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 It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce

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Grace HamiltonGrace Hamilton
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MessageSujet: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 7 Avr - 13:42

It's a bittersweet symphony, this life

- Grace Hamilton — Milo Pierce -
22 avril 2001


"I thought I was hopeless, I thought I was broken, I struggled to laugh when the whole room was joking. I waited in the cold, but the door wouldn't open 'til I heard your voice in a dream. And nothing comes easy when everyone's rushing, the signal's got speed but there's no real connection. I tried reaching out but it was just my reflection 'til I heard your voice in a dream." Smash - Katharine McPhee & Jeremy Jordan
La fumée se dissipe devant ses yeux pour révéler une silhouette. Elle n’arrive pas à voir ses traits, à proprement parler : à chaque fois qu’elle pense reconnaître son visage, le nom semble s’évader de son esprit, comme si le souvenir était trop lointain pour qu’il soit tangible dans sa tête. Puis la personne se met à parler, d’une voix grave et vibrante, dont elle ressent la puissance de la racine de ses cheveux à la pointe de ses orteils :

« -Grace, tu as le pouvoir d’exaucer ton vœux le plus cher…

La jeune femme s’entend répondre, mais le bruit qui sort de sa bouche est un écho lointain, un murmure qui se transforme en cri dans une onde éthérique. Elle parle à cette ombre qui lui délivre des paroles presque prophétiques, et a l’impression de parler à son reflet, tant elle s’est répété mille et mille fois le même discours.

-Non, je ne peux rien faire… Je ne suis pas une sorcière, je n’ai pas de magie, je ne peux pas sauver Matthew, je…

-Tu es inutile, donc, lui coupe la parole la silhouette. Tu laisses tomber ton frère.

-Non. Ce n’est pas vrai, murmure-t-elle presque pour elle-même, et c’est probablement le cas.

Elle relève la tête. Elle a compris ce qui se passe, où elle se trouve, pourquoi la voix qui lui parle ressemble étrangement à la sienne, comme passée au ralenti, et donc plus basse, plus grave. Ce sont ses propres insécurités qui lui parlent.

-Réveille-toi, Grace.

La française ouvre les yeux, et aussitôt, elle est de retour dans la réalité. Elle peut sentir la couverture enserrer son corps, la douceur de son oreiller sous sa tête, la chaleur de Milo à ses côtés. Elle est chez elle, et tout va bien. Ce n’était qu’un rêve, même pas un cauchemar : un simple reflet de ce qu’elle pense au plus profond d’elle, ses craintes les plus secrètes. Son regard tombe sur son radioréveil numérique, posé sur sa table de nuit. Quatre heures du matin. Grace soupire. Elle doit se lever d’ici trois heures, mais elle se sent parfaitement réveillée, maintenant qu’elle s’est extirpée aussi abruptement de ses songes. La journée va être difficile, elle le sent.

La respiration de Milo la berce quelque peu, mais ce n’est pas suffisant pour qu’elle ne se rendorme. Elle repousse la couverture pour la coincer entre ses deux jambes, se replace sur son coussin, essaie de compter les moutons, mais c’est peine perdue. Son esprit est sans dessus dessous, pensant à la fois à l’implication de son rêve, au déroulé de sa future journée de travail, à tout et n’importe quoi. C’est un imbroglio de pensées toutes plus aléatoires les unes que les autres, de ceux qu’on peut expérimenter seulement dans les heures les plus sombres de la nuit. Elle soupire, mais elle ne peut stopper la tempête de ses propres réflexions.

Elle manque presque d’entendre le premier gémissement. Au début, ce n’est pas grand chose, rien qu’un souffle d’air entre les lèvres de l’italien qui peut s’assimiler à un ronflement, alors, elle n’y prête pas vraiment attention. Mais bien vite, il est rejoint par un autre, un peu plus fort, et la kinésithérapeute se tourne délicatement vers son petit ami, profondément endormi à ses côtés. Elle souffle sur une mèche de ses cheveux qui l’empêche de voir clairement le visage de Milo, éclairé par les rayons de la lune qui pénètrent à travers les volets de la chambre. Il a le visage agité, en sueur. Ses lèvres s’agitent dans une suite de mots incompréhensibles, et son corps est plus tendu encore que le cadre du lit en bois massif.

Il est en train de faire un cauchemar, visiblement, et pas de la même portée que celui qu’elle a vécu il y a peu. Elle n’a jamais vu une expression aussi torturée que celui qu’il arbore présentement, malgré le fait qu’il ait les yeux fermé : et ça lui fend le cœur, rien que de penser qu’il souffre, enfermé dans l’enclos de son propre esprit. Alors bien sûr, elle fait ce que toute personne sensée aurait fait dans cette situation. Elle approche sa main de son épaule pour le secouer délicatement en l’appelant par son prénom, pour qu’il se délivre de la geôle de ses songes.

-Milo… Milo ? Mon cœur, je suis là, tu fais un cauchemar… »

Peut-être est-ce une erreur, que de le réveiller au beau milieu de la nuit, alors que lui aussi travaille dans quelques heures, et si ça se trouve, elle s’est trompée et il n’expérimente pas du tout un mauvais rêve. Mais elle doit en avoir le cœur net. Se mordant doucement la lèvre inférieure, elle insiste, passant sa main tout contre la joue de l’artisan pour partager un peu de sa chaleur corporelle, et attendant qu’il ouvre les yeux pour qu’elle puisse se perdre dans l’infini de son regard.
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyMar 23 Avr - 11:01



► Chez Grace - 22 avril 2001
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22 avril 1995. Dans quelques heures, il fêterait, tristement, l’anniversaire de son handicap. Les songes sombres le prenaient beaucoup plus régulièrement à cette époque de l’année : le souvenir revenait le hanter et le fantôme de sa jambe gauche se réveillerait d’entre les morts. Il était sûrement plus délicat de lui parler pendant cette période : il se renfermait sur lui-même quelque temps, se laissait aller plus facilement. Il n’y pouvait rien, ses cauchemars le rendaient irritable et tous les médicaments et toutes les séances de thérapie au monde ne pouvait lui retirer le souvenir ni la culpabilité qui venait avec son accident. Ce fut donc sans surprise que cette nuit-là, surtout cette nuit-là, son subconscient avait décidé de lui faire revivre cette journée désastreuse. 

Ce n’était pas comme s’il revivait la journée tel qu’elle s’était déroulée à l’époque. C’était bien pire : il se voyait la revivre : il était spectateur de ce qu’il avait vécu. Et il avait envie de crier, de s’époumoner : ne monte pas sur ce balai, reste au sol, ne soit pas stupide. Il se voyait, sourire aux lèvres, s’élever dans les airs, avant de sentir l’étrange brûlure le long de sa jambe. Et avant qu’il n’est pu dire quoique ce soit, il s’était retrouvé au sol. La scène était passée si vite, mais il revoyait inlassablement la brosse se gonflait de chaleur, avant d’exploser sur son flanc gauche. Il s’était vu tombé, bientôt de retour sur le plancher des vaches. Si dans la réalité, Milo s’était évanouit avant même de subir le choc, son subconscient semblait vouloir combler les trous et il se tordait à présent de douleur. «  Milo ? Mon cœur... » Une voix familière, qui s’était imposée dans son cauchemar et qui l’avait finalement sorti du songe. Il s’était réveillé en sursaut, se retrouvant à la pousser d’un geste un peu brusque dont il s’en était voulu immédiatement. 

Il sentait un frisson remonter le long de son échine : il était trempé d’une sueur froide qui le gelait jusqu’à l’os. Il baissa la tête sur ses mains en retenant la nausée du souvenir du songe. Tout ceci n’était qu’un rêve, une petite pique de son subconscient qui lui rappelait ce qui était arrivé. La brûlure de sa jambe gauche ne semblait pas se calmer. Le géant Italien s’était tournée vers sa dulcinée. Il voyait son air inquiet sur son visage. « Je suis désolé, honey. » Même un léger sourire se refusait à apparaître sur ses lèvres. « Rendors-toi, j’ai juste fait un mauvais rêve. » Il avait commencé à glisser sa jambe hors du lit, s’asseyant sur le côté à la recherche de ses béquilles. Il se retourne vers elle, tend doucement sa main, replace une de ses mèches derrière son oreille, ses doigts s’attardent un peu sur le bord de sa mâchoire. Il déteste l’avoir réveillé et encore plus d’être la raison de son air si inquiet. Un petit sourire triste aux lèvres, il reprend. « Je vais me chercher un verre d’eau, je reviens. » 

Il récupère ses béquilles, se redresse et se lève, retenant un léger grognement de l’engourdissement de sa jambe. Il avance en essayant de faire le moins de bruit possible, se dirigeant vers la cuisine en espérant ne pas réveiller le petit camembert. Il pose enfin ses béquilles dans la cuisine, trouve appuie le long de l’évier et soupire. Ça n’allait jamais s’arrêter bon sang. Il aurait tellement voulu un sort d’oubliette. Il ne s’en était pas rendu compte, mais il avait à présent les larmes aux yeux. Il se détestait, détestait cette culpabilité qui le rongeait. Bien sûr que les séances du psy lui revenait en tête, mais rien ne pouvait retirer l’idée qu’il avait merdé ce jour-là. Que s’il n’avait pas été si stupide, il aurait toujours ses deux jambes et un pet au casque en moins. Il daigna enfin faire couler un peu l’eau, s’aspergeant le visage pour faire disparaître ses traîtresses. 
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 28 Avr - 15:22


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Et les yeux de Milo se plantent dans ceux de Grace alors qu’il se réveille en sursaut, et le cœur de la moldue se serre dans sa poitrine quand elle décèle les éclats de panique dans son regard, reliquats du rêve qui s’évanouit à peine de son esprit. Il a beau faire un peu plus de 30 centimètres de plus qu’elle, avec le poids et les muscles qui vont avec, elle a toujours vu son petit ami comme ce grand nounours qu’elle se doit de protéger des dangers de ce monde : et s’il lui arrive bien plus souvent qu’à lui de se fourrer dans le pétrin, la française étant un véritable aimant à catastrophes bien malgré elle, il n’empêche qu’une petite voix dans sa tête lui murmure sans cesse qu’elle doit se jeter au feu pour qu’elle puisse se brûler à sa place. Alors lorsqu’il va mal, elle a l’impression d’échouer, de faillir à sa tâche. Son rôle, c’est de lui mettre un sourire sur le visage, et d’entendre son rire si communicatif résonner à travers la pièce. De le rendre heureux, somme toute : et elle essaye, de toute ses forces, de toute son âme.

Il n’a probablement pas conscience de la façon dont sa voix, bien plus rauque que d’habitude, fouette contre les oreilles de la moldue abruptement, et la manière presque brutale qu’il a de saisir ses béquilles : et si le geste qu’il a en son encontre la rassure quelque peu, dans sa tendresse et sa douceur, elle n’est pas dupe bien longtemps. Grace connaît Milo. Cela fait environ 7 mois qu’ils sortent ensemble, et si elle n’a pas la prétention de prétendre tout savoir de l’italien, l’empathe qu’elle est peut se vanter de réussir, la plupart du temps, à comprendre quand quelque chose ne va pas. Ce n’est pas un simple mauvais rêve. Ce n’est pas un simple verre d’eau. Ce n’est pas une nuit comme les autres.

Alors bien sûr qu’elle se lève à sa suite, ayant déjà oublié son propre cauchemar pour se concentrer uniquement sur celui du sorcier. Elle se redresse en s’étirant doucement, le tee-shirt de Milo qu’elle porte, bien trop grand pour elle, retombant sur son épaule, puis pose les pieds par terre pour mettre ses chaussons duveteux où sont représentés des licornes multicolores, malheureusement cachées par l’obscurité. D’un pas lent, elle traverse sa chambre pour se rendre dans la cuisine où se trouve le vendeur de balais magiques.

Si son cœur s’était serré précédemment, il manque de se briser alors que la lune, qui perce à travers la fenêtre de la pièce, illumine le visage de Milo et qu’elle voit sa détresse, les larmes qui commencent à perler au coin de ses yeux. Elle a envie de courir vers lui, de chasser les vilains démons qui semblent agiter sa tête, mais elle se retient. Elle n’a certainement pas envie de le brusquer : car peu importe ce dont il s’agit, ce doit être important, aux vues de ses réactions.

Elle ne fait aucun bruit en traversant son appartement, sachant parfaitement quelle planche de bois du plancher est la plus à même de grincer, et c’est une ombre qui se glisse aux côtés de Milo. Pour lui signifier sa présence, elle se contente de glisser sa main tout contre son bras, qui serre le comptoir de la cuisine comme si sa vie en dépendait.

« - Hey… dit-elle dans un souffle. Tu sais que quoi qu’il arrive, tu peux m’en parler, d’accord ?

Il n’y a rien d’autre, dans les yeux de Grace, que cet amour profond qu’elle éprouve pour l’homme qui partage sa vie. Le désir de l’aider, de lui ôter un peu de cette peine qui semble peser un poids bien lourd sur son âme. Mais elle sait bien que c’est difficile de parler de ce genre de choses, surtout pour quelqu’un d’aussi fier que Milo, qui utilise, bien souvent, l’humour comme mécanisme de défense lorsqu’il est question de sujets importants. Elle se contente donc de passer sa petite tête dans le creux des bras de l’italien, pour pouvoir le regarder droit dans les yeux (bien trop petite pour pouvoir poser son menton sur son épaule, il faut bien réussir à s’adapter).

- Je ne dirai rien, même, si tu veux… Je peux juste écouter. Être là. Enfin, c’est… comme tu le sens. »

Elle se sent soudainement un peu gauche, un peu maladroite, pressée contre l’aisselle de Milo, qui doit probablement la trouver bien embêtante, à venir l’ennuyer en plein milieu de la nuit avec ses histoires. Le doute commence à faire sa place dans son esprit : et si elle s’était trompée ? Elle aurait l’air bien stupide, alors. Mais elle ne s’enfuit pas pour autant. Car la honte est bien moins importante que son désir d’aider le sorcier, et si il y a la moindre chance qu’elle ait effectivement raison, et que ce cauchemar est plus important qu’il n’en a l’air au premier abord, elle ne va certainement pas le laisser seul dans un tel moment.
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 2 Juin - 17:45



► Chez Grace - 22 avril 2001
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Si Milo n’avait pas été aussi perdu dans ses pensées, il aurait probablement entendu sa dulcinée arriver derrière lui. Mais il était perdu dans ses tristes songes, les mains serrées le long de l’évier, retenant les larmes de couler le long de ses joues. Il se sentait désemparé, ne sachant pas vraiment quoi faire face à son subconscient qui continuait de remonter des souvenirs qu’il ne voulait qu’oublier après toutes ses années. Il ne pouvait et ne pourrait probablement jamais oublié et retirer cette culpabilité qui le rongeait à chaque fois que la date fatidique se pointait. Il eut un léger sursaut en sentant la main chaude de Grace sur son bras, ravalant sa salive avant de la regarder. Elle avait l’air rongée par l’inquiétude et il s’en voulait de lui causer autant de soucis. Il la préférait souriante à la vie, pas le visage déformé par une tristesse qu’il engrangeait. Il tenta un faible faux sourire : il ne pouvait duper plus personne à présent. « Hey… dit-elle dans un souffle. Tu sais que quoi qu’il arrive, tu peux m’en parler, d’accord ? » Il ne la méritait vraiment pas. Il ne savait quoi lui dire. Il ne savait pas s’il avait envie de lui partager son histoire : il ne voulait pas vraiment l’attrister encore plus. Il avait beau l’aimer, il n’était pas vraiment enclin à lui infliger ce fardeau. Il avait perdu énormément à cause de son accident et se refusait à perdre plus.

Elle se glissa finalement dans ses bras, un peu maladroitement et son premier réflexe fut de l’enserrer contre lui, posant son nez dans ses cheveux. Il voulait simplement se perdre contre elle. Peut-être que sa simple présence pourrait repousser les mauvais esprits : il espérait en tout cas. Il s’était reposé partiellement sur le bord de l’évier, ne tenant que sur la seule survivante qui lui restait. Quoiqu’il y fasse, le résultat était le même : sa jambe manquante ne repousserait jamais et ses pensées continuaient de se focaliser sur son absence. Il avait beau la garder près de lui, fermer les yeux, se concentrer sur elle, sa voix : rien n’y faisait, son esprit tournait en boucle. Force de constater que même son parfum entêtant ne pouvait lui faire oublier le cauchemar qu’il venait d’éprouver, il eut un léger soupir. Il ne pouvait pas l’ignorer. Elle méritait de comprendre, de savoir la vérité. « Je suis désolé. » Il l’était vraiment. L’histoire qu’il allait lui raconter n’était pas la plus joyeuse de toute.

Il s’était doucement reculer, pour lui faire face, toujours appuyer contre l’évier. Il la regarde un instant. « Honnêtement, je sais pas si tu veux vraiment entendre cette histoire, mon coeur. » Elle était particulièrement horrible : l’histoire d’un gamin trop con qui avait perdu sa jambe par sa propre connerie, par son propre égo. Ca ne le montrait clairement pas dans son meilleur jour. Il avait baissé ses yeux vers le sol, se perdant un instant dans ses pensées. « Je ne sais même pas par où commencer. » Tout fourmillait dans sa tête, tous les morceaux s’entrechoquait. Il avait peur d’ouvrir cette vanne. Même s’il devait être honnête envers elle, il ne voulait pas qu’il la voit tel qu’il avait été. Il avait peur. Peur de la faire fuir, comme il avait fuir tellement de gens à l’époque. Quel con il avait été, quel con il était. Et il ne voulait pas la perdre, pas elle.  
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 23 Juin - 12:07


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L’obscurité partielle qui règne dans la pièce devrait empêcher Grace de se perdre dans les yeux de Milo. Mais peut-être que c’est l’amour qu’elle lui porte, peut-être que c’est son instinct qui lui crie que, peu importe ce qu’il peut bien se passer, elle trouvera toujours le moyen de retrouver le chemin qu’arpente l’homme qui partage sa vie, toujours est-il que, malgré les loi de la physiques qui édictent le fait immuable et tragique que l’être humain ne peut voir dans le noir, elle révère le regard chatain du géant aux épaules voûtées, à cet instant précis. Un sentiment irrésistible saisit sa poitrine alors qu’elle se serre contre lui. Elle a toujours trop aimé, la française, à son détriment. Ça ne l’a pas empêché de retomber dans les mêmes pièges, encore et encore, de confier son coeur à des individus qui ne le méritaient pas et d’abaisser ses barrières alors qu’elle aurait dû partir en courant. Aujourd’hui, cependant, elle est persuadée d’avoir fait le bon choix. Que si la route a été longue et tortueuse, la destination en valait la peine. C’est probablement la raison pour laquelle le fait de voir Milo si blessé, si vulnérable, la peine à ce point.

Et ce n’est pas qu’il la repousse, à proprement parler. Elle veut l’aider, mais il semble réfractaire à l’idée de tendre la main. Peu importe les raisons qui le poussent à réagir ainsi : elle ne va certainement pas l’obliger à lui parler s’il ne s’en sent pas capable. La jeune femme sait parfaitement que ça serait le meilleur moyen pour qu’il se braque et, qu’aculé, il ne se sente comme un lapin pris au piège dans le terrier d’un renard. Tout ce qui importe, c’est qu’elle soit là pour lui, et c’est ce qu’elle s’applique à faire, du mieux qu’elle le peut. Son désolé n’est qu’un murmure, mais elle le refuse d’un simple mouvement de tête. Il n’a pas besoin de lui demander pardon. Il a le droit de se sentir vulnérable, même si elle n’en connaît pas les raisons. Grace maudit silencieusement la société qui pousse les hommes à vouloir masquer leurs sentiments, à devoir se montrer forts, peu importe les épreuves qu’ils traversent, jusqu’à ce qu’ils n’explosent d’un trop plein de tristesse, de rage, de tout ce qu’ils ont pu garder en dedans jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus.

« - Bien sûr que je veux l’entendre, finit-elle par lui répondre d’un ton faussement outré, avant de laisser échapper un petit rire en retroussant son nez, puis de reprendre d’une voix ourlée de tout l’amour qu’elle lui porte. Si ça te touche à ce point, j’ai envie de savoir, je… enfin, je comprendrais si tu ne veux pas en parler, mais j’ai envie d’être là pour toi. Surtout que tu ferais exactement la même chose, si c’était moi qui me réveillait en pleine nuit après un cauchemar, et si ça avait l’air de particulièrement me heurter.

La kinésithérapeute se tortille pour réussir à s’immiscer entre son petit ami et le plan de travail de la cuisine, en essayant de ne pas le bousculer (c’est d’ailleurs un miracle qu’elle y parvienne sans encombre, quand on connaît sa maladresse légendaire), puis se met sur la pointe des pieds pour poser délicatement ses lèvres contre son cou, à défaut de pouvoir atteindre son visage malgré tous ses efforts. C’est un simple baiser papillon, elle ne fait qu’effleurer son épiderme de sa bouche dans une démonstration de tendresse, en posant sa main au niveau de son cœur, sa petite main agrippant le tissu de son tee-shirt. La française veut simplement lui montrer qu’elle est là. Que quoi qu’il advienne, elle ne va pas le lâcher.

- Par le début, ça me semble être le plus simple, non ? Il n’y a maintenant que de la bienveillance dans sa voix, pas une once de moquerie. Viens t’asseoir. Je vais te faire du thé. »

Sa main lâche le vêtement de Milo pour glisser le long de son bras et entrelacer leurs doigts. Elle le mène doucement vers le canapé, le laissant s’installer avant d’aller allumer la bouilloire. Son sorcier de copain pourrait le faire d’un simple mouvement de baguette magique, mais elle aime s’occuper de lui. Tout ce qu’elle veut, c’est qu’il se sente écouté, épaulé. Aussi protégé qu’elle, à ses côtés.
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptySam 20 Juil - 18:15



► Chez Grace - 22 avril 2001
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Sa douceur n’avait pas d’égal. Il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne la méritait pas, qu’il n’était pas quelqu’un de bien. Elle était là, avec lui, à une heure bien trop peu avancée. Sa patience n’avait pas de limite et bon sang qu’à cet instant, il l’aimait. Il l’avait entouré, s’était bercé dans sa chaleur et son odeur, espérant éloigner les songes pour un temps, espérant trouver le courage de lui raconter cette histoire, son histoire. Elle fait un léger trait d’humour, qu’il accueille par un sourire d’une douceur infinie. Il hocha doucement la tête. Bien sûr qu’il voulait lui en parler : parce que c’était quelque chose d’important, qui l’avait forgé. C’était juste, incroyablement difficile. Il ouvre ses bras pour la laisser partir, la regarde un instant, les doigts entremêlés aux siens. C’était un devoir de lui raconter.

Il se saisit de ses béquilles, la suit presque maladroitement jusqu’au canapé avant de s’y installer. Il la regarde préparer le thé, l’observe. Une crainte venait de lui remonter : si elle ne l’aimait plus après cette histoire. Si elle comprenait à quel point, il était stupide, dangereux pour sa propre personne et qu’elle… Partait ? Le forcer à partir ? Il avait fait fuir tellement de gens après son accident, qu’il avait peur à présent de la voir s’éloigner de lui. C’était un risque qu’il devait prendre. Il posa ses coudes sur ses genoux -enfin, son genou et son moignon, regardant ses mains, perdu dans ses pensées. Il devait trouver les bons mots, c’était si dur.

Il ne l’entendit pas revenir, eut un léger sursaut en voyant la tasse apparaître devant ses yeux. Il l’avait doucement saisi, gardé entre ses mains malgré l’immense chaleur qu’elle dégageait. Qu’elle le brûle, cela n’y changerait rien. Il tente un léger sourire vers Grace, son regard croisant le sien. Il a un léger soupir, regarde la tasse de thé. Il ne pouvait pas reculer, mais elle était là, à ses côtés. Il devait trouver le courage : pour elle. Alors il commence doucement son récit. « Ça s’est passé, il y a six ans. Jour pour jour. »

Et il lui raconte son histoire. Comment tout avait commencé par une journée banale, peut être même un peu trop ensoleillée pour la météo londonienne. Que c’était une journée comme les autres, mais qu’il avait pour une fois un peu repos. Il avait décidé de se présenter aux sélections de l’équipe amateure de quidditch de Londres. Puis, il lui avait expliqué que pour devenir techniciens, artisans de balais, il lui fallait valider sa formation par la réalisation d’un de ces derniers. Le Milo de l’époque était sûr de lui, têtu. À un tel point qu’il avait voulu prouver ce qu’il valait avec sa propre création : histoire de faire la promotion de son équipement, histoire de graver son nom dans quelques esprits… Oh pour ça, il l’avait gravé son nom, dans l’esprit des gens. Il avait fait une légère pause, les yeux perdus dans les volutes du lait et du thé mélangés.

Oh oui, c’était une belle journée. Pas un nuage à l’horizon. Le sable du stade de quidditch renvoyait presque des reflets dorés dans le ciel bleu de Londres. Ils étaient quelques-uns à se présenter pour le rôle de poursuiveur. Alors il avait enfilé sa tenue de quidditch, il avait pris son balai sur l’épaule. Son balai qu’il n’avait pas eu le temps de tester jusqu’au bout, parce que ses sorts de vérifications prenaient un temps fou et qu’après tout, il commençait à bien les connaître sur le bout des doigts. Qu’il avait confiance en ses capacités. Oh stupide Milo. Stupide jeune Milo. Alors il avait entamé la suite de son récit, beaucoup plus horrible. Comment, après avoir poussé du pied son balai pour monter dans les airs, il avait senti que quelque chose n’allait pas. Qu’en arrivant à une dizaine de mètres au-dessus du sol, la surcharge de magie n’avait pu être contenue et que la partie gauche avait alors explosée, avec lui dessus. Sur le coup, la décharge de la douleur l’avait immédiatement plongé dans l’inconscience. Mais que le spectacle avait été suffisamment horrible pour qu’il tache de tout son sang, le sol du stade. Que dans l’explosion, ce n’était pas seulement une partie de sa brosse qui s’était détaché du reste, mais aussi sa jambe gauche. Que sa chute avait brisé son bras, plusieurs côtés et créée une commotion cérébrale.

Et puis qu’après cette période d’inconscience, il s’était réveillé dans une pièce blanche, à l’odeur d’éther particulièrement forte, qui lui avait donné un haut-le-cœur. Et que quand il s’était réveillé ce jour-là, il avait découvert avec horreur qu’il avait perdu une partie de lui-même. Il avait mis plusieurs mois à s’en remettre, il avait… Beaucoup changé. Il se détestait. Il ne lui épargna pas ça non. Il se détestait d’avoir été aussi stupide, d’avoir suivi la voie d’Icare : il était monté trop haut, il s’était brûlé les ailes. Et il s’était détesté parce qu’il le savait, il avait été exécrable avec tout le monde. Il avait détesté ses périodes, où il avait eu des crises de rage, où il prenait tout ce qui lui passait sous la main pour le jeter avec une violence autour de lui. Que ses crises de colère l’avaient possédées, qu’il s’était demandé à certains moments, s’il méritait vraiment de rester sur cette planète. Mais que dans tout ce malheur, il avait eu beaucoup de chance, le géant avait eu des constantes comme Irvin et sa famille dans sa vie, mais que ça n’avait pas été le cas de tout le monde. Qu'Archibald l’avait accueillit, malgré ses conneries et qu’il l’avait gardé en apprenti, malgré ses conneries. Qu’il ne pourrait jamais assez les remercier d’avoir été là. D’y avoir cru pour lui, quand lui avait perdu tout espoir.

Il s’était arrêté. Il avait peur de croiser son regard. Peur d’y croiser des reproches, ou même une forme de colère. Ou pire encore : de la pitié. Il s’était mis ça sur le dos, seul. Comme un grand garçon. Il ne pouvait blâmer personne d’autre que lui-même. « Voilà. Tu sais tout. » Il avait la gorge un peu noué, les yeux toujours dans le vague. « Chaque année, les cauchemars reviennent. Je me vois tomber… Je sens tout. » Il regarde un instant ses mains, les larmes lui montent aux yeux à présent. Ses mains tremblent. Il a peur. « Le psy m’a dit que c’était normal. C’est un syndrome post-traumatique, ça partira probablement jamais. J’aurais toujours les images de ma chute imprimée dans la rétine…. D’habitude, les somnifères m’assomment, mais faut croire qu’ils font pas toujours effet. » A présent, il a presque peur de s’arrêter de parler. Parce que s’il s’arrête de parler maintenant, il craint qu’elle ne saisisse l’occasion pour le virer de chez elle. C’est irrationnel comme peur, mais il ne peut s’empêcher de la ressentir au creux de ses os.   
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyMar 30 Juil - 15:27


It's a bittersweet symphony, this life

- Grace Hamilton — Milo Pierce -
22 avril 2001


"I thought I was hopeless, I thought I was broken, I struggled to laugh when the whole room was joking. I waited in the cold, but the door wouldn't open 'til I heard your voice in a dream. And nothing comes easy when everyone's rushing, the signal's got speed but there's no real connection. I tried reaching out but it was just my reflection 'til I heard your voice in a dream." Smash - Katharine McPhee & Jeremy Jordan
Elle écoute. Mot après mot, phrase après phrase. Sa main est posée tout contre sa paume, ses doigts jouant avec les siens, retraçant les phalanges avec toute la douceur dont elle est capable. La voix de Milo est comme du velours à ses oreilles, et si elle n’écoutait pas avec autant d’attention, avec autant d’amour, elle pourrait s’endormir en l’écoutant parler de son ton grave, ses mots s’éraillant par intermittence lorsqu’il se remémore les périodes les plus tragiques de sa vie. Le cœur de Grace est serré, bien sûr. C'est difficile de voir quelqu'un qu'on aime souffrir, d'autant plus lorsqu'on est impuissant, incapable de réécrire un passé déjà révolu depuis bien longtemps. Le destin peut parfois être cruel, et son petit ami en a fait les frais : mais il a beau vouloir se blâmer, ce qui est arrivé n'est rien d'autre qu'un accident. Un tragique, absurde, stupide accident comme il en arrive tous les jours, à la seule différence que c'est celui-là, et pas un autre, qui a fait perdre à Milo sa jambe. Celui-là qui gangrène sa vie, un souvenir à la fois. Et que faire pour l'aider à part l'écouter ? La française ne pose pas de question, le laisse aller à son rythme, brisant les silences imposés par son traumatisme par de doux baisers déposés sur sa main, son cou, sa mâchoire, tout ce qu'elle peut trouver pour lui faire comprendre qu'elle est là. Elle ne sait pas si c'est suffisant, mais c'est tout ce qu'elle peut faire, pour l'instant.

Lorsque Milo pose le point final sur son histoire et que ses mains se mettent à trembler, Grace ne le lâche pas. Elle doit probablement ressembler à un koala enroulé autour d’une branche d’arbre, sa tête maintenant délicatement posée sur sa poitrine, non loin de son coeur, mais elle s’en fiche comme de sa première chemise. Elle n’entend même pas la bouilloire, dans la cuisine, qui siffle pourtant de tout son saoul depuis de longues minutes maintenant. Son attention est focalisée entièrement sur l’homme, sur sa détresse visible, sur son souffle court alors qu’il évoque ces souvenirs si douloureux.

«  - Je vois… finit-elle par dire de sa petite voix si fluette, en comparaison de la sienne. Je suis contente, et honorée que tu aies bien voulu m’en parler.

Ses doigts se perdent, maintenant, dans les cheveux bruns de Milo, entourant tout d’abord ses oreilles de son index et de son majeur pour mieux masser délicatement son crâne. Elle agit sans réfléchir, par pur réflexe, faisant simplement ce que lui dicte son instinct pour apaiser les battements du cœur de l’italien, qu’elle sent contre son propre corps, résonnant dans ses os.

- Je ne peux qu’imaginer à quel point ça a du être difficile, pour toi… et je suis tellement impressionnée par ton courage… Elle le regarde, les étoiles dans les yeux, le soleil dans le cœur. Entre eux, c’est une galaxie, un maelström de poussière de comètes qui se mélangent pour former l’univers. Ces cauchemars, c’est compréhensible, je comprends mieux. On trouvera un moyen de… pas tout arranger, je ne suis pas comme toi et je n’ai pas de baguette magique pour faire ce genre de choses, mais pour rendre le moment un peu plus facile, d’accord ? L’année prochaine… On se fait une nuit blanche à regarder des films toute la nuit ! Avec plein de pop-corn et de gâteaux. Oh oui, je ferai un bon gros fondant au chocolat !

C’est peut-être naïf, la façon qu’elle a de voir le monde. Simpliste, même, diront les plus obtus d’esprit, se concentrant trop sur les détails pour ne pas voir l’étendu des possibles que propose Grace à Milo. Bien sûr qu’une soirée DVD-malbouffe ne pourra guérir les affres de l’accident du sorcier. Elle le sait, il le sait, diable, le monde entier le sait. Mais c’est un moyen de lui montrer qu’il peut retrouver une vie normale, même après tout ce temps. Qu’elle est prête à tout pour lui remonter le moral, pour partager son quotidien avec le sien, peu importe les obstacles qui viendront se mettre au travers de leur route.
Elle finit par taire ses fantasmes gustatifs pour mieux goûter les lèvres de son petit ami, se pressant contre lui dans une tendresse infinie.

- Je t’aime, mon géant idiot, dit-elle un sourire sur les lèvres, son ton trahissant son affection. Et puis d’ailleurs, c’est pas juste que même avec un moignon, tu sois toujours bien plus grand que moi. Y’a pas de justice, ma bonne dame, je vous jure. »

Dédramatiser la situation, c’est tout ce qu’elle veut. Elle est loin, l’époque où elle se figeait en écoutant Milo blaguer sur son handicap, désireuse de tout, sauf de le faire souffrir à cause d’un humour mal placé. Elle a appris à comprendre, Grace. A lever le voile sur cet homme qui lui a plu au premier regard, loin d’être parfait, pourtant. Mais terriblement parfait pour elle, et c’est tout ce qui compte, au final.
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 18 Aoû - 13:31



► Chez Grace - 22 avril 2001
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Et elle restait là. Dans ses bras. Tous ses gestes d’une douceur infinie qui n’avait fait que l’aider à raconter sa tragique histoire. Elle ne s’échappa pas, comme s’y attendait le géant : elle restait. Et son contact le rassurait : parce que c’était sa plus grande crainte à présent. Il avait terriblement peur de son abandon, il l’aurait compris, bien sûr. Mais pour rien au monde, il ne voulait la perdre. Il était rassuré par sa simple présence dans ses bras. Il ferma les yeux doucement quand elle commença à passer ses doigts dans son cuir chevelu, voulant graver à tout jamais la sensation dans les méandres de son cerveau. Il ré-ouvrit doucement les yeux, son cœur se calmant à sa simple présence, les battements ralentissant au fur et à mesure des mots de la jeune femme. Il y avait un poids en moins sur ses épaules, comme l’impression de pouvoir respirer à nouveau. Le songe était toujours présent, les cauchemars allaient perduraient pendant encore de longue années, si ce n’était pour toute sa vie. Mais elle était là, à ses côtés. Il se sentait invincible à sa présence, comme si rien ne pouvait plus atteindre le cœur de l’artisan. Il ouvrit doucement les yeux , la regarda avec un océan de douceur dans le regard. « Merci. » C’était tout ce qu’il lui fallait. Bon sang qu’il ne la méritait vraiment pas, n’est ce pas ? Il retenait encore beaucoup de choses - en partie parce que c’était déjà beaucoup à emmagasiné pour elle et en autre partie parce qu’il n’était pas spécialement habitué à faire un étalage de ses sentiments les plus sombres -, mais le fait de pouvoir déjà lâché une partie de son lest à ses côtés, le renforçait dans l’idée qu’elle était déjà bien trop bien pour lui.

Même si cela n’effacerait en rien l’incident, l’attention d’une nuit blanche en sa compagnie le touchait particulièrement et … Puis il ne dirait jamais non à une soirée DVD et Malbouffe, encore moins quand il était déprimé, et encore moins avec sa dulcinée à ses côtés. La journée serait probablement longue à ses yeux, mais un peu moins grâce à elle. Il se laissa porter par ses doux baisers, ces mains à présent calmées étaient venu caresser le bord de sa mâchoire, en redessinant la ligne et ses pourtours. Il ne put retenir un rire s’échapper de ses lèvres à la mention de sa taille. Elle avait l’air minuscule dans ses bras, mais il s’en foutait bien. « Bien, j’dois avoir une scie qui traîne quelque part, ça peut s’arranger. » Une jambe en plus, une jambe en moins… Certes l’idée était extrème (et il aurait pû lui fournir des échasses) mais … Connaissant la maladresse de la brunette, il valait mieux encore qu’il se découpe la jambe. Le géant Italien prit le temps de l’observer, profitant de cet instant auquel il ne pensait plus vraiment à sa jambe pour graver chacun de ses traits dans sa mémoire. « Je t’aime. » C’était plus que jamais sincère. « Merci. » d’être là, de l’aimer, de sa tendresse, de tout. Il n’y avait pas plus vrai que ses sentiments à son égards. Elle était son phare dans la tempête, son étoile polaire.

Son regard se fait doux. « Si tu veux aller te coucher, je ne te retiens pas. » Elle pouvait encore arracher au moins deux petites heures à Morphée, vu l’heure qu’il était. « Je ne veux pas être la raison de la dépravation de ton sommeil. » Il lui sourit un peu bêtement. Lui, il ne trouvera pas le sommeil à nouveau. Pas avant au moins le soir même, voir le lendemain matin. Mais il refusait de la garder éveillée plus longtemps. Et s’il fallait qu’il la porte sur son dos avec ses béquilles pour la ramener au lit, il était prêt à le faire.
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MessageSujet: Re: It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce   It's a bittersweet symphony, this life ft. Milo Pierce EmptyDim 25 Aoû - 11:15


It's a bittersweet symphony, this life

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Son léger rire s’étouffe alors qu’elle blottit sa tête tout contre son bras. A-t-il conscience d’à quel point son humour, son auto-dérision, la séduit encore plus que ses adorables yeux marrons ou ses épaules larges et puissantes ? Probablement pas. Mais elle ne cessera de le lui répéter, jour après jour, de lui souffler à l’oreille à quel point elle est amoureuse de lui et n’aurait jamais songé, même dans ses rêves les plus fous, trouver un homme tel que lui avec qui partager sa vie. Une ou deux jambes, quelle importance, au final ? Tous ceux qui ont voulus lui ravir le cœur avaient bien tous leurs orteils, mais ça ne les a pas empêché de la faire terriblement souffrir. Alors, elle continue son léger massage, essayant de l’apaiser du mieux qu’elle le peut. Elle ne se lève que quelques secondes, pour éteindre la bouilloire qui siffle toujours de tout son saoul, au risque d’ameuter l'ensemble de l’immeuble, et sert au sorcier une tasse de thé au jasmin avant de reprendre place dans le creux de ses bras. Son endroit attitré.

Lorsqu’il évoque l’éventualité qu’elle aille se coucher, Grace balaye l’idée d’un revers de la main. Elle serait bien incapable de dormir sans la présence du géant à ses côtés, de toute façon : son cerveau ne ferait qu’imaginer les scénarios les plus horribles, en pensant à ce que ressentirait Milo, seul, dans ce grand canapé vide. Alors ils parlent de petits riens, de leurs journées respectives, des dernières imbécillités de Matthew, des bizarreries des clients de la kinésithérapeute. Elle chante pour lui, aussi, à un moment donné de la nuit, des mélodies françaises qui la bercent elle-même, sans qu’elle ne s’en rende réellement compte. Elle a beau lutter, ses paupières finissent par papillonner, et elle s’endort en plein milieu du premier couplet d’un chant qu’elle avait pour habitude de fredonner autour du feu de camp, durant les colonies de vacances où elle travaillait pour se faire quatre sous durant l’été.

Qui peut faire de la voile sans vent, qui peut ramer sans rame, et qui peut quitter son ami, sans verser de larmes ?

***

C’est difficile de partir travailler le lendemain, il faut bien l’avouer. Le matin est arrivé bien trop vite, le soleil perçant facilement à travers les persiennes de la cuisine, et il faut que la française mobilise toute sa volonté pour s’extirper du canapé où elle a finit la nuit. Elle se prépare sommairement, se passant de maquillage et revêtant les premiers vêtements qui lui passent sous la main, avant de dévaler les escaliers pour aller à son cabinet, saisissant au vol son Hoverboard afin de ne pas avoir à courir pour arriver à temps à son premier rendez-vous de la matinée. Mais plus que la fatigue, c’est le fait de quitter Milo, qui a été le plus ardu. Si Grace a tendance à couver les gens qu’elle aime, parfois même un peu trop, c’est d’autant plus vrai lorsqu’ils ne vont pas bien. Elle sait qu’elle ne peut pas mettre sa vie entre parenthèse à chaque fois qu’il se passe quelque chose dans l’existence de ses proches, mais ça n’empêche pas son esprit de vagabonder inlassablement, alors même qu’elle est censée soulager la sciatique de Mme McCluskey, repensant aux mots de son petit ami, à la souffrance qui exultait de chacun des pores de sa peau la veille.

Lorsque son dernier patient passe enfin la barrière de sa porte, Grace s’étire longuement, sentant la fatigue enserrer tout son être, étouffe un bâillement, puis se lève. Sa journée est loin d’être terminée, pourtant. Elle doit passer à l’Holiday’s Coffee pour assister à une réunion de The Pacifist Confederacy, puis travailler quelques heures au refuge animalier où elle est bénévole. Son quotidien est bien chargé, à la Hamilton. Chaque minute est planifiée pour qu’elle puisse remplir toutes ses obligations, et il faut bien l’avouer, ce rythme effréné commence à la peser. Elle aurait bien besoin de vacances. Mais ça ne l’empêche pas de prendre la porte, un sourire plaqué sur le visage, de l’élan dans son coeur. Peu importe la fatigue. Sa vie est remplie de choses et de gens qu’elle aime, et c'est tout ce qui compte.

***

Le soleil est dangereusement bas dans le ciel, créant au milieu des nuages une lueur orangée aux subtiles nuances violines. Le soir arrive à grand pas, et la nature se prépare à l’accueillir en se parant de ses plus belles couleurs. Grace, cependant, ne s’attarde pas à admirer les teintes bariolées du firmament. Elle jubile, en fait. Ne peut cacher son excitation alors qu’elle monte précautionneusement les marches de son immeuble, faisant attention au petit être qui se trouve dans ses bras, pour se diriger directement vers l’appartement de Milo, où elle est bien décidée à trouver son petit ami. Caleb est de service au restaurant, ce soir, alors ils ne devraient pas être dérangés.

Elle frappe à la porte, et au moment où le battant s’ouvre, elle laisse échapper un enthousiaste "surpriiiiise" avant de mettre sous le nez du sorcier un petit chiot tout excité par la situation.
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