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 “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina]

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Grisella MoelwynGrisella Moelwyn
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MessageSujet: “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina]   “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina] EmptySam 20 Avr - 14:08

Après quelques échanges de missives, la célèbre journaliste Idalina Cadena Verduzco a accepté de la rencontrer. Déterminé, Bouton d'or compte lui montrer les preuves qu'elle a recueillies sur le trafic dont elle soupçonne l'existence en France et en Italie. La Française prépare son carnet de notes et les autres éléments qu'elle a collectés avec l'aide de Clemente. Elles doivent se retrouver à 21 h au Scottish Inn, un pub à la mode d'Atlantis, elle choisit une tenue classique et bien coupée pour ne pas se faire remarquer par les autres clients. Par précaution, elle a réservé une table en donnant son surnom, qu'elle a traduit en anglais, "Buttercup".

Sa timidité la pousse à se rendre en avance dans ce café, elle donne le nom de code au serveur qui la reçoit et il la conduit à une table située en plein milieu de la salle. Elle s'installe et pose son sac sur ses genoux pour le préserver des regards des clients déjà présents, certains sont déjà éméchés et parlent très forts. Mal à l'aise, elle commande un bièraubeurre car elle se souvient de la dernière soirée où elle a fait une entorse à ses principes en buvant de l'alcool, plus jamais, elle ne veut perdre le contrôle et subir une autre migraine aussi intense l'empêchant de s'adonner à son art pendant plusieurs jours.

Son regard ne quitte pas la porte d'entrée, elle ne connaît pas le visage de la reporter qu'elle doit rencontrer, elle sait juste qu'elle est brune et qu'elle tiendra un guide de l'île. Heureusement elle n'aura pas à l'aborder, Idalina n'aura qu'à dire qu'elle est attendue à une table et lui donner le nom de la réservation. Nerveuse, elle joue avec l'une de ses mèches de cheveux, elle l'entoure autours de son index. Sa commande arrive, elle la porte à ses lèvres pour goûter cette spécialité sorcières, le liquide est sucré et elle se sent revigorée, c'est très agréable. A l'heure dite, une belle jeune femme à la chevelure sombre entre et elle tient un livre dans les mains dont elle ne distingue pas le titre. Est-ce que c'est elle ?
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MessageSujet: Re: “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina]   “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina] EmptyDim 21 Avr - 4:49

21h! Qu’est-ce qui lui avait pris d’accepter un rendez-vous à cette heure?! Le genre d’horaire qui vous fait perdre votre soirée! Pas de temps de faire grand chose avant mais suffisamment pour se morfondre en attendant. Bref, pas de théâtre, pas de spectacle du tout, pas assez de temps pour que ça commence. Même les openstage qu’on pouvait trouver ça et là dans le vile ne démarrait pas si tôt ou alors le temps d’entendre les balances et le premier morceau…

Elle regarda sa montre tandis qu’un larsen lui vrillait les tympans et lui plissa le nez de douleur. La technologie moldue manquait parfois de finesse et elle ne comprenait pas pourquoi, les groupes ne passaient pas tous au régisseur sorcier dont un seul sort de sonorus suffirait à les sonoriser.

En plus elle se sentait stupide. Réserver une table cela signifiait qu’il était prévu qu’elles mangent et elle ne tiendrait jamais jusque là. Elle regarda le fond de sa tasse de café. C’était la seule chose positive dans ce début de soirée. Rien que pour son café l’endroit valait le déplacement. Pour ce qui était de la musique, il faudrait repasser pour le vérifier. En plus si ça se trouvait ce rendez-vous était un canular comme elle avait du e éventer plus d’un. Evidemment parfois, l’affaire était sérieuse et il fallait passer par quelques déceptions pour être confrontée à un sujet qui s’avérait intéressant. Ce qu’elle ne comprenait pas dans cette histoire c’était que les autorités ne se soient pas emparées de l’affaire si elle était bel et bien réelle.

Bref lorsqu’elle se releva en laissant le prix de sa consommation sur la table, elle n’était pas du plus grand enthousiasme. Elle n’était pas habitée par le meilleur des pressentiments. Elle connaissait bien le scottish Inn pour y avoir un peu traîné ses guêtres et même y avoir rencontré un auror en mal de rencontre journalistique. L’endroit était assez couru sans être guidé et elle devait donner raison de ce côté à son contact du jour. Le ciel était resté voilé ce jour là et l’argentine regrettait les température de Buenos Aires. Elle avait donc choisi malgré la saison estivale une robe vieux rose, style tailleur, fermée par un zip sur le côté laissant à un faux boutonnage le loisir de servir d’accessoire. Cintrée des épaules à la taille sa coupe s’évasait jusque mi-cuisse. Elle était accompagnée de son fidèle sac à main à fine et longue bandoulière dans lequel se nichait à peu près tout ce dont elle pouvait avoir besoin grâce une combinaison de reducto et failamalle. Elle était ce soir également perchée sur des talons destinés à faire oublier son éternel petit mètre soixante qui la complexait en plus de son nez et bien d’autre chose encore avec lesquelles elle avait appris à composer par des artifices vestimentaires et de maquillage. De ce côté, les femmes moldues étaient bien en avance sur les sorcières et la sang-mêlée ne se privait pas de piocher dans la cosmétique même si sa mère avait eu le temps de la mettre en garde contre leur abus avant de disparaître.

A ce souvenir, le regard déjà sombre de la latina se ternit un peu. C’était étrange ces petites choses qui font qu’on convoque la mémoire des gens. Ce n’était pas une grande leçon de vie ni une immense marque d’affection mais juste un positionnement sur le maquillage qui la rappelait à son souvenir ce soir. Idalina gardait une grande culpabilité quand-à la disparition de ses parents et surtout celle de sa mère dont elle n’avait pas vu la peine et la descente aux enfer trop attentive à ses propres petites misères adolescente gâtée. Au sortir du petit pub, elle eut un petit reniflement à la fois pour chasser ces sombres pensées et prendre contact avec l’air de la nuit.

Elle sentait la tension monter, signe qu’en fin de compte elle commençait à prendre au sérieux ce rendez-vous. Elle jeta un Nième regard à sa montre. Il était enfin temps d’y aller. D’un pas décidé, elle prit la direction de l’auberge qui servait autant de pub aux habitués que de salle de restauration. Un instant elle écouta le claquement de son talon sur le sol avant de se perdre dans la brise marine qui balayait les derniers relents de fumées de l’île. Ce n’était pas ce qu’elle préférait ici et encore l’avait-on avertie qu’en été était-elle moins nombreuses et épaisses mais qu’en hiver ce pouvait être assez incommodant. La centrale électrique en était la source et elle se demandait bien pourquoi personne n’avait pensé à la doter de filtre ou à la construire en aval des vents dominants de l’île. Il y avait parfois des ratés qu’elle ne comprenait pas pour des projets tels que celui d’Atlantis. Mais elle n’était pas là pour faire des papiers pour des guides touristiques.

Le jour n’avait pas encore cédé la place à la nuit, l'avantage de se trouver sur une latitude un peu plus élevée. Le soleil atteignait l’horizon quelque part à l’ouest, au dessus de l’Atlantique Nord et le ciel gris souris se teignait tout de même de pourpre dans cette direction lorsqu’elle parvint à la porte du Scottish Inn. Un geste preste dans son sac et un un augmento habile déposèrent dans sa main un guide touristique de l’île qu’elle avait largement eu le temps de se procurer durant la journée et qui devait servir de signe de reconnaissance. Lorsque la porte de l’auberge se referma derrière elle, elle fit mine de réajuster son col autour de son cou et de vérifier la présence de son pendant d’oreille de deux doigts distraits et laissa son regard vagabonder sur les visages qui peuplaient l’endroit. Elle se demandait qui pouvait l’attendre, à moins que son rendez-vous n’arrive en retard ce qui la contrarierait un tantinet… Buttercup. Si elle imaginait que cela pouvait avoir un rapport avec la personne qui l’attendait, ce serait sans doute qu’un en jaune, ou blonde pourquoi pas? Cette fille au milieu de la salle? Ou celle-ci? Il y avait aussi le type genre surfer là-bas… Après tout, elle avait déduite des missives qu’il s’agissait d’une femme mais avant de l’avoir rencontrée, elle ne pouvait écarter la possibilité que ce soit un homme…

Le mieux était encore d’en avoir le coeur net en allant demander à un serveur. Mais n’en eut pas besoin car l’un d’eux se dirigeait déjà vers elle sans doute motivé par l’hésitation de la journaliste qui n’avait fait que quelque pas dans l’établissement.

“Madame?
_ Bonsoir. Je suis attendue par Mme Buttercup
_ Oui parfaitement. Si vous voulez bien me suivre…”


L’homme pivota et se dirigea vers la table centrale tandis que la journaliste dévisageait déjà la jeune femme qui y était assise. Visiblement elle prenait ce rendez-vous au sérieux si elle ne jugeait par sa mise du jour. Par contre sa coupe de cheveu pouvait indiquer qu’elle avait bien d’autres souci que de s’en préoccuper vraiment, mais ce n’était que l’avis d’une brunette qui se désolait que les vents de l’île ne lui permettent pas de rendez-vous formels les cheveux lâchés et les avait soigneusement ramenés en chignon banane, en laissant qu’une fine mèche descendre le long de sa joue et de son oreille. Elle se dirigea directement vers la jeune femme et lui tendit une main ferme.

“Bonjour. Idalina Cadena Verduzco. Madame Buttercup je présume?”

Elle n’imaginait pas une seconde que ce soit son véritable nom, mais qui savait? En attendant, le serveur avait disparu, sans doute appelé par des tâches plus urgentes que d’assister à la rencontre des deux femmes.
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MessageSujet: Re: “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina]   “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina] EmptyLun 22 Avr - 12:37

Son regard clair se pose sur la jeune femme, à la chevelure brune emprisonnée dans un savant chignon, qui porte une tenue très professionnelle bien que la couleur soit de saison. Assise très droite, les jambes serrées, les pieds joints, Bouton d'or attend de savoir si elle est bien la journaliste à qui, elle a donné rendez-vous. Le serveur l'aborde et la dirige vers sa table. Nerveuse, elle l'est mais, heureusement son visage impassible ne trahit pas son angoisse à l'idée de devoir lui exposer ses preuves. Directe, la journaliste se présente en lui donnant une poignée de main ferme sans la quitter des yeux. Ses pommettes se colorent légèrement quand celle-ci l'appelle par le surnom que sa famille lui a donné. D'un geste, elle l'invite à prendre place face à elle, elle toussote avant de dire : - Bonjour Madame Cadena Verduzco. Appelez-moi Grisella. Désirez-vous boire quelque chose ? Elle aurait pu la reprendre en lui donnant son véritable patronyme, elle préfère préserver son identité pour le moment. Peut-être que leur échange lui donnera envie de se dévoiler plus mais, pour l'instant, elle choisit de se taire par prudence, par pudeur, qui sait ce qui la retient vraiment.

Serrant son sac entre ses mains, elle hésite à l'ouvrir pour lui montrer son carnet de notes et les parchemins que certains de ses confrères lui ont confiés. Est-ce qu'elle doit entrer dans le vif du sujet ou doit-elle déjà la remercier pour avoir pris la peine de se déplacer ? Choisissant de respecter les bonnes manières, elle lui dit d'une voix polie en se penchant vers elle pour qu'elle soit la seule à l'entendre. Cette précaution n'est pas nécessaire car les clients à la table la plus proche de la leur se mettent à chanter.- Je voulais vous remercier d'avoir accepté de me rencontrer. Comme je vous l'ai écrit, je n'ai pas assez d'indices pour contacter les forces de l'ordre françaises et italiennes. Seule, je n'arriverai pas à en récolter d'autres, j'ai besoin d'aide. Elle faillit ajouter qu'elle était prête à prendre des risques en se faisant passer pour une cliente intéressée par les marchandises proposées par ce réseau de braconniers. Elle a besoin de s'associer à une autre personne au cas où les choses tournent mal. Son mentor aurait été parfait si leur dernière échange n'avait pas tourné au drame et fait que la Française a refusé de poursuivre son apprentissage. Elle a pris la décision douloureuse de s'installer à Atlantis pour mettre des centaines de kilomètres entre eux. Le fuir était la seule solution pour ne pas être tentée de rester. Que s'est-il passé ? Clemente a osé l'embrasser alors qu'il est toujours marié bien que séparé de sa femme depuis plusieurs années. Le divorce n'est pas permis dans son milieu et même si elle a ressenti des papillons dans le ventre, elle ne veut pas de ce rôle de maîtresse, elle a des principes Bouton d'or. Ses yeux se voilent, il lui manque terriblement. Elle ne doit pas y penser sinon elle risque de faire machine arrière et de retourner en Sicile pour le retrouver. Non, il ne faut pas et elle a son rêve à réaliser loin de lui et de son emprise. Elle laisse à Idalina le soin de mener cet entretien, elle doit avoir l'habitude de converser avec des interlocuteurs timides et doit savoir les mettre à l'aise pour qu'ils se confient sans qu'ils aient l'impression qu'elle leur tire les veracrasses du nez.


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"Se andiamo a spasso noi ci ritroveremo"
"nella notte buia noi ci ritroveremo"
"mentre toco tua gamba"
"un altra sera a spasso"
Idalina Cadena VerduzcoIdalina Cadena Verduzco
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MessageSujet: Re: “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina]   “Le journaliste transforme les mots en armes.” [PV Idalina] EmptyMar 23 Avr - 14:02

Idalina scrute le visage et tout ce qui pourrait lui donner des indications sur son interlocutrice. Elle doit avoir à peu près le même âge qu’elle, même si sa chevelure blonde la fait paraître moins âgée. Mais après tout est-ce que c’est important? Oui sans doute parce que parfois l’expérience peut être un atout et étant donné leur peu d’années, les deux femmes pourraient manquer de discernement. L’argentine, sans doute présomptueuse, mettrait plus en doute celui de son interlocutrice que le sien. Les quelques années de journalisme c’est vrai lui ont permis de se frotter à des événements suspects et dont il était difficile de démêler le vrai du faux. Elle avait même était prise en défaut, ce qui l’avait mise hors d’elle mais lui avait servi de leçon. Les gens étaient le plus souvent à l’origine de ces événements et c’était eux en premier lieu dont elle avait appris à se méfier encore plus que des petites pestes de Castelobruxo, qu’elle aurait bien pu prendre pour le vipères les plus perfides de la création, mais qui n’étaient que des enfants de coeur comparées aux politiciens et hommes et femmes de pouvoir en tout genre qu’elle avait pu croiser après sa sortie de l’école.

Le regard clair de Miss Buttercup lui disait que cette dernière n’avait peut être pas encore été assez confrontée à la corruption dans tous ses états. Evidemment, ce n’était que la première impression et si la brunette pouvait se faire rapidement une opinion sur les gens, elle avait appris à la faire évoluer en fonction de ce qu’elle voyait. En même temps si elle avait mis à jour comme elle le prétendait un trafic de matière première et magique et de créatures à l’avenant, elle ne devait pas être une oie aussi blanche qu’il n’y paraissait. Surtout si ce n’était pas assez flagrant pour intéresser les forces de l’ordre. A mois, et tout était possible qu’elle ne se soit raconté des histoires ou qu'elle soit affabulatrice, cela arrivait parfois aussi… Autant de raisons pour Idalina d’être pressée d’entrer dans le vif du sujet afin d’en avoir le coeur net, à la fois sur cette mystérieuse personne qui ne paraissait pas vouloir tout dévoiler de sa personne et sur l’affaire qui avait motivée leur rencontre.

La poignée de main était franche sans être très vigoureuse, pas de quoi ajouter d’indice à ses impressions et au portrait qu’elle tentait de dresser de son contact du soir. Le rose qui lui monta au visage et sa posture derrière la table au contraire pouvait signifier plus de choses sans que la journaliste ne parvienne vraiment à la cerner. De la réserve ou de la timidité, de la tension, sans aucun doute. Peut être un peu d’impatience de la rencontre ou que les événements s’enchaînent? Elle ne parvenait pas à y trouver de la méfiance. C’était bien pour la journaliste mais peut-être imprudent pour Miss Buttercup. Après tout, c’était son problème. A la nouvelle arrivée de ne pas se laisser berner par un air trop angélique qui pouvait dissimuler la plus grande rouerie...

*Grisella? Es latino comme prénom ça. Verdad? Ca fait Italien en tout cas. Si elle est expatriée, elle doit avoir de bonnes raisons...”

Elle savait de quoi elle parlait puisqu’elle était en quelqus sorte expatriée, provisoirement certes, également. Ses motifs à elle étaient les mêmes qui motivaient d’ordinaire ses choix: la curiosité, et l’ambition aussi. L’ambition, le besoin de reconnaissance et d’exceller dans son domains devrait-on plutôt dire. Cela donnait une toute autre allure au portrait de la jeune femme en face d’elle. On ne court pas s’installer à des centaines voire des milliers de kilomètres de chez soi sans avoir vaincu quelques appréhensions… Elle ne devait sans doute pas prendre Grisella à la légère, ni trop vite la juger. En même temps, il était possible qu’elle ait un prénom italien sans être italienne…

“Enchantée…”


Elle ne retourna pas la proposition de se faire appeler par son prénom. Elles n’étaient pas encore copines et il y avait encore tant de choses à éclaircir entre elle avant de pouvoir entrer dans les familiarités… Par contre, elle adressa un sourire rassurant à la jeune femme en prenant place en face d’elle. Ses mais s’assurèrent que sa robe n’allaient pas faire de faux plis et tirèrent la chaise pour se rapprocher un peu de la table. Elle accepta la proposition de commencer par un verre. Elle jeta un oeil sur le bièraubeurre, mais se ravisa, elle avait eu l’occasion de goûter la bière de l’endroit et elle en gardait un bon souvenir et décida de renouveler l’expérience.

“Avec plaisir.”

Elle se tourna vers le serveur qui avait disparu dans l'intervalle. La journaliste n’était pas du genre à se démonter pour autant. ses yeux cherchèrent le barman et accrochèrent son regard, en même temps qu’un petit geste de la main lui indiquait qu’elle désirait quelque chose. Il hocha de son côté la tête pour signifier qu’il serait à elle dans quelques secondes, le temps apparemment d’encaisser les consommations d’une des tables voisines.

“Une bière brune à la pression s’il vous plaît”

Elle ne lui avait pas laissé le temps de lui adresser la parole et à peine celui de s’approcher de la table; il se contenta de tourner les talons et d’aller préparer la commande. Pendant ce temps Grisella se confondait en excuses et semblait hésiter à entrer dans le vif du sujet tout en exprimant assez bien à sa manière qu’elle en mourait d’envie. De son côté la journaliste brûlait d’envie de savoir si elle avait affaire à quelque chose de sérieux ou si elle pourrait très vite rentrer chez elle. Elle regarda le sac serré précieusement par les mains craintives de son interlocutrice et se dit qu’elle lui enlèverait sans doute une épine du pied en la lançant sur le sujet de manière efficace, que chacune d’entre elles sache assez vite ce qu’elle pouvaient attendre de l’autre et tirer des plans sur le comète ou des stratégies appropriées. C’était une attitude qui plaidait en faveur de la réserve et du peu d’assurance qu’elle avait déjà notées chez la chevelure de soleil.

Elle sortit son, fidèle calepin et son crayon de graphite préféré et soigneusement taillé et se laissa aller à le faire tournoyer entre son majeur et on index, un peu comme un tic, ou un cérémonial destiné à faire comprendre à la femme en face d’elle qu’elle était prête à l’écouter. Elle ouvrit le petit cahier à une page vierge et croisa le doigts sur la table, visiblement toute ouïe et désireuse d’en savoir un peu plus. Légèrement penchée en avant dans une attitude attentive et motivée, elle encouragea Grisella à lui expliquer le fond du problème.

“Je comprends… Si vous commenciez par un petit historique de vos soupçons et des indices qui les soutiennent? Ensuite nous pourrons juger s’il est opportun de se lancer dans une enquête et comment nous pourrions nous y prendre."

Elle tentait de le cacher mais le fait que les choses semblent se dérouler sur le continent n’était pas pour la ravir. Même avec un portoloin, cette histoire risquait de l’éloigner de ce pour quoi elle était sur l’île et elle n’aimait pas courir plusieurs lièvres à la fois. En même temps, si l’affaire était suffisamment sérieuse… Pourquoi pas? Ce qui la motivait c’était de s’imaginer damer le pion aux forces de l’ordre. C’était toujours assez réjouissant. L’avantage des journalistes sur la police qu’elle soit moldue ou sorcière était qu’ils pouvaient se permettre de poursuivre des investigations sur un sujet sans preuve formelle en se basant sur leur intuition alors que le plupart du temps les policiers étaient enjoints de classer une affaire sans élément tangible. D’un autre côté, la police, elle, avait des moyens dont devait souvent se passer la presse.

Elle haussa lentement des sourcils curieux et attendit patiemment, le crayon en alerte prête à noter tout ce qui lui semblait essentiel ou important à la compréhension de l’affaire qui le menait dans le Scottish Inn par une triste soirée d'Août.
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