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 Look after the truth... [Idalina]

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Rafe W. EverettRafe W. Everett
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MessageSujet: Look after the truth... [Idalina]   Look after the truth... [Idalina] EmptyLun 29 Juil 2019 - 11:25



Look after the truth...

17 Novembre 2001, Scottish In

◊ ◊ ◊

Rafe se regarda une dernière fois dans le miroir de l'entrée. Son reflet bougea sans qu'il ne fasse un mouvement, se tournant sur lui-même pour que son 'propriétaire' puisse apprécier son apparence dans son ensemble. Plutôt satisfait, le jeune homme releva le col de son manteau long en fermant quelques boutons. Merilyn lui avait dit un jour qu'il ressemblait à un certain Sherlock ainsi. Il ignorait qui était ce Sherlock, mais il avait prit cela pour un compliment. Il allait ouvrir la porte quand un couinement l'interrompit. Il tourna la tête vers la petite boule de poil beige qui sautillait sur la console de l'entrée et il soupira.

R - Ok ça va... Tu peux venir...

Il prit le boursouf dans ses mains, replaça son cache œil miniature et le logea dans le col de son manteau. Il était fin prêt à y aller. Il s’engouffra dehors refermant la porte d'un coup de baguette au dessus de son épaule et prit la direction du centre ville...

Nombre de gens sur cette île était d'accord pour dire qu'il se tramait ici des choses pas très nettes. Et bien qu'il n'était pas là depuis longtemps, il avait eu un aperçu de ces bizarreries dès son arrivée sur l'île. Quelques jours seulement après son installation un dragon s'était invité en plein centre ville au beau milieu de la journée. Il l'avait encore amère d'ailleurs cette histoire là, mais il commençait à s'en apaiser. Merry lui avait souvent fait remarquer qu'il était ridicule de se plaindre pour quelque chose dont il avait tord. Mais il était d'une mauvaise fois telle que parfois, il avait du mal à s'en remettre. Et cette histoire d'avertissement en était l'illustration même.

En attendant, il n'était pas le seul à partagé cette impression qu'il se tramait quelque chose et il avait repéré plusieurs personnages intéressantes à rencontrer durant l'épisode avec ce breton à l'accent bourru. Il avait d'ailleurs revu une jeune femme durant un autre évènement tout aussi chaotique et il avait décidé de lui écrire pour lui proposer un rendez vous et papoter un peu de ce qui se passait. Mettre leurs infos en commun et tenter de trouver une explication à ce qu'il se passait sur l'île... Il n'était pas tout à fait persuadé qu'ils trouveraient réponse à tout, ou qu'elle partagerait ses infos avec lui, mais il tentait le tout pour le tout. Elle lui avait paru sensé et curieuse en plus d'avoir une agréable silhouette. Alors pourquoi ne pas tenter ? Il n'avait rien à perdre ! Et c'était souvent ce qui le motivait pour se lancer dans diverses embrouilles d'ailleurs...

En ce mois de Novembre, l'air tournait froid très vite et humide aussi. L'île n'était pas épargnée par les vents forts et les embruns envahissaient très vite le centre ville. Peut-être que les hauteurs étaient épargnées, mais lui dans son quartier des salines ne l'était absolument pas. Il avait l'impression d'avoir les lèvres salés en permanence dès qu'il mettait un pied dehors. En sortant il glissa les mains dans ses poches, serrant la poignée de sa baguette quelques secondes par pur réflexe et s'engagea dans la rue avant de transplaner dans un craquement caractéristique. Il atterrit en centre ville non loin de l'endroit où il avait donné rendez-vous à la demoiselle : le Scottish Inn. Si le centre ville regorgeait d'endroit où ils auraient pu se rencontrer, il affectionnait tout particulièrement cet établissement à la façade traditionnelle pour son intérieur. En effet, les places, nichés dans des alcôves, permettaient une discrétion que peu de lieux publics permettaient avec autant de facilité. Non pas qu'ils complotent sur quelque chose d'illégal -cela le changerait de ses habitudes- mais il ne tenait pas particulièrement à être entendu de tous. Alors le pub écossais avait toute sa confiance et son affection en ce jour.

