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A Tale of Muggles and Wizards
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 Serika Fjörn

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Serika FjörnSerika Fjörn
Étudiant Sorcier
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Messages : 19 Points : 232
Pseudo : LeProphèteBanane
Avatar : Suki Waterhouse
Crédits : bazzart
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MessageSujet: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 11:29

Serika Chloe Fjörn
Informations civiles
Nom : Fjörn
Prénom(s) : Serika
Date de naissance : 16/06/1980
Age actuel : 21
Origines : R-U
Occupation : Formation dresseur d'animaux magiques et techniques d'élevage moldues d'animaux. Elle suit une formation financée par le département RCCM, un peu comme une alternance puisqu'elle peut être appelée en renfort sur le terrain en cas de problème majeur.
Alignement politique :
Neutre, sympathique, aucune animosité. Tendance pro-sorcier émergente. A trop rabâcher de mixité, d'égalité, de tolérance, on crée l'inverse.
Informations Magiques
Statut de sang : Mêlé
Baguette : Bois de vigne, crin de Licorne, 22,4 cm
Patronus : Cocker. Mais elle ne sait pas réaliser de patronus corporel.
Épouvantard : Elle-même mais en version vampire. C'est à dire plus émaciée, ses fringues déchirées, et la bouche couverte de sang.
Miroir du Rised : Elle se voit sourire et heureuse, entourée par sa famille, ses amis.
Ancienne école/maison : Poufsouffle
Idées Préconçues :
Ceux qui mettent de l'ananas sur une pizza sont des malades.
Si elle n'avait pas de différends avec les moldus jusque-là, elle se trouve fort contrariée qu'on impose aux sorciers de s'acclimater à ce peuple si étrange. Elle ne veut pas avoir à traiter avec eux, elle se fout d'eux tant qu'on lui fout la paix … Sauf que c'est loin d'être le cas. Elle développe donc une méfiance accrue auprès des dirigeants et du peuple moldu en général.
Elle est pour la mixité 'magique' en revanche. C'est à dire l'intégration complète et une meilleure reconnaissance pour les autres êtres magiques. Pour elle, il est inconcevable que les moldus reçoivent des passe-droits, alors que certains êtres magiques sont à peine mieux traités que des animaux.

Descriptions
Caractère & Informations

Historiquement parlant, la demoiselle a toujours récupéré l'étiquette de femelle oméga assez vite. Si l'existence d'un azéotrope positif est réalisable … en mélangeant son caractère naturel avec l'environnement dans lequel elle a évolué, il n'en a pas été ainsi.
De nature calme, réservée et timide, elle a toujours craint le contact, l'interaction, et n'a jamais été intrinsèquement douée pour ça, lorsqu'elle s'y est frottée, ça a plutôt été la douche froide. On en arrive donc à un repli progressif sur soi. Naturellement naïve, elle a eu tendance à faire confiance trop vite, et à s'attacher 'plus souvent qu'à son tour'. Elle a été couvée par un cocon familial omniprésent et avait donc une safe zone en ces lieux, donc pas besoin d'aller ailleurs non ? Résultat, elle est très vite mal à l'aise en présence de foule, et se replie instantanément dans sa bulle.
On a beau ne pas être bête et plutôt gentil, quand on s'acharne sur vous, que vous ne savez pas rendre les coups et vous défendre, bah on finit par ne plus avoir envie de l'autre. Ni de personne …

En bref :
– Femelle Oméga
– Calme
– Réservée
– Timide
– Peu douée socialement
– Naïve
– Tendance légèrement agoraphobe
– Craint les autres
– Casanière
– Nébuleuse

Concernant son avenir et d'où elle vient :
Elle a toujours voulu faire le même travail que ses parents. Sa famille s'occupe de la collaboration avec les êtres magiques au RCCM. Principalement pour la collaboration avec les vampires. Cependant, elle a un peu plus de mal avec ses pairs depuis quelques temps déjà, mais elle ne se voit pas faire autre chose.
Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle se serait arrêtée après sa septième année à Poudlard, malheureusement, le Ministère et ses parents ont insisté pour qu'elle poursuive ses études. Obligée d'accepter pour pouvoir poursuivre son rêve, elle avait voulu partir en formation Parcours Vétérimagie et Magiezoologie, et on a choisi pour elle, pour s'occuper des espèces dangereuses, il fallait prendre l'autre parcours (en effet en cas de problèmes avec un vampire, c'est le département RCCM qui intervient, cf affaire Herbert Varney). Elle accuse un peu le coup, d'autant plus qu'elle a obligation de suivre des enseignements de matières moldues, merci le Ministère, ce qui ne l'enchante absolument pas. Elle a plusieurs fois songé à arrêter, voire sécher les cours des matières non-sorcières, chose qu'elle n'aurait jamais envisagée à Poudlard.
Tout ça pour un rêve 'simple' … Enfin, on lui a dit que si elle réussissait ses années, elle aurait le droit de gérer un projet avec le RCCM (Département de Régulation et Contrôle des Créatures Magiques), elle y songe déjà. Notamment un éventuel projet de collaboration plus poussée avec les vampires, comme une meilleure reconnaissance et intégration des hybrides.
Opinions sur la Mixité
Au départ, elle n'avait rien contre tout ça. Sa famille l'a très peu exposé aux moldus, voir même jamais en fait. Elle a beaucoup plus été en contact avec des êtres et des créatures magiques, que des moldus.
Mais depuis quelques temps, ces conneries de mixité l'agacent au plus haut point. Elle n'a pas vraiment digéré qu'on lui impose des matières moldues, alors qu'elle n'en a rien à foutre. Pourquoi un sorcier devrait forcément être mêlé à ces trucs moldus inutiles ? Ne peut-on pas vivre chacun chez soi et baste ? Visiblement non, il faut rabâcher en permanence la mixité, l'égalité, etc. A force de marteler ces débilités, ça l'a un peu braquée sur le sujet et elle se dit que la fin du secret magique était une énorme bourde politique. Vous ajoutez à ça les rumeurs sur un groupe qui serait des chasseurs de sorcières, quelques attentats à droite à gauche …

Et puis, il y a cette histoire de droits des moldus. Là, il ne lui faut pas grand-chose pour qu'elle s'énerve sur le sujet. Il a fallu attendre CINQ SIECLES, pour qu'on considère à peu près les êtres magiques, alors qu'ils ont toujours été là, à essayer de trouver un accord de paix, et un moyen de vivre ensemble … et encore, il y a des progrès à faire en matière d'équité à ce niveau-là. Et du jour au lendemain, les moldus débarquent, et ils ont droit à tout ? Juste WTF. Pour elle c'est du foutage de gueule grandeur nature.

Concernant la technomagie : On va pas se mentir, sur le papier ça a de la gueule. Dans les faits ? Encore une fois qui en profite le plus ? Les moldus. L'écart entre les avancées pour les deux peuples est absurde à ses yeux. Il faudrait une sacrée contribution de la science et la technologie moldue pour compenser ce que la magie apporte à la discipline de manière générale. Plus que sceptique, elle ne veut pas en entendre parler en tant que 'progrès'. C'est sympa ces petits gadgets, ça brille, c'est tape à l'oeil, mais concrètement ça sert à rien ?
– Réponse 1 : ça sert à rien mais je trouvais ça joli.
– Réponse 2 : ça sert à rien mais ça fait peur aux chiens.
A voir comment tout ça évolue, mais franchement c'est mal barré …

Concernant les groupuscules : On nous apprend à nous méfier des extrêmes, mais est-ce qu'au moins on a réfléchi au pourquoi du comment ? Qui gagne le plus à une mixité ? Les moldus assurément.

Donc voir un mouvement comme Magic is Might émerger n'est pas déconnant. Par contre, la référence au gouvernement Thicknesse, et même le coté 'magie noire/mangemort' dérange un peu la miss. Oui il faut se méfier des moldus, mais toutes les connotations foireuses que le groupe récolte ne donnent pas envie de s'y pencher plus que ça. Elle aurait certainement pu s'intéresser à cela, si tout cela avait été un peu plus modéré et mieux soigné. De plus, ce qu'elle a lu dans la presse sur les décisions du ministre du RU ne lui donne pas grand espoir quant à la défense des sorciers. Quelle crédibilité voulez-vous donner à la communauté sorcière quand même le ministre de la magie se fait littéralement chier dessus par des moldus ?

Pour ce qui est de Gloriam, elle a cru au début à une sorte de vieille légende urbaine. Vous savez le truc qu'on raconte aux gamins sorciers pour pas qu'ils sortent le soir. Ou même simplement pour éviter la mixité ou quoi. Par contre dès qu'il y a eu des rumeurs d'enlèvement, de chasse aux sorcières plus la revendication d'attentat à la bombe, ça a suffi à la convaincre que tout ça était devenu très dangereux. Elle est totalement hostile à ces groupuscules, ne souhaitant pas avoir à traiter avec ce qu'elle pourrait même qualifier de 'racailles'. C'est typiquement ce genre de mouvement qui la pousse à craindre de plus en plus les moldus.

