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 Magic always comes with a price

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MessageSujet: Magic always comes with a price    Dim 17 Fév - 13:24

26 juin 2001

Un gros bruit sourd, comme un craquement, résonna dans la rue. C’était le son reconnaissable d’un sorcier qui transplane, et même si les moldus pouvaient pas le faire, ils s’y étaient habitués. Enfin plus ou moins, ça en faisait toujours sursauter un ou deux. Sa tête tournait un peu, mais elle s’en foutait bien ; Ella était en chemin pour aller prendre des nouvelles de Tatiana. Aucun signe d’elle depuis les deux heures qu’elles avaient passées, prises en otage par un système de sécurité foireux. C’était plus compliqué que ça, mais vous avez pas besoin des détails. Tout ce qu’il fallait retenir, c’était qu’elle s’inquiétait de l’absence de réponse à ses lettres de son amie. C’était pas trop son genre de faire le fantôme. Donc la blonde avait pris son courage et une bonne bouteille de vin français, puis avait décidé d’aller jeter un œil à l’appartement qu’Adra lui prêtait. Pour le vin elle était vraiment pas sûre, c’était un choix au pif, sans rien y connaître. C’était histoire de marquer le coup !

Enjaillée au max, Ella sonna à la porte. C’était pas loin qu’elle fredonne un air joyeux pour être encore plus ostentatoire dans sa bonne humeur. Elle savait pas pourquoi, c’était comme ça. Y avait des jours où on avait envie d’y croire. Et elle était convaincue que ce serait un de ces jours-là. Peut-être qu’elle avait misé trop vite. En tout cas, toujours pas de réponse après trois coups de sonnette. Mh, la bonne humeur venait d’en prendre un coup. Si ça se trouvait, Anya voulait pas être emmerdée, ni voir personne… C’était une possibilité. Hors de question de reculer maintenant, elle était bien déterminée à lui remonter le moral si c’était le cas. Et puis, suffisait qu’elle soit sous la douche, par exemple, ça se tenait. Sans trop réfléchir, Ella lança un Alohomora et la serrure céda, lui permettant d’entrer dans l’appartement. Elle passa sa tête dans l’encadrement de la porte :

« - Anya ? Anya ! C’est moi, j’viens pour qu’on profite un peu de l’été, et puis j’ai amené du vin et… Au fur et à mesure, elle avait longé le couloir qui donnait sur le salon. Une sorte de lourdeur étrange dans l’air lui fit froncer les sourcils, lui donnant presque mal au crâne… Anya ? Sa voix trahissait une inquiétude plus sincère. Et alors elle la vit, en boule sur le canapé au fond de la pièce. Mais c’était pas ça qui lui fit lâcher sa bouteille de vin. C’était le livre et la plante grasse en lévitation dans l’air autour d’elle. Le bruit du verre brisé la sortit de sa torpeur. Putain, merde ! Connerie… D’un coup de baguette, elle nettoya le tout et rejoignit rapidement son amie recroquevillée. Anya ! Tu m’entends ? Ses yeux bouffis par les larmes lançaient des appels à l’aide silencieux. P’tain mais qu’est-ce qu’il se passe ici ? »

Arrête de t'agiter, ça l'aidera pas. Calme-toi. Ella attrapa le livre et la plante puis les déposa sur le sol. Sérieusement, c'était quoi ça ? Prends sur toi. Elle s’assit près de la brune, qui semblait pas surprise de sa présence. Elle disait rien, mutique créature, avec ses grands cheveux collés à ses joues par les sanglots maintenant séchés. Pas besoin d’être psychomage pour capter qu’elle allait pas bien. La jeune femme constata la petite pile de vaisselle sale dans l’évier, et le peu de couleurs sur le visage de la Russe. Sans doute qu’elle avait rien ingurgité depuis un p’tit moment. Bon, elle allait commencer par là. D’un geste doux, Ella arrangea les cheveux de son amie pour les rassembler d’un côté, sur son épaule droite. Elle se redressa ensuite pour faire la vaisselle à la main.

« - C’est con j’avais ramené du vin, on saura pas si il était bon. Toujours l’humour comme tactique d’accroche. Elle s’essuya les mains avec un torchon et fouilla dans les placards pour trouver des œufs et du bacon qui paraissaient frais. J’te fais un goûter, ça te fera du bien. »

Pendant que tout ça cuisait dans une poêle, Tatiana avait toujours pas décroché un mot. Le seul bruit c’était la matière grasse qui grésillait. Ella savait pas trop quoi dire non plus, même si elle tentait d’assumer ce rôle de grande sœur improvisée. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle foutait ? Faire des œufs et du bacon, quelle idée à la con, qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Elle en savait rien. L’instinct maternel, ça devait ressembler à ça alors. Elle lui apporta l’assiette fumante et reprit sa place par terre.

« - Tu racontes ? »


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MessageSujet: Re: Magic always comes with a price    Jeu 21 Fév - 14:06



MAGIC ALWAYS COMES WITH A PRICE
26.06 ~ 02.07 § ft. Ella Kvelgen
Si ses yeux n’étaient pas masqués par le voile de perles salées qui menaçaient de s’écrouler sur ses joues, peut-être aurait-elle remarqué la maigreur de ses bras tremblant, qui serraient ses jambes avec une telle force qu’elle s’en laissait des marques. Peut-être aurait-elle vu ses doigts osseux, avec lesquels elle se prenait la tête plusieurs fois par jour. Peut-être aurait-elle réalisé que son ventre lui criait famine, que son corps ne demandait qu’à dormir. Mais son regard ne pouvait se détacher de ces objets qui lévitaient autour d’elle, et son âme toute entière était dédiée à ce phénomène. Ces choses volaient. Elles volaient. À cause d’elle.

Après l’exposition, elle était rentrée seule à l’appartement. Traumatisée, esseulée, elle était revenue à pieds de cette grotte de l’Enfer, où elle avait bien cru y laisser sa peau. Elle avait cherché Ella, elle avait cherché Adrasteia, Léandre, mais ses repères s’étaient volatilisés, tous, la laissant misérable au milieu de la foule et des éclats de verre. En rapportant le talisman, elle les avait vu briller au sol ; du coin de l’oeil, elle les observait la narguer, lui rappeler que où qu’elle soit, elle était en danger. Que peu importe le groupe, le lieu, le temps, la vie la pourchassait à coup de fourches et de torches, prête à la brûler à la moindre erreur.

Elle avait tenté d’effacer les événements de la lutherie de sa mémoire. Elle les avait chassés, enfouis, modifiés, reniés, mais ils étaient toujours là. La boîte de verre le lui avait bien rappelé. Ils étaient toujours là. Elle était rentrée, après les événements, et s’était jetée sur le sofa, épuisée. Elle voulait dormir, elle voulait oublier. Oublier qu’à nouveau, elle portait l’étiquette de monstre ; oublier qu’on l’avait laissée seule avec ses tourments. Mais tandis qu’elle laissait ses larmes couler, les livres sur la table basse s’étaient laissé bercer par ses pleurs ; au rythme des sanglots, ils avaient pris leur envol et avaient tourbillonné autour de sa tête.

Depuis le 3 juin qu’elle vivait dans ce salon animé, où chaque objet prenait ses élans, chacun son tour. Elle avait tout vu ; la lampe, la table, les chaises, les plantes, le tapis… même le piano avait lévité quelques peu avant de s’écraser à nouveau au sol. Des semaines qu’elle habitait dans cette maison de fou, qui lui servait de refuge et de prison. Elle ne pouvait sortir poster une lettre pour demander de l’aide, par crainte de faire décrocher des bancs de parc ou des réverbères. Elle n’avait pas de téléphone, pas de voisin, pas de rien. On lui avait bien écrit, à elle, mais comment répondre ? Impossible. De toute façon, elle n’avait pas la force de déchiqueter les enveloppes qui s’empilaient sur la table qui, aujourd’hui, avait préféré rester contre le parquet.

Par alternance, elle fixait les objets avec une certaine transe, le visage dur, impassible, comme si la sévérité suffirait à les faire descendre, ou elle enfouissait sa tête contre un coussin en pleurant, désespérée. C’est d’ailleurs ainsi que Ella la trouva, le 26. Le 26 juin. Le temps lui avait semblé si long, et pourtant si rapide. Comme une boucle intemporelle qui ne se calcule pas. Une journée sans début, une journée sans fin.

Anya, tu m’entends ? Elle releva lentement ses yeux rouges vers celle qui lui semblait si lointaine, mais ne dit rien. Il n’y avait rien à dire. Comment expliquer, comment s’exprimer ? Elle ne savait pas. Alors elle se taisait. P’tain, mais qu’est-ce qu’il se passe ici ? Si seulement elle savait. Ella s’éloigna alors, radotant quelque chose par rapport à du vin —ah, tiens, il est écrasé au sol—, par rapport à l’été, à la nourriture. Ses mots résonnaient de moins en moins, comme si, doucement, elle se réveillait de son songe. Elle se redressa doucement sur le sofa et coinça le coussin entre son torse et ses bras, telle une enfant en grand besoin de réconfort. De la cuisine, une odeur émanait et, pour la première fois en trois semaines, Anya sentit la faim. Elle l’assomma à coup de nausée soudaine, et lorsque Ella lui tendit l’assiette, elle se jeta dessus, attaquant son sandwich avec autant de force qu’un lion sur une gazelle. Pendant ce temps, son amie se posa devant elle, assise au sol, le visage inquiet. Tu racontes ?

Raconter ? Qu’y avait-il à raconter ? Elle ne savait pas. Comment raconter une telle chose, alors qu’on ne sait pas ce qu’il se passe ? Comment expliquer ce que l’on ne comprend pas ? Il fallait essayer.

« Je sais pas, Ella, je… elle serra le coussin, sentant les larmes reprendre le contrôle de ses yeux. Au printemps, j’ai fait du son avec le violon magique. C’est pas… je devrais pas. Ça prend… ‘faut des pouvoirs, quoi. Ça prend ta magie. Et là, et là à l’expo, j’crois que j’ai fait sauté du verre. J’crois que c’est moi. J’ai gueulé et ça a brisé, je... » Elle relâcha sa tête vers l’arrière, vidée. L’absence de sommeil et de nourriture se faisait sentir dans son niveau d’énergie, et le simple fait de parler lui demandait tout son carburant. « Et là j’suis revenue toute seule parce qu’Adra s’est cassée et toi, j’t’ai pas trouvée. Mais c’était la panique parce que… j’pense que… je suis peut-être pas Cracmole ? Je sais pas, c’est con et j’pige rien, je… Elle marqua une pause, cherchant ses mots. J’suis revenue en étant mal parce que j’ai peur. J’ai tellement peur. S’ils savent, Ella, je… » Et elle éclata en sanglots. Comme ça, simplement. Le désespoir reprenait le dessus. Mais qu’y avait-il d’autre à ajouter ?

« Aides-moi, s’il-te-plaît. »
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MessageSujet: Re: Magic always comes with a price    Mar 26 Fév - 14:47

Seul le bruit de mastication effréné d’Anya rompait le silence de la pièce. Pourtant dehors il y avait l’agitation habituelle de la rue, des passants, de la vie d’un quotidien somme toute banal. Ca n’était qu’un lointain fond sonore, qui n’appartenait pas à l’instant présent. Peut-être qu’Ella n’entendait que le silence parce que c’était le genre de situation qui s’y prêtait. Chaque son comptait, chaque mouvement était porteur de sens. Alors il fallait être prudent et avancer doucement ; son amie avait besoin de ce silence, donc elle lui en faisait cadeau. Elle attendit qu’elle soit rassasiée, qu’elle décide d’elle-même de répondre à sa question. Fallait aller à son rythme, pas plus vite, pas plus lentement. Le tempo était important dans les situations délicates ; et pour l’instant, Ella essayait d’accorder le sien pour se synchroniser avec son amie.

A propos de tempo, elle lui parla de violon. Le violon magique ? Quel violon magique ? Ses sourcils se froncèrent, puis elle sembla comprendre en constatant que le livre qu’elle venait de poser sur le sol recommençait à léviter. C’était bien ce qu’elle avait compris la première fois, mais elle était pas bien sûre. Vous savez, l’être humain est méfiant – et un peu con. Plutôt du côté des partisans des faits, la blonde n’avait pas voulu céder tout de suite à l’instinct. Et puis ça semblait si improbable, même impossible. Des années passées à se cacher soi-même, comment était-ce possible ? Elle avait entendu un truc sur ces sorciers-là, les late bloomers, quelque chose du genre… Mais elle était pas certaine de tout capter. Putain, ça faisait encore beaucoup à avaler, à remettre en question. Disons qu’elle était pas la plus à plaindre ; si elle était dans cet état brouillon, elle pouvait à peine imaginer où errait l’âme d’Anya.

Aides-moi, s’il-te-plaît.

La question se posait pas. C’était une affirmation qui se passait d’hésitation. La Kvelgen prit doucement sa main dans la sienne, la serra, pour dire qu’elle était là, qu’elle partirait pas. Pour signifier sa présence, pour remplir le serment d’allégeance tacite qu’elle avait fait la nuit où elles s’étaient croisées aux Serres. Sans vraiment faire exprès, Ella évita soigneusement de reprendre le sujet Gloriam. Pour l’instant, c’était pas le propos – fallait faire les choses dans l’ordre, et clairement, la brune avait besoin de repos. Physique et psychique ; elle sentait sa main trembler au rythme des spasmes de ses sanglots. Le cœur serré, la jeune femme prit la décision d’agir. Reste pas plantée là comme un cèpe, fais quelque chose.

« - Shhht, écoute moi, elle murmurait presque, cherchant ses yeux, je vais te faire une décoction, pour t’aider à dormir. Tu dois dormir, te reposer. T’es épuisée. Après, on parlera, ok ? »

La connaissant, elle s’était attendue à des protestations. Elle était du genre affreusement têtue quand elle s’y mettait, mais pas là. Dans un reniflement sonore, elle accepta. Fiou, c’était une petite bataille de gagnée. En même temps, si elle demandait de l’aide, fallait bien qu’elle fasse une croix sur son orgueil. Ella ferait les choses à sa manière, même si elle devait endurer l’opposition d’une Anya farouche. Pour le moment, elle était trop cassée pour envisager de s’opposer. Elle déposa une pression sur sa joue avec sa main, pour la rassurer, pour l’apaiser. Comme si elle pouvait faire passer un flux magique de sérénité par le contact de leurs épidermes respectifs. La magie pouvait faire énormément de choses, mais ça, Ella savait pas le faire. Pourtant, elle eut l’impression que ça fonctionnait assez pour avoir le temps de faire son petit mélange. Fleurs d’aubépine, à faire bouillir pendant dix minutes… C’était un très joli mot, aubépine.

« - Tiens, bois ça, c’est de l’aubépine. Ca va te calmer, tu vas pouvoir dormir. Elle lui tendit une tasse à moitié remplie, encore fumante. C’pas très bon, mais ça te fera du bien. Quand elle eut finit de boire, Ella déposa la tasse vide sur la table. Maintenant, faut dormir. Ferme les yeux… Assise par terre, elle lui tenait la main et passait délicatement ses doigts dans sa paume. J’suis là Anya, j’suis là, je bouge pas… Je te laisse pas. »

Et elle répéta dix, vingt, trente fois cette espèce de litanie, avec des variantes, mais toujours dans le même thème. C’était tout ce qu’elle pouvait faire pour le moment, la laisser reprendre des forces. Parce qu’à son réveil, il faudrait affronter des problèmes bien plus grands, bien plus ombrageux que le manque de sommeil ou d’appétit ; Gloriam. Ella observa Tatiana s’endormir, et quand sa respiration fut plus lourde et tranquille, elle s’écarta sans bruit de son poste de garde. Tout en rangeant l’appartement, elle pensait dur ; comment on réussissait à sortir d’un organisme comme Gloriam ? Par la mort, c’était la première réponse, loin d’être satisfaisante. Se construire une nouvelle identité était aussi exclu. Putain, elle en savait foutrement rien… Mais elles auraient tout le temps d’en parler et de trouver une stratégie. Chaque chose en son temps, on a dit.


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MessageSujet: Re: Magic always comes with a price    Jeu 28 Fév - 14:14



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26.06 - 02.07 § ft. Ella Kvelgen
Elle s’était laissé bercé par sa protectrice. Elle l’avait laissé lui concocter sa drôle de boisson aux pouvoirs de Morphée et l’avait avalé sans chigner. Elle n’avait pas le loisir de se taper des caprices. Ella acceptait de l’aider, alors il fallait se plier à ses conditions. Si elle voulait qu’elle mange, elle mangerait. Si elle voulait qu’elle dorme, elle dormirait. Mais elle devait mettre fin à cette torture des dernières semaines, à cette solitude dangereuse et à cette anxiété qui la dévorait de l’intérieur. Tandis qu’elle fermait les yeux, elle chercha la main de son amie, apeurée, alors qu’elle tentait pourtant de lui assurer qu’elle ne bougerait pas. Elle voulait lui dire combien elle avait peur, mais sa bouche endormie ne laissait ses lèvres s’entrouvrir que pour laisser passer son souffle lent. Elle aurait voulu pleurer, mais ses lourdes paupières refusaient de laisser passer une seule autre larme sans se reposer. Son âme entière voulait crier à l’aide, témoigner de son désespoir, mais son corps lui refusait ce droit. Il voulait recharger ses piles, s’éteindre le temps de quelques heures, dans l’espoir que sa pensée y trouve aussi un peu de répit.

Il faisait encore clair lorsqu’elle ouvrit les yeux. Étonnée de ne s’être endormie que quelques heures, Tatiana frotta ses yeux gonflés et attrapa la couverture, qu’elle enveloppa autour de ses épaules. À la cuisine, Ella semblait encore s’agiter, mais l’odeur lui semblait bien différente. Curieuse, la jeune femme se mit difficilement sur ses pieds, qu’elle traîna jusqu’à la source de la bonne odeur un peu sucrée, lorsque ses yeux s’arrêtèrent sur l’horloge grand-père du couloir. La grande aiguille sur le 12, la petite sur le 9. Il faisait beaucoup trop clair pour qu’il soit vingt-et-une heures. Beaucoup trop. Dehors, c’était un soleil fringant qui brillait, pas celui d’une fin de journée. Elle s’avança alors à la cuisine et son regard se posa sur le contenu de la poêle que tenait son amie qui la saluait ; des pancakes. Ella lui faisait à petit-déjeuner. Elle avait dormi près de vingt heures !

« Ella, t’aurais… t’aurais pu me lever. Pour que je t’aide, t’vois. T’as pas à faire tout ça toute seule. C’est super gentil, mais… » Elle l’observa, tandis qu’elle rangeait le lait dans un réfrigérateur plein à craquer, et son coeur se tordit tout en se réchauffant. « ’Faut pas te donner trop de mal pour moi non plus… » Elle s’appuya contre le mur, en serrant contre elle un peu plus fort la couverture qui lui servait de bouclier. « J’veux pas que tu t’retrouves avec des ennuis à cause de moi, quoi. » Elles devraient en parler. C’était un danger réel, pour l’une comme pour l’autre. Si Gloriam apprenait, leur réaction restait imprévisible. Un mystère qu’elle ne souhaitait pas découvrir. « Comment on contrôle… ça ? » Déjà, elle n’avait rien fait léviter depuis son réveil, une première en cette fin de juin. Ella lui expliqua, mais elle ne mentionna pas tout de suite ce qu’elle avait vraiment en tête ; très bon plan, par ailleurs, car Anya n’aurait probablement jamais accepté à premier abord.

Alors elles avancèrent par étapes. Le plan de Ella ? Lui redonner confiance. Elles commencèrent par sortir de l’appartement pour se promener dans le bloc, puis elle prirent l’air sur le balcon. Le lendemain, elles sortirent se balader le matin et, une fois bien en confiance, elles se permirent d’aller un peu plus loin dans le quartier le soir. Le jour suivant, elles avaient comme objectif de se rendre à la Place du marché pour faire des provisions mais, lorsqu’Anya remarqua au loin la silhouette d’Alistair, elle saisit le bras d’Ella et elles firent demi-tour, tentant toutes deux d’ignorer les quelques fleurs déracinées qu’elles avaient laissé sur leur passage. Ce fut ainsi toute une semaine de processus, d’objectifs et d’expérimentations qui, lors du cinquième jour, se conclut par la dernière phase du plan d’Ella. Elle n’était pas folle, la Kvelgen ; elle avait compris au fil des moments passés avec son amie qu’elle était bien plus réceptive lorsqu’elles faisaient une activité ensemble. Alors elle attendit le soir, tandis qu’elles se retrouvaient toutes deux à trancher des légumes pour leur salade du soir avant de lâcher la bombe.
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MessageSujet: Re: Magic always comes with a price    Jeu 21 Mar - 6:05

Pendant le long sommeil d’Anya, elle en avait profité pour faire des allers-retours entre ici et chez elle. Au début, elle avait vachement hésité ; elle avait eu peur que la p’tite se réveille seule, sans qu’elle soit là comme elle lui avait promis. Créer de la panique pour rien, c’était vraiment le dernier truc à faire dans cette situation. Alors ça lui avait quand même pris une bonne heure avant de finalement se décider ; la blonde avait laissé un mot à l’attention de son amie si elle passait les portes du royaume de Morphée en son absence. Belle métaphore hein ? Le bout de papier indiquait : « Anya, si je suis pas là, c’est que j’ai transplané pour aller choper des affaires chez moi, pour rester avec toi. PS : Transplaner c’est se téléporter, tu sais, t’as déjà vu faire – Ella. ». Bon c’était un peu maladroit, mais maintenant qu’elle avait plus ou moins intégré le fait qu’elle avait des pouvoirs… Comment dire ? Elle avait l’impression d’être désignée d’office comme la responsable de toutes les explications qui flirtaient de près ou de loin avec la magie. Et c’était peu de le dire.

Avec un maximum de précaution, la jeune femme avait installé ses affaires dans la chambre qui semblait libre. Elle avait l’intuition que tout ça prendrait un certain temps, et valait mieux se poser confortablement pour être capable de gérer ça au mieux. Pendant son déménagement improvisé, elle avait croisé Charlotte chez elles ; elle lui avait résumé la situation, vite fait. Enfin, sans trop en dire ; elle était quand même pas stupide. Déjà Anya supportait pas bien cette révélation, alors de quel droit elle irait tout raconter sans son accord ? Non, Ella était pas forcément reconnue pour son tact, mais y avait des limites, et ça s’appelait le bon sens. Alors elle avait juste jeté derrière son épaule que Tatiana allait pas si bien, et qu’elle squatterait chez elle pour l’aider à se remettre. C’était tout.

C’est avec un enthousiasme digne d’une femme au foyer dans les banlieues chics qu’Ella prépara la pâte à pancakes. Jamais elle avait fait ça. D’habitude, elle prenait même pas de petit-déj, elle trouvait que c’était une perte de temps. Du moins, elle mangeait liquide ; un grand thermos de café au lait l’accompagnait jusqu’au midi. Et v’là qu’elle se retrouvait à faire la cuisine, comme si elle était chez elle. Non, sois honnête un peu Kvelgen ; t’avais clairement fait plus à manger ici qu’en une semaine dans ton propre appart’. C’était dingue, les trucs qu’on faisait par amour. On pouvait trouver le mot bizarre, ou un peu inapproprié ; mais c’était bien de ça qu’il s’agissait. Vous pensez sincèrement qu’elle ce serait décarcassée comme ça pour n’importe qui ? Putain, c’était mal la connaître. Merde, par les cornes d’Odin, elle avait mis un foutu tablier ! Lui demandez pas où elle l’avait trouvé ; c’était comme ça, quand on préparait la bouffe, on devait mettre un tablier, point. La petite voix derrirère elle la fit sursauter.

« - P’tain tu m’as fait peur, j’t’ai pas entendue te lever ! La main sur la poitrine, elle lâcha un rire soulagé de pas être tombée nez à nez avec une menace. Etrangement, elle se sentait impliquée dans une masse inextricable, une boule noire de fils de fer qu’il fallait s’acharner à démêler. Entre sa loyauté aux écailles de feu et les griffes de Gloriam plantée dans la chair de son amie, c’était plus que complexe. Mais revenons à nos pancakes. Bwoh tu sais… J’m’en fous, c’est marrant de faire la cuisine. J’me découvre des talents. Puis faut bien que tu prennes des forces, on a carrément un gros programme devant nous. A sa question, elle répondit : Mange d’abord, ensuite va prendre une douche, tranquille. On a le temps et en plus il fait beau. »

Cette remarque sur la météo pouvait paraître anodine, banalité donnée au gré du vent ou de la pluie, mais c’était pas le cas. Ca avait tout son sens ; Ella comptait bien prouver à Tatiana qu’elle était capable de contrôler ça, comme elle disait. C’était à la portée d’un enfant sorcier de 7 ans, alors c’était tout à fait possible. Même si elle avait bon nombre de choses à rattraper, c’était pas grave, elles étaient pas pressées. Tatiana acceptait de la suivre à travers les rues de la ville, toujours plus loin, mais toujours à son rythme, c’était important. Ella connaissait deux ou trois trucs sur la problématique de la rééducation, elle était passée par là. Sauf qu’elle avait eu personne pour lui tenir la main ; elle avait voulu de personne. Aujourd’hui c’était elle qui jouait le rôle du pilier, et ça lui allait bien. Elle lui avait promis qu’elle serait là, et elle l’a été pendant cinq jours d’affilée. C’était le soir, les deux amies préparaient avec légèreté leur dîner ; la blonde était fière de sa jeune apprentie. C’était comme ça qu’elle la surnommait, c’était marrant. Mais maintenant, faudrait passer à la vitesse supérieure. Il était temps.

« - Tu sais, Apprentie, la maîtrise de la magie, ça passe aussi par les sorts. Elle poursuivit sa découpe, tandis qu’elle avait senti la brune se raidir près d’elle. Alors elle déposa son couteau sur la planche à découper pour chercher son regard. Eh, détends-toi ! C’est pas si terrible. Ella quitta la pièce pour présenter sa baguette à Tatiana. Elle avait fait attention à ne pas trop la sortir ces derniers jours. Tu vois, c’est un bout de bois, ça va pas te manger. Mais faut que t’en ai une, à toi. Comme Nikolaï, tu vois ? Tu serais mal de jouer sur un autre violon, ce serait bizarre. La baguette, c’est pareil. C’est à toi. Pause ; c’était le moment de larguer la question ultime. Tu serais prête pour aller voir Ollivander’s ? Pour trouver ta baguette. Je serai là. »


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