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 God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken

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Sebastian M. O'ConnorSebastian M. O'Connor
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MessageSujet: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptyVen 15 Mar - 14:40

God don't let me lose my mind

- Sebastian M. O'Connor — Aminta Oaken -


"Trouble on my left, trouble on my right, I've been facing trouble almost all my life. My sweet love, won't you pull me through ? Everywhere I look I catch a glimpse of you. I said it was love and I did it for life, did it for you. We will come to pass, will I pass the test ? You know what they say, the wicked get no rest. You can have my heart, any place, any time." Trouble - Cage the Elephant
Il vole. C'est plus instinctif pour lui que de marcher, peut-être plus encore que de respirer. Son corps épouse parfaitement la forme du manche de son balai, et, les cheveux balayés par le vent, les doigts rougis par la morsure du froid provoqué par l'altitude, il se rappelle ce que c'est, d'être vivant. C'est difficile pour lui de se souvenir qu'il a un cœur qui bat dans sa poitrine, ces derniers temps. Chaque matin, il se lève, et c'est une nappe de brouillard épaisse qui se place devant ses yeux, il confond le rêve de la réalité et agit mécaniquement, machinalement, plutôt qu'avec l'envie d'exister. Le moindre de ses gestes se fait dans la douleur, comme s'il était embourbé dans des sables mouvants et qu'il devait lutter pour se mouvoir. Alors il repousse ses limites. Le sport n'est plus une passion, c'est un besoin qu'il doit assouvir au risque de passer de l'autre côté de la barrière. Car se poser, ne serait-ce que cinq minutes, c'est risquer de se souvenir de ce qui a été, et ce qui aurait pu être, et c'est une éventualité bien trop douloureuse pour qu'il se laisse aller ainsi.

Ses proches, bien sûr, en pâtissent. Lui, l'homme si solaire, au sourire si éclatant, à l'oreille si attentive, s'est transformé en robot apathique qui ne vit pour rien d'autre que le Quidditch. On a beau essayer de lui parler et de le raisonner, il reste fermé, autant au monde extérieur qu'à ses propres sentiments, et ça fait bien longtemps qu’on n’a pas pu admirer ses dents bien droites, à part peut-être lorsqu’il desserre quelques instants la mâchoire pour prononcer quelques mots. Même pas un rictus à l’horizon, et surtout pas d’éclats de rire. C’est comme si la flamme qui brûlait en lui a été éteinte lorsque Jude est parti. C’est comme s’il a renoncé à l’homme qu’il était pour n’être plus qu’un joueur de Quidditch, l’image qu’on voit de lui sur le papier glacé des magasines, et certainement pas l’irlandais au cœur sur la main qui peut se lier d’amitié avec n’importe qui, en l’espace de quelques secondes.

Il met quelques secondes pour se rappeler que ses coéquipiers l’attendent, en contrebas. C’est lui qui mène l’entrainement, aujourd’hui, le coach n’est pas là car il a organisé un camp d’entrainement spécialisé pour les batteurs de l’équipe, pendant deux jours, en pleine forêt afin de les préparer aux prochains matchs à venir. Ollie, donc, est également absente, bien qu’elle lui ait lancé un regard plein d’incertitude quand il lui a assuré qu’elle pouvait partir sans crainte. Elle est perspicace, sa meilleure amie. Elle sait que quelque chose ne va pas.

Car il n’a rien dit à personne. Il a vécu sa rupture, et tout ce qu’il en découle, terriblement esseulé. Un choix de sa part, pour ne pas se confronter avec la réalité : expliquer son comportement, c’est avouer ce qui s’est passé. Dire à haute voix que le couple qu’il formait avec Jude n’est plus, serait entériner la décision, en quelque sorte.  Alors il ronge le mors, seul. Il est bien mauvais comédien, alors quiconque a passé plus de cinq minutes d’affilées avec lui comprend qu’il n’est pas dans son état normal, mais il garde la tête baissée. Il souffre en silence.

Le capitaine des Phénix finit par pointer le manche de son balais vers le bas, et redescend auprès des autres joueurs, qui volètent au niveau des buts. Il s’éclaircit la gorge, avant de lancer d’une voix claire et assurée, un peu plus aigüe qu’à son habitude, signe de son mal-être lancinant :

« -Bon les gars. On va commencer, j’espère que vous êtes bien échauffés parce qu’on a pas de temps à perdre. Une pause. Son ton se fait encore plus sec, et il regarde d’un air froid chacun de ses camarades, qui le regardent sans vraiment comprendre. On a du pain sur la planche, il est hors de question que je me ridiculise cette saison, parce que certains d’entre vous ne seraient pas suffisamment préparés.

Il se détourne d’eux. Jamais il ne leur a parlé ainsi. Jamais. Et ce n’est décidément pas son genre : on peut reprocher beaucoup de choses au poursuiveur, mais certainement pas de l’irrespect auprès des autres joueurs. Pire, c’est celui qui, habituellement, rappellerait à l’ordre quiconque oserait lever la voix contre un innocent. Il a un sens aiguë de la justice, O’Connor, un gryffondor typique qui défendra toujours la veuve et l’opprimé.

Aujourd’hui, pourtant, c’est lui qui intimide par ses mots, sa carrure, sa prestance, sa place de capitaine. Il va mal, c’est évident. Ça n’excuse pas son comportement : ça l’explique, au moins. Il ne regarde pas les autres dans les yeux, il n’est plus qu’une bête, obsédée par l’objectif et la performance. Et sa voix retentit encore, comme un fouet qui claquerait tout contre le sol.

-Minty, tu vas te positionner, et vous allez tous prendre un souaffle. Tu n’as pas intérêt à laisser passer un seul but. »

Cruel, arbitraire, autoritaire. Tout le contraire de ce qu’il est vraiment. Tout ce qu’il déteste, en fait. Sebastian O’Connor n’est plus. Il est parti en même temps que Jude Whitmore, et personne ne sait quand est-ce qu’il refera surface.
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MessageSujet: Re: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptySam 16 Mar - 14:08

Pour une fois, Aminta n'avait pas envie de venir sur le terrain ce matin. Depuis quelques jours, Sebastian est d'une humeur massacrante, ce qui le rend terriblement énervant. En décollant pour rejoindre les autres après s'être étirée, elle n'est même pas étonnée qu'il ne soit pas dans le groupe. Pourtant, ça ne lui ressemble pas. En vol stationnaire au milieu de ses coéquipiers, Aminta attache ses cheveux en un chignon serré. Vu l'humeur du capitaine, elle préfère être prête. Il serait capable d'arriver accompagné d'un troupeau de cognards juste pour "vérifier que vous êtes capables de vous en sortir sans les batteurs". D'ailleurs, elle aurait préféré que l'équipe soit au complet, Ollie le connait par cœur, elle sait probablement comment le calmer si il pète un câble. Ceci dit, en y repensant, Minty n'a jamais vu Seb s'énerver réellement. Tandis qu'elle réfléchit en s'attachant les cheveux, un des poursuiveurs la bouscule en riant et lui fait perdre l'équilibre. Avec un cri de surprise, elle serre les cuisses sur le manche de son balai et se rattrape d'une main juste à temps.

"C'est malin ça!", elle s'écrie en récupérant son assise avec une demi vrille. Elle fait semblant de bouder et profite qu'il se rapproche pour s'excuser pour le pousser à son tour en éclatant de rire.

L'ambiance est bonne enfant ce matin, comme toujours quand le coach n'est pas là. Tout le monde est plus sérieux quand c'est lui qui gère les entraînements bien sûr. Pourtant, ce n'est pas vraiment comme d'habitude. D'habitude, Seb, même si il tient à ce que l'équipe soit efficace, est toujours le premier à rire de bon cœur. Minty a beau ne pas toujours apprécier ce caractère ultra jovial et positif qui a tendance à l'ennuyer et à lui rappeler qu'il n'est après tout qu'un humain, elle aime encore moins le Seb distant et sans énergie qu'il est en ce moment. Quitte à ce qu'il ne soit pas à la hauteur de l'image de demi-dieu que lui donnent les journaux, il pourrait au moins rester un mec agréable à vivre. -Espérons que ça ne dure pas, c'est que le deuxième entraînement dans ces conditions et j'en ai déjà marre-.

Une ombre passe sur les joueurs tandis que la voix de leur capitaine les rappelle à l'ordre -comme si ce n'était pas lui qu'on attendait-. Aminta se tait, mais elle serre les dents en entendant le reproche prononcé à demi-mot. Depuis quand se sent-il supérieur et entouré de loosers? Elle ne se souvient pas l'avoir déjà vu aussi cassant. Pourtant rien dans leur façon de jouer ces derniers temps ne peut l'expliquer. Elle se doute que c'est chez lui que quelque chose ne va pas et ça l'énerve d'autant plus de voir que ce soit-disant grand champion n'est pas capable de séparer sa vie privée de son comportement sur le terrain de Quidditch. A-t'il oublié qu'il a les deux rôles les plus importants dans l'équipe? Les poursuiveurs semblent décontenancés aussi et un peu déçus forcément. Il faut dire que tout le monde apprécie Seb, ou du moins le Seb habituel. Ils ont des raisons différentes des siennes, mais ils veulent tout autant que Minty que Seb redevienne normal.

"Minty, tu vas te positionner, et vous allez tous prendre un souaffle. Tu n’as pas intérêt à laisser passer un seul but."


Elle soupire et se place devant les anneaux. En s'éloignant, elle ne peut s'empêcher de lancer un "Tout de suite chef" sur un ton dédaigneux. Immédiatement, elle commence à faire un double huit à vitesse plutôt lente le temps de voir ce qu'il va lui préparer. Probablement pas des simples tirs en tous cas vu son humeur. C'est pour ça qu'elle préfère ne rien laisser au hasard et ne pas rester immobile. Elle est un peu vexée qu'il lui parle comme ça, encore une fois, ce n'est pas quelque chose qu'il fait en temps normal. Ils ne sont pas les meilleurs amis du monde, mais au moins aucun d'entre eux n'a jamais remis en cause les capacités de l'autre à faire son boulot. -Il ne me reste plus qu'à te donner tort Chéri-.



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MessageSujet: Re: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptyVen 22 Mar - 5:47


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- Sebastian M. O'Connor — Aminta Oaken -


"Trouble on my left, trouble on my right, I've been facing trouble almost all my life. My sweet love, won't you pull me through ? Everywhere I look I catch a glimpse of you. I said it was love and I did it for life, did it for you. We will come to pass, will I pass the test ? You know what they say, the wicked get no rest. You can have my heart, any place, any time." Trouble - Cage the Elephant
La première fois que Sebastian est monté sur un balai, c'est aussi la première fois qu'il s'est senti réellement vivant. Il avait toujours vécu dans un carcan familial extrêmement strict, dans lequel chacun de ses gestes devaient être soigneusement analysés pour éviter de se prendre plus de remontrances que nécessaire, et il faut bien l'avouer, parfois, une torgnole de la part de son grand-père, mais quand il s'éleva dans les airs pour la première fois, il n'avait plus besoin de faire semblant. Il était libre, vrai. Il n'avait que faire de son statut de bâtard un peu trop moldu et blond au goût de sa famille de Sang-pur, puisqu'il était seul au milieu de l'immensité bleutée qu'est le ciel, et que rien ni personne ne pouvait l'attraper.

Le temps a passé, et s'il s'est targué, pendant bien longtemps, d'avoir conservé l'innocence caractéristique de son enfance, il est difficile de continuer de prétendre à des chimères alors qu'il ne parvient même plus à trouver la force de sourire. Ce n'est pas la rupture avec Jude qui l'a rendu ainsi, pas à proprement parler. C'est la désillusion. Il a cru pendant si longtemps qu'en écoutant son cœur, il prendrait toujours les bonnes décisions, qu'aujourd'hui, la chute depuis son piédestal est bien haute. Le Sebastian O'Connor d'autrefois n'est plus, celui qui pleure devant un reportage sur les renards polaires, le capitaine qui prête une oreille attentive à ses protégés, le Gryffondor qui n'hésitait pas à se mettre en travers de la route d'adolescents sans cervelles qui embêtaient les plus faibles, à Poudlard. Aujourd’hui, il y a une petite lueur fébrile dans son regard, une fièvre qui ne lui correspond pas. C’est une carcasse vide qui ne trouve de l’intérêt que dans la performance. Un triste spectacle, mais c’est tout ce qu’il a trouvé pour ne pas s'effondrer totalement.

Alors que les joueurs des Phénix se mettent en formation dans les airs en écoutant ses ordres, et qu’ils se regardent les uns les autres d'un air ébahi en se demandant ce qui peut bien passer par la tête du poursuiveur, lui a le regard fixe. Il a saisi un souaffle de sa main droite, et tient le manche de son balai de sa main gauche. Il est prêt. Un seul petit signe de la tête, et l’irlandais s’élance, magnifique, sur ses appuis, plus précis qu’un aigle suivant sa proie. Il ne va pas être trop dur, en tout cas, pas au début.

Sebastian voit Minty qui commence à tourner en huit autour des trois buts, une technique assez classique pour les gardiens lorsqu’ils ne savent pas de quel côté la frappe va arriver. C’est une bonne joueuse, l’anglaise. Elle a fait une terrible erreur, et c’est la raison pour laquelle on a tendance à la sous-estimer, mais Sebastian a suffisamment d’expérience pour savoir qu’il ne faut pas la prendre à la légère. Les poursuiveurs commencent à lancer les balles en direction des cercles dorés, et elle parvient sans mal à les arrêter, enchaînant les figures et les coups de balais bien placés, mais Sebastian reste en retrait. Il observe. S’il est un peu trop impatient et empressé dans la vie, il sait bien qu’en terme de Quidditch, la patience peut être un atout crucial.

Lorsqu’il voit une ouverture, il fonce, sans hésiter une seule seconde. Connu pour ses figures les plus spectaculaires, parfois au risque de sa propre vie, il fait honneur à sa réputation puisqu’il saute sur le manche de son balai, avant de sauter dans les airs puis de faire un salto avant, effectuant une charge de Chelmodiston impeccable. Le souaffle fuse à travers l’azur, avant de traverser le but, irrésistible. C’est un coup parfait : aucun gardien n’aurait pu l’arrêter, pas alors qu’il doit s’occuper de l’ensemble de l’équipe qui lui jette des souaffles dessus, et certainement pas lors d’un entraînement où les joueurs ne sont pas censés s’acharner les uns sur les autres.

Sebastian atterrit sur son balai après sa figure, mais aucun sourire ne figure sur son visage, qui aurait dû être béat par l’excitation et l’adrénaline provoqué par le danger. Ses yeux sont tout aussi froids qu’auparavant. L’attrapeur se risque à esquisser un applaudissement, espérant peut-être que cela provoque une réaction de la part du capitaine, mais tout ce qu’il obtient, c’est un regard noir, et Sebastian remonte jusqu’à Minty pour la regarder dans les yeux. Implacable dictateur, il la toise comme jamais il ne l’a fait auparavant : et il se déteste à chacun des mots qui sortent de sa bouche, mais il ne peut pas s’arrêter. S’arrêter, c’est avouer qu’il va mal.

« -Qu’est-ce que j’ai dis ? Que t’avais pas intérêt à laisser passer un seul but ! Tu comprends pas l’anglais, ou quoi ? Il te faut peut-être un vif d’or pour que tu réussisses à toucher un ballon ? »

L’attaque est ignoble. L’irlandais sait parfaitement à quel point la gardienne s’en veut de cette maladresse, qui a bien failli mettre un terme à sa carrière. Mais il appuie où ça fait mal, comme son grand-père ou son demi-frère Seanan le faisaient, à l’époque. Peut-être bien qu’être cruel est un trait de caractère marqué dans son ADN, au final, mis en sommeil depuis toutes ces années mais révélé par la situation. En tout cas, plus il s’entend parler, plus il se hait, et plus il est acerbe. C’est un serpent qui se mange la queue. C’est la preuve implacable de sa condition.

Il est perdu, et il ne sait pas si, un jour, il retrouvera le chemin.  
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MessageSujet: Re: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptyLun 15 Avr - 6:26

Tout les poursuiveurs sont en position, un Souaffle en main et Minty tourne inlassablement autour de ses anneaux lorsque le signal est lancé. Tous? Non, Sebastian, même si il a prit une balle, est resté en retrait. "Qu'est-ce qu'il fout putain?". Elle se doute qu'il a quelque chose derrière la tête, mais elle n'a pas vraiment le temps de s'en inquiéter. Si Monsieur préfère les regarder d'un air suffisant plutôt que jouer, grand bien lui fasse. Est-ce qu'il a vraiment un air suffisant d'ailleurs? Il est trop loin pour en être sûre, mais Minty jugerait que oui.

Les tirs s’enchaînent, d'abord un peu mollassons puisque personne n'est vraiment motivé, puis de plus en plus techniques et difficiles à arrêter. Le plus compliqué à gérer, c'est le nombre. Minty s'en sort pas mal : elle n'arrête pas toutes les balles, mais elle les fait dévier et pas une seule ne passe dans les anneaux. Jusque là, tout se passe bien, elle enchaîne les figures, les Poursuiveurs aussi et le Quidditch la remet de bonne humeur. Une balle en particulier la force à faire un effort supplémentaire : elle arrive en tournoyant sur elle même, ce qui rend sa trajectoire courbe et donc plus difficile à prévoir. Comme tout bon Gardien, Minty sait aussi que si elle se contente de lui donner un coup de manche ou de pied, le Souaffle repartira de plus belle droit vers les anneaux. C'est un effet qui marche très bien en plein match, quand l'adrénaline rend une observation froide de la situation plus tendue, mais là, elle est assez calme pour repérer le problème et le gérer. Aminta part en plein sur la balle, sachant qu'elle laisse un de ses anneaux totalement à la merci des Poursuiveurs.  Elle arrête le Souaffle en le prenant en pleine poitrine et en le bloquant entre ses bras. Pour adoucir le choc, elle serre les cuisses pour ne pas perdre l'équilibre et laisse le balai en absorber un maximum et se retrouve a partir en arrière et à faire un tour sur elle-même. Elle en profite pour jeter le Souaffle vers le sol et regarder autour d'elle. Si un des Poursuiveurs avait tiré normalement, elle aurait eu le temps de revenir devant l'anneau central et d’empêcher le but. Seulement, celui qui a profité de cette ouverture ne s'est pas contenté d'une manœuvre classique. Même si ça n'avait pas été Sebastian, Minty aurait trouvé ça bas de profiter qu'elle soit occupée ailleurs pour lui faire un tir aussi difficile à arrêter. Après tout en plein match, elle ne doit gérer qu'un Souaffle à la fois, donc s'entraîner à en arrêter plusieurs c'est très bien pour améliorer ses réflexes et sa vitesse, mais là, c'est un peu exagéré tout de même. Aussi vite qu'elle le peut, déterminée à ne pas laisser passer cette balle, elle se redresse et file vers l'anneau visé. Seulement, il n'est pas reconnu pour rien et le timing était de toute évidence calculé. Il savait qu'elle n'aurait pas le temps d'empêcher ce but. Minty commence à voir rouge, mais elle serre les dents. Elle ne veut pas lui faire le plaisir de s'emporter.

"Qu’est-ce que j’ai dis ? Que t’avais pas intérêt à laisser passer un seul but ! Tu comprends pas l’anglais, ou quoi ? Il te faut peut-être un vif d’or pour que tu réussisses à toucher un ballon ?"


Le sang de l'anglaise ne fait qu'un tour. Dieu sait qu'elle s'énerve facilement quoi qu'il arrive, mais là, il dépasse les bornes et il devrait avoir un peu plus peur que ça en s'approchant d'elle à ce point en lui disant ça. Parce qu'il sait. Il sait à quel point ça la blesse d'entendre ces mots. Il le sait parce qu'il l'a déjà défendue quand quelqu'un se croyait drôle en lui rappelant le plus grand échec de sa vie. Il sait parce qu'il est censé avoir de l'empathie. Il sait parce que clairement tout ce qu'il veut, en cet instant, c'est la blesser. Son visage chauffe et elle sait qu'en cet instant elle est rouge comme une tomate. Elle n'aurait rien dit, si seulement il avait fermé sa gueule, elle ne se serait pas permise de réagir ainsi, mais elle n'est pas connue pour savoir se maîtriser et elle a en plus que marre du comportement de Seb. Elle n'aurait pas cru dire ça un jour, mais son Capitaine, le vrai Seb, lui manque vraiment.

"Répète ça?! Qu'est-ce que tu veux à la fin? Tu te crois malin là? Tu veux m'humilier peut-être? Ou te débarrasser de moi? Bah vas-y! Remplace moi puisque je suis si nulle! Essaye de faire mieux!"

Elle enlève ses protections une à une et les jette sur lui.

"Oh pardon, j'avais pas mis mon casque, il faudrait pas abîmer ta gueule d'ange!"

Elle fait un Accio pour récupérer ledit casque et le balance à son tour sur son Capitaine. Elle sait qu'elle ne devrait pas faire ça, qu'un seul mot de Sebastian peut ruiner une deuxième et dernière fois sa carrière, mais le self-control, c'est juste pas son truc.



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MessageSujet: Re: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptySam 27 Avr - 2:15


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- Sebastian M. O'Connor — Aminta Oaken -


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On peut reprocher beaucoup de choses à Sebastian. Quand il était adolescent, il a fait croire à une jeune fille qu’il avait des sentiments pour elle, afin de ne pas dévoiler son orientation sexuelle à ses camarades, et a fuit alors qu’elle s’offrait à lui ; plus tard, encore, il s’est servi d’Ollie, certes, avec son consentement, mais au mépris de la relation amoureuse de la jeune femme, pour ne pas que les médias découvrent le couple qu’il formait avec Jude ; quand à l’écrivain, il l’avait forcé à vivre dans l’ombre, craignant pour sa carrière et sa réputation. Il a fait des erreurs, l’irlandais, qu’il avoue et assume : s’il a des remords concernant son comportement de l’époque, et qu’il aimerait pouvoir gifler son lui du passé, ce sont ces erreurs qui l’ont construit, aujourd’hui. Et malgré toutes ses maladresses et ses fourvoiements, il n’a jamais été cruel. Il n’a jamais fais sciemment du mal à une tierce personne, enfin, jusqu’à aujourd’hui, en tout cas.
Car lorsque le visage de sa coéquipière s’obscurcit et qu’elle commence à répondre à ses paroles si dures par des cris de rage, il ne se résout pas tout de suite à son erreur. Il est en son bon droit, en tant que capitaine, de lui donner des conseils sur son style de jeu, n’est-ce pas ? Et tant pis, si elle n’apprécie pas le ton employé, les mots utilisés.

Il se fourvoie, bien sûr. Une petite voix au fond de sa tête lui murmure qu’il a tort, mais il ne l’écoute pas, son esprit, empli de douleur depuis sa rupture, trop occupé à formuler une réponse cinglante à la gardienne des Phénix.

« - Tu crois vraiment qu’une espèce de…

Un vertige le prend alors qu’Aminta, le souffle court, le regarde avec des yeux assassins, à raison. Il se juge soudainement de l’extérieur, le célèbre Sebastian O’Connor, réputé pour sa gentillesse et sa douceur, qui s’apprête à déverser son venin sur une innocente. Qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ? La fatigue, la douleur ne pardonnent pas tout. Il se dégoûte, alors qu’il peut voir, dans le regard de sa coéquipière, la blessure qu’il a lui-même infligé s’approfondir à mesure qu’elle lui assène ses mots dévastateurs. Une vague de fatigue s’abat sur ses épaules, la honte s’empare de lui. Il se sent soudainement très vieux, très las. Mais que faire ? S’excuser ? Bien sûr, mais ça ne sera pas suffisant. Il lui faudra expliquer les raisons de ses débordements, et il ne sait pas s’il en est capable. Non. Il sait qu’il en est incapable.

Alors il se contente de regarder l’anglaise lui balancer ses protections à la figure, et ne cherche à esquiver aucun des morceaux de cuir. Il mérite la douleur, il mérite sa colère, il mérite bien pire, en fait. Il se coupe sur les morceaux de verre de son propre cœur brisé, et il ressent enfin la douleur sourde de la lacération après un moment hors du temps où il n’était plus vraiment un homme, seulement une machine dirigé par la crainte de souffrir encore plus. Elle est dure, la chute, pour quelqu’un qui est habitué à voler parmi les nuages.

Il ne pleure même pas. Il en a envie, mais ça serait égoïste de sa part, alors que c’est lui qui est en faute, présentement. Sebastian se contente donc de pointer le manche de son balai vers le bas, pour revenir vers le sol. Il murmure entre ses dents, sans savoir si quiconque, dans l’équipe, peut réellement l’entendre.

- L’entrainement est terminé. Rentrez chez vous. »

C’est une fuite, il faut bien l’avouer. Il est beau, le Gryffondor sans peur et sans reproche : le voilà devenu couard, qui se carapate à la minute où tout devient trop difficile. Mais c’est tellement facile d’oublier qu’il est humain, l’irlandais. Derrière les flashs des paparazzis et les plumes des médias, derrière le talent au Quidditch, derrière le sourire et les blagues à deux balles, il y a un cœur sensible, d’un gamin qui n’a jamais reçu l’amour qu’il méritait, et qui, à l’instant où il croyait enfin l’avoir trouvé auprès de l’homme de ses rêves, l’a perdu à tout jamais.

Il met pied à terre et songe, l’espace de quelques secondes, à se mettre en boule au milieu de la pelouse pour pleurer de tout son saoul, et il l’aurait probablement fait s’il était seul. Il se contente de mettre son Ecu de Sobieski sur son épaule et de s’éloigner à pas lent, vers les vestiaires, sans jeter un seul coup d’œil vers les cieux où ses camarades le regardent, interloqués face à son comportement si étrange. Se flagellant intérieurement, il repasse la réplique qu’il a délivré à Aminta en boucle dans sa tête, en se traitant de tous les noms.

Après tout, on peut tout fuir, sauf sa conscience.
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Si il y a une chose qu'Aminta n'apprécie pas, ou plutôt un comportement en particulier, c'est bien celui qu'est en train d'adopter Sebastian. Elle qui s'énerve souvent sans que les gens ne comprenne trop pourquoi, elle qui doit toujours s'expliquer, elle a besoin que les autres lui rendent la pareille. C'est difficile de se calmer, de pardonner, quand la personne en face n'a même pas pris la peine de se justifier. Comment clore un chapitre si l'histoire n'a pas été développée? Quand elle le voit s'enfuit, ni plus ni moins, Aminta serre les poings. Elle enrage. Elle sait qu'elle est partie au quart de tour et elle voit les regards de leurs coéquipiers qui passent de l'un à l'autre sans trop comprendre ce qu'il s'est passé où comment ça à pu partir aussi vite aussi loin. Elle comprend leur étonnement, mais en même temps ça la blesse, ça la heurte que comme toujours on ne la comprenne pas. Aujourd'hui elle n'est pas la seule mise en cause, personne ne l'accuse, mais elle le vit de la même façon que toutes les fois où sa colère n'a pas été comprise, où personne n'a accepté qu'elle réagisse aussi fort. En le regardant s'éloigner, elle repense à ces regards, elle entend les critiques à nouveau, même si personne ne dit mot. Encore une réaction démesurée certainement, celle qu'elle a à chaque fois qu'elle se sent rejetée. Les mots de Seb résonnent dans sa tête "Tu crois vraiment qu'une espèce de...". Une espèce de quoi? Est-ce qu'elle peut en son âme et conscience laisser passer cette insulte à demi prononcée? Est-ce qu'elle peut traverser le terrain pour rejoindre son capitaine et le forcer à l'affronter? Les autres n'aimeraient pas ça. En temps normal elle s'en ficherait totalement, mais ce sont ses collègues et leur travail résulte de la confiance et du respect qu'il ont les uns pour les autres. Elle ne peut pas se permettre les mêmes choses devant eux que devant le reste du monde.

Avec un soupir, elle descend en piqué pour réunir les objets qu'elle a jetés. Elle s'en veut maintenant. La première vague de colère est partie et a laissé place à un sentiment de culpabilité assez désagréable. Sans prêter attention à ce qu'il se passe dans les airs, elle part en marchant vers les vestiaires, à la fois pour poser ses affaires et à la fois dans l'espoir de pouvoir parler à Sebastian quelques minutes seule à seul. Elle est plus calme maintenant et elle le sera encore plus après avoir parcouru les quelques mètres de pelouse qui la séparent du bâtiment. Si lui aussi a pu redescendre en tension -et c'est probablement la raison pour laquelle il l'a laissée en plan- ça ne pourra que leur être bénéfique.

En entrant, elle commence par laisser ses yeux clairs s'acclimater à la luminosité, plus faible à l'intérieur qu'en plein ciel. Elle dépose ensuite son balai et ses protections sur un banc près de la porte. Elle les rangera plus tard, peu importe. "Seb? T'es où? Ecoute je suis désolée de t'avoir balancé tout ça à la gueule." C'est vrai, mais elle n'est pas désolée de s'être énervée par contre et elle ne peut pas s'empêcher de l'ajouter "Mais tu l'avais un peu mérité quand même. Enfin je trouve. Bref on peut discuter?". En parlant, elle arpente les vestiaires à sa recherche en se disant qu'elle aura l'air bien bête si il est déjà parti.



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MessageSujet: Re: God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken   God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken EmptyVen 31 Mai - 4:07


God don't let me lose my mind

- Sebastian M. O'Connor — Aminta Oaken -


"Trouble on my left, trouble on my right, I've been facing trouble almost all my life. My sweet love, won't you pull me through ? Everywhere I look I catch a glimpse of you. I said it was love and I did it for life, did it for you. We will come to pass, will I pass the test ? You know what they say, the wicked get no rest. You can have my heart, any place, any time." Trouble - Cage the Elephant
Les échos d’un vestiaire vide peuvent être angoissants, comme s’ils cachaient des vérités qu’on aurait préféré enfouir dans les méandres de notre inconscient. Si Sebastian est bien évidemment habitué à cette atmosphère particulière, à ces néons blafards qui peinent à éclairer les casiers rutilants cachant bien des secrets, et à cette aération qui se démène pour évacuer les relents de transpiration, il n’empêche qu’elle n’aide en rien les tourments qui agitent son esprit en cet instant précis. Pire, elle le ramène à des souvenirs d’un temps passé où tout était plus simple : car s’il ne regrette pas une seule seconde d’avoir fait son coming-out, d’avoir révélé au monde qui il était vraiment, et qu’il remerciera toujours Jude pour l’avoir poussé à faire ce pas en avant, lorsqu’il était dans le placard, tout allait bien. Il avait sa petite vie tranquille, son train-train quotidien, et il ne se déchaînait certainement pas contre ses coéquipiers lorsqu’il était contrarié. Sa relation avec l’écrivain a fait voler en éclat toutes ses certitudes, et maintenant, il doit apprendre à se reconstruire sans lui, dans ce monde où il a été mis à nu, après des années durant lesquelles il a adopté l’adage « pour vivre heureux, vivons cachés ». C’est dur, et donc, il fait des erreurs : c’est Aminta qui en a payé le prix aujourd’hui.

Il soupire, O’Connor, s’asseyant sur l’un des bancs de bois en plantant ses coudes sur ses genoux, la tête en avant, le regard trouble. Il faut qu’il présente des excuses, bien sûr, mais comment ? Il ne se sent toujours pas prêt à expliquer sa réaction, car prononcer les mots à voix haute, ça serait les rendre réels, les ancrer dans une réalité qu’il préfère omettre pour ne pas se laisser aller au désespoir. Passant sa main dans ses cheveux blonds, encore ébouriffés de sa virée aérienne et rendant sa coupe encore plus chaotique, il réprime des larmes qui commencent à perler au coin de ses yeux. Faire l’autruche a ses limites. Et l’irlandais est bien trop sensible pour qu’il puisse continuer son manège pendant très longtemps, il lutte contre sa nature mais ça ne peut persister éternellement.

Des bruits de pas se font entendre à l’entrée du bâtiment, et Sebastian se sent pris au piège, entre sa conscience, sa morale, sa raison, et son instinct de bête aculée qui ne veut rien d’autre que fuir la forêt embrasée. Il espère de tout cœur que c’est l’équipe qui vient se changer, et qu’ils ne lui poseront aucune question, se contentant de vagues regards intrigués et de silences gênés, mais c’est bien la voix de Minty qui vient jusqu’à ses oreilles. Il ferme les yeux en se frottant les paupières. Il ne peut plus reculer.

« - Je suis là, réponds-t-il d’une voix lasse, se relevant et ouvrant son casier pour faire mine de le farfouiller, comme s’il n’était pas resté cinq minutes sur un banc en fixant le sol. Piètre comédien, mais il ne sait pas quoi faire d’autre. Tu sais que c’est le vestiaire des hommes ?

Une pointe d’humour, parce que c’est un moyen habile d’alléger une conversation qui ne peut finir qu’en cris de colère, ou en larmes, selon son déroulé. Il n’y a pas de pudeur mal placée entre eux : mais ils semblent être pantins d’une vaste pièce de théâtre, et ils se doivent d’agir comme ils sont supposés le faire. Alors lorsque le capitaine écoute sa gardienne lui présenter des excuses, alors même qu’elle n’a rien fait d’autre que répondre à une attaque qui n’avait pas lieu d’être, ses yeux s’écarquillent, sa pomme d’Adam se soulève douloureusement. Les remords lui serrent le ventre comme un parasite grouillant.

- Ne t’excuse pas, Minty. C’est ma faute, je… C’est moi qui doit te demander pardon, j’ai été un vrai connard. Ça ne se reproduira plus, je te le promets.

Il ne la regarde pas. Il ne sent même pas le liquide quitter le coin de son œil, où il a été stocké pendant bien trop longtemps, pour se mettre à couler le long de sa joue dans une symbolique presque éthérique. Son regard est fixé à l’intérieur de son casier, où l’observent des vieux maillots de Quidditch provenant de diverses compétitions auxquelles il a participé, un kit d’entretien pour balai mais aussi et surtout, des photos épinglées sur la porte ouverte. Deux sont sorcières : sa mère, quand elle était jeune, lui sourit doucement en agitant la main vers son fils, son aura de bienveillance émanant d’elle comme une évidence, tandis qu’Ollie, Mulligan et lui-même se roulent dans des feuilles mortes dans l’autre image. C’est la photo moldue, pourtant, dont il ne peut ôter ses yeux. Jude a un air timide tandis que Sebastian le serre contre lui en souriant de toutes ses dents, son menton posé tout contre son épaule et son nez semblant effleurer son cou. Ils semblent si heureux, tous les deux.

Le poursuiveur referme son casier dans un bruit tonitruant. Il ne peut plus supporter le poids des souvenirs. C’est au-dessus de ses forces.

- Il n’y a pas grand chose à dire, je… Je suis un peu fatigué en ce moment, je l’ai relâché sur toi, je n’aurai pas dû. J’espère que tu me pardonneras pour ce manque de professionnalisme. Je ferai mieux de rentrer… »

Ses yeux se relèvent enfin pour regarder l’anglaise, et il ne peut masquer son expression de détresse, il le sait bien, mais ne prend pas la peine de l’évoquer. Si Ollie avait été à la place d’Aminta, il se serait effondré, mais devant sa gardienne, il essaie de garder la tête haute. De conserver l’aura de ce capitaine sans peur et sans reproche, qu’il a mis si longtemps à forger.
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    You burn with the brightest flame
    You could be the hero, you could get the gold, breaking all the records that thought, never could be broke. Do it for your people, do it for your pride, how you ever gonna know if you never even try? Do it for your country, do it for you name, 'cause there's gonna be a day when you're standing in the hall of fame.

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God don't let me lose my mind ft. Aminta Oaken
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