Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Constellations ON/OFF
Catharsis
A Tale of Muggles and Wizards

Catharsis :: Le Monde :: Royaume-Uni :: Londres
 

 True Liar

Aller en bas 
AuteurMessage
Idalina Cadena VerduzcoIdalina Cadena Verduzco
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2365-idalina-cadena-verduzco#53263Messages : 55 Points : 573
Pseudo : Idalina
Avatar : Penelope Cruz
Crédits : moi
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus:
Informations diverses:
MessageSujet: True Liar   True Liar EmptyVen 22 Mar - 16:29

En émergeant des toilettes, certes payantes de Hyde Park, elle se demanda une nouvelle fois comment les moldus faisaient pour supporter la longueur de leur trajet. Elle devait bien leur reconnaître une ingéniosité technologique qui les faisaient accomplir des prouesses. Leurs trains étaient bien en avance sur les tortillards à vapeur que certains sorciers, sans doute des romantiques, empruntaient encore à l'occasion, mais mêmes leurs avions les plus rapides ne pouvaient rivaliser avec les portoloin.

Elle se planta quelques secondes devant le miroir étincelant cernés de céramiques immaculées. Ici nulle dorures ou moulures qui caractérisent le design des adeptes de la magie. La brunette n’en tenait pas rigueur aux moldus, leur sobriété en matière de forme et de couleur était parfois bien reposante. Penchée légèrement en avant elle arrangea une mèche noire échappée de son chignon, derrière son oreille et fit la grimace à ce nez qu’elle n’avait jamais supporté. Au quotidien elle l’oubliait mais dès qu’elle croisait son reflet il était pour elle comme une insulte. Ne pouvant rien y faire, pour l’heure, hormis apporter le plus grand soin au maquillage de ses yeux qui pouvaient, eux, détourner l’attention de son interlocuteur, elle estima qu’elle était prête à vivre l’entretien pour lequel elle avait réussi à décrocher l’interview de ce matin.

Tailleur pantalon noir sur chemisier blanc, elle complétait le tout par des escarpins à talon qui faisaient en partie oublier son petit mètre soixante. Dans le sac de cuir trotteur noir qu’elle portait à l’épaule, se cachaient deux nécessaires de prise de note. La mixité obligeait à une certaine prévoyance car malgré ce que les optimistes pensaient, voir une plume écrire seule mettait le plus souvent mal à l’aise les moldus et prendre des notes à la main, suscitait encore les railleries des sorciers. Un carnet demi format côtoyait en outre un étui dans lequel un “reducto” avait permis de ranger quelques effets de première nécessité. On ne savait jamais pour combien de temps on partait en mission et il fallait savoir battre le fer tant qu’il était chaud… En outre, sa mission du jour était l’occasion rêvée de découvrir la capitale britannique.

Elle rejoignit prestement la sortie du parc non sans admirer le sens aigu de la mise en scène végétale des britanniques. Ils étaient capables d’entretenir des pelouses dignes des plus grands terrains de golf et ce malgré l’autorisation de les fouler et de les faire se juxtaposer avec des massifs ou des bosquets à la liberté soigneusement agencée. Décidément, certains clichés étaient bien mérités !

Elle fit signe à un black-cab. Rien de tel qu’un petit saut dans un confort un peu vintage, séparée du chauffeur par la vitre à coulisse pour se sentir un peu chez soi avant le grand saut dans l'arène du cabinet Bowman&Sons. Elle n’avait pas senti beaucoup d’enthousiasme à cette interview et cela ne faisait qu’exciter son impatience et sa curiosité. C’était pour elle le signe qu’elle n’était pas la bienvenue et qu’en même temps il y avait fort à parier que les rumeurs qui couraient sur les mésaventures du cabinet étaient au moins en partie fondées. Elle appuya la tempe contre la vitre fraîche du taxi et regarda les rues de la capitale britannique défiler. Elles étaient aussi animées que ce qu’elle espérait, mais son esprit était accaparée par ce qui l’attendait. Elle se demandait pourquoi si peu de monde s’intéressait à cette nouvelle qui circulait avec insistance et sur laquelle elle était tombée bien peu de temps après son arrivée à Atlantis. Certes des rumeurs ne suffisait pas à justifier une enquête judiciaire mais il était étonnant que personne ne semble s’inquiéter de la disparition d’autant de dossiers concernant des sorciers dont certains avaient une sulfureuse réputation de mangemort. Il était fort possible aussi qu’un couvercle ait été posé sur l’affaire pour l’étouffer que ce soit du côté du cabinet d’avocat que des autorités qui devaient elles aussi être préoccupées par ces disparitions. A mesure qu’elle laissait les liens se faire et se défaire librement dans sa tête comme depuis qu’elle était sur cette affaire, elle sentait qu’elle allait pouvoir faire ce qu’elle préférait c’est fouiner et déranger les esprits trop vite tranquillisés après leurs petites magouilles. Elle faisait cela sans arrière-pensée ni envie d’épargner qui que ce soit. Dans son esprit qu’on soit d’un bord ou d’un autre, tenter de dissimuler quoi que ce soit était un gage de culpabilité et un certain cynisme lui épargnait les cas de conscience qui vous font vous demander si c’est une bonne chose de mettre tel ou tel dans l’embarras. Ce n’était pas son problème de se poser ce genre de question.

Ce qu’elle tentait de faire était de faire son travail consciencieusement et le plus méthodiquement possible même si à l’occasion son intuition lui fait parfois prendre des chemins de traverse et bifurquer dans des directions inattendues. Parfois cela lui portait chance, mais elle était en d’autres occasions, forcée de reprendre son travail de fourmi là où elle l’avait abandonné et ce n’était pas ce qu’elle préférait. Si elle voulait bien être honnête, elle détestait se tromper et mettait tout en œuvre pour ne pas se faire prendre en défaut de précaution. C’était un garde-fou qui suffisait à lutter contre son impatience.

Il n’était pas étonnant alors qu’elle se soit longuement renseignée sur l’agence Bowman&Sons et pas simplement pour en trouver l’adresse, mais aussi pour en savoir un peu plus sur ses activités. Elle s’était très vite rendu compte qu’elle avait affaire à une des principaux cabinets d’avocat de la place de Londres. Depuis sa création, il avait grandi et avait investi tous les domaines dans lesquels les talents des avocats pouvaient s’exprimer. Ainsi qu’il s’agisse de finance de commerce, de droit administratif ou de pénal, Bowman&Sons était engagé partout et de nombreuses affaires les avaient déjà propulsés sur le devant de la scène prouvant s’il en était besoin des pointures que cette “plaque” comptait en son sein.

Cela n’avait pas été une mince affaire d’éplucher l’organigramme du cabinet, de faire une compilation des différentes cartes de visite. Le nom d’Auberon L. Strauss s’était petit à petit détaché des autres et ce, pour plusieurs raisons. Idalina avait tout de suite identifié le défenseur de mangemorts et des dossiers les concernant faisant partie des disparitions, elle ne pouvait laisser passer cette information. D’autant, que l’homme avait la réputation de ne rien lâcher. Elle se disait que si certains de ses dossiers étaient parmi ceux qui manquaient, et qu’il n’était pas mouillé dans leur disparition, il devait l’avoir mauvaise. Quoi qu’il en soit il semblait être une première cible idéale. Apprendre enfin, qu’il s’était établi à Atlantis avait été la bonne surprise et avait définitivement fait pencher la balance. Cela avait aussi été l’occasion de se pencher sur la fameuse école de Poudlard où l’avocat avait fait ses études dans la maison Serpentard. Elle ne savait pas si elle devait accorder beaucoup d’importance à cette information, la notion de maison n’ayant pas cours à Castelobruxo. Elle avait bien noté la rivalité qui régnait entre elles et même que les serpentards semblaient constituer le gros des troupes de Voldemor, mais elle réservait son jugement là-dessus pour le moment. En effet, la grande sœur de celui avec qui elle avait rendez-vous semblait avoir fait partie des mangemorts alors que lui-même de l’avis de toutes des sources qu’elle avait pu consulter n’avait jamais eu partie liée avec eux et ce malgré le fait qu’il les ait défendus par la suite. D’ailleurs il n’était pas le seul dans ce cas et la justice fonctionnait ainsi qu’un accusé quel qu’il soit avait droit à un avocat.

Elle avait bien à faire avec déjà les informations qu’elle détenait avec peu d’effort. En effet, elle avait été agréablement surprise par les archives de la bibliothèque d’Atlanis et elle avait même fait l’effort de se familiariser avec ces étranges machines appelées ordinateur et qui vous mettent en relation, à ce qu’elle avait compris avec la terre entière. Elle ne savait pas vraiment comment cela fonctionnait mais le fait était qu’elle serait sans doute amenée à approfondir cette invention moldue. Ceci dit elle avait dû l’avouer les univers restaient assez cloisonnés et se fier aux parchemins pour avoir des informations sur des sorciers semblait rester le meilleur moyen.

Mais le taxi stationna bientôt devant l’adresse indiquée et la jeune femme descendit du véhicule, l’adrénaline faisant son office sur les battements de son cœur. Elle réajusta la veste de son tailleur et jeta un regard vers les hauteurs du bâtiment orné d’une plaque dorée et gravée des lettres de la compagnie. Il était un habile compromis entre tradition et modernité et son style lui donnait déjà une aura de sérieux et les quelques marches qui menaient à la porte de chêne austère ajouté au côté altier de l’ensemble. Elle posa la main sur la volute de fer forgé terminant la rambarde serpentine qui menait le visiteur jusqu’à l’entrée du cabinet. Un garçon de pied semblait attendre sans la regarder que la jeune femme se décide à le rejoindre. Elle prit une profonde respiration pour se redonner un peu d’assurance et gravit d’un pas alerte les degrés et la porte s’ouvrit devant elle.

A l’intérieur l’atmosphère était à la fois fébrile et feutrée. Les boiseries et le revêtement de sol donnait un côté chaleureux à l’endroit tandis que le pas décidé de ce qui ne pouvait être que le personnel donnait l’impression d’une ruche. Elle croisa un homme qui lui jeta à peine un regard avant de sortir de l’immeuble et arriva bientôt devant l’hôtesse d’accueil.

“Madame ?
_ Bonjour. Idalina Verduzco. J’ai rendez-vous avec Monsieur Strauss…”


Aussitôt son accent hispanique résonna aux oreilles de la jeune femme comme quelque chose d’incongru dans ce temple british. Il ne manquerait plus qu’une réflexion dans sa langue natale ne lui échappe !

“Un instant je vous prie.”

La jeune femme blonde et au teint de lait baissa les yeux sur un registre impeccablement tenu avant de s’adresser de nouveau à la journaliste.

“En effet. Dix heures trente… Deuxième étage gauche. Wilson va vous accompagner.”

Elle fit un petit geste de la main en direction d’un liftier qui se présenta devant Idalina le sourire légèrement rosi aux dents avant de s'effacer pour libérer le passage en direction d’un ascenseur. Dans un soupir d’aise les portes coulissèrent à la demande du liftier et ils pénétrèrent dans une cabine digne des hôtels de luxe. La musique suave qui les emplissait était inconnue de la journaliste mais bientôt ils arrivèrent et empruntèrent un couloir sur leur gauche. Elle fut bientôt introduite dans un petit salon qui permettait aux “invités” d’attendre confortablement. Lorsque le porte de referma derrière elle, elle regarda sa montre d’un coup d'œil rapide ? Si son hôte était ponctuel, elle n’aurait pas à attendre aussi se plongea-t-elle dans l’examen minutieux des lieux. Quelque chose lui rappelait la maison familiale en Argentine en un peu plus formel mais elle n’eut pas le temps de pousser la réflexion que la porte se rouvrit derrière elle. Elle se retourna prestement pour faire face au nouveau venu.
 
True Liar
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Let your love come true
» True blood.
» [[??]] True Legend [DVDRiP]uptobox
» A true humanitarian,Jimmy Carter.
» [UPTOBOX] True Crimes [DVDRiP]

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: