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 Don't touch anything - feat Althea

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Elizabeth Rose BurkeElizabeth Rose Burke
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MessageSujet: Don't touch anything - feat Althea   Don't touch anything - feat Althea EmptyDim 7 Avr - 17:57

Aujourd’hui était une journée plutôt tranquille. Elizabeth n’avait pas de cours cet après-midi-là, et elle n’avait pas trop de travail à fournir pour ses études. Heureusement qu’elle n’avait pas fait une double majeure, sinon elle n’aurait pas eu le temps pour mener les affaires familiales. Depuis l’emprisonnement de son père, la mort de son frère aîné et la disparition de son second frère, la responsabilité de faire tourner les affaires familiales, ainsi que de faire perdurer sa famille. Autant dire qu’elle n’avait pas une minute à elle. Quand elle n’étudiait pas, elle devait s’occuper de ses affaires. Et quand elle ne travaillait pas, elle s’activait à trouver un bon parti qui accepterait de se marier de manière matrilinéaire. Aucune de ses tâches n’était simple, alors les cumuler était difficile. Et même si elle avait embauché des personnes pour s’occuper de la boutique principale, dans l’Allée des Embrumes, ainsi que des boutiques qu’elle avait ouvertes sur le Chemin de Traverse et à Atlantis. Elle passait régulièrement à la boutique d’Atlantis, mais elle ne pouvait toujours y consacrer beaucoup de temps.

Toutefois, cet après-midi, elle avait décidé de faire un tour à Barjow et Beurk, sur l’Allée des Embrumes. Ses deux employés lui avaient demandé de l’aide pour faire l’inventaire des artefacts présents en boutique, notamment de s’assurer que tous les certificats d’achat et d’authenticité étaient dans les archives. A force d’être peu regardants sur la provenance de certains artefacts, il était important de passer en revue ceux qu’ils avaient pour savoir s’ils devaient en contrefaire. Cela prenait du temps de faire un certificat bernant les autorités, alors ils devaient toujours bien prévoir pour faire les choses en amont. D’autant plus qu’ils avaient appris, par le biais de quelques connaissances au Ministère de la Magie, qu’ils auraient une visite surprise de contrôle dans deux semaines. D’où l’urgence et la surcharge de travail que cela représentait. Elizabeth avait également demandé de l’aide à Althea pour faire l’inventaire. Même si elle l’avait prévenue ne pas y connaître grand-chose en artefacts de magie noire, Elizabeth avait répondu que toute aide serait précieuse. Et c’était pour cela qu’elles étaient là, traversant le Chemin de Traverse en direction de l’Allée des Embrumes. « Encore merci pour ton aide, ça m’enlève vraiment une épine du pied. Ça me tanne ces contrôles du Ministère, si tu savais. Ils cherchent sans arrêt la petite bête pour faire fermer la boutique. » Elles venaient de quitter l’artère commerciale principale du monde sorcier londonien pour s’engouffrer dans la plus lugubre mais non moins célèbre Allée des Embrumes. Il n’y avait pas à dire, l’ambiance changeait vraiment du tout au tout à peine la limite entre les deux rues passées. C’était presque à croire qu’il avait de la magie à l’œuvre pour créer une ambiance si lugubre. Elles avaient caché leurs chevelures sous leurs capuches, notamment Althea. L’idée était d’éviter tout embêtement, la réputation malfamée de la ruelle étant tout à fait fondée. Elles arrivèrent rapidement au niveau de la boutique et passèrent le pas de la porte. Alors qu’elle retirait sa cape, Elizabeth donna quelques instructions à Althea. « Bon, alors, le truc, c’est qu’il faut s’assurer que chaque artefact présent en boutique possède un certificat d’authenticité et un certificat d’achat dans les archives, tous deux en bonne et due forme. Si jamais tu as un doute sur la qualité d’un certificat, tu me demandes. Ah, et surtout, ne manipule pas les artefacts, sous aucun prétexte. Les effets de certains d’entre eux peuvent être vraiment dangereux ! » Sans parler de ceux dont les effets pouvaient se déclencher de manière inopinée. Bref, cette boutique était un véritable guet-apens à tous ceux qui ne la connaissaient pas. Même pour les employés et la gérante, certains artefacts, extrêmement anciens, n’étaient pas non plus parfaitement connus.

Elizabeth se dirigea vers les archives pour savoir où ils en étaient dans la liste. Et ce contrôle s’avérait déjà payant. Dans la liste des artefacts effectuée pour ce contrôle, il y avait deux-trois artefacts pour lesquels il manquait l’un des certificats ou il y avait de quoi redire sur la qualité des certificats. Elizabeth en profita pour remercier ses deux employés pour le travail effectué au jour le jour pour maintenir ce commerce florissant. Elle se dirigea alors en boutique pour aller sélectionner un des artefacts présents sur lequel travailler.
Althea A. FaradayAlthea A. Faraday
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MessageSujet: Re: Don't touch anything - feat Althea   Don't touch anything - feat Althea EmptyDim 21 Avr - 6:11


Don't touch anything

- Althea A. Faraday — Elizabeth Rose Burke -


"And I feel it running through my veins, and I need that fire just to know that I'm awake. Erased, I missed till the break of day, and I need that fire just to know that I'm awake, until we go down" Ruelle
Elle fend la foule, regardant droit devant elle, le menton légèrement relevé, comme ces anciennes statues grecques dont les pierres portent tout le poids du passé. Impératrice, son port de tête assuré se distingue des anonymes qui parcourent le Chemin de Traverse pour acheter quelques livres de magie ou se rendre au Starbucks moldu, à l’autre bout de la rue. Elle ne se contente pas d’exister, Althea. Elle étincelle. Ses cheveux flamboyants tranchent au milieu des quidams, mais ce n’est pas la couleur qui la rend si remarquable : c’est bel et bien cette aura de confiance qui crie son désir de mettre le monde à ses pieds. Et elle y arrive, si on en croit les regards appréciateurs des hommes qui la croisent et la déshabillent du regard, des femmes qui la jalousent. Althea en joue, mieux, elle s’en repait. Mais bien vite, elle quitte les yeux de ses soupirants et détracteurs pour obliquer vers une ruelle qui n’est pas sans créer des frissons dans le creux de ses reins. L’allée des Embrumes… C’est dangereux, d’y trainer ainsi, en particulier lorsqu’on ressemble à quelqu’un comme elle, qu’on semble être un agneau qui n’attend qu’à être dévoré. Elle aime ça, jouer la proie, et se convainc ainsi qu’elle n’en est pas une, ce qui n’est pas tout à fait vrai. Petite fille, tu n’as aucune idée de la nature des loups qui rôdent dans les ténèbres de ce bas-monde.

Elizabeth, à ses côtés, lui rappelle de dissimuler sa chevelure et sa silhouette dans une longue cape, et elle s’exécute, pestant doucement de mécontentement entre ses dents. Sa meilleure amie a pourtant bien raison de prendre de telles précautions, mais l’adrénaline que lui procure le danger provoque un agréable bourdonnement dans sa poitrine, et elle fait la moue, la capricieuse. Pour la peine, elle écoute à peine ses remerciements avant de hausser délicatement les épaules, faisant bruisser le tissu entourant son cou gracile.

« - Ecoute, n’importe quelle sortie est plus agréable que de m’enfermer dans une salle de classe. Je ne supporte plus les cours, je t’assure, surtout en compagnie de ces dégénérés de moldus.

Elle assume ses propos oppressifs, en particulier en compagnie de la Sang-pure, qui partage, tout comme elle, l’appréciation de la suprématie sorcière sur la masse des sans-pouvoirs. Et si ses mots peuvent sembler durs alors qu’elle parle à sa confidente, Althea est comme ça. Brute de décoffrage, on peut le dire : elle est flamme vive, s’embrasant pour un oui ou pour un non, préférant demander pardon que s’il vous plait, bien que ses excuses soient extrêmement rares. Peu importe à qui elle s’adresse, elle ne fait pas dans le faux semblant. Qu’on l’apprécie ou pas, on ne peut retirer à la jeune femme son implacable honnêteté, malgré le fait qu’elle soit bien souvent des plus cruelles.

Les deux sorcières pénètrent à l’intérieur de la boutique et retirent leurs capes, Althea dévoilant ainsi sa tenue pour le moins inappropriée pour un tel lieu de perdition : son mini-short en jean, dont dépasse le bout des poches tant il est coupé court, est assorti d’un débardeur blanc qui laisse deviner le contour de son soutien-gorge, en transparence. Heureusement que le magasin est fermé pour faire l’inventaire, car les clients de Burke & co. sont, bien souvent, des personnes peu recommandables qui n’auraient aucun problème à faire regretter à la rouquine son accoutrement. Mais elle s’en fiche, la Faraday, elle se pavane en dévoilant ses formes et son corps, profitant de la chaleur de l’été naissant, attendant avec impatience les vacances qui arrivent à grand pas. Si son escapade sur les plages espagnoles a été compromise par le professeur Prewett, elle est bien décidée de profiter au mieux de ses moments de libre, loin de l’UPA et de ses matières ennuyeuses.

Son regard glisse sur les étagères chargées d’artefacts en tout genre, d’ingrédients pour potions plus ou moins ragoutants, et de pierres alchimiques aux éclats mordorés, alors qu’elle écoute un mot sur deux des recommandations d’Elizabeth. De toute façon, ce ne doit pas être bien compliqué que de liredes mots sur un bout de papier, et de s’assurer qu’ils correspondent bien à la description de l’objet, non ? Althea regrette quelque peu d’avoir accepté de venir en aide en son amie, alors qu’elle se rend compte qu’elle va passer l’après-midi à déchiffrer des parchemins poussiéreux, mais elle ne peut plus revenir sur sa parole, maintenant. Peut-être trouvera-t-elle une excuse pour s’esquiver de sa tâche un peu plus tard, et aller paresser au soleil sur le Chemin de Traverse : peut-être même capter le regard d’un riche sorcier et passer un peu de bon temps dans une petite ruelle sombre, qui sait. Elle soupire, puis se met au travail.

La tâche est fastidieuse, et quelque peu répétitive. Il est évident que certains des articles ont des certificats à l’origine douteuse, pas forcément très légale, mais ça, la rouquine s’en fiche comme de sa première chemise, et ne se formalise pas de la dangerosité de ce qui se trouve à proximité non plus. Elle n’en a pas vraiment conscience, en fait, malgré les descriptions de certains sortilèges, écrits en patte de mouche sur des certificats qui remontent parfois à plusieurs siècles.
Le temps passe, et elle commence franchement à s’ennuyer. La jeune femme s’accorde de plus en plus de pause pour parler de faits sans importance à Elizabeth, qui trime à ses côtés, se remettant ensuite au labeur en maugréant dans sa barbe, la sueur coulant le long de ses tempes à cause de la chaleur estivale et de l’espace clos.

Un éclat attire soudainement son attention. C’est une petite statuette qui attend d’être vérifiée, dans un étrange métal dont elle ne saurait dire la nature, malgré ses études alchimiques (de toute façon, ce n’est un secret pour personne que ce n’est pas l’élève la plus attentive). Elle représente une femme, assez jolie, aux lèvres fines et aux longs cheveux : elle pourrait ressembler, quelque part, à Althea, mais celle-ci s’enorgueillie d’être plus belle encore. Sans réellement réfléchir, la jeune fille effleure la robe de la statue, tellement réaliste qu’elle semble être fait de tissu et non de métal, et ressent aussitôt un étrange chatouillis partir du bout de son doigt, pour se propager à l’ensemble de son corps. La statuette se met à émettre une légère lueur bleutée, et la rouquine recule d’un pas, sachant parfaitement qu’elle vient de commettre, potentiellement, une grave erreur.

- Euuuh… Elizabeth ? Dis-moi, si j’ai touché cette statue, là, sans faire exprès… C’est grave tu crois ? »

Elle se rappelle soudainement son avertissement précédent. Ne manipule pas les artefacts, sous aucun prétexte. Peut-être aurait-elle dû être un peu plus attentive…
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    Would you get down on your knees for me?
    'Cause I'm a primadonna girl, yeah, all I ever wanted was the world. I can't help that I need it all : the primadonna life, the rise and fall. You say that I'm kinda difficult, but it's always someone else's fault. Got you wrapped around my finger, babe, you can count on me to misbehave. + buckaroo.

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MessageSujet: Re: Don't touch anything - feat Althea   Don't touch anything - feat Althea EmptyMer 29 Mai - 19:19

Il y avait clairement de bien meilleures manières que d’occuper une après-midi libre, surtout lorsque l’on était étudiant. Toutefois, depuis la mort de son frère aîné, la fuite de son second frère et l’emprisonnement de son père suite à son procès après la Seconde Guerre Sorcière, c’était sur elle qu’était retombée la responsabilité que de faire vivre le business familial. Et c’était très fastidieux à faire en parallèle de ses études. Et il fallait ajouter par-dessus le marché les agents du Ministère de la Magie qui cherchaient la petite bête pour faire fermer la célèbre boutique de l’Allée des Embrumes. Ils multipliaient donc les contrôles pour chercher la fraude qui leur permettrait de faire fermer la boutique. Et, des fois, Elizabeth serait soulagée par cela, car ce business est dangereux, mal vu, et pas toujours très légal. Et c’était bien là le problème ! Certains des artefacts présents dans la boutique, qu’ils aient été acquis récemment ou plutôt lorsque son père dirigeait le commerce, n’avaient pas été obtenus en parfaite légalité, et il fallait le cacher aux autorités, notamment en forgeant de faux certificats d’authenticité ou d’acquisition. Heureusement que c’était une chose courante pour la boutique.

Ainsi s’attelait-elle à la tâche, accompagnée de ses deux employés, ainsi que de sa meilleure amie, Althea, afin de vérifier tous les certificats dans leurs archives. Elle était contente d’avoir des contacts bien placés au Ministère pour la prévenir des contrôles inopinés qui devaient se produire dans sa boutique. Sans ses contacts, ce contrôle aurait très certainement amené à une fermeture. L’inconvénient de tout cela, c’était qu’il fallait tout mettre en norme avant cette prochaine visite. Et c’était très ennuyant, car c’était une vérification assez répétitive à faire.

Et c’était pour cela qu’elle comprenait pourquoi Althea cherchait souvent la conversation, pour se sortir du train-train dans lequel elles étaient entrées depuis plus d’une heure maintenant. Elizabeth répondait aux propos de sa meilleure amie, bien que cela n’ait pas toujours bien d’importance. Toutefois, elle ne relevait guère le nez des parchemins qu’elle avait sous les yeux, essayant de rester un maximum concentrée sur ce qu’elle faisait, tout en essayant de se montrer sympathique envers la rouquine.

Elle venait de terminer la vérification d’un artefact et allait reposer les certificats correspondant en arrière-boutique. Lorsqu’elle revînt avec deux autres certificats en main, elle entendit la voix de la jeune Faraday. Elle comprit à son ton que quelque chose n’allait pas. Elle alla poser rapidement les certificats et s’approcha d’Althea. Elle ne pouvait passer à côté de la lueur bleutée qui s’émanait d’une statuette en métal non loin de son amie. Liz restait stoïque, le visage impassible. Elle ne savait comment réagir. Elle observait la statuette qui luisait, le regard comme perdu dans cette étrange lueur. Elle se ressaisit et se tourna vers Althea. Elle lui demanda « Cette statuette là ? Tu l’as touchée où exactement ? Et… » Elle marqua une pause. « Et, pourquoi t’as touchée cette put*** de statue ? Je t’avais dit de pas toucher aux artefacts, ils sont dangereux. » Elle était énervée, mais elle ne pouvait pas trop l’être non plus. Il fallait comprendre au plus vite quels étaient les risques encourus. Et puis, il était difficile de trop en vouloir à Althea d’avoir été déconcentrée dans une tâche aussi répétitive, sans compter le fait qu’elle s’inquiétait réellement pour son amie. Elle n’avait pas la moindre idée de ce que faisait cette statuette. Et pour avoir déjà vu les effets de certains artefacts présents dans la boutique, ou ayant déjà été vendus, il y avait de quoi s’inquiéter, en permanence. Cette boutique pouvait vite s’avérer être un danger pour quiconque y mettait les pieds. Elle avait l’habitude pour y avoir passer énormément de temps depuis qu’elle a été en âge d’aider son père, et elle avait une certaine expertise en magie noire, mais ce n’était pas le cas d’Althea et elle l’avait exposée à un tel danger. C’était sa faute en fait ! Elle commençait à paniquer, inquiète pour son amie. Elle sortit sa baguette, la pointa vers la rousse. « Finite incantatem ! », dit-elle très assurément. Elle regardait Althea, une lueur d’inquiétude toujours dans ses yeux : « Tu te sens mieux ? Tu sens quelque chose de changer ? »
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MessageSujet: Re: Don't touch anything - feat Althea   Don't touch anything - feat Althea EmptyDim 9 Juin - 5:20

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- Althea A. Faraday — Elizabeth Rose Burke -


"And I feel it running through my veins, and I need that fire just to know that I'm awake. Erased, I missed till the break of day, and I need that fire just to know that I'm awake, until we go down" Ruelle
C'est une drôle de sensation. Comme à la veille d'un examen important, ou à cet étrange moment, juste après une chirurgie : on a le corps à la fois amorphe et dynamique, à la fois tranquille et agité, à la fois bouillant et glacé. C'est ce qu'on peut imaginer être la personnification d'une étincelle. Vive, surnaturelle, éphémère. L'épitomé d'une humanité menacée.
Car si, bien évidemment, Althea n'a jamais douté de sa condition de chair et d’os, ce n'est pas le cas de tous ceux qu'elle a côtoyé dans sa vie, l’assimilant parfois à une créature démoniaque : de la voir en proie à un potentiel danger en ravirait bien plus d'un, surtout alors qu’elle sent le bout de ses doigts de pied s'engourdir, et qu’on peut voir la pointe de sa chaussure nacrée prendre l'aspect d'un granit blanc des plus à-propos. On peut se demander si ce n’est pas l’un de ses détracteurs qui lui a jeté une malédiction quand on constate l’ironie de la situation.

La voix d’Elizabeth est, à raison, tranchante et apeurée, ce qui renforce encore plus l’anxiété qui commence à bouillir dans les entrailles de la rouquine. Bien sûr qu'elle n'a pas écouté. Elle n'écoute jamais. Elle suit son propre chemin sans se préoccuper des conséquences, et aujourd'hui, cette imprudence se rappelle à elle, de la pire manière qui soit. Mais elle n’aime pas qu’on lui rappelle ses défauts, Althea, en particulier lorsqu’ils viennent titiller les fondements de ses croyances. Intouchable, éternelle, elle se prend pour une impératrice qui ne pourra jamais être détrônée, et le danger dans lequel elle se trouve à présent vient affronter cette certitude qu’elle croyait immuable.

« - Je ne sais pas moi !  répond-t-elle d’une voix aiguë, glaciale. On peut ressentir toute sa panique derrière les notes acerbes de ses paroles. Et au lieu de gueuler sur les gens qui viennent t’aider et qui se retrouvent avec une statue de merde qui leur fait Merlin sait quoi, tu pourrais peut-être t’activer pour venir m’aider !

Ses longs cheveux se balancent alors qu’elle esquisse un geste vers son amie, essayant désespérément de comprendre ce qu’il lui arrive. Son coeur bat à toute allure dans sa poitrine lorsqu’elle se rend compte que son pied est bien plus lourd que d’habitude, et elle laisse échapper un petit cri en avisant l’aspect minéral de ses escarpins.

- Lizzie ! Je crois que… je suis en train de me changer en pierre putain !

Sans se préoccuper des injures qui passent la barrière de ses lèvres, elle entend à peine la Sang-pure jeter un sort pour essayer d’endiguer la malédiction. Il n’y a que son souffle court à ses oreilles, un halètement caractéristique qui s’assimile à celui d’un lièvre acculé dans son terrier par un renard. La Faraday voit le bord de sa vision s’assombrir, comme si elle allait s’évanouir, alors elle secoue la tête, pour se reprendre. Ce n’est pas le moment de tomber dans les pommes : pas quand un danger aussi grand pèse sur elle.

- Je ne sens aucune différence, je…  Sa voix faiblit, elle se plaint maintenant, gémit doucement. Oh, mais elle sort d’où, cette statue ? Je ne veux pas finir comme elle…

Son menton désigne la silhouette féminine qui représente peut-être son futur, celle d’une nymphe coincée à jamais dans une prison de pierre. Si elle restera à jamais jeune et belle, et ce, peu importe le temps qui passe, Althea ne désire pas l’immortalité à ce point, pas en sacrifiant sa propre existence. Elle s’agite, luttant contre l’inévitable.
Heureusement, le sortilège ne semble pas progresser de manière linéaire. Si son pieds se change très rapidement en granit, et que la courbe gracile de son talon est bientôt intégralement recouverte de gris moucheté, l’étendu se calme quand elle arrive au niveau de son mollet. Oh, elle ne s’arrête pas totalement, malheureusement, mais elle est suffisamment lente pour qu’Althea se calme quelque peu. La jeune fille soupire. Pourquoi diable as-t-elle accepté d’aider Elizabeth ? Elle ne s’était certainement pas rendu compte qu’il s’agissait d’un travail aussi dangereux.

- Bon, et bien… tu peux commencer à préparer mon enterrement. À moins que tu n'ai une brillante idée pour me sortir de ce pétrin ? »

Une ironie mordante, qui n’aide en rien la situation. Mais c’est aussi pour ça qu’on adore détester Althea : même lorsqu’elle est en péril, elle trouve le moyen de cracher sur des mains qui ne demandent qu’à l’aider. Elle sait bien qu’elle est la seule responsable de ses maux. Mais ça, bien sûr, elle ne l’avouera jamais.
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