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Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Le Centre-ville
 

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Jazz SparrowJazz Sparrow
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MessageSujet: at point-blank.   at point-blank. EmptySam 29 Juin - 7:18

Savoir c'est pouvoir, comme disait l'autre...

J'pense être une personne plutôt avide de puissance.

Peut-être que c'est parce que je suis moldu, ou peut-être que c'est parce que j'suis né très pauvre, peut-être que c'est ce manque de structure que j'ai eu dans ma vie qui me pousse à vouloir tout contrôler, au point où j'ai besoin de compenser quelque chose quand je n'y arrive pas. Ou peut-être que ça ne te regarde pas, et que tu devrais arrêter le jugement facile ma gueule. Même si  j'avoue que ça fait de l'ordre dans les pensées, hein ?  
Savoir c'est pouvoir, mais comme toute puissance elle ne dépend pas tant de l'objet que de son utilisateur ; et me concernant, tu peux être sûr qu'aucune information ne sera mal exploitée une fois qu'elle se trouve à ma portée.  

Toute ça est une manière fancy pour dire que j'ai du mal à contrôler ma curiosité.

J'te jure, mon corps se déplace en mode incognito de lui-même là. Il a repéré une vieille connaissance et il s'est dit, hey, on ne va pas rater une occasion d'en apprendre plus sur nos amis (ou nos ennemis (ou ces personnes qui n'ont pas encore choisi de camp)).  J'aurai pu l'approcher naturellement comme d'habitude, échanger avec elle sur l'oeuvre d'art qui semble l'attirer, parler peut-être un peu sur les anciennes expositions qui nous ont marqué  et celles qu'on aimerait voir. Plaisenter sur le fait qu'on se verra peut-être à l'une d'elle. Lâcher quelques sous-entendus politiques, rigoler sans rigoler, sourire sans sourire. Puis moi et Théaodora Rose Knigh rentereront chez nous en prenant deux chemins différents. Le siens l'emmenant en hauteur, et le miens en souterrain.

J'aurai pu, mais une mouche m'a fait décidé autrement. Et cette fois-ci, moi et Mme Knight emprunterons enfin la même route.
Le seul hic c'est qu'elle ne le sait pas.

Pas la première fois que je prends quelque en filature. Mon plan ? Aucun réellement, à part récolter le plus d'informations possible. Et hey, la nuit me portera conseil, si jamais ça tourne mal.




It was the gnawing suspicion that you were leavable, that you were too much trouble, that you were better off dead. It was the shame of wanting something you shouldn't; it was the ugly thrill of nearly being dead. It was all those things, all at once. (M. Stifvater)
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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyDim 30 Juin - 14:06

Anselm Kiefer, elle ne connaissait pas ce peintre et ne savait pas trop à quoi s’attendre en se rendant au vernissage de l'exposition dont il était le centre. D’un abord relativement classique, le maître allemand n’en demeurait pas moins provocateur et la rouquine passa de longs moment s devant ses toiles surchargées de matières. Les thèmes historiques qui lui servent d’inspiration ne la laissent pas insensible et même lui donnent matière à faire des parallèles avec sa propre histoire et son engagement. Cependant lorsqu’elle se rend dans ce genre de manifestation ce n’est pas pour ressasser ses préoccupations mais bien pour faire un break tout comme lorsqu’elle court les sentiers autour de la ville pour se maintenir en forme.

Evidemment, il avait fallu même en arrivant sur les coups de 20h30 subir les discours convenus du commissaire de l’exposition et des huiles d’Atlantis, tous plus en admiration devant l’œuvre du maître, les uns que les autres. Elle avait beau remémorer ou prédire les pires catastrophes que l’homme pouvait engendrer, cela n’avait pas empêché les organisateurs de prévoir le champagne et les petits fours et Theodora goutait assez l’ironie en même temps que les bulles dont, elle devait bien l’avouer, elle était friande toujours avec modération bien évidemment.

On était fin août et la rouquine savourait depuis quelques semaines des avancées dans ses différentes activités qui parfois s’entrecroisaient. Elle se trouvait donc l’esprit ouvert devant les toiles dystopiques du peintre. Pantalon tailleurs en lin dont elle avait laissé la veste au vestiaire sur de fins talons et les cheveux lâchés autour d’un visage un peu fatigué mais détendu, elle passait d’espace en espace de la scénographie sobre que le commissaire de l’exposition avait particulièrement soignée. De temps à autre, son regard croisait des yeux familiers. Familier n’était pas le terme approprié pour une solitaire comme Theodora. Disons des visages qu’elle avait l’habitude de croiser dans ce genre d’endroit. Comme ce jeune étudiant avec qui elle avait déjà échangé quelques mots mais qui ce soir, avait d’autres relations à honorer ou à initier. Elle avait donc déambulé seule entretenant du bout des doigts, un dialogue muet avec sa flûte à champagne. Devant chaque toile elle inclinait la tête comme en réflexion, le pied pivotant parfois comme un compas autour de la pointe de son talon. Elle n’avait jamais su si cela se faisait ou non mais elle n’hésitait pas à aller lire le descriptif de l’œuvre. Dans certain cas et ce soir ne faisait pas exception, elle se faisait l’image d’une béotienne seule à avoir besoin d’explication pour en savoir plus sur les toiles.

Le maître n’était pas présent comme on pouvait le comprendre. La généticienne se demandait déjà comment la petite île de Manadh avait pu s’offrir toutes ces œuvres de ce peintre dont la côte commençait à atteindre les plus hauts sommets. Alors s’offrir sa présence était plus qu’improbable. Aussi, une fois le tour des toiles fait trois fois afin de finir de les mettre en perspective et avoir salué les habitués des rendez-vous culturels plus ou moins snobs, il n’y avait plus grand chose à ajouter à la soirée. Parfois lorsqu’elle se sentait assez sûre d’elle, elle se mêlait au groupe qui entourait inévitablement le créateur mis à l’honneur. Elle gardait bien évidemment le silence, consciente de son incompétence en matière d’art, même si à force, elle finissait par avoir un bagage qui ne pouvait plus s’apparenter à un simple vernis. Elle gardait le silence mais en profitait pour en apprendre plus sur ce qui faisait partie de l’acte de création de l’artiste : son parcours, ses préoccupations ses recherches, ses intentions, ses insatisfactions et ses fiertés. Aujourd’hui elle s’en passerait. Elle regarda sa montre. 22h30 passé, il n’était pas tard et cela lui laissait le temps de rentrer tranquillement à pied et profiter de la fraîcheur atlantique de cette fin d’été écossais. Elle passa donc le seuil de la salle d’exposition et s’arrêta presque malgré elle pour regarder le ciel que la pollution lumineuse ne mangeait pas trop. La lyre était presque au zénith et le cygne semblait lui indiquer la direction de son havre de paix, un appartement cossu de la résidence de l’Abondance… Bientôt ses talons résonnèrent régulièrement sur le revêtement de la chaussée. La tête haute, elle savourait la brise dont les doigts se faufilaient dans ses cheveux. Les rues n’étaient pas tout à fait désertes à cette heure et les terrasses retenaient encore des clients ou des amis.

Ce n’est qu’en sortant du centre-ville qu’elle eut une étrange sensation. Bien sûr dans sa situation c’était le genre de sensation qui s'immisçait en elle assez régulièrement et qu’elle se reprochait après coup. Être suivie à son insu était une des choses qu’elle redoutait le plus. D’abord parce qu’elle détesterait se dire que sa vigilance pouvait être prise en défaut et ensuite parce que les conséquences d’une filature pouvaient être catastrophique. La question était alors de savoir comment se comporter. Elle n’était pas une espionne professionnelle et de ce genre d’exercice, elle ne savait que ce que les romans et le cinéma avaient bien voulu lui apprendre. Première solution si on imaginait que son suiveur était moins rapide qu’elle, prendre la fuite, mais dans le cas contraire ce serait sans doute hâter la fin prévue à cet exercice. Autre possibilité chercher à semer son poursuivant dans des détours qu’elle pouvait se sentir la seule à connaître ce qui pouvait en même temps lui confirmer le fait qu’elle soit effectivement suivie.

Elle bifurqua donc dans une rue sur sa droite où l’animation était encore moins grande. Il lui vint à l’esprit que c’était stupide, elle pouvait très bien se mettre encore en plus grand danger si celui-ci était avéré. En même temps elle désirait en avoir le cœur net et isoler une menace au milieu d’une foule même réduite s’avérait très aléatoire. Elle dû faire un effort sur elle-même pour ne pas accélérer le pas comme s’il voulait se mettre à l’aune de son battement cardiaque. C’était le genre de bêtise qui pouvait alerter son poursuivant. Au coude suivant sa vision marginale intercepta une silhouette qui traversait la rue comme pour se mettre à l’abri des regards. Elle fit mine de se tordre la cheville et ôta ses escarpins. Que les héroïnes de films noirs pouvaient être utile ou alors vous faire agir comme de vrais clichés ! Pour objectiver les choses elle se disait que ce serait plus facile pour courir et que ses pieds nus vernis de cerise feraient moins de bruit que les pas de son compagnon indésirable. En même temps elle faisait le tour de ce qu’elle savait des réactions à avoir s’il lui tombait dessus. Elle n’avait jamais pratiqué d’art martial et se trouverait sans doute bien démunie. Hormis la possibilité de crier et de se débattre, voire de viser des parties génitales masculines, elle n’aurait sans doute pas les réflexes appropriés.

Elle sentit une sueur froide perler à ses tempes. Il lui fallait de l’aide. Et de l’aide elle ne pouvait pas en trouver énormément. Elle avait le choix entre la police et Gloriam. Son premier réflexe fut d’alerter le QG de l’organisation. Sans doute sa mauvaise conscience. Et puis elle se ravisa. Dans cette affaire, elle était la victime et elle était une bonne citoyenne. Elle espérait bien que les forces de l’ordre seraient plus disponibles et rapides que les hommes de main de Gloriam qui en plus manquaient parfois de subtilité. Elle continua de marcher et lorsqu’elle bifurqua de nouveau, en profita pour sortir son téléphone portable en même temps que ses yeux cherchaient la plaque de la rue dans laquelle elle se trouvait. N. Flamel. Décidément la mixité allait se nicher partout. Ses doigts composèrent fébrilement le 101 et elle profita d’un porche pour s’y réfugier. Sa voix assourdie par la crainte d’être entendue et l’angoisse que cette chasse dont elle était la proie lui parut méconnaissable.

“Service de la police Britannique ?
_ Allo, je suis rue Nicolas Flamel à Atlantis et je suis suivie par quelqu’un, je ne peux pas rentrer chez moi.
_ Etes-vous certaines des renseignements que vous venez de…
_ Absolument que dois-je..
_ Nous envoyons une équipe immédiatement. Surtout, restez en ligne et si possible et là où vous êtes.
_ Très bien. Faites vite s’il vous plait.
_ Pouvez-vous décliner votre identité.
_ Mrs Theodora Knight.


Quelle était cette impression étrange de se trouver plus inquiète et apeurée maintenant qu’on lui envoyait des secours ? Peut-être cette obligation de rester sur place, ou ces soucis d’ordre plus administratifs que visant sa sécurité ? Si c’était fait pour la tranquilliser grâce à un professionnalisme affiché, c’était raté... Elle comprenait bien que cela simplifierait les recherches de la police mais cela pouvait permettre à son poursuivant de la rejoindre. Maintenant, chaque particule de son être semblait être là pour la trahir. Sa respiration et ses battements de cœur devaient résonner dans la rue et indiquer à l’autre l’endroit où elle se trouvait. Et ces secondes qui passaient trop lentement pour laisser le temps à la police d’arriver ! Sous son porche, elle n’avait plus que son ouïe pour la renseigner et encore le sang qui battait à ses tempes brouillait ses sensations. Il lui semblait que des pas se rapprochaient inexorablement comme dans du gravier alors que le revêtement de la chaussée était uni et lisse. Pendant ce temps l’opératrice tentait de garder le contact avec elle mais sa voix disparaissait sous un vertige d’impuissance. Elle aurait dû prendre ses jambes à son cou. Elle était une bonne coureuse entrainée. Elle aurait pu le semer ainsi ! Tous ces mauvais choix que l’on fait parce qu’on n’est jamais assez préparé !

“Madame ? Madame, Vous êtes toujours là ?”


Elle était toujours là mais absorbé par les secondes digitales de son écran. Déjà deux minutes. Il avait dû hésiter en trouvant la rue déserte et cela avait permis à la rouquine de gagner du temps. Peut-être même avait-il renoncé qui sait ? Elle ne croyait pas trop à cette hypothèse. S’il l’avait suivie après les détours qu’elle lui avait imposés, ce n’était pas pour laisser tomber maintenant… Un raclement de semelle lui parvint soudain. Elle aurait vraiment dû s’enfuir en courant. Du mieux qu’elle put elle se tapit dans l’ombre du porche, le dos collé à une surface dure et humide, un mur certainement.

“Madame Knight ? ...”

Et puis soudain des cris dans la rue, une brève course de silhouettes qui passèrent devant le porche puis le silence. Devait-elle sortir de sa cachette ? Elle pouvait tout aussi bien reprendre la direction opposée à la poursuite qui était passée devant elle… Mais bientôt, avant que son esprit paralysé ne lui indique quelle décision prendre de nouveaux pas et une voix féminine se rapprochèrent.

“Mrs Knight ? Vous êtes là ? Tout est fini. Vous pouvez vous montrer.
_…
_Mrs Knight je suis le Sergent Amanda Fletcher. Vous ne craignez plus rien.”


Quel mécanisme provoque soudain la confiance à partir du moment où on décline un grade ou un matricule ? Qu’est-ce qui fait qu’une femme terrorisée un instant se montre assurée qu’on ne lui raconte pas de mensonge ? Parce que c’est une femme ? Parce que c’est cohérent avec le fait que la poursuite se soit soldée par l’interception du malfaiteur ?

Le sergent Fletcher n’était pas très grande mais arborait l’uniforme de la police britannique avec une certaine prestance en rien déprécié par le sourire rassurant dessiné sur son visage.

“Vous allez bien ?”
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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyJeu 4 Juil - 14:36

Ouais ok, les évenements ont pris une tournure assez barroque. Le pire c'est que je suis loin d'être un débutant, c'est des erreurs de tête brûlée que j'ai faite. J'aurais dû me montrer plus prudent en prenant quelqu'un en filature dans un lieu quasi désert. Et j'avoue que, bien que je prenais en considération la possibilité que Mme Knight appelle la police (si jamais elle me repérait), je pensais réussir à leur échaper en les apercevant. J'ai tout tilté trop tard, ou j'ai tout tilté trop tôt mais j'ai quand même fait le con. Et puis forcément... quand je m'étais fait choper en flagrant délit, j'avais décidé de prendre mes jambes à mon cou, de quoi me rendre plus suspect... même si ça reste la meilleure solution selon le contexte. Du moins celle qui m'a attiré le moins d'ennuis sur le long terme je crois. Et l'un des ennuis qu'elle m'évite en particulier, c'est de finir par avoir de grosses mains moites écrasées contre ma nuque.
Comme maintenant.

Une montagne de muscles m'avait sauté dessus durant ma tentative de fuite. Ma première interrogation, quand mon menton a cogné contre l'asphalte, était si j'avais perdu quelques-unes de mes dents. C'est mauvais pour le buisness, un mauvais sourire. Ma seconde interrogation, c'était de me demander pourquoi mon poursuivant - que je n'imaginais pas capable de me rattraper dans un sprint au vu de sa corpulence - n'a pas utilisé sa baguette pour freiner mes roues. Il me tord les bras en arrière, m'arrache un gémissement de fatigue tout en palpant chaque bout d'os à la recherche de quelque chose apparemment.

Un moldu, hein.

Ah. C'était ça qu'il cherchait. Il me lit mes droits, toujours en me torturant les bras.

J'ai...ow, oublié ma baguette.

J'déteste qu'on me touche le cou, ça me rend impulsif. Pas le genre d'impulsif qui t'embrasse d'un coup mais le genre qui te casse le nez (et ça vient de quelqu'un qui saura pas mener une baston). J'supporte pas, je réfléchis peu, et c'est toujours à partir de là que je fais/dis des conneries (bon ok, y a pas trop besoin de me provoquer pour ça).

Enfin, je l'ai cassée récemment...

Cassée, hein ? On vérifiera ça plus tard, au commissariat.

Il me relève sans ménagement, je m'aperçois qu'il a menotté mes poignets sans que je sente aucun métal tranchant contre la peau - probablement de la magie. Il me pousse jusqu'au duo de femmes se situant non loin.

Je suis désolé mais...

T'as interêt à l'être, mais ça ne va pas te sauver gamin.

Si vous pouviez enlever votre main de mon cou... c'est là où se trouve mon bouton on/off, et ça risque de causer un court-circuit dans mon cerveau si vous continuez d'appuyer là.

L'homme semble désamorcé pendant une seconde ou deux, avant d'appuyer plus fort sur ma nuque pour me faire baisser la tête.

Tu as un cerveau ? Et t'essaies de faire le malin avec moi ? Il a lair déjà d'être à court circuit p'tit con. Surtout si le premier truc qui sort de ta bouche c'est pas une explication pour ton comportement criminel.

J'imagine que j'suis chanceux de pas être en Amérique ?

Je vais prendre ton attitude détachée pour un aveu.

J'vous assure que j'suis bien attaché m'sieur, et que je n'ai rien à avouer

Tu auras tout le temps de le faire en cellule. Reconnaissez-vous cette personne, madame ? Hey, relève la tête.

C'est ce que j'essaye de faire mais tu--

Officier Leduc.

Une voix féminine au ton autoritaire semble  être suffisante pour me libérer du joug du policier. Je relève les yeux vers ladite voix ; le visage blanc, les sourcils austères mais les yeux douteux. Je la remercie à mi-voix, car je n'ai pas envie de me mettre à dos the good cop, puis tourne mon attention vers le visage familier mais surpris de la généticienne.

... c'est fâcheux de se revoir dans de telles circonstance madame Knight,

J'essaye un sourire, mais l'efface aussi vite en le sentant faux. Probablement à cause de l'adrénaline, de la douleur à mon bras, et du gorille qui n'a pas arrêté de tripoter mes boutons depuis tout à l'heure.

Je suis... profondément navré de vous avoir causé une telle frayeur...

Le sergent n'a pas l'air convaincu :

Nous l'avons trouvé proche du lieu que vous avez reporté, agissant de manière suspecte. Le connaissez-vous réellement madame Knight ?




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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyMar 9 Juil - 9:17

Maintenant que tout semblait terminé, elle retrouvait toute la maîtrise de ses sens et de ses émotions. La policière avait l’allure autoritaire qui inspirait confiance au citoyen et sa présence et ses quelques mots avaient suffi à rassurer la rouquine. Ses pensées auraient pu être tout simplement tournées à présent vers son domicile qu’elle souhaitait regagner au plus vite afin d’oublier au plus vite cette mésaventure. Cependant, sa situation de clandestine mêlée à des actions secrètes la faisait redouter que l’incident ne leur soit liées et elle aurait bien aimé savoir à qui elle avait affaire. Un petit voleur à la tire certainement, voulant profiter de son imprudence et qui aurait mal calculé son coup. Mais peut-être également un membre du groupuscule adverse qui la soupçonnerait ? Elle ne pouvait pas complètement rejeter cette éventualité et en savoir plus sur son poursuivant nocturne pouvait s’avérer utile et précieux.

En revanche elle ne connaissait pas les routines policières. Devait-elle considérer qu’elle avait des formalités à accomplir ou s’estimer quitte pour la frayeur qu’elle avait vécue ? Devait-elle repasser au commissariat ? Autant de formalités qui allaient lui faire perdre un temps précieux mais qui pouvait aussi lui donner des indications sur l’importun qui l’avait forcée à avoir recours aux forces de l’ordre. Brièvement, l’idée qu’elle aurait mieux fait d’alerter Gloriam lui traversa l’esprit mais ce qui était fait était fait et elle se contenta de lancer un coup d’œil interrogateur en même temps qu’une question hésitante au sergent Fletcher.

“Vous avez encore besoin de moi ? Je peux y aller ?”

Elle ne savait pas trop si elle devait espérer que cette dernière la libère ou qu’elle désire la confronter à l’indélicat du jour. Décidément elle ne savait rien des protocoles policiers! Lors de la mort de ses parents, les choses s’étaient déroulées dans le chaos le plus complet et choquée, tout s’était déroulé ensuite presqu’à son insu. Le peu de souvenir qu’elle en avait était l’arrivé de l’ambulance et les policiers qui l’avaient empêchée de prendre place au côté des dépouilles des corps inanimés dans leur linceul policier, et puis la prostration assise sur le quai le dos appuyé contre le parapet et les yeux dans le vide. Elle ne se souvenait plus comment elle était rentrée chez elle ni combien de jours elle était restée enfermée jusqu’à ce que le téléphone ne lui demande de passer à Scotland Yard. Et puis l’épreuve de l’identification avant que qu’on ne la relâche dans la vie comme un poisson rouge dans une rivière inconnue. Et les vagues du temps étaient passées sur le drame que tout le monde semblait avoir oublié. Pas de procès, pas d’explication à la vie de ses parents stoppée comme un chemin avalé par un gouffre sans fond, à la sienne avec pour seul horizon des recherches vaines.

“Pour ce soir, on ne va pas vous ennuyer plus longtemps mais l faudra venir déposer dem…”

A ce moment des pas désordonnés avaient approché et deux silhouettes en maîtrisant une troisième avait débouché d’elle ne savait où, concentrée qu’elle était sur le Sergent Amanda Fletcher. Le contrejour des réverbères de la rue l’obligea à plisser les paupières pour tenter de distinguer les nouveaux arrivants. Les bribes d’uniformes qui se détachaient ne lui laissaient plus de doute sur le fait qu’il s’agissait au moins de collègues de la policière qui était venu la rassurer. Difficile de déterminer de prime abord qui était la troisième personne. Le gêneur à n’en pas douter, mais pour l’heure hormis les reflets blonds qui attrapaient la lumière de la rue, ses traits ne se distinguaient pas encore. Il semblait raide et tendu mais ne pas opposer plus de résistance que cela d’autant que les deux hommes qui le maîtrisent n’ont pas vraiment l’air de faire dans la dentelle par contre semblent bien remontés contre lui. Suffisamment en tout cas pour que mon ange gardien les rapelle à l’ordre d’une interpellation sèche.

C’est le moment que choisit le jeune homme pour relever la tête et capter un peu de lumière. Le regard de la rouquine s’agrandit d’étonnement tandis qu’elle lâche la formule clichée de tous les films de série B dans lesquels la femme est surprise de revoir un des protagonistes.

“Vous ?!”

Le regard de l’officier va de la femme au prévenu, l’air incrédule, tandis que le jeune homme ne semble pas affecté d’une once de culpabilité. Il faut dire qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession et le fait de l’avoir croisé plusieurs fois et échangé quelques mots sur les objets artistiques qui les attiraient régulièrement dans les mêmes endroits plaidaient en sa faveur. Ou il était très bon comédien ou il était réellement touchant avec son innocente insolence. La généticienne imaginait assez bien la raison pour laquelle, les policiers étaient remontés contre lui. Elle avait déjà pu mesurer son humour et toute la palette de son esprit durant les quelques phrases qu’ils avaient pu échanger et remarquer combien il était parfois difficile de savoir sur quel pied danser avec lui. Ces souvenirs étirèrent un petit sourire amusé sur les lèvres de la femme. Fâcheux oui. Non seulement pour elle dans un premier temps mais surtout pour lui à présent. Elle inclina légèrement la tête sur le côté comme pour le considérer ainsi qu’une mère à qui les forces de l’ordre ramènent son galopin de rejeton après une énième frasque et qui ne sait pas si elle a envie de savourer ce moment où il est à la merci de ce qu’elle pourrait dire ou si elle a envie de le dédouaner sur le champ quitte à lui passer un savon en privé et lui couper son argent de poche pour au moins deux jours. Et puis son insolence semble s’évanouir pour laisser place à un peu de remords. Suffisamment en tout cas pour emporter l’indulgence de la rouquine malgré la méfiance de l’agent Fletcher. Theodora se tourna vers elle en souriant maintenant presque totalement détendue.

“Monsieur Sparrow est une vieille connaissance, en effet. Avec un sens de l’humour bien à lui…”

Elle se tourna vers lui avec le sourire pour poursuivre en lui indiquant du regard la position inconfortable dans laquelle il se trouvait encore enserré par les deux autres policiers.

“Ma foi, vous voir ainsi accompagné me dédommage largement. Si ce n’était mon respect pour les forces de l’ordre je vous laisserais bien profiter de cette situation encore un petit moment.”

De nouveau elle s’adressa au sergent pour mettre fin à la plaisanterie ou à ce qui y ressemblait même si elle se posait mille questions sur les raisons qui avaient poussé le jeune homme à la prendre en filature.

“Je suis navrée de vous avoir dérangée pour une gaminerie. Je pense que vous pouvez le relâcher”

Elle avait bien appuyé sur le mot “gaminerie”. L’occasion était trop belle de mettre la honte à cette jeune personne qui prenait des libertés avec ses émotions, car elle n’avait pas oublié l’angoisse qui l’étreignait il y avait quelques minutes encore.

“Et encore merci de votre efficacité.”

Elle salua de la tête les trois policiers pour appuyer sa reconnaissance qui n’était pas feinte. L’histoire aurait pu être plus dramatique qu’elle ne le paraissait au final et visiblement on pouvait compter sur les forces de l’ordre d’Atlantis.
Cependant le Sergent Fletcher approcha son poing de sa bouche pour se racler la gorge avant visiblement de ternir l’ambiance.

“C’est que ce n’est pas si simple. Comme je vous le disais, il vous faudra venir déposer demain matin pour que nous puissions classer cette affaire.”

Elle fronça les sourcils avant de poursuivre du même ton autoritaire qui l’avait caractérisée un peu plus tôt, en direction du jeune homme.

“Il en va évidemment de même pour vous !”


La rouquine buvait du petit lait d’autant qu’elle ne savait pas encore comment elle allait profiter de la situation, mais elle n’avait pas l’intention de laisser le jeune Sparrow s’en tirer sans en tirer au moins une explication convaincante de son attitude du soir. La pression de la justice ou tout au moins l’épée de Damoclès qui planerait encore quelques heures au-dessus de sa tâte n’était pas un avantage négligeable.

“Très bien je passerai à la première heure.”

Les agents jetèrent encore un regard méfiant en direction du jeune homme maintenant libre de ses mouvements puis se raidirent comme pour un garde-à-vous rituel avant de tourner les talons et de s’éloigner dans la nuit. Theodora les suivit sans mot dire du regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent au coin de la rue. Elle rangea son portable qui lui était bêtement resté dans les mains et en profiter pour rompre le silence sans vraiment jeter un regard à l’indélicat.

“Je crois que vous me devez une explication M. Sparrow.”
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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyMer 17 Juil - 12:40

C'est le moins que je puisse faire, je passerai...

... dans tes rêves. J'y apparaîtrais ce soir probablement, madame le sergent. et le soir d'après demain.

Signer mon arrêt de mort? C'est trop tôt pour ça. Ils risquent de toute façon de me croiser bien assez tôt au vu de ma chance.
Quoique je peux parler là, j'ai probablement épuisé mon quota de bonne fortune pour tout le mois, en réussissant à m’éclipser de cette situation épineuse...Mrs Théodora aurait pu être plus austère, et plus vindicative, c'est d'ailleurs à ça que je m'attendais. C'est... résilient de sa part, de ne pas me punaiser sur le tableau d'affichage du commissariat britannique, en contrepartie de la frayeur que je lui ai causée.

Si je m'en sens coupable? C'est à cause de mon incompétence de ce soir si elle a senti que quelqu'un la suivait. Si j'avais été plus prudent, ni Mme Théodora, ni les officiers de police n'auraient gaspillé de leur temps cette nuit. Donc oui, j'en prends responsabilité.

J'esquisse un sourire désolé en répondant.

En effet, Mrs Knight...

Je passe ma main contre mon cou, ayant l'impression de sentir encore le fantôme des mains de l'officier les écrasant. J'arrange mon col, regardant sur le côté, passe ma langue contre mes dents pour m'assurer qu'il n'y ait pas de sang, passe en même temps mes possibilités d''explication"en revue. Je suis agité, je m'en rends compte à mes gestes frénétiques, et tente de les contrôler en arrêtant de bouger.

Vous n'allez peut-être pas me croire... mais les événements de ce soir sont dus à un parfait malentendu...


Je n'arrive pas à rester stable, et je me mets à regarder l'état de mon avant-bras ébréché de sang, avant d'être soudainement heurté par une idée. Je pousse alors mes gestes frénétiques plus loin, et me mets à guetter les alentours, puis de regarder l'heure à mon poignet. Entre la pléthore d'explications qui me sont passées par la tête, aucune ne semblait assez convaincante. Mme Théodora est très perspicace, et le déroulement des événements de ce soir le prouvent. Il faut donc une explication qu'aucun de nous deux ne peut réellement prouver.

J'ose enfin la regarder dans les yeux, l'air hésitant.

Il y avait quelqu'un aujourd'hui... à l'exposition. Quelqu'un qu'on m'a... engagé, pour suivre.

Je me mordille les lèvres, puis jette un coup d’œil pardessus mon épaule encore.

Et cette personne... vous suivait, Mrs Knight. Un homme ou une femme, je n'ai pas réussi à savoir. J'aurai dit femme à ses mouvements, mais homme à sa silhouette... Tout ce dont je suis sûr, c'est que cette personne était... sorcière. Car elle s'était volatilisée quand les policiers avaient débarqué.

Je souffle d'un coup, puis me laisse tomber sur les petites marches du porche.

Vous aviez raison d’appeler la police, car vous vous faisiez réellement suivre... mais je ne suis pas votre coupable.





It was the gnawing suspicion that you were leavable, that you were too much trouble, that you were better off dead. It was the shame of wanting something you shouldn't; it was the ugly thrill of nearly being dead. It was all those things, all at once. (M. Stifvater)
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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyMar 30 Juil - 14:01

Elle plisse les yeux en observant le jeune homme. Visiblement il vient de passer un moment désagréable et pourtant il a tout du chenapan. C’est pour l’heure un séduisant mélange de petit garçon pris en faute et d’un tout autant séduisant bad boy, quoique le terme soit sans doute exagéré malgré le fait qu’il l’ait suivi en douce par cette nuit qui avait plutôt bien commencé. Elle se demande bien pourquoi elle lui est venue en aide. La curiosité et le sentiment d’être en position de force vis à vis de lui. Ce serait du plus mauvais effet qu’il lui arrive quelque chose alors qu’il vient d’être pris en flagrant délit de filature d’une femme sans défense.

Pour l’heure il doit savourer sa bonne fortune de ne s’en être pris qu’à quelqu’un de peu rancunier. La seule chose qui la fait un peu tiquer c’est que malgré ses dires, la contrition et les remords ne semblent pas faire partie des émotions qui le traversent pour le moment. Soit il est un fieffé coquin soit un comédien de haute volée soit encore un malade inconscient des règles que la société nous impose. Tout le contraire de la généticienne pétrie de sens moral et de convenances depuis ses sept ans associés à l’âge de raison.

La rouquine ne sait trop pourquoi mais elle est convaincue que prendre ses explications pour argent comptant serait d’une grande naïveté. Enfin, elle peut toujours écouter ce qu’il a à dire. Ce ne peut être que distrayant même si elle attend autre chose que d’être distraite à cette heure avancée de la nuit… Un sourire amusé se peint sur son visage sous la lumière bleutée de la ruelle. Décidément, ce garçon a charme dérangeant qui donne envie de lui donner la fessée en même temps que de tout lui pardonner. A lui de trouver de quoi favoriser la deuxième alternative.

Un parfait malentendu ? Tiens donc ? La suite promet d’être délectable, mais l’entame est à elle seule déjà surprenante. Elle hausse un sourcil suspicieux alors qu’il parvient enfin à lui faire vraiment face. Car jusque-là, il donnait plutôt l’impression de se débattre avec lui-même et peut être les conséquences de ce qu’il allait avancer comme explication. Elle n’a certainement pas besoin d’ajouter mot à sa physionomie sur laquelle est écrit en capitale : CHERCHE UN GROS MENSONGE SINON JE NE TE CROIRAI PAS.

Elle même dans cette situation ne saurait sans doute pas quelle explication donner d’autant qu’il ne lui viendrait pas à l’esprit de prendre quelqu’un en filature à la sortie d’un vernissage à moins d’un sérieux motif et c’était ce motif qu’elle attendait avec impatience. Motif qui impliquerait qu’il l’ait attendue à l’exposition, certain qu’elle y apparaîtrait. Comment pouvait-il savoir qu’elle s’y présenterait ? C’était aussi un mystère qu’il lui faudrait éclaircir. Il aurait fallu qu’il ait accès aux invitations lancées par le galeriste. L’avantage de laisser des annotations dans les livres d’or des exposants est que très vite on est rangée parmi les amateurs d’art et destinataire d’invitation à ce genre de manifestation. De son côté elle n’avait parlé de cette sortie à personne, elle avait beau tenter de se remémorer, non, personne. A mesure que ces pensées défilaient dans son esprit, elle perdait sa mine enjouée et attendait qu’il finisse de s’expliquer avec une impatience aussi intense que dissimulée si on exceptait ses yeux qui se plissaient d’attention et de doute mélangés au récit du jeune homme.

Elle devait l’avouer c’était bien trouvé, pourtant quelques détails clochaient dans son esprit. Si elle résumait la situation, quelqu’un avait embauché Jazz Sparrow rien de moins que pour lui servir de garde du corps, pourtant, même avec la meilleure volonté du monde, elle ne pouvait pas s’imaginer le jeune homme porter secours à qui que ce soit. Pas vraiment le genre malabar, capable de mettre en déroute un quelconque agresseur. En outre elle aurait été suivie par un ou une sorcière ? En ce mois d'août, la personne devait être bien désireuse de cacher son identité pour qu’on ne puisse deviner s’il s’agissait d’une femme ou d’un homme. Des mouvements de femme malgré une silhouette d’homme ? C’était certes possible, mais la probabilité qu’on demande à son “garde du corps” de la protéger à un événement auquel personne en dehors des organisateurs ne savaient qu’elle se rendrait était bien mince saut si l’on admettait qui ait dû filer quelqu’un et que le hasard, encore lui, fasse qu’il s’intéresse à elle avec la même faible probabilité… Bref, les choses semblaient fort peu probables. La seule chose qui pouvait tenir debout, et ce n’était pas pour la rassurer, était qu’un sorcier veuille la suivre. Pour le moment elle avait assez bien manœuvré depuis son installation à Atlantis pour que ce genre de désagrément ne lui arrive pas, mais une de ses angoisses était que ses engagements soient un jour découverts et qu’elle se retrouve en première ligne de la guerre qu’elle menait de façon souterraine. Cependant, elle ne doutait pas que la magie permette à cette mystérieuse personne de la suivre sans éveiller l’attention.

Pour l’heure, elle décida de faire mine de croire dans ce récit ne serait-ce que pour payer l’effort d’imagination dont le jeune homme avait fait preuve et qu’il était toujours plus facile de démasquer un menteur lorsque celui-ci pense qu’il a berné son prochain.

“C’est effrayant ce que vous m’apprenez-là ! Mais pourquoi un sorcier voudrait-il?... J’ai été bien chanceuse que vous soyez là aussi.”

Elle marque une pause avant de reprendre comme prise d’une subite et sombre intuition.

“Mais alors ? Il se peut que cette personne soit toujours sur mes traces ! Mais pourquoi ne l’avez-vous pas dit aux forces de l’ordre ? Ils doivent bien avoir les moyens de détecter des sorciers.”

Comme paniquée, à l’instar du jeune homme quelques secondes plus tôt, elle scrute l’obscurité pour tenter d’y découvrir un ennemi imaginaire.

“Bien. Je suppose que je n’ai plus qu’à espérer qu’il soit parti définitivement ou alors tenter de le mettre sur une fausse piste. Je n’ai pas votre expérience en la matière. Un conseil ?”

La rouquine était tiraillée entre le désir d’en savoir un peu plus sur le jeune homme et ses motivations et son besoin quelque peu maladif de protéger son jardin secret dont faisait partie l’appartement qu’elle comptait regagner lorsqu’elle s’était rendue compte qu’elle était suivie. De ce que répondrait le jeune homme dépendait en partie la confiance qu’elle lui accorderait ou pas et la suite de sa stratégie. Il ne s’agissait pas de simplement disserter du talent d’un artiste comme elle l’avait déjà entendu faire de loin, mais de jauger le type de personnage auquel elle avait affaire.
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MessageSujet: Re: at point-blank.   at point-blank. EmptyDim 11 Aoû - 15:53


Le plus dur a été fait. Et le plus dur, comme la plupart des fois, et de se décider ; décider sur quelle version des faits se pencher et s'y tenir jusqu'au bout. Aucune réalité n'est immunisée contre les doutes, même la vérité vraie, et c'est à partir de là que la volonté de Jazz Sparrow s'est forgée. Une volonté à modeler la réalité selon ses envies et ses croyances. Peut-être même qu'il réussira à renforcer cette volonté au point où il réalisera son rêve de devenir sorcier. Trop rêveur ? Pas tant que ça, en considérant sa fougue et le champ du possible de nos jours.

Et en parlant de champ du possible, il se demandait ce qui traversait l'esprit de la rousse. Pourquoi n'était-elle pas si étonnée par le fait qu'il ait été assigné comme un potentiel espion/stalker ? Ce genre d'information n'est-il pas supposé susciter la surprise de la part des citoyens qui ne sont habitués à l'action qu'à travers des films noirs ? Une seule impression n'était pas suffisante, alors il rangea cette pensée pour plus tard, comprenant que la dame était surtout inquiète pour sa sécurité - ce qui était tout à fait légitime.

Comment vous dire...

Alors qu'il était toujours assis sur la marche, il regarda le sol entre ses jambes en se passant la main derrière la nuque. Il prit quelques secondes, non pas pour réfléchir à quoi dire, car cela suivait logiquement ce qu'il avait déjà déclaré, mais pour donner du réalisme à son rôle - dans lequel il était déjà rentré.


Le client qui m'avait demandé de suivre cette personne ne m'avait donné qu'un indice à son sujet. Il m'avait dit qu'il ou elle se trouverait--

Il se mordit la langue, et voilà qu'il s'emportait déjà dans son mensonge. Qu'elle se trouvait où, Jazz ? Si tu lui donnes une information précise comme celle-ci, elle peut toujours vérifier sa véracité via la caméra de surveillance de l'exposition. Tu t'es tellement investi que tu as failli oublier que cette personne n'était pas supposée exister.

Après une grande respiration ;

Vous comprenez, je ne peux pas en parler à la police. Ils se donneront à cœur joie de m'interroger, et comme la personne qui m'avait donné ce job a pris le soin de rester inconnue, il n'y aura que moi qui serait pris dans le feu.

Il se tut un instant en la regardant, un sourire défait s'esquissa :

Enfin, nous deux j'imagine.... Je suis navré Miss Knight...

Il se releva, étant presque à sa hauteur cette fois-ci, si ce n'était pas les talons de la dame qui les différenciait.

Mon conseil serait de ne pas rentrer chez vous cette nuit. Un ami chez qui vous pouvez dormir, voir un hotel serait préférable.

Il regarda par de là l'épaule de Théodora, scrutant l'obscurité de nouveau.

Tout ce que je peux faire c'est vous promettre des informations dès que j'en récolte. Je comprendrais cependant si vous décidiez de contacter la police... sachez cependant que pour des raisons d'auto-préservation, je ne pourrai me porter garant de ce que je viens de vous révéler.

Il la regardait droit dans les yeux cette fois, l'air convaincu mais tout de même contrit. Il ne se rappelait pas de la moitié de ce qu'il venait de dire, mais était conscient de la probabilité que ça se retourne contre lui ; tel est le risque, lorsqu'on tissait une réalité toute faite.




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