Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Constellations ON/OFF
Catharsis
A Tale of Muggles and Wizards

Catharsis :: Hors-Jeu - Personnages :: Présentation des Personnages :: Résidents d'Atlantis・Autres :: Fiches validées - Résidents d'Atlantis・Autres
 

 Léandre Rosier – « La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »

Aller en bas 
AuteurMessage
Léandre Rosieravatar
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t25-leandre-rosier-la-haine-Messages : 2476 Points : 679
Pseudo : Bruleciel
Avatar : Gaspard Freak Ulliel
Crédits : Melody (avatar), Ariane (signature)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Entre le manoir Rosier en Ecosse et la Roseraie en Angleterre.
Patronus: Un Lion. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Informations diverses:
MessageSujet: Léandre Rosier – « La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »   Lun 5 Déc - 10:07

Léandre Clarence Rosier
Informations civiles
Nom : Rosier. Un patronyme de l'aristocratie sorcière - dont la préciosité évidente imprègne certains registres vantant la pureté d'un semblable lignage.
Prénom(s) : Léandre Clarence. Le lion supposé clairvoyant ; mais qui ne l'est pas tant.
Date de naissance : 22 mars 1971. Une époque révolue et lointaine.
Âge actuel : 29 ans. A l'aune d'une nouvelle décennie. Coûteuse en temps, en plans et en espoirs. La trentaine lui glisse même quelques frayeurs la nuit.
Métier : Auror. Plus exactement, un agent du Ministère. Un combattant. Employé, désormais, pour faire régner un semblant d'ordre dans ce monde chaotique.
Alignement politique : Membre du Sacre.
Informations Magiques
Origines : Sang-Pur. Rutilant. Scintillant. A la fragrance capiteuse des contrées de l'Albion, en apparence. Mais quelques entrelacs français viennent troubler cette aubade à la couronne.
Baguette : Bois de prunellier, crin de licorne. 30,5 centimètres. Légèrement souple.
Patronus : Vraisemblablement, un lion. Le Roi dans sa toute puissance - égoïste et grondant dès lors qu'il peut le manifester. Mais protecteur, aussi. Combattif. Brave.
Épouvantard : Lui, privé de magie. Privé de puissance. Inutile. Cassé. Oublié. Dispensable, en somme.
Miroir du Riséd : Une épouse - une guerrière belle, impitoyable et loyale. Avec un bébé. Un enfant de son sang et de sa chair pour perpétuer la lignée. Perpétuer la magie.
Ancienne école/maison : Poudlard. Ancien Serpentard. Entre septembre 1982 et juin 1989.

   
Descriptions
Caractère de votre personnage
   
Héros – Personne qui se distingue par ses exploits ou un courage extraordinaire.

« Il est amusant de voir comment ce mot peut parfois vous coller à la peau. Se nimber dans les entrelacs de votre cuirasse de chair et d'os ; s'imbiber des relents capiteux de la sueur et – même –  s'imprégner de l'essence courbe de vos pores indélicats. Vous n'avez pas eu le choix, en vérité, ni le temps de réellement réagir : le terme s'est accaparé votre nom. Vous n'êtes plus. Du moins, ce que vous étiez avant n'est plus. Ça c'est éteint. Dissout. Avalé par la gueule béante de lumière du grec. Fichus hellénistes – ils pouvaient pas s'en tenir à Troie, n'est-ce pas ?

Votre vous n'est plus exactement vous. Mais l'image que tous s'imaginent quand ils vous croisent. La représentation semi-divine de vos actes. De vos paroles, parfois. Le fantasme, aussi – ce souffle libidineux qui se glisse dans le creux de l'oreille et susurre des serments qui seront tous sauf inviolés. Toutes ces choses qui ressemblent à des dorures mais qui s'effritent sous vos doigts au moindre mouvement.

On vous vante à l'éternité, mais, finalement, c'est elle qui vous dévore. » – Léandre, été 1998.

La gloire est une auréole écrasante, que le premier né de Camille Rosier porte sur ses épaules avec l'assurance d'un lion – d'un roi. Oh, il ne faut pas se fourvoyer : il émets quelques grognements à ce sujet, mais plus pour le principe que pour véritablement s'en plaindre. Cette ardeur dorée est tout autant un cadeau du destin qu'un poids contraignant. Après tout, il est un enfant de l'aurore – ce sont des choses qui se supportent, se savourent et s'embrassent avec la dévotion d'un fidèle dans les premières lueurs du jour.
Et il ne porte pas ce triomphe par mégarde ou par témérité : des louanges lui sont vraiment adressées depuis la chute du Seigneur des Ténèbres. À lui, mais aussi aux autres : il oublie juste, généralement, de le mentionner. Il faut croire que ce serait contraignant de partager un peu de prestige avec ses pairs – quoi qu'il admet bien la chose pour Ariane.

Mais Ariane n'est pas quiconque : elle s'orne du même sang que le sien. Elle partage sa foi. Ensemble, ils sont les guerriers saints en chasse des ombres faméliques. Le monde va ainsi. Elle a toujours été sa partenaire – sa moitié. C'est un fait qu'il ne lui viendrait pas à l'esprit de remettre en cause.

Ce n'est pas le seul, d'ailleurs. Remettre les choses en perspective n'est pas spécialement une qualité qui lui sied avec délicatesse. Si ses pensées sont tournées en un certain sens, c'est pour une bonne raison. Une volonté divine. Une boussole céleste qu'il serait malvenu de dénigrer. Et puis, voyons : Léandre ne peut pas se tromper. C'est impossible.

Ce serait, même, catastrophique.


Foi – Attitude de l'homme qui accepte et tient pour vraies des réalités qui sont maintenant invisibles, ou incontrôlables.

« Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'en converser davantage. Cet aspect de notre lignage n'est pas très apprécié de nos confrères anglais – même si je l'avoue, il est notre point fort par-delà le temps et l'espace. Dieu nous a toujours guidé vers le chemin de la grandeur : et c'est sous son égide que nous combattons les forces du mal.» Léandre, automne 1998.

Le propos est manichéen alors que la pensée qui en résulte est plus vive. Ambivalente. Intéressée. Quant à la foi qui en découle – celle en un Dieu unique et révéré – elle est définitivement intime et précieuse. Un chuchotement des cieux conservé dans l'obscurité protectrice du silence et des prières. Léandre ne l'affiche pas effrontément au-devant de tous, loin de là : seuls ses semblables connaissent la vérité. Une vérité partagée par tous les héritiers des Rosier – dans une certaine mesure, évidemment.

Mais les faits sont là : Léandre ressemble par bien des aspects à un templier. À un guerrier saint dont la mission ultime est l'éradication des mages noirs. Ce fardeau plusieurs fois centenaires, il le partage avec ses sœurs et ses cousines. Sans ciller ni douter. D'autant qu'il n'éprouve ni regrets, ni remords, ni culpabilité ; si son devoir nécessitait des actions douteuses, il s'y adaptera.

Le pragmatisme l'emporte sur le sentimentalisme. Toujours.

Quoi qu'il tourne généralement les éléments à son avantage : même quelque chose d'aussi estimable que la foi. Ce qui compte, c'est lui. Ce qu'il peut en tirer. Ce qu'il peut, assez ironiquement, justifier. Glorifier. S'approprier. Oh, en effet : Léandre est égoïste. Individualiste. Assurément narcissique. Ce qui ne représente aucun intérêt est ignoré au mieux, raillé au pire.

Même s'il ne laisse guère paraître ce pan de sa personnalité – du moins, pas sans modération essentielle à toute vie sociale. Car l'Homme est un animal sociable, c'est connu. Et, même si son caractère enflammé et directif – tyrannique – tend à instiller de la distance auprès de ses pairs, il sait aussi faire montre d'humour, de joie et de sympathie. Contrairement à nombre des héritiers de l'aristocratie, le contact envers autrui lui est facile. Tout comme la camaraderie.

Le rire ; franc et éclatant.

Il ne fait que profiter des bienfaits du destin et du moment. Car, s'il sait s'attacher et aimer avec évidence ou tendresse, Léandre sait aussi sentir le vent tourner. Ses alliances sont donc perpétuellement mouvantes et alambiquées. Ses amitiés aussi... Bien qu'il n'ait jamais dépassé la limite de sa propre cohérence. Plutôt mourir que de se ranger aux ténèbres – tant pis, alors, pour la survie. Cette décision lui a énormément coûté, par le passé (enfin, c'est ce qu'il dit).


« Montrer imprudemment ce qu'il y a de plus vulnérable dans notre sensibilité, c'est inviter à y frapper. Achille, le demi-dieu, n'avait mis personne dans sa confidence » – Sophie Swetchine.

Et c'est là toute l’ambiguïté de l'affaire.
« Des faiblesses ? Voyons, raisonnez-vous. Je ne possède pas ce genre de choses. N'importe qui vous répondrait ça. » – Léandre, lors d'une conversation animée de l'été 1999.

Il a beau vouloir en jouer et s'agiter tel un fauve en son territoire, Léandre reste un homme. Faillible. Corruptible. Influençable. Soumis à des pulsions et des désirs qu'il ne maîtrise pas toujours. Comme le courage – cet héroïsme auparavant évoqué avec amertume – qui lui vaut de se jeter dans la mêlée sans foncièrement y réfléchir. Qui lui vaut de vouloir protéger, coûte que coûte, l'âme innocente de ses semblables sorciers. Plus particulièrement des enfants – il adore, réellement, cette jeunesse fragile et rêveuse. C'est son secret ; son talon d'Achille. Il ne supporte pas les pleurs et les cris enfantins : et la seule pensée de devoir en entendre des râles interminables et torturés le pousse à la folie.

Mais il sait, hélas, que ce sont des choses qu'il ne peut pas toujours décider. Que le devoir l'emporte sur de pareilles limites. Que, parfois, il doit ranger de côté son ego pour se dévouer à une cause ultime : préserver le monde magique. Déjà pendant la guerre contre Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas-Le-Nom. Désormais contre l’engeance moldue.

Il n'est pas Auror pour rien, après tout.


Courageux – Égocentrique – Narcissique – Avenant – Pragmatique – Intéressé – Ambitieux – Ambivalent – Hypocrite – Narquois – Fourbe – Tempétueux – Autoritaire – Amical – Croyant – Justicier, la plupart du temps – Tendre – Caméléon social – Déterminé – Particulièrement entêté – Très physique – Combatif – Confiant – Faussement poli – Manipulable en certains points – Bon vivant – Exigeant – Hardi – Arrogant – Attentif en toute occasion – Excessif, parfois – Ferme – Fougueux – Pour le moins Impatient – Sait être Guindé – Malicieux – Désordonné, sauf pour ses collections – Relationnel – Sociable – Tricheur – Protecteur – Félin
   
Informations importantes
   
⏏️ Il porte une cicatrice immonde et dérangeante, tout le long de sa jambe droite. Elle n'a rien d’héroïque, ni de charmant : c'est une blessure de guerre dans toute son horreur.
⏏️ Il possède une mémoire eidétique (dite « photographique »). Qui lui colle d’innombrables migraines. Même si elle lui est très pratique.
⏏️ Une croix en bois avec des dorures, abîmée par l'usure, orne en permanence sa poitrine. Elle est attachée à une épaisse chaîne en or qu'il n'enlève jamais. Pas même pour se laver. Pour autant, il ne montre jamais cette chaîne à quiconque : elle est en permanence sous ses vêtements.
⏏️ Un pendentif d'or rutilant orne son cou. Une montre camouflée derrière un étau d'arabesques et de roses gravées s'y rattache. Il s'en sert souvent pour vérifier l'heure. Même compulsivement – pour meubler le temps.
Goûts
   
⏏️ Il aime jouer aux cartes. Vraiment. Même s'il se fait plumer à chaque fois – la défaite à ce jeu est amusante, pour lui. D'une façon un peu malsaine, parfois.
⏏️ Il collectionne, dans le plus grand secret, d'innombrables fioles de sang. Ce liquide de vie le fascine à un point effrayant. Même pour lui. Surtout, pour lui.
⏏️ Il aime le Quidditch. Plus jeune, il a joué en tant que batteur pour son équipe. Cogner. Cogner. Cogner. Un rythme alléchant à dominer.
⏏️ C'est étrange de le dire ainsi, mais : Léandre n'a aucune difficulté à éprouver du désir pour les hommes comme pour les femmes. Cela dit, il préférera briser sa baguette plutôt que de l'avouer. D'autant qu'il a toujours traité ses conquêtes masculines d'un soir ... Avec beaucoup de mépris. Mais, parole contre parole, il a toujours gagné. Qui voudrait croire, de toute façon, une pareille chose d'un fils de l'aristocratie ?
⏏️ À l'époque de Poudlard, il adorait la Métamorphose et les Potions. Il s'en sortait également très honorablement en Défense contre les Forces du Mal : à force de travail et d'exaspération, il est parvenu par deux fois à obtenir des O dans ces trois matières (BUSE & ASPIC). Autant dire que pour le reste, c'était le bordel le plus total. Dès qu'une matière ne lui apportait rien, il se comportait en élève distrait et désintéressé.
⏏️ Il a tenté de devenir animagus, par le passé. Mais il n'y est pas parvenu. Jamais. Pas assez patient. Ni suffisamment performant. Alors, littéralement fou de colère, il a décrété qu'il n'y reviendrait plus. Et il tiendra cette promesse jusqu'à la tombe. Autant qu'il éprouvera une brûlante jalousie à l'égard de ceux qui y seront parvenus.
⏏️ Léandre est un très bon vivant : il aime boire et manger. Festoyer. Profiter des mets culinaires les plus fins ou les plus exotiques qui soient. Et ce, même si quatre verres d'alcool suffisent à le rendre extatique. Ou, encore, qu'il ne supporte pas les piments.
⏏️ Sa mémoire exceptionnelle aidant, il aime à se rappeler des paysages ou des situations de sa vie. Se laisser noyer dans l'émotion, brièvement, puis repartir de plus fort vers le présent. Vers l'avenir. Car, s'il chérit ses souvenirs, Léandre est surtout un homme tourné vers le futur.
⏏️ L'absence d'héritier, en dehors de lui-même, est quelque chose qui lui pèse. Il a déjà songé à adopter un jeune sorcier … Mais ce n'est qu'une idée, pour le moment.
⏏️ Il est vraiment très attaché à Ariane.
⏏️ Il adore les enfants et, devant un bébé, il se sent littéralement fondre.
Rêves & Ambitions
⏏️ Si l'on s'en tient aux souhaits familiaux : il devrait – doit – trouver une épouse pour le seconder et assurer la perpétuation de son nom. Oh, ce n'est pas quelque chose qui le gêne, surtout qu'il n'est pas particulièrement volage. Mais entre ses études et la guerre des sorciers, il n'a … Jamais vraiment eu le temps de s'y pencher. Et puis, ce serait une formidable occasion de confirmer son allégeance à la communauté sorcière : pourquoi pas une Sang-Pur progressiste ? Une Sang-Mêlée ? Grand Dieu, une Née-Moldue ! Pourvue que cette union lui rapporte quelque chose de tangible. Une alliée. Des alliés. Un fils. Une fille. Le reste n'a pas d'importance.
⏏️ Si l'on se tourne vers ses souhaits : il veut le pouvoir. Pas la fortune – il la possède déjà. Mais la position. La vénération. Être le chef du bureau des Aurors. Se montrer protecteur envers les Sorciers. Et … Ferme avec cette risible engeance que sont les moldus.
⏏️ À choisir, il aimerait même que les moldus disparaissent. Parce qu'ils représentent une menace à ses yeux … Bien trop plurielle et écrasante. Cela dit, il n'osera pas l'avouer à ses pairs. Il se doit de paraître neutre.
⏏️ En attendant, préserver la magie est une très belle occupation.

   
Histoire de votre personnage
> Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la famille Rosier, je vous invite à jeter un œil sur notre Google Doc. <


Léandre a vu le jour au sein de l'aristocratie sorcière, le 22 mars 1971. Il est le fils du Sang-Pur Camille Rosier, ouvertement en conflit avec son propre père – le tristement oublié Gaspard, dit Rosier Senior. Sa mère, quant à elle, est rattachée au lignage Nott. Ces deux familles sont relativement connues au sein de la communauté magique d'Angleterre – elles sont même inscrites sur le registre des lignées à la pureté du sang avérée.

L'opulence y est ainsi une habitude dûment entretenue : et les enfants qui naissent dans de semblables carcans sont couverts de pourpre et d'or dès leurs premiers mots. Ils sont choyés. Adulés. Leurs existences ne se résument pas seulement à des noms ajoutés à un arbre ployant sous un poids millénaire : ils en sont plutôt l'avenir. L'effort anticipé vers lequel toutes les attentions se portent et se confirment en de rutilantes alliances. Léandre n'est pas uniquement né dans une toile étroite, autrefois tissée par ses ancêtres. Il a également grandi au-dedans de cette dernière.

Dans le respect de la tradition Rosier – la vraie, pas celle détournée de son chemin et bafouée par la lâcheté de Gaspard ou la folie d'Evan. Dans la vénération de la quête légendaire de leurs aïeux, bien qu'elle fut davantage histoire contée que réalité fondée. Léandre a été éduqué en ce sens, sous l'égide d'un père dont toutes les actions se tournaient vers un monde sorcier plus juste. Plus tolérant vis-à-vis des siens. Plus respectueux de la magie en son sens premier.

Et la foi catholique, propre aux lointaines affiliations des Rosier aux Della Rovere, s'est instillée petit à petit dans son cœur. Dans le même temps que le fils tant attendu s'attachait à Ariane – cette sœur qui n'en était pas une, mais qu'il adorait avec la ferveur que seul un sang similaire pouvait réclamer.

À bien des égards, il la considérait déjà comme une partie de lui-même. Un fragment de son âme – une jumelle sans l'être. Trois ans les séparaient, pourtant ; ce temps n'a seulement jamais réussi à vraiment s'immiscer entre eux.
Et puis, la fragilité généalogique de son aînée n'a fait que renforcer cet affect brûlant. Dans l'espoir, pleinement inconscient, de la préserver et de la rattacher un peu plus à leur famille. De sorte qu'elle a toujours été son point faible. Blesser la délicate Ariane revenait à le blesser lui – et cela se savait.

Son père avait beau avoir recueilli l'infante – Evan ne s'intéressant guère au substrat féminin qu'il avait engendré – il était connu de tous que Ariane n'était pas sa descendante directe. Qu'elle était un joyaux à la qualité certaine, certes, mais née hors des entrelacs sacrés du mariage. Hors de l'attente écrasante des us et coutumes de l'aristocratie sorcière.

Peu en avait importé à Camille, en vérité. Ariane était une Rosier. Cela ne se négociait pas – pas plus que sa décision lorsque ses bras s'étaient penché vers le nourrisson délaissé. Personne n'avait rien dit, de toute façon. Evan se désintéressait de l'affaire. Gaspard ne trouvait rien à redire – la mère était une Sang-Pur, après tout. Les autres se contentaient d'observer la chose de loin.

Ce n'était pas la première fois que Camille Rosier agissait différemment de ce qui était attendu.

Alors, Ariane avait été choyée. Élevée avec lui. Avec eux. Elle était là. Elle avait toujours été là. La naissance de leurs deux sœurs, Honoria et Ombeline, ne fit qu'ajouter des membres à leur fratrie. Quant à Alban, dont la pureté des origines restait diaphane et incertaine, il fut emmené dans le lointain par sa génitrice. Léandre se trouva donc être le seul fils – le seul héritier.

Aux côtés de ses apparentées, il devint un lion. Le roi en son territoire. Égoïste. Protecteur. Autoritaire. Aimant. Il n'avait que neuf ans : et déjà toute l'arrogance du monde bourdonnant dans ses veines.

Et un regard bien trop attentif.

Plus que n'importe quel autre enfant, il se sentait élu. Favori. Désigné pour succéder – plus tard – à une tâche colossale dont il ne comprenait pas même les mots. Alors, les rouages ? Ses aînés tentèrent de le maîtriser et de lui asséner les notions de quiétude. De diligence. Or, Léandre était tout sauf un sage érudit qui s'en tenait aux ordres donnés. Il aimait effectivement en formuler – mais rarement en recevoir.

Pourtant, l'effort continuellement déployé par son père et son – risiblegrand-père parvinrent à calmer l'obstination indisciplinée de sa jeunesse. En apparence. Dans les banquets. Les représentations. Toutefois, à la moindre opportunité : il fuyait vadrouiller dans le parc du manoir, pour se conter d'épiques confrontations avec Ariane. Ils imitaient les Aurors vantés par les récits familiaux surannés, en d'innombrables jeux.

Puis, ils retournaient à leurs devoirs. Leurs études. C'est à cette période que Léandre se mit à détester le grec ancien. Et que sa moitié d'âme quitta sa proximité pour rejoindre Poudlard.

« Poufsouffle » Comme son – leur père. Les années qui succédèrent à cette annonce se trouvèrent difficiles à supporter. Léandre s'ennuyait. Se perdait souvent dans le dédale interminable de la demeure Rosier, jusqu'à tomber en des coins sombres et austères. Lorsque la missive tant espérée lui parvint, l'ambiance se fit fête. Mais personne n'avait jamais douté de ce fait – il avait toujours correspondu aux critères retenus. C'était seulement, que … Sa mémoire était bien trop vive.

Le décès de son oncle et de son grand-père ? Il ne s'y intéressa pas. Ils étaient corrompus par la magie noire. Ils méritaient leur sort. Leur lignage était désormais lavée de cette présence infecte – tout comme le monde magique était libéré du Seigneur des Ténèbres.

La joie envahissait tout. Resplendissait. Brûlait. Dévorait le secret.

Septembre 1982 arriva enfin : avec lui, l'entrée de l'héritier Rosier dans les murs plusieurs fois centenaires de Poudlard. Tout s'y déroula comme cela peut être mille fois contés : seul le passage du Choixpeau se montra délicat. Il y eu un doute. Une discussion – à peine quelques instants, cependant. Car Léandre était obstiné et il ne démordait pas de son choix. Gryffondor ? Il jura Serpentard. Et ce fut donc la maison de Salazar qui l’hébergea.

La scolarité qui en résulta se trouva être une période agréable et amusante. Des amitiés se tissèrent et s'effritèrent, comme partout. Il y eu des rencontres, tard le soir, au coin d'une alcôve. Des baisers échanges et quelques souffles empressés – les joies de l'adolescence naissante. Des aventures menées en des coins condamnés et des réprimandes maintes fois acceptées – parce que Léandre n'était pas toujours raisonnable. Les enseignements promulgués ne retinrent son intérêt que pour trois matières nécessaires à ses souhaits les plus chers : devenir Auror et perpétuer l'héritage familial. Le reste, il s'y attela par la force des choses. Mais ce fut une belle catastrophe.

Hélas, dans le même temps, la situation au Royaume-Uni devint périlleuse. Et l'annonce qui s'en fit le reflet, éveilla des peurs en tous. Le secret n'était plus seulement dévoré : il était brisé. Les moldus savaient. Léandre éprouva de la peur. Une vraie peur. Étouffante. Sauvage. Primaire. Il craignait pour la survie de la magie.

À partir de là, les années défilèrent. Il protégea Ariane jusqu'à son départ et prépara l'arrivée progressive de ses sœurs. On ne pouvait décemment pas oublier le passage d'un Rosier – c'est ce qu'il se disait, piqué par une fierté impertinente. Puis, quand ce fut son tour, il quitta le château pour poursuivre en la même formation que son aînée. Ils deviendraient des Aurors.

Et c'est ce qui arriva. Ils triomphèrent. Ensemble. Ils rejoignirent les rangs des défenseurs de la magie. Ils allaient la préserver du mal – quel qu'en soit son visage.

Harry Potter. Le nom de cette figure iconique revint au-devant de la scène. Poudlard aussi. De sombres tractations étaient menées là-bas, même si Léandre n'en comprenait pas tous les tenants et les aboutissants. Les choses ne firent qu'empirer au fil des années, mais il se garda bien d'être séditieux envers ses supérieurs – et plus encore, le Ministre de la Magie. Son côté dissident s'était grandement apaisé, d'autant que la situation nécessitait une cohérence d'ensemble qui ne tolérait aucune insubordination.

Et, lorsque que la vérité éclata, il était déjà trop tard. L'année des ténèbres, ou Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas-Le-Nom domina les sorciers, Léandre n'eut pas d'autres choix que de fuir. Encore aujourd'hui, il se remémore sans peine la scène de leur départ : Camille avait quitté l'aurorat depuis cinq ans, au profit d'un poste au sein de la justice magique. De fait, il ne venait que l'après-midi au Ministère de la Magie – et heureusement, pour ce jour précis. Dans l'une des allées pavées, ses deux aînés vaquaient à leurs occupations quand des ombres se matérialisèrent au-loin, menant la première attaque.

Le chaos devint rapidement évident. Imparable. Les possibilités se réduisaient de seconde en seconde. Ils n'avaient plus le choix. Léandre attrapa les doigts d'Ariane et l'entraîna à sa suite, jusqu'à une cheminée de téléportation. Ils abandonnèrent les lieux. Se retrouvèrent en un endroit qu'ils ne connaissaient pas. Puis, ils cédèrent à l'instinct de survie et transplanèrent. Pas chez eux, évidemment.

Cela dura des jours. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur des « rebelles ». Étaient-ce des membres de l'Ordre du Phénix ? Des maquisards d'une factions résistante sans nom ? Ils ne surent jamais la vérité – et, à dire vrai, elle ne les intéressa pas. Mais ils participèrent à toutes leurs actions pour lutter contre le Seigneur des Ténèbres et les mangemorts.

Sabotages. Vols. Assassinats.

Jusqu'à la grande bataille dirigée contre Poudlard et l'élu Potter. Qui ne s'y rendit pas ? Léandre combattit aux côtés de ses alliés du moment. Puis, à la fin de l'affrontement – alors que le héros de la lumière affrontait celui des ombres –  il fut touché de dos par un puissant sortilège. Avec une précision édifiante, il se souvint du décor que son corps survola. Puis de la couleur du mur déchiré qui manqua de lui briser la jambe.

Aujourd'hui, il lui en reste une marque affreuse. Monstrueuse. Qui le fait boiter en cas d'épuisement généralisé.

Des mois passés à Sainte-Mangouste, il n'en conserve que des images diffuses et détestables. S'imaginer incapable – le corps morcelé et inutile – a été une des pires épreuves de sa vie. Par chance, et soins constants, il finit par s'en remettre et récupérer sa place. Même si les séquelles marqueront à jamais les interstices de son corps.

La victoire obtenue dans le sang et les larmes rassura les sorciers. Et les moldus. Partiellement. Cette engeance abjecte et haineuse, dont Léandre se méfiait avec ardeur.

Pourtant, lorsque la ville d'Atlantis se mit à chercher quelques bonnes âmes pour assurer sa sécurité … Il se proposa. Oh, il n'y venait pas pour s'acoquiner avec ses ennemis naturels : mais plutôt pour garder un œil sur l'évolution de la situation. Préserver la magie. Briller un peu, beaucoup – pour lui-même. Toutes les raisons sont bonnes pour s'y rendre, de toute façon.

Et user de pragmatisme.

   
Qui êtes-vous hors du jeu ?
Prénom ou pseudo : Bruleciel.
Âge : Théoriquement, 23 ans.
Célébrité sur votre avatar : Gaspard Freak Ulliel.
De quelle manière avez-vous trouvé le forum ? Les conditions atmosphériques étaient propices. Je crois. Sûrement ?
Avez-vous lu le topic dédié aux nouveaux joueurs (ici) ? Oui. Sinon on me tape sur les doigts !
   

   
Signature du règlement
   Pour connaître les règles du forum, pour les respecter et ainsi pour vous garantir une bonne expérience de jeu avec nous, nous vous demandons de lire le règlement en suivant ce lien et d'inscrire ici votre engagement à le suivre.
   Je m'engage à suivre le règlement de Catharsis et à accepter les conséquences qui résulteront du non-respect de ce dernier, s'il y a lieu. J'inscrirai ici mon pseudo pour prouver cet engagement :
   Léandre Rosier
Le Choixpeau Magiqueavatar
PNJ
PNJ
Messages : 205 Points : 78
Pseudo : --
Avatar : --
Crédits : Catharsis.
Plus d'informations
MessageSujet: Re: Léandre Rosier – « La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »   Jeu 22 Déc - 8:01

Bienvenue, cher habitant !

Tu es dès à présent validé, le jeu se trouve désormais à portée de main !

Il te reste néanmoins quelques formalités importantes à finaliser afin de te garantir une évolution sans accroc dans l’univers de Catharsis.
Tout d’abord, pense à aller réserver ton avatar dans le bottin, à compléter le recensement de Catharsis et à signaler ton nouveau personnage dans registre des comptes multiples si nécessaire. Il est aussi utile de te créer un journal de bord pour garder le fil de tes aventures, ainsi qu’une fiche de liens pour décrire tes relations avec les autres.
Enfin, une boîte aux lettres permettra de te contacter facilement IRP, et une demande de logement signalera ton arrivée à tes voisins ! Enfin, il est utile de faire référencer ton activité professionnelle dans le registre des métiers, où tu pourras également proposer des jobs aux étudiants si tu as besoin de petites mains.

Bon jeu !
 
Léandre Rosier – « La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» humiliation et Haine [PV]
» LA " MARSEILLAISE CHANT de HAINE
» L'amour vrai suscite la haine. On le reconnaît à cela [Dany]
» Nathan Rosier
» souper sphaghetti andre fraikin

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: