Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Signaler un RP libre

Catharsis :: Le Monde :: Royaume-Uni :: Le Chemin de Traverse
 

 Boule de poils

Aller en bas 
AuteurMessage
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 165 Points : 863
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Bazzart pour le code, Mie pour l’avatar, moi pour les icones
Plus d'informations
MessageSujet: Boule de poils   Boule de poils EmptyMar 11 Juin - 18:58

Boule de poils
ft. Alden Lauriel | 10.10.01
Une chouette aurait été un investissement plus sage. Elle lui aurait permis d’envoyer ses manuscrits à Frankie sans avoir à passer le pan de la porte, de communiquer avec sa famille plus facilement, de ramener ses courses quand bon lui semblait. Une chouette, c’était aussi un symbole de sagesse, d’intelligence. Du temps où elle revêtait encore le bleu et le bronze, elle avait toujours souhaité un hibou. Elle voyait ses camarades recevoir leur courrier par l’oiseau de la maison, et elle accompagnait parfois Russel à la volière pour prendre soin de son animal. Petite, et même adolescente, elle avait toujours trouvé qu’il s’agissait du meilleur animal que Poudlard pouvait accepter entre ses murs. Elle s’imaginait, adulte, une chouette perchée à son bras, à vagabonder de scènes de crime en scènes de crise, baguette à la main, confiance au visage. En fermant les yeux, blottie dans son dortoir, elle voyait s’animer les images d’une Evanore auror, qui apportait au monde ce dont il avait besoin.

Mais cette Evanore, celle des rêves et des songes, avait été engloutie par les flammes d’un jour d’hiver. Elle n’avait pas de complice, pas de camarade, pas de chouette et définitivement pas de qualité spéciale à offrir à l’univers. Elle était l’ombre de ce qu’elle aurait pu être. Pas que cette vie lui déplaisait énormément, au contraire ; Atlantis lui plaisait pas mal, son appartement était tranquille, et l’écriture ne l’avait pas encore lassée. Mais parfois, elle se surprenait à se sentir seule. La pensée de mettre le pied dehors, de se rendre au café et de lancer la conversation avec de purs inconnus la terrifiait, mais renier le vide qui grandissait en son ventre devenait impossible. Si l'incendie lui avait arraché son ambition, il n’avait fait qu’accentué son isolement. Et bien qu’elle ne rêvait plus aux heures de gloire, aux criminels poursuivis et aux histoires qui se terminent bien, elle ne pouvait chasser de son esprit le rêve interdit d’un jour tenir la chair de sa chair au creu de ses bras. Même seule, elle serait devenue mère. Peut-être n’était-il pas trop tard même pour adopter, peut-être le pourrait-elle encore. Mais elle n’était pas naïve, plus maintenant ; elle peinait à mettre un pied devant l’autre. Comment s’occuper d’un être vulnérable lorsqu’on ne peut se décider à seulement se coucher avant que l’horloge ne crie minuit ? Comment guider un petit qui dépend de vous à travers la vie, lorsque la vôtre est un gâchis ? Avoir un enfant serait égoïste. Mais rester seule serait du suicide.

Alors elle se promenait à la Ménagerie magique, grinçant des dents à chaque nouveau cri d’animal. Le vacarme commençait à lui filer une migraine, et l'incompétence du commis l’irritait au plus haut point. Et… et cette chouette là, vous ne l’aimez pas ? J’vois pas pourquoi, elle est bien, cette chouette… Elle ne savait pas pourquoi non plus, mais c’était ainsi. Même s’il lui montrait l’animal vingt fois, elle ne changerait pas d’avis. Elle ne ressentait rien, en observant les oiseaux. Si elle avait vécu une véritable connexion à l’achat de sa baguette, elle ne pouvait tout de même pas croire qu’elle n’éprouverait pas ne serait-ce qu’un petit quelque chose à la vue d’un compagnon !

