Bienvenue sur Catharsis,
A Tale of Muggles and Wizards
Constellations ON/OFF
Catharsis
A Tale of Muggles and Wizards

Catharsis :: Université Paracelse d'Atlantis :: Aile Aérienne :: Stade Sportif
 

 All is fair in love and war | Ft Ollie

Aller en bas 
AuteurMessage
Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: All is fair in love and war | Ft Ollie   Mer 23 Jan - 5:32


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Il souffre. Parce qu’il y a l’esprit qui est blessé, brisé, une fois encore. Parce qu’il y a les souvenirs qui remontent petit à petit. Et qu’il a dit les mauvaises phrases ce soir-là. Des intonations qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde et pourtant, c’était tout comme. Et la dure réalité à laquelle il doit enfin faire face. Y a les cris intérieurs qu’il retient et qui finissent par remplir l’espace de sa chambre, là où son corps et celui de sa petite-amie sont allongés. Une larme de douleur qui roule sur sa joue blafarde, il a menti encore à celle qui partage sa vie depuis plusieurs mois. Il doit voir Ollie ce matin et pourtant, il a dit qu’il allait voir sa mère. Vile menteur.

Il sent glisser le long de sa nuque, les cheveux de son amante. C’est sur les pieds qu’il atterrie mais son corps est endoloris alors il rebondit sur le matelas. Y a son regard baigné d’incertitude, perdu entre les rideaux qui laisse apparaître un soleil étincelant, réconfortant. Et un murmure « tu te lèves déjà ?... » sa voix qui supplie, son visage encore endormi fait d’elle, la plus belle des créature, le genre, qui mérite que l’on se batte pour elle, qu’on la protège, qu’on l’aime, comme elle le mérite. La main d’Isaac effleure la joue rosie de la belle, c’est presque une hérésie de dormir avec elle sans pouvoir vraiment la toucher. Mais il respecte sa décision. Lui non plus, le plaisir de la chair, il ne le connaît pas vraiment. Les rares fois ont été sans goût, sans saveur, sans plaisir. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque.

Il ne se reconnaît plus, autant à travers le miroir qu’à travers les yeux des autres. Cette histoire le détruit depuis trop longtemps. Enfant, il ne pensait pas qu’il en baverait autant pour une fille. Lui, qui, pourtant, n’était pas le genre à pendre la vie au sérieux, qui vivait au jour le jour, toujours positif, à rire de tout et de rien. Où est-il ce garçon ? Qui vivait dans la peau d’un enfant ? Cela en vient presque à le dégoûter de la vie. La vie d’adulte est définitivement merdique, amer.

« Rendors-toi.. », son murmure est doux comme une caresse, alors que ses lèvres effleurent le front de la brune endormie. Elle souffle bruyamment, ses lippes s’étirent en un sourire amoureux, tentateur. Les draps sont relevés, il s’extirpe de l’obscurité de la chambre, ménage dans le salon qui baigne dans la lumière matinale, silencieuse. Le calme avant la tempête, un proverbe qui trouve très bien sa place aujourd’hui. En cette journée où se joue la fin de cette histoire qu’il aurait crue sans fin. Éternelle. Il semble déterminé cette fois-ci, quoique plutôt fébrile. Les jambes en coton, les mains moites, pas de toute, il a le trac.

L’air est chaud, agréable. Il a l’impression d’être à la veille de quelque chose de nouveau, de grand. Et c’est notamment le goût des vacances qui lui font cet effet si particulier. Voilà déjà deux semaines qu’il est en vacances, même-si les journées sont remplit de la paperasse concernant le début de son externat à la clinique de médicale, il va enfin passer de lq théorie à la pratique. Enfin c’est ce qu’il souhaite depuis le début, être sur le terrain, en contact avec les patients. Et l’excitation se fait de plus en plus dévorant, si bien que son corps tout entier bouillonne autant intérieurement qu’extérieurement.

Le stade de Quidditch n’est pas très loin de chez lui, il y arrive assez vite. Le gros bras qui est devant la porte d’entrée le laisse pénétré dans le lieu pourtant interdit aux simples mortels. Les vestiaires sont déserts, les bruits des balais percent l’air et résonnent aux oreilles d’Isaac qui entre alors sur les gradins. Le spectacle qui s’offre devant lui et incroyable, les corps virevoltent dans les airs si, semblables à des oiseaux, il admire le jeu qui se déroule devant ses yeux ébahies. Il n’avait jamais eu la chance d’assister à un match professionnel, il se sentait à cet instant très privilégié. Était-ce une bonne idée d’être venu ? Certains membres de l’équipe l’observent incrédules. Ce demandant pourquoi et comment cet intru avait pénétré dans le stade pourtant fermé au public.



#99cc99
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Mer 23 Jan - 9:26



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie

La nausée lui avait donné rendez vous pile à son réveil. La rouquine avait observé son petit-déjeuner avec une certaine appréhension. Manger lui avait demandé un effort considérable tant son estomac était noué face à l’épreuve qui l’attendait. Elle s’était forcé à avaler le tout, non sans réprimer ses hauts le cœur qui lui nouait le bas-ventre. Elle était absolument terrifiée,peut-être pour la première fois depuis longtemps. Elle ne se souvenait pas s’être jamais sentie aussi mal : peut-être à ses premiers matchs, mais la sensation était encore plus différente, comme un nœud de mensonges qui ne demandait qu’à se défaire. Elle était si prise dans son mal-être qu’elle avait presque failli oublier d’emmener avec elle Mulligan, son fidèle compagnon, qui s’était mis à japper aussitôt qu’elle lui avait refermé la porte sur la truffe.

Elle avait cette terrible envie de faire demi-tour, de se remettre dans sa couette et d’y rester toute la journée. Mais c’était un fait : elle ne pouvait et de ne devait plus faire demi-tour. Il fallait tirer cette histoire au clair, entre lui et elle. C’était à présent inévitable : ils ne pouvaient plus se croiser sans se faire du mal, plus se parler sans se tirer une balle. Elle n’était pas stupide, elle savait qu’il souffrait de cette relation, autant, si ce n’était plus qu’elle. C’était un credo chez elle : pas d’émotions, pas de sentiments, cache les, les plus profondément possible. Pas seulement à cause de sa nouvelle notoriété, mais surtout à cause des autres personnes qu’elle avait côtoyé au cours de sa courte vie. Elle avait été traitée de weirdo, de trop sensible, de pleurnicheuse. Son adolescence ne lui avait laissé que de sombres souvenirs face aux autres. Elle avait souffert, quand plus jeune, son parent était parti sans lui donner plus de nouvelles. Ollie était névrosée, cassée. Et elle avait besoin d’être réparée, désespérément, mais elle se refusait à se laisser aller : pour elle, tout était foutu. Si elle était éternellement optimiste envers ses proches, ce n’était pas le cas la concernant, elle.

Les choses avaient changé depuis, pourtant. Elle avait pris confiance en elle, un peu plus qu’auparavant déjà, suffisamment pour se tenir face à lui aujourd’hui. Sebastian, son équipe, ses quelques amis qu’elle ne remplacerait pour rien au monde, lui avaient donné la force de s’affirmer face à ce dernier. Et en un an, elle avait appris à vivre : à respirer enfin après toutes ses années dans une apnée difficilement supportable.

Ainsi, les choses s’étaient corsées avec Isaac. Elle avait avoué bien trop de choses sous le coup de l’alcool, de l’émotion. Bien trop de vérités douloureuses qui devaient, dès à présent, être remise au propre, pour lui. Il méritait cette honnêteté, il méritait d’être heureux et d’avoir ce poids en moins. Il méritait de vivre heureux avec cette Flora. Et elle le savait : elle était l’épine de son pied. La douloureuse écharde dont on se débarrassait difficilement. La joueuse était consciente qu’elle allait lui faire plus de mal que de bien : mais sur du long terme, il pourrait l’oublier. Et peut être qu’elle aussi, pourrait l’oublier.

Le lendemain de sa rencontre avait été douloureux, elle avait passé sa journée de récupération dans une espèce de brume éparse dont elle n’avait que peu de souvenir. Elle avait fini par contacter sa manager, Ashley. Elles travaillaient ensemble depuis plusieurs mois maintenant et c’était la seule personne qui avait la solution à ses problèmes. Elle lui avait dégotté en urgence un pass pour le stade de quidditch, au nom de son ancien amour. Elle lui avait fait parvenir, espérant de tout prix qu’il accepterait ses explications. Et il avait accepté.

Elle était arrivée au stade en avance ce jour-là, plus que d’habitude, espérant se perdre sur son entraînement que dans les pensées moroses qui la prenait depuis plusieurs jours maintenant. Elle avait prévenu le coach : quelqu’un viendrait et ce n’était pas un espion, elle le promettait sur sa propre existence. Elle avait laissé Mulligan dans les gradins, qu’il ne vienne pas sur le terrain se prendre un malheureux cognard. Et une fois prête, elle s’était lancé avec le reste de son équipe dans les airs. Elle s’était perdue dans son entraînement, profitant de sa colère envers elle-même pour renvoyer avec plus de force ses cognards, enchaînant les exercices en oubliant tout le reste.


La fin de l’entraînement approchait doucement. Cependant, elle vit du coin de l’œil certain de ses coéquipiers s’arrêter et regarder les gradins au loin. Ses yeux portèrent là ou l’attention était à son comble tandis que leur coach leur répétait de se remettre dans le jeu. Son regard croisa celui d’Isaac et elle lui fit un petit sourire un peu angoissé, avant de reprendre les derniers exercices d’entraînement. Elle avait remarqué que Mulligan avait rejoint le jeune homme, s’installant à ses pieds et venant réclamer une ou deux caresses. Elle était loin d’avoir un animal farouche.

Tandis que ses coéquipiers redescendaient, elle s’élançait vers les gradins, la boule au ventre s’affirmant au fur et à mesure qu’elle franchissait les quelques mètres qui la séparaient de lui. Elle était à peu près au niveau de ses yeux, à deux mètres de distance tout au plus. « Salut Isaac. Tu vas bien ?» Elle se pince doucement les lèvres. « Je suis contente que tu sois là, merci d’être venu. » Plus de demi-tour possible, Ollie. Ne lui mens plus jamais, sois honnête envers lui et envers toi-même. Tu lui dois bien ça. Elle regarda vers le sol, ou certains de ses coéquipiers les observaient du coin de l’œil. « J’arrive d’ici une dizaine de minutes, le temps d'être plus présentable. » Elle adresse un ultime sourire, prenant une respiration avant de descendre en piquet, freinant à quelques mètres du sol pour ratterir sur ses pieds, balai en main.  Elle était fébrile, rien que de lui adresser quelques mots.

Bien sûr, elle s’était vu poser des questions, qu’elle avait soigneusement évitées. Non, ce n’était pas son petit copain. C’était un ami et elle devait lui parler, maintenant. Sa coéquipière, qui l’avait ramené, l’avait prise un peu à part, lui demandant si elle voulait qu’elle reste jusqu’à son départ, ayant reconnu le jeune homme qui avait mis la jeune femme dans tous ses états à peine quelques jours auparavant. Ollie lui avait offert un sourire, déclinant son invitation : elle devait gérer toute seule.

Elle s’était changée après une rapide douche avant d’enfiler un T-shirt simple, un jean et une paire de sandales, les cheveux toujours légèrement humides. Un sac en bandoulière sur les épaules, elle avait récupéré son complément de protéines avant de s’élancer dans les gradins. Le coach finissait de ranger le matériel, l’observant légèrement du coin de l’œil, quelque peu inquiet avant qu’elle ne lui adresse un sourire encourageant « tout irait bien. » Elle avait grimpé les marches, Mulligan ne tardant pas à délaisser son nouvel ami pour revenir vers sa maîtresse, langue bien pendante. Elle s’était installée aux côtés d’Isaac, presque sans un mot. Elle avait posé son sac à ses côtés, avait sorti une gamelle pour Mulligan avant de lui verser un peu d’eau.

Elle pouvait sentir sa jambe folle trembler légèrement. Un frisson était remonté de sa colonne et elle avait prit doucement la parole. Elle pouvait aussi sentir son angoisse et cela ne la mettait clairement pas dans la meilleure des dispositions. « Encore désolé pour la fois dernière. J’espère que Flora va bien ? » Ses yeux croisent les siens sur cette dernière phrase. Elle voulait avoir confirmation : l’aimait-il ? Puis son regard se porte vers le terrain, regarde en bas l’herbe verte. « Comme… Tu as dit, on a plus 15 ans. » Ses mots sont encore un peu hésitants, elle sait qu’elle ne tournera pas autour du pot pendant longtemps. Mais elle avait besoin de tester un peu la température, avant de se jeter dans ce grand bassin. « J’ai dit des choses la fois dernière. Sous l’emprise de l’alcool, certes, mais… Elles étaient honnêtes. » L’alcool déliait les langues et à cet instant, elle aurait probablement tout fait pour en avoir une gorgée : pour se donner du courage. Elle n’avait que son milk-shake de protéines à la vanille : elle s’en contenterait. Elle observe un peu plus les gradins, le terrain. Il n’y a presque personne ici. « Je pensais que c’était le bon endroit pour ... Tout expliquer. C’est… Neutre. » Elle sourit doucement en regardant les tracés au sol, la forme des buts qui pointent vers le ciel. Elle aurait pu choisir un autre endroit, chez elle peut-être. Mais elle estimait que cette place lui donnait bien plus de courage : c’était bien moins intime aussi. Elle roula doucement des épaules en soupirant. Pourquoi, c’était si dur subitement. Elle pouvait presque sentir son regard sur sa nuque. Son regard se tourne vers lui, elle est si désolée, si triste à ses côtés. Et pourtant, elle aimerait tant retrouver cette complicité qu’ils avaient pu avoir , quelques années auparavant, sur les bancs de l’école.

Si elle avait été un tant soit peu optimiste, elle aurait espéré que ce soit le cas à la fin de leur rencontre.


#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Lun 28 Jan - 16:06


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Le lendemain de cette fameuse soirée oh combien mouvementée, fut assez difficile à digérer autant physiquement que psychologiquement. Il le savait pourtant qu’il ne tenait pas l’alcool qui de surcroît le rendait généralement agressif. Mais il n’en faisait qu’à sa tête la plupart du temps et malgré les remontrances de sa petite-amie, il était restait muet comme une carpe sur le déroulement de la fin de cette soirée. Comment pouvait-il lui dire la vérité ? Elle aurait certainement voulu rompre si elle avait su. Et il l’aurait mérité de toute évidence, mais il ne trouva pas le courage, pas cette fois. Il avait bien plus à perdre qu’à gagner.

Et puis finalement, après une longue hésitation et deux verres de vin durant un dîner avec elle, il avait fini par cracher le morceau. Lui énonçant simplement les grandes lignes de l’histoire. Qu’ils se connaissaient depuis adolescence, qu’ils avaient été amis durant une longue période avant de finir par ce séparer quand le garçon avait mis à nu ses sentiments. Et que malheureusement, il n’avait jamais vraiment réussi à l’oublier. Flora lui avait simplement répondue, qu’elle non plus n’avait jamais oublié son premier amour, qu’elle aimerait toujours, parce qu’on oublie jamais les gens qui ont compter pour nous ; et que c’était peut-être le destin qui avait choisi de ne pas les mettre ensemble. Elle lui avait souri affectueusement, avant de lui prendre la main. Et c’était là qu’il avait compris. Qu’il avait réalisé, il commençait à tomber amoureux d’elle. Aimer deux filles en même temps, il ne pensait pas cela possible. Que cela lui tomberait dessus, comme un météore qui s’écrase en plein champs et dévaste tout sur son passage.

(Retour sur le terrain d’entraînement)
Il se laisse bercer par les figures des joueurs, le vent rapide et puissant, qui entraîne son cœur dans des saccades rythmiques. Il a toujours eu cette appréhension pour la brutalité, la violence de ce sport qui pourtant le fascine. Il suffirait d’une chute pour qu’Ollie ne se relève pas. C’est une pensée qui le hante depuis qu’elle est joueuse pro. Et pourtant qu’est-ce qu’il aimait la voir voler. C’était comme une danse effrénée, exaltante, excitante. Un moment suspendu, où leur relation oh combien bordélique n’était qu’une chimère, une sombre pensée qui n’avait plus lieu d’être.

La truffe humide de Mulligan, le fidèle compagnon à quatre pattes d’Ollie, venait de  se poser sur la cuisse du supporter. Celui-ci afficha un sourire face à ce tableau tout à fait adorable. Il lui caressa longuement le crâne, avant de se lever à l’approche de la jeune joueuse. Elle s’adresse à lui rapidement, lui adresse un sourire sincère avant de disparaître dans les vestiaires, suivit de son ami à poil. Les longues minutes lui parurent une éternité. Les autres joueurs passèrent chacun leur tour à côté de lui, ne manquant pas lui jeter un regard rempli de questionnement. Chose dont il ne prit pas la peine de répondre. Il scrutait sa montre, fébrilement. Il avait peur le gamin, il ne pouvait désormais plus faire demi-tour.  Et il devait à présent, se montrer fort.

Elle avait fini par revenir toute pimpante, la chevelure encore un peu mouillée (chose qui le rendait totalement fou) ; elle l’avait rejoint sur un siège au premier rang. Il a dû mal à avaler sa salive, son regard est figeait vers l’horizon. « Nous avons nos torts, chacun de notre côté. Oui, elle va bien merci. » Les pupilles brunes et vertes se croisent une fraction de seconde, une décharge électrique parcours son échine jusqu’à descendre dans le bas de ses reins. Par merlin, reprends-toi. Sa conscience qui tente de faire violence au démon qui semble prendre possession de lui. Bon dieu qu’il ne commettre pas d’irréparable. Son sourire charmeur s’empare de ses lippes, il la détaille du regard, certes il n’avait plus quinze ans et pourtant s’était tout comme. « J’ai moi-même dit beaucoup de choses, je ne t’ai jamais caché ce que je ressentais, je n’ai d’ailleurs jamais eu honte de le dire, mais..la situation n’est plus la même. Je..je ne suis seul dirons-nous et unh, je ne peux plus laisser mes sentiments me dicter ma conduite. Ça serait trop égoïste de ma part..et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque..tu peux me croire... »

Ses mains tremblent, ainsi que son pied qui bouge comme pour accompagner la symphonie qui se joue dans son subconscient. Mélodie du bonheur.
Il répond alors à son sourire, les yeux dans les yeux, retrouve un semblant de la Ollie adolescente, la douce Ollie. Sa voix qui lui caresse le visage et qui fait rougir ses joues. « Tu as raison, c’est le bon endroit…c’est très paisible ».
La douce lumière du jour, vient éclairer la peau des deux amis, pare de ses chaudes lueurs d’espoir, de sérénités. Les mots assènent la fébrilité et la sincérité. « J’ai l’impression d’avoir passé la moitié de ma vie à vouloir t’oublier sans vraiment y parvenir, tu es comme devenu une ombre qui me suit..et peu importe où je vais, tu restes avec moi, chaque journée, chaque nuit. Tu fais et tu feras toujours partie intégrante de moi. Quoique tu fasses, que tu dises, peu importe la force que tu mettras pour me repousser loin de toi, tu seras toujours là, dans ma tête », les pupilles dilatées, la gorge enflammée. Il se doit d’être honnête, même-si ça signifie jouer avec le feu, avec le diable. Son regard n’avait pas décroché de l’horizon, et quand bien même il paraissait parfaitement calme à l’extérieur, c’était le tsunami dans sa poitrine dans sa tête. « J’ai enfin compris, qu’il fallait que..je te laisse vivre ta vie. Je ne peux plus continuer à espérer bêtement..ça va finir par me tuer ou pire gâcher totalement ma vie.. » Le murmure qui s’envole dans le stade désert, incroyablement silencieux, venait pourtant de résonner comme un coup de tonnerre.



#99cc99
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Mar 29 Jan - 5:21



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie
Quand elle le voyait ainsi dans la lumière tombante des gradins, elle se demandait : où en seraient-ils si elle lui avait dit oui. Si la jeune adolescente qu’elle avait été s’était laissée bercée par ses mots et ses bras. Si elle avait accepté cette réalité alternative, peut-être que le bonheur lui aurait plus ouvert les bras. Ça aurait changé sûrement énormément de choses. Serait-elle ici ? Aurait-elle trouvé Sebastian comme meilleur ami ? Aurait-elle eu Mulligan même ? Elle aurait pu refaire le monde avec des « si ». Mais elle passait du temps à refaire ses histoires dans sa tête, c’était une éternelle rêveuse. Hors du quidditch, elle n’était pas vraiment dans l’action, toujours la réaction. Enfin jusqu’à aujourd’hui du moins.

Mais Merlin, qu’il était l’égal de lui-même. Même si les années étaient passées, si les deux avaient changé, elle retrouvait ses traits, ses lèvres qui se tordaient dans ce sourire charmeur qui l’avait fait tant tomber auparavant. Ses yeux noisette dont l’éclat n’avait pas de pareil – elle qui n’aimait pas le chocolat, fondait complètement pour les siens. Sa stature, sa voix – bon sang sa voix lui donnait des frissons qu’elle avait tant de mal à réprimer et quand il lui parlait, qu’il lui disait toutes ses choses sur son attachement : elle comprenait une fois de plus pourquoi elle était tombée sous le charme de cet homme. Et ce picotement, qu’elle ressentait au fil de ses paroles, devenait de plus en plus douloureux, comme une lame lentement aiguisée enfoncée à même son coeur. « Je sais... » C’était murmuré doucement.

La joueuse ne pouvait pas être égoïste, pas encore, pas maintenant. Il avait besoin de quelqu’un de normal, de quelqu’un d’entier, de bien, quelqu’un comme Flora. Et c’était ça, sa douleur. Elle ne serait jamais à la hauteur de lui, jamais assez bien. Si elle l’aimait, elle devait le laisser aller avec l’autre, prendre sa part de souffrance. Au départ, cela lui fera mal : mais les jours allaient se transformer en semaine, les semaines en mois, les mois en années. Et elle finirait par l’oublier, par se reconstruire, comme lui était en train de le faire.

Elle l’écoutait, ses yeux émeraudes croisant les siens par moment, sentant cette tension qui se déliait lentement entre eux. Elle sentait sa chaleur près de la sienne, voyait son corps s’agiter au fil de ses paroles. Ses mains à elle s’agitaient aussi, ses doigts jouaient nerveusement sur le bord de son T-shirt, comme à chaque fois qu’elle était prise par des sentiments trop puissants pour elle. Et, au fur et à mesure, ses paroles s’immisçaient dans son cerveau, un peu plus vers sa raison. Son cœur lui criait que tout n’était pas perdu, sa raison gueulait à l’inverse. Elle était l’ombre de sa vie, elle ne serait jamais plus que cela. « Je comprends. » Ses barrières vibraient au son de sa voix, éclatant bientôt en morceau. « Je ne veux plus te repousser. » Elle ne l’avait jamais voulu au fond. C’était sincère et égoïste en même temps. Elle ne voulait plus le repousser, mais elle devait. C’était un choix qu’elle devait faire, pour lui. Sa volonté, son pouvoir, elle n’en avait jamais plus le contrôle.

Et elle ne s’était jamais autant sentie sur la même longueur que lui qu’à cet instant. C’était lui. Ça avait toujours été lui, quoi qu’elle en dise, c’était toujours ses yeux dans les moments les plus sombres. Il ne l’avait pas accompagné dans ses jours les plus heureux, mais c’était tout comme. « Je suis désolée. Pour ce que je t’ai fait. » Elle avait posé sa main sur la sienne, la serrant doucement. C’était sûrement la première fois qu’elle faisait le premier pas sur un contact avec lui, mais elle voulait qu’il comprenne : elle était sincère, elle avait mal pour lui. Gâcher sa vie, elle l’avait fait en partie, elle le savait. Et si à l’époque, elle avait été suffisamment naïve, à croire qu’il irait mieux sans elle, elle se rendait compte qu’elle lui avait fait bien plus de mal qu’elle aurait dû. La douleur de cette révélation s’était propagée dans ses entrailles et elle avait retiré sa main avant de se retourner vers le terrain de quidditch. « Tu mérites bien mieux. » Bien mieux qu’une poupée cassée, qu’une fille qui au final n’avait fait que le blesser, coup après coup.

Son fidèle compagnon avait senti sa détresse, avait doucement posé sa mâchoire sur son genou, la regardant par-dessous ses cils et léchant le bout de ses doigts dans un geste de réconfort. Elle s’était mise à caresser le haut de sa tête distraitement, avant de reprendre. C’était son honnêteté maintenant. « Tu sais … C’est. » Elle devait trouver ses mots, y penser avant de tout lui dire. Elle avait tant de mal à trouver sa formulation, sa façon de parler. Comme si chaque chose qu’elle était en train de dire lui semblait stupide. Il fallait qu’elle sorte du mensonge. «  Ce n’était pas parce que je ne partageais pas tes sentiments que je t’ai dit non à l’époque. » Elle l’avait aimé, bien sûr. C’était même la première personne pour laquelle elle avait ressenti quelqu’un chose d’aussi puissant et dévastateur. « J’avais peur. J’étais terrifiée… Je … Je ne comprenais pas que quelqu’un puisse s’intéresser à moi. » Elle était cassée, une poupée de porcelaine qu’on avait fait tomber trop tôt, trop jeune. Qu’on avait plongé dans un monde d’adulte de manière forcée : ça avait laissé des marques. Elle n’avait vu que l’amour détruit entre ses parents, sa mère devenir l’ombre de celle qu’elle connaissait. Elle l’avait vu se reconstruire, mais la laisser elle, derrière. Son beau-père ne l’avait jamais vraiment apprécié, elle n’avait que peu de contact avec son demi-frère, qui était encore tout jeune. Elle n’avait jamais eu de modèle amoureux sain : du moins pas d’amour de l’acabit qu’elle avait ressenti. Pas étonnant qu’elle avait tout fait foiré. « Je …. Je pensais que tu finirais par comprendre que je n’étais pas quelqu’un de bien. Que je n’étais pas celle qui te fallait, que tu finirais par partir et ... » Les larmes silencieuses s’étaient mises à couler le long de ses joues et pour une fois elle ne cherchait pas à les retenir, ni à les arrêter. Elle regardait le bas du terrain. Elle avait tout raté. Il ne l’avait pas oublié, comme prévu, elle avait continué à lui faire mal. « J’ai été tellement stupide et égoïste. » Elle se mord la lèvre inférieure, elle retient encore les sanglots : elle doit tout dire, être honnête. C’est peut-être la première fois qu’elle parle autant à cœur ouvert.

« Je ne voulais pas être abandonnée. » Elle s’était toujours sentie incroyablement seule, incroyablement laissée pour compte. Même si elle avait quelques amis - Sebastian faisait toujours parti de ses meilleurs rencontres – elle n’avait jamais vraiment eu une amitié aussi fusionnel que celle avec Isaac. Et ça l’avait effrayé : parce que l’attachement l’avait toujours conduit sur des chemins escarpés où elle finissait inlassablement seule, abandonnée. Elle n’était même plus sûre de voir correctement maintenant, mais elle s’en foutait bien. Elle gardait un phare au loin : celui de la vérité. Elle s’y accrochait désespérément dans cette mer houleuse. « Au final, je t’ai juste infligé ce que je ne voulais pas qu’on m’inflige. » C’était l’ironie du sort, presque risible dont elle en aurait ri si elle n’avait pas été aussi triste. Elle était monstrueuse, une personne suffisamment horrible pour faire du mal à ses paires. Pour faire mal à ceux qu’elle aimait. Elle était difforme, brisée, modelée par ses peurs, ses craintes. Elle n’était qu’une enfant au final, terrorisée et cachée au fond d’un placard, priant que le grand vilain monstre ne l’embarque pas. Elle avait perdu la lumière, depuis si longtemps qu’au final, tout ce qu’elle voyait ressemblait à des mirages. « J'ai été et je suis minable, je suis désolée. » Elle s’excuserait autant qu’il le faudrait. Elle avait retenu un sanglot dans sa voix, n’osant plus le regarder. Que pouvait-elle y voir de toute façon : elle pleurait trop maintenant.

Et murmurant à demi-mot. « Je regrette vraiment d’avoir était aussi con. »

Et peut-être qu’elle ressentait enfin une certaine sérénité à lui avoir tout dit, à lui avoir raconté tout cela. Elle ne pouvait pas racheter ses pêchés, elle ne pouvait pas effacer leur histoire d’un coup de baguette. Enfin si, elle aurait clairement pu, mais le sort était suffisamment horrible pour n’être jamais utilisé. Peut-être qu’elle aurait pu se l’imposer à elle-même. Un sort d’oubliette. Mais elle le savait au fond : c’était monstrueux, et ça n’enlèverait jamais la souffrance qu’elle lui avait infligé, c’était juste égoïste.

Et elle ne devait plus être égoïste maintenant.



#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Jeu 31 Jan - 9:10


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Souvent, il s’imagine un présent avec elle, il se voit vivre à ses côtés, partager le même lit, la même assiette,  partir en week-end à la campagne, la présenter à sa mère, à ses frères et sa sœur. Partir en voyage avec un seul sac à dos pour deux, traverser des pays entiers, l’entendre rire, faire des blagues. Lui faire découvrir ses passions et vice-versa. Être l’acteur principal de son bonheur, de son sourire. Qu’il aimerait connaître par cœur, chaque parcelle, recoin de son corps, tellement si perdre qu’il en oublierait totalement toute notion du temps, jusqu’à manger son propre nom.

Douloureux fantasme, rêve, qui pourtant le fait espérer qu’un jour, il ressentira la même chose pour une autre fille, pour un autre visage, une autre odeur, un autre regard. Différent du sien. Parce qu’aucun autre regard ne pourrait égaler les yeux qui se tournent vers lui à cet instant. Et ses lourdes larmes salées qui étincellent sur ses paupières et s’écrasent contre ses lèvres tremblantes. Alors que sa voix se brise au fur et à mesure qu’elle se dévoile enfin, ses doigts maltraitants son t-shirt, sa mèche de cheveux qui retombe devant son regard émeraude. « Ollie.. » Il mordille nerveusement sa lèvre alors que son interlocutrice semble enfin prête à s’ouvrir pleinement à lui. Pourquoi, pourquoi fait-elle cela aujourd’hui ? Alors que Flora prend petit à petit une place de plus importante dans son cœur, alors  qu’il tente véritablement de se construire ou plutôt de se reconstruire sans elle, sans son souvenir. Elle s’excuse, mais pourquoi le fait-elle aussi tard ? Qu’attend-t-elle de lui aujourd’hui ? Que doit-il faire ?

À cet instant, deux scénarios sont possibles ; le premier est qu’il envoie tout valser, qu’il l’embrasse sur le champ, sans demi-mesure, qu’il n’écoute que son cœur, sans vraiment prendre en compte Flora qui deviendra un dommage collatéral.. Ou le deuxième est qu’il ne doit plus agir comme un petit chien face à l’incertitude permanente de la rousse. Cet ultimatum, il ne peut se résoudre à le prendre maintenant. Parce qu’il est totalement abasourdi avec les paroles d’Ollie. « Pourquoi tu me dis ça maintenant ? Pourquoi tu as attendu que quelqu’un d’autre entre dans ma vie pour me le dire ? Qu’est-ce que..tu aimes me torturer Ollie Debenham.. » cette remarque n’est pas méchante, bien au contraire, on peut y lire une profonde affection, avec une pincée amertume, de regrets.. Le contact physique, une caresse, sur sa main, il la serre, tellement fort qu’il ne veut plus la lâcher. Ne m’abandonne plus, hurle son regard. Non elle n’a jamais été stupide, simplement perdue, mélanger entre son désir d’être aimé et sa souffrance, cette peur de l’abandon. Cette peur, Isaac la connaît depuis peu, il se prend à vouloir des nouvelles de son paternel, qui a quitté la maison depuis janvier..Et pourtant il lui en veut beaucoup, cette fissure qu’il se forme entre lui et le reste de famille, c’est uniquement de sa faute, de sa faiblesse pour des belles paires de jambes, de décolletés.

« Je ne veux pas attendre ça Ollie, arrête de te dévaloriser. Tu es génial, tu l’as toujours été, tu es loin d’être minable, égoïste encore moins stupide... Avec le temps, j’ai appris que..qu’il est impossible de contrôler ce que l’on ressent et peu importe combien de temps on le réprime, ça fini toujours par te ressortir au visage et te faire bien plus de mal », pendant qu’une main serrait celle de la belle, l’autre venait remettre une mèche de cheveux lui tombant sur le coin de l’œil. « Si tu pouvais te voir à travers mes yeux..».

Il ne lui en voulait pas en fond, du moins il ne lui en voulait plus aujourd’hui. Parce qu’il avait beaucoup mûri en très peu de temps, et qu’il avait compris qu’on finissait toujours perdant face à la vérité. Elle surgit toujours au moment où on s’y attend le moins, où on se méfie le moins. C’est quand on se berce le plus d’illusions que le destin, le karma te reprend, te cloue au sol. Et t’immobile. « Celle que j’ai en face de moi, n’est ni minable, ni égoïste. Elle est enfin sincère et en accord avec elle-même. Avoir honte de ses sentiments, c’est comme dire non à une partie de soi », le poison de l’âme qu’il connaît si bien.



#99cc99



Confucius
We all have two lives, the second begins when we realize we only have one.
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Jeu 31 Jan - 18:28



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie
Pour la première fois à ses côtés, elle se sentait incroyablement sereine. Comme jamais elle ne l’avait était auparavant : un poids en moins sur ses épaules, un poids en moins sur son cœur. Plus légère, plus libre. Le temps des mensonges était passé, il était temps de passer à l’honnêteté. Du moins, pas totalement : si elle l’avait été, si elle avait osé. Si elle n’avait pas pensé qu’elle ne valait pas le coup, elle lui aurait sûrement dit qu’elle le voulait lui, maintenant. Que malgré les erreurs, leurs passés, elle était toujours attirée par lui. Qu’elle voulait le redécouvrir, renouer avec lui, même avec cette Flora en travers de leur chemin. Elle aurait été égoïste, à le vouloir pour elle seule. « Je ne sais pas. » Honnêtement, elle n’était pas vraiment sûre de ce qui lui était passé dans la tête, peut être juste un trop plein émotionnel. Elle s’essuyait le bout du nez de sa main, un léger rire dans sa tristesse. Elle sait bien qu’elle le torture, mais merlin qu’elle aimerait ne plus lui faire de mal. « Je suis désolée. » Les larmes sont moins nombreuses à se pointer au bord de ses paupières et elle peut enfin l’observer depuis ses cils humides. « Je pensais que ça nous permettrait de reprendre peut être à 0. » Elle voulait retrouver le Isaac qu’elle avait connu, son ami, son confident et égoïstement, son amour. « Pour passer à autre chose, peut-être. » Oublier toute cette douleur derrière eux, même si elle savait que c’était impossible. Elle avait tiré un mouchoir de son sac, s’essuyant les yeux et le bout du nez en retenant un léger hoquet. Elle jouait avec le tissu entre ses doigts, attendant ses réactions avec une certaine appréhension malgré tout. Et peut-être aussi parce qu’elle lui mentait. « Je ne pensais pas que ça prendrait de telle proportions. »

Elle sentit sa main retenir la sienne. Et même si sa raison lui criait de la retirer, son cœur essayait de doucement prendre le monopole et laissa ce contact s’installer entre eux. Parce qu’au fond d’elle, une petite partie d’elle espérait, encore, toujours, que ses yeux chocolats ne se posent plus que sur elle. Mais son cœur était un d’un égoïsme proportionnel, d’une jalousie exceptionnelle. Elle s’arrête de respirer quand il passe sa main près de son visage, ses doigts la frôlant pour remettre en place une de ses mèches. Elle n’ose plus bouger, l’observe de ses yeux émeraude, incapable de bouger, hésitante presque à fermer les yeux, à frôler du bout des doigts cette main. Elle voulait juste savourer l’instant. Les larmes menacaient à nouveau de la submerger.

Les émotions qui la traversent sont trop variées, trop différentes les une des autres. Un instant, elle le veut pour elle, seulement elle, l’autre elle se sent incroyablement odieuse. Elle ne méritait pas cette intention de sa part, elle ne méritait pas ce regard rempli de douceur, ces paroles rassurantes. Elle ne méritait pas ce pardon venant de lui. Il était trop précieux pour elle, elle finirait par le briser. « Tu es bien trop gentil, Isaac. » Pas que ce fut trop facile pour elle. Mais elle aurait presque préféré qu’il la rejette, qu’il l’engueule, qu’il lui en veuille, ça aurait rendu les choses plus faciles, pour lui et pour elle. Parce qu’il avait toutes les raisons de lui en vouloir et il restait là, ses gestes emplis d’une telle douceur qu’elle ne souhaitait que poser sa joue contre sa main pour savourer son contact, encore et encore. Qu’elle ne souhaitait que fermer les yeux, poser son front contre le sien pour savourer cette tendresse et ce pardon qu’il lui octroyait. Ses yeux s’étaient doucement baissés, se posant un instant sur Mulligan qui s’était finalement couché à leurs pieds. « Je t’ai fait du mal, ça fais clairement pas de moi quelqu’un de génial. » Un sourire triste étire ses lèvres, elle reprend doucement. « Et je suis quelqu’un d’égoïste parce que je sais que tu as une copine, mais je te dis quand même toutes ses choses. » Elle ne démentait pas, elle n’était pas quelqu’un de bien. Elle avait une tonne de défaut, de problèmes, de complexes. Elle aurait aimé le croire, boire ses paroles comme la dernière des assoiffées, lui faire confiance aveuglement et lui donner toute sa personne s’il le fallait.

Il lui coupait le souffle. Par ses paroles, par ses actes, elle avait l’impression d’être dans une espèce d’apnée à ses côtés. Elle voulait le croire, croire à quel point elle devait être belle et parfaite à ses yeux. Ne voyait-il pas combien elle pouvait l’idéaliser, elle aussi ? Les larmes étaient remontées au coin de ses yeux, elle les avaient retenues d’un coup de mouchoir. « Je n’ai jamais eu honte. » Bon sang, jamais par Merlin. Ce n’était pas par honte qu’elle s’était tu, c’était par peur et par crainte. Il l’avait impressionné, car il était le premier à avoir franchi autant de barrières et que la dernière n’était qu’un mur de pierre qu’elle avait façonné. Et elle avait décidé de détruire toutes ses pierres, de retirer tout ces non-dits entre eux. « Pourquoi tu me pardonnes toujours… » Elle avait du mal à comprendre, après tout ce qu’elle lui avait fait, toute la peine qu’elle avait crée, il continuait, il revenait, inlassablement vers elle, d’une façon ou d’une autre. Ils étaient comme deux aimants, comme deux atomes qui s’accrochaient l’un à l’autre. « Pourquoi on est incapable de se parler sans se blesser l’un, l’autre ? » Ses yeux plongent dans les siens, cherchant une réponse à ses interrogations. Est ce que le destin voulait simplement les voir ensemble, ou prenait-il un malin plaisir à les voir souffrir, écrasé l’un par l’autre ? « Je ne veux pas m’immiscer entre toi et elle. » Si ça avait sa part de vérité -elle ne voulait pas créer un dommage collatéral, même indirect la concernant- elle savait très bien que Flora était une bonne personne, meilleure qu’elle. Qui satisferait Isaac bien mieux qu’elle, mais au fond, elle le savait. « Mais je suis peut-être juste jalouse... » Elle l’avait presque murmuré à demi-mot, comme pour se l’avouer à elle-même. Parce qu’elle était jalouse au final de cette fille et qu’elle aurait donné n’importe quoi pour prendre sa place.

Et pourtant, elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas s’immiscer dans leur relation, s’infiltrer tel un poison entre eux.



#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Ven 1 Fév - 15:37


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Reprendre à zéro. Qu’il aimerait de tout cœur que cela puisse être possible. Rendre la situation beaucoup plus simple, bien moins douloureuse, dévastatrice. S’il pouvait revenir à l’époque de Poudlard, quand la seule chose dont il devait se soucier revenait à être en avance pour dîner et ainsi pouvoir espérer assez à manger pour tenir jusqu’au petit matin ou bien de rendre un parchemin assez propre sans que la prof lui lance au visage qu’il écrit comme un troll et qu’il doit s’appliquer davantage.

On lui a souvent répété qu’il devait profiter de sa « jeunesse », de son insouciance. Et pourtant lui à ce moment, il n’avait qu’un désir, devenir adulte et vivre ses propres expériences, l’indépendance il l’a toujours convoitée. Elle semblait si loin alors qu’il arpentait les couloirs de l’école sous les réflexions et insultes des plus grands. Le trouvant soit trop rachitique, trop petit ou trop pâlot. Il avait cette envie d’évasion, d’aventure, de solitude, de frisson, d’excitation, d’admiration, de fascination. Tant d’envie et de désir très longtemps inassouvis qu’il a fini par devenir perpétuellement insatisfait, toujours à en vouloir plus, voir plus loin. Il avait envie de tout connaître, de tout découvrir, de tout savoir.

Et pourtant au fond de lui, il ne cherche pas la reconnaissance, ni la gloire. Il était à la recherche de quelque chose de bien plus grand, de plus ambitieux. L’affection des autres. L’approbation, le soutient. Comme si, il cherchait désespérément à vouloir être aimer, apprécier pour son savoir, ses connaissances. Parce qu’il pense inconsciemment qu’il ne mérite pas l’attention qu’on lui donne, gratuitement, sans arrière pensée, sans monnaie d’échange.

Lui aussi se retient de toutes ses forces pour ne pas lâcher les larmes aux creux de ses pupilles. C’est nerveux, il ne s’en rend pas compte, sa lèvre inférieure est martyrisée par ses dents supérieures, elle est rougie, endolorie. Totalement fiévreuse face au masque d’Ollie, qui tombe, qui tombe, à mesure qu’elle ouvre la bouche. Qu’elle s’ouvre à lui, presque totalement. Lui qui durant longtemps pensait que la vérité était libératrice, voilà qu’il se prend à être encore plus attristé par la situation. C’est insoutenable, de voir ces larmes, de voir sa bouche crispée, grimaçante, dans l’espoir de retenir un sanglot de plus. « Non, tu as eu raison. » La main toujours jointe à celle de la rousse, il reste silencieux pendant un temps, quelques secondes révélatrices de ce qui allait suivre. Parce que oui, il était prêt à tous les sacrifices pour continuer à vivre à travers ses yeux.

« Il n’y a pas si longtemps que ça, j’étais persuadé que dans la vie, si on voulait s’en sortir, il fallait toujours lutter contre le courant, quelle que soit sa force. Mais tout bien réfléchi, vivre en se laissant porter, ce n’est pas si bête que ça, du moment que ça nous fait avancer… », sa main soulève celle de la belle, elle est glacée. Mortifiée et tremblante. Alors qu’il lance une fois encore un regard vers elle, si son regard pouvait parler, toucher. « Ce que j’essaie de te dire c’est qu’il est possible, du moins je l’espère, que nous reprenions depuis le début. Avant que toute cette situation ne « dérape », nous étions amis nous pouvons le redevenir. Je..j’en ai vraiment envie. J’en suis arrivé à un point où.. je suis prêt à te laisser partir..te laisser aimer quelqu’un, un autre que moi. Parce que tout ce que je veux, c’est que..tu sois heureuse. Même-si ce n’est pas avec moi..  » Mais ça pue le mensonge, ça se voit sur sa figure, qu’il ne pense pas un mot de ce qu’il vient de dire, mais il le crache tout de même. Parce qu’au fond c’est la seule solution. La seule qui fera le moins de dégât, du moins pour les autres.

Elle avait raison, tellement raison qu’il lui envoya un faible sourire révélateur, elle avait toujours le don de mettre le doigt où il ne fallait pas, où ça faisait mal. Pourquoi étaient-ils incapables de se parler sans se blesser ? « Peut-être qu’on a fini par voir cette souffrance du bon côté, a force elle est devenue rassurante, parce que vivre au grand jour, sans retenu, c’est prendre le risque de souffrir deux fois plus, d’être déçu ou..je ne sais pas. » Le soupir qui suivit est rempli d’une profonde frustration, ça tourne encore et toujours en rond, il ne verra donc jamais le bout du tunnel ? Voit-on vraiment toujours la lumière après l’obscurité ?

« Tu ne t’immisces pas entre nous..j’y suis pour beaucoup, si je n’avais pas dérapais l’autre soir. Nous en serions peut-être par là, à ce faire bien plus de mal qu’avant. » Peut-être que ce n’était pas encore le moment pour eux deux, de se retrouver. Il était sûrement trop tôt ou tout simplement trop tard.  Enfin de toute évidence ça sentait la déception dans les deux paires de pupilles assit dans ce stade. « Dis-moi que c’est possible..dis-moi que nous pouvons être amis ».


#99cc99



Confucius
We all have two lives, the second begins when we realize we only have one.
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Ven 1 Fév - 17:55



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie
Quand elle plongeait dans ses yeux chocolat, elle voulait y croire. Elle voulait le croire, croire qu’il ne voulait d’elle qu’en simple amie. Retrouver cette complicité qu’ils avaient eu plus jeune, cette insouciance qui les avait unis. La rouquine devait se laisser porter à son tour par le courant, l’accompagner. Arrêter de se battre contre lui, d’espérer quelque chose de lui. Il ne lui devait rien, elle devait simplement dériver, espérer s’accrocher aux bonnes personnes dans cet élan. Si c’était ce qu’il voulait, elle le suivait. Parce qu’elle ne voulait pas encore l’essuyer de sa vie, elle ne voulait pas l’oublier, jamais. Elle ne pourrait pas être heureuse avec un autre, pas maintenant, pas après toute cette honnêteté. Elle doutait trouver quelqu’un avec un tel cœur, une telle beauté d’âme, qui malgré ses défauts ne faisait que s’embellir à ses yeux.

Elle aurait préféré mille fois observer ses lèvres gonflées par ses baisers que part la douleur qu’il s’infligeait. Mais ce ne serait jamais pour elle, elle ne le méritait pas. Pas aujourd’hui, pas hier, pas demain. Elle devait vivre avec cette simple vérité : elle n’était et ne serait jamais assez bien pour lui, il ne pourrait jamais la pardonner à 100% malgré ses paroles. Elle ne se pardonnerait jamais du mal qu’elle lui avait fait, surtout. Elle devait le regarder être heureux avec une autre. C’était le plus beau cadeau qu’elle pouvait lui faire : rendre sa liberté. Elle resterait encore dans cette cage, quelque temps. Peut-être que la porte se ré-ouvrirait pour elle un jour, qu’elle pourrait elle aussi prendre son envol. Mais à l’heure actuelle, c’était lui qui lui importait. Elle avait doucement hoché la tête à ses paroles. Elle ne pouvait pas lui dire, qu’elle ne voulait être heureuse qu’avec lui. Elle ne pouvait plus.

« C’est peut-être ça, oui. » C’était un sourire triste qui avait étiré ses lèvres. Peut-être qu’ils s’étaient accoutumés à cette souffrance. « On doit être légèrement masochiste. » Elle tente un trait d’humour, quelque peu risible. Cette souffrance, elle s’en serait bien passer, par Merlin qu’elle aurait dû être honnête plus jeune. Par Merlin qu’être une adolescente était stupide. Elle aurait donné n’importe quoi pour revenir en arrière, lui avouer ses sentiments. Peut-être même qu’elle en aurait donné sa carrière. La vie était sarcastique, elle l’avait tenue éloignée ses derniers mois pour ne pas interférer sur sa carrière, pour au final se demander si elle ne l’abandonnerait pas pour ses beaux yeux. Fais un choix dans la vie, ma pauvre fille.

S’il lui soutenait qu’elle n’interférait en rien, la joueuse de quidditch n’était pas naïve. Elle avait de gros sabots, et elle avait simplement mis les pieds dans le plat, il fallait en tirer les conséquences. Avait-elle le droit d’y croire ? Pouvait-elle vraiment espérer être amie avec lui ? Laisser tout ça de côté ? Ils avaient déjà essayé, enfin, elle avait déjà essayé, quelques années auparavant. Un désastre qui n’avait fait que de les éloigner un peu plus l’un de l’autre. Mais il semblait bien trop désespéré pour simplement vouloir son amitié. Aucun des deux n’en voulait, aucun des deux ne voulait s’en contenter. Et pourtant, ils se devaient d’y faire. S’ils voulaient rester dans la vie de l’autre, c’était le sacrifice qu’ils devaient faire. Et quel sacrifice bon sang, sacrifier son amour pour une amitié. C’était simplement horrible à ses yeux.

Mais c’était tout ce qui comptait au final : garder ses yeux noisette dans sa vie.

« Je pense que oui. » Mensonge, cruel. Nécessaire. Lentement, elle retire sa main de son emprise. Elle tourne le regard vers le terrain de quidditch, l’observe. C’était si calme, si rassurant dans un sens. Le calme après la tempête. Ou peut être étaient-ils simplement dans l’œil du cyclone ? Un silence s’était installé entre eux. Tout avait été dit, tout avait été fait. Il n’y avait plus le choix maintenant, que de s’observer en silence, l’un dans l’ombre de l’autre. Sa main se perd doucement dans le pelage de Mulligan. Elle ferme un instant les yeux.

Elle se fait à l’idée. À cette amitié. À reprendre à 0. Les larmes sont sèches sur ses joues. Elle est sereine, presque trop.

Finalement, son regard se tourne vers lui, une nouvelle fois. Un sourire aux lèvres, elle tend sa main, vers lui. « Ollie Debenham, vous êtes ? » Un nouveau départ, un nouveau début. Alors pourquoi pas, réellement reprendre de zéro ? Elle étouffe un semblant de rire, elle sait quel point c’était stupide, mais… Les dès étaient jetés.


#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Sam 2 Fév - 15:20


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Le cœur se décroche, se broie, cogne à tout rompre. Le sang siffle dans ses tempes, pulse dans ses veines, échauffe son âme. L’oxygène manque dans ce combat psychologique. Et il se noie dans des larmes intérieures, dans sa gorge nouée, dans son horreur, dans sa douleur. Il reste penché, appuyé sur ses genoux alors que le temps semble s’être arrêté et que la lamentation se poursuit, chuintante, erratique, catastrophée. Il ne sait pas combien de temps, il reste ainsi. Il en perd ses repères, ses certitudes, ses sens.

Statue figée par le chagrin, il se prend à contempler Mulligan, sa truffe sur la cuisse de sa maîtresse. « Légèrement ? » lance le garçon, les lèvres tendues en un discret sourire. Totalement oui, il avait envie de répondre, mais il n’en fit rien. À quoi cela servirait ? Son regard ne décroche pas les gradins déserts qui sont en face d’eux. Le silence avait très souvent le don de dire beaucoup de choses. Et c’est pourtant les deux cœurs battants à tout rompre qu’ils restèrent là, à ce dire beaucoup de choses dans ce silence massacrant, désarçonnant.

Le mensonge par omission n’était pas un mensonge. C’est que disait souvent son père, et c’était dans ce genre de situation qu’il aurait voulu savoir parfaitement mentir. La regarder dans les yeux pour lui dire qu’il était parfaitement possible pour deux, de devenir amis, de ne pas avoir une certaine ambiguïté, de la laisser faire sa vie, avec quelqu’un d’autre, un autre que lui. C’était dur d’admettre qu’il avait le même problème que son père, l’amour des femmes. De deux femmes en particuliers. Aimer deux femmes en même, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite. Parce qu’il savait pertinemment que cette situation allait finir mal, faire souffrir beaucoup de personnes. Il en était conscient mais il ne pouvait pas, ne voulait pas vivre sans elle. Parce que ça voudrait dire qu’il dirait adieu à son premier amour, la première fille qui aimait. Et qu’il aimerait toujours quoiqu’il dise ou fasse.

Elle tend alors une main, un sourire aux lèvres, rosies. Se présente comme face à un inconnu. Cette réaction le fait rire, comme un enfant, face à un piètre clown. « Isaac Monaghan », empoigne sa main, de la douceur dont il lui était propre. Et comme Isaac, avait la fâcheuse tendance à être impulsif et imprévisible. Il baisa la main qu’il venait de prendre, un long baisait qui voulait dire beaucoup sans vraiment le faire véritablement. Parce qu’ils avaient conclu un accord. Du coup pour le moment, au fond il n’y croyait pas à ce nouveau départ, mais il le ferait pour le bien d’Ollie et surtout de Flora. « Enchantée ma jolie ». Coquin.


#99cc99



Confucius
We all have two lives, the second begins when we realize we only have one.
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Sam 2 Fév - 18:31



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie
Son cœur refusait de se joindre à la partie. Elle ne pouvait être son amie. Elle devait y mettre sa raison, la sceller à double tour, avec son restant de sentiments à son égard : pense au mal que cela entraînerait. Si elle se laissait aller à lui, c’était la boite de Pandore d’ouverte, le mal répandu. Elle devait l’aimer en cachette, en secret, l’observer depuis une certaine distance… Peut-être attendre dans les coulisses, le jour où il y reviendrait. C’était le seul espoir qu’elle avait le concernant. Ils devaient bâtir cette relation amicale sur des ruines, sortir le mortier, le béton, retrousser les manches et espérer construire quelque chose. Ça n’allait probablement pas être beau, difforme, un bâtiment avec des portes donnant sur nul part … Mais elle avait ce minuscule espoir, ce minuscule espoir que l’un des portes construites débouche sur quelque chose de plus beau, de plus sain. C’était la seule chose qui la gardait sereine, pour le moment.

Quand elle fermerait la porte de sa maison, tout à l’heure, elle s’écroulerait probablement à ses pieds et se lamenterait sur sa situation. Il avait raison, ils n’étaient pas légèrement masochistes, ils l’étaient complètement.

Et bon sang, que son rire lui avait manqué. Que son sourire était beau à voir. Elle se détestait déjà.

Et puis il avait pris sa main, l’avait serré avec douceur, avant de doucement la porter à ses lèvres. Et bon sang. Son palpitant s’était brutalement accéléré, menaçant à tout instant de sortir de sa cage thoracique. Le souffle coupé, l’air frais était venu brûler ses poumons. Comment, par Merlin, voulait-il qu’elle lui résiste, avec ce sourire, ce baiser aux allures innocentes - qui ne l’était tellement pas , et cette intonation. Comment voulait-il qu’elle le considère comme un ami quand le moindre de ses contacts sur sa peau lui laissait une impression de brûlure. Mais qu’elle était exquise, qu’elle était parfaite. Peut-être que son esprit s’était absenté un instant, à rêver de poser ses mains sur sa nuque pour l’attirer à elle, à rêver de poser ses lèvres sur les siennes, à les goûter et à perdre pied. L’embrasser à perdre haleine, à perdre tout repère. Elle retient un soupir de volupté à la caresse de ses lèvres, le visage empourpré, le sang lui montant à la tête.

Sait-il cet effet qu’il lui fait ? Est-il conscient des papillons au creux de son bas-ventre quand il lui dit ce genre chose ? Sait-il a quel point il la charme, à quel point il la damne et la maudit avec son sourire et ses yeux rieurs ? Elle en perd pied, pour un simple contact, pour simplement la douceur de ses lèvres sur le plat de sa main. Est ce qu’elle rêvait que ses lèvres remontent le long de son bras, pour venir se perdre dans sa nuque puis contre les siennes ? Complètement. Ollie était redevenue une adolescente -était elle seulement sortie de son adolescence, là était la question. « De même. » Sa voix est presque timide, feutrée. Et elle lui sourit. Elle est foutue. Rien ne pouvait le remplacer, il était trop unique à ses yeux. Il l’avait maudit, maudit à tomber amoureuse de lui, encore et encore. Si son absence l’avait fait languir, sa présence lui rappelait à chaque instant, les petites choses qui l’avait fait craquer.

Reprendre contenance, reprendre une discussion plus légère. Elle avait peur que s’il se levait maintenant, s’il partait maintenant, elle ne le reverrait jamais. Il disparaîtrait. La rouquine était terrifiée par cette idée, et peut être que c’était pour cela qu’elle l’avait lancé sur une discussion tout autre. Le faire parler, le faire rester. « Comment va le reste ? Ca va tes cours ? » C’était ça être un ami, n’est ce pas ? Prendre des nouvelles, se garder au courant. Faire comme si de rien n’était. Bon sang que c’était dur quand son cœur battait si vite. Elle avait l’impression de l’assommer de questions, simplement pour ne pas le voir partir. Simplement pour ne pas rester seule, encore. Qu’elle était pathétique. « T’as voyagé pas mal non ? Tu comptais partir cet été ? » L’assommer encore plus, oublier son estomac qui émettait des gargouillements de plus en plus bruyants qu’elle n’aurait pas été étonné qu’il entende vu le silence du stade. Elle avait saisi à nouveau son shaker de protéines pour en prendre quelques gorgées en l’observant, attendant sa réponse. Ce n’était pas un repas, mais ça la calerait. Pour un temps.

« Je t’envie... J’aimerais aussi bouger, voir le monde. » Mais elle n’avait ni le temps, ni l’argent pour le moment. Encore moins le temps avec la saison de quidditch qui battait à présent son plein. « Mais la saison vient à peine de commencer. » Elle regarde le terrain avec un léger sourire, bon sang qu’elle aimait son boulot, mais … C’était un temps plein, peu de repos, peu de calme. « Puis c’est plus un mode de vie qu’un travail. » Se levait tôt le matin, vérifier son régime, sa prise de poids. Faire attention à son corps, prendre des séances avec un kiné. Courir, aller à la musculation, continuer le sport, l’entretien de ses muscles. Puis surtout garder un mental en acier, ne pas se laisser prendre par son environnement. Faire attention aux paparazzis, faire attention à ses actes en public. Tellement d’impératifs à respecter pour être la meilleure sur le terrain, pour se faire une place dans ce monde masculin. Elle sourit doucement. Elle est addicte à ce mode de vie. Elle s’arrête un instant en se tournant vers lui. « Désolé, je crois que je parle un peu trop. »

Si le silence lui avait paru serein auparavant, elle en était à présent effrayée. S’ils n’avaient plus rien à se dire, il allait partir non ?


#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Isaac N. MonaghanIsaac N. Monaghan
Étudiant Sorcier
Étudiant Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t2230-isaac-n-monaghan-come-back-toMessages : 239 Points : 564
Pseudo : lulu
Avatar : andrew garfield .
Crédits : avengedinchains (av) ; anesiodora (sig)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: - Maison n°4, rue Flamel en colocation avec Matthew Hamilton.
Patronus: Un renard.
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Sam 9 Fév - 5:56


il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire quand on veut pleurer et d’oublier lorsqu’on veut aimer.
mi-Juin 2001

Et il sentait entre elle et lui comme un voile, comme un obstacle, s’apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu’à l’âme, jusqu’au fond des pensées, qu’elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l’être moral de chacun de nous, reste éternellement seul pour la vie.

L’instant est suspendu dans un vide énigmatique. Il ne sait plus vraiment qu’il ressent, pour changer. Comment devrait-il se comporter avec elle désormais ? Est-ce qu’ils pourront se voir, comme aujourd’hui sans avoir cette arrière-pensée dévorante ? Sans vouloir plus, sans la dévorer des yeux ? Parce que, au fond, même si un pacte venait d’être scellé, les sentiments, eux, ne disparaissaient pas pour autant. Pour rien au monde il n’aurait voulu partir, la quitter, ça reviendrait à dire, qu’il tirait définitivement un trait sur Ollie Debenham. Et cette réalité n’avait rien de réjouissant, bien au contraire.

Le garçon était encore fébrile de ce contact paume contre paume, puis de ses lèvres contre cette main gelée. Il l’avait presque défié du regard, il aurait voulu qu’elle réagisse plus brutalement, qu’elle l’embrasse, presque sauvagement, comme si, sa vie en dépendait totalement. Comme si, pour une fois, elle lâcher prise. Alors que sa tignasse rousse virevolte dans la danse qu’orchestre le dieu Éole. Qui l’empêche de rentrer en contact direct avec les prunelles de son interlocutrice.

« Oh euh je viens de finir mes examens, et je remercie la caféine, mon amie la plus fidèle, d’avoir été là, durant cette longuuuuuue période » s’exclame t-il alors énergiquement, le sourire satisfait. Sa main gratte nerveusement son menton, pendant qu’il prend son aise au fond du siège. « Donc là, techniquement je suis en vacances.. du moins jusqu’à la semaine prochaine. J’ai décoché un boulot à temps partiel, chez The Little Brookwrom, tu sais la librairie de Sarah. Et puis les week-ends, je suis de garde à l’hôpital, aux urgences. C’est bon pour mon dossier, et ça m’évite de m’ennuyer. » un rire s’échappe de ses lippes alors qu’il prend le risque une nouvelle fois de regarder Ollie dans les yeux. Trop tard, il avait perdu une fois de plus son assurance si fragile. Fais-toi violence. Plus tu enterreras tes sentiments, moins tu auras mal. Sauf qu’Isaac ne savait pas faire ça, réprimer ses sentiments, faire semblant. C’était bien le contraire de son caractère, faire le mec insensible et inaccessible.

« Oui j’ai fais l’Amérique du sud ! C’était..incroyable. Si j’avais pu partir plus longtemps.. Mais malheureusement je ne vais pas pouvoir partir cet été..comme je jongle entre deux jobs.. » Et puis avec le chaos qui règne chez les Monaghan depuis plusieurs mois, partir, était une mauvaise idée, d’autant plus que c’est lui qui tenait à « bout de bras » sa mère. Mais il ne voulait pas aborder le sujet. C’était bien trop endolori pour en discuter, même avec Ollie. « C’est bon ton truc ? » Il fronce le nez, curieux de savoir si cette mixture jaunâtre avait un bon goût ou non. Il n’avait jamais compris comment les sportifs faisaient pour boire un truc pareil. C’était de la poudre avec…de l’eau, rien de très appétissant en somme. « Oui avec ton boulot ça ne doit pas être évident. Mais tu n’as pas de break  ? A la fin de chaque saison, qu’est-ce que tu fais ? » Il posait cette question, en connaissant parfaitement la réponse. Être joueur professionnel impliqué beaucoup de sacrifices, et puis c’était bien plus qu’un métier, c’est une passion, une façon de vivre. Très diffèrent du sien. Tellement diffèrent.

Il l’imite et observe le terrain un faible sourire aux lèvres, il l’écoute, boit les paroles qui s’évaporent dans l’air. « Nous n’avons pas choisi le chemin plus moins anxiogène.. » Il laisse échapper un rire nerveux, moqueur, qui résume parfaitement le chemin des deux amis. « Mais c’est ce qui fait la beauté de la chose, non ?.. Ne pas avoir choisi la simplicité ». Il tente de se rassurer, comme il peut. Alors que des nuages approchent dangereusement du stade, on les aperçoit là, au loin, prêts à gronder au-dessus des crânes des deux sorciers.



#99cc99



Confucius
We all have two lives, the second begins when we realize we only have one.
Ollie V. DebenhamOllie V. Debenham
Sorcier
Sorcier
http://www.catharsis-rpg.com/t1187-ollie-v-debenhamMessages : 1102 Points : 506
Pseudo : Marinc
Avatar : Emma Stone
Crédits : Dandelion (bazzart) & Scizophrenic (bazzart)
Plus d'informations
Feuille de personnage
Lieu de résidence: Atlantis - Faubourg
Patronus: Un chinchilla
Informations diverses:
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   Sam 9 Fév - 14:55



► Stade de quidditch - 22 Juin
In a little bit of time it won't hurt so bad
Isaac & Ollie
Une partie de la rouquine était rassurée : il ne cherchait pas à couper court à la conversation, il restait à ses côtés. Et bon sang, que c’était rassurant, dans un sens. Peut-être restait-il par politesse, mais une partie d’elle refusait d’y croire. Elle l’écoutait, son regard venant parfois croisé ses prunelles chocolat. Elle aurait pu s’y perdre pendant des heures, elle devait même se souvenir de respirer parfois. « Tu auras bientôt tes résultats ? » Elle était certaine qu’il avait tout réussit avec brio : Isaac était une tête, un passionné, elle n’avait aucun doute sur son futur succès. Il serait un médecin formidable, elle le savait, son instinct lui criait. « Tu devrais faire gaffe, tout de même. » Elle est mutine, souriante, un peu taquine sur les bords. « La caféine, c'est pas ce qu’il y a de meilleurs pour le coeur, non ?» Isaac était sa caféine à elle. Tout y était, excitation, énergie, augmentation du rythme cardiaque. Avec en plus une batterie de mauvais effets. La liste aurait été longue si elle y avait accordé un peu d’importance avec en première position leur masochisme certain.

« Sarah ? Genre Sarah Parker ? » Elle était surprise, Sarah ne lui avait rien dit. Elles avaient gardé contact au fil des ans, amies datant de Poudlard. Elle s’était toujours souvenue de sa gentillesse légendaire. Mais elle était étonnée qu’elle ne lui ait rien dit sur le fait qu’elle avait embauché Isaac, curieux. « Je comptais lui rendre visite d’ici peu ! La boutique est bien en centre-ville ? » Est ce qu’elle allait potentiellement avoir des excuses pour aller voir Isaac et parler avec lui ? C’était une certitude. Elle pourrait garder un œil sur lui, sur sa vie… Quitte à soutirer des informations à Sarah … Contre une ou deux places pour quelques matchs bien placés… Ou quitte à lui acheter bien plus de bouquins qu’il ne lui en fallait. Pour faire prospérer sa boutique, bien sûr.

« Ça devait être vraiment génial. » L’Amérique du sud, ça sonnait bien comme voyage. Elle voyait plus partir en Nouvelle-Zélande , ou en Australie, mais elle avouait être tenté par l’Argentine. Elle aurait tout le temps quand sa carrière prendrait fin. De voyager, de découvrir, de bouger. Pour l’instant, elle vivait sa passion, et ça lui allait très bien comme ça. « Mais ça dois pas être facile, tu trouves du temps pour toi, au moins ? » Elle ne voulait pas qu’il se tue à la tâche, qu’il se perde à travailler trop pour au final ne devenir que l’ombre de lui-même. C’était ce qui lui était un peu arrivé, si on s’y penchait bien.

Son nez se fronce légèrement, ses épaules s’agitent doucement au son de sa voix. « Eh bien, c’est censé avoir un goût de vanille, mais j’trouve pas. » Elle regarde sa gourde un instant, Observant le liquide à l’intérieur. « Sinon niveau texture, c’est spécial. On s'y fait. » Elle sourit doucement, ses prunelles croisant les siennes, lui tendant la gourde encore à moitié remplie. « Tu veux goûter ? » Une petite lueur de défi et d’amusement avait traversé ses deux émeraudes. Ses lèvres étiraient dans un sourire, elle aurait presque pu lui demander de l’embrasser pour venir y goûter, si seulement elle n’avait plus de retenue. Si seulement cette Flora n’avait pas existé. Dommage, Ollie, toujours en retard sentimentalement parlant.

Elle serait presque sereine, presque entièrement détendue. Pourtant, elle sent encore ce nœud entre ses deux épaules. Elle essaye de garder tout ceci léger, doux, calme. Pour ne pas le faire fuir, pas encore. « He bien … Je ne sais pas encore. L’année dernière, on a pas vraiment eu de saison avec la coupe d’Europe… Du coup, c’est ma toute première saison de match ici. » Elle avait bien eu quelques matchs avec Falmouth, mais là, c’était du concret. Elle n’était pas remplacante, elle devait montrer sa place sur le terrain et montrer qu’elle n’était pas seulement un outil de décoration. Ashley avait bon espoir en ses capacités, elle ne devait pas la décevoir : après tout son salaire en dépendait. « Je verrais à la fin ! » Elle sourit doucement avant de reprendre. « Mais Sebastian veut absolument qu’on aille skier cette année, donc on profitera d’un break, je suppose. » Il lui avait fait la promesse cet hiver : depuis ils n’avaient pas vraiment eu le temps, mais 2001 serait plus clémente, sûrement. Un léger rire s’échappe de ses lèvres. « Enfin, moi sur des skis ? Qui y croit ? » Sa maladresse sur le plancher des vaches n’avait jamais été à prouvée : elle était plus à l’aise dans les airs. « J’vais revenir plâtrée de la tête au pied. » Elle n’allait pas y manquer, pour sûr. Mais elle savait d’expérience que Sebastian n’était pas non plus très bons sur ses pieds, c’était rassurant.

Elle hoche la tête doucement. « Je suppose. » Elle reprend doucement. « Ça occupe l’esprit au moins. » Un léger rire risible au bout des lèvres. Quand elle était sur son balai, elle oubliait tout. C’était pour ça qu’elle se perdait presque dans son métier ses derniers mois : pas seulement parce que c’était sa passion, mais parce qu’une fois qu’elle traversait les cieux, elle ne pensait plus à rien. Plus d’Isaac, plus d’Ollie, plus de drama, plus de tristesse, juste elle, ses sensations, son balai et le cognard qui sifflait à ses oreilles.

Elle avait regardé le ciel se couvrir légèrement : dans quelques minutes, le ciel serait entièrement gris, un peu comme son esprit.

#666600
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne





Debenham ☩
«I wanna feel like I can't come down
I got a dream so I can't stop now
I gotta stop feeling invisible and start feeling invincible
Hate, feeling impossible
The hardest thing is believing in your dreams »

Contenu sponsorisé
Plus d'informations
MessageSujet: Re: All is fair in love and war | Ft Ollie   

 
All is fair in love and war | Ft Ollie
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Absolarion Love.
» I love America
» Love Hina
» Let your love come true
» Shakespear In Love

Réponse Rapide


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: