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 At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King

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Leeloo MahoneyLeeloo Mahoney
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MessageSujet: At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King   At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King EmptyMer 13 Mar - 9:05

At the end of the day, you should smell like dirt.
Love the world as your own self, then you can truly care for all things. Lao Tseu.
Juillet 2001

L'été s'est doucement installé sur l’île d'Atlantis. Les journées sont ensoleillée et la pluie fréquente permet de garder une sensation de fraîcheur pendant les beaux jours. Pourtant, assise à sa fenêtre, Leeloo regarde dans le vide. Cela fait presque une heure qu'elle fait fasse à sa tasse de thé sans avoir bougé. Elle repasse les derniers mois comme un film dans sa tête. Les choses se sont relativement bien passées et elle se trouve aujourd'hui dans une situation qu'elle apprécie particulièrement. Elle est à l'aise financièrement, sa maison est un havre de paix, sa mère est en bonne santé, son travail est passionnant et ses dernières rencontres sont enrichissantes. Mais depuis qu'elle est revenu de sont voyage en Australie, Leeloo a l'impression que quelque chose lui échappe. Elle est revenu de Canberra début mars, suite à la signature de la Charte des Verts mondiaux qui réunit la signature de soixante dix pays. Cette charte a pour but de protéger et rétablir l'intégrité des écosystèmes de la Terre, d'assurer l'équilibre entre les intérêts des individus et les intérêts communs, et entre autre choses, faire en sorte que les générations futures aient les mêmes droits que la génération actuelle aux bienfaits de la nature et de la culture. Elle y était pour voir comment ce genre d'organisme pouvait prendre forme et ce qui serait dit mais elle fut grandement déçut. Ce n'était ni plus ni moins qu'un rassemblement de politiques qui se sont présentés pour parler chacun leurs tours de leurs peurs et de leur ambitions (bien basses d'après elle) qu'ils avaient pour cette planète qu'ils « chérissent » tant. L'hypocrisie de cet événement l'a laissé déconfite. Elle trouve que les ambitions de certains moldus sont parfois dérisoires et sans fond. Elle fixe encore sa tasse et se dit qu'il faudrait peut-être la boire. Elle porte la tasse à ses lèvres, grimace. Zut c'est froid ! Bon c'est pas grave, le thé à la menthe c'est bon froid aussi. Aujourd'hui elle doit se rendre à l'université d'Atlantis pour trouver s'il existe des recherches sur son sujet d'études, le mode de communication des plantes. Elle a besoin d'avancer et de sortir de ce cercle vicieux de marmonage intellectuel. Elle a aussi besoin de voir d'autres gens, besoin de se changer les idées. Pendant qu'elle s'habille elle se dit que ça fait longtemps qu'elle n'a pas assisté à un match de Quidditch ou tout simplement passé du temps avec ses amis. Elle ne sait même plus quand c'était la dernière fois qu'elle a passé une soirée avec l'un d'eux. Elle a passé tellement de temps seule à l'étranger qu'elle en a oublié sa vie sociale. Sur ces réflexions, elle attrape son sac à dos en cuir, enfile ses bottines et sort de chez elle.

Elle ferme sa porte à clé et se retourne. C'est une magnifique journée, le soleil est chaleureux, les fleures sont toutes écloses et délicatement parfumées. Les abeilles butinent tranquillement et les bourdons les accompagnent. Elle sort de son sac son balai magique. Il n'est pas très beau mais vole assez bien. Elle l'enfourche et décolle en direction des Salines. Elle atterrit devant le bâtiment principal de l'aile naturelle. La bâtisse vitrée brille comme un joyaux sous les rayons du soleil d'été. Elle a décidé de faire une halte dans l'aile naturelle avant d'aller à la bibliothèque de l'UPA pour pouvoir s'enfermer et chercher des textes concernant ses recherches. Elle range son balai dans son sac et entre dans le bâtiment scintillant. Elle arrive devant le couloir 1. La pouponnière des Créatures magiques. Un de ses endroits favoris après les serres. Elle adore venir voir les créatures dans leur environnements. Même si c'est surtout des reproductions d'environnement, l'observations de ces écosystèmes lui donne parfois des idées dans ses recherches. Elle s'habille selon les circonstances et entre dans un des biomes aménagés. Elle y voit des bébés Sombrals. Elle sait qu'on ne peut les voir que si l'ont a vu la mort. Le problème c'est qu'elle n'en a aucun souvenir. Elle ne sait plus depuis quand elle peut les voir. C'est un mystère de son passé qui lui fait peur. Elle n'a aucun souvenir d'avoir vu quelqu'un mourir devant ses yeux. Et ça la terrifie. Normalement quand on voit la mort on s'en souvient. Mais là rien. Elle soupçonne quelqu'un de lui avoir jeter le sortilège d’oubliette. Mais ce doit être quelqu'un de puissant. Elle reste là un moment à les observer. Ils sont beaux et repoussant à la foi. Leurs corps squelettiques et noir on quelque chose d'effrayant. Comme s'il était impossible pour un corps aussi maigre de tenir debout. Ça lui rappelle ses débuts sur un balais. Elle se souvient des réflexions qu'elle avait eut pendant son premier court de Quidditch :
« Pff ...HAHA ! Comment un corps aussi maigre pourrait tenir sur un balais ? »
Bon après tout elle avait finit par être dans l'équipe de Quidditch de Poufsouffle. Ce souvenir la fait sourire et elle se dit qu'elle ne devrait pas juger ces animaux pour leur physique. C'est comme les plantes. Elles paraissent immobiles et sans intérêt au premier abord pour certains. Pourtant elles sont bel et bien vivantes et mobiles et surtout elles n'ont pas encore révélé tout leur potentiel. Sur ces belles paroles elle décide qu'elle procrastine depuis bien trop longtemps. Elle sort de la pouponnière et passe devant les Serres. L'odeur de la terre humide et des plantes l'attire comme le pollen attire les abeilles. Elle entre et se balade dans la serre comme un papillon vole au milieu d'un chant de fleur. Elle a beau avoir fait de sa maison un jardin immense, elle est comme ça à chaque fois qu'elle passe ici. Elle marchait le long des basins de lotus quand soudain elle senti ses chevilles se faire agripper. Elle n'eut pas le temps de sortir sa baguette qu'elle fut projetée au sol comme un vulgaire sac à patate, se cognant le crane contre un pot en terre cuite qui trainait. Elle aurait dût se méfier des tentaculas vénéneuses, mais si elle n'arrivait pas vite à la faire lâcher, elle finirait empoisonnée.
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MessageSujet: Re: At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King   At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King EmptyDim 31 Mar - 15:40

Je gare ma moto devant l’entrée administrative de l’université, mes cheveux tombent en une véritable cascade rousse sur mes épaules alors que je retire mon casque. J’ouvre mon sac et le glisse dedans avant de le remettre sur mes épaules. Je marche en direction de l’aile qui contient les bureaux de certains des professeurs et les services gérant la logistique, les finances et la direction de l’UPA. J’ai un certain nombre de papiers à déposer chez la gestionnaire, concernant les dégâts causés par une invasion de chenilles sur certaines plantes rares détenues par le département de botanique. Il paraît que l’université a une assurance pour cela, mais heureusement j’ai des spécimens de ces espèces dans ma collection personnelle ! La personne en charge des serres a décrété qu’il nous fallait un remboursement en bonne et due forme pour ce sinistre, alors j’exécute sa demande même si je n’y comprends rien…

Mon échange avec la gestionnaire est intenable, je me contente de répéter en boucle les mêmes informations, essayant de faire coïncider cela avec les questions qu’elle me pose. Je suis inutile en ce qui concerne absolument tout ce qui est d’ordre administratif, « je suis plus à l’aise sur le terrain » que je lui ai dit d’ailleurs en arrivant, je pense qu’elle s’en rend aisément compte… Les papiers sont en règle finalement, ils partiront demain vers nos assureurs. Je remercie chaudement la femme qui me regarde avec désarroi. Je m’échappe bien vite de cette atmosphère pesante, et me dirige vers les serres. J’avais prévu de continuer ma balade en moto tout de suite après cette halte obligatoire, mais finalement je pense qu’un petit bonjour à mes petites protégées me sera plus bénéfique que de rouler à toute allure sur les routes désertes de Manadh.

Je mets un bon bout de temps avant d’attendre l’aile naturelle, l’université est tellement grande. Le ciel a beau être nuageux, un petit rayon de soleil perce le gris et vient réchauffer les serres de l’UPA. Je scrute l’intérieur de ces dernières et décide finalement d’aller visiter des serres qui ne sont pas à ma charge, dans la direction des pouponnières. Je ne m’y rends que très peu, occupée que je suis avec mes propres travaux, mais mon collègue passe son temps à me tanner pour que j’aille voir son petit trésor. Je lui enverrai une missive pour lui donner mon avis sur ses cultures !

Au détour d’un chemin, j’aperçois une femme au sol, agrippée à la jambe par une tentacula vénéneuse. Ni une ni deux, j’accours vers elle et lance un bon « stupéfix » sur la branche qui se rétracte et libère la jeune femme. Je l'attire à l'écart de cette satanée plante, mais elle semble avoir compris à qui elle se mesurait...

- Vous allez bien ? Laissez-moi voir votre jambe.


Je scrute la peau de sa cheville, à la recherche d’une quelconque marque. Il y a bien une petite plaie et je sors de mon sac un onguent fabriqué par mes soins et entreprend de lui en étaler une bonne couche sur la peau.

- C’est un onguent qui permet d’empêcher la pénétration des poisons. Vous allez rejeter une certaine quantité de toxines par vos pores également, ne vous étonnez pas, dis-je en enroulant une bande de gaze autour de la blessure.
Il ne faudra surtout pas toucher la gaze avec vos doigts quand vous la retirerez.

Je souris à la jeune femme qui n’a pas l’air si mal en point et lui tend la main pour qu’elle la serre.

- Enchantée, je suis Sinéad King.


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MessageSujet: Re: At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King   At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King EmptyMer 8 Mai - 17:45

at the end of the day, you should smell like dirt.
love the world as your own self, then you can truly care for all things. lao tseu.
Alors que les lianes se rétractaient, et que la jeune femme l'aidait à se mettre à l'écart, elle se dit que son manque de réflexe pourrait lui coûter la vie. Et lorsqu'elle se mit à la soigner, elle ne prononça pas un mot. Le visage de la jeune femme était magnifique et triste. Il y avait quelque chose dans ses yeux verts qui dégageait la mélancolie. Ses cheveux flamboyants lui firent penser aux légendes que lui racontait sa mère quand elle était petite. Elle avait la sensation d'avoir déjà vu cette femme mais elle n'était vraiment pas sure d'elle. Ses gestes étaient doux et assurés. Elle su qu'elle était de la même profession qu'elle. Pendant tout ce temps durant lequel la jeune femme lui parlait elle n'a pas dit un mot. Elle était perdue dans ses pensées, entre la fascination et cette étrange sensation d'avoir déjà vu ce visage, jusqu'à ce qu'elle se présente et lui tende la main.

- Enchantée, je suis Sinéad King.

Elle cligna deux fois des yeux. King... Ses lèvres esquissèrent un sourire gêné et elle tendit la main à son tour.

- Leeloo Mahoney, enchanté ! Et merci pour le … les tentaculas. C'est stupide je n'ai pas eut le temps de sortir ma baguette, pourtant j'ai eut affaire aux mêmes lors d'un voyage en Roumanie. En même temps elles ne sont pas sensées pousser dans cette zone. Elles devraient êtres dans une serre avec d'autres plantes de classe C. Elles ne devaient pas s'y sentir bien...

Oui c'est probablement cela, les tentaculas n'étaient pas à leurs place dans la serre contenant des plantes similaires. Il faut une certaine cohérence dans l'organisation d'un écosystème. C'est comme si l'on voulait faire coexister deux espèces d'animaux dangereux comme des dragons et des basilics. Ça n'a aucun sans et surtout elles n'auraient aucun intérêt à se côtoyer. En balayant du regard les plantations autour d'elles, elle se dit qu'elle devrait parler au gérant de la serre et lui dire deux mots à propos de l'agencement des lieux.  
Elle se releva maladroitement, enleva la poussière de ses vêtements et ajouta.

- J'ai la sale habitude de me mettre dans l'embarra, est ce que je peux vous inviter à prendre un café ou à boire un verre pour vous remercier ?

Elle marqua une pause et ajouta :

- Si vous avez le temps bien entendu ! Je ne veux surtout pas vous déranger, je suis sure que vous avez beaucoup à faire.

Et elle désigna le casque de moto avec lequel la jeune femme était venue.
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At the end of the day, you should smell like dirt. ft Sinéad King
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