Elle allait abandonner, rentrer chez elle en acceptant qu’à nouveau, elle se mettait elle-même des bâtons dans les roues, lorsqu’elle passa près des cages aux chats. Ils étaient plus d’une vingtaine, tous différents, et ils miaulaient à tue-tête pour attirer l’attention des acheteurs. Mais une petite boule grise restait couchée dans son coin. Intriguée, Evanore s’approcha de l’animal, et passa son doigt à travers le grillage. Derrière elle, le commis lui expliquait les origines du chat, mais elle ne l’écoutait pas. Elle ne faisait qu’observer la petite masse s’animer, et ses épaules se relâchèrent lorsque l’animal daigna tourner la tête vers elle. À travers son pelage foncé, de petites taches rousses parsemaient sa figure, et ses yeux jaunes la fixaient elle aussi. Le chaton inclina la tête et, prudemment, avança vers l’avant de la cage. D’un geste délicat et lent, Evanore caressa le visage du petit, qui recula d’abord, avant de venir en réclamer plus. Charmée, la brune se retourna vers le commis et, d’un sourire rare et franc, déclara qu’elle le prenait.

Dans la file d’attente pour la caisse, Evanore était débordée. Dans sa main gauche, elle tenait la cage vide de son animal ; de sa main droite, elle tentait de lire de pedigree de son nouveau compagnon, qui reposait entre sa poitrine et son coude ; à ses pieds, son panier rempli de jouets divers et de nourriture reposait. Les yeux plongés dans sa lecture, elle ne remarqua pas le client qui la précédait qui, lui, semblait étrangement la reconnaître.

code by bat'phanie




Heaven knows I don’t wanna play
but the world is cruel, and vile, and wicked ; life is mean, and ironic, and unfair. And the game is on.
Alden O. LaurielAlden O. Lauriel
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2435-alden-lauriel-treacherous-desMessages : 171 Points : 1337
Pseudo : Chlo
Avatar : Joel Kinnaman
Crédits : //
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: L'Enclave Résidentielle sorcière, à l'Est. Manoir 6.
Patronus: Un puma noir.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyLun 1 Juil - 14:31

Boule de poils.

Un crapaud. Sérieux, un crapaud.
Dwayne n'a jamais eu une idée aussi stupide. Il a dépassé la vingtaine mais dans sa tête, putain, qu'est ce que le niveau peut être bas quand il décide de faire l'idiot. Ça fait des mois qu'Alden lui répète que ce n'est strictement pas utile de posséder une bestiole qui croasse à longueur de temps dans la baraque. Et ça fait des mois que Dwayne n'en a strictement rien à faire. Au début, ils ne faisaient que s'engueuler pendant des heures, puis ce matin, son aîné lui a rappélé qu'il lui devait au moins ça après tout ce qu'il faisait. Partir, revenir, partir, revenir. L'homme s'est trouvé dépourvu. Ce n'est rien d'autre qu'un crapaud. Rien d'autre qu'un truc gluant qu'il trouve sans intérêt mais que Dwayne a l'air de trouver fascinant.

Après un soupir, il a quitté la maison sous le coup de l'énervement et s'est dirigé tout droit vers le chemin de traverse. Il n'y était pas retourné depuis un bail. Il ne se souvient même pas de quand était la dernière fois. Ce n'était pas plus compliqué que de trouver un pauvre moldu en perdition. Rentrer dans la ménagerie, acheter le premier crapaud qui croasse, payer et s'en aller. C'est d'ailleurs ce qu'il fait en s'efforçant d'y mettre le coeur. C'est son fils. Si un crapaud peut lui faire plaisir, posséder le dernier balai en vente devrait le faire mourir de bonheur. Après avoir fait le tour de quelques rayons, il se faufile en vitesse à la caisse. La cage du crapaud pend au bout de son bras, il cherche à tâtons son portefeuille. Rien. Certain de l'avoir pris avec lui, il se retourne pour vérifier s'il n'est pas par terre. En redressant le menton, son souffle s'arrête.

Devant lui se tient un fragment du passé. Une pure douceur. Un visage qu'il connaît bien, pour l'avoir d'antan désiré. Evanore Blavatsky, qu'il a rencontré peu de temps après la mort de Wels et l'enfermement de Dahlia. C'est un peu elle qui a guéri son pauvre coeur noir de regrets. Les deux ont fini par prendre un chemin différent, mais Alden n'oublie jamais personne. Elle était, comme une lueur d'Espoir dans son chaos. Un Espoir de rédemption qui a tragiquement disparu à leur séparation. Et maintenant elle est là. Les bras chargés d'un animal, d'une cage à ses pieds, de bouquins, de jouets en tout genre, et ça ne peut pas être une simple coïncidence. Les traits de son visage sont bercés par les souvenirs du passé. Si bien qu'il en oublie d'avancer, jusqu'à ce que la vendeuse l'interpelle.

Monsieur.

Il réagit instinctivement, bien qu'encore plongé dans les tréfonds de sa mémoire, et pose la cage du crapaud qui continue de lui casser les oreilles sur le buffet. Aussi vite qu'elle n'a annoncé le prix, elle tend la main pour recevoir les gallions.
Argent qu'il n'a pas, même en tâtant son torse partout et très rapidement, ce manque d'attention de sa part l'irrite. Il jure à voix basse.

- J'ai oublié mon fric, lâche t-il sèchement, pourvu qu'il quitte cet endroit au plus vite. Je reviendrai plus tard.

La vendeuse hoche la tête, indifférente.
Pourtant, au lieu de déguerpir, il s'appuie sur le comptoir et reste immobile en bloquant le restant de la file. C'est peut être le bon moment.
:copyright: 2981 12289 0
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 165 Points : 863
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Bazzart pour le code, Mie pour l’avatar, moi pour les icones
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyMar 16 Juil - 21:14

Boule de poils
ft. Alden Lauriel | 10.10.01
Elle ne leva les yeux que lorsque la caissière interpella le client à l’avant. Plongée dans son dépliant, elle n’avait rien remarqué. Mais lorsqu’il lui répondit, son estomac se tordit. J’ai oublié mon fric, fit la voix de l’homme ; C’est une mauvaise idée, fit la voix du coeur d’Evanore. Elle songea un instant à prendre ses affaires et à se poster à l’arrière de la file d’attente. Elle imagina un plan pour déguerpir de la caisse, et se voyait déjà zigzaguer entre les perchoirs à hiboux et les cages à crapeaux. Mais elle ne bougea pas. Plutôt, elle leva les yeux vers cette voix qu’elle connaissait. Cette voix enrouée, blasée, irritée. Cette voix rude qui lui avait déjà été douce. Pendant un instant, le temps s’était arrêté. Il n’y avait qu’eux deux, un décor flou et des sons bafoués. Il n’y avait que les souvenirs d’un temps où le bonheur leur avait été offert sur un plateau d’argent ; où l’odeur d’un futur brillant leur avait fait oublier le passé ; où une attraction avait semblé être la solution à tous les maux du monde. Mais la vie les avaient rattrapés, tous les deux. Ils s’étaient battus, pourtant. Ils avaient bien essayé. Mais les fantômes d’antan n’ont rien à perdre ; eux aussi se battent à leur manière, enchaînant les deux soupirants à des histoires qu’ils voulaient oublier. Ils s’étaient lâchés, comme ça, bêtement. Trop faibles, trop apeurés. Ils s’étaient lâchés.

Monsieur, les autres attendent..

La voix agacée de la petite caissière la ramena à la réalité. Elle secoua la tête quelques fois, avant de se forcer à se ressaisir. « Ajoutez ses trucs à ma facture. Je m’en occupe. » Elle s’avança vers le comptoir et y déposa ses affaires. Sauf le petit chat ; lui, elle le garda au creux de ses bras. Du coin de l’oeil, Evanore observa ce Alden qui avait à peine changé, et lui donna un petit coup de hanche. « Ne prend pas cette pose. Tu es ridicule. » Elle tenta de ne pas sourire, mais perdit la bataille. Dans sa poitrine, son coeur menaçait de s’enfuir à tout moment. Elle avait toujours espérer qu’une fois leurs chemins séparés, elle ne retomberait pas nez-à-nez avec Alden. Car ils ne s’étaient pas quitté par manque d’affection, non ; plutôt par manque de confiance. Pas l’un vis-à-vis l’autre, bien évidemment. Ce serait trop facile. Ils avaient chacun leurs propres problèmes à surmonter. Et ses dilemmes personnelles avaient teinté leur relation : les discussions restaient en surface, les rendez-vous étaient tendus, les conflits étaient violents et, oh ! ne parlons pas de l’intimité. Un désastre. Mais pendant leur bref moment ensemble, ils s’étaient appréciés. Aimé, un peu, peut-être. Elle se demandait, parfois, s’ils avaient pris la bonne décision. Peut-être qu’avec un peu d’efforts, il y seraient arrivés, et qu’Evanore n’aurait pas à se soustraire aux grés d’un serment juré adolescente.

Mais maintenant qu’il était là, devant elle, elle ne voulait rien faire d’autre que courir. Tourner les talons, passer la porte et retourner à son monde de certitudes. Alors, une fois que l’addition fut réglée, elle prit ses affaires et lâcha à Alden, mal à l’aise : « Eh bien, c’était chouette de savoir que tu es encore… vivant. Je te souhaite bonne route. » Et elle lui offrit un sourire, avant de tourner les yeux vers la porte, la poitrine à deux doigts d’exploser.


code by bat'phanie




Heaven knows I don’t wanna play
but the world is cruel, and vile, and wicked ; life is mean, and ironic, and unfair. And the game is on.
Alden O. LaurielAlden O. Lauriel
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2435-alden-lauriel-treacherous-desMessages : 171 Points : 1337
Pseudo : Chlo
Avatar : Joel Kinnaman
Crédits : //
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: L'Enclave Résidentielle sorcière, à l'Est. Manoir 6.
Patronus: Un puma noir.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyDim 21 Juil - 17:38

Alden
&
Evanore
Boule de poils.


De pure volonté, il bloque la file d'attente comme s'il attendait que par magie, du fric lui tombe du plafond sur la gueule. Ses yeux se baladent, et atterissent à plusieurs reprises sur Evanore, qu'il ne cherche plus réellement à fuir. Il savait que ce moment allait arriver où ils allaient tous deux se retrouver. 'Paraît que le destin réunit toujours ceux qui n'ont pas fini de se causer. Et ils ont l'air tous les deux d'accord, bien que l'occasion ne se soit pas présentée en avance. Il fusille pratiquement Evanore du regard quand elle se propose, impose même, de payer à sa place. C'est un mauvais mais gentil regard, il n'est pas ce qu'il reflète. L'homme crispe la mâchoire et attrape rudement le crochet de la cage en marmonnant un "merci" dans sa barbe. Pas le choix, Dwayne lui fera une scène s'il le voit rentrer les mains vides.

Un gosse, putain. Non, vraiment un gosse.
Affolant.


Il passe outre sa petite pique et se sépare de la foule pour laisser passer tous les rageux dont les regards qui le fusillent ne font que lui couler sur les épaules. Le sien est planté sur Evanore, il attend quelque chose peut être. Un peu plus que... ça. Visiblement, il pensait qu'il en était de même pour la jeune femme mais leur passé la rattrape elle, avant lui. Elle veut fuir, ça lui arrache un rire amer qui lui secoue le torse. Une amerturme qui n'est pas réellement causée par Evanore, mais plus par le pathétisme de l'instant. Alors c'est donc comme ça que tournent parfois les choses. Un Espoir de retrouvaille dans le vent, deux personnes qui recroisent, et qui repartent finalement sans s'être dit un mot. Ouais c'est pathétique. Si pathétique qu'il est dans l'excès et préfère se dire qu'entretenir une relation, qu'elle soit amoureuse ou pas, n'est qu'une parfaite connerie que tant de gens ont le malheur de faire. Il la désigne d'un mouvement de la main en soupirant bruyamment. Main qu'il laisse retomber le long de son corps.

- Alors c'est à ça que ça a servi de se revoir ? Nous deux. On se perd de vue. On se revoit quelques mois après, tu m'payes un crapaud et puis au revoir ?

C'est décidément trop compliqué pour un homme comme Alden aujourd'hui, qui n'est que dans la pratique et l'action à la seconde, de s'encombrer d'un problème comme celui ci, survenu de nul part au milieu des fumées de ses hiers. Lui non plus ça ne l'enchante pas plus que ça, mais il sait que si elle s'est repointée comme une fleur dans sa vie, c'est parce que ça devait arriver. Lui il est pas très destin mais là, , ça ne peut pas être une coïncidence. D'ailleurs, il n'est pas très certain de vouloir lui laisser le choix. Elle sait autant que lui qu'ils le regretteront tous les deux s'ils laissent l'opportunité filer.

- Allez viens, on va dehors. Boire un verre, j'sais pas. On repasse chez moi pour que je dépose cette chose et que j'ai de quoi te rembourser.

C'est pas une question. Il se dirige déjà vers la sortie. Dans la domination, toujours dans la domination et le contrôle. Il a toujours besoin de prendre les décisions. Si elle ne le suit pas, il aura compris que ça ne sert à rien de forcer, et il n'a jamais été dans le forçage. Retrouvant la chaleur de l'extérieur, il pose sa main en parasol au-dessus de ses yeux et attend de voir son ombre s'arrêter près de la sienne. Ça fait bien longtemps qu'il s'est éloigné de tout ça, concernant les femmes, les sentiments, l'amour... sa vie se résume à des plaines néantiques qu'il s'efforce chaque jour de traverser sans ralentir et sans jeter de coups d'oeils en arrière.

Tout ce qui relève du coeur n'a pas, plus, sa place sur son chemin.
Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 165 Points : 863
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Bazzart pour le code, Mie pour l’avatar, moi pour les icones
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyVen 30 Aoû - 16:45

Boule de poils
ft. Alden Lauriel | 10.10.01
Elle eut envie de froncer les sourcils, mais retint son réflexe juste à temps. Allons, bon. Elle ne lui avait pas acheté un crapaud, elle l’avait aidé. Il y avait un monde de nuances entre les deux. Ce n’était pas un cadeau, mais une simple bonne action. Et puis, même. Ils s’étaient revus par pur hasard. Elle, elle n’avait rien demandé. Elle, elle voulait un chat, rien d’autre qu’un chat, pour combler le vide de son appartement. Elle n’avait pas signé pour replonger dans les erreurs de son passé, et encore moins pour se taper des remises en question.

Oui, voilà, ça n’avait servi qu’à ça. Elle lui payait un crapaud, ils se séparaient et c’en était tout. Elle s’achetait un animal, il s’achetait un animal. Rien de prédestiné. Rien de romantique. Juste deux personnes s’étant déjà connu qui se tombaient à nouveau dessus. Pourtant, Alden n’en démordait pas. Il semblait même frustré de l’absence d’enthousiasme du côté d’Evanore. Mais, qu’espérait-il ? Avait-il oublié la raison de leur séparation ? S’ils avaient pris des chemins différents, c’était car ils n’étaient pas prêts. Car leur relation leur rappelait tout ce qui n’allait pas dans leurs vies respectives. Et ils n’avaient pas su le surmonter. Pas su le supporter. Alors, retomber sur lui subitement, ça ne lui faisait pas plaisir. C’était une vague de ressentiment envers elle-même, de regrets quant au passé, d’angoisse quant à l’avenir. Elle avait oublié toute cette question de fréquentation, cette histoire de mariage.

Allez viens, on va dehors. Non. Boire un verre, j’sais pas. Elle ne buvait pas de jour. Elle ne buvait que peu, en fait. Sa vie était déjà suffisamment un fiasco comme ça, s’il fallait qu’elle s’ajoute le vice de l’alcool, elle ne s’en sortirait jamais. On repasse chez moi pour que je dépose cette chose et que j’ai de quoi te rembourser. Ah. Ah, là, elle avait envie. Pas pour l’argent, non ; elle en avait des masses et n’en faisait déjà rien. Mais s’il la remboursait aujourd’hui, il n’aurait pas de prétexte pour la revoir. Voilà, c’était un bon plan.

Il passa la porte, mais elle ne le suivit pas tout de suite. Elle se pencha et déposa sa chatonne dans sa cage, et lui caressa la tête lorsqu’elle miaula de mécontentement. « Je sais, je sais, fit-elle doucement. On sera à la maison bientôt. D’ici là, je vais réfléchir à un nom, d’accord ? » Elle ouvrit son sac, incanta rapidement un sortilège et y fourra la poche de croquette et les jouets. Puis, elle inspira et passa la porte.

Le soleil l'assailla, et elle plissa les yeux pour ne pas tuer sa rétine. Allez, finissons-en. « Bon, par contre, allez prendre un verre avec mon chat… Je ne suis pas certaine. On peut se dire qu’on va chez toi, on se donne nos nouvelles respectives là-bas et je rentre ensuite ? » Elle baissa les yeux, aveuglée par les rayons. « J’ai des deadlines qui approchent, tu vois... »


code by bat'phanie




Heaven knows I don’t wanna play
but the world is cruel, and vile, and wicked ; life is mean, and ironic, and unfair. And the game is on.
Alden O. LaurielAlden O. Lauriel
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2435-alden-lauriel-treacherous-desMessages : 171 Points : 1337
Pseudo : Chlo
Avatar : Joel Kinnaman
Crédits : //
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: L'Enclave Résidentielle sorcière, à l'Est. Manoir 6.
Patronus: Un puma noir.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyLun 11 Nov - 13:33

Alden
&
Evanore
Boule de poils.


Après tout, personne n'a envie de retrouver les restes d'un passé destructeur sur le chemin du présent. C'est tout Alden ça, de se renfermer quand une chose de ce genre arrive et qu'il n'a pas le moindre contrôle sur elle. Peut être que voir Evanore finira par lui faire plaisir, et peut être qu'il va même vouloir continuer de passer du bon temps avec elle mais en attendant, il essaye surtout de comprendre ce que cette rencontre signifie.
Il est rassuré de voir que c'est à peu près le même cas pour elle. Dans la rue en direction de chez lui, il ne pipe aucun mot. La situation est bien trop gênante. Elle le devient encore plus quand ils s'approchent du perron de chez lui et qu'il galère même à trouver la bonne clé à son trousseau.

- Mes fils sont peut être là.

Il essaye de combler un silence pour rien, réussissant enfin à introduire la bonne clé dans la serrure et à l'ouvrir. Alden lui ouvre le passage - malgré le bonhomme, c'est un endroit chaleureux, quand bien même si le mot n'est pas juste. Tout est chic, les murs sont noirs, le canapé est noir, les buffets et une très grande majorité du mobilier l'est aussi. Alden lance ses clés dans le récipient et se débarasse de sa veste sans prendre la peine d'aller mettre celle d'Evanore sur le porte manteau. Il n'a jamais été très gentleman. C'est une grosse brute, qui agit plus qu'il ne pense et en l'occurence, les bonnes manières s'oublient rapidement.

Il s'en va à la cuisine, sort deux verres de cristal qui résonnent quand on les cogne l'un autre l'autre. Tout ce qu'on peut revendre clairement cher payé chez les moldus - il tient à cette vaisselle, comme il tient à tout pleins de petits détails comme ça. Il revient dans le salon avec un plateau présentant différents alcools, qu'il pose sur la table basse. Ça y est, cette fois, ils vont devoir parler. Il a posé le crapaud sur la table, Dwayne le prendra en rentrant, et il plonge sa main dans une de ses vestes du porte manteau pour en sortir son portefeuille.

- Tiens. Pour la bête.

Alden lui pose la somme exacte sous le nez et s'assoit lentement dans l'assise d'un fauteuil. Le feu dans son antre, brûle encore. Noah a du dessiner près des flammes tout à l'heure, et maintenant il est de sortie. Ce n'est pas plus mal qu'ils soient au calme, il n'aura pas la pression de leur présence. Beaucoup de choses à s'dire, hein ? Pourtant devant la jeune femme, il ne sait pas s'exprimer. C'est pas son truc les discussions. Ça sert à rien. Alden, que le silence irrite, en vient à penser qu'il ferait mieux de la congédier. Après tout, qu'y a t-il à dire de leur relation ? Ils se sont perdus, c'est tout. Pourquoi essayer de comprendre ?

- Tous les deux, j'suis persuadé qu'on sait que c'est pas une bonne idée de reparler de tout ça. Ces retrouvailles me perturbent. Qu'est-ce que tu faisais dans les environs?

Alden n'est pas superstitieux, mais le fait est que pour les choses plus personnelles il ne peut pas s'empêcher de l'être un peu. Pour la première fois depuis tout à l'heure, ses yeux couleur du nil se posent sur Evanore et la dévisagent. Est-ce lui ou elle est encore plus belle que dans son passé ? Il refuse d'être charmé par ses traits de muses, ou de se rappeler de souvenirs encore trop réels pour qu'il puisse les oublier entièrement.

- Hm..bon, qu'est ce que tu veux boire dis moi ?

Evanore A. BlavatskyEvanore A. Blavatsky
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2224-evanore-a-blavatsky-history-hMessages : 165 Points : 863
Pseudo : Sha / Anya
Avatar : Felicity Jones
Crédits : Bazzart pour le code, Mie pour l’avatar, moi pour les icones
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils EmptyJeu 21 Nov - 11:47

Boule de poils
ft. Alden Lauriel | 10.10.01
Elle l’avait suivi sans un mot, fermée comme jamais. Elle n’avait pas voulu de tout ça ; les retrouvailles, la conversation, la visite. Elle voulait simplement clôturer l’entretien, rentrer chez elle, installer le lit de son chaton et retourner à ses recherches. S’ils s’étaient séparés, il y avait une raison. Eux, tout ça, c’était une erreur. Elle avait voulu essayer, se convaincre qu’elle n’était pas entièrement brisée, et Alden avait été son sujet d’expérience. Le verdict définitif, elle l’avait accepté ; les relations, ce n’était pas pour elle. Elle savait pourtant que la quarantaine approchait, que le sablier s’était presque écoulé. Elle devait continuer ses recherches, trouver son parti… Mais elle avait renoncé. Abandonné. Elle savait très bien comment toute cette histoire de pacte se terminerait. Au fond d’elle, elle se doutait du dénouement depuis le jour fatal du Serment. Le mieux, pour l’instant, était simplement de ne pas y penser.

Ils arrivèrent devant ce perron qu’elle avait déjà connu, dans une vie qui lui semblait lointain. Elle avait un peu refoulé ces souvenirs, en toute honnêteté. Alden chercha sa clef pendant plusieurs instants, et le chat s’impatienta dans sa cage. Mes fils sont peut-être là. Evanore répondit d’un haussement de sourcils et d’un sourire forcé, accentués d’un léger « Ah. » désintéressé. Finalement, il parvint à résoudre le mystère de la serrure et ils pénétrèrent dans l’appartement. Evanore hésita quelques instants avant d’entrer, mais se décida, se répétant qu’elle n’en sortirait que plus rapidement.

Alden se débarassa de sa veste et fila à la cuisine, laissant Evanore seule, étouffée à la fois par son manteau encombrant et cet appartement beaucoup trop sombre. Elle n’avait jamais compris ce choix décoratif. C’était tellement… Tellement. Pourtant, elle se savait être un piètre modèle en matière de décoration, mais tout de même. À croire que le Seigneur des Ténèbres s’était réincarnée en une habitation. Evanore soupira et posa la cage de son chat au sol. Quel nom pourrait-elle donc lui offrir ? Elle voulait un truc chouette, unique, qui lui fasse plaisir à prononcer. Peut-être une constellation, tient ?

Alden brisa ses pensées en ramenant un plateau bourré d’alcool divers, et Evanore se retint de lever les yeux au ciel. Qu’attendait-il d’elle, exactement ? De cette rencontre ? Tout ce qu’elle voulait, c’était de régler la dette et rentrer chez elle. D’ailleurs, il lui tendit l’argent et elle le remercia sans vérifier si la somme était exactes, et fourra le tout dans la poche de son manteau, toujours sur son dos.

Tous les deux, j’suis persuadé qu’on sait que c’est pas une bonne idée de reparler de tout ça. Mais alors, quel intérêt avait donc cette invitation ? S’il croyait qu’elle allait rester là des heures à discuter de la pluie et du beau temps, il se foutait le doigt à l’oeil. Profondément, qui plus est. Qu’est-ce que tu faisais dans les environs ? Evanore releva le sourcil, confuse, et laissa échapper un rire franc. « Mais… Alden. » Toujours debout, elle croisa les bras, exaspérée. « Je m’achetais un chat. Que veux-tu que je fasse d’autre dans une animalerie ? » Il lui proposa à boire, mais elle secoua vivement la tête en balayant l’air d’une main. « Rien, merci. Écoutes, tu l’as dit toi-même : parler, c’est juste une mauvaise idée. Donc, je vais rentrer et oublier tout ça. Contente de voir que tu vas bien, par contre. »

Elle n’avait pas le temps pour ça.

code by bat'phanie




Heaven knows I don’t wanna play
but the world is cruel, and vile, and wicked ; life is mean, and ironic, and unfair. And the game is on.
Contenu sponsorisé
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Boule de poils   Boule de poils Empty

 
Boule de poils
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: