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 “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.”

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MessageSujet: Re: “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.”   “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.” - Page 2 EmptyDim 18 Aoû - 17:40

Il était méfiant envers elle, et il ne pouvait que l’être. Les personnes exerçant son métier n’avaient jamais inspiré une grande confiance envers l’ancien Auror, bien que certains grands reporters de terrain eussent toute sa considération et son respect. Mais c’était bien là qu’était toute la question. Miss Verduzco faisait-elle partie de ces journalistes qui faisaient ce qu’ils faisaient avec tout l’éthique que voulait leur profession, ou était-elle comme nombre de ses confrères, à laisser l’argent et la rentabilité gouverner leur métier, quitte à sacrifier la qualité du contenu ? De plus, quand bien même était-elle une bonne journaliste, il devait pouvoir avoir confiance en elle pour ne pas révéler certaines informations, sous aucun prétexte, ce qui était de loin une question épineuse. Dissimuler au plus profond de soi une information était extrêmement compliqué. Mais il n’était clairement pas opposé à une collaboration avec la jeune femme. Il fallait avouer que toute aide concernant cette affaire était précieuse – à condition d’avoir confiance bien entendu – et également que son métier ouvrait certaines portes qui lui resteraient fermées autrement. Elle pouvait obtenir des clés qu’il ne pourrait avoir que par des méthodes qu’il préférerait ne pas employer.

- Ecoutez, je ne demande que ça, de pouvoir vous faire confiance. Toutefois, cela ne pourra se faire qu’à la longue, pas lors de cette rencontre. Si vous cherchez une piste intéressante sur laquelle travailler au sujet des MacLean, il y en a une qui me taraude l’esprit depuis l’exposition. Bien que fins connaisseurs du monde de la magie, collaborant même avec les autorités magiques de l’époque, les MacLean avaient une peur toute particulière de certaines créatures magiques. Pourquoi ? Et surtout, lesquelles ? Seules certaines les effrayaient, mais pas d’autres. Et, bien sûr, qu’est-ce que l’Effigie ? Ou qui est-ce ? Est-ce le Mal que combattaient les MacLean ? Tant de questions auxquelles il faut apporter des réponses !

Ces informations, ces questionnements, il n’avait aucun problème pour les partager, car c’était justement là-dessus qu’il voulait travailler avec la charmante journaliste. Et si elle avait elle-même déjà obtenu des informations à ce sujet, il serait ravi d’en apprendre plus. Ces questions étaient très épineuses, car il était difficile de trouver la moindre information à leur sujet. Et, comme l’avait déjà souligné la journaliste, les autorités et les chercheurs de l’UPA ne laissaient pas filtrer quoique ce soit.

Il écouta la réponse de la journaliste, revenant sur le gobelin qu’il avait été contraint d’abattre et que le système de sécurité avait appelé l’Effigie. Il buvait ses paroles, tout aussi intrigué qu’elle au sujet de cette créature. Il était clair qu’il ne s’agissait pas d’un gobelin ordinaire, mais qu’était-il réellement ? Et quel but poursuivait-il ? Certaines interrogations de la journaliste résonnaient parfaitement en lui, car il se posait exactement les mêmes. Là où d’autres le laissaient presque indifférents, car il ne croyait pas que ces pistes soient possibles. Mais peut-être avait-il tort de penser ceci.

- Oui, d’autant plus que le système ne s’est pas attaqué au gobelin de l’équipe de sécurité. Il y avait bel et bien quelque chose de particulier au sujet de … l’Effigie. Je ne sais pas du tout ce qu’il faut penser de ce nom d’ailleurs. Je ne sais pas s’il faut chercher une signification particulière derrière cette appellation. Elle a été inculquée au système par les MacLean. Il faut très certainement fouiller davantage les affaires des MacLean pour essayer de comprendre ce qu’ils cherchaient à désigner par ce terme. Je ne sais pas si cela a un rapport avec le Mal dont j’ai parlé. Peut-être. Je ne peux être certain d’aucune chose à ce sujet, autre qu’il faut fouiller les affaires des MacLean. Mais je ne pense pas que le gobelin était l’Effigie, mais plutôt une conjuration de celle-ci, qu’elle occupait son corps en quelque sorte. Ce qui pourrait expliquer son apparition assez inexpliquée dans la grotte. Peut-être l’Effigie est-elle capable de certaines choses que nous ignorons. Je n’en sais trop rien. Peut-être a-t-elle été appelée par la manipulation de l’un des objets ? Non ça ne fait pas sens, sinon quelque chose se serait déclenché lors de l’installation par les historiens de l’UPA. Mais pourquoi est-elle venue à ce moment-là ? Et que cherchait-elle ? Là est la question.

Il n’était pas sûr que ses propres réflexions n’aident réellement la journaliste. Mais, au moins, il montrait qu’il acceptait la collaboration et qu’il réfléchissait avec elle, l’incluant dans ses questionnements et son cheminement de pensée. Il n’y avait en fait qu’une seule information qu’il ne souhaitait divulguer. Le reste ne lui semblait pas si sensible, même s’il ne pouvait être sûr des intentions de la jeune femme derrière son enquête.
Elle s’interrogeait également sur l’épée qui avait été utilisée lors de l’exposition et qui avait blessé le gobelin. Matt n’avait pas beaucoup d’informations sur cette épée. Il n’était passé que brièvement dans la salle du fond et n’avait pu prendre le temps de regarder chaque artefact et les explications accolées.

- De ce que j’ai pu comprendre, oui cette épée n’a blessé que le gobelin ce jour-là. Très certainement a-t-elle été conçue pour lutter contre un Mal particulier, et plus particulièrement celui contre lequel se battaient les MacLean. Mais cela ne nous aide pas réellement quant à la nature de ce Mal. Si ce n’est que les êtres humains ne semblent pas concernés comme une menace contre laquelle cette épée aidait à lutter. En dehors de ça, je n’en sais pas plus, ni ne peux deviner quoi que ce soit sur cette épée. Je ne sais pas ce qu’il est advenu des objets et des artefacts ayant survécu aux flammes. Ils ont sûrement été mis en lieu sûr, et la grotte mise sous surveillance. En tout cas, cela me semble très probable.

Pour ne pas dire certain. Il ne voulait pas laisser trop transparaître qu’il connaissait parfaitement les protocoles appliqués par les Aurors et le Ministère de la Magie en général pour ne pas trahir la moindre once d’information sur sa véritable identité, mais il était presque certain que la grotte ne devait plus contenir grand-chose. Cela pouvait valoir le coup d’aller vérifier, tout en faisant bien attention quant à la surveillance qui pouvait s’y faire. Quant à l’épée, il n’avait aucune idée de ce qu’il en était advenu. Il lui faudrait plusieurs jours pour en apprendre plus, et finalement découvrir que c’était son vieil ennemi Sacramento qui l’avait en sa possession.
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MessageSujet: Re: “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.”   “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.” - Page 2 EmptyMer 4 Sep - 4:27

Je me demandais quand un espoir, même minime, se dessinerait dans notre entretien à la fois excitant et stérile. Il me semblait avoir fait tous les pas possibles pour détendre mon interlocuteur mais jusque-là sans succès. C’était infiniment frustrant et agaçant. Je me serais contentée d’un rien pour pouvoir me dire que cette rencontre n’avait pas été inutile mais je ne voyais poindre aucune ouverture du côté de mon hôte inquiétant après pourtant les efforts que je pensais avoir fait vers lui.

Je tentais, afin de minimiser mon échec de trouver des justifications à l’impasse dans laquelle nous semblions être arrivés. Si j’en jugeais par ses préoccupations et les précautions qu’il prenait j’avais affaire à quelqu’un et cela faisait longtemps que je l’avais deviné et qu’il me l’avait confirmé qui ne tenait pas à être connu, reconnu, identifié. Cela avait le don d’exciter davantage ma curiosité mais surtout justifiait à lui seul le cul de sac de notre relation actuelle et mon désarroi. Je tentais de me consoler en me disant qu’il devait sans doute être une personne dangereuse et que je pouvais m’estimer heureuse d’être encore en vie. Dans le domaine, il n’y avait pas beaucoup de monde qui était forcé de prendre autant de précautions. Les malfrats de toute sortes et plutôt parmi les plus recherchés ou au contraire les aurors.

Entre les deux, je ne savais pas trop à qui il était préférable d’avoir affaire. Les premiers n’avaient pour la plupart que peu de scrupules, mais avaient parfois un code d’honneur assez spécial qui les faisaient presque passer pour des gentlemen. Ils avaient en outre parfois l’envie irrépressible de se faire connaître. Sûrement la conséquence de leurs activités clandestines et peu avouable. Je supposais qu’à force de vivre dans l’ombre, lorsqu’on a la possibilité d’être en tant soi peu mis en lumière, on doit parfois céder à la tentation. Les aurors, en revanche, semblaient le plus souvent obnubilés par l’efficacité et le goût du secret qu’ils semblaient cultiver ne dérogeait pas à un quelconque appel des sirènes de la renommée. Cela correspondait assez à l’image que je me faisais de James Finnerty et pourtant j’avais l’impression que cela ne collait pas. J’avais suffisamment frappé à la porte des autorités pour qu’il en soit alors informé et aurait pu depuis longtemps prendre contact avec moi. En outre, son nom était apparu sur la liste fournie par mon sergent préféré et confirmée par la joueuse de Quidditch, je devrais dire l’ex joueuse de Quidditch. Évidemment ce devait être dans cette hypothèse une fausse identité mais tant qu’à faire pourquoi de la part des forces de l’ordre ne pas escamoter tout de suite son nom s’il opérait sous couverture. Bref de ce côté, je pataugeais, voire je m’enlisais.

Autant dire que lorsqu’il évoque la possibilité de me faire confiance ce fut comme s’il m’avait fourni le scoop de l’année et le fait qu’il mette ça au conditionnel et sur la durée, n’affadissait pas mon enthousiasme. D’ailleurs je ne boudai pas mon plaisir et il put sans doute discerner un sourire sur mon visage même s’il restait maîtrisé et dénué de triomphalisme.

“Cela me convient parfaitement. Cela impliquerait que nous nous recontactions mais cela vous permettrait de constater à quel point vous vous êtes fait de fausses idées sur moi.”

Je pouvais très bien perdre le peu de crédit que je commençais à obtenir mais je n’avais pu m’empêcher de me rebeller contre les soupçons injustes, quoique, de mon interlocuteur. Evidemment les pistes qu’il me proposait étaient pertinentes, mais pas vraiment révolutionnaires, saut peut être celle qui tournaient autour des créatures magiques craintes par les Mac Lean. Le fait que les Mac Lean ne combattent pas le mal résonnait aussi particulièrement dans mon esprit et si ce n’était pas le cas que combattaient-ils? Comme d’habitude les hypothèses les plus farfelues se frayaient un chemin dans mon esprit en même temps que je tentais de préserver ce petit fil de véritable échange qui semblait se faire tisser entre nous.

“C’est très intéressant tout cela et un peu étonnant. S’ils ne combattaient pas le mal qui pouvait-ils combattre ? J’ai un peu peur de dire une bêtise, mais intuitivement, la réponse qui me viendrait à l’esprit serait qu’ils combattaient les sorciers, chose somme toute assez courante. Mais pourquoi avoir contribuer à l’installation de la mixité ici ? Il y a de quoi faire froid dans le dos.”

En même temps que je notais soigneusement ces pistes, à la fois pour ne pas les oublier, à la fois pour faire montre de bonne volonté à l’égard de James Finnerty, j’imaginais déjà que le dernier héritier de cette famille ait fait son possible pour réunir sur Manadh le plus d sorciers possible, les identifier et les exterminer. Mon idée relevait de la parano la plus insensée et je m’attendais à être raillée, mais en même temps, ce pouvait être l’occasion para el “brujo de la sombra”, joli surnom ma foi, de se découvrir un peu. Je pouvais toujours rêver.

En même temps je tentais déjà, quitte à mettre la charrue avant le sortilège avant l’incantation, d’imagine dans quelles directions chercher pour répondre à toutes ces questions mais peut-être, mon contact avait-il déjà des idées de ce côté et des idées plus opérationnelles que les miennes car je sentais bien que je prenais mes rêves pour la réalité.

“Vous auriez peut-être idée de par où commencer ?"

Ma pauvre fille ! D’ici qu’il te réponde qu’il n’allait pas t’apprendre ton métier… Je m’attendais à prendre en claque d’amour propre mais je n’étais plus à ça prêt aujourd’hui et si cela pouvait me faire gagner du temps...

Pour une fois pourtant, j’eux l’impression d’être prise un peu au sérieux. Je sentis mon front se détendre. Depuis combien de temps mes traits s’étaient-il crispés sur notre conversation ? Je savourais la détente qui s’insinuait en moi et j’avais l’impression de pouvoir réfléchir plus librement. Était-ce lui qui se décrispait aussi et me donnait ainsi l’impression que notre entretien prenait une plus grande liberté ou bien était-ce moi qui me faisais des illusions, à cause de la fatigue que m’occasionnait la situation ou le désir qui se muait en pensée magique ? En tout cas, j’avais le sentiment que le joute de départ se transformait en échange plus constructif. Ce n’était pas trop tôt.

Après avoir paru être en complet désaccord avec moi. Les paroles de James Finnerty rejoignaient mes réflexions et j’étais fort aise de cette constatation. Les Mac Lean, leur collection, sans doute leur système de sécurité semblaient être la clé de cette affaire. Le tout était d’avoir accès à tout cela et pour le moment je n'étais pas arrivée à grand-chose de ce côté. Pourtant après le découragement qui m’avait un peu envahie jusqu’à il y avait quelques secondes seulement, je me voyais regonflée d’une nouvelle énergie, une nouvelle volonté et de nouveaux projets. Intérieurement je remerciais el brujo de la sombra de cette transformation dont il ne savait sans doute rien mais dont il était bel et bien à l’origine. J’entourai de ma mine de graphite la question qui revenait sans cesse “que cherchait-elle ?”. Retourner sur les lieux semblait incontournable mais se révélait voué d’avance à l’échec. La suite de mes réflexions je l’oralisai comme si elle occupait trop de place dans mon cerveau.

“C’est étrange comme les Mac Lean sont à la fois omniprésents dans cette histoire et désespérément absents. Il suffirait sans doute qu’ils révèlent ce qui est en jeu dans cette affaire pour que tout s’éclaire et le fait qu’ils restent comme drapés dans leur mystère pose bien des questions sur leurs projets et les rendent petit à petit suspects, comme vous le faisiez remarquer tout à l’heure…”

De plus en plus cette affaire m’électrisait de curiosité et j’étais persuadée que c’était MON affaire. Je ne suis pas stupide au point de croire que j’étais la mieux placée ni la plus experte pour la résoudre, mais en tout cas que je ne pouvais pas les événements se poursuivre sans moi même si j’avais conscience que je ne pouvais pas couvrir tous les événements de l’île. Cependant, si j’arrivais à me constituer un réseau de confiance sur l’île je pourrais peut-être ainsi me démultiplier. Evidemment, si j’en jugeais de mon fiasco avec Grace Hamilton, ce n’était pas pour tout de suite, mais je n’étais pas de celles qui lâchent le morceau aussi facilement et même si la jeune kinésithérapeute n’avait aucune confiance en moi elle n’était pas la seule habitante de l’île et j’espérais que le temps pourrait également la faire changer d’avis, savait-on jamais...

En ce qui concernait donc les réflexions de James Finnerty sur le gobelin et les systèmes de sécurité je ne pus que hocher la tête et poursuivre comme pour moi-même...

“Hum. Oui c’est bien mon avis. Il va bien falloir tenter de s’approcher de plus près de cette mystérieuse collection.

Concentrée comme jamais, la main devant la bouche, je me pinçai mon maudit nez avant de reprendre ma prise de notes, la bouche et le nez froncés devant la difficulté que tout cela impliquait. Si l’épée n’était pas dirigée contre les humains cela pouvait éventuellement nous rassurer sur son inimitié à l’égard des sorciers même s’il ne fallait rien conclure à la hâte, toute cette histoire nous le prouvait bien. Quant aux suites de l’exposition et la mise en lieu sûr des objets je ne pouvais qu’être d’accord avec lui. J’imaginais assez mal qu’après un incident de la sorte, on ne prenne pas des mesures drastiques.

“Je pourrais peut-être tenter de savoir ce qui en est advenu. Il me faudrait juste trouver la bonne personne qui contacter. Malheureusement, je suis ici depuis trop peu de temps pour connaître encore tous les arcanes de l’île... “

Encore une fois je pensai à mon sergent préféré, mais sans vouloir lui faire offense, je n’avais pas l’impression qu’il ait accès à ce genre d’informations. Peut-être par contre pourrait-il m'aiguiller vers une personne plus proche de des cercles informés. Si je ne tentais rien je ne saurais jamais. De toute façon, regonflée à bloc je me sentais à présent prête à soulever des montagnes. Parfois je me trouvais tellement versatile ! Encore les séquelles de mon éducation d’enfant gâtée je suppose ?...
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MessageSujet: Re: “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.”   “La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.” - Page 2 EmptyHier à 12:13

La confiance commençait doucement à s’installer entre eux. Disons plutôt que les conditions pour que cela arrive étaient désormais posées. Matt avait précisé à la journaliste qu’il n’était pas contre une enquête conjointe avec elle sur tout ce qu’il se passe de bizarre autour de l’île de Manadh. Elle pour son article, et lui pour comprendre ce qu’il se passait et éviter qu’un grand danger ne rode sur la population. Il n’avait pas confiance envers la journaliste, autant vis-à-vis de ses intentions réelles que de ses capacités à garder pour elle les informations trop sensibles sur lesquelles ils pourraient tomber. Mais il était prêt à prendre un tel risque. Avec ses activités habituelles, il ne pouvait consacrer autant de temps qu’il le souhaitait à la compréhension du mystère des MacLean. Alors collaborer avec la journaliste, pour qui c’était l’activité principale d’enquêter sur ce sujet, semblait la meilleure des options. Et qui sait ? Peut-être était-il trop paranoïaque sur tout ça et qu’il pourrait se permettre de lui faire confiance. L’argentine approuva les conditions et précisa qu’il pourrait ainsi voir qu’il se faisait de fausses idées quant à ses intentions. Seul l’avenir le dira.

« Non, les MacLean ne combattaient pas les sorciers, du moins pas à ma connaissance. Au contraire, ils collaboraient étroitement avec les autorités magiques de l’époque, l’ancêtre du Ministère de la Magie britannique, mais je n’ai malheureusement pas la moindre idée du sujet de cette collaboration. Et puis, même si les MacLean étaient un clan moldu, je n’ai pas l’impression qu’ils aient particulièrement œuvré à la mixité entre sorciers et moldus. Pour moi, autant du côté des autorités magiques que des MacLean, il s’agissait d’une alliance d’opportunité contre un ennemi commun. »

Il marqua une pause. Il écouta la question de la jeune femme. Une idée de par où commencer ? Elle était journaliste, réellement ? Elle prétendait être sur cette affaire, et malgré les éléments qu’il venait de lui apporter, elle n’avait toujours pas la moindre idée de par où commencer ? Il commençait à regretter son choix de lui faire confiance. Si elle n’avait pas d’idée sur la manière de faire avancer son enquête avec tout ceci, elle ne devait pas être une très bonne journaliste. Ce qui serait étonnant. Les mauvais journalistes n’étaient pas des reporters internationaux, on préférait les garder à la maison. Non, quelque chose n’allait pas. Cette question si naïve cachait quelque chose, et il n’aimait pas cela. Il préféra directement préciser. « Si vous n’avez pas la moindre idée d’où commencer, je commence à douter que connaissiez réellement votre métier. Moi qui pensais que les reporters savaient mener une enquête, même dans des cas aussi compliqués que celui auquel nous avons affaire » dit-il sarcastiquement, autant pour montrer qu’il ne fallait pas jouer avec lui que pour la blesser dans son amour propre. Si elle en avait un tant soit peu et qu’elle pensait être une bonne journaliste, elle devrait rapidement rectifier le tir. Autrement, ce serait le signe pour lui qu’il faudrait rapidement mettre un terme à cette entrevue et à la collaboration susmentionnée.

Et il y avait du travail, semblait-il. Matt ne comprenait pas la journaliste qu’il avait en face de lui. Depuis combien de temps était-elle sur l’affaire ? Les informations qu’elle semblait manquer étaient pourtant capitales, et à la base de tous ces problèmes qui frappaient l’île et sa population. Les MacLean n’étaient plus. Ils avaient quitté Manadh il y a bien longtemps de cela. Et si la menace ne se trouvait qu’ici, nul doute que les descendants de la famille, s’il en restait de vivants, ne devrait pas avoir la moindre idée de ce dont tout retourne ici. Il préférait faire fausse route, mais tout semblait indiquer qu’il en était ainsi. « Les MacLean ne sortiront pas de leur silence. Ils ont abandonné l’île il y a deux siècles, et je n’ai pas entendu parler d’un descendant encore vivant. Ils ne nous révèleront donc rien du tout, à moins de trouver un tableau ensorcelé de l’un d’eux. Je ne sais même pas si cela est possible. Les sorcières et les sorciers sont restés si longtemps dans le Secret, il est difficile de savoir si l’on pouvait transférer la conscience d’un moldu dans un tableau, comme on peut le faire pour une sorcière ou un sorcier. »

Même s’il trouvait les questions de la journaliste d’une grande naïveté, cela lui faisait du bien d’y répondre. Cela lui permettait de se questionner à son tour, de faire le tri dans les informations, dans ses raisonnements. Cette entrevue n’aura pas été une perte de temps, quoiqu’il en ressorte. Elle lui aura au moins permis de clarifier certaines de ses idées. Il continuait de se demander comment il pourrait avancer, explorer ces pistes, suivre ces idées, sans les ressources nécessaires, autant financières qu’en temps. Ou même faire sauter les restrictions d’informations. Quand il était au Bureau, il aurait eu tout cela. Là, il devait se débrouiller tout seul, en collaborant avec les gens qui l’accepteraient, saisissant les opportunités qui se présentaient à lui.

« Vous devriez fouiner du côté de l’UPA pour cela. Les historiens y travaillant doivent bien savoir où a été déplacée la collection, et peut-être même pourront-ils vous donner des informations supplémentaires qu’ils auraient pu mettre à jour. »

Il marqua une pause. Il était satisfait de la tournure qu’avait prise leur entrevue et des pistes qu’il avait offertes à la journaliste. Toutefois, il ne pensait pas utile de faire durer cette entrevue. Il ne savait pas si la journaliste était incompétente, trop naïve pour traiter un sujet aussi complexe, ou si elle n’était que depuis trop peu de temps sur cette enquête. Il voulait lui laisser le bénéfice du tout, lui laisser le temps de se renseigner, d’enquêter de son côté, de comprendre les tenants et aboutissants de ce qu’il se tramait. Lui-même n’en avait pas vraiment la moindre idée, et c’était pour cela qu’il cherchait à collaborer avec elle. Seulement ensemble pourraient-ils davantage avancer, pensait-il. « Je pense que vous avez déjà de quoi faire avancer votre enquête. Je vais vous raccompagner, et nous nous reverrons plus tard, quand vous aurez pu avancer. »

Il ne lui laissa pas vraiment le choix en fait. D’un coup sec du poignet, il agita sa baguette en direction du carnet de la journaliste et de son stylo pour les ranger dans son sac. Un deuxième coup sec vint éteindre la torche. En un rien de temps, il enfila sa cagoule et se leva pour s’approcher de la journaliste. Il saisit son avant-bras et transplana, l’entraînant avec lui. Ils atterrirent en centre-ville, non loin du Scottish Inn. Malgré l’heure avancée de la nuit, la jeune femme ne devrait pas craindre grand-chose dans les rues environnantes. Il plaça la baguette de la jeune femme dans sa main tout en disant « Faites attention à vous ». Il transplana à nouveau, pour réapparaître une rue plus loin. Il retira sa cagoule et courut jusqu’au croisement avec la rue du Scottish Inn. Il observait la journaliste de loin, et continuerait à faire ainsi jusqu’à ce qu’elle soit rentrée chez elle.
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“La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.”
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