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Catharsis :: Université Paracelse d'Atlantis :: Aile d'Ingénierie
 

 “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]

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Grisella MoelwynGrisella Moelwyn
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MessageSujet: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyMar 19 Mar - 15:11

La promesse de l'aube fait pâlir l'horizon annonçant une nouvelle journée chargée pour Boucles d'Or. La matinée est consacrée à la finition de la décoration de sa boutique. "Chez Mélissandre" a déjà ouvert ses portes. Mais, il manque une dernière touche pour qu'elle soit parfaite. Perfectionniste, la française dispose avec goût tous les objets que sa famille a eu la gentillesse de lui envoyer et qu'elle a reçu aujourd'hui. Satisfaite, elle décide de se rendre à l'UPA pour se renseigner sur les conférences et les cours prévus à la rentrée prochaine. Écoutant son corps, elle prend le temps de faire un petit détour à une boulangerie pour acheter un en-cas bien mérité.

Faisant attention où elle met ses pieds, elle réussit sans encombres à rejoindre l'Université. Impressionnée, par l'architecture des lieux, elle prend quelques instants avant de pousser la lourde porte, espérant que les étudiants soient partis en vacances. La foule l'a toujours rendu nerveuse et encore plus maladroite. Heureusement, le hall imposant est presque vide et le service administratif facile à trouver. Après une discussion instructive avec la sorcière chargée des inscriptions, qui a eu la bonne idée de lui donner un plan, la française décide de prendre le temps de faire une visite pour repérer les amphithéâtres où auront lieu les séminaires auxquels elle a choisi d'assister. Le laboratoire de métamorphose situé dans l'aile d’ingénierie l'intrigue particulièrement.

Arrivée au bâtiment dédié à la technomagie, elle est surprise par les matériaux choisis. Du verre et du métal, elle n'a pas l'habitude de ce style moderne. Elle remarque des panneaux d'affichage et quelques étudiants sont plantés devant. Ils ont l'air stressé. Parmi eux, elle reconnaît Irvin qui est venu dans sa boutique pour lui montrer sa baguette magique. Sa fille l'a pris comme jouet pour soulager ses poussées dentaires. Malheureusement pour Rose, elle a décidé de se défendre contre cette agression caractérisée et l'a affublé d'oreilles de lapin et de vibrisses de chat. Rien de grave, rassurez-vous. Les médicomages lui ont donné un traitement qui les feront disparaître avec le temps. Intimidée et ne souhaitant pas le déranger, elle lui fait un simple geste de la main pour le saluer.
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyVen 22 Mar - 7:30

J'ai de la chance d'être grand : je surplombe les têtes des étudiants massés devant les panneaux d'affichage, où sont inscrits les résultats des examens. Ce rituel de fin d'année scolaire me ramène un an en arrière, fait revenir à ma conscience les pensées morbides qui avaient envahi ma vie pendant tout l’été dernier. Ma vie a tellement changé depuis que j'ai l'impression d'avoir les souvenirs d'un autre.

J’ai validé mon année de justesse et j’en suis presque surpris, déçu aussi, de ne pas avoir de meilleurs résultats, mais je m’y étais résigné d’avance : ma dépression puis l’arrivée de Rosie étaient bien trop à gérer pour suivre des études sereines. Tant pis – je souris pour moi-même, c’est bien la première fois que je m’autorise un tant pis – pour rien au monde je ne délaisserais ma petite hobbite, ou ma relation avec Matthew. J’ai d’ailleurs promis à ce dernier un week-end en amoureux pour fêter la fin de l’année, week-end âprement négocié avec Torvi, car lui aussi a connu une année difficile.

Je soupire. J’ai fait de mon mieux, et c’est déjà ça. J’aimerais avoir le niveau que j’avais à l’université de Leeds, ou à Poudlard, mais ma psychomage et Matthew me disent toujours d’être plus gentil avec moi-même, alors j’essaie de relativiser. C’est déjà ça. Je tente de me convaincre en m’écartant du groupe d’étudiant pour rentrer chez moi, quand un mouvement de main s’invite dans mon champ de vision. Il me faut quelques secondes pour en reconnaître la propriétaire, puis je lui rend son geste.

Et c’est exactement le genre de situation qui me plonge dans la perplexité. Est-ce qu’elle voudrait discuter, ou est-ce que son geste de loin est juste une formule de politesse lancée sans attendre de suite ? J’ai beau observer Matthew et Matilda, tellement plus à l’aise que moi, pour retenir la réaction appropriée dans ce cas, je n’ai toujours pas réussi à en tirer une loi très fiable.

Elle me regarde encore. Dans le doute, je décide d’avancer. Elle était sympathique, cette créatrice de baguette, et il faut une certaine audace pour lancer sa boutique dans un domaine si technique, et dominé par Ollivander dont la réputation n’est plus à faire. J’aurais aimé la rencontrer dans des circonstances moins ridicules, tout de même. Quoique à la réflexion, les oreilles de lapin de Rosie fournissent un sujet de conversation facilement trouvé. Ma pauvre petite hobbite montre encore des signes de la contre-attaque de la baguette magique, deux oreilles de lapin de cinq centimètres plantées sur le haut de son crâne en plus de ses oreilles humaines ; loué soit Merlin, les vibrisses ont déjà disparu. Lorsque j’avais poussé la porte de la boutique Mélissandre, Rosie ressemblait à une tentative de métamorphose ratée, avec ses oreilles de dix bons centimètres de haut et son nez de chat. Il avait fallu toutes les compétences de conviction de Matthew pour me persuader que je n’étais pas le pire père du monde, et pour rassurer Torvi ensuite, mais je m’en voulais encore énormément. Depuis cet incident, ma baguette ne quittait plus ma poche, loin des quenottes de ma fille, et j’avais renforcé tous les dispositifs de sécurité bébé de la maison.

C’est aussi pour donner une deuxième meilleure impression que j’avance vers la créatrice de baguettes, parce que je déteste laisser une une mauvaise impression de moi en général et une image de mauvais père débordé en particulier. Et puis mes proches m’encouragent à être plus sociable, moi qui me referme sur eux depuis que je suis devenu sourd ; j’entends presque Matthew qui m’encourage à aller parler à la jeune femme en face de moi.

- Bonjour. Un silence suit, je n’ai aucune idée de quoi dire pour commencer la conversation. Vous donnez des cours ici ?


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Grisella MoelwynGrisella Moelwyn
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyLun 25 Mar - 15:14

Quand la française voit le jeune papa se diriger vers elle, elle se dit que ses regards trop insistants l'ont incité, pour ne pas dire obligé, à venir la voir. Pourquoi ne s'est-elle pas contentée d'aller visiter le laboratoire de métamorphose ? Peut-être parce qu'elle a apprécié sa rencontre avec Irvin et leur échange sur la magie et l'art mystérieux de fabriquer des baguettes magiques.. Il ne suffit pas d'associer un bois et un cœur. Il faut les écouter, comprendre leur personnalité et deviner leurs affinités.

Face à la blondinette, il semble aussi mal à l'aise qu'elle l'est. Discuter ne semble pas son fort et elle voit qu'il fait des efforts pour trouver un sujet de discussion. Le rouge lui monte aux joues à l'idée de le mettre ainsi dans l'embarras. Elle n'aime pas être le centre d'attention et que ses interlocuteurs se sentent obligés de lui poser des questions. Il choisit de l'interroger sur sa présence en émettant une hypothèse plausible et qui ne touche en rien sa vie privée. Professeur, quelle drôle d'idée ! Elle est incapable de prendre la parole devant une assemblée alors devant une classe de passionnés. Rien que d'imaginer la scène, elle sent son cœur s'emballer et le stress la rendre aphone. Heureusement, elle sait cacher tout ce qu'elle ressent et son visage reste impassible, froid pour ceux qui ne la connaissent pas. A sa décharge, le sorcier ne peut pas le savoir.

Essayant de se montrer sociable, elle tente d'esquisser un sourire. Manque de chance, il ressemble plus à une grimace. Elle n'y peut rien, elle n'est pas douée pour se montrer amicale. Trop timide et mal dans sa peau pour penser qu'une personne pourra la trouver intéressante. Elle finit par répondre en cherchant ses mots : - Bonjour Irvin. Heu... Non. Comme d'habitude, elle se montre peu claire. Un autre silence s'installe. Elle aimerait le briser en lui demandant si sa fille va mieux et si ses petits soucis animaliers sont de l'histoire ancienne. Mais, elle n'ose pas ayant peur de se montrer indiscrète. A elle de relancer la discussion, elle hésite et finit par lui demander : - Savez-vous où est le laboratoire de métamorphose ? Question plus que banale et qui peut lui faire croire à tort qu'il la dérange et qu'elle n'a pas envie de passer un moment en sa compagnie.
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptySam 30 Mar - 15:22

Déductions ratées. A voir l’expression de son visage, ses joues qui rougissent et la gêne qui irradie d’elle, je me dis que j’aurais mieux fait de ne pas la rejoindre. Mais me détourner maintenant paraîtrait beaucoup trop bizarre. Elle était pourtant sympathique, lors de notre rencontre, pas très loquace ou extravertie, un peu froide parfois, mais pas fermée ; seulement, je suis un peu stupide de croire qu’elle a envie d’engager la conversation avec tous les clients passés par sa boutique. Sa réponse à ma question me confirme qu’elle a probablement envie de tout sauf de parler avec moi. Moi qui voulait donner une meilleure impression, c’est raté. Je note tout de même qu’elle a retenu mon nom, ce qui m’étonne. Nous restons silencieux une seconde, je cherche une phrase bateau à lui dire pour terminer cette rencontre qui devient gênante pour moi aussi, quand elle nous donne une occasion parfaite.

- Oui, c’est par là. Prenez l’escalier devant vous et tournez deux fois à gauche.

Je lui indique un bout de couloir, pressé de la quitter maintenant qu’il est clair que ma présence est de trop. Tant pis pour mon essai de sociabilité.

- Il y a un plan du bâtiment, là. Au revoir.

Je m’éloigne rapidement, grimpant les escaliers que je viens de lui indiquer, me retenant presque de courir pour éloigner de moi l’embarras de la créatrice et de la situation. J’ai rendez-vous avec le professeur de sortilèges, qui a proposé de me donner du travail personnalisé à faire pendant l’été. Je lui ai parlé de mon projet de travailler dans l’aérospatial, il trouve l’idée intéressante, veut m’encourager, pense aux grands progrès qui pourraient résulter d’une coopération magico-moldue dans ce domaine. Il m’aide à imaginer un futur professionnel malgré ma surdité, ou plutôt au-delà d’elle : je serai probablement le premier sorcier ingénieur dans ce domaine. Cette pensée me remplit de fierté.

Mais mon enthousiasme est un peu refroidi devant la porte close du professeur. Un mot à mon intention, accroché au chambranle, l’excuse de devoir retarder notre rendez-vous d’une demi-heure. Je fais demi-tour, décidé à profiter du soleil pour lire quelques pages du livre qu’il m’avait prêté, à voler ces quelques minutes pour rester seul avec moi-même, ce qui m’arrive trop rarement depuis la naissance de Rosie.

Revenant sur mes pas, je croise à nouveau la créatrice de baguettes, à croire que Merlin avait décidé que la voir une seule fois n’était pas assez embarrassant. J’accélère le pas. J’accélère jusqu’à manquer de heurter de plein fouet un homme déboulant de nulle part entre la vendeuse et moi, accompagné d’une musique qui tranche le silence du couloir. Une voiture entière surgit devant lui, en même temps que le sol et les murs se recouvrent de peinture blanche immaculée et que le volume de la musique qui augmente emplit mon cerveau d’un rythme métallique et brouillon. Je reste stupéfait. Le visage de la créatrice de baguettes, aussi interloqué que le mien, me rassure au moins sur le fait que je ne suis pas en train d’halluciner. J’ai l’impression d’être projeté dans un film ; idée stupide, absolument impossible ! Mais ce type, devant moi, qui danse sur le sol éclatant, tout habillé de noir et les cheveux plein de gel, me rappelle beaucoup trop un vieux film moldu que mom nous avait montré et sur lequel Matilda avait dansé pendant des heures, répétant sans fin la chorégraphie dans notre garage, me demandant de faire le guet pour grimper sur la voiture de mom et glisser sur le capot comme les acteurs du film. Ma main cherche à tâtons le mur qui se trouvait derrière moi une seconde auparavant, mais je ne touche que du vide. Le couloir n’existe plus, transformé en garage.

Pas de panique. Pas. De. Panique. Il y a forcément une explication logique à l’irruption d’un vieux film moldu en plein milieu d’un couloir de l’UPA, n’est-ce pas ? Et pourquoi le garage se brouille soudain, les murs blancs se brouillent de gris et de noir, se dissolvent, disparaissent ? Un portique d’entrée a remplacé la voiture. Une façade de cinéma a remplacé le garage. La jeune femme est toujours là.

« BIENVENUE À CINÉ…. »

Le nom est coupé, pas brouillé mais en construction, comme si l’auteur s’était arrêté par manque de matériel.  La façade elle-même est floue par endroit. Je reste planté devant, abasourdi. Et je lis dans les yeux de la vendeuse le même ahurissement que le mien.


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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptySam 6 Avr - 14:20

Les pommettes de Bouton d'or sont cramoisis et la façon insistante dont Irvin la détaille ne l'aide pas du tout. Après un nouveau silence, il lui indique simplement où elle peut trouver ce fameux laboratoire. Par Olympe, sa maudite timidité et sa réponse bateau la desservent encore une fois. Elle se mordille le lèvres quand elle comprend que le jeune papa l'interprète mal et qu'il en déduit qu'elle n'a pas envie de perdre du temps à discuter avec lui.  Elle ânonne gênée :- Je vous remercie. Elle aimerait rattraper sa maladresse mais elle ne sait pas quoi dire pour lui montrer qu'il se trompe. Aussi mal à l'aise qu'elle, il file aussi vite que si il était poursuivi par Voldemort ou Grindelwald après lui avoir indiqué un plan du bâtiment au bout du couloir. Pourquoi n'arrive t'elle pas à communiquer normalement ? Sa fausse froideur fait fuir tous ceux qu'elle rencontre. La Française commence à douter de son projet de monter un commerce si elle ne réussit pas à évoluer et trouver la force de se montrer sociable. Comment pourra t'elle fidéliser une clientèle ?

Pleine de doutes et de dégoût d'elle-même, elle se dirige vers la carte pour l'étudier et se rendre au laboratoire. Elle a beau la regarder, elle ne peut s'empêcher de se faire une leçon de morale en se rappelant des propos de sa grand-mère. "Mon Rossignol pourquoi refuses-tu de t'ouvrir à tes condisciples, tu es intelligente et unique, tu possèdes une imagination débordante alors ose te montrer tel que tu es." Ses paroles rassurantes n'ont jamais fonctionné car elle sait que sa Grannie n'est pas objective, l'image qu'elle a d'elle est faussée par l'amour qu'elle lui porte. Elle soupire longuement avant de poursuivre sa route vers le laboratoire, elle monte lentement les marches de l'escalier en faisant attention de ne pas glisser. Arrivée au bon étage, elle s'engage dans le couloir et voit Irvin venir vers elle. Peut-être que le destin lui offre une nouvelle occasion de se rattraper ou il la teste pour savoir si elle est capable de dépasser sa peur de s'exprimer ? Au lieu de s'arrêter, il accélère son pas, lui montrant qu'il n'a aucune envie de passer du temps avec elle. La tristesse l'envahit et elle se sent comme la dernière des imbéciles comme à Beauxbâtons quand aucun de ses camarades ne la jugeait assez intéressante et refusaient de lui adresser la parole. Alors qu'elle pense que rien de plus humiliant ne peut lui arriver, un homme surgit comme par enchantement et Irvin a le réflexe de l'esquiver. Il ne vient pas seul, une musique rythmée l'accompagne. Que se passe t'il ? Les murs changent d'aspect et deviennent blancs comme neige. Un de ces engins de mort moldu entre en scène. L'homme, habillé en cuir noir, se met à se déhancher en rythme, ses yeux écarquillés ne le quittent pas et il est bon danseur, il lui donne envie de se joindre à lui. Mais, elle n'ose pas et elle sait qu'elle sera incapable de suivre le rythme endiablé de cet air de rock.

Puis, la scène se trouble, l'homme disparaît et elle se retrouve devant un cinéma. Irvin est toujours là et elle remercie Cassiopée de ne pas être seule dans cette galère magique. Que s'est-il passé ? Est-ce qu'ils sont victimes d'un maléfice, est-ce qu'ils sont les proies d'un mage facétieux ? Son regard inquiet se pose sur Irvin puis sur la façade, des lettres apparaissent sur l'enseigne, elle les lit à voix haute sans comprendre le sens du mot qu'elles forment plusieurs fois : - Bienvenue au Cinés, au Cinéscape... Cinéscape, Cinéscape. Médusée, son visage se tourne vers l'étudiant et lui demande d'un ton angoissé : - Cinéscape, qu'est-ce que sait ?

Avant qu'il puisse lui répondre, une porte se dessine et s'ouvre, un courant d'air tourbillonne, les entoure et ils se retrouvent emporter, aspirer vers ce lieu mystérieux. La mini-tornade les dépose et ils tombent lourdement sur le sol. Avachie par terre, l'humidité et la chaleur la font transpirer et quand elle relève la tête, elle est stupéfaite de constater qu'ils ont atterri dans une forêt luxuriante et elle la reconnaît grâce à son frère aîné qui a sillonné le monde entier à la recherche d'ingrédients pour ses potions. Ils se trouvent dans la jungle. Impossible ! Et là, elle voit une jeune garçon à moitié nu en compagnie d'un gorille et d'une panthère noire majestueuse. Ils sont en train de jouer et l'enfant pousse des grognements comme si il était un animal lui aussi. Elle secoue la tête et pose ses deux mains sur la terre pour s'aider à se relever, ses jambes tremblent, elle respire longuement et elle réussit à se remettre debout.
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyDim 14 Avr - 14:31

Je ne devrais peut-être plus m’étonner de ce genre de choses. Après tout, on voit tellement de choses improbables dans le monde magique qu’une scène de comédie musicale déboulant dans un couloir ne devrait pas me surprendre. Pas plus qu’un cinéma venu de nulle part. Mais c’est une chose d’être face à un évènement incroyable en sécurité (relative) dans un cours de métamorphose à Poudlard, ou dans le laboratoire de métamorphose de l’UPA ; c’en est une autre de se retrouver au milieu d’une de ces perturbations sans aucune préparation, sans avoir la moindre idée de son créateur ou du niveau de dangerosité de la chose. Tout a l’air beaucoup trop réel. Je commence déjà à avoir peur, et je sors ma baguette de ma poche pour la serrer fermement dans ma main.

La créatrice de baguettes et moi nous retrouvons donc plantés devant ce cinéma, dont les dernières briques s’assemblent sous nos yeux, et je lis le titre en même temps qu’elle. C’est bien un cinéma, mais pourquoi l’appeler « Cinéscape » ? Je n’ose pas m’approcher. Au moins je ne suis pas seul, même si j’aurais préféré une compagne de galère un peu moins embarrassée à l’idée d’être là avec moi. J’ai bien vu son visage mortifié quand nous nous sommes croisés dans le couloir, mortifié et même un peu triste. J’ai encore dû faire une gaffe sans le vouloir.

Elle me parle, répétant à voix haute le nom du cinéma, aussi stupéfaite que moi. Mais je n’ai pas le temps de répondre. Un vent, venu d’une porte soudain ouverte, nous aspire dans le mur. Je n’ai même pas l’occasion de crier, ni de m’enfuir. Nous volons, et le bruit de la tempête est si fort qu’il remplit mes implants ; une seconde plus tard, je tombe par terre. Comme une pierre lancée au vent. Mes acouphènes se réveillent et je pose les mains sur mes oreilles pour les calmer. Pour ne rien arranger, cette foutue tornade a fait valser ce qui reste de mes oreilles internes et le vertige me cloue au sol. Je dois sembler pathétique. J’ai l’impression de revivre mon passage éclair dans la bulle de simulation, avec Poppy, l’an dernier, qui s’était conclu sur la même scène.

Après quelques secondes, je m’assois, péniblement. J’ai dû laisser ma colère s’échapper car je vois le regard surpris de la créatrice se poser sur moi.

- C’est…

Je montre mes oreilles en guise d’explication.

- Vous allez bien ?

Je tourne la tête, lentement pour ne pas raviver le vertige. L’air est soudain terriblement chaud, et moite, et la lumière filtre à peine au travers du plafond de feuillage au-dessus de nous.

Du feuillage ?

- Où est-ce qu’on est ?

Des bruits indescriptibles emplissent mes oreilles, de plus en plus forts et désagréables, et je n’ai absolument aucune idée de ce qu’ils annoncent. Je me retourne, lentement. Ce que je vois me rend encore plus confus : nous sommes sur une berge, en plein milieu d’une forêt tropicale. Mais nous ne sommes pas seuls, et je commence à comprendre les bruits qui m’entourent : de l’autre côté de la rivière, un enfant, très sale, se roule dans la boue de la berge. Avec un gorille. Un gorille, en chair et en os, qui joue avec l’enfant comme un chien avec son maître. Il va le blesser ! Mais l’enfant réagit comme le singe, marche et bouge comme lui. Ils jouent, réellement. Qui serait assez fou pour laisser son enfant seul avec un singe aussi dangereux, je me le demande.

Je sursaute et retient à peine un cri. Les arbres, les touffes de végétations, les cachettes sous les rochers alentours sont pleins de gorilles, petits ou grands, et aussi d’oiseaux et de serpents. Mais il y a pire. Il y a cette panthère, qui se glisse, cachée dans l’ombre, vers la berge où jouent l’enfant et le gorille. Sérieusement ? On a été téléportés dans un zoo, ou une réserve africaine ? Mon coeur bat à cent à l’heure à la vue du félin. Qu’est-ce qui l’empêcherait de décider que finalement, deux humains sont plus goûteux qu’un gorille et un enfant, et de se jeter sur nous ? Mais elle avance, décidée, vers la berge, toujours furtive et invisible. Je regarde la créatrice de baguettes, m’approche d’elle et chuchote.

- Elle va les dévorer !

Il nous fallait une idée, mais une idée qui éviterait de nous faire repérer par la centaine de gorilles autour de nous, qui ne verraient certainement pas d’un bon œil des traînées de magie fuser sous leurs yeux. Mais trop tard. La panthère s’est élancée.

- Immobilis !

Je m’autorise une seconde, le temps de m’assure que mon sort a fonctionné, et j’attrape le bras de la créatrice pour l’attirer derrière un gros rocher, nous cachant à la vue des singes.

- Par Merlin, qu’est-ce qu’on fait ici ?

Du calme, du calme. J’essaie de me concentrer. Certain que l’enfant et le singe sont en sécurité, j’adopte une nouvelle stratégie : la fuite. Mais impossible de transplaner.

- Est-ce que les singes bougent, vous les entendez bouger ?

Du calme. Je respire profondément. Je m’attends au pire, à voir la foudre nous tomber dessus ou la tornade revenir, mais rien. Alors je regarde autour de moi, la jungle, les hauts troncs et le feuillage qui cache presque le soleil. Je regarde attentivement, et quelque chose me semble bizarre. Je n’y connais rien en botanique, encore moins en forêt tropicale, mais les arbres ici ont l’air… faux. Je gratte l’écorce de celui à mes côtés, et à ma grande surprise, elle reste sous mes ongles. Le rocher derrière nous cède de la même façon et je parierais qu’il est creux. La terre a l’air bien réelle, mais les feuilles, et les fougères, tout est faux. Je repère même un faux perroquet perdu sur une branche, à côté d’un… parapluie à tête de perroquet ? Qui utilise un parapluie ici ?

- Je vais dire une chose qui va vous paraître incroyable, mais… je crois qu’on est dans un film. Le type qui dansait, sur la voiture, c’est un vieux film moldu. Et ici… je ne reconnais rien, mais tout est faux, on dirait un décor de cinéma.

Et comment sort-on d’un film dans lequel on n’a pas voulu atterrir ? Mon cerveau se tord rien qu’à cette pensée.

- Mélissandre, c’est ça ? Je me rappelle du nom de sa boutique. Vous avez une idée ? Comment on va sortir d’ici ?


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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyMar 16 Avr - 14:35

Heureusement que Bouton d'or n'a pas la capacité de lire dans les pensées. Imaginez son trouble, sa gêne si elle se rendait compte du tourment que sa timidité fait vivre à Irvin et le pire, c'est qu'elle ne voit rien, persuadée d'être si insignifiante qu'elle ne peut imaginer que l'étudiant puisse se torturer en se posant des questions sur sa réserve, sur son habitude de se mettre toujours en retrait face aux autres et qu'il puisse croire en être la cause.

Pas le temps de se perdre dans ses pensées, les scènes s'enchaînent si vite, un homme vêtu de cuir leur offrant une danse endiablée, un cinéma au nom incompréhensible et à présent, ils sont transportés dans un autre pays, dans la jungle remplie de dangers. Si peureuse, qu'elle n'a même pas eu le réflexe de sortir sa baguette après s'être péniblement relevée mais, elle n'est pas la plus à plaindre, Irvin semble souffrir de cet atterrissage brutal, il est cloué au sol et met du temps à s'asseoir, la colère se peint sur son visage et la Française reste tétanisée ne sachant pas trouver les mots pour atténuer la tension ambiante, elle n'est pas douée pour rassurer et consoler les autres. Pour expliquer son exaspération, il lui montre ses oreilles et elle comprend qu'il a un souci avec ses appareils auditifs magiques, elle les avait remarqué lors de leur première rencontre. Elle espère sincèrement qu'ils ne sont pas cassés et que le choc les a simplement déplacés. A sa question sur son bien-être, elle se sent penaude de ne pas lui avoir demandé en premier. Elle balbutie : - Plus de peur que de mal et vous ?

Elle n'ose pas lui tendre la main pour l'aider à se relever car elle suppose qu'il a besoin de temps pour retrouver ses repères et pour tout avouer, elle craint qu'il le prenne mal qu'elle lui propose de l'épauler alors qu'ils se connaissent si peu. Il finit par remarquer la scène qui se passe non loin d'eux, l'enfant, son ami le Gorille et la panthère qui se faufile pour s'approcher d'eux. Elle a envie de crier pour les prévenir mais sa gorge est si nouée qu'aucun son ne peut sortir. L'étudiant se relève pour s'approcher d'elle et lui dire que le félin va les dévorer. Ses yeux s'écarquillent et elle murmure :  - Vous connaissez leur avenir, vous êtes voyant ? Avant même qu'elle lui soumette l'idée de les sauver, le jeune papa lève sa baguette pour immobiliser le prédateur au moment où il allait se jeter sur sa proie. Impressionnée par sa rapidité d'action, elle le laisse la guider derrière un rocher pour qu'ils soient à l'abris des représailles des autres animaux en quête d'un repas. Cachée, elle est surprise par sa question et elle se concentre sur les bruits aux alentours. Maintenant qui lui fait remarquer, elle entend une mélodie qui n'a rien à voir avec les grognements de la faune présente. Elle répond dans un souffle : - Non mais, il y a des notes qui se répètent comme pour signifier qu'un drame va se passer, c'est bizarre !

Son regard braqué sur lui, elle le voit gratter l'écorce d'un arbre, puis faire de même sur le rocher qui s'effrite sous ses ongles. Comment une roche peut-elle être abîmée  par des mains humaines, est-il un lycanthrope possédant une force surhumaine même quand il n'est pas transformé ? Instinctivement, elle s'éloigne de lui et par un sursaut de prudence, elle finit par sortir sa baguette au cas où. Irvin prend la parole pour lui exposer sa théorie. Elle connaît peu la culture moldue et elle n'a jamais eu l'occasion d'aller voir un film. A sa dernière remarque, elle ne peut s'empêcher de penser que les moldus se compliquent la vie. Pourquoi recréer un paysage déjà existant au lieu de se rendre dans la jungle pour filmer les scènes ? Quelle perte de temps ! A croire qu'ils sont stupides ou qu'ils sont aussi effrayées qu'elle à l'idée d'être de se rendre dans un lieu où la nature règne. Elle s'exclame : - Les animaux aussi sont faux ? Et le petit garçon ? Attentive, elle regarde les "décors" et remarque un parapluie avec une tête de perroquet. Cet accessoire n'y a pas sa place si ils veulent que leur production soit réaliste et que les spectateurs croient en leur histoire. Elle sort de ses réflexions quand il l'appelle avec le prénom de sa grand-mère, son erreur est légitime vu que sa boutique est un hommage à sa Grannie. - Je m'appelle Grisella. "Cinescape" vous connaissez ce terme ? Peut-être que son sens est la solution pour sortir d'ici ? Attirée par le parapluie qui n'a rien à faire là, elle lance un sortilège d'attraction pour qu'il vole vers elle et qu'elle puisse l'attraper.
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyMar 16 Avr - 16:47

Il fait terriblement chaud dans cette jungle, beaucoup trop chaud pour n’importe quel Anglais qui se respecte. J’ai peur que cet environnement ne soit pas très bon pour mes implants, l’humidité et l’informatique ne font pas bon ménage. Raison de plus pour filer vite d’ici. Je m’assois et voie le regard de la créatrice de baguette se poser alternativement sur mon visage et mes oreilles, inquiet.

- Ça va, merci.

Je balaye sa question, je n’ai pas envie de m’étendre sur le sujet. Les bruits qui nous entourent sont presque assourdissants dans mes oreilles, et je n’en reconnais aucun. Je me sens complètement perdu. Et puis il y a cet enfant, ce gorille, tous les deux en danger. Alors que je les désigne à ma compagne d’infortune, elle a une réaction très étonnante.

- Voy… voyant ? Pourquoi voyant ?

J’ai dû rater quelque chose. Mais mon cerveau est soudain accaparé par autre chose, par la panthère qui a décidé de sauter sur ses proies. Ma rapidité m’étonne moi-même, mais pas le temps de me vanter. Accroupis derrière le rocher, je compte sur les oreilles de la créatrice pour me guider. Je fixe son visage pour percevoir ces mots malgré le vacarme métallique dans mes oreilles.

- Un drame ?

Mon coeur se remet à tambouriner.

- Quelque chose approche ?

Je tourne la tête dans tous les sens et scrute le paysage autour de nous. Mais rien ne s’annonce. C’est alors que je remarque l’aspect étrange des éléments autour de nous. Pas de doute, tout est faux… Mais sommes-nous vraiment dans un film, ou dans un parc d’attraction sorcier ? Perdu en pleine réflexion, je me tourne vers la jeune femme, qui a sorti sa baguette et me scrute. Est-ce qu’elle se méfie de moi maintenant ?

- Qu’est-ce qui se passe, vous voyez quelque chose ? Je ne vous veux pas de mal hein, je veux juste sortir d’ici. Je n’y suis pour rien si nous avons atterri… je ne sais pas où d’ailleurs.

Il fait sombre ici, et je ferais bien un peu plus de lumière si cela ne risquait pas d’attirer les gorilles toujours en planque dans les arbres. Elle s’étonne une seconde de ma tirade sur les films, avant de reprendre sa moue imperturbable.

- L’enfant n’est pas faux, mais les gorilles… je ne sais pas, je n’ai pas bien vu, mais ils avaient l’air bien trop réels à mon avis.

Je tente de lire correctement son nom sur ses lèvres, mais percevoir un prénom inconnu est souvent difficile, surtout avec le bruit environnant. Krissella ? Grissella ? J’aimerais lui demander de l’écrire mais je me vois mal trouver un bout de papier au milieu de la jungle. Je hoche la tête pour ne pas montrer ma gêne.

- Cinescape. On dirait… ciné, cinéma, et escape ? S’échapper ? S’échapper de quoi ? Vous voyez une porte, ou une sortie ?

J’observe le parapluie qui a jailli dans ses mains et le lui demande. Je le fais tourner entre mes doigts, le perroquet sur le manche me rappelant soudain quelque chose. Puis, alors que je l’ouvre, un nuage de poudre noire tombe sur le sol et macule mon pantalon. Je recule brusquement et lâche le parapluie. Mais là encore, rien ne se passe. Je pose la main sur la poudre tachant le tissu.

- On dirait… de la suie, non ?

Tout cela est de plus en plus normal. Mais comme s’il s’était mis en route, le parapluie se redresse, flottant dans les airs, et le perroquet, tête en bas, s’adresse à nous.

- Eh bien, qu’est-ce que vous attendez, ces enfants ne vont pas se garder tous seuls !

Une bourrasque passe à nouveau, et le parapluie s’agite de plus belle. Je lance un regard désemparé à Gri… je vais l’appeler Ella pour l’instant, incapable de savoir si nous devrions suivre ce parapluie/perroquet parlant. Mais la suie, plus la mention des enfants… je suis si proche de comprendre…

Tous les rouages se mettent en place au moment où le parapluie s’éloigne, entraîné par le vent.

- Vite, il faut l’attraper !

Je saisis la main d’Ella et m’accroche au parapluie. Puis une nouvelle bourrasque, plus douce cette fois, nous emporte, et nous atterrissons sur nos pieds dans un jardin parfaitement anglais. Enfin… si ce n’était qu’il semble entièrement dessiné à la main. Comme un tableau, sous nos pieds et derrière nous. C’est très beau, mais mes yeux me piquent de se retrouver dans un monde en deux dimensions. A côté de nous, un manège, avec des vrais chevaux en bois, colorés et parfaitement kitsch ; et une fanfare de personnages de dessins animés, pour l’instant figés avec leurs instruments en main, silencieux. Je pousse un cri de victoire.

- Oui, j’avais deviné ! C’est Mary Poppins, j’adorais ce film quand j’étais gamin, j’avais même son chapeau. Ma mom disait que c’était incroyable que les Moldus ne se soient pas doutés de l’existence des Sorciers, alors que c’était très clair que Mary Poppins en était une. C’est drôle de voir la façon dont les Moldus représentaient la magie, non ? L’actrice était aussi une Sorcière, sous couverture moldue.

Le lieu est peut-être mal choisi pour déballer tout ça ; mais au moins, il ne peut rien nous arriver de dangereux ici. Normalement. Cela nous éclaire au moins sur le fonctionnement du lieu où on se trouve : il s’agit bien de films.

- Mais normalement, on devrait la voir arriver.

Comme en réponse à ma question, l’air tremble devant nous, laissant apparaître des silhouettes par intermittence. De la même façon qu’au Cinéscape, le décor est un peu brouillé, comme inachevé, et les personnages apparaissent et disparaissent avant de se fixer, bien réels, devant nous. Et la fanfare s’élance avec Mary Poppins, noyant à nouveau mon cerveau dans un flot de musique.

- Et les chansons, aussi.


“Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] 74833510
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyMer 17 Avr - 14:57

Bouton d'or, ayant vécu en Italie lors de son apprentissage avec Clemente, a l'habitude des températures caniculaires, elle regrette simplement de ne pas avoir la tenue adéquate pour ce climat tropical. Sa réponse n'est guère convaincante quand elle lui demande si il va bien et elle comprend à son air qu'il n'a pas envie de lui en dire plus et elle n'ose pas poursuivre dans ce sens craignant qu'il se mette encore en colère.

Elle a perdu une occasion de se taire vu la réaction surprise du jeune papa quand elle suppose qu'il possède le don de lire l'avenir. Gênée, elle se mordille les lèvres et se demande si il fait parti des mages qui considèrent la divination comme étant une discipline absurde et nébuleuse. Par Olympe, il faut qu'elle tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler pour ne plus faire de telle bourde. Heureusement, le sort lancé par Irvin pour sauver l'enfant et son ami d'une mort violente détourne son attention et lui permet de ne pas avoir besoin de se justifier.

Cachée derrière le rocher, elle peut se concentrer sur l'enchaînement de notes formant cet air angoissant et sur les émotions qu'elle ressent en l'écoutant et qui lui laissent penser qu'une catastrophe est sur le point d'arriver. La Française bredouille un semblant d'explication difficile à concevoir quand on est privé de l'intégralité de ce sens : - Cette musique est si ... C'est un oiseau de mauvaise augure annonciateur d'un événement tragique. Grâce à l'intervention de l'étudiant,  le drame annoncé a été évité, l'enfant continue de jouer avec le gorille sans se rendre compte que sa vie ne tenait plus qu'à un fil. Ce sont les Moires qui sont déçues de ne pas avoir pu le couper et ainsi fournir une nouvelle âme humaine à Hadès.

Occupé à examiner le paysage, il ne remarque pas le recul de la Blondinette quand son imagination galopante lui fait croire qu'il est un loup-garou mais, son regard méfiant et sa baguette trahissent ses doutes à son égard. Il essaye de la rassurer en lui affirmant qu'il ne lui veut pas de mal et qu'il n'a rien à voir avec cette catastrophe magique. Toujours aux aguets, elle repense à leur rencontre et à tout l'amour qu'il donnait à sa fille, tous ses soupçons à son encontre disparaissent, elle sent qu'elle peut lui faire confiance et qu'il n'est pas l'instigateur de ce pièce. Dans un souffle, elle avoue avec sincérité : - Je ne suis pas rassurée, j'ai peur qu'un autre prédateur soit tapi dans l'ombre en attente que nous commettions un faux pas pour nous dévorer. Son honnêteté dévoile à la fois sa lâcheté et son peu de confiance en ses capacités magiques.

A ses interrogations, que beaucoup auraient qualifiées de naïves, Irvin lui répond sans moqueries. Elle apprécie sa bienveillance, son instinct ne s'est pas trompé, elle est face à un jeune homme empathique qui sait s'adapter à ses interlocuteurs sans les juger. Ainsi, les gorilles sont réels, ces animaux sont très forts mais, celui qui joue avec le jeune enfant n'est que douceur dans ses gestes à croire qu'il le considère comme son petit. Troublant.

Pragmatique, le sorcier lui demande si elle a une idée pour sortir de ce nid de runespoors et elle n'a pas d'autre piste que le nom du cinéma qu'ils ont croisé. L'étymologie de ce terme est importante, elle le sent au fond d'elle. Il propose une combinaison de deux mots : échapper et cinéma. Elle n'y comprend pas grand chose et elle répond en secouant la tête navrée de ne pouvoir l'aider à résoudre ce casse-tête. A peine a t'elle eu le temps de réceptionner le parapluie qu'il lui demande, elle lui tend désappointée qu'il ne lui laisse pas le temps de l'examiner. Son regard ne le quitte pas tandis qu'il le fait tourner entre ses doigts avant de l'ouvrir. Un nuage de suie s'en échappe et la fait tousser. Elle le quitte des yeux un instant et elle ne voit pas que l'accessoire lui échappe et chute sur le sol. Il met un nom sur cette poussière noire, de la suie, c'est une poudre de cheminée non magique pense-t-elle au même moment où il touche le tissus sali par elle. Ce contact réveille la magie en sommeil. Quand le parapluie se redresse et se met à parler, ses yeux s'arrondissent et elle reste sans voix quand il leur donne l'ordre de s'occuper d'enfants. Mais, quels enfants ? Une bourrasque le fait danser avant qu'une nouvelle l'éloigne d'eux, Irvin la presse et l'attrape par la main avant de s'accrocher au manche de cette ombrelle et le vent les emporte encore une fois. Ils se retrouvent dans un jardin très étrange, les personnages qui y vivent sont des dessins qui bougent. Plusieurs fois, elle l'ouvre la bouche sans qu'aucun son ne sorte.

Totalement perdue, elle ne comprend rien à ses explications. Mary quoi ? L'actrice est une sorcière ? Ainsi, ils sautent dans des films mais, pourquoi ? Son regard se pose sur lui et il ne semble plus aussi tendu qu'il ne l'était dans la jungle. Il l'informe qu'elle va arriver et elle fait comme lui, elle regarde le ciel bleu, une silhouette féminine se dessine et elle vole grâce à un parapluie similaire à celui qu'ils ont trouvé dans le film précédent. Les fausses personnes acclament son arrivée en jouant de la musique. Le rythme est fabuleux, Mary se met à chanter et malgré sa timidité, elle ne peut s'empêcher de se joindre à elle. Des paroles différentes sortent de sa bouche sans qu'elles puissent les retenir et bien sur en français l'empêchant d'entendre celles de l'héroïne :

"Parce que j'avais, en étant un homme, pas envie d'être séparé "
"Les infidèles, querelleurs, m'ont forcé à les empaler"
"Quand un jour, désespéré, j'ai appris ta disparition"
"De ce très long mot recommandé pour la prononciation"


Le sens est effrayant et le ciel se voile, l'orage s'annonce. Les tenues des musiciens deviennent rouge sang, leur peau change de couleur, ils sont aussi blanc que la neige, un filet de sang apparaît au coin de leur lèvre. Elle ne peut pas s'arrêter :

"Oh ! Désespérancianéantissementiellous !"
"C'est vrai que ce mot trop long est parfaitement atroce"
"Mais faut le dire et vous serez dans mon état si féroce"
"Désespérancianéantissementiellous"  
"Um diddle diddle diddle um diddle ay "
"Um diddle diddle diddle um diddle ay"


Une douleur, une souffrance intense l'envahit, le vent se lève, le ciel pleure, la pluie s'intensifie, le tonnerre gronde. Et pourtant, sa voix continue à  chanter de plus en fort, des larmes de sang roulent sur ses joues :

"ll renonce à sa vie de mortel et dans ce va-et-vient
"Il use d'un mot et l'on se dit : "C'est un démon, un inhumain"
"Les ducs et les damoiselles voudraient fuir et s'exiler
"À l'aide d'un simple mot je fais qu'ils m'invitent à les déguster."


Un éclair dévoile un regard hypnotique dans le ciel tourmenté, elle est happé par lui, elle veut le rejoindre, elle doit retrouver l'homme à qui il appartient, une coupe descend vers elle et elle la prend. Le liquide est verdâtre et elle le reconnaît, un breuvage interdit, dangereux et plébiscité par les artistes de la Bohème : l’absinthe, la fée verte était leur muse leur insufflant de la créativité et de l'imagination à revendre. Sans hésiter une seconde, elle la porte à ses lèvres pour en boire une longue gorgée, elle la savoure et quand elle l'avale, elle sent ses pieds décoller du sol, elle flotte. Un rire s'échappe de ses lèvres, euphorique, elle la laisse tomber et elle se sent libre de s'envoler mais, pas sans Irvin alors elle se penche vers son compagnon d'infortune, saisit son t-shirt et ils s'envolent vers leur destin. Ils se retrouvent dans le passé, dans le Londres des années 1890, au milieu d'une foule affolée et pourtant, son regard ne voit qu'une jeune femme dont le regard troublé se noie dans celui d'un homme portant un chapeau haut de forme et un costume bien coupé. Elle devine sa lutte pour résister à son emprise, à son charme ensorcelant. Bouton d'or ne réussit pas à détacher ses yeux de ce couple, bouleversée, de nouvelles larmes coulent le long de ses joues tachées de sang.
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyDim 28 Avr - 9:29

La situation dans laquelle nous sommes coincés a beau être tout sauf rassurante, je me sens moins en danger ici que dans la jungle étouffante que nous venons de quitter. Il ne peut rien nous arriver dans Mary Poppins, rien de dangereux, n’est-ce pas ? Mis à part une overdose de couleurs et de chansons pour enfants. J’aimais ce film étant petit, même si tout ce que faisait la fameuse nourrice était tout à fait banal pour un enfant sorcier ; mes mères faisaient largement mieux et plus impressionnant. Alors que Mary apparaît et entame sa chanson, accompagnée de la fanfare, je replonge en pleine nostalgie. Le sentiment est d’autant plus fort que la chanson est uniquement vivace dans ma mémoire, ce que j’entends là est trop lointain, trop synthétique, trop éloigné de la mélodie réelle. Tellement frustrant.

Stupéfait, je me rends compte qu’Ella chante à son tour. Je ne comprends rien à ce qu’elle dit, et l’expression intense de son visage m’inquiète. Le ciel se voile, les nuages chassent le ciel bleu et le réconfort que j’avais ressenti en atterrissant dans cet endroit familier. Puis c’est tout le décor qui prend une apparence terrifiante, la fanfare enfantine se change en assemblée de monstres aux  bouches pleines de sang. Je brandis ma baguette, le coeur battant à nouveau, j’agite la tête en tout sens pour chercher l’origine du danger. Je me sens tellement démuni, perdu dans cette marée de bruits qui m’empêche d’entendre venir un danger. Et la créatrice de baguettes continue de chanter. Est-ce qu’elle est possédée ? Je la vois lever un regard bouleversé vers le ciel, tout son corps tendu vers les nuages. La foudre qui tombe claque comme un fouet dans ma tête et me paralyse quelques secondes.

- Ne buvez pas ça !

J’essaie de lui arracher la coupe mais ma main arrive trop tard. Ébahi, je la regarde boire puis éclater de rire, comme si elle était hypnotisée, ou possédée. Je lance un Finite sur la jeune femme, espérant la délivrer du maléfice qui la maîtrise, mais rien ne change, elle continue de fixer le ciel de son regard passionné. Et elle flotte, par Merlin, elle décolle et s’éloigne ! La panique ronge la rationalité que je tente de garder pour nous sortir d’ici. Est-ce que je dois la suivre ? Je vais lancer un sortilège d’attraction pour la ramener à moi quand elle m’agrippe et m’emmène avec elle, loin du parc, de la fanfare, droit dans la tempête.

Changement de décor, encore une fois. Tout est sombre ici, et nos pieds ont à peine touché le sol qu’une foule nous bouscule, nous pousse et nous repousse et nous devons lutter pour ne pas être emportés. Un loup. C'est un loup qui effraye les gens. Après les panthères, les gorilles, maintenant un loup ? J'attire Ella dans un coin un peu plus dégagé de la rue.

- Hé, ça va ? Vous êtes avec moi ? J’agite ma main devant ses yeux. Vous me voyez ? Vous êtes sous Imperium ?

Je suis son regard, toujours aussi bouleversé, vers un couple planté, imperturbable, au milieu de la foule en panique. L’homme propage une aura inquiétante, qui semble absorber la jeune femme avec lui. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus.

- C’est pas réel, ce qui se passe autour de nous, ce n’est pas vrai, vous devez restez concentrée !

Si elle perd pied, nous sommes fichus. Et quelle insouciance, quel bêtise d’avoir agi ainsi ! Nous sommes piégés dans un lieu inconnu, qui joue avec nous comme des pantins. Si nous ne réfléchissons pas, nous pourrions ne jamais sortir. Nous devons trouver un endroit calme, poser nos esprits, nous ne pouvons pas nous laisser trimballer d’une scène à l’autre sans résister.

- Vous ne pouvez pas faire ça, si vous êtes blessée, je ne pourrai peut-être pas vous aider ! Il faut garder la tête froide, ne faites plus de trucs stupides comme ça !


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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptyDim 5 Mai - 11:41

En transe, Bouton d'or ne remarque pas le geste protecteur d'Irvin, quand celui-ci veut l'empêcher de porter à ses lèvres la coupe contenant le nectar de la Fée Verte. Pourquoi veut-il le priver de cette communion ? La Française sait qu'elle a trouvé l'indice leur permettant de fuir ce "film moldu" alors il est naturel que pour une fois ce soit elle qui prenne les risques. Sous l'emprise de cette boisson interdite, elle se sent légère et son corps s'envole vers une nouvelle scène du passé de ce royaume anglais qu'elle connaît fort mal.

L'affolement des protagonistes présents ne l'atteint pas, l’absinthe fait taire sa lâcheté et même lorsqu'elle voit le loup blanc, elle ne ressent aucune inquiétude comme si cet animal ne pouvait pas lui faire du mal. Quand leurs regards se croisent, elle reconnaît les yeux qui se sont dessinés dans le ciel tourmenté. Il sont si humains, si désespérés qu'elle se laisse happer à nouveau. Perdues dans ses pensées, dans ce rêve éveillé, elle n'est même pas gênée par les effluves méphitiques de ce Londres de jadis. Son attention se reporte sur le couple qui est sur le point de se lier pour toujours et à jamais. L'homme a trouvé son âme sœur et semble avoir "traversé des océans d'éternité pour la trouver". Elle frissonne, non de peur, mais d'émotions, car elle comprend qu'elle est devenue son réceptacle et que l'alcool dans ses veines les a connecté. Cet amour est si fort, si pur, si passionné, elle rêve d'avoir la chance d'en connaître un identique.

Une main agrippe son bras, la tire et l'éloigne d'eux. Non, non, elle veut être le témoin de ses retrouvailles si longtemps attendues. Pourquoi tant de cruauté ? Ses sourcils se froncent jusqu'à devenir des arcs de cercle parfaits, des doigts s'agitent près de son visage et finissent pas détruire cette connexion avec l'homme si romantique. Enfin, elle entend les paroles d'Irvin et elles sont totalement hors de propos. Comment pourrait-elle être la victime d'un maléfice alors qu'il lui a affirmé qu'ils sautaient de film en film  ? Ses mains se vissent sur ses hanches et elle exprime son agacement sans retenue, sa timidité est engourdie, muselée par cette aluine parfumée : - Calmez-vous ! Par Olympe, je sais que tout est irréel. Nous sommes dans un "film" et celui-ci est si émouvant ! Comment ne pas se laisser transporter par leur rencontre ?   Son regard se repose sur eux et elle murmure étonnée : - Les moldus ont réussi à recréer l'amour véritable...   La magie est incapable de le faire ! L'Amortentia ne produit qu'une forte attirance ou une obsession. Ils sont forts ces non-mages ! Ou peut-être qu'eux seuls savent ce qu'est l'Amour. Son sang ne fait qu'un tour quand il affirme qu'elle s'est comportée de manière inconsciente. Ainsi, il la juge stupide mais pour qui se prend-il ? Elle n'est pas sous sa coupe et elle aussi a des idées pour les sortir de ce piège. Elle s'exclame glaciale :- Ha, je vois, vous vous pouvez tout vous permettre ! De quel droit m'interdisez-vous de suivre mon intuition ? Nous devons nous "échapper" et j'ai trouvé comment ! Rouge de colère, elle s'éloigne de lui et contemple son reflet dans une flaque d'eau, elle voit ses joues tachées de sang et elle finit par comprendre pourquoi il a eu si peur. Elle sort sa baguette et fait couleur un fin filet d'eau pour se nettoyer. Après cette toilette de chat, elle tourne son visage vers lui pour lui demander d'un ton radouci : - Connaissez-vous ce film ?


“Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] Tumblr_m7whif67sw1rq8a7p“Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f73643934445a5a616747575f31413d3d2d3233343133373539302e313433643735393435353230663163622e676966?s=fit&w=720&h=720“Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] Tumblr_m1i8li6J581r5tdn1

"Se andiamo a spasso noi ci ritroveremo"
"nella notte buia noi ci ritroveremo"
"mentre toco tua gamba"
"un altra sera a spasso"
Irvin FowlerIrvin Fowler
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MessageSujet: Re: “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV]   “Le mystère piège toujours ceux qui ne s'y attendent pas.” [PV] EmptySam 18 Mai - 13:19

Ella est toujours en transe, complètement insensible à la panique autour de nous, et je m’inquiète de la voir si calme. Comment peut-elle se laisser absorber ainsi alors que nous sommes dans un lieu inconnu, comment peut-elle boire un liquide étranger sans savoir ce qu’il contient ! Ses yeux ne se décrochent pas du couple vaguement inquiétant planté au milieu du décor, elle est ballottée par la foule mais ne réagit pas. Alors je la tire par le bras pour l’emmener tant bien que mal dans un coin un peu plus calme.

C’est alors qu’elle se réanime, et tout son visage reprend vie et couleur. Et elle me crie dessus. Je l’écoute, hébété. Émouvant ? Elle trouve la scène émouvante ? On est coincé sans savoir où, piégés et transportés de films en films sans pouvoir rien faire et elle trouve la scène émouvante ? Je ne saisis pas toute sa dernière phrase, elle parle d’amour véritable et… par Merlin, cette boisson était vraiment efficace.

- Ils sont amoureux, c’est beau, tout ce que vous voulez, moi ce que je vois, c’est que nous sommes coincés avec une foule en panique et un loup en liberté. J’ai connu plus romantique !

Son visage est brûlant de colère et je me sens bouillir moi aussi. La peur de rester bloqué ou d’être blessé ici me fait bondir. Je n’ai pas envie de perdre du temps à regarder les deux amoureux, je m’en fiche, je veux seulement sortir, elle peut comprendre ça ? Hors de question de risquer ma vie dans cet endroit stupide quand Rosie, Matthew, Milo et ma famille m’attendent dehors, bien réels, eux. La réponse glaciale de la créatrice de baguettes me fait serrer les poings. Son reproche est si injuste !

- Vous auriez pu vous mettre en danger, c’est tout ce que je veux dire !

Et puis elle s’éloigne, vexée, et je tourne les talons à mon tour pour observer la rue autour de nous. Mais ma colère retombe et je me sens stupide de m’être emporté si vite. Nous séparer ne nous aidera en rien. J’ai eu si peur, seulement, j’ai réagi au quart de tour, ce qui m’arrive si peu, mais je me sens si impuissant, je ne distingue aucun bruit dans le fracas métallique que transmet mes implants et la sensation est insupportable. J’ai l’impression d’être une souris dans un laboratoire, qui se débat sans comprendre ce qu’on attend d’elle ou ce qui va lui arriver. Je soupire et me retourne.

Ella a probablement pensé la même chose car la voilà qui revient vers moi. Que dit-elle ? Je dois lui demander de répéter.

- Non, je ne le connais pas. On dirait qu’on est en Angleterre, à l’époque victorienne…

J’observe le visage lavé de la jeune femme.

- Vous allez bien ? Je pose la question doucement, pour me faire pardonner ma colère précédente.

Je me passe la main sur les yeux pour me calmer, réfléchir. Nous étions sortis du premier film grâce au parapluie, du second grâce à la boisson ; alors je balaye la rue du regard à la recherche d’un objet dissonant dans ce décor vieillot.

- Il faut chercher un objet qui n’appartienne pas au film. Vous m’aidez ?

Je remonte la rue, fouille le sol, les interstices entre les briques, les rebords de fenêtres. Je reviens à notre point de départ, toujours envahi par la foule, je scrute le ciel. Vérifiant que la créatrice de baguettes est toujours avec moi, je m’avance dans une seconde rue… et me retrouve dans la première petite rue qui nous avait servi de refuge. Nous tournons en rond. Je rejoins Ella au pas de course.

- Le décor a l’air réduit, l’objet ne doit pas être loin. Vous avez trouvé quelque chose ?

Un éclat rouge me saute aux yeux. Une porte – par Merlin, j’aurais juré qu’elle n’était pas là il y a cinq minutes – surmontée d’un insigne clignotant illuminant le mot « Sortie » illumine la rue. Clairement pas victorienne. Je regarde Ella.

- Ça me semble être notre seule option ?

J’essaye de m’en persuader, mais ma main n’est pas assurée en tournant la poignée. Je la tourne tout de même et pousse la porte, qui s’ouvre sur un grand couloir, tapissé de rouge, éclairé et chaleureux. Je brandit ma baguette, prêt à voir surgir n’importe quoi.

Mais rien ne vient. Un couloir parfaitement inoffensif s’étire devant nous et débouche sur l’entrée d’un cinéma, avec comptoir, caisses et machines à pop-corn ; et au-dessus de la porte que nous venons de fermer, les deux amoureux que nous avons laissés à Londres, sur une affiche où s’étale en gros le titre « Dracula ». Un peu plus loin, une seconde porte surmontée du poster de Mary Poppins, et une autre où nous retrouvons la jungle dont nous nous sommes échappés. Le parapluie et la coupe trônent à côté de leurs portes respectives. D’autres portes s’alignent jusqu’à l’entrée du cinéma, mais leurs affiches sont floues, indéchiffrables. Je m’élance vers l’entrée du cinéma, cherchant la sortie, mais les grandes portes sont closes. J’avise un fauteuil et me laisse tomber dedans, pour réfléchir.


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