Il ne pouvait pas dire qu'il était un habitué des lieux. Mais il avait déjà passé sa lourde porte à la vitre épaisse à plusieurs reprises. Il avait même son coin préféré. Et quand il passa le seuil, il fut ravi de voir que son alcôve adorée était libre. Il passa par le bar pour prendre commande d'un café agrémenté d'une touche de Bailey's et alla s'installer dans son alcôve. Elle donnait une vue imprenable sur le reste de la salle, tout en étant un peu à l'écart. L'endroit parfait. Il déposa son manteau sur une potence près de lui -baguette accessible de suite au cas où- et déposa Odin sur la table. Aussitôt, le boursouf tenta de lui chiper un peu de son breuvage et il n'eut d'autre choix que d'en mettre un peu dans sa coupelle de tasse pour qu'il cesse son manège. Cette petite bête, aussi mignonne soit-elle, avait le don de le rendre fou parfois... Il prit une gorgée de son café amélioré et laissa son regard se promener sur la salle. Il n'y avait plus qu'à attendre la douce Idalina...

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MessageSujet: Re: Look after the truth... [Idalina]   Look after the truth... [Idalina] EmptyMar 6 Aoû 2019 - 12:10

Le Scottish Inn. C’est sans doute à ça qu’on reconnaît un endroit à succès. Le nombre de gens qui s’y donnent rendez-vous. Ce n’était pas la première fois qu’on m’y conviait et je gageais que ce ne serait pas la dernière. Le cadre chaleureux et traditionnel, malgré la courte vie l’endroit, y était sans doute quelque chose. En outre il ne désemplissait que très rarement et on se sentait assez en sécurité pour oser y rencontrer un inconnu ou une personne en qui on n’avait pas une confiance absolue. Ce soir-là aucun des deux n’était vraiment en jeu. Je ne pouvais pas dire que Rafe Everett soit un inconnu et pour l’heure, il s’était plutôt montré franc du collier et je n’avais donc pas de raisons objectives de me méfier de lui hormis une certaine déformation professionnelle et mes dernières mésaventures dont une, en particulier, me restait encore en travers de la gorge, mais passons. Mon rendez-vous du jour n’en était pas responsable.

Son hibou m’avait à la fois fait sourire et intriguée et je ne savais pas trop à quoi m’attendre à l’issue de cette rencontre. Les petits accents flatteurs n’étaient pas forcément pour me déplaire, mais j’étais bien plus motivée par sa proposition de parler des derniers événements de l’île que par désir de badiner. Les semaines passaient et je faisais patienter depuis trop longtemps mon rédacteur en chef en lui promettant un article que je n’arrivais pas à pondre. Honnêtement, j’avais bien assez de matière pour écrire un article correct, mais je n’arrivais pas à m’en satisfaire et cherchais toujours plus d’informations qui le rendraient, je l’espérais, si ce n’est décapant, tout au moins un peu plus intéressant et poussé qu’une simple dépêche. Certains soirs en relisant mes notes et brouillons, je désespérais d’y parvenir. Aussi, la mention des mystères de l’île m’avait décidée à accepter cette rencontre.

Novembre, déjà! L’été était bien loin désormais et je devais affronter une froide humidité à laquelle je n’étais pas accoutumée. Il fallait descendre loin dans le sud de l’Argentine pour trouver pareil climat et je devais bien avouer que mon passé de citadine à Buenos Aires et d’élève au milieu de la forêt tropicale ne m’y avait préparée. Toutefois, il était assez facile de s’adapter ne serait-ce qu’en observant les autochtones.

Ce jour-là, donc j’avais choisi, pour pouvoir survivre, une robe automnale, je veux dire aux jolis tons fauves, rehaussée d’empiècements noirs et d’une simple ceinture blanche. Je comptais que son décolleté serait compensé par le manteau de lainage blanc au large col noir et épais que j’aimais remonter sur mes joues lorsque le vent se montrait trop familier et surtout trop froid. De même dans mes bottines de cuir noir, évidemment à talons, mes collants blancs aux noirs motifs végétaux étaient censés me protéger les jambes. Depuis toujours je préférais la mode moldue aux mises un peu austères de mes semblables les sorciers. Devant la glace, je jetais un regard à mon visage au milieu duquel mon nez me faisait la nique comme un nifleur avant sa prochaine bêtise. Le reste semblait en ordre et je saisi mon ample bonnet noir de mailles lâches et l’ajustai sur mes cheveux, pour une fois lâchés, pour un rendez-vous professionnel. J’avais depuis plusieurs jours changé de sac pour aller avec le changement de saison, mais il était toujours paré à me fournir tous les accessoires que je pouvais souhaiter, en particulier plumier et carnet de notes. Ma baguette, quant à elle, était glissée dans une de mes manches. Sa petite taille, lui permettait de trouver facilement sa place dans chacune de mes tenues…

A côté du miroir, une horloge me signifia qu’il était grand temps d’y aller et j’avais horreur d’arriver en retard. Depuis les temps que je connaissais les lieux j’aurais pu me résoudre à transplaner mais malgré la mixité en vogue à Atlantis j’estimais que ce genre d’apparition un peu théâtrale relevait du manque de respect pour les moldus. Sans doute un héritage de ma famille mixte… Maman avait pris l’habitude de n’utiliser la magie devant papa, que lorsque cela était vraiment nécessaire et simplifiait grandement la vie, l’ensemble du concept restait un peu flou pour moi, mais je supposais que mes parents s’étaient mis d’accord sur les domaines où la magie était “indispensables”. J’avais fini par penser que mon père était des plus tolérants mais ne pouvait s’empêcher d’être agacé par certains sorts. Le genre d’agacement incontrôlable comme celui suscité par une fourchette qui crisse au fond d’une assiette. Je crois que surtout voir les objets du quotidien se mouvoir seuls sans surveillance était difficile pour lui.

Il ne me restait donc plus qu’à allonger le pas autant que ma petite taille me le permettait quitte à faire claquer un peu trop fort, le pavé sous mes talons. Outre le respect que je me sentais devoir à papa, le trajet me permit de rassembler mes esprits et faire défiler les événements dont nous allions avoir à nous entretenir et peut être tenter de faire des liens entre eux et poser des jalons qui me permettraient de poursuivre mon travail.

J’espérais simplement que je ne tomberais pas sur une de ces têtes brûlées qui se mettent en tête de résoudre tous les mystères et me prenaient pour une source d’information, quitte à inverser les rôles. C’était très agaçant. Si tout le monde se mettait à jouer les journalistes ou les policiers!... Le pire avait été James Finnerty. Depuis notre première rencontre plus tendue, nous avions appris ce que nous pouvions attendre l’un de l’autre et les choses s’étaient quelque peu détendues mais j’espérais ne pas tomber sur un autre type en mal de jours au finaud. Mais cela faisait partie du jeu même, si, mauvaise perdante, elle avait toujours du mal avec la frustration et l’échec. Composer avec les nécessités de son métier et son caractère était encore ce qui lui demandait le plus de travail

Le vent marin auquel peu d’endroit de l’île échappait, rabattit une mèche brune entre mes lèvres que j’écartai de mon index tandis que mon autre main pinçait le haut de mon manteau, un peu machinalement pour protéger mon cou. Pourquoi n’avais-je pas pensé à un foulard? La bruine ou la brume, difficile de faire la différence entre les deux par moment, déposait de petits diamants sur mes manches et je redoutais de voir mes cheveux frisotter en arrivant au Scottish-Inn. Raison de plus pour accélérer la cadence et finalement arriver à l’heure sans avoir trop eu l’impression de courir après le temps. Je poussai la porte de l’auberge qui était plus que cela en réalité et y pénétrai avec le soulagement de quitter l’humidité extérieure pour un endroit plus cosy. J’ôtai mon couvre-chef et secouai mes longueurs brunes un peu machinalement, un peu pour en chasser l’humidité et prendre le temps de me faire une idée de l’ambiance de l’endroit en laissant traîner mon regard alentour. Les convives de midi n’avaient pas encore déserté les tables et les premiers clients de l’après-midi en mal de chaleur étaient déjà attablés devant un thé ou un café. Rafe Everett n’était pas dans la salle ouverte et devait avoir trouvé une place dans une des alcôves qui avaient fait la réputation de l’endroit..

Finalement, je finis par l’apercevoir en train de céder au caprice d’un boursouf. Je reniflai légèrement de dépit. J’espérais bien que la bestiole nous laisserait nous entretenir sans nous couper trop souvent des sujets que nous devions aborder. J’aime beaucoup ces petites boules de poils, mais elles sont complètement insensibles aux préoccupations des humains et dans un rendez-vous professionnel pouvaient devenir de vraies pestes. Plus généralement, je me passais volontiers de la compagnie des animaux de toutes sortes, magiques ou non. Les soins qu’ils étaient légitimement à même de revendiquer prenait un temps que je n’étais pas certaine de pouvoir leur accorder. Le plus simple serait sans doute d’avoir un chat, animal indépendant et débrouillard et néanmoins grand dispensateur de câlins, mais je n’avais pas franchi le pas et avec les déménagements et voyages successifs je m’en étais toujours félicitée. Pour être honnête, un certain égoïsme assumé pouvait aussi expliquer que je vise sans la compagnie d’un animal.

Je m’avançai d’un pas décidé vers l'alcôve et tendis la main vers celui que je n’avais pas eu de peine à reconnaître

“M Everett… Bonjour.”

Je n’ajoutai pas le traditionnel, “vous me reconnaissez, on s’est déjà rencontré blabla”. C’était lui qui m’avait convié à ce rendez-vous…
Puis j’ôtai mon manteau qui prit une place au fond de la banquette qui faisait face à mon hôte (c’est lui encore une fois qui m’avait invitée), soigneusement plié, avant de m’asseoir à côté, mon sac posé debout contre moi.. Jetant un oeil à la boule de poils en train de laper consciencieusement son café, je demandais.

“Et comment s’appelle cette boule de douceur?"

C’était un peu hypocrite, je préfère dire socialement correct afin de me mettre dans les bonnes grâce de Rafe Everett et pourquoi pas du boursouf.
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MessageSujet: Re: Look after the truth... [Idalina]   Look after the truth... [Idalina] EmptyMer 7 Aoû 2019 - 10:33



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17 Novembre 2001, Scottish In

◊ ◊ ◊

Il l'avait vu arriver ; passer la porte, traverser la salle pour le rejoindre. Avec élégance et une certaine grâce même. Et il le savait, elle ne manquait pas de tempérament. Elle savait ce qu'elle voulait et il ne doutait pas qu'elle l'obtenait, presque par "quelque moyen que se soit". Un peu comme lui en somme. Ou presque. Il n'avait pas le tact et l'a grâce féminine. Il se savait parfois trop brut, trop indiscret, et d'une mauvaise foi sans limite. Et cela lui portait préjudice. Parfois. Pour ne pas dire souvent. Il espérait seulement que cette fois, les choses seraient de son côtés. En tout cas, qu'elle, elle serait de son côté. En attendant, son regard céruléen la suivit pas à pas dans sa traversée de la salle et son installation en face de lui. Il reposa doucement sa tasse pour lui sourire et répondre à son salut, autant physiquement que verbalement.

R - Bonjour ! Installez-vous je vous en prie.

Courtoisie limitée. Il ne se levait pas pour prendre son manteau ou quelque chose dans le genre. C'était surannée comme geste de toute manière... Et même si le monde sorcier était parfois bloqué au siècle dernier, il se voulait plus moderne désormais, et pour lui, cela allait de paire avec l'égalité entre les hommes et les femmes. La galanterie se perdait selon lui. Ou en tout cas, elle évoluait.

I - Et comment s’appelle cette boule de douceur?

Il eut un léger rire à cette question, son regard se faisant brillant d'amusement. Il se laissa un instant aller contre le dos de son siège canapé et reporta son regard sur la fameuse boule de poil en pinçant tout à coup les lèvres. Odin lui, était trop occupé à lapé son caché alcoolisé pour faire attention à eux.

R - Odin... Pour le cache œil. Mais concernant la douceur, il n'en a que la sensation. Jamais je n'ai rencontré de ma vie un boursouf aussi peu ressemblant à ses congénères. L'avantage cependant est qu'il ne nous embêtera pas. Après avoir bu son café il se contentera de trouver un coin où dormir ou ira se promener seul... Il est aussi explorateur que l'est son maître ! Ce qui est parfois un peu embêtant...

Mais rien qu'un Accio bien placé ne puisse régler. Il soupira et reporta son attention sur la jeune femme, fronçant soudain les sourcils doucement.

R - Voulez vous boire quelque chose ? Je pense reprendre quelque chose de plus doux que ce café.

Autant prendre commande pour eux deux en même temps. Tout en écoutant sa réponse cependant il fit signe au serveur, levant une main amicale, le jetant un regard et un sourire chaleureux. Il fallait toujours rester poli et dans les bonnes grâces des tenanciers et personnels de tels établissements. Un investissement dans le temps qui conduisait parfois à des avantages, une fois que l'étiquette "habitué" est apposé sur votre front. Et il s'employait à faire cela ici. Petit à petit.

Bien vite cependant, il reprit la conversation avec la belle latine. Ses avant bras se posèrent avec délicatesse sur la table, son regard se fronça légèrement alors que ses iris se plantaient dans les siennes. Il devenait plus sérieux. Mais après tout ils étaient là pour cela non ? Pour parler de choses sérieuses...

R - Depuis quand êtes vous sur l'île exactement ?

Sa question n'était pas innocente, ni non plus pour simplement faire la conversation. Il cherchait à savoir ce qu'elle avait vécu ici. De combien d'événements étranges elle avait été témoin de ses propres yeux. Si ele l'avait vu après l'exposition McLean, il n'avait pas souvenir d'avoir vu son visage pendant ladite exposition. Mais avec le monde qu'il y avait eu ce jour là, difficile de reconnaître tout le monde. Et à priori, elle semblait connaître le sujet. Mais qu'en était il du reste ? De la nuit du premier mai ? De ce dragon qui avait amener avec lui un vent de panique sur le centre ville ? En somme, il prenait doucement la température. Quand le serveur se présenta, il donna sa commande avec douceur -un thé noir avec du lait, tout ce qu'il y avait de plus simple- et ne se concentra plus que sur Idalina...

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MessageSujet: Re: Look after the truth... [Idalina]   Look after the truth... [Idalina] EmptyVen 9 Aoû 2019 - 15:06

Le moment où j’allais enfin savoir à quoi m’attendre avec le sieur Everett approchait. On pouvait même dire que je le touchais du doigt. Sa manière de m’accueillir en dirait sans doute beaucoup sur ses intentions. Je ne pouvais pas dire déjà qu’il se montrait des plus empressé à mon égard. Tout juste courtois et cela me rassurait qu’il ne se répande en parade galinacienne. Cela montrait ou en tout cas pouvait laisser penser qu’il n’était pas là pour autre chose que le sujet abordé dans sa missive et c’était heureux. D’un autre côté, je devais bien avouer que j’appréciais que les hommes manifestent un tantinet d’admiration pour ma personne ou plutôt je me demandais ce qui cloche avec moi lorsqu’ils ne le font pas. C’est comme s’ils me faisaient remarquer mon nez, ma petite taille… Toutes mes insatisfactions sur ma personne me sont alors jetées au visage pour ce qui était de mes principaux complexes… Dans ces cas-là je bénissais la mode et la cosmétique moldue bien utile pour atténuer ce qui nous empêche d’être à la hauteur…

Evidemment je serais la première à rentrer dans les plumes de celui qui me soutiendrait que le paraître est la seule façon pour une femme d’être à la hauteur. ¡ya vale! Le genre de position rétrograde qui empêche par exemple un directeur de journal d’envoyer une fille à l’autre bout de la terre pour couvrir les événements sur une île écossaise ! Pour l’instant, je ne vois pas ce qu’aurait pu faire de mieux un homme dans ma situation. J’étais assez fière d’avoir réussi à avoir su convaincre mon patron en même temps que je pestais contre la nécessité de toujours avoir besoin de prouver qu’on est à la hauteur dès qu’on est une fille.

Je regardai mon vis-à-vis et son compagnon en me félicitant, outre sa bonne humeur apparente, de l’assurance de ne pas être dérangés par la créature durant notre entretien. Odin, original pour un boursouf! L’analogie entre le maître et son compagnon me fit un peu sourire. Je tentai d’imaginer le sorcier avec un bandeau sur l’œil. Ça n’aurait sans doute rien ajouté à son physique. Avoir ses deux yeux est tellement plus séduisant et utile sauf lorsqu’on a pu se payer les services d’un bon artisan qui vous confectionne un œil gadget capable de toutes les prouesses inimaginables, mais qui ne passe que rarement inaperçu. Je retins une grimace dépréciative à cette pensée. Le caractère explorateur et sans doute curieux dont se targuait Rafe Everett répondait en partie à mon interrogation sur les motivations qui poussent les gens à se lancer dans des enquêtes qui ne les concernaient pas forcément même si elles portent sur des événements dont ils avaient été les protagonistes.

“Volontiers. Personnellement, un café fera très bien l’affaire.”

C’était ma seule drogue, si on pouvait dire, et je se contente même de café de qualité médiocre pour m’y adonner, même si je peux, par ailleurs, me considérer comme amatrice et capable d'apprécier les grands crus comme au Holiday’s Coffee. Ici les cafés étaient moins choisis mais très corrects. Je me tournai vers la salle en espérant croiser le regard d’un des serveurs qui accomplissait son office le plus sérieusement du monde et lui fit un petit signe de la main pour l’inviter à venir prendre leur commande, ce qu’il fit avec zèle.

“Un expresso s’il vous plait.”


Je laissai le maître d’Odin commander sa boisson “plus douce” que le café, me demandant ce qu’il classait dans cette catégorie. Le café avait beau avoir la réputation d’être une boisson un peu corsée, surtout lorsqu’il contenait du robusta, il n’était tout de même pas à classer dans les breuvages si puissants que cela. J’eus bien vite sa réponse et un petit sourire l’accueillit., petit sourire dont je ne me départis pas lorsqu’il entra dans le vif du sujet. Il ne semblait pas devoir s'embarrasser de salamalecs et cela me convenait tout à fait même si je préférais avoir la maîtrise de l’entretien. Mais c’était de bonne guerre et j’étais assez grande pour s’accommoder de ce genre d’entrée en matière et reprendre la main si besoin.

“Depuis fin mai, et vous ? Vous êtes là pour affaire ?”


Quelque chose de de mûr en lui m’avait fait évacuer l’hypothèse qu’il soit étudiant. En outre, je tentais de lier ses occupations avec le fait qu’il veuille creuser les événements.

“Auror peut-être ?”


Cette hypothèse était trop simple à formuler et je m’attendais à une infirmation, mais je ne voyais pas de prime abord ce qui pouvait le motiver à la rencontrer sur le sujet à moins qu’il soit aussi franc du collier que James Finnerty et cela promettait encore de longues minutes tendues à tenter de tirer son épingle du jeu dans celui du chat et de la souris. Dans tous les cas, il y avait fort à parier que s’il était effectivement auror, il ne me l’avoue pas aussi facilement. Il me faudrait comme toujours, vérifier par ailleurs les informations du jour. Je me crus obligée de justifier cette pauvre hypothèse avec un petit rire d’autodérision.

“Il est rare, pour moi de ne pas avoir à courir après les gens pour obtenir leur… confidences ?”

Au moins il serait fixé sur mes attentes j’attendais des informations de sa part. D’ailleurs s’il comptait m’en soutirer, il faudrait que cela en vaille la peine. Comme pour el señor Finnerty, il faudrait sans doute en passer par une phase d’apprivoisement. En la matière, j’étais à peu près prête à tout si j’estimais que le jeu en valait la chandelle et espérais au bout du compte, décrocher sa confiance. A cause de ma détermination, certains collègues m’affublent parfois de surnom qui ressemblent plus à des insultes, mais qu’importe ! Se contenter de poser des questions et essuyer en retour des refus ou juste un peu de langue de bois ne faisait pas toujours avancer les investigations, alors je devais savoir utiliser les atouts qui était les miens...
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MessageSujet: Re: Look after the truth... [Idalina]   Look after the truth... [Idalina] EmptyMar 13 Aoû 2019 - 11:30



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17 Novembre 2001, Scottish In

◊ ◊ ◊

I - Volontiers. Personnellement, un café fera très bien l’affaire.

Il sourit, acquiesçant d'un bref hochement de tête. Une caféique donc. Cela ne le gênait pas au contraire. Après tout, elle faisait bien ce qu'elle voulait. Elle espérait simplement qu'elle ne ferait pas rajouter quelque chose d'alcoolique dedans sinon, elle serait harcelé par le boursouf. Alcoolique l'animal ? Peut-être un peu sur les bords, il devait bien l'avouer. En attendant, elle interpella un serveur et il la laissa faire, levant les yeux vers le porteur de boisson pour apporter sa petite touche à lui.

R - Thé noir, bergamote, avec du lait concentré sucré... Merci.

Plus doux donc. Un jour il avait entendu que le thé guérissait tous les maux. Mais à son avis, c'était plutôt la bonne dose de sucre qu'on ajoutait dedans qui adoucissait les cœurs et les esprits. Il n'en avait pas besoin avec Idalina, mais il appréciait cette touche sucrée à l'arrivée des jours froids et pluvieux de l'hiver. Et dans cette île un peu trop au nord à son humble avis, il arrivait bien trop vite. Il commençait presque à regretter les régions plus agréables auxquels il avait l'habitude... Mais ce n'était guère le sujet. Le serveur reparti avec leur commande la question de l'arrivée de la jeune femme sur l'île s'était posée. Et la réponse n'avait pas tarder.

I - Depuis fin mai, et vous ? Vous êtes là pour affaire ?
R - Depuis début février ! Et oui, exactement.

Fin mai... Elle avait donc loupé la réjouissante nuit du premier mai. Et le dragon... Et les autres trucs qui s'étaient passé avant mais cela aussi, Rafe les avait loupé. Il en avait simplement entendu parler. Les événements étaient si étranges en même temps qu'ils restaient longtemps dans les mémoires et passaient souvent dans les conversations. Alors quand on prêtait un peu l'oreille à ce qui se disait dans les bras et les cafés, on se mettait un peu au courant. Par bribes certes, peu efficaces, mais c'était déjà ça. C'était mieux qu'un rien.

I - Auror peut-être ?

L'américain eu un sourire amusé. Lui ? Auror ? On ne lui avait jamais faite celle-là ! Et il devait bien avoué que c'était une blague assez amusante. Les Aurors n'étaient pas spécialement le type d'autorité qui le poursuivait mais il essayait de ne pas trop les côtoyer quand même. Il se félicitait simplement de ne pas trop entrer dans la catégorie de leurs cibles privilégiés.

R - Oula non... Se serait trop d'honneur ! J'ai monté les "Transports Everett". C'est une boîte de transport d'animaux magiques. Et je suis aussi explorateur. Ou du moins je l'ai été avant de monté les Transports Everett. J'ai passé pas mal de temps à organiser et à participer à des expéditions un peu partout dans le monde. Archéologie, spéléo, mais aussi tout bêtement des lieux inconnus ou inexploré...

Et une très jolie façade pour le reste de ses activités, plus illégales, mais cela, il n'avait pas besoin de lui dire. Ce n'était pas vraiment ce dont il se vantait face à des inconnus. Bien que de plus en plus de gens soient au courant de ses activités "annexes", cela restait une petite poignée de gens seulement. Et il préférait que les choses restent ainsi pour l'instant d'ailleurs... Il avait déjà eu quelques soucis pour cela alors...

I - Il est rare, pour moi de ne pas avoir à courir après les gens pour obtenir leur… confidences ?
R - Oh ! Oui c'est vrai... Je crois que les gens se méfient des journalistes en fait. Mais ce n'est pas trop mon cas. Après tout, vous faites votre boulot comme tout le monde alors... Pourquoi vous en empêcher ?

Il haussa des épaules. Certes les journalistes étaient parfois décrier pour leurs méthodes un peu trop brutes mais... Il n'était vraiment pas en position de les blâmer. Il releva les yeux sur le serveur qui s'approchait pour déposer leurs breuvages chauds et il accueillit sa tasse avec une sourire de plaisir manifeste. Il avala les dernières gouttes de son café précédent d'un coup pour rendre la tasse vide et posa à nouveau les yeux sur la brune. Il prit une légère inspiration et se lança, un peu plus sérieux dans son ton.

R - Pour tout vous avouer, j'espérais que l'on pourrait échanger des informations. Vous êtes sans doute plus douée que moi pour l'enquête et vous avez sans doute glaner des infos déjà.. Et de mon côté, je suis là depuis un peu plus longtemps. J'ai peut-être des infos que vous n'avez pas. Ou peut-être pas mais, je voulais tenter ma chance !

Il eut un léger sourire et reprit.

R - Alors, comment voulez vous qu'on procède ?

Il était ouvert à tout. Mais surtout, il espérait aussi ne pas l'avoir offensé en étant aussi direct. Mais il préférait jouer carte sur table. Et advienne que pourra !

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