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 Seras-tu assez grande pour mon challenge ?

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Harper RedfieldHarper Redfield
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MessageSujet: Seras-tu assez grande pour mon challenge ?   Seras-tu assez grande pour mon challenge ? EmptySam 27 Juil - 9:38

17 novembre 2001

Harper poussa une grande inspiration avant de passer la ligne invisible qui le faisait sortir du monde réaliste, tangible et accessible du Londres qu’il connaissait depuis toujours, pour entrer sur le Chemin de Traverse. Rien que le nom de cet endroit l’avait toujours agacé. Les sorciers ne se contentaient pas d’être dérangés par nature – ça encore, on aurait pu le leur pardonner – mais il le revendiquait comme une identité dont ils semblaient apparemment être fiers. L’entrepreneur n’avait rien contre la magie, loin de là, même, mais il ne parvenait pas à étendre sa fascination à ceux qui l’avaient dans leurs gênes. Il essayait, pourtant, de voir au-delà des apparences ; tous ne pouvaient pas être si étranges et il y en avait même certains, rares, pour qui il éprouvait une forme d’affection, ou du respect tout du même. C’était le cas de June, justement, qu’il venait de quitter au bureau central de Beneficio. S’il n’avait pas été obligé de lui faire confiance, il l’aurait probablement fait quand même.

Il s’engagea dans l’allée commerciale du même pas décidé qu’il adoptait toujours lorsqu’il était dehors pour affaires. Harper n’était pas là pour son plaisir – il ne fréquentait jamais les lieux purement sorciers uniquement par envie de se distraire. Deux semaines plus tôt, une jeune couturière lui était tombé dans l’oeil, lors d’un défilé auquel il s’était laissé traîner par un ami philanthrope. Une affaire de soutien aux jeunes artistes, un truc du genre, et qui n’avait pas attiré son attention avant la deuxième heure. Malgré ce qu’on aurait pu croire – il était Londonien pur souche, après tout – il n’en avait rien à cirer de l’art en général, et de la mode encore plus. Il faisait d’ordinaire uniquement exception pour sa sœur, qui travaillait sur de jolies breloques, il fallait bien le reconnaître. Cependant, cette couturière-là – du nom de Malkin avait-il appris par la suite – avait présenté une série résolument différente. Il n’avait su dire quoi au premier abord, c’était des détails dans les coupes, dans la pensée derrière ces vêtements, sans que ce ne soit ni outrecuidant, ni criard, qui avait fini par l’arracher à la conversation animée qu’il tenait jusqu’alors au bord du catwalk.

Elle était sorcière, lui avait-on expliqué, avec un certain dédain d’ailleurs. Il avait osé les épaules. Il ne croyait pas vraiment en la théorie selon laquelle il fallait souffrir à la tâche pour mériter ses résultats. Une idée germait déjà dans son esprit, alors qu’un étudiant qu’il avait fait entrer lui lisait la biographie de la demoiselle, tirée du flyer qu’on avait distribué à l’entrée. Harper n’en écouta pas un mot, trop concentré sur le potentiel de coopération avec un couturier magique. La moitié de son carnet d’adresse tuerait pour des vêtements de créateurs, faits sur mesure, et disponibles hier.

Arrivé devant la boutique, il ne jeta un œil à la devanture que pour vérifier que le magasin ne semblait pas être bondé, et comme il ne s’y trouvait qu’un seul autre client, il poussa la porte. Harper jeta un coup d’œil vague, visiblement désintéressé aux montagnes de tissus, fils et outres articles de mercerie qui ornaient les étagères, et resta planté là, bien décidé à tester la qualité du service client chez les sorciers. A sa propre surprise, il pris conscience que c’était la première fois qu’il pénétrait dans une entreprise magique, et cette pensée lui donna une seconde de retard lorsque enfin, on s’adressa à lui.

« Je cherche un vêtement un peu… hors du commun, disons. C’est pour un mariage, une cérémonie importante, très chic. Pas le genre d’endroit où on peut se permettre d’arriver avec la même chemise que Bernard à la table d’en face, si vous voyez ce que je veux dire. Je souhaite quelque chose qui éblouit par son élégance, mais ne saute pas aux yeux. » Harper était un Redfield, il avait passé la moitié de son adolescence à laisser ses oreilles traîner dans les couloirs d’hôtel de luxe. Cela avait impacté le niveau de ses exigences. « Est-ce que je suis au bon endroit ? » Il ponctua sa phrase d’un sourire, léger, taquin, qui disait Es-tu prête à relever un défi?
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MessageSujet: Re: Seras-tu assez grande pour mon challenge ?   Seras-tu assez grande pour mon challenge ? EmptyMer 28 Aoû - 0:35

