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 Bare skin

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Ella KvelgenElla Kvelgen
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MessageSujet: Bare skin    Bare skin  EmptySam 23 Fév - 16:59

Burp. Ca, c’était le bruit d’un rototo puant l’alcool à plein nez. Heureusement, elle était seule dans la rue à ce moment-là. Enfin, si ça se trouve y avait quelqu’un qui l’avait entendue. Bof, elle en avait rien à foutre. C’était naturel, après tout. Ce qui l’était un peu moins, c’était sa fâcheuse tendance à tanguer. Vous voyez le principe de la démarche chaloupée ? C’est sûrement parce que la première personne à inspirer ça marchait tellement pas droit qu’il donnait l’impression d’être en haute mer. Putain, elle était déjà arrivée là ? Comment elle avait fait même pour monter les escaliers ? Y avait des mystères qu’il valait mieux pas élucider. Parce que la curiosité était un vilain défaut, et la mémoire avait tiré sa révérence depuis environ deux heures dans son fonctionnement cérébral. Ah merde, et où étaient ces putains d’clefs ? Les poches, les poches pleines et glinguelantes – qui faisaient gling-gling – mais aussi un paquet de clope bien entamé. Excellent, il en restait une ; d’un mouvement de baguette le bout rougi et la fumée se répandit contre la porte toujours fermée. Mais c’était quoi ce bordel, pourquoi les clefs rentraient pas ? Elle était si amochée que ça ? Soit. Un Alohomora et on en parlait plus.

En rentrant dans l’appartement plongé dans le noir, Ella se cogna contre la table basse. Du moins, ça y ressemblait. Mais qu’est-ce-qu’elle foutait là ? Charlotte l’avait p’t’être changé de place. Par réflexe, elle déposa ses clefs dans le bol sur la table ; le son tintait pas pareil. Bof, rien d’alarmant hein. Et puis elle l’avait même pas remarqué ; elle se débattait avec son Perfecto pour s’en délester tout en continuant de téter sa cigarette bientôt morte. Disons que niveau discrétion, c’était mort, c’était sûr que Charlotte avait le sommeil niqué. Bon, elle pourrait toujours s’excuser demain, c’était quand même pas si souvent qu’elle sortait boire un coup. Ou deux, ou trois… Elle avait perdu le compte de ses coups et de ses comptes. Elle avait dû claquer pas mal de thunes ce soir, mais elle aurait le temps de s’en soucier demain. Ah mais non – elle croulait sous le cash à plus savoir quoi en foutre. Arno avait raison, tiens, elle le comprenait. Mais chut, Ella, putain, si il t’entendait.

Sa main frappa l’interrupteur de la salle de bain, et la lumière fut. Tout dans les gestes approximatifs, elle passa le mégot encore brûlant sous l’eau froide de l’évier et le déposa sur le rebord. Elle le jetterait après, ou alors l’oublierait et le ferait demain. Pfiou, tellement de trucs à faire demain. C’était une liste sans fond et sans fin, qui s’effaçait pour s’actualiser toutes les trois secondes et demi. Ça avait aucun sens ; rien n’en avait à part le moment présent. Et présentement, l’objectif, c’était la douche. Se récurer de haut en bas, en profondeur – ew, pas comme ça, arrêtez – et pouvoir se purifier de toute la souillure nocturne. Idéalement faudrait le faire en interne aussi, mais là, c’était pas possible. D’ailleurs, ça lui donnait un peu envie de gerber, rien que de penser à tous ces verres qui barbotaient dans son estomac acide. La pression de l’eau chaude sur sa peau chassa tout le reste – les raisons de sa sortie, la démission, l’expo, l’électromancie, les autres… Mais son cœur se crispa dans sa gorge quand une silhouette passa devant les vitres floutées de la cabine de douche. C’était pas Charlotte. Putain, c’était pas Charlotte.

« - Charlotte ?! » appela-t-elle en fermant le robinet.


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MessageSujet: Re: Bare skin    Bare skin  EmptyJeu 28 Fév - 18:35

BARE SKIN
16.07.01 § ft. Ella Kvelgen
Il te faut réguler tes horaires de sommeil, Eva, tu vas t’épuiser, à force de te pousser comme ça. Mais qu’est-ce qu’il avait donc à dire sur ses heures de coucher, Frankie ? Il était ni son médecin, ni son père ou son frère. Son travail, c’était de ramasser ses manuscrits, de lui mettre une certaine pression lorsqu’elle tardait à rendre ses écrits dans les temps, de la remercier quand il se faisait des tonnes de pognon avec ses livres. Il devrait être heureux, fier, reconnaissant, même, qu’elle dédie ses jours et ses nuits à la croissance de sa maison d’édition. Ensemble, ils avaient bâti la réputation de cette compagnie, de leurs noms. De son premier bouquin à ses plus grands ouvrages, elle n’avait jamais publié ailleurs. Frankie et elle, ils formaient une équipe. Ils étaient fidèles l’un à l’autre, et veillaient sur l’autre avec une certaine fraternité parfois agaçante.

