Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Constellations ON/OFF
Catharsis
A Tale of Muggles and Wizards

Catharsis :: Atlantis & Manadh :: Les Salines :: Les demeures aménagées aux Salines
 

 chroms [Finn W. Bowman]

Aller en bas 
AuteurMessage
Jazz SparrowJazz Sparrow
Étudiant Moldu
Étudiant Moldu
http://www.catharsis-rpg.com/t2306-the-wildcard-j-sparrowMessages : 80 Points : 191
Pseudo : mércure
Avatar : Billy Vandendooren
Crédits : Sukali&ti (signature)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus: S'il pouvait, un scarabée.
Informations diverses:
MessageSujet: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptyDim 10 Fév - 15:53

Connaitre la probabilité de réussite de quelque chose ne signifie qu'elle réussira pour autant. Tu peux avoir une réussite de 99% et te rater quand même. Et quand ça arrive, tu te rends compte que les statistiques n'ont pas servi à grand chose, à part à t'aider à prendre une décision sur l'instant.
Mais je ne suis pas un pessimiste pour autant. Et pas si optimiste que je ne laisse paraître ; disons que j'essaye de trouver du succès à en tirer peu importe l'issue. Et ça, c'est ce qu'on appelle un opportuniste.

Mais toi, Arsène Lupin, tu ressembles pas à papa. Et ne me houhou pas dessus, c'est pas comme ça que je t'ai élevé.

Je m'approche de nouveau de mon hibou, mais il s'envole de nouveau sur mon armoire en gardant les ailes grandes ouvertes.

Ouais, écoute, tu peux t'ébouriffer autant que tu veux, tu ne tromperas personne sur le fait que tu restes une chouette mouillée.

... je n'aurai pas dû dire ça. Il m'attaque. Je me couvre le visage et le temps de me retourner, qu'il s'est déjà éclipsé par la fenêtre. Je crois que c'était supposé représenter une sortie dramatique ça. Je soupire et tends le cou pour regarder ma gueule dans la glace. Je suis blessé à quelques millimètres sous l’œil, ou le 1% de chance qui me séparait de la possibilité de finir aveugle ce soir. Je m'en vais nettoyer la légère plaie.

J'essayais depuis deux heures de convaincre Arsène Lupin de transporter ma marchandise pour un client, mais il avait trop peur de quitter l'appart à cause du Grand Duc du voisin. Maintenant qu'il l'a fait, il va sûrement avoir peur de revenir le con.

Il va donc falloir transporter la marchandise moi-même, à savoir, j'vais devoir m'habiller, sortir dans cette chaleur, marcher jusqu'aux salines et probablement transpirer entre temps.

Ouuu.... attendre que le soleil se couche et sortir avec les vampires.

Ca me semble plus raisonnable. Sorry not sorry Finn.



Tout en retroussant les manches de ma chemise, j'en profite pour regarder ma montre - 20h33. J'accroche deux écouteurs à mes oreilles puis saute pardessus la fenêtre pour emprunter la sortie de secours. J'appuie sur le bouton play de mon MP3.


La musique de Queen se fait déchirer à plusieurs reprises à cause des interférences, et bien que ce soit un sacrilège en soi, j'ai fini par m'y habituer. Mes pas tintent contre le métal de la sortie de secours, et en descendant via l'échelle, je m'arrête à mi-chemin au niveau d'un voisin pour lui piquer une cigarette. L'effet de la nuit commence à se faire sentir.

Une fois sur le béton, j'évite les endroits peuplés pour que la voix de Mercury se fasse le moins interrompre possible. Quelque part, c'est à travers ces interférences que je sais que la magie est toute proche, et c'est rassurant – dans le sens où je sais à quoi m'attendre.

Ma cigarette s'est consumée bien trop tôt, et j'arrive quelques minutes plus tard devant la porte de Finn W. Bowman. Je lève la main pour toquer, j’aperçois que l'heure sur mon poignet est 21h03. Je décide d’enlever un écouteur et entends clairement les hurlements de guitare dans le corridor. Je prends un air très sérieux et grave lorsqu'on ouvre la porte.

Bonsoir, auriez vous un peu de temps pour parler de notre sauveur Jésus Christ ?




It was the gnawing suspicion that you were leavable, that you were too much trouble, that you were better off dead. It was the shame of wanting something you shouldn't; it was the ugly thrill of nearly being dead. It was all those things, all at once. (M. Stifvater)
Finn W. BowmanFinn W. Bowman
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-gMessages : 2021 Points : 784
Pseudo : Flow
Avatar : Herman Tømmeraas
Crédits : avatar : HOODWINK
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Les Salines
Patronus: un Mustang
Informations diverses:
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptySam 23 Fév - 11:53

Chroms

- Finn W. Bowman — Jazz Sparrow -


Are you high enough without the Mary Jane like me ? Do you tear yourself apart to entertain like me ? Do the people whisper 'bout you on the train like me ? Saying that you shouldn't waste your pretty face like me ?” Gasoline - Halsey
La goutte de sueur semble être animée d'une vie propre. Elle est née au creux de la nuque du jeune homme, juste à la naissance de ses cheveux un peu trop longs à son goût, et descend jusqu'à son épaule, où les sillons de la peau l'entraînent par hasard jusqu'à son torse. Là, il migre au grès des vallons et des creux, s'attardant un temps sur les abdominaux pour finir sa route dans la bande élastique qui entoure sa taille, non loin de sa main tremblante qui serre une cigarette allumée.

Les sueurs froides, Finn, il les connait bien. Comme n'importe quel camé, il a appris à y faire face, tant bien que mal : à essayer de calmer son esprit paranoïaque qui part dans tous les sens tandis qu'il cherche désespérément un peu d'apaisement en tirant sur du tabac roulé, à s'éponger le front et le dos au risque de maculer son canapé blanc, à ne pas se cogner la tête contre les murs quand le manque rôde sous sa peau comme un ver solitaire. Pourtant, il arrive encore à se leurrer et à se prétendre tout, sauf un addict. Il n'a pas de problème, voyons, il peut arrêter quand il veut, voyons, il a plus de volonté que tous ces toxicos qui crèvent dans des caniveaux sales, voyons. Même après une overdose et de bien trop nombreuses soirées qui sont comme des trous noirs dans sa mémoire, il continue de se répéter ces diatribes, encore et encore. Des phrases toutes faites, des œillères, en fait, pour conserver le peu de sanité qu'il possède encore.

Et il attend son dealer qui va nourrir son addiction comme un croyant espère le Messie. Ses jambes se croisent et se décroisent, il essaie de s'occuper du mieux qu'il peut en posant les yeux sur le livre de comptes de l'Atlantease, mais les chiffres se brouillent dans sa tête et il se rend bien vite compte qu’il relit pour la quinzième fois la même ligne sans la comprendre. Il soupire. Son genou s’agite, et le bruit de l’horloge sur le mur semble assourdissant. La quiétude l’obsède, car le manque, on ne le ressent jamais que quand il devient si imposant qu’il en devient insupportable, et il n’aspire qu’à un peu de tranquillité. Tranquillité qui ne pourra se traduire seulement par un peu de poudre blanche à respirer, plus fortement qu’une bouffée d’oxygène après un séjour prolongé sous l’eau, bien sûr.

Les coups tranchent le silence pourtant assourdissant pour le sorcier, et il se lève d’un bond. Son pantalon de jogging hors de prix baille dangereusement tant il perd du poids à une vitesse folle, et il manque de tomber dans sa précipitation : il prend quelques secondes de son temps précieux pour le remettre en place, car s’il se fiche d’être à moitié nu, il ne fera pas l’affront à Jazz de le recevoir dans le plus simple appareil. Sa baguette dans sa poche, sa cigarette toujours fumante à la main, il déverrouille la lourde porte de bois noble et se retrouve face à face avec le moldu qui lui sert de dealer.

Il est beau gosse, Jazz, il faut bien l’avouer. Finn ne niera pas l’attraction indéniable qu’il ressent pour le jeune homme : ce n’est pas le genre de cacher ses intentions, bien au contraire. Et si habituellement il aurait répondu à la plaisanterie qu’il lui délivre par une phrase piquante dégoulinante de charme et de flirt, son esprit est bien trop occupé par le manque pour y accorder un tant soit peu d’attention. La coke avant tout.

« -T’es en retard, putain.

Ouais, il n’est pas très aimable ni très poli, c’est vrai, mais le tremblement dans ses mains ne peut cacher bien vite le pourquoi du comment. Il secoue la tête. Il aime bien Jazz, il n’a pas envie de se le mettre à dos, et puis, c’est difficile de trouver un bon dealer à qui on peut faire confiance, par les temps qui courent. Finn souffle, ses doigts tapotent sa jambe, ses paupières tressaillent. Tout en lui réclame la poudre, et seule sa conscience essaie un tant soit peu de lui donner apparence humaine, en l’empêchant de se jeter sur le moldu pour pouvoir lui prendre la précieuse drogue qu’il détient.

-Désolé, tu sais… Il ne s’attarde pas sur la chose. Jazz est dealer, il ne doit pas être inconnu aux réactions parfois extrêmes de ses clients en descente. Entre. Tu veux une bière ? »

Et il lève sa baguette, prêt à lancer un Informulé qui lui déposera entre les mains les bouteilles en verre, s’éclipsant du pas de la porte pour laisse passer le dealer. Son appartement luxueux, dont chaque meuble crie l’argent, est dans un bordel sans nom, les mégots de cigarettes jonchant le sol et les vêtements de designer étalés un peu partout, mais il n’en a que faire. Tout ce qui compte, c’est la transaction qui va se dérouler sous peu entre ces lieux : c’est tout ce à quoi il peut penser, ça l’obsède, le rend fou. Il en a besoin.

Mais il n’a pas de problème d’addiction, ça, non.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 860 WORDS.



Tame my hunger, Numb my skin
In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
chroms [Finn W. Bowman] 1528536824-a-comme-amabassadeur1
Jazz SparrowJazz Sparrow
Étudiant Moldu
Étudiant Moldu
http://www.catharsis-rpg.com/t2306-the-wildcard-j-sparrowMessages : 80 Points : 191
Pseudo : mércure
Avatar : Billy Vandendooren
Crédits : Sukali&ti (signature)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus: S'il pouvait, un scarabée.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptyDim 10 Mar - 9:09

Si ça m'aurait tué d'arriver à l'heure  ? Non, mais ça m'aurait handicapé. Je n'aime pas être non présentable, et débarquer en sueur, déshydraté, avec les cheveux collés au front... ugh, non.
Pas que je sois un gars toujours tiré à quatre épingles mais... le white shirt/blue jean est un profil pour une autre situation. Ce qui pour Finn doit être le bare chest/barefoot ; différentes personnes, différents seuils, right ?

Bon ok, j'aime juste vraiment pas me balader sous le soleil. Cet astre réussit vraiment à me colorer la peau, mais juste la peau.

Et lui bien sûr, avec assez de luxe pour se permettre de s'afficher presque à poils. J'sais pas si c'est lui qui s'en fout un peu trop ou si c'est moi qui suis prude sur les bords, en comparaison. Enfin, il s'habille comme il veut, tant qu'il a le sous – d'où pourquoi j'appelle ça un luxe. Still, parfois je me demande ce qui le retient de me jarter comme dealer ; de prendre un ou plusieurs fournisseurs moins versatiles et plus ponctuels – ce qu'il peut probablement se le permettre avec ses ressources (peut-être que c'est déjà le cas, d'ailleurs). Mais d'autre fois je me dis : Jazz, arrête de te cracher autant dessus. Si ça se trouve t'es juste doué pour donner aux autres ce qu'ils recherchent. Certes, t'aimes l'argent,  mais ce n'est pas la seule chose que tu priorises, n'est-ce pas  ? Tu voudrais pas tuer tes clients non plus, n'est-ce pas  ?  

Eh ouais, je m'enorgueillis dans mes principes de tricheur : je suis un bon tricheur, un robin des bois de l'underground ; je m'assures de la qualité du produit mais aussi la quantité fournit – pour éviter les overdose. Parce que je veux pas de sang sur les mains, monsieur. Pouvoir dormir avec une conscience plus ou moins tranquille et pouvoir se réveiller le matin en réussissant à se regarder dans la glace durant le brossage de dents, c'est des valeurs tout aussi précieuses pour moi.
Mais j'avoue que c'est incohérent d'être« clean » dans un milieu aussi dirty. Il me suffirait de pas grand chose pour balancer de l'autre côté je crois, celui plus chaotique où se trouve Finn en ce moment.

Pour l'instant je vais me contenter de le visiter temporairement ce côté ; j'entre.

Il est jamais trop tard pour laisser petit jésus entrer dans nos cœurs.

J'avais dit ça d'un ton espiègle en réponse à son air revêche, j'en profite aussi pour lui glisser mes écouteurs dans ses oreilles. Et je murmure au même moment les paroles de Freddy, « are you hanging on the edge of your seat  ? ».T'inquiète, Jazz est là avec le sucre, je m'amuse à penser avant que mon attention soit attirée par l'espace chaotique. Si Pollock était devenu décorateur intérieur? Ahaha, Mon appart' est le contraire du siens, j'aime pas exposer ce qu'il y a dans ma tête. Je préfère donner l'impression d'être tellement organisé que j'suis ennuyeux, ou un tueur.

Je n'avais pas répondu distinctement à l'offre de bière, préférant le laisser choisir. La chanson toujours en tête, je la murmure en me dirigeant jusqu'à la table basse. Je passe mon sac à bandoulière pardessus ma tête, j'enjambe un vêtement dont la brillance témoignait de sa finiture soyeuse. Je remarque un paquet de cigarette, et en pique une pour me l'allumer.

Après m'être assis, la clope au bec, j'ouvre la fermeture éclaire de mon sac et sors la coke avant de la déposer sur la table. Je tire une première bouffée, le bras calé contre le dos de la chaise, l'autre posé sur la table.

T'en penses quoi ?

Les lèvres légèrement scellées pour ne pas laisser tomber la cigarette, je fais un léger geste du menton pour lui indiquer que je parle de la musique.




It was the gnawing suspicion that you were leavable, that you were too much trouble, that you were better off dead. It was the shame of wanting something you shouldn't; it was the ugly thrill of nearly being dead. It was all those things, all at once. (M. Stifvater)
Finn W. BowmanFinn W. Bowman
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-gMessages : 2021 Points : 784
Pseudo : Flow
Avatar : Herman Tømmeraas
Crédits : avatar : HOODWINK
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Les Salines
Patronus: un Mustang
Informations diverses:
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptyMar 12 Mar - 17:17


Chroms

- Finn W. Bowman — Jazz Sparrow -


Are you high enough without the Mary Jane like me ? Do you tear yourself apart to entertain like me ? Do the people whisper 'bout you on the train like me ? Saying that you shouldn't waste your pretty face like me ?” Gasoline - Halsey
L’œil est injecté de sang, les cheveux sont collés contre la nuque, les mouvements sont fébriles et il ressemble plus à l’animal se laissant aller à ses plus bas instincts, qu’à l’homme à l’intelligence vive et au sarcasme facile qu’il est habituellement, lorsque le manque ne grouille pas sous sa peau comme un ver solitaire. C’est rare qu’il se fiche de son apparence, Finn. Après tout, il s’est accroché au fait indéniable que, même dans les bas-fonds de l’humanité, où la souillure jouxte les coins obscurs, il a pu compter sur sa belle gueule pour survivre : et quelque part, il pense encore aujourd’hui qu’il s’agit de sa seule valeur. Là, la sueur fait luire son torse nu et il révèle sans vergogne les cicatrices de son dos, ainsi que la maigreur qui ne cesse de creuser l’endroit où se trouvaient autrefois des abdos bien dessinés.

La drogue, ça ronge, bien plus efficacement qu’un chien sur un os à moelle.

Et sa consommation qui était occasionnelle, dans le feu de l’action d’une fête débridée, s’est transformée peu à peu en besoin évident et irrésistible. Il a beau s’être émancipé de l’emprise de son père et d’avoir réussi, petit à petit, à se sortir du gouffre sans fond qu’a creusé sa dépression, son addiction reste là, immuable, et il se refuse à la voir pour ce qu’elle est vraiment. Admettre, ça serait assumer qu’il a besoin d’aide, et il est toujours persuadé qu’aucune main ne se tendrait pour le sortir de là. Malgré Caleb, malgré Aedan, malgré Holly, tous ces gens qui, à leur manière, apportent tous une pierre à l’édifice de sa vie.

Alors il prétend que tout va bien, et quand ce n’est pas le cas, de toute façon, un coup de téléphone et Jazz vient le délivrer, pas vrai ? Antéchrist apportant le chaos, vent mauvais qui entête et rend fou. Il se paye même le luxe de le faire attendre, et de jouer avec lui comme un piètre marionnettiste qui tirerait sur des fils au hasard pour son seul amusement. Il aimerait se fâcher, Finn, mais sa pensée est bien trop fixe, son envie est bien trop grande. Il entend à peine la musique qui glisse tout contre ses oreilles, il grogne alors que Jazz le frôle et qu’il s’éloigne de lui sans qu’il ne lui ait délivré son dû. On dirait un pantomime, le dealer ne lui accorde aucune réponse aux questions qu’il ne pense pas à poser, et le sorcier a le souffle court, le regard fixe, trop occupé à combler l’attente avant son fix par des actions aussi inimportantes que respirer et vivre. Tout est calculé, pourtant, tout est flou.

La bière s’élève dans le ciel avant de se ficher dans sa main, il manque de la rater tant ses doigts tremblent, mais il s’accroche tant bien que mal avant de la déposer devant Jazz. Et enfin, elle est là, la poudre. Magnifique. Sublime. Enchanteresse. Un autre coup de baguette magique, une ligne bien droite, bien nette, se dégage du paquet soigneusement préparé. Et hop, ça y est, en l’espace d’un instant, il n’y a plus rien, juste un reniflement et c’est comme si Finn s’illuminait, qu’il n’avait été, pendant tout ce temps, qu’un mort vivant, et que le sang dans ses veines se remettait soudainement à couler.

La chair de poule est toujours là, mais pour une raison bien différente. Là, c’est l’extase, le bonheur, l’adrénaline qui court dans tout son organisme. Il est bien. Il est redevenu lui-même. Finn regarde pour la première fois Jazz, homme neuf. Et dire qu’on lui a arrosé le front quand il était plus jeune : pas besoin de sol consacré pour renaître à nouveau, il suffit d’un peu de cocaïne et on s’approche sans problème du divin.

« -Pour peu, je te ferai un Notre Père la prochaine fois que tu viens frapper à ma porte, glisse-t-il malicieusement. Sa verve est revenue, il est aveugle ayant recouvré la vue. J’en pense rien, ma foi. J’en ai pas grand chose à foutre, en fait. T’as de la chance que je t’aime bien, mec. La prochaine fois…

Il soupire, hausse les épaules. A quoi bon les menaces et les faux semblants ? La prochaine fois, il ne fera rien du tout. Le chien ne doit pas mordre la main qui le nourrit, le religieux ne profane pas dans un lieu de culte. Il continuera d’appeler Jazz et de pester contre son retard, mais ce qu’il lui apportera vaudra toujours la chandelle, quoi qu’il arrive.

-Enfin. On s’en fout. T’es là maintenant. Tu veux mettre plus fort, peut-être ? Je dois avoir le disque qui traine quelque part. T’inquiète pas pour les voisins, l’appart’ est insonorisé. Comme tu veux. Je vais chercher ton fric, j’enlève du montant la clope que tu m’as piqué, hein.»

Ses mots sont hachurés, ses pensées partent dans tous les sens, mais il se sent si bien qu’il a l’impression qu’il pourrait conquérir le monde. Et il se permet même de plaisanter, comme s’il en avait quelque chose à foutre, du nombre de billets qu’il peut déposer entre les mains du dealer. Il lui aurait bien offert sa vie, son âme, pour quelques grammes supplémentaires. Il donnerait tout ce qu’il ne possède pas et ce qui n’existe pas encore. Il volerait l’Alpha et l’Oméga, l’irréel et le goût des couleurs pour cette sensation délicieuse qui le fait se sentir si vivant, si humain.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 909 WORDS.



Tame my hunger, Numb my skin
In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
chroms [Finn W. Bowman] 1528536824-a-comme-amabassadeur1
Jazz SparrowJazz Sparrow
Étudiant Moldu
Étudiant Moldu
http://www.catharsis-rpg.com/t2306-the-wildcard-j-sparrowMessages : 80 Points : 191
Pseudo : mércure
Avatar : Billy Vandendooren
Crédits : Sukali&ti (signature)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence:
Patronus: S'il pouvait, un scarabée.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptyMer 13 Mar - 2:41

And another one bites the dust.

Je rigole à sa blague hérétique et prends la bouteille.
La prochaine fois, j'lui dirai que j'arrive au bon moment à chaque fois, c'juste lui qui devient de moins en moins patient avec son craving.

Han. Je suis vexé, là. En plus tu me nargues en me disant qu'un disque de Freddy est enterré quelque part parmi tes mégots et tes... tes trucs – c'est un string ça ? Je t'imaginais pas porter de la dentelle, Bowman, mais j'juge pas.

Au travers du verre de la bouteille, j’aperçois sa silhouette s'éloigner. Je sais pas combien de personne ont essayé de te sauver, Bowman. Probablement pas mal vu que t'inspires pas mal de pitié avec tes côtes creusées, en plus de donner l'illusion d'accessibilité en abusant de ta gueule de fortuné. Mais j'te vois pas, au travers de ma bouteille de bière, comme une personne qui a besoin d'être sauvée. P't'etre que c'est ma dissonance cognitive qui me dit ça, qui m'aide à mieux dormir la nuit, tu vois, le fameux « Si c'était pas moi qui te fournirait de la coke, ce serait quelqu'un d'autre ». Ouais peut-être, mais... plus qu'une personne qui a besoin d'être sauvée, j'te vois plutôt comme une personne qui a besoin de sauver quelqu'un d'autre pour arriver à terme. On dirait un antagoniste qui est devenu ce qu'il est car il n'a pas été reconnu comme un protagoniste à temps. Alors comme la plupart d'entre nous, est tombé dans ce gouffre sans profondeur qui rassemble tous les humains amères ensemble, le gouffre qui existe pour donner de la lumière au petit pourcentage d'élues s'épanouissant grâce à notre soi-disant médiocrité. Combien de gosses ont été sacrifiés pour créer de la lumière à nos prophètes, j'me demande ? On nous fait porter un manteau de promiscuité, puis on nous fait croire qu'on n'a pas réussi car est les ratés, qu'on n'est pas assez persistants, pas assez original, pas assez martyres.

Alors que c'est des conneries tout ça. Tout est une histoire de chance mon gars. De bon timing, le même qui a  causé le big bang. On a tous un bout en nous qui veut créer le monde, pour mieux le détruire, mais le bon timing échappe de notre contrôle. Alors que tout dépend du timing.

Hm...ouais, non, j'crois que je me projette un peu trop. Pas sûr que sa vie soit aussi infortunée que la mienne. C'est moi et mon syndrome de héro refoulé là. Mais j'dirais pas, que si j'avais assez de potentiel que lui, j'serais pas aussi en train de le gaspiller, enfin, plutôt de le tuer à petit feu. Comme il fait avec sa vie là, en l'embrasant trop fort, pour qu'elle se consume trop vite.
J'imagine qu'il y a pas mal de responsabilités qui viennent avec les privilèges –  it's no bed of roses, no pleasure cruise, comme vient de reprendre Freddy à travers mes écouteurs enlevés. It's a challenge before the whole human race, and you can't lose. Si t'es plus chanceux que 99% de nous, et que tu fais pas ton devoir noble envers nous tous... ouais, non. Là au moins, j'peux me cacher derrière mon histoire de pauvre pour prouver pourquoi j'fais rien de ma vie.

Oh mais ta gueule Jazzmine, t'es trop amère ce soir. Puis j'fais un truc de ma vie là, c'est juste pas encore apparent.
Ouais, mais l'avantage c'est que dans mon cas, il suffit que je réussisse dans rien pour épater la galerie. Différentes personnes, différentes attentes, right ?

Je prends une nouvelle gorgée pour aider à les ravaler, ces pensées, puis donne un peu plus d'attention à ma cigarette. En même temps, je relève les yeux en le voyant revenir avec l'argent. Je lui souris.

Je t'ai déjà dit que pouvais voir le future à travers une bouteille de bière ? Tiens, je t'offre une session contre une seconde clope.

J'inspire dans ma cigarette actuelle plus fort pour la consumer plus vite, puis l'écrase et me sers une seconde sans attendre son accord (ou ses potentielles protestations pour la séance de spiritisme). Je l'allume, expire une bouffée puis la cale contre mes doigts ; utilisant les même doigts pour prendre la bouteille. Je la relève assez pour le voir à travers en fermant un œil. La chroma brune se reflète dans la pièce, et une ombre orangeâtre apparaît sur la table et le mur à côté.

Hm... y'a plusieurs couleurs et perspectives. J'vois que t'as revendu l'atlantease et que t'es parti refaire ta vie plus loin. Ah ouais, t'es père d'un gosse, mais j'vois pas de compagne. T'as gagné du poids aussi, comparé à maintenant. Hm, t'es chassé par quelqu'un... qui veut te tuer, mais j'crois que c'est aussi l'amour de ta vie. Ah aussi, grosse rentrée d'argent là tout de suite, wait no, ça c'est pour moi.

Je prends une nouvelle gorgée du future, plus longue.




It was the gnawing suspicion that you were leavable, that you were too much trouble, that you were better off dead. It was the shame of wanting something you shouldn't; it was the ugly thrill of nearly being dead. It was all those things, all at once. (M. Stifvater)
Finn W. BowmanFinn W. Bowman
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t708-finn-w-bowman-keep-my-gMessages : 2021 Points : 784
Pseudo : Flow
Avatar : Herman Tømmeraas
Crédits : avatar : HOODWINK
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Les Salines
Patronus: un Mustang
Informations diverses:
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] EmptyLun 18 Mar - 5:13

Chroms

- Finn W. Bowman — Jazz Sparrow -


Are you high enough without the Mary Jane like me ? Do you tear yourself apart to entertain like me ? Do the people whisper 'bout you on the train like me ? Saying that you shouldn't waste your pretty face like me ?” Gasoline - Halsey
Il y a un moment de grâce après la prise de drogue. C’est puissant, c’est une impression tenace de pouvoir soulever le monde entier à la seule force de ses muscles, de se tenir sur le bord d’une falaise, les bras écartés, l’air traversant le corps de manière irrésistible, et de crier “je suis le roi du monde” avant de sauter dans le vide. C’est fou et entêtant. Dangereux aussi, bien sûr, mais c'est ce qui fait la beauté de la chose : on ne sait jamais ce qui est vrai ou faux, ce qui est rêve et réalité, et ce flou artistique fait oublier à quiconque la vacuité de sa propre existence.

Finn se redresse, il retrouve l'étincelle dans ses yeux et son port de tête si caractéristique, et c'est comme si, il y a quelques minutes à peine, il n’avait pas l'impression de mourir à chaque seconde que le temps passait. Tout s'est effacé grâce à l'aide de la bonne vieille Dr Coke, médecin des sens et de la débauche, pour être remplacé par cette sensation de plénitude qui se répand de la racine de ses cheveux à la pointe de ses orteils. Il revit.

Un petit sourire posée sur le coin de ses lèvres, il passe la main dans ses cheveux en écoutant la voix de Jazz. Ils se sont bien trouvés, tous les deux. Oh, bien sûr, sans la relation marchande qu'ils entretiennent, ils ne se côtoieraient certainement pas, mais ils ont le même genre d'humour un peu absurde et noir, la même vision pessimiste sur le monde dans lequel ils vivent. À moins que tout ça ne soit qu'un acte, bien sûr. Qu'une scène soigneusement jouée par le dealer, qui a bien compris que Finn aura toujours tendance à acheter plus à quelqu’un qui semble le comprendre, plutôt qu'à un mec détaché qui voit ses clients comme des bouts de viande et non comme des êtres humains. Il n'a aucun moyen de le savoir : et au final, ça n'a pas vraiment d'importance. Il croit à sa vision de la réalité, et c'est très bien comme ça.

« -Tu plaisantes, il me fait un cul d'enfer, dit le sorcier en ramassant le bout de tissu que pointe Jazz du doigt, rendant bien évident que le sous-vêtement ne lui appartient pas, par sa taille, mais continuant à jouer le jeu. Tu veux voir ? ajoute-t-il en agitant un sourcil.

Et puis il jette le string par dessus son épaule, sans bien se soucier de là où il pourrait bien atterrir. De toute façon, il saisit sa baguette, fait un simple mouvement de poignet, et le bordel monstre qui peuplait son appartement s'élève dans les airs, pour se ranger soigneusement à sa place. Les mégots sont vidés dans la poubelle, les habits sont pliés, les objets plus ou moins aléatoires s’envolent aux quatre coins de la pièce pour être répartis dans le luxueux appartement. En quelques secondes à peine, on a l’impression qu’on pourrait manger par terre sans crainte d’un manque d’hygiène, tout est impeccable.

Baissant la tête pour éviter un jean qui volète jusqu’à sa chambre, il marche jusqu’à sa commode pour en ouvrir le premier tiroir, prendre une enveloppe remplie de billets avant de la tendre au jeune homme qui commence à lui balancer des conneries ésotériques. Finn hausse les épaules et prend à son tour une cigarette : rien de mieux qu'un peu de tabac, après quelques grammes dans le nez. Il écoute nonchalamment en inspirant, puis laissant échapper la fumée en douces volutes, tout en ricanant doucement lorsqu'il entend des faits improbables, déclamés avec la plus grande des assurances.

-Mec, tu devrais écrire des livres, t'as rien à envier à Hemingway.

Il croise les jambes sur le canapé, faisant glisser distraitement ses doigts le long de sa cuisse. Une cendre rougit sur son pantalon avant de s'éteindre, le brûlant dans une piqûre brève mais vive. Finn étouffe un juron entre ses dents, mais son sourire ne quitte pas son visage. Il plane, après tout, le Bowman. C'est un super-héros planté sur le bord d'un immeuble, qui embrasse du regard une ville endormie. C'est le roi de la savane, à qui on dépose aux pieds une carcasse décharnée.

-Ça m'étonnerait pas que j'ai un gamin quelque part, je peux pas dire que je fais tout le temps gaffe quand je suis déchiré, même si j'essaye : bon, du coup ça serait pas vraiment mon gosse, plus… le fruit de mes p'tits nageurs, hein ? Il est mieux sans moi dans sa vie dans tous les cas. Et putain, si je dois me jeter au cou de  tous les gars qui veulent ma peau, on y est encore dans quarante ans.

Il s'approche du jeune homme, se collant à lui pour pouvoir, à son tour, regarder à travers la bouteille. Finn ne voit rien d'autre que de vagues traces brunâtres mais prend à son tour l'air inspiré, comme avait l'habitude de le faire Trelawney en cours de divination, la coupe de cheveux à la con en moins.

-Moi je vois… Oui, c'est assez clair, je vois un visage, je vois beaucoup de frustration, qui ça peut bien être… oh. Jazz, franchement, tu pouvais l'avouer que t'avais envie de moi à ce point. Je me ferai un plaisir de te délivrer de tes envies, je ne suis que ton humble serviteur.»

Le petit con rigole encore en plaçant la cigarette dans sa bouche, une lueur triomphante dans le regard. Il est fier de sa blague, bien qu’elle soit loin d'être extraordinaire, toujours dans l'euphorie de sa prise de drogue.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 934 WORDS.



Tame my hunger, Numb my skin
In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
chroms [Finn W. Bowman] 1528536824-a-comme-amabassadeur1
Contenu sponsorisé
Plus d'informations
MessageSujet: Re: chroms [Finn W. Bowman]   chroms [Finn W. Bowman] Empty

 
chroms [Finn W. Bowman]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» Finn Hudson - go go go !
» Where is my mind ( Finn Avery )
» Finn ϟ Teddy l'ourson Câlin
» It's Mathemagical ! - Finn Mertens (Finn l'Humain)

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: