Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Constellations ON/OFF
Catharsis
A Tale of Muggles and Wizards

Catharsis :: Atlantis & Manadh :: La Ville Haute :: Les tours d'or blanc
 

 Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky

Aller en bas 
AuteurMessage
Serika FjörnSerika Fjörn
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
Messages : 12 Points : 97
Pseudo : LeProphèteBanane
Avatar : Suki Waterhouse
Crédits : bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 12 Juin - 18:27

Clopi clopant en grommelant. Encore que, il ne pleuvait pas ce jour là, et même s'il avait plu, ça n'aurait pas changé grand chose. Cette petite escapade, de type 'boulot pour le RCCM', était avant tout une excuse pour sécher un cours chiant sur les techniques de dressage moldue d'une bestiole probablement inutile et inadaptée au monde sorcier, tel que 'la crevette d'eau douce'.
Du coup voilà Serika, battant le pavé dans sa petite tenue du RCCM, avec le joli badge doré du ministère en prime. Si elle était pas belle la vie.
Il fallait dire que la gamine avait plus de gueule que dans ses frusques habituelles dégueulasses. Son absence d'esthétisme notoire, lui valait toujours une petite remarque de la part des collègues vipères. De toute façon, ça n'était pas comme si elle les écoutait. Faute d'amis, on apprend à chérir et à se servir de ce qu'on a. Elle ne parlait pas à grand monde de manière honnête. Tout du moins, elle appréciait peu de personnes, mais ceux qu'elle appréciait, avaient droit à un traitement particulier.
Et visiblement, on le lui rendait bien. En tout cas, si ça n'avait pas été le cas, elle n'aurait jamais arpenté ces ruelles de bourgeouille.

D'ailleurs, les circonstances de son attachement pour la personne qui lui avait indiqué le numéro de l'appart, étaient bien particulières. Vous aimeriez bien les connaître hein ? Petit voyeur lubrique. Oui toi, tu crois que je ne devine pas tes yeux avides et fourbes ? C'est mal me connaître, sale bête ! Alors maintenant hop, tu continues ta lecture et tu arrêtes de poser des questions débiles. Il n'y a pas de mais. Et si t'es pas content, c'est pareil.
Tu sais quoi ? Je suis tellement une saloperie, que je vais te teaser un peu et te dire que ça sera certainement posé par écrit de manière interactive d'ici peu. To be continued …

La blondinette sortit le papier de son sac. Pour une fois, il n'avait pas été croqué par le hibou démoniaque de type ''DA HOOT''. Elle passa rapidement ses yeux dessus. Mouais. Alors, allez prononcer ce nom … Blatenski … non … Blavatsky ?
Le nom te dira peut être quelque chose. Alors là, pour le moment, probablement rien. Pourquoi est ce qu'elle aurait du le connaître ? Son ancêtre était l'inventeur du sort à délier les langues ? Ou un joueur de quidditch détenant un record absurde ? Ah nan. La chercheuse. C'est bien beau les chercheurs … mais des chercheurs qui cherchent, on en trouve … par contre des chercheurs qui trouvent, on en cherche. Nan parce que ça faut le savoir, c'est pas moi qui le dit, c'est vérifiable. D'ailleurs je le dis dans ce rp. Voilà.
Bon ok, c'est la descendante d'une chercheuse. Mais encore ? Historienne et auteur. KEK. Jusque là, à part lui apporter les os pour son chien imaginaire, que l'on désignera sous le terme de Chien de Schrödinger, la visite se résumait à une livraison de nonos et à un chien … ou pas, ou les deux. Plutôt les deux d'ailleurs. Mais là n'était pas la question.
Donc on disait, l'historienne, les preuves, trouver quelque chose.