Une heure. Les mots s’enchaînaient au bout de ses doigts sans qu’elle n’ait à y réfléchir. Ses idées se mêlaient au tiquement des touches de sa machine à écrire, et sa main gauche alternait entre ses gorgées périodiques de café et ses quelques bouffées de cigarettes. Tic, tic, tic, tac, ding ! Rien d’autre ne résonnait dans l’appartement. Dans le couloir, le trottement des aiguilles de l’horloge se faisait discret. Dehors, le calme plat. Le silence. Peu de fenêtres dégageaient encore une lueur, et Evanore sû qu’elle avait dépassé le cap des trente minutes lorsqu’elle entendit le chien de son voisin s’écrouler au dessus de sa tête. Il avait l’habitude tourner en rond toute la soirée, mais à 1:30, il se posait enfin. C’était sa petite routine. Alors elle poursuivit son travail, se demandant ce que cette grosse boule d’amour avait bien pu faire de sa journée.

Deux heures. Tu vas t’épuiser, Eva, si tu fais rien d’autre de ta peau… Va te faire foutre, Frankie. Elle savait ce qu’elle faisait. Écrire, c’était tout ce qu’elle avait. Ses mots étaient ses compagnons, ses livres, son repère. Elle n’avait rien d’autre dans la vie que son éloquence et ses idées. Qu’il aille bien crever en enfer, avec sa femme, ses enfants et ses bonnes leçons. La morale ne servait à rien dans une vie où on n’avait rien d’autre que son talent. Et son don, le jour, il dormait. Que voulez-vous. Le soleil le chassait et il se cachait quelque part dans l’appartement, pour n’en ressortir que lorsque le ciel se teintait de rose. Elle n’écrivait pas, le jour. Ça l’énervait. Elle n’avait jamais réussi à faire quoi que ce soit de bien si la lune ne s’était pas levée. C’était comme ça. C’était une travailleuse des nuits, cette Evanore.

Trois heures. Ses paupières commençaient à s’allourdir, enfin. Son rythme ralentissait, et ses idées demandaient soudain une certaine attention avant d’être posées sur papier. La fluidité était allée se coucher. Elle terminerait son café, finirait sa section sur les améthystes et irait dormir. Il était plus que temps, d’ailleurs ; sa tête commençait à inventer toutes sortes de sons inquiétants à travers l’appartement. Elle hallucinait le cliquetis du métal, le grincement du plancher de bois, les grognements d’une personne imaginaire. Mais lorsque la douche se mit à couler, Evanore se figea sur son siège. Là, pas de doute, c’était bien réel. Le jet s’était activé. Tout seul, ou par la faute de quelqu’un, ça, elle ne le savait pas. Elle n’était pas certaine de l’option qu’elle préférait, d’ailleurs.

Elle empoigna sa baguette qui traînait dans le tiroir, s’arma de courage et sortit du bureau, le coeur débattant à toute allure. Elle s’aventura dans la couloir, prit une grande inspiration et tourna la poignée en poussant vivement la porte. Charlotte ? appelait la voix qui profitait joyeusement des taxes d’eau payées par une autre. Au sol jonchaient les vêtements de l’intrus et, sur le comptoir, sa baguette reposait aux côtés de mégots de cigarettes écrasés. Evanore plissa les yeux, releva son arme et s’empara de celle de l’autre en lançant d’un ton qu’elle voulait calme mais ferme : « Je ne sais pas qui est Charlotte, mademoiselle, mais elle n’habite clairement pas ici. Maintenant, je vous demanderais de sortir de ma douche, de quitter la pièce et de me rejoindre au salon. Y a un peignoir suspendu au dos de la porte, si vous en avez besoin. » Et elle sortit de la pièce, non sans ajouter sèchement : « Et par tous les dieux, ramassez vos cochonneries. »

Sous le claquement de la porte, le chien du voisin sursauta.
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MessageSujet: Re: Bare skin    Bare skin  EmptyVen 1 Mar - 16:25

Ah. Non. Pas Charlotte, effectivement. Par réflexe, Ella se colla à la paroi de la cabine de douche, barrant sa poitrine dénudée et se recroquevillant sur elle-même. Dans son mouvement brusque, elle se cogna l’arrière du crâne contre la pomme de douche, déclenchant une série d’écroulement domino-esque. La pomme de douche sur son pied, son genou qui tape le porte-savon, le gel douche qui tombe dans le bac de douche. Tout ça dans le plus discret des fracas, vous devez vous en douter. Là c’était sûr, elle avait réveillé au moins trois étages de voisins. Manquant de glisser, Ella se rattrapa en appuyant son épaule contre une vitre latérale. Sa peau mouillée collait sa chair pâle en gros plan devant la jeune femme qui n’était définitivement pas Charlotte. Eh, c’était un peu gênant – c’est ce qu’essayait de dire son sourire malaisé. Mais l’inconnue, déformée par l’accumulation de gouttelettes sur la porte vitrée, ne lui laissa pas le temps d’ouvrir la bouche. Elle était conviée à ramener sa fraise dans le salon, et tout de suite. Putain, c’était qui cette meuf ? Elle parlait comme sa mère. Fallait qu’elle réponde « chef oui chef » ou ça irait ?

« - Mais… Eh ! Ma baguette là ! »

L’exclamation tenait plus de la surprise devant le fait accompli qu’une véritable protestation. Tout en râlant et en soufflant bruyamment, elle sécha rapidement sa jambe fantôme et se rééquipa de sa prothèse, laissée près de l’évier, comme elle avait l’habitude de le faire chez elle. Bah oui hein, elle avait pas tant d’occasions que ça de se laver chez les autres. Croyez le ou non. On dirait comme ça, qu’elle aimait barouder tous les soirs jusqu’à la première lueur de l’aube. Que nenni ; ces derniers temps, elle avait pas vraiment eu l’occasion de s’occuper d’elle. Enfin, c’était pas la misère non plus, mais elle était bien occupée avec Tatiana qui découvrait à son rythme le monde de la sorcellerie. Ce soir, si elle s’était pintée la tronche, c’était surtout pour s’accorder du temps et s’autoriser ce qu’elle voulait. Mais la fin de soirée s’annonçait beaucoup moins tranquille que ce qu’elle avait prévu. Putain, quel enfer. Elle s'enroula dans le peignoir douillet. Pas mal, faudrait qu'elle trouve le même. Avant de rejoindre sa colocataire imaginaire, elle alla jeter son mégot de cigarette à la poubelle et s’enfila un grand verre d’eau. Elle fit claquer sa langue sèche comme du papier verre et clopina au salon, sa prothèse pas tout à fait bien fixée.

« - Bon du coup… Désolée hein. Elle tordit sa bouche en un rictus théâtral, censé représenter la gêne. J’ai pas compris, j’ai dû m’gourrer d’appart… Mais eh, faut pas faire cette tête, c'est pas la mort de trouver une nana comme moi dans sa douche. »

Vous connaissez le dicton. Humour mal dosé, garde à vue anticipée. Parce que clairement, si on se posait deux minutes pour se demander comment ça aurait tourné si Ella avait été un homme, ça aurait pas été la même limonade. Mais pourquoi elle pensait à ça ? Drôle de comparaison, qui avait rien à foutre là. Elle mourrait d’envie de reprendre une clope, mais son paquet était resté dans sa poche de jean, en boule sur le sol de la salle de bain squattée. Puis il était vide, surtout. Putain, dire qu’elle avait le reste de sa cartouche dans son appart à elle, sur son bureau. Bon, elle savait pas trop ce que la nana voulait lui dire mais elle comptait pas trop s’éterniser. C’était qu’elle commençait à fatiguer.


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MessageSujet: Re: Bare skin    Bare skin  EmptyLun 25 Mar - 13:02

BARE SKIN
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À l’instant où la porte avait claqué derrière elle, Evanore avait entendu l’inconnue s’agiter dans l’autre pièce. Elle s’était donc dirigée vers son bureau d’un pas lasse, grand traître de sa fatigue imposante, et avait remis sa propre baguette dans le tiroir. Sur son poste de travail reposait son paquet de cigarette, duquel elle se servit avant de regagner le salon. Elle actionna l'interrupteur du luminaire pour révéler la pièce sobre aux couleurs terreuses ; dans son chemisier blanc, elle ressortait du reste de l’environnement. Tandis qu’elle s’installait sur le sofa, un bâillement imprévu lui fit lâcher la cigarette qui traînait au bout de ses lèvres, et elle la ramassa avec un juron inaudible, alors qu’une porte un plus plus loin grinça.

Une démarche chancelante traîna la voisine jusqu’au salon, et Evanore remarqua ce bout de fausse chair dépassant de l’ourlet du peignoir. Son coeur se serra un peu, et elle releva les yeux vers la femme en voilant la pitié qui menaçait de prendre possession de son regard. À en juger ses pas maladroits, la brune avait d’abord cru que l’autre avait simplement trop bu, mais à voir le vacillement de la prothèse alors que sa propriétaire se tenait bien droite, elle détermina qu’elle était peut-être mal fixée.

J’ai pas compris, j’ai dû m’gourrer d’appart… Mais eh, faut pas faire cette tête, c’est pas la mort de trouver une nana comme moi sous sa douche. Evanore releva le sourcil, peu impressionnée, et se leva du sofa en ordonnant à la femme de s’y poser à son tour. « Attendez-moi ici. » Elle attrapa un sac de courses qui traînait sur le sol et se rendit à la salle de bain, pour enfouir dans sa poche de fortune les possessions de l’inconnue. Elle noua les poignées de plastique et déposa le sac aux pieds de la femme, avant de s’agenouiller devant elle.

« Je sais pas pourquoi vous êtes entrée ici. Enfin, 725, c’est pas un nombre bien commun. Je vois pas d’où a bien pu venir votre confusion, m’enfin. Ça n’importe peu. » Elle releva légèrement le peignoir contre la cuisse de la demoiselle et observa la prothèse mal fixée. Elle n’avait jamais touché à un tel objet de sa vie, mais elle trouverait bien. Lentement, mais sûrement, elle y posa les mains et baissa le regard, concentrée.

À travers les yeux de l’objet en conception, elle chercha quelque part dans l’atelier un plan, un manuel, un fragment d’idée de son créateur. Elle se promena dans la pièce où reposait l’ébauche de la prothèse et chercha un indice quant à sa pose. Enfin, sur le bureau, elle trouva un plan qui reposait, et observa les illustrations qui y étaient griffonnées. Une fois certaine d’avoir bien saisi les étapes, elle cligna des yeux et se trouva à nouveau dans son salon, aux pieds de cette femme qu’elle ne connaissait pas et qui pourtant, traînait là depuis près d’une demi-heure maintenant.

« Evanore, au passage, » fit-elle de sa voix fatiguée en solidifiant la prothèse à la jambe de sa voisine. « Voilà, ça devrait être plus facile. Levez-vous. » Elle se recula pour laisser l’espace nécessaire à la jeune femme et, lorsqu’elle fut assurée que ses pas ne seraient plus un danger, elle ramassa le sac et se dirigea vers la sortie. « Allez, je vous raccompagne chez vous. Il est tard, j’ai du boulot demain et je veux dormir. »
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MessageSujet: Re: Bare skin    Bare skin  EmptyLun 22 Avr - 7:42

Elle avait même pas esquissé le début d’un rictus ! Bon, d’accord, sa blague était peut-être pas la meilleure de l’année… Mais quand même, bordel, c’était pas la pire non plus. Cette nana devait être sacrément coincée du derche pour ignorer sa vanne si facilement. Ou alors elle avait vraiment envie de se débarrasser d’elle… Ouais, rappelons les faits ; une meuf torchée vient squatter sa douche – à quelle heure déjà ? Pfff, on s’en fout ; tout ça pour dire que c’était pas si déconnant, mais que c’était pas évident quand la course autocentrée de la Terre se faisait allègrement ressentir. Sans trop s’en rendre compte, la blonde était fermement agrippée à l’accoudoir du canapé. Elle affichait une expression détendue, alors qu’au fond des abysses alcoolisés de son esprit, une petite voix menaçait « Tu vas vomir. ».

Un sac plastique tomba à ses pieds. Tiens, qu’est-ce-que ça foutait là, ça ? Eh mais c’était son jean, là-dedans… Et tout le reste. Super, ça serait sans doute plus pratique à transporter jusqu’à l’appart’. Alors qu’elle tenta un mouvement pour se lever, la brune s’agenouilla tout près d’elle. Mais pourquoi elle restait là, appuyée sur sa fausse jambe ? Wow, putain, c’était pas prévu ça. Tout à l’heure la Kvelgen aurait peut-être dû s’abstenir de sa blague grivoise, elle l’avait pas du tout pensé comme une invitation à … Des bruits feutrés de sangles interrompirent ses divagations et autres interprétations mal placées. Ella connaissait bien ces sons, elle les entendait tous les jours en chaussant sa prothèse. Nan c’était définitivement chelou, même pour une nana torchée qui s’était trompée d’étage et d’appartement. Evanore ? C’était vachement joli. Ça sonnait lointain, presque irréel.

« - Attendez ! Ella se redressa plus vivement qu’elle l’avait calculé et manqua de basculer en avant. P’tain euh… Ouais, nan, c’était bizarre ce… Comment vous avez su pour ma prothèse ? »

C’était clair qu’elle était trop pétée pour comprendre tout le sens d’un tel acte. Mais demain, elle se rendrait compte que c’était la première personne à avoir eu cette réaction si… Normale ? A chaque fois c’était à base de pitié dans l’œil et d’excuses du bout des lèvres, mais pas là. Y avait rien eu de tout ça, juste un pragmatisme privé d’émotions. Et étrangement, ça lui faisait plus de bien qu’une minute de silence en hommage à sa jambe morte. Il y avait cette spontanéité inattendue qui l’avait frappée ; c’était surprenant, c’était quelque chose d’inconnu jusque-là. Si ça se trouve, elle était médecin, et c’était pour ça qu’elle s’y était bien prise. Ca expliquerait tout, et perdrait en même temps toute sa saveur.


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MessageSujet: Re: Bare skin    Bare skin  EmptyMar 4 Juin - 22:08

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16.07.01 § ft. Ella Kvelgen
Elle attendait, impatiente, le dos coincé contre la porte, le sac noué accroché au poignet. La femme se mit debout, mais ses yeux confus cherchaient ceux d’Evanore, qui étaient à présent à demi-clos. Attendez ! Elle n’en pouvait plus d’attendre. La fatigue prenait le contrôle de ses membres, et l’agacement brouillait ses pensées. Elle ne voulait plus attendre. Elle voulait raccompagner la jeune dame chez elle, retirer son tailleur et s’écraser contre son matelas. Mais la voisine ne bougeait pas. P’tain euh… Ouais, nan, c’était bizarre ce… Comment vous avez su pour ma prothèse ? Evanore claqua la langue et croisa les bras. Elle avait l’impression qu’elle pourrait s’écrouler à tout moment, et elle n’avait aucune envie de prolonger cette conversation.

« Je vous raconte comment j’ai fait durant le trajet. Il se fait tard, vous puez l’alcool, et mademoiselle—comment c’était ? Charlotte ?— doit se faire un sang d’encre pour vous. J’ai toutes vos affaires, ne vous inquiétez pas. » Elle ouvrit la porte et indiqua le hall, où la jeune femme accepta enfin de la rejoindre. Lorsqu’elle dévoila son numéro d’appartement, Evanore eu envie de la pousser en bas de la fenêtre, tant l’erreur était ridicule. « Vous vous êtes trompée d’étage. Vous êtes juste en dessous. Vous voyez ? 721, 719, 717… vous habitez le sixième, juste sous moi. » Elle appuya sur le bouton de l’ascenseur, qui devait monter du premier, quand la femme s’insurgea. Evanore voyons ! L’ascenseur, pour un étage ? Es-tu donc si paresseuse ? Les escaliers seraient plus que suffisants. Même si tu gesticules, même si tu protestes. La voisine affirme qu’elle est assez en forme pour descendre, alors suis la et tais toi.

Pourtant, la voisine, elle prenait bien son temps pour mettre un pied devant l’autre. Tandis qu’elle s'agrippait à la rambe et qu’elle tentait de descendre, elle harcela à nouveau Evanore quant à sa résolution mystique du mystère de la prothèse. Elle soupira bruyamment, fatiguée, et tenta d’expliquer au maximum de ses capacités cognitives : « J’ai cet espèce de don un peu particulier. Lorsque je touche un objet—ou le vivant sans vie—, j’arrive à voir son origine. Là où tout a commencé. C’est comme si mes yeux devenaient ceux de l’objet, vous voyez ? » Elles avaient descendu la moitié des marches. Un peu de tonus, et elles seraient couchées avant le soleil. « Donc, j’ai été cherché l’origine de votre prothèse. Dans l’atelier de l’artisan l’ayant créée, il y avait des plans. Je m’en suis servie pour comprendre comment elle fonctionnait, tout simplement. C’était assez facile. » Elle croisa les bras, debout sur son palier, tandis que la jeune femme descendait tant bien que mal. « Parfois, j’aide mon cousin, avec mon pouvoir. Il est auror, donc mes informations peuvent toujours lui servir. Je ne comprend pas trop pourquoi je continue à le servir, d’ailleurs. » Elle coinça ses mains sur ses hanches et poursuivit à voix basse, plus pour elle-même que pour sa voisine : « Rien ne m’oblige à l’aider encore. Pourquoi je le fais ? Je me fais du mal à chaque nouvelle lettre, c’est complètement absurde… Ah, euh, vous y arrivez, dites moi ? »
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