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 Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]

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Theodora Rose KnightTheodora Rose Knight
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MessageSujet: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] EmptyDim 20 Jan - 3:11

Mai 2001
Trente-sept ans ! Etait-ce l’âge pour fréquenter une bibliothèque universitaire ? Si elle y pensait, cela ne faisait pas si longtemps qu’elle avait arrêté l’exercice. Les études de médecine sont suffisamment longues pour cela et sa plongée presque ‘immédiate dans le monde de la recherche ne l’avait en fait jamais faite oublier le chemin des travées de rayonnage et comment on va au plus court vers le document recherché ou bien comment on se laisse porter par les titres connexes de cette recherche. En fait entrer dans une bibliothèque c’était possiblement ressortir cinq minutes plus tard avec l’ouvrage escompté sous le bras ou bien des heures plus tard, les mains vides après une lecture digne des plus grandes fringales ou bien les bras chargés d’ouvrages sur lesquels on passerait la nuit en prenant des notes et en s’abimant les yeux sur les pages ou les écrans.

Si elle se posait la question de son âge aujourd’hui c’est sans doute qu’elle allait se jeter dans ce qui ressemblait à la gueule du loup, possiblement du loup garou. Elle le savait elle allait croiser la jeunesse sorcière et les deux mots avaient de quoi l’effrayer.

Le temps qui passe occupait les moments de solitudes de la chercheuse et l’horreur de la décrépitude encore davantage. Elle guettait la désapprobation de son miroir qui semblait lui laisser encore lui laisser un sursis et ajoutait pour le moment à ses traits le charme des fruits mûris au soleil à celui parfois fade de la jeunesse estudiantine. En tant que médecin, elle savait qu’il n’y avait pas grand-chose à faire contre la marche inexorable du temps, en tant que spécialiste en génétique elle ne savait que trop que son ADN comme celui de tout un chacun allait se fatiguer et qu’elle ne pouvait que retarder l’échéance. Mais la femme ne pouvait se résigner à l’absurdité de la vie et de ses cycles. Aussi depuis ces trente ans elle avait décidé de lutter pour retarder l'échéance de sa décadence. Sa vie était loin d’être triste et elle vivait à plein les sorties et les loisirs qu’une vie de célibataire autorise, mais elle faisait aussi attention à son alimentation et se glissait dans des fuseaux de running deux fois par semaine pour arpenter une douzaine de kilomètres des chemins qui sillonnaient l’île. Aussi rien de bien étonnant qu’elle gravisse d’un pas alerte malgré ses talons effilés, les marches du parvis de la bibliothèque. Elle avait revêtu en sus d’une chemise simplement framboise assorti à son rouge à lèvre, sur une jupe de lin droite au-dessus du genou, un tailleur classique en accord avec son élégance personnelle. Elle profitait ce jour-là de ne pas être service pour garder les cheveux soigneusement brossés mais lâches et qui caressaient ses épaules.

Derrière les verrières de l’immeuble, on distinguait par intervalles des silhouettes furtives et silencieuse explorer les différents niveaux de la bibliothèque qui semblait avoir requis tout le talent de son architecte. Elle semblait pouvoir faire l’alliance de la modernité en même temps qu’elle rayonnait d’un charme désuet. Le gouvernement avait décidément mis les moyens dans ce projet utopiste !

Se jeter dans l’antre de la sorcellerie n’était pas non plus pour la rassurer. Si elle ne portait pas cette engeance dans son coeur, elle ne l’avait jamais considérée comme un ramassis de déficients intellectuels et, prendre des précautions même exagérées faisait partie de son quotidien depuis qu’elle avait posé le pied sur l’île. En même temps, la crainte et les défis de ce qu’elle s’imposait chaque jour depuis qu’elle avait perdu ses parents, n’étaient jamais parvenus à la faire renoncer à ce qu’elle projetait. Si elle se demandait quels regards allaient se porter sur elle, une “vieille” Moldue dans le département magie, elle n’allait pas pour autant renoncer à explorer la nouvelle piste qui l’avait réveillée quelques jours plus tôt. Ses analyses, ses séquençages méticuleux se heurtaient à un mur et elle n’avait pas encore été capable d’isoler l’empreinte génétique qui se rapportait à l’exercice de la magie. Elle était donc obligée de travailler sur plusieurs pistes à la fois, ouvrant pas là-même le champ de ses recherches et de ses compétences. Acquérir de nouvelles connaissances n’était pas pour lui déplaire dans l’absolu, mais elle avait l’impression de perdre un temps précieux pendant lequel les ennemis du monde moldu s'affairaient à sa perte, elle le savait. Le dossier cracmol était un axe de recherche, comme la neurologie, et maintenant, et c’était la raison de sa présence devant l’aile “magie” de la bibliothèque de l’UPA, l’essence de la magie qui devait nécessiter les capacités que le gène recherché pouvait activer.