En fait, la miss ne s'attendait pas à grand chose de toute manière. L'affaire n'avançait pas. Pas de preuves, pas d'aveux, et un cadavre sur les pattounes. Pas facile. Et puis qui s'intéressait au sort d'un elfe de maison … personne. Personne à part le RCCM. Et Serika.
Donc la raison de sa présence ici se résumait à une intuition d'une personne appréciée, sur les compétences présumées d'une parfaite inconnue, fille de quelqu'un de célèbre mais pas suffisamment pour que les gens qui n'en ont rien à foutre le connaisse quand même. Ok, programme sympa et cohérent.
Mais bon, encore une fois, c'était mieux que les cours sur les crevettes, donc en avant.

La gamine passa la porte pour entrer dans le bâtiment des tours d'or blanc. Appart numéro 725. Attends, appart 725 … ça veut dire sept étages ?! Elle regarda les escaliers un instant. Après un bref rire nerveux et un ''c'est mooort'', l'ascenseur semblait la bonne solution. Une fois entrée à l'intérieur et ledit étage désigné, la gamine fut presque déçue de ne pas entendre une petite musique pour la faire patienter. Never lucky.
Et les portes s'ouvrirent. Elle emboîta la sortie en direction de l'appart numéro … et voilà, elle avait déjà oublié. Tant pis. Helena quelque chose. Mais s'il eut été plus simple pour elle de vérifier et/ou de regarder le nom sur une sonnette, elle avança vers la première porte prise au hasard.
Elle toqua de manière vivace, prête à demander si Sarah Connor habitait ici.


Vilain petit canard
your messed up world just thrills me
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 39 Points : 236
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Mélo / Bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyMer 12 Juin - 20:00

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Lorsqu’elle avait emménagé, elle avait choisi ses rideaux avec soin. Elle les voulait opaques, épais. Ils devaient bloquer le soleil qui tenterait par tous moyens de pénétrer dans sa chambre, et devaient être assez robustes pour rester en place et éviter toute brèche. Elle les avait touchés, contemplés, jugés en prenant son temps, car elle connaissait son rythme de travail. Avant quinze heures, elle n’arrivait pas à écrire. Même en essayant très fort, même en se forçant la plume à la main, même en se scotchant à la chaise devant sa machine à taper, rien à faire. Les rayons du jour activaient dans son crâne une multitude de réactions en chaîne, qui lui faisait réfléchir à toute sortes d’autres choses que le travail. Alors, elle attendait. Quand le ciel s’assombrissait, elle pouvait enfin se poser tranquillement pour se mettre à la tâche. Ainsi, elle tapait et tapait jusqu’à deux, trois, quatre heures du matin. Son quart de travail suivait les cycles de lune. Lorsqu’elle terminait sa journée, elle se laissait tomber dans son lit, et y reposait jusqu’à midi.

Tel était le rythme de la grande écrivaine, Evanore Blavatsky. Tel fonctionnait le génie qu’était cette femme qu’on étudiait, qu’on admirait pour la grandeur de ses recherches. Telle était l'idole des scientifiques à deux sous, des amateurs qui se croyaient professionnels. Tandis que l’on lisait ses livres, avec son portrait souriant sur la quatrième de couverture, elle périssait dans son appartement. Le jour, elle dormait comme un échec. La nuit, elle bossait en fronçant les sourcils, une cigarette pendue à la gueule, avec ses airs d’adolescente en colère.

Mais depuis quelques jours, cette routine malsaine était perturbée par l’arrivée d’une petite boule de poils. Elle avait Ourania depuis moins d’une semaine et, déjà, la petite chatte s’était donnée comme mission personnelle de charmer sa maîtresse. Elle se blottissait sur ses genoux lorsqu’elle bossait, elle ne réclamait jamais la porte et connaissait le chemin vers la litière. Elle mangeait le contenu de sa gamelle avant d’en réclamer plus et ne faisait aucun mal aux meubles. Seulement, elle avait le vilain défaut de réveiller Evanore à coup de petite langue rupeuse sur le nez. Au départ, la femme avait trouvé le geste franchement adorable mais, au bout de quatre jours, elle avait bien compris qu’elle ne pourrait plus veiller comme elle le faisait. Car ce chat la réveillait à huit heures. Tous. Les. Matins. Son éditeur, Frankie, beuglerait probablement qu’il s’agissait là d’une occasion en or pour instaurer de saines habitudes. Qu’il lui fallait reprendre le cours de sa vie en main. Qu’elle n’avait plus quinze ans et qu’il lui faudrait se décider à devenir une adulte.

Mais qu’il aille se faire foutre, Frankie. C’était facile, de se coucher tôt et de se lever avec le soleil, quand on avait des gosses pour s’y forcer. Evanore, elle était seule avec sa conscience. Sa conscience et un chat. Un chat qui la poussait du lit plus efficacement que sa propre volonté.

Alors, lorsqu’on toqua à la porte vers onze heures, Evanore l’entendit. Evanore ne dormait pas comme à son habitude, et Evanore ne rata pas son visiteur.
Habituellement, il s’agissait du voisin d’en haut, qui avait perdu son chien, ou de la dame en face qui manquait de sucre. La brune n’eut donc aucune pudeur à ouvrir la porte en peignoir, clope entre les dents, mug entre les doigts, chaton entre les pattes. « Oui ? » fit-elle de sa voix éraillée par la fatigue. Mais le jeune visage de la blonde se tenant face à elle n’était ni celui du voisin ni celui de la voisine. Evanore fronça les sourcils, perplexe, et réajusta son peignoir de sa main libre. « Je peux vous aider ? »
code by bat'phanie


HER NOSE STUCK IN A BOOK


She reads. All the time. She reads about the people she could never be, about the adventures she would never live. | (c) FRIMELDA

Serika FjörnSerika Fjörn
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
Messages : 12 Points : 97
Pseudo : LeProphèteBanane
Avatar : Suki Waterhouse
Crédits : bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 13 Juin - 9:20

Et la lumière … fut. Enfin la lumière, c'était un bien grand mot. Un petit filet passait par l'ouverture, laissant apparaître une silhouette, non pas divine, mais nappée d'une brume … disons enfumée.
Ouais nan, ça n'avait rien de divin et salvateur, ça puait la clope de merde.
Après quelques secondes, voilà qu'apparaissait Sarah Connor. Ou ce qui faisait office de Sarah Connor. Dans un premier temps, Sérika se demanda si tout cela n'était pas une blague.
Ok, ça n'était pas du genre des mecs des mystères de plaisanter comme ça, mais là, sérieusement ?
En face de la petite blondinette, qui ne cachait certainement pas sa surprise, une sorte de mégère mal réveillée. La crise de la quarantaine avait l'air dur, en tout cas, c'est ce que songea la gamine, qui retint ses paroles, non pas par peur de blesser ou choquer son interlocutrice ou le lecteur, mais plutôt parce qu'elle le savait : on n'attrape pas des mouches avec du vinaigre balsamique premier prix.

Donc revenons en à nos cancéreux. La mégère.
Sorte de brune, ou assimilée, clope au bec, d'où l'odeur particulièrement ignoble, et avec un petit chat dans les pattounes. Le petit chat, c'était pour la touche mignon. Ou pas en fait. Toutes ces vieilles filles finissaient seules, dévorées par l'animal qu'elle chérissait tant. Belle perspective d'avenir.
L'habit maintenant, œil féminin oblige. Et un magnifique peignoir dégueulasse, qui coûtait probablement plus cher que les chaussures de l'agent du ministère, mais qui était, il fallait le dire, moche à souhait. Tiens, qu'est ce qu'elle avait dans l'autre patte … un mug, avec probablement du jus de chaussettes, ou une substance alcoolisée. Ou les deux. Oui, ça devait être ça, elle devait noyer sa solitude et sa vie de merde dans le tabac, l'alcool et les chats. Damn. La ménopause n'avait jamais été aussi attrayante.

Alors la créature ouvrit un large bec et laissa, non pas tomer sa proie, mais fit entendre son ramage, étrangement adéquat avec son plumage.
La voix ignoble de la gueule de bois de la veille, ou rongée par des années de tabagisme insolent, exposa des interrogations de type … pas très pragmatique. Alors le classique ''Oui ?'', ça donnait envie de répondre juste ''non'' et de se barrer en courant. Disons le, ça n'était pas engageant.
Ah, enfin du contraste, ''je peux vous aider''. Alors oui, mais pas sûr du coup. On l'aurait envoyé voir ça ?
Attendez, ni vu ni connu je t'embrouille. La blonde recula léééééééégèrement le buste, petit coup d'oeil au numéro, et … oh bah tiens, c'était le bon. Elle était quand même pas toute con non plus, hein, fallait pas abuser sur la feuille de perso. Petit report de regard sur la clocharde avec appartement … rester neutre et professionnelle. Et elle répondit avec la plus grande assurance du monde :

« Euh … 'jour ... »

You fuckin nailed it, girl !
Meilleure introduction du jour. Et elle en était fière. Premier contact social étranger de la journée, aux petits oignons, restait plus qu'à enchaîner.
Et là, c'est le drame. La gamine bizarre n'arrivait plus à parler et ne pouvait détourner son regard soit du chat, soit de la clope qui se consumait. C'était hypnotisant d'ailleurs, ce petit aspect brûlé, voir le papier disparaître et se changer en cendres, joli, et apaisant … et pas très constructif.
Nan, vraiment c'était pas possible de la regarder dans les yeux, la dépravation humaine, c'était pas le grand kiff de l'agent Fjörn, mais alors pas du tout.
Trouver une parade … vite … allez ! Allez ! Le papier ! Le papier ? Oui le papier !
Serika fourra sa main dans sa poche pour en sortir la lettre qui l'avait amené ici. Elle put parcourir celle ci des yeux rapidement, et hop nom trouvé. Ah merde. C'était ça le nom ? Elle croyait chercher Helena Blatenski … mais c'était pas ça. Bon tant pis, foutu pour foutu, elle n'allait pas prendre la poussière là inutilement.

Dans un élan de courage magistral, et sur la musique en fond de la coupe de l'UEFA, elle déclara solennellement :

« Euh … je cherche … Evanore … Bla-va-tsky. »

Elle avait pris bien soin d'articuler et de prononcer le plus correctement le nom de famille. Fallait pas offenser la bestiole, des fois qu'elle se transforme en harpie et que la blonde doive gérer ça … quoi que. Toujours plus intéressant que les crevettes d'eau douce.

A tout moment, elle attendait la réponse … ''c'est à coté'', et ça, ça aurait de la gueule.


Vilain petit canard
your messed up world just thrills me
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 39 Points : 236
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Mélo / Bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyJeu 13 Juin - 14:12

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Euh… ‘jour…

Evanore leva le sourcil, confuse et surprise de ce manque d’assurance. Peut-être, finalement, n’était-ce là que la petite fille de la voisine, qui avait honte de mendier à nouveau sa dose de glucose. Elle n’était pas très grande, la gamine. Peu d’assurance, peu de grandeur. Sur sa poitrine reposait la seule chose qui semblait briller chez elle : son insigne du Ministère. Cette fois, les sourcils relevés froncèrent. Que voulaient-ils donc, encore ? On la réclamait suffisamment ainsi à son goût, alors des visites improvisées à domicile ? Franchement, il y avait bien une limite. Pourtant, le badge ne semblait pas indiquer le département des Mystères. Elle ne se souvenait jamais de ce qu’elle y fabriquait mais, une chose lui était certaine : c’est toujours là qu’elle allait.

Euh… je cherche… Evanore… Bla-va-tsky. Pas mal, pour une première fois. En général, les gens confondaient chacunes des lettres de son nom. Elle avait tout entendu. De l’absence des consonnes —Bavaski— au crachat de ses interlocuteurs — BRavaTSKy—, en passant par la précipitation —Blvtsky—, plus rien de la surprenait. Une fois, en dédicace, son éditeur s’était si impatienté de la voir lever les yeux au ciel entre chaque lecteur, qu’il avait passé le mot aux organisateurs. Le lendemain, on l’appelait Evanore. Tout simplement. Une bande d’inconnus fascinés s’étaient donc inventé une familiarité fictive avec leur idole. Le soir, lorsqu’elle avait réalisé qu’un des admirateurs l’attendait à la sortie du salon, et qu’il s’était mis à la poursuivre en beuglant EVANORE !, elle avait su que c’était une mauvaise idée. Alors, maintenant, elle acceptait les Bavaski, les BRavaTSKy, les Blvtsky. Son nom décortiqué lui fit donc étrangement plaisir, jusqu’à ce qu’elle se remémore d’où venait la demoiselle.

Le Ministère. Petite bande de sangsues écervelées, ceux-là. Une fois qu’ils vous collent à la peau, ils ne vous lâchent pas. Toujours présents à sucer, consummer votre énergie jusqu’à la moelle. « Toutes mes félicitations, vous l’avez trouvée, » maugréa-t-elle entre ses dents, agacée de cette intrusion. Elle porta son café à ses lèvres dans l’espoir d’avaler son amertume, mais elle lui resta coincée à la gorge. À ses pieds, Ourania tenta de se faufiler à l’extérieur de l’appartement, mais Evanore fut plus rapide. Ses traits tendus se relâchèrent et, par réflexe, elle lâcha un petit « hop hop hop, toi ! », et déposa sa tasse pour attraper la boule de poil. Elle la porta à sa poitrine et la tint doucement contre elle, avant de reposer les yeux sur l’insigne de son interlocutrice. « Normalement, c’est pas votre département qui m’appelle, » fit-elle en désignant le badge du menton. « Ils se passent le mot entre eux, ou vous venez faire le boulot à leur place ? Ce ne serait pas surprenant : je ne crois pas qu’aucun d’entre eux n’a vu la lumière du jour depuis leur embauche. Toujours à rester caché comme des criminels, ces agents gouvernementaux. De quoi vous instaurer la confiance, tiens ! » Elle berça son chat et baissa les yeux vers la petite qui ronronnait. « T’es pas d’accord, toi ? Bien sûr que tu es d’accord. » Et le regard sur la blonde, à nouveau. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
code by bat'phanie


HER NOSE STUCK IN A BOOK


She reads. All the time. She reads about the people she could never be, about the adventures she would never live. | (c) FRIMELDA

Serika FjörnSerika Fjörn
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
Messages : 12 Points : 97
Pseudo : LeProphèteBanane
Avatar : Suki Waterhouse
Crédits : bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyVen 14 Juin - 8:49

Et là, la petite phrase magique.

Toutes mes félicitations, vous l’avez trouvée

La gamine aurait bien esquisser un sourire, mais le ton presque désagréable de la mégère était … peu engageant. En soi, seul la présence du mignon petit chat calmait et rassurait la petite Serika. Elle avait envie de jouer avec, de le câliner, et de le papouiller, mais dans les griffes de la harpie nicotinisée, ça n'allait pas le faire.
Elle était pas très bien lunée celle ci. Mais bon, la justice avait elle un prix ? Si l'agent du ministère devait subir les brimades et autres odeurs infectes pour que le petit elfe obtienne justice, alors elle le ferait, et plutôt deux fois qu'une. Durant un instant, elle avait bien songé à partir, à dire qu'au final elle ne voulait pas parler, et puis cramer son appart pour purifier le tout par le feu. Simple considération sensorielle, compte tenu de l'horreur au nez.

Normalement, c’est pas votre département qui m’appelle

Bah oui, elle s'en doutait bien. Personne au RCCM n'imposait une odeur de nicotine toxique à ses animaux, pas de manière aussi négligée. La blonde se retint le plus possible d'ouvrir la bouche, essayant d'être diplomate. Mais ça n'était pas son fort l'échange social, pas du tout. Soit elle s'énervait, soit elle baissait le nez et ne disait rien. Oui, on peut le dire, Serika était du genre constructive dans son contact social.