Réputation
Vous voyez ces meutes de demoiselles qui gloussent et pouffent de rire ? Vous voyez la petite grosse pas jolie dans le tas ? Et bah elle n'avait même pas ce statut là …
Petite fille perdue, pas très jolie et pas très à l'aise socialement parlant, comment vouliez-vous que ça se passe bien ? La miss n'a jamais eu d'amis, ou alors ça s'est pas très bien terminé … cf histoire. Pour la masse, c'était juste une fille bizarre de Poufsouffle, qui était toute seule, qui parlait pas, qui répondait simplement quand on lui parlait ou donnait la parole en cours. Certains savaient qu'on l'avait déjà 'bully' … mais alors pour le reste, inconnue au bataillon.


Biographie


Préambule

Un jour, un sage a dit : T'as cru que la vie c'était un kiwi.

Qu'est-ce qu'il avait raison. Si pour la plupart de nos personnages, leur destin est tracé, à peu de choses près, on pourrait même dire 'écrit' (trop lul), pas pour tous. Le facteur aléatoire de la plume de l'écrivain, est un bon moyen de leur rappeler que le couperet n'est jamais loin. La plume de Damoclès. C'est joli comme expression, n'est-ce pas ? Et bien leur vie ne tient qu'à un fil. Vous pensez leur donner une âme, propre, pseudo-modulable, et vous la triturez de vos doigts crochus, malaxant cette essence créative, jusqu'à donner une forme substantielle, un écrit.

Mais là est la question. Sont-elles périssables ? Sont-elles infinies ? Qu'est ce qui pourrait, de façon plus ou moins claire ou définie, qualifier l'âme de votre création. Oui c'est à toi que je m'adresse. Ta réponse ? Je m'en fous un peu en fait. Elle ne regarde que toi. Mais à l'attaque de tout ceci, de ce qui va suivre, ne lis pas cela comme l'écrit d'un guignol. A toi de voir, ce que toi, tu peux en tirer.

À l'approche de la création de l'âme nue de cette brave Serika Fjörn, tout devient clair. Ou pas. Elle n'était pas destinée à revivre. Pas ici, pas maintenant. Les pages ont été effacées, l'encre séché, l'écrit oublié. Elle n'aurait jamais dû revivre, même sous une autre forme. C'était fini. Et pourtant elle est là, sur cette page. Il tient à peu de choses, que la 'vie' puisse être. Tout comme la mort d'ailleurs. Encore une fois, la vie, le kiwi, tout ça …
Mais c'est du partage que renaît cette création. Loin d'être parfaite, loin d'être complète. Il ne tient qu'à une personne de donner vie à un personnage … et ici je ne parle pas de l'auteur. Si aujourd'hui, Serika Fjörn est peut-être sur le point d'exister, ce n'est pas qu'un désir simple de l'auteur, d'assouvir comme il le fit, un besoin d'écrire. C'est plus que cela, c'est un désir de pouvoir Partager.
Les choses sont parfois plus faciles à écrire qu'à dire. A bon lecteur, salut.


Introduction

Née d'une mère britannique née-moldue et d'un père écossais sang-mêlé, Serika est la petite dernière de la fratrie. Sa plus grande sœur travaille au RCCM, comme sa famille, alors que son frère, de deux ans son aîné, a préféré quitter le nid assez tôt suite à des désaccords avec la politique familiale.
La miss Fjörn s'est de toute façon toujours plus sentie à l'aise avec sa grande sœur, et ce malgré l'écart plus important. Et pour cause, elles partagent la même passion pour les êtres magiques. Même si sa sœur est plus portée sur la gestion de l'aspect loup-garou, elle, préfère les vampires.
En effet, il n'a pas été rare que les Fjörn soient appelés sur le terrain, et donc à s'exposer, surtout en cas de crise. Au-delà de ce simple fait ''d'intervention technique'', il y a toute la partie collaboration avec les êtres à gérer, et ça implique forcément d'être au contact. Heureusement, le Ministère a ça de bon que tout est organisé pour que chaque service soit autonome au niveau de ses interventions. Un membre du service des êtres magiques ne sera quasiment jamais appelé pour intervenir sur une affaire liée aux animaux magiques. Si vous ajoutez encore des spécialités à chaque personne du Ministère, on arrive vite à un système plutôt bien huilé.
C'est pour ça que la famille Fjörn s'est déjà rendue plusieurs fois dans la Forêt Noire, en Allemagne, pour traiter directement, de manière cordiale, avec des vampires et des harpies. Serika a donc été exposée assez vite à ce genre de rencontre, tout en étant protégée par ses parents.

Mais il ne faut pas se mentir, sa vie, ça ne se résumait pas qu'aux voyages de ses parents, loin de là, elle a peu voyagé, et a passé beaucoup de temps dans la maison familiale, à Woolwich, dans la banlieue londonienne. Une petite baraque sympa, un jardin pour aller jouer dehors, un quartier plutôt calme, et des enchantements sorciers pour être tranquille. Autant dire que vous êtes peu emmerdés par le monde extérieur. Et c'est principalement ça qu'il faut retenir du début de la vie de Serika Fjörn : une vie loin de tout, sans emmerdes.


Enfance : Gears of fate

Quels sont les souvenirs que vous gardez de votre enfance ? Concentrez-vous. Qu'y voyez-vous ? Des moments, assez vagues, obscurs, des scènes. Dans ce décor, il n'y a pas de bonne réponse. La construction de qui vous êtes se fait généralement sans qu'on vous demande vraiment votre avis. Et pour cause, on estime que vous n'avez pas conscience du monde qui vous entoure avant vos sept ans. Ce qu'il y a avant ? Un nombrilisme absurde. De la stupidité. De l'égoïsme abject. Appelez ça comme vous voulez. Mais lorsque l'on vous dit, qu'il n'y a pas plus cruel et malsain qu'un enfant, c'est une réalité. Vous ne pouvez nier que l'humain est pas nature mauvais et corrompu, ou alors par ignorance.
C'est en grandissant que l'humain prend une décision, de son futur chemin à suivre.

Ce dont Serika se souvient est assez flou …

Une scène apparaît. Elle est seule, dans sa chambre. Assise sur la moquette, elle jouait avec ce qui devait être des legos ou des playmobils, elle n'est plus sûre de pouvoir faire la différence aujourd'hui. Il y a du bruit à côté. Dans son souvenir, il faisait déjà nuit, on était donc un soir, avec peut-être du monde à la maison. Mais elle n'avait pas souhaité les voir. Pourquoi ? Aucune idée. Ou peut-être lui avait on dit de rester dans sa chambre ? Elle ne se souvenait vraiment plus. D'un côté, elle se sentait seule, et d'un autre, elle appréciait cette tranquillité, se disant qu'il y avait pire. La demoiselle était dans son monde imaginaire, créant des histoires et animant des personnages romancés. Tout était si simple et si logique pour elle. Ce coup-là, il devait s'agir de l'exil de son personnage préféré, qui voyageait de décor en décor, facilité scénaristique pour varier les plaisirs, et qui revenait à un endroit. Elle était bien, heureuse, c'était sa vie, son monde.
Le bruit à coté se faisait plus fort, mais rien à foutre, elle était bien, pourquoi être avec les autres, quand on est bien tout seul ?
De toute manière, elle n'avait jamais aimé partager ou prêter ses jouets. Et elle en avait peu finalement … mais pas besoin de plus. Pas besoin de compagnon de jeu quand on a son imagination. La ressource est infinie. Il n'y avait qu'à s'en donner les moyens. Serika n'était pas du genre à jouer à la poupée, ni à la dînette. Un scénario tout fait et sans âme ? Non merci. La puissance de la création personnelle était bien trop attrayante. Et ça, elle en était fière.

Un autre souvenir qui revient assez vite, c'est l'apprentissage de la lecture. Quelque chose d'à la fois facile et complexe. Elle se souvient de l'intérêt porté à la chose, peut-être parce qu'on la forçait. En tout cas, il y avait de la difficulté, mais elle n'avait pas baissé les bras. Pour compter, alors ça, aucun souvenir, peut-être parce que tout ça était plus intuitif et naturel pour elle.
Un truc lui revient. Une histoire que sa mère l'avait obligé à lire pour progresser … elle n'en avait pas envie. Tout ce qu'elle voulait, c'était jouer tranquillement, sans embêter personne. Et on l'obligeait à lire un truc qui ne l'intéressait pas. Au final, elle l'avait fait, et apprécié l'histoire, mais la démarche lui paraissait déjà à l'époque révoltante.

Viennent ensuite les fameux devoirs. La plume avec l'encre pour des truc de quoi déjà ? Biologie peut être ? Ou histoire ? Oh, et puis il y avait ces poésies chiantes. À quoi cela pouvait bien servir d'apprendre par cœur un truc comme ça ? C'était pas important, ni très utile, enfin, pas de difficulté majeure ici, mais ça n'enlevait pas déjà un regard critique sur l'apprentissage qu'on lui donnait, somme toute très vieille école et à tendance moldue, puisque sa mère s'en chargeait.

Regardez ici, un moment, un sourire. Le moment où elle découvre ses cartes de chocogrenouille. En soit, elle se foutait bien de la grenouille, elle ce qu'elle aimait, c'était les cartes. Elle avait pour habitude de les garder toujours avec elle. Et puis elle jouait avec aussi, inventant des histoires, les triant d'une manière, puis d'une autre. Un peu d'ordre dans ce chaos.


Répartition : La maison des dix pleurs.

Certains avaient attendu ce moment toute leur vie. Ce frisson à l'arrivée dans la grande salle, les uns derrière les autres, passant entre les grandes tables de banquet. Les regards sur eux, pesant, ne faisaient qu'augmenter la pression. Et au bout du chemin, la sous-directrice McGonagall, avec un chapeau posé sur un tabouret. Une liste de registre à la main.
Inutile de dire qu'une bonne partie des élèves de première année était stressée au possible. Les regards affolés, les messes basses prolongées, les moues changeantes à chaque fois qu'un mot était prononcé. Serika, elle, n'avait pas d’appréhensions. Elle, qui d'ordinaire était plutôt angoissée, y allait avec l'énergie du désespoir.
Sa mère lui avait dit de ne pas s'inquiéter, et à juste titre, en regardant l'historique de sa famille, on pouvait se dire qu'il n'y avait pas de quoi se faire un sang d'encre. Son père avait été réparti à Serdaigle en quelques secondes, sa mère et sa sœur avaient rejoint les rangs de Gryffondor, et son frère avait eu droit à un aller simple à Serpentard. De ce qu'elle savait, ses grands-parents paternels avaient été à Poufsouffle, ou peut-être à Serdaigle ? Ah, elle ne savait plus trop, elle aurait parié sur Poufsouffle. Ses grands-parents maternels, eux, n'avaient pas connu ça, en bon moldus qu'ils étaient.
Alors on peut dire qu'il n'y avait pas de pression.

Maman avait dit, ne t'inquiète pas, on t'aimera peu importe où tu es envoyée. Inutile de mentir, elle avait un sourire bienveillant, mais en vrai, elle avait qu'une envie, que le nom de Gryffondor sorte une nouvelle fois. Ça avait été un grand moment quand ma sœur avait annoncé son admission à Gryffondor. Papa avait simplement acquiescé de la tête, mais maman, elle, elle en était dingue. Je me souviens qu'elle l'avait prise dans ses bras, comme si c'était de loin la meilleure chose qui lui soit arrivée. Au fond, j'avais l'impression que papa était ok avec la répartition, tant que c'était pas Serpentard qui sortait. Ça avait été bizarre d'ailleurs quand mon frère leur avait dit qu'il avait été réparti là après une vingtaine de secondes. Maman avait eu un sourire à moitié effacé, et c'était papa qui avait repris la place, il l'avait pris dans ses bras, disant qu'il était fier, que mon frère aurait un grand destin. Ça m'avait surprise d'ailleurs, j'aurai pensé qu'ils le prendraient mal, mais au final, papa avait été très gentil avec lui. Maman, elle avait du mal, vous savez ce qu'on dit sur Serpentard, les gens sorciers qui tournent mal, etc. Et puis les vieilles rancœurs ont la vie dure.
M'enfin, peu importe où je finis, je serai acceptée à la maison, et c'était rassurant de le savoir. Je n'avais pas de préférence, juste, je voulais passer le moins de temps possible sur le tabouret devant tout le monde, mais c'était le choixpeau qui choisissait de toute façon, donc bon.
Tiens c'est mon tour, bon, on respire un coup et on y va. Regarde pas la table des profs, regarde pas le directeur, juste le tabouret. Voilà, on s'assied. Oh non, tout le monde me regarde, je veux pas les voir. Oui, c'est ça ferme les yeux. Hiiiiiiii, ça c'est le chapeau sur mes cheveux, on se calme.
Bon, tu crois qu'il peut m'entendre penser ? Qu'est-ce que je devrai lui dire ? Ah !! Il parle ! Ok, on se calme, écoute ce qu'il te dit.
« Tes parents peuvent être fiers de toi. Je vois que tu deviendras une grande personne mais pour cela, il te faudra travailler et ne pas avoir peur de t'ouvrir au monde et pour cela, une seule Maison t'aidera :

POUFSOUFFLE ! »

Il y eut des applaudissements. La gamine blondinette sauta du tabouret, et on l'accueillit à la table des blaireaux. Le jaune et le noir seraient ses couleurs. Bienvenue à la maison qu'on lui dit. Elle souriait, elle était heureuse. C'était ça, sa nouvelle maison … maison qu'elle abjurerait par dix fois, en pleurs, maudissant le choixpeau de l'y avoir envoyé ce jour-là.


Scolarité à Poudlard : Cauchemar ultime et terreur incarnée

La solitude. Ce sentiment d'être coupé de tout autour de soi, immobile et invisible alors que le temps filait et défilait sans prendre en compte ce qu'on était. C'était à la fois cruel et inexorable, une petite poussière dans l'univers, on ne pouvait la remarquer, le comprendre c'était accepter le prix de l'anonymat, comme la douce protection que cela offrait.

Cela faisait déjà une semaine qu'elle restait seule. Elle ne fréquentait plus personne, elle avait délaissé ses amies, ou plutôt c'était l'inverse, elle se rendait silencieusement en cours, sans dire un mot, sans un regard, elle prenait une place disponible. N'arrivant ni en retard ni en avance et prenait en note le cours avant de décrocher et de se plonger dans ses pensées, trop occupée par ses problèmes pour pleinement se concentrer.
Elle avait beau se dire qu'elle pouvait vivre seule, elle supportait relativement mal cette solitude pesante. Cela la rongeait petit à petit, elle commençait lentement à arriver à saturation. Il ne fallait qu'un petit incident pour devenir le déclencheur, pour qu'elle se lâche, il était temps pour elle de vider son sac
On arriva donc à l'heure du repas qui se déroulait comme d'habitude dans la Grande-Salle. Serika arriva dans un flot d'élèves, s'installant seule pour manger sans dire le moindre mot.

Tout au long du souper, elle remarqua les gloussements de ses anciennes amies ; amies qui se moquaient d'elles en lui lançant des regards aussi fourbes qu'amusés. Elle serra fort ses couverts, baissa le nez avant de retourner à son assiette, espérant chasser de son esprit ses mauvaises pulsions. Comme d'habitude, elle prit sur elle et ne réagit pas. Mais cela ne pouvait plus durer.
Arriva la fin de cette période de restauration, et alors que la miss restait à la table pour ne pas avoir à croiser les harpies, le destin en décida autrement …

Alors que la jeune fille aux cheveux clairs retournait à sa salle commune, passant à proximité des cachots et des cuisines pour se rendre au tonneau de vinaigre qui était l'entrée de la salle, elle tomba sur les cinq précieuses ridicules. Essayant de les éviter, elle comprit en se rapprochant que l'heure était venue de régler les comptes. Avant qu'elle n'ait le temps de rejoindre le tonneau, une des grognasses l'interpella sauvagement ou presque :

« Bah alors Sissy, on ne dit plus bonjour à ses amies ?»

La jeune fille releva la tête, son regard se faisait hésitant, mais la haine était là, contenue par une maigre volonté qui ne pourrait que fléchir devant l'ardent besoin de vengeance, signe d'une justice qui n'avait pas encore été rendue.

« Laisse-moi passer, je veux juste rentrer au dortoir.»

Lentement, les présentes déjà regroupées fixèrent leur regard mauvais sur elle. L'une d'elle se détacha du groupe et se plaça à côté d'elle.

« C'était pas très gentil de ne pas nous prévenir que tu changeais de dortoir … c'est pas très sympa de laisser en plan ses amies.»

Alors qu'elle se rapprochait pour cracher son venin, la petite pouffy agressée se retourna et lui fit face, ignorant les autres qui gloussaient.

« Laisse-moi tranquille, dégage.»

Cela manquait très clairement d'assurance et bien que la volonté fût là, c'était encore et toujours maladroit et peu convaincant, cela ne sentait vraiment pas bon pour la miss Fjörn.
Une des harpies à qui elle tournait le dos s'avança pour la pousser à deux mains, manquant de la faire tomber alors qu'elles continuaient leur travail de sape mentale.

« Mais c'est qu'elle s'énerverait presque la petite conne ...»

Un regard furieux provint de la concernée qui voulut répondre mais n'eut pas le temps de commencer ; l'autre reprenait déjà en portant sa main à sa bouche, poursuivant :

« C'est quoi ton problème Fjörn ? »

Et des moqueries fusèrent, en cascade, sans qu'elle ne puisse rien dire. Le concerto d'insultes s'intensifia, encore et encore.
Les larmes commençaient à monter aux yeux de la jeune fille qui, dans un élan irréfléchi se lança sur elle pour la pousser et lui foutre une gifle. C’était la goutte d’eau qui avait fait déborder le barrage de toutes ces années de silence. Méchamment, Serika cracha sa colère aux présentes, qui étaient bien plus nombreuses :

« Allez toutes vous faire foutre ! Bande de ... »

Elle aurait pu leur dire qu'elle les haïssait si on lui en avait laissé le temps, mais la meute en avait décidé autrement. Une gifle claqua en retour alors qu'on lui tirait les cheveux. Vint ensuite une seconde gifle, puis on la bouscula, elle tomba à terre. Un instant désorientée, la fille aux cheveux clairs ne put rien faire qu'essayer de bouger, mais elle reçut un coup de pied dans les côtes avant d'entendre les rires et les moqueries des autres.

« Tu sais pas à qui tu t'adresses Fjörn … t'es rien pour nous, rien. Petite conne.»

Un crachat vola pour atterrir sur la joue de la Poufsouffle, qui se repliait sur elle-même comme pour se protéger. Les gloussements s'éloignèrent alors que les pleurs se poursuivaient chez Sissy. Difficile de dire si c'était la colère ou les nerfs qui prenaient le dessus, mais cette engueulade avait été difficile pour elle. Fragile, elle était vulnérable et n'avait pas supporté de se faire insulter ; pire, de se faire trahir.
Elle se recroquevilla contre le mur, s'adossant à ce dernier avant de ramener ses genoux contre elle et de sangloter. La douleur émotionnelle était bien plus grande que l'affront physique, elle n'avait plus d'amies, elle était celle que tout le monde détestait, elle était le vilain petit canard.
Ses cheveux ébouriffés et en pagaille, retombaient devant son visage, cachant la rougeur de ce dernier et les larmes qui perlaient abondamment.
Les paroles avaient été dures. Poufsouffle n'était-elle pas la maison de l'entraide, de la fraternité ? À cet instant elle avait oublié le blason, elle avait tout oublié, retour à la case départ pour elle. Elle n'avait plus rien à Poudlard, elle détestait ce lieu autant qu'elle détestait ses anciennes amies.
Elle aurait tout donné pour retourner chez elle, elle aurait tout sacrifié pour être loin de cet endroit maudit, pour être seule. Mais elle était loin de chez elle, enfermée dans une cellule close qui ne lui laissait pas d'autre choix que de souffrir en silence ou de combattre. Mais elle, elle était incapable de le faire, elle aurait voulu, pourtant elle ne pouvait pas.
Alors elle était là, à pleurer, petite fille blessée par la vie, découvrant l'infâme monde dans lequel elle vivait … La réalité était dure et douloureuse.
Elle serra ses jambes contre elle un peu plus fort, logeant sa tête au creux de ces dernières, ses bras saturant cette maigre carapace face à un monde qui la briserait en un instant.

Plus rien n'existait, son univers s'écroulait. Elle était terrifiée, blessée, humiliée … Et seule.  

« Salut, j’ai entendu des bruits alors je suis venue mais quand je suis arrivée elles étaient en train de partir. T’as l’air sacrément amochée. »

Sa voix pourtant était douce et calme, elle se voulait rassurante et amicale ce qui contrastait avec l'altercation qui avait eu lieu plutôt.  Comme entourée d'un halo de lumière, se tenait là, ce petit bout de femme. Ses cheveux blond-châtains arrangés proprement, un visage qui se voulait posé, presque souriant. Qui était cet ange tombé du ciel ?

« Moi c’est Eileen, c’est quoi ton nom ? »

Une main tendue vers la lumière … Sissy l'attrapa, et la rejoignit.


In Hushed Whispers

Serika entra dans sa chambre un peu abasourdie. Comme vide. Et pour retrouver sa consistance, au moins mentale, elle avait besoin de quelque chose. Elle mit donc un peu de musique, avant de tomber sur son lit.

Faut-il aimer pour être aimé … ou faut-il être aimé pour aimer ?

On ne le lui en avait jamais parlé, on ne lui avait rien dit. Méritait-elle d'être seule ? Elle avait pleuré à de multiples reprises, mais jamais comme ce qui allait suivre. Brisée, trahie, comme si Eileen lui avait arraché plus que son amitié, elle avait pris une partie d'elle-même. Cela lui était déjà arrivé, et une fois de plus … une fois de trop.
Une petite voix lui murmurait intérieurement :

C'est vraiment pas ta faute. Mais personne en a rien foutre d'en parler.

Ça t'arrive trop souvent de pleurer, tu n'arrives pas à être heureuse, alors pourquoi les gens s'occuperaient de toi ? Pourquoi en auraient-ils quelque chose à foutre de toi, si tu n'arrives pas à être heureuse ? Tout ça prenait sens pour elle. Elle n'arrivait pas à être heureuse, et les autres le sentaient, et personne n'a envie de se traîner un boulet à réconforter toute la journée. Si on la haïssait, c'était peut-être parce qu'elle renvoyait inconsciemment les autres à leur propre souffrance. C'était plutôt convenant de voir ça comme ça. Ça aide à accepter la réalité, d'un combat perdu d'avance. Comment tu peux rendre les autres heureux, si tu ne l'es pas toi-même. Égoïstement, on peut attendre de l’aide des autres, mais cela te fait-il avancer ? Pas du tout. Tu dois résoudre des problèmes toi-même, sinon cela fait de toi une assistée, une sombre merde. Tu es un boulet que l'on doit se traîner, tu ne sers à rien. Et tu ne demandes même pas d'aide pour t'en sortir ? Tu es quoi au juste, sinon une sous-race en fait ? Un débris, un déchet. Tu peux baisser les yeux tout ce que tu veux, c'est la vérité n'est-ce pas … et ça te fait mal. Souffre, parce que c'est la preuve que tu vis. Que tu vis ta vie de merde, ta vie de rien, ta vie de merde. Cache-toi, cache ces cicatrices, trouve-toi des excuses, tu es une lâche, tu es faible et tu mérites ce qu'il t'arrive.
Regarde cette souffrance, cette douleur, ce traumatisme, ce 'handicap', comme il serait si facile de l'appeler, parce que dans le fond, c'est une excuse de plus pour justifier ton chagrin et ta vie de merde. Mais tu l'as mérité, ma vielle. Tout ça parce que tu n'es pas au niveau, parce que t'es rien plus qu'un être oméga, une erreur, un moucheron. Là dehors, dans la nature, si c'était la loi de la jungle, ta mère t'aurais tuée à la naissance, pour éviter de se traîner un boulet, et de devoir assumer TES faiblesses. Les animaux sont doués pour ça, ils le sentent. Mais toi, regarde-toi … t'as même pas la force de faire ce qu'il faut pour remédier à ça. Y'a pas trente-six solution ma grande … et ça, la nature elle l'a compris. Mais toi … tu es moins qu'un animal, parce qu'il aurait la dignité de crever en paix. Personne te pleurera. Ou alors si, pour faire genre, mais au fond, ça sera plus une délivrance qu'autre chose, quand on y pensera après. Une fois le cercueil plié et refermé, on se dira que c'était peut-être un mal pour un bien, que tu vas dans 'un monde meilleur'. Peut-être, mais c'est pas la question, le truc, c'est qu'ils seront soulagés de plus t'avoir sur le dos. Parce que tu es un poids. Vas-y, prouve moi que j'ai tort, et fais-le … prouve que peut-être, tu n'es pas si faible que ça, et accorde toi pour une fois, une dernière fois, un peu de dignité.


Mais même ça, elle n'arrivait pas à le faire. Les mains tremblantes, les pleurs ininterrompus, pas d'excuse et une seule conclusion. Je suis faible.
Eileen ne t'aimait pas. Personne ne t'aime vraiment. Et toi, tu ne t'aimes pas toi-même. Alors est-ce que tu peux aimer ? Non. Et cela sera ainsi tant que tu n'auras pas résolu le problème.
La décision était prise. Difficile était celle-ci, douloureuse, et lourde de sens, mais si l'amitié, si les sentiments ne sont pas légitimés, qu'ont-ils de vivaces ? Qu'ont-ils de vrai ? Ont-ils seulement un sens ? Cette réponse, elle ne l'avait pas. Et elle ne l'avait toujours pas lorsque ceci fût écrit.


Retour de Voldemort.

Elle avait pouffé de rire quand ses parents avaient annoncé le truc à la maison. Le seigneur des ténèbres serait de retour. Quelle connerie, se disait-elle. Si le mage noir était revenu, tout le monde le saurait déjà, et le Ministère l'aurait sûrement senti passer. Pour elle, pas de doute, c'était Potter qui faisait le malin, et qui voulait, encore une fois, attirer l'attention. Comme si sa chance, déjà insolente, ne suffisait pas, voilà que monsieur réclamait encore un peu d'attention. Elle le détestait vraiment. Non pas qu'il s'agisse d'une personne qu'elle avait fréquenté, mais le favoritisme évident de Poudlard envers lui, ça l'agaçait, jusqu'au plus haut point. Il avait eu un coup de bol inimaginable, de survivre au sortilège de mort, et monsieur devenait une célébrité juste par un coup de chance ? C'était pas comme s'il avait travaillé, ou s'il l'avait mérité, son statut. Non, un simple coup de pot. Injuste. Un sorcier ratait un sort, et bim, une légende était née. N'importe quoi, vraiment n'importe quoi. Et à coté, Dumbledore qui agite son petit chouchou, ou pantin, en guise de preuve, et en faisant au passage du favoritisme devant tout le monde … c'était dégoûtant, à vomir.

