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 No sugar in my coffee ft. Torben McRawne

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Derek KnightDerek Knight
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MessageSujet: No sugar in my coffee ft. Torben McRawne   No sugar in my coffee ft. Torben McRawne EmptyMar 2 Avr - 16:53

No sugar in my coffee

- Derek Knight — Torben McRawne -


"Our revels now are ended. These our actors,  as I foretold you, were all spirits and are melted into air, into thin air : and, like the baseless fabric of this vision, the cloud-capp’d towers, the gorgeous palaces, the solemn temples, the great globe itself, yea, all which it inherit, shall dissolve, and, like this insubstantial pageant faded, leave not a rack behind. We are such stuff as dreams are made on, and our little life is rounded with a sleep." The Tempest - William Shakespeare
Les doigts courent sur la tasse de café noir fumante. Ils peuvent sembler distraits, tant leur parcours paraît hasardeux sur la porcelaine blanche, mais quand on connaît le caractère de l’américain, il devient évident que chacun de leurs mouvements est soigneusement calculé, effleurant l’anse pour mieux saisir la base du récipient, et le porter à sa bouche dans ce qui semble pratiquement être un rituel ancestral, tant il est effectué avec maestria. Son autre main est, elle aussi, bien occupée, puisqu’elle tient entre ses phalanges une cigarette allumée qui relâche une fumée dangereusement entêtante. Il observe. Il écoute. Les gens autour de lui évoluent, tels des acteurs d’une pièce de théâtre immense : ils entrent et ils sortent de l’Holiday’s Coffee comme des insectes d’une fourmillière, et Derek se fait le seul spectateur de leur vie pourtant si simple. Il se plaît à imaginer le quotidien de ces étrangers et révère chacune de leurs particularités, collectionneur de moments brefs mais précieux dans leur individualité, et se place, comme à son habitude, sur le piédestal du juge plutôt que du jugé, bien qu’il n’ait aucun autre galon à sa poitrine que ceux qu’il s’est autoproclamé posséder.

Il n’est pas là par hasard, l’américain. Certes, il s’arrête régulièrement pour prendre un café dans le centre-ville, notamment le matin, après qu’il ait passé la nuit à coordonner ses hommes ou à faire un casse, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il est frais et reposé, ayant passé sa soirée en compagnie de l’amour de sa vie dans leur appartement cossu de la ville haute, et ses yeux perçants transpercent la foule avec un but bien précis. Ils cherchent un visage, l’air de rien : et quand il passe enfin la porte, Derek laisse un léger sourire frôler ses lèvres, dans un rictus bien vite effacé par sa tasse de café qu’il boit avec délectation.

Le criminel a pris pour habitude de se lier d’amitié avec des Aurors. Il se sent si puissant, à discuter avec ceux qui devraient le mettre derrière les barreaux, à se faire inviter dans leurs maisons pour partager un repas avec leurs familles lorsqu’il sait que le lendemain, dans leurs bureaux, il y aura un dossier qui les attends qui porte le nom de Sacramento, qu’ils vont feuilleter avec impuissance en se désespérant de le démasquer un jour. Cela renforce son syndrome de toute puissance et d’impunité. Cela le sépare un peu plus de la plèbe, de ces agneaux qui ne sont que des proies quand il se proclame loup et prédateur. Il est élu parmi les élus. Et un autre membre des forces de l’ordre va participer malgré lui à son petit jeu pervers.

Torben McRawne. Un nom fier et viril, d’origine scandinave, qui, traduit grossièrement, signifie "ours du tonnerre". Derek sait tout de lui, enfin, tout ce qu’il a bien pu découvrir dans ses recherches, ce qu’il a réussi à glaner en laissant traîner ses oreilles et en payant les bonnes personnes. Quand on a de quoi payer, et de la motivation, il y a bien peu de choses qu’on ne peut obtenir, dans ce bas-monde, et le marché de l’information est loin d’être en crise.

L’Auror est une personnalité troublée et troublante, qui suscite beaucoup de controverses. Si son nom est loin d’être connu du grand public, lorsqu’on gratte un peu la surface, on trouve toute sorte de rumeurs, de sombres murmures qui parlent de Mangemorts et d’incendie. S’il a encore quelques amis au Bureau, on l’a quand même, plus ou moins, envoyé à Atlantis pour apaiser les bien-pensants et leurs ragots. Où est la vérité du mensonge, ça, c’est une autre histoire : mais dans tous les cas, Derek serait bien mal placé pour juger qui que soit, peu importe la nature de leur passé.

Pour l’instant, il se contente d’observer sa proie, sans le détailler franchement, se contentant de poser, de temps en temps, un œil furtif sur sa haute stature. Il ne devra pas y aller de front. Pour la réussite de son entreprise, il doit analyser et prendre son temps, au risque de se prendre un mur en pleine figure. Ça a bien failli arriver avec Jonathan Rowle, mais il ne répétera pas les mêmes erreurs.

Ainsi, il boit son café, tranquille, candide, et attend son heure. Comme un renard qui patienterait sagement, devant le terrier d’un lièvre, qu’il se décide à sortir de son trou. C’est l’Auror qui décidera des suites de son plan, car, comme un habile marionnettiste, il a appris à faire corps avec ses pantins pour les faire bouger en son sens.

Et comme dit l’adage, tout vient à point à qui sait attendre.
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MessageSujet: Re: No sugar in my coffee ft. Torben McRawne   No sugar in my coffee ft. Torben McRawne EmptyJeu 11 Avr - 3:00

Café noir. Sans sucre. Au plus gros format possible. Je n’étais pas toujours un grand fan des aliments et boissons moldus, mais ils avaient quand même saisi le truc, et je ne me flagellais pas à l’idée d’aller chercher ces énormes gobelets de café fumant qu’ils préparaient dans ces enseignes franchisées qui pullulaient, dans leur monde. L’odeur du café qui se fait moudre m’emplit les narines, et je sens venir ma dose, comme un camé à la dérive. Yeux cernés, rougis par les abus et par la fatigue, je me les frotte, paupières fermées, me les masse pendant quelques instants alors qu’ils sont déjà douloureux tandis que la journée commence à peine. Les nuits sont dures, en ce moment. L’éloignement du Royaume-Uni, dans ces missions de coopération magique auprès d’autres ministères, avait contribué à me calmer les nerfs, à ne pas oublier le passé certes, mais à faire en quelque sorte la paix avec lui. A vivre au milieu d’une trêve, secoué par les réminiscences de l’horreur que j’avais fait un trop long moment de ma vie, mais sans plus autant me réveillé bouleversé, avoir trop de mal à dormir, ou avoir à nouveau cette main gauche, longtemps blessée, qui se mette à trembler sans raison apparente.


On me tend le grand mug. Taille d’un café allongé, mais en fait plusieurs expressos les uns sur les autres. Si on peut éviter de trop diluer un café bien noir avec trop d’eau chaude, ça me convient mieux. Je refuse une fois encore le sucre et le lait ; le premier est de trop et gâche le goût, le second m’indispose de plus en plus à mesure des années, et contribue à diluer la dose de caféine que je m’envoie. Je ne le fais pas que pour le goût, mais ça compte quand même. A cette heure du matin, il y a foule. Les gens entrent et sortent. Ont-ils conscience que beaucoup se jouent ici, et que tout semble indiquer que de sombres forces sont à l’œuvre ? Probablement que oui, mais il n’empêche que l’âme humaine est bien faite, et qu’ils vaquent tous à leurs occupations dans l’idée de noyer leurs peurs et leur suspicion dans l’acharnement qu’ils mettent à leur travail ou au maintien de leur équilibre quotidien.


Je me sens un rien observé. Paranoïa de chaque instant, qui me suit depuis les prémices de ma carrière, lorsque nous ne savions pas à qui nous pouvions faire confiance au ministère, dans les mois qui ont précédé la première chute de Vous-Savez-Qui. Krystel avait contribué à lisser tout ça par la suite, mais ma mission d’infiltration des mangemorts lors du retour de leur chef n’avait que contribué à me mettre constamment sur le qui-vive. Quand on intègre le groupuscule magique le plus dangereux du monde, alors que quantité de collègues s’y sont cassés les dents et ont perdu la vie, on fait forcément attention à tout, au moindre petit détail. On dort la baguette à portée de main… Et c’est pire encore, quand on commence à se faire suspecter par son propre camp. Aujourd’hui, je savais que je restais sur la sellette. Trop de manqués, trop de procédures qui vont à terme mais pas sans mauvaise presse. Jusqu’à la mort du dernier suspect que je ne devais même pas approcher personnellement… Ca fait beaucoup, pour les pontes du Ministère, et je me laisse aller à une lancinante mélancolie glacée quand je me dis pour la millième fois que j’aurais dû me tirer depuis longtemps avec Krystel, et me recommencer une nouvelle vie avec elle, loin des crimes, des trahisons, et de tout ce sang.


L’impression se renforce, à mesure que je bois mon café. Les reflets dans la fenêtre la plus proche me laissent trop choix, alors que je fais mine de regarder l’activité au-dehors, dans la rue. La serveuse, et deux clients. L’un semble plus discret que l’autre. Elle, elle doit simplement se dire qu’elle a servi un paumé de plus ce matin, et qu’elle ne peut sans doute pas faire la conversation avec ce moustachu a l’air aussi fermé, perdu dans ses pensées. J’opte pour l’homme qui reste discret. Je reprends un café, et vais m’asseoir de but en blanc en face de lui. Auror de vingt années d’ancienneté, habitué aux manœuvres de la clandestinité. Si je me trompe, je n’aurais qu’à discuter cinq minutes avec l’homme, faire mine de rien. Des originaux, il y en a partout, et je n’ai plus la moindre honte aujourd’hui, à me mettre dans ce genre de position. Je débarque donc, cheveux coiffés relativement proprement avec toujours cette mèche qui retombe sur le front, et moustache lissée de gestes machinaux à chaque fois que j’ai à réfléchir. Je souris poliment.



| Bonjour, monsieur. Je suis désolé de vous déranger mais j’ai cru vous reconnaître en prenant ma commande, nous sommes-nous déjà rencontrés ? |




I'll play the game
I'll do everything you tell me
All the losers win in the end
I hate the feeling of this weight 
upon my shoulders
Pushing the pressure down on me
You think you want the best for me 
but nothing really matters
If you force it won't come 
I guess I'm feeling numb


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MessageSujet: Re: No sugar in my coffee ft. Torben McRawne   No sugar in my coffee ft. Torben McRawne EmptyDim 21 Avr - 14:28

No sugar in my coffee

- Derek Knight — Torben McRawne -


"Our revels now are ended. These our actors,  as I foretold you, were all spirits and are melted into air, into thin air : and, like the baseless fabric of this vision, the cloud-capp’d towers, the gorgeous palaces, the solemn temples, the great globe itself, yea, all which it inherit, shall dissolve, and, like this insubstantial pageant faded, leave not a rack behind. We are such stuff as dreams are made on, and our little life is rounded with a sleep." The Tempest - William Shakespeare
Une proie n’est une proie qu’à la condition sine qua non d’un désir, de la part du prédateur, de la faire sienne. Le lapin et le renard, le mouton et le loup, et l’homme et ses propres pairs : la nature du premier ne change que par l’implacable volonté du second, de l’enserrer entre griffes et crocs pour mieux se délecter d’une chair tendre et soumise. Ce n’est pas la réussite qui compte, ou bien la décision d’un dieu quelconque, qui a décrété que l’un serait chassé quand l’autre serait chasseur. L’important, c’est cette volonté, ce désir sournois de vouloir assujettir sa victime. Or, Derek a dans le regard cette lueur qui ne trompe pas. Torben, qu’il le veuille ou non, tombera sous son emprise, et s’il n’est pas question ici de meurtre ou de violence, son intention n’en est que plus insidieuse. Le marionnettiste n’a pas besoin de fils pour contrôler son pantin.

Pourtant, c’est l’Auror qui vient à lui, mais ça ne rend son plan que plus aisé encore. Peu importe ses intentions, et la probabilité qu’il ait remarqué les œillades de Derek. Il a répondu aux signaux de fumée, sans se rendre compte que ce brouillard qui pénètre dans ses poumons est un poison mortel. Il sourit, l’américain. Il est avenant, il est candide, il est charmant. Qui donc pourrait penser, même l’espace d’un instant, qu’il a de mauvaises intentions ? Que sous ses airs de gentleman et les boucles de ses cheveux noirs, Sacramento se pourlèche les babines en côtoyant celui qui veut le mettre derrière les barreaux ?

« - Je crois bien déjà vous avoir vu au Scottish Inn, répond d’une voix bienveillante le new-yorkais, dont l’accent perce à travers chacune de ses intonations. L’ancien propriétaire était un de mes amis, et j’avais pour habitude de dévaliser sa réserve personnelle de Whisky, je n’étais d’ailleurs pas avare pour partager des tournées… Je me trompe ?

Ce n’est ni totalement vrai, ni totalement faux : mais c’est l’apanage d’un bon mensonge, en réalité. Gabriel, l’ex-patron, avait en effet une bonne cave et il prenait plaisir, à l’époque, à partager un Single Malt avec lui, en fumant des cigarettes et en jouant au poker, mais Derek sait aussi que Torben est arrivé il y a peu à Atlantis. Il ne va pas révéler cette information, bien sûr, mais répondre de but en blanc "oui" ou "non" n’est pas le meilleur moyen de pérenniser une conversation sans lever aucun soupçon : par contre, lâcher subtilement une information quant à son goût pour l’alcool, qu’il sait partager avec l’Auror grâce aux recherches qu’il a fait sur lui, est l’assurance d’instaurer, au moins, une étincelle d’intérêt chez l’autre sorcier.

- Mais c’est difficile à dire, je ne me rappelle pas forcément de tout ce qui s’est passé durant ces soirées, lâche-t-il en ricanant doucement, les yeux dans le vague, comme s’il se souvenait de moments mémorables. Puis, il replonge soudainement son regard dans celui de l’Auror, simulant parfaitement une illumination dans son esprit. Oh, non, je sais. Je crois bien vous avoir déjà vu à la sortie du Bureau de sécurité. J’ai une amie qui y travaille, Ariane Rosier, et je l’y attends, parfois.

Et encore une fois, ses mots sont vrais sans que son jeu ne le soit. Bien sûr qu’il connaît la femme Auror, avec qui il a lié une amitié exactement pour les mêmes raisons que sa présence ici. Il a d’ailleurs véritablement vu Torben alors qu’il s’apprêtait à aller échanger avec elle autour d’un verre de bon vin, il y a de ça quelques semaines : ça ne rend son prétexte que plus crédible.
Mais maintenant que la messe est dite, comment convertir celui qui doute ? Probablement que c’est la curiosité qui a attiré l’écossais à s’asseoir à sa table, mais rien ne l’empêche de partir sans qu’une véritable conversation ne s’installe entre eux, qui aurait pourtant pu conduire, par la suite, à une franche amitié. Certes, Derek est loin d’être pressé, et il pourrait en rester là pour mieux continuer une prochaine fois, mais sa vanité le pousse sans cesse à vouloir tout, tout de suite. Sans ce défaut, probablement que le gamin qui a grandit dans la guerre de gang et la pauvreté ne serait jamais devenu l’homme qu’il est aujourd’hui, chef respecté d’une organisation criminelle à l’échelle mondiale.

- Derek Knight, dit-il en tendant la main, se demandant si Torben acceptera de la serrer par autre chose que pure politesse. Ça vous dérange si je fume ? »

Il le sait lui-même fumeur, ce n’est donc pas un grand risque que de poser une telle question. L’américain fouille dans sa poche pour en sortir un paquet, des Malboro tout ce qu’il y a de plus classique, et le pose sur la table en attendant implicitement la réponse de l’Auror. Les dés sont jetés.
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