Ils se passent le mot entre eux, ou vous venez faire le boulot à leur place ? Ce ne serait pas surprenant : je ne crois pas qu’aucun d’entre eux n’a vu la lumière du jour depuis leur embauche. Toujours à rester caché comme des criminels, ces agents gouvernementaux. De quoi vous instaurer la confiance, tiens !

Alors ça, c'est pas cool. Nan mais en fait, elle avait envie de partir, genre là maintenant. La miss retint un soupire, comme si elle était vraiment exaspérée … et c'était le cas. Cette vieille peau de réactionnaire était insupportable, pas une parole sympathique depuis le début de la discussion. S'agirait de grandir et de se dérider un peu … et si c'était quelqu'un comme Serika qui disait ça, c'était qu'il y avait un GROS problème.

T’es pas d’accord, toi ?

Oh, bah pas spécialement hein. C'est pas comme si vous veniez d'insulter mon travail et mes collègues, alors bon, je fais pas dans le social de mégère hein. Vous savez que j'ai pas la bienveillance nécessaire à un sortilège d'amnésie pour vous rendre correcte ? C'est pas contre vous, mais c'est pas spécialement mon délire de me faire insulter comme ça, alors globalement je dirai que …

« Euh ... »

Bien sûr que tu es d’accord.

Bah c'est à dire que pas vraiment en fait. C'est légèrement méchant. Et comme le dit la chanson : sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant, c'est mieux d'être gentil.

Et puis elle se rendit compte que la folle au petit chat parlait … à son chat, justement. Mais même, ça n'enlevait rien à son coté insupportable. Personne n'avait eu la bonne idée de lui en poser une ? Un bon bourre-pif bien placé. Ou simplement lui cramer la gueule. Juste pour lui apprendre à fermer sa gueule. Ou pour la purifier par le feu. A ce que la gamine avait lu, ça avait été la mode en Europe pour s'occuper des sorcières chiantes, pourquoi pas reprendre les bonnes vieilles habitudes ? Mais Serika était aussi une sorcière … oh wait.

Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?


ENFIN. Après quarante-cinq lignes chiantes, un truc constructif. Great. L'affaire allait enfin avancer. Enfin, avancer … c'était optimiste. Disons qu'on avait enlevé le premier grain de sable de la machine à rp. Mais croyez moi, c'était pas gagné, quand on voyait comme ça se passait juste pour dire bonjour. Encore que, certaines génitrices avaient pris cher simplement pour une absence de bonjour, alors bon …

Et à cette question simple, la gamine n'eut pas de réponse toute prête. Elle aurait bien expliqué toute l'histoire. L'affaire du RCCM, la discussion avec Cirice, la lettre de Cirice, le bordel pour se repérer dans le quartier des riches prétentieux, comment elle avait pris l'ascenseur et trouvé la bonne porte sur un coup de bol, ou pas, et le début d'échange foireux sur odeur de jus de chaussette et de cancer du poumon dans un peu moins de dix ans.
Alors sa réponse fut pour le moins claire et intelligible :

« Bah, c'est à dire que … euh ... »

Au top, comme toujours. Bientôt, discours devant une foule au ministère, et sa carrière avancerait grâce à son éloquence Lé-gen-daire.
Et rebelote, il fallait trouver une pirouette scénaristique pour faire avancer le merdier. Dur dur d'être un joueur avec un perso incapable d’aligner trois phrases correctement.
Sentant une paaaaaaaanique, arrivée sous peu, la gamine tendit la lettre de Cirice en baissant le nez, pas moyen de faire plus pour le moment.
Et puis dans le fond, c'était pas si mal, ça faisait avancer le schmilblick. Good enough.