Il avait déjà triché pour le tournoi des Trois Sorciers, ou plutôt des quatre, et voilà que c'était encore une raison de plus pour s'attirer toute la gloire et l'attention. À coup sûr, il avait soit tué Cédric, soit il l'avait sacrifié pour fuir Vous-Savez-Qui, s'il était vraiment revenu. Et en admettant qu'il soit revenu, il aurait échoué deux fois à tuer un gamin de quatrième année ? No fuckin way.
C'était aussi ridicule que d'imaginer un échange d'épouse. Serika ne voulait pas y croire, cela n'avait rien de rationnel.
Puis elle entra en formation au RCCM. Et durant les années qui suivirent, les rumeurs se firent plus présentes. Le Ministère, corrompu ? Elle n'avait rien vu. Tout du moins pas au RCCM. Oui, il y avait des nouvelles têtes un peu partout, mais en aucun cas il n'y avait de signes du Seigneur des Ténèbres au RCCM, aucun.
Il fallut attendre une affluence de demande des prises en charge au service social pour loup-garou, pour qu'elle considère la chose comme réelle et plausible. Et toujours la même version. Fenrir Greyback, une irruption, des mages noirs, une morsure, et puis s'en vont. Pour faire payer les sorciers qui les avaient combattus. Elle put assister à des entretiens, et voir la détresse d'une famille lui fit comprendre qu'il ne s'agissait plus d'un canular désormais. Une vie brisée, un sorcier qui perd son statut, pour un acte même pas de son fait … elle vit l'horreur, et ne put rien y faire. Il était revenu, personne n'était plus en sécurité, et cela l'angoissait.

(suite en bas)



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De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? Bah y'avait un vieux avec un gros point d'exclamation jaune au-dessus de lui, j'ai cliqué dessus. (de toute façon y'a toujours un vieux dans les histoires).
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Indeed Daniel Jackson.

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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 11:32


Biographie


Je collectionne des canards … vivants.


Les journées se suivent et se ressemblent. Une semaine d'observation et toujours pas de merdier à aller défaire, que dalle. Vous vous imaginez pas ce que ça peut être chiant de rester là à rien faire. Quatre papiers à remplir, un peu de lecture, et ça se limitait.
Serika était à son bureau et se demandait une fois de plus ce qu'elle allait bien pouvoir faire aujourd'hui. Le problème de ne pas être titulaire, c'est que vous avez pas le droit de faire grand-chose. Des fois que vous vous blessiez et portiez plainte, ou que vous ayez la bonne idée de vous suicider alors que c'est légèrement le job de vos rêves. C'est vrai, ça serait dommage pour le Ministère, n'est-ce pas ?
Les journées se faisaient putain de longues pour la demoiselle. D'ordinaire, les gens trouvaient à s'occuper, comme dans toutes les administrations. Il y avait les habituels inconditionnels de la discute entre collègues, le fameux commérage de couloir qui faisait fureur auprès de la ménopausée moyenne tout comme la jeune trentenaire trop précieuse pour salir sa nouvelle veste de chez Artmood. Certains optaient pour le classique jeu de cartes, simple, amusant et permettant de passer une bonne journée, mais à double tranchant. En effet, l'avantage de la piaillerie de type racontars, c'était qu'on pouvait prétendre demander un truc à ses collègues, là, si votre boss vous prend les doigts de pieds en éventail en train de faire une belote, c'était de suite plus compliqué. Mais Serika n'était pas ce genre de personne, et la discussion auprès de la machine à café lui était interdite, pour la simple et bonne raison qu'on avait absolument rien à foutre auprès d'une machine à café quand on trouve que ça ressemble à du jus de chaussette mélangé à du foutre de troll périmé. Seule option safe, et bien, la lecture des magnifiques bouquins sur les diverses créatures et êtres qu'on peut croiser dans un cas sur deux cents quarante six. Oui j'ai choisi la moyenne haute, on est pas à une vache près.

Sauf que ce bouquin sur les kelpys, elle l'avait déjà lu, et ne se sentait pas d'attaquer un truc plus costaud. Elle était donc affalée sur son bureau, le menton posé sur ses bras croisés et bien à plat sur son support de travail, avec devant elle le bouquin ouvert, et les yeux dans le vague.
Sans prévenir, la porte de son bureau s'ouvrit en grand, remuant les brancards. La gamine sursauta et manqua de tomber de sa chaise, se rattrapa à l'arrache en hurlant très fort dans sa tête un fameux *Nan c'est pas vrai, je dors pas ! *, tout en se préparant mentalement pour la suite. Le responsable de tout ça, c'était Guy, son collègue, et accessoirement son encadrant de formation.
Guy était un petit homme jovial, profondément gentil et juste, un peu bedonnant et chauve. Il affichait toujours un air enjoué et motivé, même quand un collègue lourd lui faisait une blague vaseuse sur le fait que, s'il continuait ainsi, d'ici une petite dizaine d'années il ne se verrait plus pisser. Mais le bonhomme n'était pas n'importe qui, il avait une réputation solide au RCCM. Au bureau depuis déjà une bonne vingtaine d'années, il avait été irréprochable, et serviable au possible. Autant dire qu'il était compétent et apprécié, à juste titre. Et il avait la particularité d'avoir touché un peu à tout, naviguant entre les différents services du département, il était un peu un couteau suisse, même s'il n'était pas souvent appelé sur les situations dangereuses à cause de sa condition physique de type « pierre qui roule n'amasse pas mousse mais finit au bas de la colline quand même. ».

« - Petite, j'ai croisé Baltus, ils ont besoin d'un coup de main, tu viens avec moi ? »

Elle opina du chef frénétiquement, contente de pouvoir enfin se sortir les doigts de là où vous ne pensez pas, tout du moins j'espère pour vous, sinon … vous êtes dégueulasses.

« - Alors en piste, on y va tout de suite ! »

La demoiselle récupéra sa baguette et emboîta le pas de son mentor temporaire pour rejoindre le dénommé Baltus, pour ce qu'elle pensait être un briefing.
Baltus ? Baltus Buidhe. C'était un peu l'écossais typique, vous voyez ? Un accent à couper au couteau, digne du plus beau 'u pritty face deid', une sorte de crinière viking à mi-chemin entre le blond et le début de grisaille. Et surtout un type passionné par son boulot, qui n'avait malheureusement pas eu la chance de trouver un jeune padawan. Mais Guy n'était pas pingre, il lui arrivait parfois de lui refiler la sienne, l'apprentissage n'en finissait pas à ses yeux.
Alors que le duo s'approchait de l'écossais, Serika lui fit un signe de tête silencieux, mais à sa surprise, son binôme ne s'arrêta pas, et continua son chemin. Bon bah pas de briefing donc … et la direction correspondait à la fin du service des êtres … qu'est-ce que c'était que ça encore ? Elle n'eut le droit qu'à une brève explication.

« - Baltus m'a dit que le bureau de replacement des elfes avait un souci et était débordé, donc on va s'occuper d'un petit truc pour eux. »

Son apprentie haussa un sourcil, affichant une moue interloquée puis un hochement de tête et d'épaule en mode « why not » pour lui spécifier que ça lui allait. Après tout, les elfes de maison étaient des êtres et non des créatures magiques, donc elle n'était pas en terrain inconnu. Le bureau était un endroit un peu à part, pour la simple et bonne raison que le travail qui y était fait, était à la fois très spécifique et étonnamment varié. En effet, les elfes qui étaient accueillis ici, se retrouvaient particulièrement perturbés. Ça n'était pas par hasard qu'on mettait le Ministère sur le coup, parce qu'un être habitué à la servitude éternelle, à suivre des ordres, à avoir une routine, et qui se retrouve du jour au lendemain sans rien, ça peut vite partir en cacahuète. Plus de repères, plus de maître, plus de maison, plus rien, peu importait vraiment, le résultat était souvent une grosse rupture psychologique chez l'individu, et quand on connaît un peu les manies et les pouvoirs des elfes, ça pouvait faire peur. Quand Serika y repensait, le boulot de ce bureau se rapprochait plus de la réhabilitation qu'autre chose. En d'autres mots, les membres du bureau avaient presque plus un boulot d'éducateur spécialisé ou d'assistante sociale que de force d'intervention du Ministère.

« - Donc on va où ?

« - Un appartement dans Londres. Ça fait six mois que la propriétaire est décédée et on a appris que maintenant qu'il y avait un elfe là-bas ... »

Ouais, c'était clair. Le boulot n'était pas bien compliqué, se rendre sur place, voir si le petit bonhomme était toujours là-bas, le récupérer et l'emmener au Ministère. C'était le genre de mission que la miss appréciait. Simple, peu de danger, et on avait grosso merdo tous les détails. Elle savait comment ça allait se passer : ils arriveraient sur place, toqueraient à la porte, l'elfe allait ouvrir, et ils se poseraient dans un appart nickel chrome, et Guy ferait le taff en discutant avec le petit être. Merci, bonsoir, au revoir, dis bonjour à la dame, enlève tes doigts de ton nez, pique niquedouille c'est toi la quenouille, as-tu vu ?

Fjörn hocha la tête, en signe de compréhension de la problématique. Elle était nouvelle, encore en formation, mais elle avait déjà bien pris le pieds. Pour elle, tout ça était assez intuitif, c'est un peu comme ça qu'on se rendait compte si on était fait pour le boulot ou pas. En plus, son binôme lui facilitait vraiment la vie. Le tandem tournait bien, peut-être parce qu'entre anciens Poufsouffle et passionnés, ils n'avaient pas besoin de plus pour se comprendre.
Ils empruntèrent l’ascenseur pour aller au hall et prirent une cheminée pour un lieu proche, avant de transplaner en direction de l'habitation.
La façade du bâtiment était un peu vieille. C'était le genre d'habitation qui avait été construite dans les années soixante. Un peu vieillot comme immeuble, mais le tout était décent. En revanche, on devinait qu'il restait des habitations inoccupées, vu les boîtes aux lettres qui dégueulaient de courrier.

« - C'est au combien ? »

« -Troisième. Appartement trente-sept. »

« - OK. »


D'un geste galant, le rondouillard agent du Ministère laissa passer sa jeune collègue. D'ordinaire, elle n'aimait ce genre de politesses. La galanterie n'était qu'une façade pour que les mecs matent le cul d'une nana de manière socialement acceptable. Non pas qu'il y eut grand-chose à mater sur elle, mais globalement, c'était pas sa tasse de thé ce genre de trucs. Avec Guy ça passait, il n'était pas du genre pervers. Du moins pas avec elle.
Elle arriva donc en premier à l'étage numéro trois, et chercha le dit trente-sept. Elle avait donc trouvé la porte le temps que son binôme finisse de suer dans les escaliers pour la rattraper.
Par réflexe, elle avait jeté un œil aux escaliers avant d'entreprendre quoi que ce soit, histoire que son mentor la corrige si elle n'avait pas la bonne attitude, et surtout pour avoir un backup en cas de danger.
Elle examina la porte. Rien à signaler, pas de pièges visibles, pas de signes distinctifs. Elle colla son oreille contre la porte, pour voir s'il y avait du bruit à l'intérieur. Rien du tout. Son regard suffit à en dire assez quand elle croisa celui de son collègue. Elle se retira et fit un signe de la tête en direction de la porte, comme pour interroger son collègue d'un 'on entre' implicite. Le hochement de tête interrogatif de celui-ci laissait à penser qu'il n'avait pas trop d'idée sur comment aborder la situation, mais il s'avança pour prendre la situation en main. Serika se recula, prête à sortir sa baguette au cas où.
Guy toqua à la porte une première fois. Pas de réponse. Il attendit quelques secondes et réitéra l'action, avant de décliner son identité et son affiliation au Ministère et au RCCM, indiquant qu'il souhaitait simplement s'entretenir avec le ou les occupants du dit lieu. Toujours rien.

Putain, d'entrée de jeu, ça ne se présentait pas comme prévu, et Serika n'aimait pas quand ça ne se présentait pas comme prévu. Dès qu'on sortait de ce qu'elle s'était préparée à affronter, ça la stressait. De suite elle perdait ses aises, et elle devenait tendue, suspicieuse et en proie à une réaction pas toujours très posée. Oh elle n'était pas du genre à hurler, ou à piquer une crise de colère, simplement elle se renfermait un peu plus, c'était dire, et elle lançait des regards suspicieux un peu partout, sans décrocher un mot, avec une bouille totalement fermée et la moins expressive possible.
Elle commençait à monter en pression sans réelles raisons, et sa baguette la titillait légèrement. Elle n'était pas du genre à avoir la baguette facile, mais cela la rassurait. Non pas qu'elle fut une grande duelliste ou quoi, juste savoir qu'en cas de pépin, elle était là et pouvait se révéler salvatrice. Résultat d'une éducation sécuritaire, elle se répétait les mots de sa mère, la prévision est le premier remède à un problème intrusif. C'était un des mots d'ordre de sa vie, prévenir et anticiper, pour ne pas avoir à subir … et pourtant, même ainsi, elle avait beaucoup subi.

Guy arrêta ses multiples tentatives. Il fit sauter le verrou, et les deux individus entrèrent dans l'appartement. Le premier réflexe de Serika fut de se couvrir la bouche et le nez. L'odeur qui y régnait était tout bonnement insupportable. Pas besoin d'être un surdoué pour savoir d'où cela venait, il suffisait de regarder partout. L'insupportable senteur de fiente de pigeons embaumait le merdier, c'était le cas de le dire. Les meubles en étaient couverts, et le sol était vite fait protégé par du papier journal. Le spectacle était horrible. La sorcière ne put retenir un haut le cœur, tout cela était très gerbant, et elle n'avait pas peur de l'admettre. Elle ignora tout ce que son collègue tenta de faire, n'écoutant pas ce qu'il disait. Tout cet endroit était beaucoup trop agressif pour elle, et elle était très sensible dès qu'on touchait à son petit cercle de sûreté.
Ce qui la frappa après l'odeur, c'était le froid et le manque de lumière. Toutes les fenêtres étaient ouvertes, mais certaines avaient été condamnées par des planches de bois. En réalité, l'endroit ressemblait plus à un squat qu'à un appartement de grand-mère. Quand ils entrèrent dans le salon, une nuée de volatiles s'envola par les fenêtres, dans un fracas d'ailes qui augmenta encore d'un cran le niveau de stress chez la gamine. Ses nerfs étaient à vif, son regard alarmé et tremblotant passait rapidement en revue tous les coins observables de la pièce. Même son collègue ne put échapper un petit cri de surprise.

Saisissant sa tête, la miss essaya de se calmer, sans vraiment y parvenir. Mais le plus stressant, c'était que l'elfe n'était pas là. Pourquoi diable gardait-il autant de putain de piafs dans cet endroit ? Qu'est-ce que ça pouvait bien dire ? Tout ça ne faisait pas sens. Tout ça, c'était pas prévu. Ça l'agaçait et elle commençait à trembler. Difficile de dire si cela venait du froid ou de l'état de nervosité extrême qui l'habitait.
Pendant ses pérégrinations mentales, Guy avait continué son monologue, espérant faire venir l'occupant des lieux pour discuter, même s'il était certain que jamais Serika n'irait s'asseoir sur ce qui était autrefois le canapé devant elle. Il se voulait le plus rassurant possible dans ses mots, et mêmes s'ils étaient pour l'elfe, cela aidait sa partenaire à revenir un peu à la réalité. Le salon était dévasté, bordélique et très anxiogène. Il n'y avait que quelques fenêtres, ouvertes pour la plupart évidemment, et pourtant il faisait si sombre aux yeux de l'apprentie.
Perdue dans ses pensées, elle réfléchissait à tout ça, à la situation, quand un bruit en provenance de la cuisine interpella les sorciers. Un bref échange de regard ne suffit pas à les préparer à la suite. Guy s'avança dans la pièce pour voir ce dont il s'agissait, toujours très prudent et méticuleux. À peine avait-il passé l'embrasure de la porte qu'une masse se jetait sur lui, le faisant tomber à la renverse. Serika n'eut pas le temps de réagir directement. Elle tira sa baguette pour se protéger, et ne distingua qu'après coup qu'il s'agissait de l'elfe. Il avait hurlé sur son collègue et s'était empressé de transplaner en vitesse vers la fenêtre pour s'enfuir par là.

« - INCARCEREM ! »

C'était parti tout seul. Trop vite. Et pourtant la scène se déroulait comme au ralenti pour elle. De même pour Guy, qui relevait la tête en direction de l'action, toujours au sol. La corde magique était partie, avec vivacité. Elle s'enroula autour de l'elfe, qui ne la vit venir qu'au dernier moment. L'élan magique du sort, plus la course de l'être magique suffirent à faire le reste. La fenêtre, celle-là fermée pourtant, éclata dans un fracas de verre qui résonna dans la tête de Serika. Elle vit le visage du petit être, criblé de douleur, plus que de surprise. Son expression quand il bascula au travers du verre. Avant de disparaître, du vide bien haut de ces trois étages.

La gamine s'immobilisa, plaçant sa main tremblante devant sa bouche avant de pleinement réaliser son geste. Ses jambes se plièrent d'elles-mêmes. Maintenant, c'était tout son corps qui tremblait devant l'horreur de son geste. Guy s'était précipité vers elle, la prenant dans ses bras comme pour la rassurer, et le temps s'accéléra et ralentit à la fois. Serika tomba à genou, fixant le sol de manière vide, son collègue tentant de la rassurer dans une étreinte bienveillante, mais rien n'y fit durant ces quelques secondes. Elle avait toujours cette main devant sa bouche, et dans l'autre, l'arme du crime. Elle se mit à pleurer, comme jamais elle n'avait pleuré avant. Et pourtant ça lui paraissait si loin, comme si tout ça se passait dans un rêve. Les sanglots à moitié étouffés, le vide dans son esprit et son âme, tout ça ne put résonner qu'à l'intérieur d'elle-même, alors que son cerveau implosait devant la violence de son geste, involontairement meurtrier. Le chauve récupéra doucement et délicatement sa baguette, alors qu'elle restait au sol, incapable de faire quoi que ce soit. Et en bas de l'immeuble, la carcasse sans vie du petit elfe …


Serika ne comprit pas bien la suite. Le temps était distordu autour d'elle. Une équipe arriva pour l'évacuer. Combien de temps après ? Pour elle, c'était dans les vingt secondes, mais il s'agissait en fait d'un temps beaucoup plus long. On plaça une couverture chauffante autour d'elle avant de l'évacuer. Elle ne se souvint pas de comment elle avait quitté l'appartement, ni même l'immeuble. Il y avait toujours son formateur vers elle, il lui parlait, mais elle n'écoutait pas, elle ne pouvait plus rien entendre. La seconde d'après elle était assise sur une chaise du Ministère, toujours tremblotante et le regard dans le vide, alors qu'à quelques mètres, dans la pièce voisine, dont la porte avait été laissée ouverte, son mentor expliquait la situation. On procéda à l'examen de sa baguette pour déterminer quel dernier sort avait été lancé. Une personne tenta de lui poser des questions pour l'enquête interne, mais les pleurs ne furent qu'une maigre réponse, et on comprit vite qu'il n'y avait pas qu'une victime dans l'histoire.
Après plusieurs heures, Serika se calma, resta muette un bon moment, ses collègues se relayant pour rester auprès d'elle, dans ce niveau qui ne devait même pas appartenir au RCCM. Puis elle commença à fournir des réponses courtes aux questions qu'on lui posait. Est-ce que tu veux de l'eau ? Tu ne veux pas prendre l'air ? Tu as mangé quoi à midi ? Mais son regard vide indiquait qu'il n'y avait là qu'une maigre version d'elle-même, tout juste fonctionnelle.
Le soir arriva vite, et elle ne le vit pas venir. Ses collègues lui proposèrent de la raccompagner, elle refusa d'abord, moins poliment que d'habitude. Ça va aller je suis grande, je peux rentrer toute seule. Non, elle ne l'était pas. Baltus et une collègue la raccompagnèrent jusqu'à sa porte. Elle leur dit à peine en revoir, et leurs regards inquiets suffisaient à en dire long sur l'état de la demoiselle. Ils fermèrent la porte. Quant à elle, elle se posa sur son canapé, les yeux dans le vide, comme si plus rien n'existait autour d'elle.
Après de longues minutes, elle se débarrassa de ses affaires, jeta ses vêtements sur son canapé et se dirigea vers la douche. Elle sentit l'eau couler sur sa tête, puis sur son corps. Immobile sous l'eau chaude, elle ne dit rien, toujours prostrée. Et en quelques secondes, elle tomba à genou, s'écroulant en sanglots.

Suite:
 



Ouverture de l'UPA : J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main

Mademoiselle Fjörn, vous avez l'honneur et le privilège d'être sélectionnée pour intégrer le tout nouveau dispositif de formation supérieur pour les jeunes sorciers membres du Ministère.

QUOI ?!

Elle avait recraché son jus de fraise devant la lettre qu'elle venait d'ouvrir.

NAN MAIS C'EST UNE BLAGUE ?!

Voilà déjà quelques années qu'elle était au RCCM, sa formation touchait à sa fin, elle faisait déjà partie du service, comme un membre opérant, et on la renvoyait sur les bancs de l'école. Ou plutôt de la fac. Un honneur qu'ils disaient. Connerie, elle y voyait surtout un immense complot contre elle. En y réfléchissant, elle se dit qu'il s'agissait plus d'une injustice qu'autre chose. On ne lui avait même pas demandé son avis sur la question. Elle était DEJA membre du Ministère, elle s'était farci toutes les formations chiantes, c'était pas pour tout recommencer. Non, ça non, elle ne se laisserait pas faire.
Oh, elle savait ce que diraient papa et maman. C'est une belle opportunité, profites en, ça te fera prendre du galon, et tu apprendras des trucs super intéressants. Nous on aurait aimé avoir ça, tu as de la chance. Mais elle s'en foutait de cette chance-là, elle voulait travailler, faire ce qu'elle aime.

Le lendemain, elle entrait dans le bureau de son chef, sans frapper, claquant la lettre sur la table, ayant pour la première fois de sa vie, un ton ferme et autoritaire, elle avait hurlé de manière plutôt furax, une phrase qui surprit toutes les oreilles qui eurent le plaisir de l'entendre.

« - C'EST QUOI CES CONNERIES ! »

Jamais elle n'avait hurlé au travail. Jamais elle n'avait haussé la voix. Jamais elle n'avait été agressive ou encore moins odieuse avec son patron. Et ce dernier avait bien anticipé la chose, puisqu'il n'avait pas l'air si choqué que ça de son attitude, à juste titre, la demoiselle était plutôt prévisible.

« - Mademoiselle Fjörn, je suis au fait que cela ne vous plaît guère, mais il s'agit d'une opportunité unique. Vous allez tester le dispositif d'insertion dans la vie professionnelle, en collaboration avec … »

« - MAIS JE SUIS DEJA DANS LA VIE PROFESSIONNELLE ! »

Et elle en avait chié pour en arriver là.

« - Ecoutez mademoiselle, calmez-vous, et essayez de réfléchir à tout ça à tête reposée. »

Elle le dévisagea d'un regard noir.

« - Et puis l'ordre vient d'en haut, je n'ai pas mon mot à dire. »

Serika grogna, échappa un aaaaargh énervé, elle sortit du bureau en claquant la porte. Elle n'était pas colérique, mais lorsque le feu atteignait la poudre, difficile de contenir l'explosion Serika Fjörn.
Quand elle arriva dans son bureau, sous les regards fuyants de ses collègues, elle découvrit les programmes et autres conneries. Contre mauvaise fortune … et bien mauvais cœur, puisqu'elle ne put choisir son parcours et hurla de colère chez elle, quand elle vit qu'on l'obligeait à suivre des matières moldues. Ce fut la seule fois où Serika cassa des objets de son appartement, et où elle brûla un papier officiel.

Attaque du dragon : Rompish rompish dans la caracouette

Vous savez ce qu'il y a de bien avec la reproduction des bulots ? Et bien rien. La reproduction des bulots n'est pas un sujet intéressant. Pas plus que celle des crevettes d'eau douce, pas plus que le comportement d'une truite pendant la saison des amours. Les modes d'alimentation du blaireau ne sont pas non plus intéressants, ni le pourquoi du comment les renards ont des petites pattes, ou encore pourquoi les putois ne sont pas des animaux câlins.
Et les cours théoriques de zoologie moldus, c'était un sacré ramassis de merde. Et un ramassis de merde, ça avait beau être bien ordonné, avec un petit ruban rose sur le dessus, ça restait de la merde.

Vous connaissez aussi ce sentiment, dès le réveil, où vous avez l'intime conviction que cette journée va être de la bonne grosse chiasse … Ce moment où vous vous dites, putain mais pourquoi je resterais pas sous la couette, nan ça vaut pas le coup, la journée va être chiante, et blablabla manger des chats.
Bah Serika, ce matin, avait eu une flemme monumentale, elle n'avait pas eu envie de se lever, de voir les gueules de cons de ses collègues de promo, de supporter les réflexions inutiles des professeurs de bidule machin moldu, et surtout de sortir. Mais au final, elle s'était sorti les doigts du fondement, avait enquillé comme une grande le début de journée, et s'était posée en amphi pour … pour pas grand-chose en fait. Elle était vautrée sur sa table, le menton posé sur ses bras croisés devant elle. Les yeux dans le vide, la blonde fixait le tableau d'un air hagard, elle était dans le néant distordu le plus total.
Et dire qu'il restait encore tous les autres cours.

Soupir et misère.

L'avantage de ne pas avoir d'amis, c'est qu'ils ne t'emmerdent pas quand tu glandes de la sorte. Personne pour te dire, meuf fais pas ça tu vas te faire défoncer, pas de comptes à rendre, pas à supporter l'histoire chiante de la pote qui vient de se faire larguer, ou de celle qui s'est 'gentiment' faite allongée le soir par un random beau gosse, ou d'écouter la vie nulle et sans intérêt d'un bon quatre-vingt-dix pourcent de la populace.
Oh mais si je te jure, c'était un étalon, il était … mais ferme ta gueule, on s'en fout. Et là il me dit qu'il me quitte pour … non, toujours pas, c'est de la merde et on s'en fout encore plus … Tout comme la reproduction des bulots, on s'en fout !

« - FJÖRN ! »

La blonde sursaute et laisse échapper son classique :

« - Nan, je dors pas ! »

Cherchant du regard l'origine de cet appel, elle se tourna vers le prof au tableau, mais visiblement ça n'était pas lui, vu que sa face de merlan indiquait une incompréhension notoire, pour changer. La cause de ce sursaut, c'était un collègue qui était entré par le haut de l'amphi, en tenue de combat. Serika haussa un sourcil, tentant tant bien que mal de comprendre le merdier ambiant.

« - On a besoin de toi sur le terrain, de toute urgence. »

Chérie, tu prends ton manteau et on s'en va. Ni une ni deux, elle attrapa ses affaires et quitta sa place, non sans penser au passage un bon 'allez à plus les trouducs'. Une fois sortie par la porte, elle demanda ce qu'il se passait, pour qu'on vienne la chercher en plein cours. C'était quelque chose de gros, de très gros même.

« - Il y a un dragon en pleine ville d'Atlantis, on a besoin de tout le monde pour gérer l'incident. »

Elle écarquilla les yeux en mode wtf, avant de se poser quinze milles questions. Toutefois, elle n'en posa que quelques-unes, parce que trop de pression, tout ça.

« - Attends, attends, j'ai pas le niveau pour gérer un dragon moi … »

« - Non, mais on a besoin de monde pour gérer les civils et les évacuer. »

« - C'est pas le boulot de la justice ça ? »

« - Si, mais ils sont pas formés pour réagir en cas d'attaque de dragon, donc on va donner un coup de main. »

Gérer des civils ? Elle n'avait jamais fait ça, et même si elle avait déjà vu ses collègues faire, elle n'avait pas les compétences sociales particulières pour ce genre de boulot. De ce fait, elle ne tarda pas à faire savoir son avis sur la question.

« - Mais j'ai jamais géré de moldus moi … je sais pas comment faire avec ces … »


« - Mets toi en tenue au plus vite, et on y va. »

C'est ainsi que la demoiselle se changea en plein milieu d'un couloir, dans l'urgence. Elle lâcha ses fringues civiles pour un bel équipement du RCCM, arborant le fier insigne du Ministère de la Magie, elle transplana avec son collègue directement sur les lieux de l'incident.
Pas de doute, c'était un merdier sans nom. Il y avait des civils qui couraient partout, et l'air empestait le cramé, le dragon devait avoir brûlé quelques trucs au passage.
Sur place, elle fut accueillie par des collègues, mais pas le temps de se faire la bise, il fallait agir. Le briefing fut rapide et expéditif, on ne tente rien contre la bestiole, une équipe de dragonniers était sur le coup. La priorité, c'était l'évacuation des civils et leur protection. Faute d'effectif, chaque sorcier serait indépendant et devrait évacuer le plus de civils dans la zone. Les mettre en sûreté ou les emmener à un point d'extraction, le temps que l'attaque passe. Les mots d'ordre : rapidité, discrétion et efficacité. Perte minimale requise. Après avoir donné le code pour le signal de détresse, les collègues se séparèrent, et Serika partit dans une direction aléatoire pour chercher des survivants.
Elle passa à coté de membres de la justice, quelques médicomages, avant d'arriver dans les endroits déserts, où il n'y avait pas de passants dans les rues.
Au-dessus d'elle, l'atmosphère était chaude et lourde. Elle entendait les bruits de battements d'ailes plus loin. Il ne fallait pas se faire repérer.

Visiblement, la bête était du côté du clocher, ça lui laissait encore un peu de temps, mieux valait ne pas trop se rapprocher de la zone, du moins pour l'instant. Alors qu'elle surveillait le ciel d'un œil, sa baguette dans la main, elle remarqua du mouvement devant un magasin. Elle se précipita vers celui-ci, ouvrant la porte, elle découvrit un petit groupe de personnes, recroquevillées, les mains sur la tête. Elle leva les yeux au ciel et s'approcha d'eux, son insigne bien en évidence.

« - Mais qu'est-ce que vous foutez encore là ? Transplanez loin, barrez-vous. »

Un homme à la peau foncée la regarda avec surprise sans rien comprendre, tandis qu'une vieille dame un peu déboussolée reprenait ses esprits lentement. Mais ce qui inquiétait la miss, c'était la mère, d'une quarantaine d'année avec son marmot de six ou sept ans. Elle pleurait et le gamin était là, juste à côté. Franchement, ça ne lui plaisait pas, elle sentait la quenelle arriver.
Puisque rien ne bougeait, elle renchérit, sur un ton plus ferme et passablement agacé.

« - Bon, sortez vos baguettes, on va sortir de là, je vous emmène au point d'extraction. »

L'homme bien bronzé porta ses mains à ses poches, et les sortit, vides. Rolleye. Pas un sorcier dans le tas. Et quatre moldus à gérer. Putain la barbe !
La miss ouvrit la porte, laissant sortir l'homme, puis la mère et l'enfant, avant d'aider la petite mamie, lui spécifiant au passage qu'elle ne devait pas s'inquiéter, qu'elle allait l'aider à marcher si besoin. Un bref coup d'œil au groupe depuis l'arrière. Perte acceptable ? Ok. Si elle devait laisser crever quelqu'un, derrière, dans un premier temps le gamin, c'était un boulet pour le groupe et un facteur aléatoire, ensuite la mère si vraiment il y avait un souci. Sa décision était prise.
Elle indiqua la direction de là où elle venait, l'endroit étant sûr, faisant passer l'homme en premier, puis les deux pertes potentielles, avant de fermer la marche avec la personne âgée. Serika scrutait le ciel, et il y eu du mouvement, du moins selon elle. Arrivés dans la ruelle, elle constata que la mère et le gamin n'arrêtaient pas de parler depuis qu'ils étaient sortis du magasin. Ces deux singes étaient vraiment trop cons, elle en avait déjà marre, et regrettait de ne pas les avoir laissés là-bas.
Elle se tenait accroupie, essayant de réfléchir. Une ombre passa dans le ciel, non loin. Et merde. Alors que la chose se produisait, elle cala la personne âgée contre elle, sa baguette le long du corps. Et les deux imbéciles continuèrent de parler, et s'en était trop pour elle.
À voix basse, sur un ton presque méchant, elle leur lança :

« - Mais vous allez fermer vos gueules putain ?! »

Y avait-il besoin de préciser que le silence était nécessaire dans la partie 'discrétion'. Son regard croisa celui de la mère, qui allait répondre, sur un ton agressif, et ayant anticipé le truc, elle pointa sa baguette directement sur elle, hochant la tête d'un petit mouvement. Tu veux tester ? Tu veux tenter ? Dieu, qu'elle n'aimait pas les moldus, mais encore moins les chiants comme ceux-là. Si la mère ne se calmait pas, et ne gérait pas son chiard, ça allait très mal se mettre, et elle n'hésiterait pas. L'autre femme avait dû sentir ça, et grommela avant de s'adresser à sa pénible progéniture.
Serika se tourna vers la mamie, lui adressant une parole réconfortante, du moins selon elle.

« - C'est pas très loin. Allez on bouge. »

Le groupe se releva et partit en file indienne, Serika toujours en bout de file pour couvrir leurs arrières. Après quelques dizaines de secondes, le groupe arriva à un attroupement, probablement géré par le Ministère. Reconnaissant un collègue, elle amena les moldus jusqu'à eux, les laissant pour la prise en charge, sous les grognements de la mère à propos de son comportement. Elle fut attrapée par le bras par la personne âgée, qui la remercia gentiment, lui disant qu'elle était une gentille personne. Un sourire servit de réponse, et la blonde rejoignit ses collègues, pour des nouvelles.
Le dragon venait de partir, on ne savait pas trop où visiblement, mais l'opération était terminée. Juste faire quelques rondes par équipe pour trouver d'éventuels blessés, mais rien de bien folichon. Fjörn se joignit au groupe de recherche, et participa à l'inspection de la zone. Toutefois, elle avait les sourcils froncés. Certes, elle avait échappé aux cours de la fac, elle avait participé à une mission de terrain, mais elle était désormais sûre d'une chose … elle n'aimait pas les moldus.



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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 11:44

Mais bienvenue dis donc, quelle productivité Eyes

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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 13:12

Bienvenue Pervy
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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 13:50

Bienvenue et bravo pour ta fiche
J'espère que tu plairas ici
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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 14:03

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Bienvenue sur le forum, j’espère vraiment que tu sauras t’y plaire ! Je te souhaiterais bien bonne chance pour ta fiche, hein, mais. Mais. Stare


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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 14:49

Bienvenue parmi nous ! Coeur Je vais lire tout ça avec attention, ça m'a l'air bien intéressant ! Butter


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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 14:54

Salut,

Au plaisir d'échanger des RPs absurdement longs.



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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyLun 10 Juin - 16:03

Merci à tous.

Bon courage aux malades qui vont lire. Même à Sha, tu as été prévenue.

Plaisir, je n'en doute pas, qui sera partagé, dans la longueur adéquate ;)


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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyMar 11 Juin - 17:21

BIENVENUE PARMI NOUS Heart



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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  EmptyMar 11 Juin - 17:55

Bienvenue à l'Université Paracelse d'Atlantis !
Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Si tu le souhaites, tu peux également postuler pour un job d'étudiant ou pour jouer au Quidditch.  Dernière chose, n'oublie pas de nous rejoindre sur le serveur Discord qui regroupe les membres de Catharsis pour discuter avec la communauté !

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Serika Fjörn    Serika Fjörn  Empty

 
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