Comme à chaque fois, même si elle n’en manifestait rien, cette nouvelle piste la remplissait d’excitation et d’espoir et elle s’était arrangée pour ajourner ses activités de fin de journée pour tenter de compiler un maximum de sources et de données sur le sujet et la voici dans son tailleur impeccable à présenter sa carte d’usagère censée lui ouvrir les portes de toutes les collections et lui permettre d’emprunter peu ou prou, tout ce qu’elle désirait. Cette perspective ne cessait de la surprendre mais cela allait avec sa façon de voir les choses.

Comment les moldus et les sorciers pouvaient-ils partager toutes leurs connaissances sans arrière-pensée alors que tout indiquait, en tout cas elle en était persuadée que la guerre était inévitable. Pourtant, l’hôtesse, derrière son comptoir de chêne patiné en apparence par des siècles, aux lignes pourtant avangardistes, lui rendit sa carte en lui souhaitant bonne lecture. Cette fille ne se comportait pas comme une ennemie et la rouquine en tailleur avait déjà les yeux sur la signalétique de la bibliothèque, dont une partie insolemment animée par la magie tandis que l’autre avait cru bon de lui faire concurrence avec des indication en diodes d’un rouge agressif, mais elle n’était pas là pour une nouvelle fois se désoler de l’intrusion des sorciers dans l’univers moldu. Elle suivrait les indications magiques pour trouver les rayonnages consacrés à la magie. Elle verrait bien si ce serait aussi efficace que de procéder à une recherche informatique sur un des postes mis à disposition dans l’antichambre d’entrée.

Ses pas sonnèrent doucement sur le parquet de la bibliothèque qui avait été choisi pour absorber le tintement des talons comme les siens. Bientôt elle arriva dans la section magie et se résigna à utiliser les banderoles autonomes qui voletaient entre les enfilades de rayonnage disposées perpendiculairement aux grandes baies vitrées et profitant d’une luminosité inhabituelle dans ce genre d'endroit... Elle laissa de côté celles qui indiquaient les étagères dédiées aux invocations et incantations diverses pour se concentrer sur celles qui semblaient traiter de l’essence même de la magie. Evidemment la plupart d’entre les auteurs lui étaient inconnus et elle ne put même pas trier comme elle faisait lorsqu’elle travaillait dans sa partie par fiabilité de source ou d’auteurs, seuls les quatrièmes de couverture souvent animées de façon grotesque par le portrait de son auteur pouvaient la renseigner et, magie obligeait, certains d’entre eux se présentaient tout seuls dès qu’ils croisaient le regard de la rouquine. L’impression de ne pas avoir droit à la parole ni d'exercer son libre arbitre s’insinuait de façon désagréable dans l’esprit de la chercheuse. Alors qu’elle en était à se charger du quatrième ouvrage, elle soupira en guise d’appel à ce qui lui restait de concentration. Elle était là en mission et pas question de se laisser aller à des sautes d’humeur d’autant que sa paranoïa lui disait que ces maudits grimoires pouvaient bien être capable de lire en elle en retour de leur manipulation par les doigts qu’elle imaginait jugés comme hostiles. Pourtant comme n’importe quel livre elle se montrait des plus précautionneuses. De ce point de vue, un livre restait un livre pour elle et avait l’importance d’un trésor à ses yeux.

Bientôt, elle se retrouva à se cambrer sous le poids de dix ouvrages à l’épaisseur impressionnante. Les livres des sorciers étaient-ils tous obligés d’être aussi épais? De toute évidence, ils n’avaient pas adopté le papier bible, loin de là, et même le quatre-vingt gramme semblait encore trop léger ou trop fin pour eux. Elle se dirigea vers une table de lecture déserte afin de finir son tri, elle ne se voyait pas sortir tous ses ouvrages d’autant qu’ils ne devaient pas tous avoir le même intérêt. La question était de se donner des critères de sélection, ce qu’elle savait ne pas être la phase la plus aisée pour elle. Elle sortit donc son ordinateur portable et s’empressa de profiter d’une prise réseau encastrée présente à sa grande surprise dans un coin de la table. Elle pianota les noms des auteurs sur plusieurs moteurs de recherche afin de croiser les informations sur les auteurs et parfois leur contenu.

Bien vite l’ouvrage d’Adalbert Lasornette ressortit du lot mais pour ce qui était des autres, elle eut bien vite l’impression d’être livrée au hasard le plus complet. Les sorciers semblaient s’être mis à l’internet, mais leur sitothèque n’était ni des plus développée ni des plus précises ou alors peu référencée par les moteurs de recherches qu’elle utilisait. Il faudrait peut-être qu’elle se renseigne sur l’existence d’un ou plusieurs plus spécifique aux sorciers, preuve, si ses recherches étaient positives, une fois de plus de l’hypocrisie de la mixité. Si les tenant de la magie n’utilisaient pas les mêmes canaux d’information et de publication que les modus c’était bien qu’ils n’avaient aucune intention de se mêler sans arrière-pensée au reste du monde.

Elle se résolut à consulter les sommaires et se retrouva bien vite contrainte de converser l’un ou l’autre les livres. Elle dut bien admettre que c’était parfois bien pratique car certains d’entre eux possédait leur contenu sur le bout des doigts ou des lignes devrait-elle dire. D’autres au contraire se contentait d’énoncer des têtes de chapitre bien abscons. Comme chef les moldus, les grimoires pouvaient plus ou moins aboutis et elle résolut de se passer de ceux qui affichait une moindre qualité. Il ne lui resta bientôt plus que quatre ouvrages ce qui était raisonnable voire un peu trop lorsqu’elle ouvrit celui du sorcier Lasornette qui la renvoya bien vite à d’autres ouvrages du même auteur qu’elle courut chercher dans les rayons appropriés. Le portrait d’une sorcière au-dessus de sa table de travail la considérait visiblement perplexe devant le manège de la Moldue.

“Visiblement vous n’êtes pas habituée à fréquenter les lieux de culture, ma belle.”

Il ne manquait plus que cela ! Se faire interpeller par un tableau qui représentait une personne sans doute décédée depuis bien longtemps. L’idée lui vint que l’âme de cette personne pouvait être en partie conservée dans cette représentation mais cette pensait lui parut si vertigineuse qu’elle s’empressa de la chasser de son esprit qui devait se consacrer à une tâche plus importante que de se demander si la mort n’était pas en quelque sorte vaincue par ce procédé artistique ou si ce n’était pas plus qu’un film des non sorcier qui répète toujours les mêmes choses.Pourtant la brune en robe noire qui l’avait interpellée l’avait fait parfaitement à propos et son ton dédaigneux avait été parfaitement dosé. Elle se détourna du cadre de style gothique qui dénotait un peu dans le cadre moderne de la bibliothèque, sur le point de prendre le parti de l’ignorer quand lui vint une idée. Elle étala la douzaine d’ouvrage maintenant sélectionnés, comme si ses efforts pour trier ses sources étaient aussi vains que ceux des Danaïdes. Elle se tourna vers la sorcière car ce devait en être une qui avait été peinte ici. Elle posa la main droite sur sa hanche et indiqua de l’autre la table couverte d’écrits.

“Vous pouvez…”

Elle s’interrompit aussitôt. D’abord elle n’était pas bien certaine d’être assez discrète pour les autres lecteurs. Mais surtout, elle se rendait compte de l’ironie qui la piégeait de devoir se servir de la magie elle qui la combattait de toute son âme. Mais encore une fois, elle était en mission et passa outre son hésitation pour poursuivre.

“Vous pouvez peut-être m’aider alors ? Parmi tous ces ouvrages, si vous deviez en garder quatre ou cinq ?...
_ Mais comme le saurais-je, petite péronnelle ?! Je ne suis pas bibliothécaire !!”


Visiblement au ton pincé et au menton relevé sur le côté de celle qui tentait de prendre des allures de grande dame, qui l’était sûrement, mais que Theodora Rose ne connaissait pas, elle venait de vexer son interlocutrice suspendue à un mur depuis trop longtemps pour garder assez de bienveillance ou peut-être ne savait-elle même pas lire. La scientifique jeta un regard dépité à sa table de travail et quand elle reporta son regard sur le tableau, la femme avait disparu.

Theodora soupira, résignée et s’assit sur le banc croisa les jambes et ouvrit un tableur sur l’écran de son portable qu’elle enregistra aussitôt sous le titre : « ouvrages sorcier magie ». Puis, après avoir déterminé les entrées du tableau, elle se saisit du premier ouvrage. Celui-ci, était protégé d’une magnifique couverture de cuir repoussé couvert de signes cabalistiques qu’elle était incapable de déchiffrer mais qui étaient, elle devait bien l’avouer, du plus bel effet. Des filets d’argent venaient en rehausser le décor. “Magie théorique” était apparement la bible incontournable d’Adalbert Lasornette. Elle était certaine de le garder et le mit de côté. Les choses seraient plus difficiles pour les autres. Elle se résigna donc à commencer par les autres ouvrages du même auteur et à les écouter ressasser leur contenu, prenant frénétiquement des notes dans son tableur, obligée parfois d’y rajouter une entrée à laquelle elle n’avait pas pensé de prime abord. Elle finit par en garder encore un du même auteur et se tourna vers les sept autres qui semblaient la narguer. Il lui faudrait au moins en éliminer la moitié et elle n’avait rien trouvé pour guider ses choix. Elle ne s’imaginait pas les lire tous ici… Elle plissa le nez de dépit avant de faire légèrement rouler les épaules comme avant d’entamer son jogging sur les chemins de l’île de Manadh. Elle allait avoir besoin d’une belle motivation pour le marathon d’exploration livresque qui l’attendait.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] EmptyDim 27 Jan - 11:05

Plus un matériau était noble, mieux il répondait à la magie. Ca avait été un de mes premiers enseignements, tiré d’abord de mes expérimentations à Poudlard et ensuite rapidement confirmé par les différents maîtres qui m’avaient formé. Les nés-moldus tendaient à trouver une attitude pompeuse aux longues lignées de sorciers, particulièrement les sang-purs, pour leur goût du décorum et un besoin apparent de répandre la visibilité de leur richesse et de leurs héritages. Adolescent, je m’étais posé la même question avec une curiosité toute candide, considérant parfois les décorations de notre salon avec perplexité. Ma famille était fortunée, mais aussi assez proche du monde moldu pour s’être frottée aux velléités de grandeur des grands industriels. Entre les voitures de mon frère et l’amour de mon père pour les baies vitrées, j’avais mis un certain temps à comprendre pourquoi nous gardions de vieilles reliques en acajou et en or. Ces matériaux sont simplement plus aptes à recevoir un enchantement que n’importe quel alliage sans valeur et sans pureté que les moldus passent tant de temps à développer. Si l’acier valait encore vaguement quelque chose, tous les dérivés du pétrole n’étaient qu’impureté dans la matière. Jusque là, la logique était claire, la théorie, limpide. Cependant, ça ne m’expliquait pas pourquoi le même enchantement pratiqué sur la même forme, mais dans un matériau différent produisait parfois un résultat diamétralement opposé. L’ébène et l’argent devant pourtant tous deux être reconnus comme nobles.

C’est habité de cette réflexion – ou frustration peut-être – que je tournais dans la bibliothèque de l’UPA depuis presque deux heures déjà, sans vraiment savoir ce que j’y cherchais. Les étudiants avaient cessé de me décrocher des regards surpris vers moi après mon deuxième tour de la section enchantements, et la plupart n’avait même pas daigné lever les yeux. La plupart me connaissaient assez bien pour s’être habitués à mes errances passionnées et débordantes entre les rayons, à mes exclamations réjouies lorsque je tombais enfin sur l’information que j’avais si longtemps cherché. J’en suspectais même certains de s’entourer de sortilèges afin de préserver le calme qu’inévitablement je venais troubler. D’ordinaire, ces réactions ne m’auraient pas gêné, pas plus que je ne me serais laissé arrêter par l’opinion qu’ils pouvaient bien avoir de mes agissements. Aujourd’hui pourtant, je les ressens comme un doigt pointé vers ma question encore sans réponse, vers mon incapacité à expliquer pourquoi diable l’ébène sera toujours une meilleure base que n’importe quelle forme de plastique, et la raison pour laquelle certains enchantements résultaient en un véritable chef d’œuvre lorsqu’ils étaient pratiqués sur du chêne, mais se refusaient à être plus que médiocre dès lors qu’ils étaient pratiqués sur du fer.

Cela ne pouvait simplement pas juste venir du matériau.

Certaines combinaisons étaient profondément ancrées dans des légendes ; l’argent contre les vampires, les cendres pour brûler, la cape pour protéger, les pierres de sang pour les blessures… Leur lien était presque physique. La magie avait ses formes et ses vulnérabilités, toutes pouvaient être exacerbées par des formes particulières et j’étais convaincu qu’il s’agissait là d’un savoir qui s’était transmis, malheureusement partiellement, de génération en génération, au fil des contes et mystères. Toutes ne pouvaient cependant s’expliquer ainsi, et suggérait aussi que la magie n’était pas un tout unique et homogène, mais une sorte d’entité vivante et multi-forme.  La veille au soir, j’avais eu une épiphanie en regardant ma baguette. Toutes étaient capables de produire les mêmes sorts pourtant, elles choisissaient leur propriétaire, s’adaptaient mieux à certaines formes de magie ou à des utilisations particulières. La forme n’y changeait rien, la magie ne venait pas du bois, mais bien du cœur qu’on décidait de lui attribuer. La magie se liait donc d’une matière particulière pour…

Un grognement de frustration m’échappe et m’attire le regard courroucé d’un jeune étudiant, probablement paniqué à l’idée de passer ses premiers examens. J’ai le sentiment de devoir comprendre la magie en elle-même pour déterminer comment elle ensorcelle, enchante et possède. Soudain, je claque des doigts, exalté et je m’élance en dehors de la section des enchantements. J’ai déjà passé trop longtemps en terrain conquis, ressassant constamment les mêmes auteurs, les mêmes connaissances, les mêmes questions. Je dois remonter d’une étape et me demander à nouveau ce qu’était la magie, en fin de compte.

Je déboule entre les rayons, sans prendre le temps de répondre à l’assistante de bibliothèque qui me demande aimablement si elle peut m’aider – ou quelque chose de similaire, je n’ai pas vraiment écouté en vérité – et déjà, mes doigts courent sur les tranches en cuir épais.

« Spangle, Spangle... » Je me saisis d’un ouvrage avant d’immédiatement le remettre en place. Je me souviens d’un livre, vaguement parcouru lors de mes premières semaines à Atlantis, rédigé par le spécialiste des Patronus. Il y devisait de la similitude et surtout des différences entre les Patronus et les fantômes, souvent confondus dans l’histoire à cause de leur forme éthérée. Tous deux étaient des manifestations de magie puissante, mais absolument détachés de toute matière. Dans le rayon, plusieurs ouvrages semblent manquants, alors je me dirige d’un pas empressé vers les tables de lecture. Là, je reconnais presque immédiatement l’ouvrage et son dos de cuir d’un vert sombre, presque noir, sur lequel dansent des entrelacs couleur argent. Il est enterré dans un tas d’autres livres, qui cachent partiellement une adulte aux longs cheveux rougeoyants. Je m’arrête le temps d’une demi-second, surpris de ne pas reconnaître le visage d’une collègue, avant de mentalement hausser des épaules. Après tout, ce n’était pas à moi de faire le portier dans cette bibliothèque.

« Je vous emprunte ceci, puisque vous ne le lisez pas. Merci ». D’un coup de baguette je fais léviter les ouvrages du haut de la pile, trop respectueux pour risquer de les laisser tomber, mais aussi trop dépendant de ma propre magie pour faire l’effort de poser les premiers de côté, afin de saisir mon trésor. Je m’installe en face et sans plus porter attention à ma vis-à-vis, je parcours la table des matières.

« Patronus, fantômes, fantômes, histoire des fantômes, invocation du patronus, différences de forme… Hmm, oui j’imagine que c’est bien de ça qu’il s’agit, d’une différence de forme... »
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] EmptyLun 28 Jan - 12:22

Lorsqu’il est arrivé, Theodora s’était presque dit que, peut-être, elle pourrait obtenir de l’aide de cet homme visiblement parfaitement à son aise dans ces rayon et cette salle. Elle aurait du voir à son air absorbé qu’elle était totalement transparente à ce regard aiguisé qui semblait ne même pas pouvoir profiter de l’excuse de la distraction. En d’autres circonstances, elle aurait pu apprécier ce visage ouvert malgré le bouc qu’il arborait avec élégance, mais un fort soupçon de sorcellerie pesait sur lui à se trouver là de façon aussi dégagée dans un endroit qui ne devait pas être si fréquenté que cela par les moldus. Évidemment dans cette analyse elle omettait la possibilité que le monde héberge des non sorciers favorables à la magie et curieux d’en découvrir la culture. Elle savait que ces individus existait, mais les prenait pour de doux rêveurs ou des ignorants ou encore des négligents tout comme elle avant que les conséquences de la magie ne s’abattent sur elle. Lui au contraire, aurait sans doute pu deviner qu’il en était tout autrement pour la rouquine, perdue dans un univers dans lequel elle s’était engagée sans réfléchir à ce qu’elle pouvait y rencontrer. En fait depuis l’apparition de la “marquise” comme elle avait décidé de surnommer la femme du tableau, elle se rendait compte de son incompétence en matière de sorciers, sorcières et de leur environnement et pour tout avouer, elle se trouvait un peu (irrémédiablement) stupide. L’idée ne lui venait que maintenant qu’on ne combattait bien un ennemi qu’en le connaissant pour en savoir les forces et les faiblesses, le terrain qui l’avantage et celui qui le dessert…

Depuis qu’elle avait engagé sa vie à trouver un remède à cette maudite magie, elle s’était contentée de la rejeter en bloc exceptées peut être quelques applications médicales dont elle ne doutait pas qu’elles seraient bientôt dépassées par la science. La nécessité de s’ouvrir à ce monde lui sautait soudain violemment au visage. Sans doute, comme on le lui reprochait trop souvent au sein de Gloriam n’était-elle pas suffisamment en guerre ou alors de façon trop romantique pour être dangereuse à ses ennemis. C’était quelque chose sur laquelle elle devrait revenir mais pour l’heure, elle était là pour quelque chose de bien précis qui compenserait peut être un peu cette négligence qu’elle devait remiser dans les armoires d’un passé trop tendre. Et donc, même si elle était pour l’heure aussi invisible qu’une des vitres des baies vitrées qui inondaient la pièce de lumière, elle se faisait forte de pouvoir attirer l’attention de ce sorcier, de mettre son amour propre dans sa poche son mouchoir par dessus et de lui demander conseil pour la suite de ses recherches.

Elle lui adressa un sourire de bonjour ou de bienvenue, au choix et se proposait de l’aborder mais elle n’en eut pas le temps. A quel genre de personnage avait-elle donc affaire? Si elle était peu familière, avec l’univers de la magie, elle côtoyait cependant des sorciers par la force des choses et tous n’étaient pas des goujats. La suite des événements la laissa sans voix. Mais quel genre de personne était-elle elle pour se laisser marcher sur les pieds de la sorte? De l’espèce qui est encore trop tendre pour la vie? De celles qui pensent pouvoir faire la guerre au monde entier et qui ne savent pas réagir en fasse du simple sans gêne du premier venu? En tout cas de celles qui ne sont pas assez familière avec la magie et se laisse impressionner par un simple tour de cabaret.

Mais bien sûr il le lui empruntait! Il ne fallait pas se gêner! S’était-il posé au moins la question de savoir si elle n’en avait pas besoin? A dire vrai, la sensation d’être une petite fille tout juste sortie du monde des bisounours ajoutait grandement à son irritation qui aurait même pu se muer en humour en d’autres temps ou d’autres lieux. Car après tout, elle devait juste avoir affaire à un excentrique un peu direct. les deux mains encore appuyée sur la table de lecture, médusée, elle regarda les ouvrages du haut de la pile s’élever dans les airs en même temps que son irritation s’élevait en elle. Bien vite, l’ouvrage convoité par le sans gêne rejoignit ses mains tandis que la lévitation cessait progressivement en même temps que l’homme au bouc s’installait sans autre forme de considération pour la femme qu’il venait de spoiler. Cette dernière prit une respiration afin de lui expliquer sa façon de penser avant de surseoir à l’expression de son mécontentement.

*Non ma fille, tu es plus intelligente que cela. Il y a sans doute mieux à faire*

Histoire de se calmer et mettre son sens de l’improvisation en branle pour déterminer quelle attitude adopter, elle se mit en devoir de ré empiler machinalement les ouvrages restants, orientant les tranches de cuir vers le lecteur indélicat tout en l’observant avec insistance tandis qu’il parcourait le sommaire de l’ouvrage qu’il venait de lui subtiliser. Le genre d’insistance qui relève de la magie, vous savez lorsque vous sentez le poids d’une regard sur votre nuque ou en l’occurrence le sommet de votre crâne. Vous pouvez bien sûr faire comme si elle n’existait pas et même parfois on peut y arrive bon an mal an jusqu’au moment où on se sent obligé de se tourner dans la direction d’où on ressent cette insistance. Et là, pas de chance, il n’y a personne, ou il n’y plus personne et on se trouve stupide au plus haut point. Dans le cas présent, pas de danger que Theodora disparaisse, elle n’avait pas l’intention de lâcher sa proie quel que fût son immersion dans sa lecture. Pas certaine que son tour de magie personnel fonctionne elle décida en effet de sauter sur la première occasion de s’imposer dans la dite lecture, dans une attitude innocemment rentre dedans.

“Une différence de forme, dites-vous?”

Sans attendre que l’homme relève son regard elle lui tendit une main énergique, le pouce bien écarté prêt à serrer celle de son vis à vis, le regard pétillant de celle qui saute sur l’aubaine d’une nouvelle rencontre..

“Theodora Knight. Enchantée.”

Le sourire qu’elle arborait transmettait l’enchantement qu’elle disait ressentir, mais aussi un ‘hep! je suis là vous savez?” Elle n’était pas contre instiller chez lui une petite dose de culpabilité pour son attitude envers elle.

“Il se pourrait bien que vous travailliez sur le même problème que moi et que vous soyez bien plus expert que moi.”

Elle étira légèrement la bouche sur le côté en une moue faussement dépitée avant de poursuivre. Elle commençait presque à oublier l’aile magique de la bibliothèque pour entrer dans son personnage en quête d’aide auprès de celui qui pouvait devenir son chevalier servant.

“Comme vous semblez vous retrouver dans les ouvrages d’ici…”


Elle jeta un regard lourd de sens sur le livre en face de son interlocuteur.

“Je me disais que vous pourriez peut être me conseiller?...”

Elle n’avait pas l’habitude de se montrer aussi directe mais après tout, le bonhomme n’avait pas pris de pincettes avec elle et puis finalement poussée d’abord par le mécontentement, elle finissait maintenant, par trouver la situation cocasse. Elle ne serait pas face à un sorcier, le plaisir aurait sans doute été complet, lui rappelant les années où elle cherchait de la compagnie pour la nuit.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] EmptyMar 12 Fév - 10:43

Une fois installé, je ne porte plus la moindre attention à la femme qui se trouve à l’opposé de la table. Mes pensées virevoltent, s’entrechoquent et se combattent alors que je parcours le sommaire du livre, levant parfois la tête, les lèvres dansant en silence au rythme des idées que je formule et rejette au gré des secondes. J’ai l’habitude de travailler seul, et encore plus, l’habitude que mon travail soit critiqué, pris de haut et incompris. Poudlard m’a rôdé au travail dans une bulle et à une complète indifférence de ce qui m’entoure. De plus, je suis bien loin, bien loin, de considérer que quelqu’un ayant montré un intérêt pour le même livre que moi puisse être à la recherche de la réponse à ma question. Que ce soit de l’arrogance ou de la naïveté – et c’était sans doute un peu des deux – j’étais convaincu que mes réflexions étaient trop particulières et trop ancrées dans mon travail d’automatier qu’il était presque impossible qu’elle puisse traverser un esprit autre que le mien. Et surtout pas au point de pousser un autre être jusqu’à la bibliothèque.

Alors, quand la rouquine m’interpelle, je lève des yeux surpris. J’avais déjà oublié qu’elle se tenait face à moi, encore plus que je venais de lui piquer un bouquin. Je bats des cils plusieurs fois, comme si je tentais de chasser de l’eau, du sable, ou quoi que ce soit qui puisse être une manifestation physique de la confusion, de mes yeux avant de replonger sur le sommaire. Une différence de forme. En effet, les mots se tenaient devant moi, et je devais les avoir prononcés à voix haut sans m’en être rendu compte. Je hoche la tête sans plus la regarder, sans non plus lui rendre le sourire qu’elle m’a adressé, et je me mets à feuilleter le livre à la recherche du chapitre 11. Lorsqu’à nouveau sa voix vient briser le silence, je me redresse avec un peu d’agacement. J’observe sa main tendue pendant une demi-seconde avant de me décider à la lui serrer, d’une poigne douce et évasive.

« Keith Campbell. »

Et pas de moi-de-même. Ces conventions allaient au-delà de ma capacité à m’adapter à cette société pleine de règles et de ronds de jambe. Je n’avais pour ainsi dire jamais été enchanté de rencontrer qui que ce soit. A posteriori, peut-être, mais jamais sur le moment même. Ses phrases dispersées parvinrent cependant à attirer un brin de curiosité en moi, ou peut-être à rappeler à mon bon souvenir ma fibre professorale. Tirant un rouleau de parchemin et une plume de mon sac, je consens enfin à garder une partie de mon attention tournée dans sa direction.

« Je suis bien plus expert que beaucoup de gens, en ce qui concerne mon domaine. Je doute cependant que nous ayons cela en commun. Si c’était le cas, nous ne nous rencontrerions pas maintenant et dans une bibliothèque. »

Malgré mon désamour pour les relations sociales, j’avais mis un point d’honneur à me renseigner sur les automatiers et enchanteurs actifs en Grande-Bretagne et dans le reste du monde. J’avais rencontré la plupart des premiers et listés assez des seconds pour être plutôt convaincu que Theodora Knight n’était pas une automatière anglo-saxonne. Si elle avait été asiatique, je lui aurais laissé le bénéfice du doute, mais la probabilité me semblait raisonnablement faible.

« Mais je connais plutôt bien cette bibliothèque, si vous souhaitez me partager vos questionnements et votre sujet de recherche, je pourrais peut-être vous pointer dans la bonne direction. »

Je fais l’effort de rester aimable, même si les jointures qui blanchissent sur ma main gauche, serrée au milieu du livre afin de le garder ouvert, laissent comprendre à l’observateur attentif que je brûle de retourner à mes propres recherches. Néanmoins, je ne m’y replonge pas de suite, suffisamment poli pour lui donner le temps de répondre, et pendant ce temps, je prends note mentale des livres qu’elle a rassemblé autour d’elle. Certains me sont familiers, d’autres purement étrangers, cependant leurs thèmes disparates ont tous un dénominateur commun, et celui-ci est suffisamment peu ordinaire pour que je prépare déjà ma prochaine question. Qui êtes vous, et que venez vous faire ici.
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MessageSujet: Re: Essence de la magie. [ Keith R. Campbell]   Essence de la magie. [ Keith R. Campbell] EmptyMer 13 Fév - 3:04

A première vue, elle n’est pas tombée sur la personne la plus sociable et ravie d’entrer en relation avec son prochain. Son premier regard sur la rouquine lui ferait même penser qu’il est lui-même surpris d’être l’objet d’une attention particulière. Evidemment cette attention est toute intéressée, mais la plupart des relations ne commencent-elles pas ainsi ? J’ai besoin de toi, tu as besoin de moi et si l’on se voue une estime réciproque on est amené à se revoir… ou pas. La chercheuse n’en était pas là, loin s’en fallait ne serait-ce que qu’à cause de la nature de son interlocuteur. Mais les choses étant ce qu’elles étaient et ses dernières réflexions l’ayant amenée à s’intéresser d’un peu plus près au camp adverse, elle allait faire contre mauvaise fortune bon cœur, persuadée de toute façon que des esprits brillants se cachaient parmi les sorciers aussi fréquemment que parmi les Moldus, il n’y avait pas de raison.

Il est tout de suite évident à la rouquine qu’elle dérange. La poignée de main est de celles qu’elle déteste et si ce n’était son besoin d’informations, elle aurait coupé court à la conversation qu’elle avait elle-même initiée. Cette poignée de main de signifiait qu’une chose, le désir de l’homme de reprendre ses occupations et de signifier à la rouquine son intrusion dans des pensées bien supérieure à l’intérêt qu’elle pouvait susciter. En outre, elle avait de son point de vue le bon droit de son côté, car c’était lui qui avait eu l’outrecuidance de lui dérober un ouvrage qu’elle avait eu tant de mal à extirper de la somme de livres et autre parchemins soigneusement rangés dans ce côté de la bibliothèque. En croisant le regard embrumé de lecture de son vis-à-vis, toujours appuyée sur la grande table de lecture, elle eut tout de suite la sensation que son pouvoir de séduction ne lui serait d’aucune utilité. Il semblait être de ceux qui lui avait fait si longtemps douter qu’elle pouvait avoir un quelconque intérêt en tant que femme. Cela avait participé à la faire plonger dans des comportements un peu extrêmes à une certaine époque, perdue entre prouver qu’elle pouvait être un cerveau à défaut d’une fille en même temps que de s’évertuer à prouver qu’elle en était bien une. Ces préoccupations étaient loin à présent mais le doute sur son pouvoir de séduction était une cicatrice sensible que la mauvaise volonté évidente du Sorcier à entrer en contact ne pouvait manquer de titiller. Cela ne l’empêcha pas pourtant de se montrer souriante. Cela fait partie des choses que l’on offre spontanément à quelqu’un surtout si on attend quelque chose de lui en échange et il ne s’agissait pas pour elle de rond de jambe mais des choses qui font partie des conventions sociales et de savoir-être élémentaires. Mais tout le monde sait parfaitement que ce genre de choses ne sont pas universelles. il faudrait peut-être qu’elle apprenne ça aussi.

Inévitablement le patronyme de son interlocuteur lui fit penser au Whisky bon marché en vogue chez les étudiants qui ont besoin de penser à autre chose, pour ne pas dire qui ont envie de ne plus penser à rien. Elle incline la tête en signe d’assentiment et pour remplacer l’inévitable formule “enchantée”, ce qu’elle n’est pas plus que cela, mais encore une fois il est des choses qui se font...

Et puis son sourire de bienvenue si l’on peut ainsi décrire celui qui va avec les prises de contact un peu formelle se mua en un sourire mi amusé, mais admiratif. Si elle s’en tenait aux propos de l’héritier Campbell, elle pourrait facilement le taxer de prétention et un peu de mépris pour elle, mais le ton n’est pas hautain ou agressif et il pourrait bien venir de quelqu’un qui sait simplement ce qu’il vaut. En tout état de cause, il avait de ce point de vue une longueur d’avance sur elle qui était en perpétuel doute quant à ses compétences et d’autant plus aujourd’hui qu’elle s'apprêtait à aborder un sujet dans lequel elle était somme toute novice. Il se conduisait un peu comme ces grands pontes de la médecine qui se disent que les personnes rencontrées dans les bibliothèques n’ont pas assez d’intérêt s’ils ont encore besoin de les fréquanter et que seule une invitation à un congrès où eux-mêmes interviennent légitimise une telle rencontre. Elle savait de quoi elle parlait ayant dû faire parfois des pieds et des mains pour rencontrer la fine fleur de la génétique à une certaine époque avant, et elle n’en était pas peu fière, d’en faire partie à son tour. Ce genre d’expérience lui permit de ne pas se laisser déstabiliser par la morgue apparente du sorcier. Elle hocha la tête pour approuver cette remarque. Il était inutile de jouer la comédie quant à ses connaissances ou compétences en matière de magie. En outre, ils étaient à Atlantis oui ou non ? Il devait y être de bon ton, normalement, d’échanger sur la magie ou la science. Le contraire aurait été un peu triste même pour une anti-magie comme elle.

“Il est évident que vous êtes de toute façon plus expert que moi en la matière. Je ne suis qu’une simple… comment dites-vous ? Oui une simple Moldue qui se pose des questions sur l’essence de la magie en dehors de ce qui se dit au cinéma…”


Une mine des plus sérieuses peinte sur son visage, elle avait tenté une pointe d’humour mais comme à l'accoutumée elle se demandait quel serait son effet sur le sorcier. Elle ne passait pas d’ordinaire pour quelqu’un de très portée sur les plaisanteries, et elle avait souvent l’impression que ses tentatives dans le domaine tombaient à plat. Elle ne savait même pas si les gens de son espèce allaient au cinéma et s’ils allaient voir les mêmes films. Elle avait en tête les Midi-chlorien de Star Wars, sans aucune notion de la pop culture des magiciens. Après une brève, aussi brève qu’un battement de cils, pause pendant laquelle elle put mesurer l’impact de sa tentative pour détendre Keith Campbell, elle poursuivit en indiquant de la main les ouvrages posés sur la table.

“J’ai eu toutes les peines du monde à isoler ces quelques ouvrages sans même savoir si mon choix était pertinent ou pas. Donc oui un peu d’aide pour choisir les sources les plus à même de m’éclairer ne serait pas de refus.”

Elle avait réussi à faire sa demande avec le sourire malgré la crispation qu’elle sentait chez l’homme assis en face d’elle qui ne semblait pas très chaud pour mettre en application sa proposition. Pour sa part, si elle avait vraiment voulu donner un coup de pouce aux recherches bibliographiques de quelqu’un, elle serait déjà levée, mais lui restait figé sur son livre et même à moitié dedans si elle en jugeait par sa main obstinément coincée en guise de marque page et son regard sans enthousiasme à la pensée de quitter sa lecture. Elle se contenta donc de garder son regard vert sur son potentiel sauveur
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