17.11.01

Mrs Malkin's Robes for All Occasions
« Mais vous êtes bien sûre que ce sera prêt à temps ? » Amelia inspira profondément, mais subtilement, et répondit avec un sourire : « Oui, Mr Johns. Votre événement est en février. Je n’ai besoin que de deux semaines. » Il baissa les yeux vers sa bedaine, et les releva, inquiet. « Oui, Amelia, j’entends... » Elle se crispa à la mention de son prénom, mais ne fit aucun commentaire. Serait-elle encore Amelia aux yeux des clients jusqu’à ses soixante-dix ans, ou deviendrait-elle un jour enfin Miss Malkin ? « Mais, comme vous voyez, il y a beaucoup à faire... » Elle posa les mains sur ses hanches et se cacha derrière son comptoir. Peut-être espérait-elle qu’un peu de patience se cachait en ses tiroirs ? « Il s’agit simplement d’ajouter un peu de tour de taille à votre veston, Mr Johns. Ce n’est rien de bien sorcier, et je vous assure que tout sera prêt pour vos noces d’or. » Il hocha frénétiquement la tête. « D’accord… d’accord, si vous le dites. » Derrière lui, la porte retentit de sa clochette, et Amelia jeta un coup d’oeil au nouveau venu. Le client se promena un peu entre les cintres, comme s’il attendait son tour. Elle serait brève. Il fallait en finir avec cette transaction, ça en devenait pénible.

« …—lle l’apprend, vous comprendrez qu’elle va énormément m’en vouloir... » « Mmh ? fit la jeune femme, déconcentrée. » « Ma femme. Si elle apprend que j’ai tant grossi, elle m’en voudra pour toujours… vous voyez, je suis au risque de diabète, et mon cholestérol est assez haut aussi, donc— »  « Je vous enverrai une notice en prétendant être votre nettoyeur. Ça vous va ? » Le visage du bonhomme s’illumina, et il prit la main d’Amelia qui trainait sur le comptoir. « Ah, merci beaucoup ! Oui, oui c’est parfait ! » Et enfin, il attrapa son attaché-caisse, posa une main sur la poignée et prit la porte.

Elle savait bien que des commandes ennuyantes, elle en aurait. Elle savait que des clients un peu lourds, elle en aurait. Des creux de motivation, elle en aurait. Mais, depuis qu’elle avait commencé, les projets lui manquaient. Elle avait la tête plongée uniquement dans les ajustements et les uniformes. Son carnet à croquis était rangé. Elle avait acheté de nouveaux pastels, de nouveaux échantillons de dentelles et de taffetas, mais rien ne venait. Elle cacha tout de même sa déception sous son tablier lorsqu’elle traversa le comptoir, et salua le client. « Bienvenue, cher monsieur ! En quoi puis-je vous être utile, aujourd’hui ? » Et il énonça sa demande. Le coeur battant, Amelia l’écouta, attentive. C’était à croire que le ciel avait saisi sa lassitude, et lui envoyait un peu de motivation pour la rassurer qu’elle était bel et bien dans le bon domaine. « Ah, bien entendu ! Est-ce que quelque chose vous a accroché l’oeil parmi les modèles présentés ? Ou peut-être recherchez vous quelque chose de plus personnalisé ? » Elle franchit les quelques pas la menant au comptoir, et attrapa du bout de ses doigts étirés son carnet à croquis. « Déjà, recherchez vous plutôt une robe, ou un costume ? Je sais que certains traditionalistes refusent encore les toxedos, mais je trouve qu’ils ont un chic et une classe qu’on ne peut aller chercher autrement. Par contre, avec une robe, y a de quoi laisser aller l’imagination. » Elle le scruta quelques secondes, avant d’annoncer : « Mais avec votre carrure, je vois un costume. Une meilleure mise en valeur, si vous voulez mon avis. » Elle décrocha son fusain et offrit d’un signe de main un siège à son client. « Quand se déroule ce mariage, dites moi ? Il y a quelque chose de très subtilement esthétique à ajouter des touches de la saison à un ensemble. L’esprit perçoit automatiquement une harmonie, vous voyez ? »

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MessageSujet: Re: Seras-tu assez grande pour mon challenge ?   Seras-tu assez grande pour mon challenge ? EmptyDim 1 Sep - 5:11

Il écoutait d’un air distrait la conversation entre la couturière et son client. Les mots rentraient par une oreille et ressortaient par l’autre, tandis qu’il filtrait les quelques détails dignes d’intérêt. Elle est discrète, connaît ses clients et leurs besoins. C’étaient de bons points, évidemment, mais ne n’étaient pas suffisants, pas pour son ambition à lui. Alors, patient, il déambulait entre les tringles, posait une main légère sur quelques étoffes, appréciait leur toucher délicat. Les cols étaient bien coupés, les vêtements semblaient tomber avec élégance, mais tout ce qu’il voyait était classique, commun. Loin de tout ce qu’il avait pu voir lors du défilé et avait attiré son attention sur le nom de Malkin. Quand, enfin, elle s’adressa à lui, il ne put complètement réprimé une moue à la fois déçue, à la fois dédaigneuse. Il ne se rendait pas chez un couturier pour choisir un modèle prêt-à-porter.

Pourtant, avant qu’il ne puisse protester, la jeune femme rebondit sur sa demande, comme une artiste dont la créativité venait d’être libérée d’une longue période d’enfermement. Harper choisit de garder le silence, une étincelle dans le regard, un fin sourire accroché aux commissures de ses lèvres. Il se contenta de hocher la tête quand elle évoqua le costume au lieu de la robe – il avait eu l’occasion de constater que les robes de soirées étaient encore en vogue chez les sorciers, mais dans son monde, cela ne ferait que le faire passer pour un original, ce à quoi il ne tenait pas. De plus, il était amusé qu’elle le prenne pour un sorcier, ce qui, somme toute et vu l’endroit, n’était pas complètement illogique. Harper avait cependant toujours eu l’impression qu’il y avait chez lui quelque chose de résolument terre-à-terre, non-magique et profondément ancré dans une modernité qui faisait encore défaut à la plupart de la communauté sorcière. Il obéit à son injonction et prit place dans le fauteuil qu’elle lui avait désigné.

« La cérémonie a lieu dans le nord de l’Ecosse, à la fin février. Cela nous laisse donc environ trois mois, si je ne me trompe. J’espère que le délai ne vous pose pas problème. » Il hocha la tête, marquant son accord avec sa déclaration au sujet de l’harmonie. « En effet. De plus, la mariée est une grande passionnée d’équitation et de botanique. Il est déjà entendu que la cérémonie se tiendra en extérieur, et qu’elle fera son entrée montée sur son destrier. » Une pointe d’amertume marqua la fin de sa phrase, bien qu’il soit impossible d’en déterminer la raison exacte. « Un costume hivernal me semblerait donc parfaitement a propos. »

Il laissa son regard errer sur le carnet et le fusain pendant quelques secondes, perdu dans une forme de curiosité, se demandant si elle prenait des mesures, entamait un croquis, et ce qui pourrait bien en ressortir. En entrant dans la boutique, il avait craint un instant que les créations présentées au défilé n’ait été qu’une one-shot d’excellence, un concentré de sa créativité, déjà retombée pour n’offrir plus que le quotidien à ses clients. Cependant, l’attitude enthousiaste et presque brûlante de la jeune femme lui plaisait et alors qu’il était entré avec l’idée de la mettre au défi, il se sentait soudain d’une humeur plus douce, plus accommodante peut-être.

« Je ne veux pas tomber dans les clichés écossais, cependant. Déjà, parce que je suis Londonien pur souche et je pense que je serais ridicule si je me présentais là avec des carreaux. La famille du marié sont des nobles des Highlands, ils présenteront donc les attributs de leur clan, et je pense que certains pourraient voir d’un mauvais œil une tentative de reproduction de leur héritage de la part d’étrangers. Je ne doute pas que nombre auront tôt fait de commettre ce faux-pas, mais je ne tiens pas à faire partie du groupe. »

Il lui lança un regard appuyé, à mi-chemin entre la connivence et l’avertissement.

« Une pointe hivernale avec une légère inspiration russe, peut-être ? Vous savez, ces costumes militaires, avec les cols de fourrure... »

Harper laissa la fin de sa phrase en suspens, ne sachant pas quelles étaient les références de Miss Malkin en la matière.
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MessageSujet: Re: Seras-tu assez grande pour mon challenge ?   Seras-tu assez grande pour mon challenge ? EmptyMar 3 Sep - 23:53

17.11.01

Mrs Malkin's Robes for All Occasions
Elle hocha la tête lentement lorsqu’il mentionna le lieu de réception. Ah, des Écossais ! Un jour, elle explorerait plus du pays. Pour l’instant, elle n’en connaissait que Atlantis, qui était d'apparence un peu trop moderne à son goût. Elle portait un amour précieux pour les pavés irréguliers de pierre, et les immeubles tassés les uns contre les autres. Les plaines, aussi, qui devaient faire mourir Manadh de jalousie.

Elle promit à son client que février leur laissait amplement de temps, et qu’il n’y avait pas à s’en faire. Elle lui ferait faire son premier essayage vers la mi-janvier, et le second vers la mi-février. Par contre, lorsque son client enchaîna sur le sujet de l’équitation, Amelia dût retenir un petit rire. « Vous m’excuserez, monsieur, lança-t-elle de bon coeur, mais je me vois mal vous faire porter une bombe ! Quoiqu’il est toujours possible de faire un petit rappel au niveau des bottes, mais c’est un tantinet… trop. Enfin, selon mon avis. » Elle imagina un instant ajouter des petits imprimés de chevaux, qui galoperaient magiquement à travers le veston, et dû se mordre à nouveau la lèvre. Pour passer ses idées saugrenues, elle baissa les yeux vers son carnet et commença à esquisser. Rien qu’une silhouette, pour l’instant. Mais elle voulait être prête lorsque l’inspiration frapperait.

Même si elle ne frappait jamais de jour.

Le client s’inquiéta un instant de tomber dans les clichés, et Amelia ne put qu’acquiescer. Effectivement, il était assez délicat de se présenter dans des accoutrements culturels si on n’y avait pas été invité. Elle avait toujours préféré ajouter une simple touche, un clin d’oeil discret. Sinon, elle jouait souvent avec les matériaux. Les tissus parlaient parfois plus d’eux-même que les imprimés, les coupes ou les morceaux.

Elle fronça les sourcils. Eh, c’était pas con, ça. Les tissus. La mention du col de fourrure s’ajouta au dessin qui se formait dans son esprit, et elle hocha la tête. « Oui, oui je vois exactement. Je sais par contre que certains peuvent trouver la fourrure de mauvais goût, même si ce n’est pas mon avis. Peut-être en faire une pièce détachable ? Pour vous modeler selon l’ensemble, ou simplement selon la température. De la fourrure au cou, ça devient vite très chaud… » Elle nota maladroitement les notes près de l’esquisse, et croisa les jambes. Elle n’avait pas l’habitude que les idées fusent d’elles-mêmes, mais elle ne refusait pas ce coup d’inspiration. « Je pensais peut-être utiliser du tweed ? C’est un matériel assez utilisé en Écosse, mais il ne leur est pas exclusif. En plus, c’est chaud et confortable. Du coup, ça fait un joli rappel de la culture, sans non plus vous présenter en kilt... » À nouveau, elle se retint de rire. Y avait de quoi faire un truc chouette, mais elle abandonna vite l’idée. S’ils étaient d’accord que les carreaux étaient probablement une mauvaise idée, la jupe traditionnelle ne passerait pas plus au conseil.

« Niveau couleurs, j’ai deux idées. Peut-être y aller avec un gris moyen, tirant un peu sur le foncé, avec une chemise blanche et une cravate dans les bleu poudre. Je sais que vous m’aviez dit vouloir plus que la traditionnelle chemise blanche, mais elle est en fait très pratique, lorsque l’on va chercher l’originalité ailleurs. Histoire d’éviter de surcharger, vous voyez ? » Elle traça la silhouette du costume de son fusain, avant d’attraper ses pastels de couleurs. « Le gris est très classique, pourtant très chic. Avec un thème hivernal, il se marie de façon tout à fait splendide. Le bleu poudre, c’est la petite touche de couleur, qui rappelle tout de même un ciel de février. » Elle tourna le cahier, montrant ainsi son idée à son client. « Par contre… » Elle décrocha sa baguette de derrière son oreille, et l’agita devant son croquis. Le gris devint alors bordeaux, le blanc se transforma en crème, et le bleu prit des teintes de taupe. « Si vous souhaitez un peu plus de couleur, je crois que le bordeaux vous irait à merveille. Avec votre teint et vos cheveux, il saurait vous mettre en valeur. Et puis, le rouge étant complémentaire au vert des plaines, en plus d’être à elle-même une couleur associés aux saisons froides, je crois que ce serait très approprié. »

Elle sourit à son client, bien qu’un peu anxieuse d’avoir proposé quelque chose qui ne lui plairait pas du tout, et ajouta, soucieuse : « Après, on peut mélanger. Le gris et le bordeaux, c’est très joli ! Ou, si vous avez une suggestion, un truc qui vous plairait, je suis toute ouïe ! »

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MessageSujet: Re: Seras-tu assez grande pour mon challenge ?   Seras-tu assez grande pour mon challenge ? EmptyHier à 8:44

Il ne sut comment interpréter son rire, alors il se contenta d’un regard neutre, sourcil levé, qui s’apaisa rapidement alors qu’elle explicitait ses pensées. Harper hocha sobrement de la tête ; s’il ne pouvait nier la beauté des grandioses plaines écossaises, il était et restait un citadin, d’âme et de coeur. Rien ne lui allait mieux que la rumeur perpétuelle des rues, les néons qui clignotaient dans la nuit, remplacés de bon matin par les odeurs d’une myriade de spécialités culinaires différentes. Pour lui, Atlantis était déjà une forme de retraite campagnarde, malgré la modernité omniprésente dans la ville nouvelle. Être ainsi éloigné du monde, sur une île qui ne comptait qu’une seule ville, perdue au milieu des collines, n’était supportable que grâce aux nombreuses opportunités commerciales qui s’étaient depuis présentées à lui. Et à a possibilité de transplaner pour retourner dans un club Londonien, lorsque le besoin s’en faisait sentir.

« Je ne vous donnerai pas tort. En ce qui me concerne, les chevaux et tous leurs attributs ont leur place dans les statues équestres pour orner les places et les musées. Mais ça s’arrête là. Je préfère dénoter par un air trop citadin plutôt que passer pour un campagnard. »

Malgré ses efforts, il ne put masquer un certain dédain. Alors qu’elle énumérait ses idées, Harper suivait le travail de ses mains, les quelques coups de fusain qui se faisaient plus rapides ou plus lents, au même rythme que ses mots et ses pensées. Bien qu’il était terriblement curieux de jeter un œil sur le carnet – et qu’il considérait même de lui demander de croquer de manière à ce qu’il puisse suivre l’évolution du dessin – il prit sur lui de se taire. Il n’était, après tout, pas venu ici pour la fliquer, mais pour la laisser évoluer dans son monde, de la manière qui lui plaisait, afin de cerner ce qu’elle valait vraiment. Il haussa les épaules, lorsqu’elle évoqua les retenues que la fourrure pouvait inspirer. Le Londonien n’y avait en effet pas pensé, mais il trouvait pertinent de ne pas choisir un matériau qui devenait de plus en plus controverse. Elle avait l’esprit vif, la petite.

« Du tweed, pourquoi pas oui. A condition qu’il ne soit pas à carreau. Je ne veux pas qu’il puisse passer pour une imitation de tartan. »

Son ton était inflexible, malgré la localisation du mariage, il ne tenait pas particulièrement à opter pour un rappel culturel, et il ne céderait pas sur le sujet. En revanche, lorsque vint le sujet des couleurs, Harper se redressa avec l’air intéressé. Londres était un centre de la mode, de l’originalité – trop, parfois, si on devait lui demander son avis – et même si les dernières tendances ne tenait pas une haute place dans la liste de ses préoccupations, le jeune homme appréciait à juste titre les costumes bien coupés, et avec une pointe de créativité qui faisait ressortir son porteur au milieu des tuxedos noirs. Son regard se fit lointain, vague, alors qu’il tentait d’imaginer l’assortiment du bleu et du gris et s’il émit une onomatopée appréciatrice, c’est seulement lorsqu’elle tourna vers lui le carnet et changea le gris en bordeaux qu’il s’exclama.

« Ah, ça, ça me plaît ! Je trouve que ça a beaucoup plus de caractère que le gris. Ainsi, pour une fois, l’habit ferait le moine. »

Le sous-entendu était à peine voilé ; la remarque étant un challenge supplémentaire pour voir jusqu’où elle oserait pousser l’audace. Il fut ainsi presque déçu lorsqu’elle reprit, avouant presque ses doutes et il se laissa retomber au fond du fauteuil où il était installé. Elle avait monté qu’elle connaissait son sujet, et c’était déjà honorable. Elle avait réussi à le surprendre une première fois, et c’était une victoire en soi. Cependant, malgré un caractère juste, Harper n’était pas connu pour se contenter du minimum. Son regard se fit à nouveau plus acéré, tandis qu’un fin sourire énigmatique venait flotter sur son visage.

« L’idée me parle, mais il me manque une touche… d’exception. Ce petit quelque chose qui justifierait que je vienne chez vous et nulle part ailleurs. Ce que vous pouvez faire, et personne d’autre. »
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