’avait pas vraiment eu l’occasion d’exister avant. Je suis tombé amoureux de cette ville, de l’excentricité de ses résidents, du foisonnement artistique, technologique et magique qui y prenait place et de l’ambiance animée et chaleureuse qui y régnait et pour la première fois de ma vie, j’ai cessé d’avoir besoin de ma mère, et je me suis senti exister.

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Jude Whitmore
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MessageSujet: Re: Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.    Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.  EmptyLun 2 Jan - 12:33

Coucou toi Culotte Love 2



 
Seiðkona
Slipp ingen in, la ingen se, slik er plikten, jeg er jo født til det Cattle die, kinsmen die, you yourself will also die. I know one that never dies : the reputation of those who died.

Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.  2NEA9M7
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MessageSujet: Re: Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.    Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.  EmptyLun 2 Jan - 20:51

Bienvenue, cher habitant !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Enfin, il est utile de faire référencer ton activité professionnelle dans le registre des métiers, où tu pourras également proposer des jobs aux étudiants si tu as besoin de petites mains.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.    Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.  Empty

 
Jude Whitmore ⋄ Travel far enough, you meet yourself.
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