Vilain petit canard
your messed up world just thrills me
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 39 Points : 236
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Mélo / Bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptyVen 14 Juin - 17:00

SUR PLACE OU POUR EMPORTER ?
ft. Serika Fjörn | 14.10.01
Le ministère lui avait envoyé une muette. Si elle avait réussi à prononcer le patronyme d’Evanore, elle ne semblait pas savoir articuler autre chose. Elle la regardait, la bouche béante, le regard perdu et effrayé. À nouveau, la brune releva un sourcil, en attente d’une réponse. C’était joli, tout ça. On s’y plaisait bien, sous le porche de sa porte, mais il fallait progresser. Formuler des phrases pour expliquer ce qu’elle lui voulait. Tentant de cacher son impatience, elle porta Ourania un peu plus contre sa poitrine et caressa son pelage gris. Enfin, plutôt que de parler, la blondinette intimidée lui tendit vivement le papier qu’elle avait à la main. Evanore baissa les yeux vers le chat dans ses bras, puis vers la tasse qu’elle tenait. Comment était-elle supposée saisir la missive ?

Visiblement, personne n’appréciait cet entretien. La jeune ne semblait désirer rien d’autre que de prendre ses jambes à son cou, tandis que la vieille aurait bien claqué la porte pour finir sa matinée tranquille. Mais elle était civilisée, la Evanore. Elle n’était pas tout à fait sauvage. Alors, elle posa Ourania en un soupir, ignorant volontairement le vertèbre qui venait de craquer dans sa colonne. Elle raffermit la poigne sur son mug et attrapa de sa main libre le papier. De deux petits coups de poignet, elle tenta de tenir la missive dépliée, et étira ses doigts pour qu’elle tienne en place.

Ses yeux fatigués balayèrent les mots avec exaspération. Blah blah blah, Evanore. Blah blah blah, adresse. Blah blah blah, pouvoir. Elle, ils lui effaçaient la mémoire dès qu’elle mettait les pieds au ministère mais, eux, ils se permettaient bien de fournir ses informations à n’importe qui. Quelle blague. Les propos commençaient à franchement la déranger, elle sauta directement à la signature. Cirice. Mmh. D’accord.

D’accord.

Cirice, joli nom.

D’accord.

Attendez un instant.

Ses yeux quittèrent d’un coup les mots pour chercher le regard de son interlocutrice et elle lâcha violemment, entraînant un sursaut d’Ourania : « Cirice ?! » Consternée, elle relut la signature, encore et encore. Peut-être que le signataire avait une très mauvaise calligraphie, et que son nom était en fait Cersei. Ou Catrine. Ou Cicatrice, ou Réglisse, qu’importait. Mais pas Cirice. Pas sa Cirice. Pas celle qui avait disparu en lâche. Elle ne lui avait pas parlé depuis tellement d’années, elle n’y avait pas pensé depuis des mois. Ça ne pouvait pas être elle. De quel droit aurait-elle fournit l’adresse d’Evanore à une parfaite inconnue, en lui vendant son don comme de la marchandise ? Ce n’était pas elle. Du moins, pas du temps qu’elle l’avait connue. Et comment Cirice aurait-elle su son adresse ? Elle ne lui avait pas écrit de lettre alors qu’elle vivait encore chez ses parents, alors impossible qu’elle connaisse son logement actuel, non ?

Sonnée, ce fut au tour d’Evanore de perdre les mots. Elle ne savait pas quoi demander, quoi répondre. Devait-elle laisser l’inconnue entrer, ou était-ce là une mission de suicide émotionnel ? Avant de prendre une décision, elle s’appuya contre le pan de la porte et demanda d’une voix tremblante, qu’elle tentait pourtant de contrôler : « Cirice Podmore ? »

Elle observa à nouveau la lettre et analysa la main qui l’avait écrite. Ces petites boules qui servaient de o, ces longs tracés pour les majuscules, ces petits points finaux pressés. Plus elle fixait la missive et moins la situation ne faisait sens. C’était l’écriture à Cirice, pas de doute. Alors, elle balbétua, plus à elle-même qu’à son interlocutrice : « Comment elle a su où j’habite ? »
code by bat'phanie


HER NOSE STUCK IN A BOOK


She reads. All the time. She reads about the people she could never be, about the adventures she would never live. | (c) FRIMELDA

Serika FjörnSerika Fjörn
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
Messages : 12 Points : 97
Pseudo : LeProphèteBanane
Avatar : Suki Waterhouse
Crédits : bazzart
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky EmptySam 15 Juin - 16:07

Bienvenue étoile du matin. Je t'accueille avec un café, un chat et une clope au bec. Comment faire pour se sentir à l'aise devant ça ? Serika avait du mal à garder son calme avec les gens, même de manière générale. Comme si chaque tentative d'interaction menait au feu et à la guerre, son innocence l'étouffait, l'empêchant d'être autre chose qu'une déesse de l'imperfection sociale.
Elle se sentait mal. Elle se sentait seule. Elle regrettait d'être venue. Et pas échappatoire.
La gamine sentait quelques larmes arriver, principalement par manque de contrôle et difficulté de gérer toute cette affaire. Elle n'avait pas le niveau pour ça … c'était trop pour son esprit.

Impossible de regarder la mégère pendant qu'elle lisait. Elle ne pouvait pas, et elle ne voulait pas. Elle garda les yeux baissés, préférant regarder ses pieds et le petit chat tout mignon. Qu'avait fait cette petite grisouille pour mériter pareille maîtresse ? L'inégalité était frappante. Certains chats vivaient en roi … et d'autres là dedans. Si injuste, si cruel.
L'espace d'un instant, l'agent du ministère fit un petit transfert sur la créature à poil. Si jeune et innocente, et déjà dans un milieu vicié et corrompu. Cela lui rappelait de nombreux souvenirs, pas forcément très sympathiques. Elle était entrée petit chat à Poudlard … elle en était sortie comme un chaton apeuré et brisé.
Et elle voyait la petite bête devant elle … qui regretterait, peut être comme elle, d'avoir un jour souhaité exister.

Peu importe ce que la grognasse disait. Elle avait visiblement fait sursauter le chat, et Serika avait envie de se baisser et prendre l'animal, pour le calmer … et le sortir de là … comme elle aurait aimé qu'on le fasse pour elle. Une main tendue, pour sauver un destin. Au final, ça ne tenait pas à grand chose.

Cirice Podmore ?


Peut être. Serika n'était pas sûre du nom de famille de Cirice. En fait, elle s'en foutait. Pour elle c'était juste ''Cirice''. Un nom n'avait jamais fait une personne à ses yeux, ça ne changerait pas maintenant.
Elle aurait pu être surprise de la réaction de la toxicomane, mais elle s'en foutait aussi, elle n'y avait accordé aucune attention, et pas sûr qu'elle aurait pu comprendre le cas échéant.
Toujours en regardant le petit chat, elle écouta la suite de manière distraite.

Comment elle a su où j’habite ?


Un haussement d'épaule de la blonde fut la seule réponse qu'elle eut à ce moment là. Pas dit que la question était pour elle, mais dans le doute.
Cirice avait ses entrées et ses raisons, et si Serika était là, c'était pas pour rien. D'ailleurs, elle commençait à perdre patience, et l'envie de partir se faisait de plus en plus urgente.
Elle en avait marre, et ça commençait à devenir compliqué. Alors dans un élan de désespoir, elle lâcha presque sèchement, si elle n'avait pas eu une fois fluette de calinours :

« Vous pouvez m'aider ou pas ? »

Au diable les crevettes d'eau douce, le contrat social était une abomination presque aussi horrible que les débilités moldues.


Vilain petit canard
your messed up world just thrills me
Contenu sponsorisé
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky   Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky Empty

 
Sur place ou à emporter ? ft Evanore Blavatsky
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» OBLIGATION LÉGALE AVANT LA MISE EN PLACE DE L'ARMÉE D'HAÏTI.
» Isiàwen Nilmandra + Je sais que ma place est ici
» Esprit du Désert~Ecoute cette musique, cette belle rythmique, laisse toi guider, laisse toi emporter, sa y est, le piège s'est refermé
» Chauvigny(86) les 4 et 5 octobre, 1500 pts solo
» Un parc dédié à six héros Haitiens à Montréal.

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: