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 One step at a time [Octobre 2001 Alistair fawley]

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Theodora Rose KnightTheodora Rose Knight
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MessageSujet: One step at a time [Octobre 2001 Alistair fawley]   One step at a time [Octobre 2001 Alistair fawley] EmptyLun 1 Avr - 14:20

Elle travaillait. Elle travaillait tard. Elle travaillait souvent tard. Elle travaillait souvent tard au cabinet. Elle travaillait souvent tard au cabinet ou au laboratoire. Elle travaillait souvent tard au cabinet ou au laboratoire pour ses patients. Elle travaillait souvent tard au cabinet ou au laboratoire pour ses patients et pour sa guerre aussi.

Ce soir, elle était au laboratoire pour sa guerre. Sa guerre contre la magie assassine. Cette magie assassine qui avait tué ses parents et qu’elle avait décidé d’éradiquer du monde comme il fallait éradiquer les armes des rues de toutes les villes. Car Ces gens doués de magie étaient comme des pistoleros avec une arme à la ceinture et on ne sait jamais ce qu’on est capable de faire d’eux une arme. On peut lancer des éclairs de morts qui tue les parents sous les yeux de leurs enfants en les laissant impuissants, ses parents à elle, sans qu’elle ne puisse rien pour les sauver alors qu’elle travaillait pour être capable de soigner et sauver.

Elle regarda sa montre, pas très loin de là l’hôpital continuait de vivre comme une cellule qui admet ou rejette des composants. Elle pouvait le sentir respirer aussi sûrement que le médecin et son stéthoscope sur la poitrine du malade. Quelques minutes plus tôt, elle avait salué Maggie Peterson qui venait de finir sa journée. Les consultations étaient terminées et Theodora n’était pas d’astreinte. C’était l’heure où les recherches prenaient le pas sur les soins, où l’application de la science cédait le pas à son avancée.

Il y avait quelque chose chez les sorciers qui leur permettait d’user de magie. Quelque chose qui les différenciait des autres humains. Alors pour la généticienne qu’elle était, il n’était pas difficile d’imaginer que la solution pouvait se trouver dans leurs gènes. Il ne lui était pas difficile de penser qu’elle pouvait trouver cette différence et une fois trouvée, travailler à la reprogrammation de cette abomination qui tuait les parents aussi simplement qu’on claque des doigts.

Les portes à double battant finirent leur danse derrière elle tandis qu’elle approchait de la porte sécurisée du laboratoire. Son badge et son code secret étaient nécessaires à son ouverture. Ce n’était pas disproportionné pour des recherches en génétique. Ce domaine de recherche demandait la plus grande circonspection tant ses applications étaient porteuses d’espoirs mais aussi de menaces.

La providence avait mis sur son chemin et à sa connaissance un phénomène intermédiaire entre les sorciers et les modus comme ils disent : les cracmols. Ces anciens sorciers avaient perdu la faculté d’user de la magie. Ce qui signifiait que cet état de sorcellerie était réversible. Ce qui signifiait qu’il y avait de l’espoir, qu’elle ne se battait pas contres des moulins à vent. Il fallait juste qu’elle cherche méthodiquement sans rien laisser au hasard sans négliger aucune piste. Aussi implacable que le temps qui passe elle finirait bien par isoler quelque chose qui réduirait la magie à néant. Il n’y aurait alors plus besoin de parler de mixité. Tous les humains auraient la même nature.

N’essayez pas de lui montrer la futilité de sa démarche, il n’y avait rien de plus sérieux pour elle. Ne tentez pas de la comparer à des personnages sombre de l’histoire pas si éloignées que cela. Qu’y avait-il de plus humaniste que de combattre les sources de violence ? Oh bien sûr elle admettait qu’il y avait des gens de valeur parmi les sorciers, mais eux aussi étaient des armes ambulantes et représentaient un danger pour autrui. Les débarrasser de cette malédiction ne ferait pas d’eux des personnes moins admirables. On lui avait aussi opposé la perte des connaissance accumulées par la magie et ses moyens d’aider l’humanité. La magie n’en avait-elle pas qui soient utiles ? Le prix était bien trop élevé à payer et ce que la magie pouvait faire maintenant, la science le pourrait dans un avenir plus proche qu’on ne pouvait le croire.

Le premier cracmol qu’elle rencontra était aussi celui qu’elle attendait ce soir. Alistair Fawley avait été ce que l’on pouvait sans doute appeler pour elle une sorte de révélation, un catalyseur de motivation. Cela avait même dépassé la simple relation de patient à médecin, de chercheuse à échantillon témoin. Il était à l’origine de son dernier orgasme mais il n’y avait pas de quoi se vanter de cela tant le travail de la généticienne prenait le pas sur sa vie privée et ne lui laissait guère le temps pour des rencontres platoniques ou pas.

La porte blindée coulissa dans un soupir sur des rails profondément sertis dans sa rainure et lui laissa le passage avant de se remettre en place dans le même souffle pneumatique. Elle tourna immédiatement à droite vers la porte qui donnerait accès au SAS qui montait la garde devant la cellule de recherche qu’elle dirigeait. En fait c’était un SAS à deux directions. Une donnait sur le laboratoire proprement dit dans lequel se faisaient les prélèvements et les diverses analyses dont les caryotype et séquençages, la deuxième donnait sur une sorte de salle de contrôle où arrivaient les résultats des diverses opérations réalisées dans la première partie. Le Docteur Knight y avait un bureau et une pièce commune contenait des terminaux informatiques aux écrans multiple et pour certains démesurés. Il faut dire que se détruire les yeux à observer des résultats génétiques était inefficace et qu’en agrandir la vue simplifiait grandement la tâche.

C’est la veille que les résultats étaient tombés après que les machines aient fonctionné durant des semaines entières. D’abord les séquenceurs avaient fait leur travail en quasi autonomie et ce n’était pas là ce qui prenait le plus de temps. Ensuite, les ordinateurs avaient comparé un à un tous les gènes des échantillons analysés pour en trouver les ressemblances et les différences notables. Les algorithmes avaient alors appliqué des centaines de filtres avant de finir presque deux mois plus tard par cracher leurs résultats que la généticienne avait mis plus d’une semaine à dépouiller. Mais la chose en avait valu la peine. Un X n’a jamais indiqué l’emplacement du trésor mais lorsque l’on met le doigt dessus on sait où il faut creuser. Un instant elle était restée interdite devant ce qui était indiqué en quasi toute lettres. Il y avait là une piste brûlante et elle n’osait croire que cela arrive maintenant et qu’il avait fallu qu’elle vienne à Atlantis pour enfin parvenir à quelque chose de concret. Encore fallait-il vérifier que cette petite différence concernant la synthèse d’une protéine cérébrale avait les répercussions qu’elle supposait. Cela ne serait pas de tout repos encore, mais son excitation était à son comble lorsqu’elle rentra chez elle vers vingt-deux heures.

Il lui avait été plus que difficile d’admettre qu’elle ne pouvait rien faire de plus et qu’elle était contrainte d’attendre le matin. Elle avait fini par rédiger une note où elle tentait de synthétiser ses conclusions et ce sur un ordinateur hors réseau qu’elle rangeait soigneusement dans une armoire métallique fermée à clé. Aucun système de sécurité n’était parfait, elle le savait bien, mais on ne pourrait pas lui reprocher de ne rien avoir mis en œuvre pour éviter les fuites.

Une fois enfin rentrée, elle avait appelé une des clés de cette recherche, Alistair Fawley. La conversation fut brève et l’enjoignait de se rendre au laboratoire en fin de journée. Le Cracmol était assez intelligent pour sentir au son de la voix de la chercheuse que l’injonction ne souffrait pas de réticence et que la femme au bout du combinée devait avoir des choses importantes à lui transmettre ou lui demander d’autant qu’elle avait conclu par un

“Venez à jeun d’au moins trois heures”

Elle se plia à tous les protocoles de désinfections indispensables pour ne pas polluer les échantillons, affichés à grand renfort de pictogrammes à chaque étape du SAS. Vêtue d’une nouvelle blouse, les cheveux parfaitement tirés en arrière lui dégageant le front et son regard que l’éclairage au néon rendait malachite, elle pénétra dans son bureau pour attendre son invité, les pieds glissés dans des chausses de bloc jetables. Tout à l’heure il faudrait sans doute repasser par d’autres manœuvres de désinfection mais un entretien préalable s’imposait avant de procéder au prélèvement qu’elle projetait.

Malgré l’excitation que les derniers résultats avaient générée, elle se sentait parfaitement calme et maîtresse de ses moyens. Être médecin imposait cette maîtrise, et elle avait eu toute la journée pour penser à ce qui allait suivre

Elle n’eut pas longtemps à attendre : l’homme était ponctuel et se présenta au visiophone du laboratoire et se plia lui aussi aux exigences de l'asepsie avant de la rejoindre. Ce n’était pas la première fois qu’il pénétrait dans le laboratoire et était accoutumé à ces précautions et ne risquait jamais d’y contrevenir connaissant l'intransigeance de la maîtresse des lieux. Elle se leva en entendant le glissement de l’intissé hospitalier et se porta à sa rencontre.
Elle lui tendit la main sans arrière-pensée, il s’était toujours montré disponible et loyal et elle pensait pouvoir lui faire confiance, sans quoi il ne serait pas là.

“Bonjour. Vous allez bien ?”

Pas de prénom, pas de “monsieur”, sans doute la volonté de garder une distance que leur incartade passée avait du mal à maintenir et la difficulté de faire comme si rien ne s’était passé.
 
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