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 Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier

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Althea A. FaradayAlthea A. Faraday
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MessageSujet: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyLun 14 Jan - 1:40

Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
Le mois de juin apporte avec lui le début des chaleurs estivales, et Althea peut à loisir afficher ses plus beaux atouts, dévoilant sans vergogne ses longues jambes dans un short en jean aux bords élimés, et la naissance de sa poitrine grâce à un débardeur pastel à fines bretelles. Sa tenue a ce qu’il faut de provoquant, sans tomber dans la vulgarité, et elle a échangé son habituelle paire de talons contre des baskets plates pour y rajouter un côté sportif qui n’est pas sans déplaire à la gente masculine. Son objectif n’est pas de séduire, aujourd’hui : mais les regards des hommes, alors qu’elle marche jusqu’à l’enclave résidentiel sorcier aux abords de la ville, ne sont pas sans colorer ses joues d’un joli rose poudré. Elle aime ça, attirer l’attention. Elle en joue. Les yeux glissent sur elle mais elle reste en apparence impassible, le visage rivé sur son objectif, son petit sourire en coin étant la seule preuve du contentement que lui provoque l’attention de ces mâles.

Lorsqu’elle se complait à imaginer sa vie rêvée, Althea pense bien entendu aux aspects matériels de la chose, juste après avoir réfléchi aux critères que doit remplir son futur mari (dans l’ordre, Sang-Pur, riche, beau, et grand. Elle ne se contentera de rien de moins). Il lui faudra une immense demeure, de celles qui ont cette aura de grandeur et de panache, qui déclament d’un seul coup d’œil le statut important des maitres de maison : et alors qu’elle marche en direction du manoir Rosier, elle l’aperçoit du coin de l’œil, cette maison fantasmée. Elle soupire. Combien de temps devra-t-elle attendre pour, à son tour, posséder une telle propriété ? Sa vie à la villa du Sacre est très confortable, mais les murs appartiennent aux Emsworth. Si le nom Faraday impose le respect grâce à ses frères, elle a encore beaucoup à prouver avant de se faire une place dans le monde, et elle se languit, la nymphe. Elle attend avec impatience le moment où le papillon émergera de sa chrysalide, et pourra présenter tous les éclats irisés de ses ailes magnifiques. Elle est belle, elle est intelligente, elle est jeune : elle y arrivera. Ce n’est pas un espoir, c’est une certitude.  

Mais le moment n’est pas encore venu, et elle se contente de frapper à la porte, ses longs cheveux balayant sa nuque sous la légère brise. Elle doit voir Léandre pour lui parler de la nouvelle politique de recrutement du Sacre, mise en place depuis peu, et de l’organisation qui en découle, serrant entre ses bras des flyers sentant encore l’encre fraîche qu’elle compte distribuer à l’université pour attirer de jeunes sympathisants. La naïade est investie dans sa mission. Elle a déjà envoyé des dizaines de lettres à des Sang-Purs d’Atlantis pour les convaincre de les rejoindre, mais ce n’est pas encore assez. Elle veut faire ses preuves, et l’approbation du Rosier compte beaucoup, pour elle.

On finit par lui ouvrir, un elfe de maison voûté lui indique de sa voix grinçante que son maître n’est pas là, et la jeune femme ne peut cacher sa déception. Elle déteste quand ses plans tombent à l’eau, et ne peut s’empêcher de blâmer l’univers entier pour ses petits problèmes. Elle n’avait qu’à s’annoncer avant de se déplacer, après tout. Elle tempête intérieurement, insultant de tous les noms, dans son esprit, le serviteur qui n’a rien demandé à personne, mais reste stoïque, se contentant de se mordre les lèvres pour éviter de lâcher une phrase bien peu distinguée.
Après un petit moment d’hésitation, elle demande à l’elfe si elle peut voir Mme Rosier : elle ne fait pas partie du Sacre, mais elle pourra sans nul doute fournir à son mari les documents qu’elle a en main. Le petit être se courbe devant elle avant de disparaître, lui disant de patienter quelques instants. Encore une fois, Althea se dit qu’Adrasteia a bien de la chance, de vivre dans une maison comme celle-ci. Chez elle, point de créatures magiques à son service, elle se doit de répondre à la porte comme le reste de la plèbe.

Enfin, on finit par la conduire dans la pièce où se trouve la slave, qu’elle n’a encore jamais rencontré. Elle était assez curieuse à l’idée de rencontrer la femme de Léandre, et elle n’est pas déçue, sa beauté irradiant de chacun des pores de sa peau comme une rime évidente. Il y a vraiment ce petit quelque chose, chez les membres de l’aristocratie sorcière, cette aura de grandeur que jalouse et révère la rouquine, et le port de tête de la matriarche exulte cette confiance inhérente à la pureté de son sang. Baissant la tête, Althea la salue avant de s’approcher, faisant bien attention de faire preuve de la plus grande des politesses.

« -Bonjour Madame Rosier, je suis désolé de vous déranger, je suis Althea Faraday, votre mari vous a peut-être parlé de moi… J’appartiens au Sacre, tout comme lui, et j’aurai voulu lui parler mais j’ai appris qu’il n’était pas là, malheureusement : pourriez-vous lui remettre ces documents à son retour ?

Elle se sent soudainement gênée de porter une tenue si affriolante devant cette mère qui vit la vie dont elle a toujours rêvé, qui est, quelque part, son modèle. Elle ne la connaît pas, mais de la voir ainsi, dans son sublime manoir, mariée à quelqu’un comme Léandre et mère de ses enfants (il faut avouer qu’elle n’est pas la plus grande fan de marmots, loin de là, mais elle fera un effort pour son futur mari s’il le désire, reléguant leur éducation à des domestiques après les avoir pondu), Adrasteia est l’image même du futur auquel elle aspire. Elle relève le menton. Tout vient à point à qui sait attendre.

-Je voulais également vous demander si vous aviez bien reçu ma lettre ? J’espère que vous ne l’avez pas trouvé trop… cavalière. »

Autant utiliser cette rencontre pour le Sacre. Si seulement elle pouvait convaincre la Sang-Pure de les rejoindre… Ce serait une victoire pour elle, une autre corde à son arc.

Une nouvelle chance de prouver sa valeur.
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    Would you get down on your knees for me?
    'Cause I'm a primadonna girl, yeah, all I ever wanted was the world. I can't help that I need it all : the primadonna life, the rise and fall. You say that I'm kinda difficult, but it's always someone else's fault. Got you wrapped around my finger, babe, you can count on me to misbehave. + buckaroo.

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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyLun 11 Fév - 23:55

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
E
t de ses doigts malmenés la Nymphe s’écorchait le derme sur une épine pointilleuse, retirant son doigt aussi véloce que ne l’était le juron qui s’échappait de ses lèvres, aussi franc que ne l’était le cri d’amusement qui s’excitait de la gorge de sa fille alors qu’elle sursautait du soudain mouvement. Parce qu’il fallait avouer que la rosacée retenait bien du patriarche lorsqu’il était question de trouver un amusement quelconque à ses réactions les plus embarrassantes. D’un sourcil haussé, jusqu’à la moue faussement vexée, la Slave s’était approchée de l’infante en agitant ses doigts pour en faire perdurer l’agitation. Et si l’héritière s’apparentait à l’humour douteux d’un père tout aussi nébuleux, à n’en point douter qu’elle se faisait bien plus oiselle pour ce qui était de ces rires aux notes cristalline tout comme sa mère se faisait sibylline. Il était difficile de même se questionner sur la chose, parce que la Slave avait toujours été mutine, ricaneuse pour un rien, piquée à vif pour un Rosier aux blagues souvent redondantes mais oh combien fascinante rien que pour la beauté de l’observer se dandiner dans ses fourberies fanfaronnes. Et il bombait le torse ce Rosier aux blagues souvent trop lourdes, et il souriait à grande dent ce Rosier qui s’ambitionnait pour un peu qu’il décelait une ridule d’amusement tressauter sur les traits de ses interlocuteurs.   « Mais oui ça t’amuse toi ! Maman profite que tu ne comprends pas encore pour dire des gros mots en russe hein ma petite pousse ? Mais oui ! Et tu ne pourras même pas le dire à papa, que maman elle triche et que lui il doit tout changer et parler pouliche à chaque trois mots. Ahh oui ça te fais bien rire quand je dis que papa il est vulgaire ! Oui c’est ça ma Naïade, ton père n’est qu’un rustre sans bonnes manières ! Oui oui … un … oui bon, c’est peut-être aussi pourquoi maman elle n’arrive jamais à lui dire non et aussi surement pourquoi la petite pousse existe en premier lieux … D’accord, ne lui dit pas ça non plus. Que j’ai.. mais qu’est-ce que je raconte, tu ne peux pas parler.   »

Levant les yeux vers les cieux, la Sorcière avait déposé une couronne de fleurs finement travaillée sur la tête de sa fille. Jasmin, lavande et sauge. Romarin, Thym et pour couronner le tout, gracieuseté d’une louve aristocrate au cadeau salvateur, des roses pour en compléter les éloges d’une fine rosacée à la chevelure lunaire. « Tu verras ma fille, Litha ne sera pas aussi effrayante que Beltane. Nous resterons dans les jardins et nous danserons, bien sagement. Et sous la lune nous nous baignerons; toi et ton père, toi et ton frère. » avait-elle murmuré, attirant les doux rires d’Ombeline qui pourtant ne levait pas les yeux de ses propres préparations. Parce qu’elles devaient s’activer si elles voulaient être à temps pour le lever du soleil mais que ce n’était pas pour autant qu’Ombeline raterait l’occasion de s’amuser de cette histoire de fils prochain. « Je suis curieuse de savoir… dis-moi Adra… Léandre il en dit quoi de tes prédictions ? »

Elle haussa les épaules, pinçant les lèvres alors qu’elle retournait à la confection de ses couronnes de fleurs. « Je n’ai rien dit… tu sais ton frère, il a tendance à s’exctiter… pour des broutilles… et parfois se montrer complètement… il est difficile à… C’est Léandre. Et c’est uniquement des » - « Madame Rosier ? Une jeune femme souhaiterait vous rencontrer, c’est à propos de Monsieur Rosier… »

La brune s’arrêta, ses deux lunes balayant la pièce pour en trouver la source de la voix, courbé vers le sol d’un poids plus lourd que son amertume. Et de ses sourcils froncés l’insatiable se laissait emporter dans ses déboires les plus infâmes, parce qu’il ne lui fallait pas beaucoup pour en faire des masses. Parce que le dernier fils, manifestement, lui cachait sans doute bien plus qu’il ne voulait lui avouer, et ce considérant bien qu’il y eût ces choses, dont il n’était pas prêt à lui parler. Était-ce donc ainsi qu’ils vivraient ? « Elle a des documents, Madame Rosier. » L’une dévoilant à nue les fins fonds de son âme et l’un, s’évadant hors de l’union pour partager tout ce qu’il lui refusait à droite et à gauche pour un peu qu’il ne s’agissait pas de le faire avec sa femme. « Dois-je lui dire de quitter les lieux, Madame ? » avait grincé l’elfe d’une voix un brin plus joyeux à l’idée de mettre une jeune impatiente hors de leurs terres. Et pourtant il se ravisa, hochant la tête alors que sa maîtresse lui refusait la faveur, grinçant avant de disparaître à nouveau. Ce serait pour une prochaine fois, malheureusement. Ombeline s’était levée, soulevant ses mains en signe de retraite imminente. « Je serai dans la pièce à côté si jamais tu souhaites… sois… posée et ne saute pas trop vite aux conclusions Adra… »

Et elle hoche la tête, cette Slave sans demi-mesure, sans jamais arriver à comprendre ces mises en gardes. C’était comme si tous et chacun, arrivaient à prédire des aventures funestes bien avant même qu’elle n’en ressente les présages au plus profond d’un instinct défaillant. Puis elle trésaille, cette Slave jalouse sans ménagement, devant la beauté d’une jeune sorcière qui lui parle. Mais elle ne lui parle pas de n’importe quoi, ni de n’importe qui, mais bien de son mari aux absences répétitives. Et c’est bien là qu’il dit se rendre n’est-ce pas ? Et c’est bien là que la vieille harpie lui incite d’aller se ‘’détendre’’, non ? Au Sacre, avec cette magnifique rouquine aux courbes bien moins malmenées que les siennes après la naissance de leur première née. Et elle a beau se convaincre que ce n’est pas réaliste, qu’il ne lui ferait pas un tel affront, pourtant.

Pourtant.

Elle affiche une moue, la Nymphe aux instincts de bassesses et aux hormones de tigresse.
« Peut-être auriez-vous eu plus de chance en les lui délivrant au Sacre, Mademoiselle Faraday. » qu’elle avait finalement adressé à l’impatiente, s’approchant d’un pas lent en direction de sa fille aux gémissements d’inconforts imminents. Visiblement elle regrette sa pique, levant toutefois le bout de son nez comme si rien ne devait être relevé. Assumer ses frasques d’indomptable sans en regretter quoi que ce soit. « Dites-moi… jolie fleur, comment croyez-vous que Léandre interprète vos intentions de recruter sa propre femme, alors qu’il se damne à l’empêcher d’enflammer cette ville pour un oui et pour un non. Surtout un non. »



Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptySam 23 Fév - 2:46


Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
Des cases noires et blanches qui semblent infinies, autant dans l’espace que dans le temps. Les ombres des silhouettes s’y projettent et il est difficile de savoir ce qui est ténèbre et ce qui est lumière : tout se mélange alors que les pièces commencent à se mouvoir. Le regard d'Althea se pose sur l'échiquier, posé un peu plus loin sur une table de marbre racé, et elle se surprend à penser au monde qui l'entoure, à la façon dont ses actions peuvent impacter ses pairs et, à l'inverse, comment un simple mouvement de sa part peut déclencher une tempête à l'autre bout du monde. La vie est un immense jeu d'échecs, au fond. Adrasteia, en face d'elle, est assurément une reine : et si la rouquine aurait aimé pouvoir prétendre être l'impératrice adverse, elle est bien trop jeune et bien trop roturière pour porter ce titre. Peut-être est-elle un fou, aux côtés de ses maîtres, aspirant à la royauté en se leurrant de possibles ; à moins qu'elle ne soit plutôt un cavalier, zigzaguant sans vergogne entre les obstacles de l'existence pour remporter la partie. Quelle que soit sa place, elle se refuse de n'être qu'un pion : alors elle relève la tête en regardant la Sang-pure, froide, fière, affirmée. Elle a toujours préféré jouer aux dames, de toute façon.

Elle est belle, la slave, autant que la demeure dont elle foule le sol du pieds. Elle semble à sa place, surtout, et c'est ce qui impressionne le plus Althea. Malgré la petite fille qui tâche le portrait idyllique de cette vie rêvée, elle se surprend à se demander si elle parviendra un jour à se hausser au même niveau que la Raventhrone devenue Rosier, et manque presque d'entendre les mots à demi-teinte qui sortent de sa bouche, tant elle est occupée à penser à ce qui sera, plutôt que ce qui est. Lorsqu'enfin, le sens de la phrase arrive jusqu’à son esprit, la nymphe fronce les sourcils. Les implications sont multiples, et toutes plus obscures les unes que les autres, d’autant que le ton de la mère de famille ne laisse planer aucun doute quant à ses suspicions : si Althea n’est pas du genre à se démonter pour si peu, elle ne peut réussir à saisir, exactement, les sous-entendus qu’elle semble déchiffrer dans les dires de la Sang-pure. Ils sont bien trop ridicules, à ses yeux, pour qu’elle les accepte.

« - Si ma visite vous importune, Madame Rosier, je comprendrai parfaitement, souffle-t-elle en se redressant, sa poitrine insolente se levant erratiquement alors qu’elle cherche désespérément l’approbation de l’aristocrate. J’aurai pu me rendre au Sacre, il est vrai, mais je devais me rendre en cours après ma visite et… j’ai pensé que ce serait plus rapide ainsi ?

Il n’y a aucun à-priori dans sa réponse, et ses longs cils de biche papillonnent tout contre ses yeux bleus, parfaite représentation de la naïveté candide qu’elle sait parfaitement dépeindre, sans jamais l’incarner. Elle continue son discours sans vraiment réfléchir au poids de ses mots, naturelle, honnête, face à la brune qui la dévisage pourtant avec un regard des plus circonspect.

-Je ne peux pas parler à la place de Léandre, ou deviner ses réactions, mais… Elle hausse les épaules. Elle est insolente, la naïade, et si elle a l’habitude de courber l’échine devant les puissants, l’absence de son ami et modèle semble détendre sa langue acerbe. Pour tout vous avouer, ce qu’il pense sur le sujet m’importe peu. Vous me semblez suffisamment saine de corps et d’esprit pour faire ce que bon vous chante, et s’il s’agit de brûler tout ce qui vous entoure… Qui suis-je pour me mettre en travers de votre chemin ? Elle ricane. Peut-être même que j’embraserai une allumette ou deux avec vous.

Et alors qu’elle parle de feu et de flamme, ses longs cheveux roux se reflètent dans le soleil de juin, dont les rayons cascadent à travers les hautes vitres de la pièce. C’est l’image, après tout, de l’impétueuse jeunesse, qui ne laisse rien ni personne se mettre en travers de son chemin, et la notion de brasier lui correspond parfaitement. Tout comme Adrasteia, il semble bien, et une étincelle d’amusement caracole dans l’œil de l’étudiante lorsqu’elle se rend compte de ce simple fait. Alors, elle pousse sa chance. Mieux vaut demander pardon, plutôt que de se repaître d’une existence de regrets.

-Les hommes, de toute façon, pensent bien souvent que prudence est mère de sureté : personnellement, je crois bien que la pondération n’ai jamais rien apporté d’autre qu’une petite toux outrée et une neutralité désespérément ennuyeuse. »

Un petit sourire narquois. Elle est fumée surmontant un feu, papillon dans la nuit, feuille virevoltant au vent. Là où on ne l’attend pas, et pourtant, rigoureusement réconfortante, voire absolue : l’incarnation d’une néréide qui se plie dans les courants sans jamais se briser. Elle est de la même trempe qu’Adrasteia, en fait. Dans une autre vie, elle aurait pu se retrouver à sa place, mais le destin avait voulu qu’elles se rencontrent, l’une sur un piédestal, l’autre loup aux dents longues prêt à dévorer tous les agneaux qu’il pourra rencontrer. Et petit à petit, les deux se rejoignent, même, se confondent.

Elle pose doucement les documents sur un guéridon à ses côtés, pour mieux relever la tête. Althea attend. Calcule. Prête, au moindre sursaut, à balayer d’un revers de la main les pièces de l’échiquier, peu importe les conséquences. Insensée. Eternelle.
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xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
S
on nez s'était retroussé l'espace d'une seconde, tant bien pour ses grossièretés qui lui étaient propres que pour les explications pragmatiques qui s'en suivaient de la part de l'impatiente. Il fallait avouer, en silence il va de soi, que si l'oiselle pouvait se satisfaire de son époux pour lui livrer maintes et maintes joutes aux diatribes maîtrisées, il n'en restait pas moins qu'il lui arrivait tout aussi souvent de couper court à ses manigances murmurées. Ce qui, disons-le simplement, l'agaçait plus que coutume. Et d'un soupire aux teintes de déceptions, la Slave avait haussé un sourcil au même instant qu'elle en avait soulevé l'infante Rosacée qui semblait trouver son plaisir en farfouillant de ses petits doigts dans cette crinière qu'elle avait rapidement appris à tresser depuis que sa fille avait découvert la satisfaction qu'elle ressentait en s'agrippant à tout ce qui foulait l'intérieur de ses pupilles.

Puis elle s'était arrêtée, une fraction de seconde, suffisamment pour en jauger les traits de l'interlocutrice, si jeune et déjà si fanée, semblait-il. Et elle s'était esclaffée à son tours, sans doute pour des raisons différentes, peut-être aussi pour les mêmes, elle n'en n'était pas certaine elle-même. « Et bien petite fleur, là tout l'importance de ma question. Vous ne pouvez pas parler pour Léandre, mais je peux vous garantir qu'il n'y a que deux raisons valables pour que mon époux ne nous présente pas officiellement - ni officieusement d'ailleurs - l'une à l'autre. Soit, vous et lui complotez des choses qu'il considère préférable de ne pas m'en informer. Soit il détermine que les chances d'un désastre imminent sont trop élevées pour nous mettre en contact. Quoi qu'il en soit de son raisonnement, il n'y a toujours et encore qu'une seule explication fondamentale, sa femme n'est pas toujours saine d'esprit selon ses standards. Sa femme est toujours...risquée. »

Et cette fois elle avait gloussé, ses lèvres s'étirant d'une malice quelque peu mielleuse avant de porter ses prunelles en direction de l'enfant qu'elle berçait maintenant d'une valse à la lenteur exagérée. Judicieuse si l'on lui demandait son avis, simplement parce qu'elle avait appris rapidement en observant les nombreuses fois où Léandre s'était emporté d'une turbulence trop agitée pour l'estomac de leur première née.
L'impatiente se reprend, et elle se reprend bien cette fois, tant bien que la Nymphe doit s'en mordre les lèvres pour taire son amusement tandis qu'elle laisse ses paroles pestiférées d'une mélodie qui lui plait que trop. « Ah mais maintenant nous sommes bel et bien fixées. Mon époux s'en mordra les doigts une fois qu'il saura que je vous ai invité pour le thé petite Hibiscus. »

Ses prunelles avaient glissé vers les documents que l’infante avait déposés, s’autorisant finalement un faible sourire. « À moins que votre classe débute sous peu et que vous n’ayez pas le temps… » avait-elle soufflé, avant de reporter son attention sur sa fille, qui s’amusait maintenant – bien que maladroitement – à tenter d’ingérer une pauvre fleur qui était tombée sur son épaule. « Autrement… il y a toujours les jardins… S’avez-vous quel jour nous sommes Mademoiselle Faraday ? Peut-être êtes-vous familière avec les dernières… catastrophes qu’ont incombées Beltane. Aujourd’hui, c’est le jour de Pahalia, de la rédemption contre les ennemis de la magie. Du moins selon les dires. Nous devons nous préparer si nous voulons bien célébrer Litha… suivez-moi, je suis extrêmement intéressée d’en cueillir davantage informations… Vous ne demandez certainement pas mon avis sur votre missive sans aucune intention n’est-ce pas ? »

Et d’un haussement d’épaule elle avait pivoté, son sourire s’élargissant l’espace d’une seconde tandis que les rebords volatiles de la robe de Calypso venaient caresser la peau de ses bras. Encore une fois, la Nymphe ne calculait que deux certitudes possibles. Soit l’impatiente suivait et lui faisait profit de ce que son époux tentait manifestement de lui cacher… soit elle et Calypso iraient cueillir un peu plus de lavande pour continuer les couronnes qu’elles porteraient d’ici quelques jours.



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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptySam 30 Mar - 12:09

Ces jours d'été où nous changions le monde

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Une mèche retombe doucement sur son épaule et elle tique, la naïade, alors qu’elle observe la petite fille se faire dorloter par sa mère. Si elle ne peut qu’approuver les dires de la Sang-pure dans toute l’impudence implicite qu’ils expriment, la présence de Calypso la dérange. Avoir un petit être la regarder avec de grands yeux, hypnotisé par la couleur de ses cheveux flamboyants qui tranchent au milieu du riche décorum la perturbe, il faut bien l’avouer, et si elle s’écoutait, elle demanderait à Adrasteia quel type de masochiste elle est, pour avoir accepté qu’un fœtus déforme son corps afin qu’il grandisse et devienne un mioche braillard, intéressé par rien d’autre que le plaisir de la défécation et le fait de mordre la pointe délicate de ses seins. Elle se retient, bien sûr, sa mission en tête, mais aussi, son envie de se lier avec la slave, qu’elle devine bien plus intéressante que ce que son simple titre de "femme de Léandre" laisse deviner. Bon, elle sait bien qu’Honoria ne la supporte pas, mais Althea sait aussi que son avis n’est pas forcément objectif, et qu’elle doit se forger sa propre opinion sur l’ancienne Raventhrone. Si elle a gagné le cœur du chevalier Rosier, nul doute qu’elle doit être une âme fascinante : et ses phrases, à peine soufflées, le lui démontrent bien.

« -Peu importe, au final, les préoccupations de votre époux. Avec tout le respect que je lui dois, et l’amitié qui nous lie… Une autre pointe de mutinerie dans son ton. Elle se sent surpuissante, d’oser parler de l’aristocrate ainsi, mais la jeune femme se sent d’humeur taquine et ose là où elle devrait baisser l’échine. Il ne peut nous empêcher de nous présenter mutuellement, s’il ne veut pas le faire de lui-même, craignant un quelconque désastre. J’en appelle, personnellement, à la tempête et au chaos : il peine déjà à m’apaiser au sein du Sacre, je ne vais pas me gêner pour déflagrer en son absence. Ses derniers mots se font dans un gloussement. Tant pis pour lui.

Peut-être se permet-elle tant de liberté parce qu’elle se sent étrangement liée à Adrasteia, en fait. Elle a toujours gravitée autour d’elle sans jamais la rencontrer, comme si on essayait de les empêcher, par tous les moyens, de se découvrir l’une l’autre, et son esprit de contradiction la pousse à se rebeller. Elle est comme ça, après tout, la pouliche. Il faut la cravacher pour qu’elle arrête de renâcler, il faut utiliser une paire d’éperon pour la dresser : et si certains peuvent réprimer des méthodes aussi barbares, il faut bien heurter sa peau d’ébène pour espérer canaliser ses passions.

-Je vous suis toute dévouée, aujourd’hui, Madame. Elle tait le fait qu’elle jongle entre les examens et qu’elle en a raté la plupart, ce n’est pas le moment d’étaler les affres de sa vie. Par contre, elle hausse un sourcil alors qu’elle entend sortir de la bouche de la slave ce qui, pour elle, relève de la superstition la plus basique. Mais je vous avoue que je n’y connais pas grand chose… Litha, Beltane, je… Enfin, oui, bien entendu, j’ai vécu tout comme vous les événements qui se sont déroulés le premier Mai, ces créatures dans les rues et le chaos qui s’en est ensuivi, mais je suis persuadé que, quelque part ce sont ces put… ces Moldus qui en sont responsables. Ils perturbent l’équilibre, avec leurs machines et leur technologie, ils se prennent pour des dieux quand ils ne sont rien d’autre que des pantins de leur propre orgueil. Enfin, je m’égare.

Althea secoue doucement la tête, le sujet est sensible, pour elle, et elle a tendance à s’emporter dans les pires moments quand elle vient à penser à l’injustice de ce monde, qui essaye de mettre sur un pied d’égalité les sorciers, et ceux qui n’ont pas de pouvoirs magiques. Mais Adrasteia n’est pas le récipient de sa colère, et elle doit se tempérer si elle veut qu’elle adhère au Sacre, son souhait le plus cher. La Sang-pure serait une recrue de choix, après tout…
La nymphe sourit, donc, son visage s’éclaircissant et ses yeux bleus ressortissant parfaitement dans la lumière estivale. Le ton de sa voix redevient léger, elle se refait mutine et spontanée, mettant entre parenthèse, pour l’instant, son aversion envers les moldus ou, moindre, envers l’enfant qu’Adra tient dans le creux de ses bras, pour se concentrer sur son objectif.

-Ma lettre, oui, reprend-t-elle habilement alors qu’elle se met à suivre la mère de famille qui se dirige vers l’extérieur de sa demeure. Il fait de toute façon bien trop beau pour rester cloitré dans le manoir, peu importe sa splendeur. Je n’insulterai pas votre intelligence en vous rappelant les attaques que la communauté sorcière a combattu à Atlantis, et dans le monde entier d’ailleurs, contre la majorité grouillante des moldus, qui nous voit toujours comme, au mieux, des bêtes de foire, au pire, une menace : alors que nous vivons parmi eux depuis des siècles, sans qu’ils n’arrivent à voir ce qui se trouvait pourtant en plein milieu de leur figure. Le Sacre ne veut rien d’autre que le respect qui est dû aux mages, Madame. Et nous gagnerions beaucoup à voir figurer dans nos rangs une femme comme vous.

Elle fait une pause subite dans sa propagande pour mieux regarder Adrasteia, apprécier sa beauté et les imaginer, ensemble, pulvériser quiconque se mettrait en travers de leur chemin. Les moldus veulent la guerre ? Elles les attendent de pied ferme : en tout cas, elle espère que la Sang-pure est sur la même longueur d’onde qu’elle.

-Je dois vous avouer que… c’est la principale raison de ma venue ici. Les documents ne sont qu’un prétexte. Mais si vous me trouvez inconvenante… Je comprendrais parfaitement. »

Althea abaisse légèrement la tête, en se mordant les lèvres. Car malgré les apparences, malgré les taquineries et les rebellions, elle croit fermement en l’ordre de la société sorcière, et Adrasteia est reine. Un mot de sa part, et elle s’éclipsera pour fomenter dans l’ombre : la lumière est réservée à la royauté, et malgré son port de tête empereur, la Faraday sait qu’elle n’a pas encore le rang nécessaire pour prétendre à s’avancer dans la clarté.
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyVen 3 Mai - 0:23

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
L
a sang bleu s’était lentement dirigé vers les jardins, ses iris parcourant nerveusement les murs du manoir tandis qu’elle attendait avec impatience les explications que la rousse lui délivrerait. Et la voilà qui se faisait funambule, consciente de la fragilité du fil sur lequel elle s’apprêtait à marcher, droite et fière, tenant sa fillette de ses bras protecteurs qui ne l’abandonneraient jamais. Il y avait si longtemps maintenant, que ce fil ne lui avait pas fait aussi peur qu’il ne lui semblait à l’instant. Précaire, sans équilibre… vacillante et incertaine. La chute pouvait être fatale, elle savait parfaitement qu’elle pouvait l’assumer… pourtant, si seulement Léandre pouvait entendre ses songes, il aurait sans doute été près de l’orgasme rien qu’à l’idée d’avoir été apte d’en imposer un doute certain chez sa femme qui ne souhaitait rien de moins que d’en venger cette fillette qu’ils avaient conçu. Et elle l’avait écouté, sagement… précieusement, avant d’en déposer sa petite opale au pieds d’une couverture préalablement disposée lors de leur dernière cueillette. « Si je peux me permettre de vous offrir un conseil… Les hommes sont fragiles, surtout ceux de l’aristocratie. Faciles à ébranler, dans leurs coutumes et leurs protocoles. La question n’étant pas de leur imposer une mauvaise foi intentionnelle, mais leur éducation ne leur permet pas, du moins pas aisément, d’accepter quelconque changement. Des murs, j’en ai frappé, croyez-moi. De toutes les sortes, des plus petits manoirs aux palais les plus somptueux. Ceux de Léandre bien plus souvent que je suis entrée dans ses bonnes grâces, ce n’est certainement pas parce qu’il ne m’affectionne pas suffisamment pour me laisser écraser tout ce qui se dresse sur mon chemin, simplement c’est insécurisant pour lui, de ne pas entrer dans les archétypes du patriarche dont il a été éduqué à aspirer.   La pire erreur qu’il vous soit possible de faire étant de considérer les hommes comme des ennemis sur le chemin de votre ambition, trouver plutôt celui qui sera un allié dans vos perverses utopies. »

Et la Slave s’était autorisé un sourire, haussant les épaules avant de débuter la tâche si délicate du bout de ses doigts tandis que sa fille semblait s’amuser d’arracher les herbes à portée de ses petites mains.  « Ce n’était pas… Pardonnez-moi, ce n’est que mon impression, je ne veux pas vous donner le sentiment d’être ignorante. Mais ce que j’ai vu cette nuit-là… une prophétie. Même si je suis de votre avis, les moldus nous mèneront à notre perte, il reste évident que nous sommes de l’équation, tant et aussi longtemps que nos deux mondes seront mêlés… rien de bon n’en résultera. Célébrer vos racines, vous rapprocher des fondements de vos pouvoirs… c’est avoir un pas d’avance sur ces imbéciles.  Plus nous célébrons notre histoire, mieux pourrons-nous nous dresser fièrement pour représenter notre peuple. » avait-elle murmuré, sortant sa baguette pour en animer quelques pétales tombés au sol, les faisant délibérément tournoyer autours de l’infante aux rires incontrôlés. Ses lèvres s’étaient pincées tandis qu’elle se tournait vers les délicats rosiers à proximités.

La slave avait lentement baissé les yeux, un soupir silencieux – mais vacillant – brisant la barricade de ses lèvres pulpeuses tandis que ses doigts effleuraient les seuls rosiers qui lui étaient possible d’approcher. Précieux cadeau de mariage de la part de Siobhan, des roses ensorcelées, rien que pour elle, seulement et uniquement pour elle et sa mortelle kryptonite. De toutes les fleurs elle avait choisi la plus fatale, de tous les hommes elle s’était fasciné du plus toxique. Puis ses lunes iridescentes s’étaient glissées vers sa fille, elle et sa magnifique chevelure astrale.

J’ai un rêve, mademoiselle Faraday. Ou plutôt un cauchemar si vous demandez à mon époux. Le sujet est bien plus que personnel, douloureux. Je sais qu’il a mal, mais je crois que je n’arriverai jamais à comprendre… J’ai besoins de justice. Je crois qu’il tente de lui offrir le plus d’amour possible pour compenser l’affront, mais moi, j’ai besoins de les détruire, jusqu’à ce que chaque misérable insecte de cette organisation soit écrasée sous mes pieds. Je ne souhaite pas blesser les innocents, mais pour elle… une mère… vous n’imaginez pas ce qu’une mère est prête à faire pour ses enfants. »

Elle avait poussé un nouveau soupire, cette fois bien plus bruyant, sans doute pour indiquer à son interlocutrice qu’un monologue s’annonçait à son encontre. Ils n’en parlaient pas souvent, encore moins aux inconnus, encore moins entre eux. Elle, bien plus souvent que lui. Elle, toujours et encore elle, si l’on était honnête sur la question. Parce que Léandre semblait se refuser d’en limiter l’existence de sa fille à sa pauvre tragédie. Parce qu’Adrasteia se refusait d’en taire l’affront qui s’était oppressé avant même la naissance de leur précieuse petite rosacée. Étrange, toutefois, combien le sentiment de confession se faisait urgent sous sa poitrine. Comme si d’expliquer cette histoire, serait suffisant pour donner l’heure juste à la jeune sorcière qui requérait son attention. Elle lui indiqua silencieusement, d’un geste de la main, d’aller prendre place à la petite table dorée, exactement là ou l’elfe s’empressait d’y servir le thé et pâtisseries.

Calypso… a une histoire bien trop triste pour son âge. Bien entendu, à nos yeux, elle est bien plus que sa fatalité… Toutefois, il reste extrêmement pénible de savoir qu’elle… ne vous méprenez pas, petite fleur, Calypso reste parfaite à mes yeux, parfois j’ai l’impression d’être une horrible personne… comme si je regrettais ce qu’elle était, alors qu’en fait, je m’écorche l’âme qu’à savoir… qu’à simplement imaginer… ce que la suite nous réserve. Bien entendu, si vous connaissez bien les Rosier, vous n’êtes pas sans connaître Ombeline, peut-être… croyez-vous donc qu’il est donc logique que certains traits soient légués en héritages à notre descendance. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Elle n’aurait pas dû être cette magnifique opaline, aussi spéciale soit-elle. Cette fillette, est le résultat d’études moldues. Cette fillette, de la main de Gloriam si vous demandez mon avis, est une pauvre petite victime, qui n’avait rien demandé, à peine créée, horriblement exposée aux radiations de Tchernobyl, simplement pour… je ne sais pas ce qu’ils voulaient… soit nous étions purement des morceaux de viandes pour ces vampires… mutants… soit nous étions sensés donner des résultats sur les réactions de nos pouvoirs confrontés aux radiations. Quoi qu’il en soit, nous n’étions certainement pas supposés sortir vivants. Et pourtant… savez-vous, petite hibiscus… ce qui arrive lorsque des sorciers sont exposés aux radiations nucléaires ? Plus de pouvoir, plus de magie, plus de sorciers. Et c’est inquiétant. Mais soyez certaine, que si vous me promettez, que nous pourrons retrouver ces vermines… et me laisser seulement cinq petites minutes seules avec eux. Vous pouvez compter sur moi pour rejoindre vos rangs. »







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Gal... forgive me :| déjà pour les accents, mon clavier ... i can' understand how to make accent ... les u me tuent mais ... walla. Et puis hum :| ... J'SUIS FATIGUÉE L'EST 12:23 ... J'CORRIGE PO


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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyVen 10 Mai - 7:49

Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
La rouquine serre les lèvres alors qu’elle écoute les conseils de la plus âgée, ses longs doigts soigneusement manucurés tapotant nerveusement contre sa jambe dénudée. Elle ne sait que dire, tiraillée entre son envie de plaire à la slave pour la recruter au sein du Sacre et le respect pour son sang, et son arrogance qui la pousse à prendre ses convictions comme étant des évidences. Les hommes ne sont pas des ennemis, non, autant que les femmes d’ailleurs. Mais personne ne pourra l’égaler : on ne peut partager la couronne, et l’individu qui lui mettra la bague au doigt ne sera là que pour magnifier son règne, certainement pas pour l’accompagner. Voilà pourquoi elle cherche un mari riche, un mari aristocrate, un mari pour l’image et le faste, certainement pas pour l’amour ou un quelconque sentiment s’en approchant. Qu’est-ce que l’amour, de toute façon, sinon une invention créée par les faibles pour oublier leur condition ?

Ce qui se démarque, dans leur échange au goût aigre de révolte et d'agitation, c'est le fait indéniable que, si elles sont semblables en âge et en idées, les deux jeunes femmes qui devisent dans ce magnifique jardin sont bien différentes dans leurs façons de voir le monde. La Raventhrone devenue Rosier est un brasier qui ravage tout sur son passage, et dont les cendres étouffent les rares qui auraient réussi à survivre aux brûlures ; la Faraday est une tempête de glace, qui ne demande qu'à geler la moindre fleur qui oserait germer sous sa croûte blanchâtre : toutes deux redoutables, toutes deux dévastatrices, et, quelque part, complémentaires, mais aussi terriblement discordantes. Ces divergences s’expliquent probablement par un simple élément. Si Adrasteia a bien trop vécu, ayant expérimenté des choses qu’une vingtenaire n’aurait jamais dû supporter pendant un temps d’existence si court, Althea, elle, est un oisillon tombé du nid. Elle n’a pas conscience de la complexité du monde qui l’entoure, elle est enfermée dans ses propres convictions sans qu’elle ne puisse envisager d’autres vérités. La sagesse est bien plus difficile à acquérir que l'intelligence.

Il ne peut y avoir d’apaisement dans leurs relations. Elles ne peuvent semer que les graines du chaos, et quiconque penserait autrement serait bien sot, surtout lorsque leurs discours ressemblent étrangement à des prophéties de mort et de dévastation. Les mêmes ambitions les lient, les mêmes points de vue, aussi, et le monde devrait se préparer à leur alliance apocalyptique en s'abritant de leur colère : et c’est cette prospective qui pousse Althea à faire preuve de diplomatie.

« - Vous avez de la chance d’avoir trouvé Léandre, Madame. Nous n’avons pas toutes cette chance, encore moins lorsque du sang impur coule dans nos veines… Elle hausse les épaules. Elle s’est résignée, depuis longtemps maintenant, au fait qu’elle ne fasse pas partie de l’aristocratie, s’étant lamentée sur sa condition pendant une grande partie de son enfance : elle a une autre aspiration, aujourd’hui. Entrer dans leur cercle par le mariage. Et je ne vous apprendrai rien en vous disant que si des perles telles que votre mari existent, la plupart des membres de la gente masculine ne sont que des rustres, qui, une fois nous avoir mises dans leurs lits, trouvent autant d’intérêt à notre compagnie qu’une séance de torture appliquée.

S’il y a bien une chose que connait la rouquine, ce sont les envies des hommes, comment déclencher le désir chez eux et leur ensorceler les sens. Elle les a vu, tous ces regards concupiscents, elle les a senti, toutes ces mains baladeuses : mais elle n’a jamais connu quelqu’un qui s’intéressait à son coeur, plutôt qu’à son corps. Avoir une plastique si avantageuse peut avoir ce défaut, que de se laisser définir par ses courbes plutôt que ses idées.

Un nuage passe devant le soleil et, soudainement, les reflets des cheveux d’Althea ne lui confèrent plus cette auréole presque mystique qui l’accompagnait depuis qu’elles étaient sorties de la demeure : elle semble plus jeune, plus innocente. Au milieu des fleurs, accompagné d’une mère et de son enfant, le tableau ne peut laisser deviner la nature pernicieuse de leur discussion.

- Je ne me permettrais pas, A… Puis-je vous appeler Adrasteia ? Je ne veux pas sembler inconvenante. Une pause, avant de reprendre. Il est bien difficile de me rappeler de nos origines dans une cité telle qu’Atlantis, je dois vous l’avouer. Devoir aller à l’université auprès de moldus, me balader dans la rue en rencontrant à chaque croisement les descendants de ceux qui brûlaient nos ancêtres… Parfois, je me sens sale, simplement en respirant l’air de cette ville.

Mais elle est bien obligée de rester ici, pourtant. Pas de gaieté de coeur, bien sûr, mais à l’instant où elle aura mis suffisamment d’argent de côté pour se passer du soutien financier de ses parents, et qu’elle aura décroché un contrat stable de mannequinat, elle quittera sans regarder derrière elle cette cité qui prône la mixité et le vivre-ensemble, deux concepts qui l’insupportent, dans son âme et dans son coeur. Cette idée se renforce de minutes en minutes, alors qu’elle écoute Adrasteia raconter son histoire, dans un silence religieux et interloqué. Un sentiment de révolte agite ses entrailles, et elle ne peut qu’imager la virulence de celui que ressent la mère de famille au plus profond d’elle. Ses doigts se serrent en un poing vengeur. Elle a mal, pour elle, pour le futur des sorciers, et jure à cet instant précis de tout faire pour aider la sang-pure dans son entreprise.

- Madame, je… je ne savais rien de tout ça, et si je suis désolée pour vous et votre fille, bien entendu, je suis surtout… Enragée. On peut deviner toute la portée de sa colère dans chacun des ourlets de sa voix. Plus j’en apprends sur les moldus, sur leurs pratiques innommables, plus je les vois comme… des animaux, des bêtes sauvages qui auraient laissé leur humanité à la porte. Mais ils continuent à sourire, à se prendre pour les rois de ce monde, à parader avec leurs machines et leur technologie… Je veux leur faire ravaler leur fierté. Alors croyez-moi sur parole lorsque je vous promet de vous aider à retrouver les coupables : je m’occuperai même de tenir la porte bien fermée, pour être sûre qu’ils ne s’échappent pas, dans toute la splendeur de leur lâcheté. Elle se rapproche, posant une main légère sur l’épaule de sa consoeur. Nous ne voulons qu’une seule chose, au Sacre. Assurer la pérennité de la société sorcière. A mon sens, juger les coupables de telles atrocités s’aligne parfaitement dans nos objectifs. »

Son souffle est court, mais son regard est fixe. Sa résolution a été prise, son engagement aussi. Elle serait prête à prêter serment, s’il le fallait : sans même penser à l’adhésion de la Rosier au Sacre, son combat est juste, mieux, il est crucial, et elle veut être une des guerrières de cette guerre qui se dessine.
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyLun 8 Juil - 22:06

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
E
lle hocha la tête alors que la jeune sorcière lui demandait la permission de l’appeler par son prénom. C’était, de toute manière, toujours et encore plus respectueux que bien des surnoms qu’elle avait reçu dans sa vie. Et si parfois elle riait aux appellations qu’utilisait son époux, elle n’était pas toujours certaine de quelques-uns d’entre eux. Dragonne étant sans doute au sommet de sa liste. Jamais ne savait-elle vraiment s’il était question d’un compliment ou d’une insulte ingénieusement déguisée sous des écailles aux allures sinueuses. Sans doute était-ce un talent en soi, ou bien une malédiction.

Et puis la Nymphe aux reflets vénitiens s’était offensée, en sa faveur du moins, laissant une sensation étrange l’enivrer autant qu’elle restait insatisfaisante, désolante. Et peut-être était-ce Léandre qui avait raison après tout. Rien ne semblait suffisant pour réparer l’affront, tout semblait impensable pour venger l’insurmontable et puis l’ensemble lui peinait de réduire sa propre fille à n’être rien d’autre qu’une enfant à… « Comment allez-vous faire ? Enfin, je me demande… » Un soupire vint couper son élan, fronçant ses sourcils alors qu’elle se laissait avaler de ses songes l’espace d’une seconde avant de se ressaisir, ses frêles doigts se posant contre cette main qui venait lui porter un soutien moral. « Par quoi doit-on commencer ? … Il doit bien avoir… Un moyen. Sur quoi travaillez-vous exactement avec mon époux ? Croyez-moi, vous me rejoignez sur beaucoup de points, toutefois je peine à croire que mon mari vous suit dans vos idéologies… tout du moins pas aussi vocalement que vous ne le faites. Il tend souvent à jouer les cartes les plus sécuritaires et pour être honnête, n’hésite pas à me taire lorsque je m’élance dans les mêmes diatribes. Alors dites-moi, quelles sont vos idées ? »

Et puis l’Oiselle aux plumes d’ébène avait jeté un regard protecteur en direction de l’héritière Rosier qui s’étirait au maximum pour attraper les rosettes valsant tout près de ses mains. Elle soupira une nouvelle fois, haussant les épaules d’un découragement éphémère. Encore une émotion qui passait furtivement, aussi rapide que ne l’était le temps. Encore hier lui semblait-elle courir dans les couloirs de Poudlard… et aujourd’hui la voilà qui portait déjà son deuxième enfant. Si rapide et si fragile, qu’était la vie… la mort. « Dites-moi, à l’UPA… Quel est votre domaine d’étude petite fleur ? Que faites-vous dans la vie exactement ? » avait-elle soufflée, intriguée, voir désespérée. Et peut-être la Sorcière pouvait lui être utile, d’une manière ou d’une autre. Et peut-être lui offrirait-elle une voie, une voix… une idée vers laquelle espérer.







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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptySam 13 Juil - 12:55


Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
L’althea déploie des couleurs chatoyantes au milieu de ses vertes feuilles, joyau violine dans un écrin naturel, et alors que les deux jeunes femmes marchent à travers le jardin, accompagnées de la petite fille, c’est comme si elles personnifiaient la fleur qui nomme la rouquine. Elles resplendissent dans le soleil de ce mois de juin, et leurs longs cheveux, s’apparentant à leurs pétales, prennent des reflets dorés sous les effets des rayons du soleil.
Mais si les végétaux possèdent cette caractéristique indéniable de pouvoir s’épanouir rien qu’avec un peu d’eau et de clarté, les nymphes, elles, ne peuvent se contenter de s’enraciner dans la terre, laissant le monde se dérouler autour d’elles sans se préoccuper de ses affres. Elles se doivent de lever le poing, de se battre pour ce en quoi elles croient. Elles sont bien trop humaines, bien trop fortes pour se taire, et être belles. Leur opiniâtreté teintera, selon quelques rustres, leurs charmes naturels, mais c’est pourtant ce qui les rend si unique, bien plus que les courbes de leurs poitrines ou la gracieuseté de leurs traits. Alors elles devisent de conspirations et de mystères, d’opinions et de combats. Alors, elles se lèvent et prennent leur place dans ce monde, qui leur a pourtant toujours dit que les hommes les domineraient, peu importe leurs multiples essais infructueux.

Althea écoute Adrasteia balbutier ses craintes. Elle n’est pas certaine de pouvoir les comprendre tout à fait – après tout, elle n’est pas mère, ne prévoit pas de le devenir, à moins bien sûr que ce ne soit le seul moyen d’attirer l’un de ces maris Sang-Purs qu’elle convoite tant : alors ce qui poussera dans son ventre sera relégué à une nourrice à la seconde où il prendra une bouffée d’air frais. Mais elle écoute, et essaie de se mettre à la place de cette russe qui a tant souffert, dont la famille a été pris pour cible tant de fois. Sa rage est palpable. Elle se contient, mais a déjà décidé de faire pleuvoir son courroux sur les coupables de ces infamies.

« - Léandre me pousse souvent à la tempérance, moi aussi, dit-elle sans cacher le sourire qui se dessine aux coins de ses lèvres. Il me dit trop jeune, trop passionnée, mais je ne pense pas que ce soit une tare : je suis d’ailleurs persuadée que lui non plus, pas vraiment en tout cas. Le Sacre a suffisamment de bonshommes bedonnants qui ne font rien d’autre que commenter, sans jamais prendre part aux actes. C’est aussi l’une des raisons pour laquelle je pense que vous seriez un atout de choix parmi nos rangs, Adrasteia. Vous et moi… Nous pourrions faire une réelle différence.

Elle sent la main sur la sienne, voit les traits inquiets de la slave, ourle son ton de toute la bienveillance dont elle est capable. Brasier, eau vive, tout se mélange pour ne former que la complexe personnalité de la jeune femme, sur qui bien trop ont passés un regard lubrique sans jamais s’attarder. Althea croit en ce qu’elle dit, et c’est peut-être bien cette fougue, sa plus grande force, plus encore que sa plastique.

- Nous n’arriverons pas à fomenter un plan en un jour, ici, dans votre jardin. Vous me demandez par quoi commencer ? Mais nous avons déjà commencé, en fait. Nous sommes là, ensemble. C’est comme ça que nous les vaincrons. En s’unissant, en utilisant nos pouvoirs pour contrer ceux qu’ils croient posséder. Elle rigole, faisant onduler ses longs cheveux tout contre son cou. Vous croyez peut-être que je parle beaucoup, sans rien promettre de concret… C’est peut-être vrai. Pour l’instant. Mais lorsque nous serons suffisamment à ne plus vouloir nous laisser faire, alors, nous pourrons véritablement changer en profondeur notre société. Arrêter ce gouvernement décadent qui favorise toujours les moldus, quand nous sommes ceux qui sont oppressés, et ce depuis des siècles. Et au passage, faire goûter aux Détraqueurs les lèvres de ceux qui ont osés maudire ainsi votre famille…

Elle maitrise bien son discours, la Faraday. Elle l’a entendu tant de fois, de la bouche des Corner, des Emsworth, d’Humphrey Bowman, de ces pontes du Sacre qui l’ont initiés à leurs opinions. Mieux, elle se l’est appropriée, appuyant les déséquilibres, accentuant ses propos sans craindre de tomber dans l’extrême. Qu’on la prenne pour une folle. Qu’on la croit abusive, immodérée. Ils riront moins lorsqu’elle leur démontrera qu’elle avait raison depuis le début.

Au détour d’un bosquet, la conversation s’oriente dans une direction vers laquelle elle ne s’attendait pas, cependant. Elle ne s’en plaint pas. La naïade adore que l’on parle d’elle, après tout : mais elle a si peur, est si désespérée d’arriver à ses fins, qu’elle ne prend même pas le temps d’apprécier qu’une aristocrate comme la Rosier s’intéresse ainsi à sa vie personnelle.

- J’étudie l’alchimie et les potions, révèle-t-elle en pinçant les lèvres. Ce n’est pas par choix, malheureusement. Mes parents ne… supportent pas mes propres ambitions.

Son menton se relève, fière. Elle ne craint pas de dévoiler ses désirs les plus profonds, pas lorsqu’elle est persuadée de pouvoir y accéder. Althea a posé son pied sur la première marche : elle sait que l’escalier est long, étroit, en colimaçon, mais elle peut déjà sentir sur son visage l’air frais qui règne sur le toit.

- Je débute dans le mannequinat, j’ai quelques contrats à mon actif. Oh, bien sûr, rien de bien exceptionnel, surtout pour quelqu’un comme vous qui… Elle veut dire, qui a toujours tout eu sur un plateau. Qui est né dans la bonne famille. Elle ne dit rien, et heureusement : car elle ne connaît pas Adrasteia, pas vraiment, et partir sur de tels principes n’aiderait en rien son entreprise. Enfin, c’est un début. Elle lève les épaules. Une mèche retombe, encore une fois, sur sa clavicule gracile, comme pour illustrer ses premiers pas. Que faisiez-vous avant de rencontrer Léandre, Adrasteia ? J’ai bien essayé de tirer les vers du nez de votre mari, mais il reste toujours stoïque, comme s’il craignait que le ciel ne lui tombe sur la tête s’il avait le malheur de prendre le temps de… simplement discuter. »

Son nez se retrousse, elle rigole encore doucement, délicatement, comme la rosée se pose sur les branches en bourgeon les matins de printemps. Althea exagère, bien sûr. Tragédienne, comme à son habitude : et sa jeunesse transpire de chacun des pores de sa peau alors que ses dents se révèlent dans son sourire. Elle est à sa place, ici, accompagnée de la slave, dans ce cadre magnifique de l'Enclave sorcière. Elle a toujours su qu’elle devait tendre vers les hautes sphères, et ses intuitions se trouvent aujourd’hui confirmées, une fois de plus.
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    Would you get down on your knees for me?
    'Cause I'm a primadonna girl, yeah, all I ever wanted was the world. I can't help that I need it all : the primadonna life, the rise and fall. You say that I'm kinda difficult, but it's always someone else's fault. Got you wrapped around my finger, babe, you can count on me to misbehave. + buckaroo.

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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyMer 17 Juil - 22:15

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
L
a Slave avait soupiré d’un agacement certain, habituel, roulant ses iris aux couleurs célestes comme s’il lui était possible d’en entendre littéralement son époux au fin fond de sa petite tête. Tant bien qu’elle se demandait si le Rosier ne s’était pas mépris sur l’interlocutrice en déployant ses discours comme s’il s’était adressé à sa propre femme. Parce qu’elle les connaissait que trop bien, ces histoires de réprimander jeune femme trop passionnée pour être entendue. Et puis sa moue irritée s’était lentement transformée en un ricanement étouffé avant de se déployer d’esclaffement francs. La Slave avait levé la main, en signe de paix en direction de l’Hibiscus qui s’offusquerait sans doute si elle ne s’expliquait pas rapidement. « Pardonnez-moi, mais je ne peux faire autrement que d’imaginer Léandre s’emporter sur vous simplement parce qu’il ne se peut plus de devoir gérer des jeunes femmes bien trop ambitieuses pour ses idéologies. Je crois bien que je vais le rendre fou ce pauvre Rosier ! La prochaine fois qu’il vous fait le sermon, dites-lui bien que sa femme lui dit de commencer par repentir ses propres péchés avant de se prendre pour Dieu tout puissant. Il a certains comptes à rendre en pénitences, qu’il n’oublie pas que c’est par une femme qu’il a pu réduire sa sentence pour son église ! Je suis persuadée qu’il se clouera le bec une bonne fois pour toute…   » avait-elle lancé dans une confidence complice, elle savait parfaitement que le Rosier, tôt ou tard, le mériterait bien.

La Slave hocha lentement la tête, un sourire étirant ses lippes d’un air amusé. « Vous avez raison, vous parlez beaucoup trop. » avait-elle lancé candidement, avant d’hausser les épaules. « C’est sans doute pourquoi Léandre vous refreine autant, ce n’est pas exactement le type de personne qui s’adonne bien dans de longues diatribes. Je le sais… parce que je parle également beaucoup trop. C’est une bonne façon de lui faire perdre patience, on dirait… parfois… qu’il perd le fil et puis s’exaspère d’enregistrer de long discours. D’autant plus qu’il n’écoute que ce qu’il lui plaît bien d’entendre !   » avait-elle soufflé, notant une pause avant de poursuivre. « Quoi qu’il en soit, j’aimerais bien savoir, par quoi devons-nous commencer pour me faire entrer officiellement au Sacre. Je crois que je suis officieusement sous la protection de celui-ci par mon mariage… mais j’aimerais… que faisons-nous maintenant ? »

Et elle avait froncé les sourcils, tant bien parce qu’elle entendait que ce qu’elle en devinait. Il était à la fois décevant de voir qu’elle étudiait dans un domaine qui la passionnait tant et qu’elle n’en appréciait pas sa chance. Bien entendu qu’elle était reconnaissante d’être à la tête de l’UkRa, d’avoir une famille, être épouse, être mère… être aimée et vivre cette vie qu’elle avait toujours cru ne pas être légitime d’aspirer. Et pourtant, elle aurait tout autant apprécié, pouvoir s’adonner à ses ambitions. Et elle se souvenait que trop bien, dans les couloirs de Poudlard, rêver d’être une Potionniste admirée et louangée… percer le monde de ses découvertes et ses recherches. Marquer l’histoire par son intelligence et sa notoriété. Puis son sourire avait repris possession de ses lèvres alors qu’elle l’écoutait un peu plus, haussant les épaules d’une nonchalance mesurée. « Léandre… n’est pas très bavard sur sa vie personnelle, il a ses raisons, qui sont bien plus que légitime considérant son ancien titre d’Auror… il a simplement peur que des gens malhonnêtes se servent d’informations pour s’attaquer à sa famille… ce n’est pas contre vous, sachez-le. » avait-elle soupiré, à elle-même, au final, la seule et unique personne qu’elle tentait de convaincre dans sa narration. « Avant Léandre… je parcourais le monde pour fuir un destin qui n’était pas le mien mais pour lequel ma famille n’aurait pas hésité de m’imposer. Les aristocrates, avec leurs mariages forcés, des fillettes à des vieux ventrus… qui vous disent quand est-ce que vous pouvez parler et quand est-ce que vous devez écarter les cuisses… Autrement, mon père est décédé fin 1999… et je suis devenue la seule héritière d’une entreprise familiale. L’UkRa… Le mannequinat fait beaucoup de sens vous savez… je vous trouve vraiment splendide.   »

Elle inspira, s’avançant finalement en direction de l’infante qui commençait fortement à s’énerver contre les fleurs lévitant autour d’elle, visiblement frustrée de ne pas arriver à n’en attraper qu’une seule. La slave vint prendre place au sol derrière elle, soulevant la fillette pour qu’elle puisse dégourdir ses petites jambes d’ores et déjà dépliées pour se tenir maladroitement debout à l’aide de sa mère. « Vous devriez passer à l’UkRa… je suis certaine que vous y trouveriez votre compte. Je crois qu’il serait aisé l’une comme l’autre de s’aider dans nos ambitions respectives… n’est-ce pas ? Toutefois… promettez-moi de ne pas négliger vos études. Il n’y a rien de plus effrayant qu’une femme bien éduquée. Il serait bête, d’autant plus, de négliger un atout au sein de l’UPA. Autant pour l’UkRa que pour le Sacre. Plus nous couvrirons d’espace, plus nous serons dangereux. »












Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier EmptyLun 22 Juil - 15:07


Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
Un léger sourire ne quitte plus la commissure de ses lèvres, maintenant. Léandre a des raisons de craindre l’association des deux jeunes femmes, puisqu’en moins d’une quinzaine de minutes, elles ont tant cassé du sucre sur son dos (avec toute l’affection qu’elles lui portent, bien entendu, toutes leurs paroles relevant bien plus de la taquinerie que d’une réelle moquerie) qu’il doit avoir les oreilles qui sifflent, peu importe l’endroit où il se trouve. C’est un peu surréel pour Althea de découvrir un pan de la vie totalement différent de celui qu’elle considère comme son mentor au sein du Sacre, mais elle le voit ainsi sous une toute autre lumière, plus humaine, peut-être. Si elle a toujours du mal à l’imaginer en bon père de famille et époux, lui, l’aristocrate au regard si sévère et à la retenue exemplaire, elle est heureuse de voir sa curiosité assouvie en rencontrant ainsi sa dame.

« - J’y songerai, glisse-t-elle d’une voix tout aussi malicieuse. Puis son ton redevient plus sérieux, à la seconde même où Adrasteia évoque son entrée au sein du groupuscule. Et bien, je peux vous proposer de m’accompagner au sein de notre… quartier général ? Merlin, ce terme semble terriblement sectaire, mais je n’en ai pas d’autre à vous proposer. Nous avons un bâtiment, à Pré-au-Lard, où nous nous réunissons pour deviser de nos actions. Là-bas, vous pourrez rencontrer nos dignitaires, notamment Hershel Corner, notre dirigeant. Êtes-vous libre demain ? Nous pourrions nous retrouver à la Rotonde, puis s’y rendre ensemble, si vous le voulez bien.

Elle trépigne presque sur place, la naïade, enchantée du dénouement de sa visite chez les Rosier. Toutefois, la suite de la discussion demande quelques secondes de réflexion de sa part. Elle a tant rêvé la vie d’aristocrate. Tellement imaginé une existence parfaite, où tous ses désirs seraient exaucés sans qu’elle n’ait à lever le petit doigt, qu’elle s’est mit des œillères, en oubliant de penser aux préjudices que rencontrent obligatoirement les nobles, tout au long de leur vie. Althea n’a pas à se conformer à des traditions millénaires. Elle n’a aucun nom à défendre, aucune histoire à sauvegarder. Peu importe, au final, qui elle marie : bien sûr, ce choix l’impacte directement, mais si elle décide, du jour au lendemain, de se jeter aux bras du premier dégénéré venu, personne ne peut l’en empêcher, et elle ne pourra que blâmer ses mauvaises résolutions pour ce que sa vie est devenue. Adrasteia n’a pas eu le choix. Certes, elle a touché le gros lot en la personne de Léandre, et a eu de la chance de ne pas s’enfoncer dans un mariage sans amour avec un vieux ventripotent, mais elle n’est qu’une goutte d’eau, dans l’océan qui représente les héritiers Sang-purs. Elle a pu s’enfuir. La rouquine s’arrête quelques secondes, ses talons s’enfonçant dans l’herbe fraîche, et s’apprête à présenter ses condoléances, quand elle entend le compliment à son égard et ne peut s’empêcher de minauder, rejetant sa longue chevelure vers l’arrière.

- Oh, merci beaucoup… Je serais enchantée de collaborer avec vous et votre entreprise, Adrasteia. Je crois bien avoir déjà avoir vu quelques unes de vos collections dans des magazines, et j’ai été subjuguée par la qualité de votre travail. Son cœur est empli d’une impulsion toute nouvelle. Elle retire bien plus que ce qu’elle songeait à accomplir, en se rendant chez ce bon Léandre. Quant à mes études… Je ne veux pas vous faire de fausses promesses. Je sais que ce n’est pas pour moi : j’ai beau me concentrer, je n’arriverai jamais à trouver d’intérêt dans les vieux grimoires et les potions à l’odeur putride. Je suppose qu’il faut de tout pour faire un monde. Althea hausse les épaules. Elle connaît sa valeur, et n’a pas besoin d’un diplôme pour la démontrer. Mais ne vous en faites pas. Je vous prouverais que mes actes et mes pensées ne sont pas ceux d’une gamine sans cervelle, peu importe les notes à la fin de chaque année scolaire.

Un pas, deux pas en arrière. Il commence à se faire tard, leur conversation s’est bien plus éternisée que prévu, et l’on peut déjà voir, dans la lumière qui les entoure, que l’après-midi touche bientôt à sa fin. Althea baisse la tête pour indiquer qu’elle prend congé, mettant dans son départ un cérémoniel peut-être désuet, mais résolument théâtral. Elle se permet une dernière phrase, cependant.

- J’espère vous retrouver demain, madame. Le Sacre est devenu ma seconde famille – et je serais enchantée de vous appeler ma sœur. »
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