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 RP libre - I ain't afraid of no ghost

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Jonathan RowleJonathan Rowle
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MessageSujet: RP libre - I ain't afraid of no ghost    RP libre - I ain't afraid of no ghost  EmptySam 29 Juin - 17:21

HRP:
 



I ain't afraid of no ghost  

- RP libre -


"Soon I will go and free my heart to that sage and stone beneath the stars, clear my mind and float my soul to lay down all my sorrows." Aberdeen - Avi Kaplan
Je crois que la doyenne a compris qu’en me forçant un peu la main, je n’ai pas le courage de lui refuser grand chose. D’abord, la soirée du Nouvel An, où j’ai dû jouer le rôle de chaperon à mon plus grand désarroi, et maintenant, je dois accompagner une vingtaine d’étudiants à l’autre bout du monde… Certes, le voyage est direct, grâce à la Rotonde des portails, et je dois bien avouer que j’ai toujours eu envie de visiter le cimetière d’Arlington, dont la portée historique est incontestable, mais ce n’est quand même pas l’idée que je me fais d’un week-end idéal, loin de là. Les étudiants doivent être d’ailleurs aussi ravis que moi que je doive les accompagner : probablement pensaient-ils que cette excursion était une parfaite opportunité pour se vautrer dans la débauche loin d’Atlantis, mais ma simple présence vient bousculer ces plans. On oublie les soirées alcoolisées pour se concentrer sur des sorties culturelles pour en apprendre plus sur l’histoire de notre monde… Professeur Rowle, le ronchon de service. Oui, c’est loin de vendre du rêve, c’est sûr.

Je m’efforce de ne pas afficher sur mon visage ma folle envie d’être ici (sentez l’ironie dans mon propos) et je rassemble les jeunes gens qui m’accompagnent pour leur donner quelques consignes. Ces instructions toutes faites m’ont été directement transmises par la doyenne, et je les répète d’une voix monocorde, sans vraiment m’attarder sur les éventuelles réactions de mes interlocuteurs :

« - Chers élèves, je me permets de vous rappeler que vous représentez l’Université Paracelse d’Atlantis, et par conséquent, votre comportement se doit de s’aligner avec le prestige de notre école. Vous êtes là pour en porter les valeurs et nous vous faisons entièrement confiance pour que tout se passe bien. Nous espérons que vous profiterez de cette formidable opportunité pour engranger le plus de savoir possible, et que ces connaissances vous servirons pour la suite de vos études dans vos différents cursus, ainsi que dans votre vie future.

Je relève le regard, car je me rends compte que je fixe, depuis le début de ma diatribe, le bout de la chaussure d’un jeune homme d’une vingtaine d’années aux lunettes rafistolées. Je me racle la gorge. Ces étudiants sont sous ma responsabilité : certes, je n’ai pas envie d’être ici, et certes, ce sont des adultes, mais je dois tout faire pour qu’ils passent le meilleur séjour possible. Même dans un cimetière.

- Sur un ton un peu plus personnel… je reprends en m’éclaircissant la voix. Si vous avez le moindre problème, n’hésitez pas à venir m’en faire part. Je sais que vous êtes ici sur la base du volontariat… Et que c’est à l’initiative du Bureau des Elèves si vous avez la chance d’être ici, j’espère que vous passerez un bon moment, mais il est vrai aussi que vous avez beaucoup à apprendre, ne l’oubliez pas. »  

Je me retourne et met la main sur mon front en visière, pour regarder le paysage qui s’étale devant moi. Des tombes blanches sur une pelouse verte, aussi loin que je peux le voir : c’est fascinant. J’ai hâte de pouvoir voir ces fantômes qui ont vécu les guerres d’antan, et qui peuvent nous apporter leurs témoignages. J’espère seulement qu’ils ne me remémorent pas mes propres souvenirs, cette bataille encore marquée au fer rouge dans mon esprit, qui se rappelle à moi à chaque fois que j’ai le malheur de fermer les yeux…
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MessageSujet: Re: RP libre - I ain't afraid of no ghost    RP libre - I ain't afraid of no ghost  EmptyLun 1 Juil - 9:29

I AIN'T AFRAID OF NO GHOSTAlden & Others
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Une somme colossale promise pour une si petite mission.
Choper un moldu, l'enlever, et revenir. Tout simplement. Le genre de missions qui demandent à se déplacer un peu partout dans le monde pour quelques jours, quatre à peine, puis revenir aussitôt. Alden déteste se déplacer pour si peu, mais cette contrainte n'est rien comparée à l'argent qu'on lui promet. Sans rechigner, il effectue le boulot. Carré, efficace, rapide. Il y a deux jours, c'est dans la comté d'Arlington, dans l'état de Virginie qu'il a été promu à cette tâche assez importante, qui lui permettra, il l'espère, de monter d'un grade.

Il est arrivé à Arlington avec le strict minimum, sa baguette qui pendait à sa ceinture dans son etui, et le matériel nécessaire pour assurer sa protection. Avec lui, il n'a emporté aucun moyen de communication quelconque, à son plus grand désarroi. Encore une fois il a quitté ses fils à regrets, laissant derrière lui deux adolescents qui n'avaient aucune idée de l'endroit où il s'en allait. À chaque fois qu'il passe le seuil de la porte, Alden se rappelle du jour fatidique où il devra tout leur dire. Et à chaque fois, il espère un retournement de situation pour ce moment là, une explosion inattendue qui lui facilitera le travail. Il ne veut pas avoir à être haï par les deux personnes qui lui restent.

Au bout du compte, ça n'a pas été très long. En moins de quarante huit heures, il avait plus ou moins terminé ce qu'il avait à faire. Le corps évanoui et ensorcelé de la victime reposait sur le sol de sa baraque. Il avait décidé d'aller le chercher plus tard. Après tout, personne n'allait venir faire un saut ici. Il était seul. L'ombre de la culpabilité dans ses yeux s'est empressée de disparaître quand il a quitté l'appartement. Il n'y avait rien à dire de plus, et rien à pleurer. Déjà largué par cette piètre mission, il n'a pourtant pas décidé de rentrer tout de suite sur Atlantis, voulant à tout prix éviter un interrogatoire de Noah. Il était persuadé que c'était pas le bon jour, alors il a erré dans la contrée, s'est pris une chambre dans un hôtel. Ce n'est que le lendemain qu'il en est ressorti pour cloturer tout ça.

Inconsciemment pourtant, il a suivi un itinéraire tout à fait différent et a rejoint un énorme cimetière, visiblement bien rempli. Tout de suite il devine qu'il s'agit d'une classe d'élèves, en voyage scolaire probablement et il s'arrête contre un arbre pour les regarder. Il rabat les pans de sa veste pour planquer sa baguette, s'allume une clope, et s'intéresse à l'homme en tête du peloton. Le professeur, sans doute. C'est d'entendre Atlantis qui lui fait comprendre qu'il se trouve en face de sorciers. Parbleu, tout le ramène à ce monde. Ils sont partout.

Le professeur a l'air complètement largué, presque autant que lui. Si Alden était un rigolo, il se serait mis franchement à rire avec la gueule qu'il tire. Ce n'est pourtant pas ce qu'il fait. Immobile contre son arbre, il imagine Noah à l'intérieur de cette foule. Riant de bon coeur avec ses potes, ou Dwayne pas loin, en train de fumer avec son meilleur ami. Une scène qu'il n'a jamais eu l'occasion de voir jusqu'à maintenant. Dans son coeur, une lueur lui fait tilte un instant avant de s'évanouir de nouveau. Il s'approche d'un pas lent vers le professeur sans savoir ni pourquoi il le fait, ni ce qu'il va lui dire.

Peut être qu'il connait l'un de ses fils. Peut être qu'il peut le renseigner. Une manière, peut être, de se racheter et de ne pas oublier qu'en tant que père, son rôle est de s'assurer qu'ils ne prennent pas un mauvais chemin.

- Je vois que vous transportez du beau monde, il s'arrête en balayant la foule du regard. Sa voix est toujours aussi glaciale, il est imposant dans son grand costume noir. Je ne savais pas que l'université d'Atlantis organisait des voyages scolaires.

De cet homme s'émane quelque chose qui le dépasse. Il pue le stress à plein nez, et c'est aberrant de voir à quel point cela le crispe. Alden retrousse le sien et émet un bref rictus avant d'inspirer un coup pour chasser toutes les ombres de l'angoisse. Il est passé au-dessus d'elle depuis si longtemps.

- Qu'enseignez-vous à Atlantis ?

Il lui tend son paquet de clopes, un peu par réflexe. Formalités auxquelles il ne s'adonne jamais. Tu as des cigarettes, pourquoi ne pas en proposer. D'humeur calme, il décide de ne pas s'en préoccuper et de faire de toute façon, un peu tout ce qu'il ne fait jamais. S'éparpiller, ralentir, se poser là avec quelqu'un pour taper la causette. Il n'a rien à faire là, il devrait plutôt s'occuper du corps qui gît sur le parquet de la baraque, mais ce n'est pas si grave. Quelqu'un lui a dit un jour que la vie était beaucoup plus belle quand on se préoccupait uniquement du moment présent.



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MessageSujet: Re: RP libre - I ain't afraid of no ghost    RP libre - I ain't afraid of no ghost  EmptyDim 14 Juil - 6:47


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"Soon I will go and free my heart to that sage and stone beneath the stars, clear my mind and float my soul to lay down all my sorrows." Aberdeen - Avi Kaplan
Les étudiants commencent à discuter tandis que je regarde l’horizon, et bien vite, avec mon collègue, nous nous organisons. Un point de rendez-vous est donné, une heure précise est fixée. Les jeunes ne doivent pas quitter l’enceinte du cimetière : pas sans nous prévenir, en tout cas. Certes, ce sont des adultes et, pour la plupart, des jeunes gens responsables, mais ils restent sous notre responsabilité. Je ne peux qu’imaginer le visage de la doyenne si nous venions lui annoncer que nous avions perdu un élève. L’angoisse des parents… Bref. Mieux vaut rester sur ses gardes. Après les annonces de précaution d’usage, donc, les étudiants se dispersent, et je leur crie une énième fois, alors qu’ils me tournent déjà le dos, de ne pas hésiter à engranger le plus d’informations possibles dans ce lieu mythique, de participer aux visites guidées, d’aller voir les tombes célèbres, bref, de ne pas se contenter de se poser dans un coin pour discuter des derniers ragots de l’UPA. Ils ne m’écoutent pas vraiment. Est-ce une caractéristique de la jeunesse, de ne jamais considérer les conseils des plus âgés ? Peut-être bien que oui, mais ça ne fait rien. Au moins, j’aurai fais de mon mieux.

Et alors que la foule d’élèves commence à se disperser, j’entends une voix grave m’adresser la parole, derrière moi. Mon cœur rate un battement. J’ai été surpris, et mon souffle se fait plus court, mon pouls s’accélère. Je souffle entre mes dents. Mon anxiété s’est calmée, ces derniers temps, et si je suis loin d’être guéri, je ne vais pas me laisser emporter par une crise, simplement parce qu’un inconnu m’a interpellé. Je me concentre donc sur les paroles de l’inconnu, en le dévisageant discrètement. Ces habits noirs… Peut-être est-il un croque-mort ? Il aurait en tout cas le costume de l’emploi. Et puis, pourquoi diable un simple visiteur m’adresserait ainsi la parole ? Pourquoi viendrait-il, seul, dans un tel lieu ? Oui, j’en suis maintenant à peu près sûr : il doit travailler ici.

« - Bonjour, j’appuie d’une voix neutre, l’impolitesse étant, pour moi, une marque indéniable d’irrespect. Il faut que ce fossoyeur apprenne à mieux s’adresser aux visiteurs d’Arlington. Ce n’est pas l’Université, à proprement parler, c’est une initiative du Bureau des Elèves. Une opportunité pour les étudiants, qu’ils ont bien raison de saisir, si vous voulez mon avis…

Je pense que la conversation va s’arrêter là, l’homme a probablement du travail à faire, mais je n’esquisse pas un geste pour autant, attentif, comme toujours, à ce que ma stricte éducation m’a enseigné : ne jamais donner congés sans m’excuser auparavant. L’employé, lui, ne donne aucun signe d’un départ prochain, et continue, comme si de rien n’était, de me poser des questions. Je souffle intérieurement. Je suppose que c’est la manière qu’ont les gens de se lier d’amitié, de parler ainsi à des inconnus quand ils les rencontrent, mais ce n’est pas quelque chose qui m’attire particulièrement. Oui, j’ai conscience de mes contradictions. Je souffre de ma solitude, mais je ne fais absolument rien pour y remédier.

- Je suis responsable de la formation des futurs Aurors, dis-je en serrant les dents.

Il me propose une cigarette, je refuse d’un simple geste de la tête. J’espère d’ailleurs qu’il ne va pas se mettre à fumer près de moi, car j’ai toujours détesté l’odeur du tabac. Un ange passe. Je ne sais que faire, n’étant certainement pas du genre à relancer une conversation, en particulier quand je ne l’ai pas choisi. Alors, bien sûr, je m’attarde sur le sujet le plus cliché possible. On se raccroche aux branches comme on peut.

- Beau temps aujourd’hui, n’est-ce pas ? »

Et j’ai conscience d’être absolument inintéressant. J’ai conscience de ne faire aucun effort. Mais après tout… Pourquoi diable un croque-mort me parle, à des milliers de kilomètres de chez moi, alors que je suis accompagnateur réticent d’élèves qui préféreraient être laissés tranquille ? Tout cela est bien trop singulier pour que je sois à l’aise.
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