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 Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier

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Althea A. FaradayAlthea A. Faraday
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MessageSujet: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Lun 14 Jan - 7:40

Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
Le mois de juin apporte avec lui le début des chaleurs estivales, et Althea peut à loisir afficher ses plus beaux atouts, dévoilant sans vergogne ses longues jambes dans un short en jean aux bords élimés, et la naissance de sa poitrine grâce à un débardeur pastel à fines bretelles. Sa tenue a ce qu’il faut de provoquant, sans tomber dans la vulgarité, et elle a échangé son habituelle paire de talons contre des baskets plates pour y rajouter un côté sportif qui n’est pas sans déplaire à la gente masculine. Son objectif n’est pas de séduire, aujourd’hui : mais les regards des hommes, alors qu’elle marche jusqu’à l’enclave résidentiel sorcier aux abords de la ville, ne sont pas sans colorer ses joues d’un joli rose poudré. Elle aime ça, attirer l’attention. Elle en joue. Les yeux glissent sur elle mais elle reste en apparence impassible, le visage rivé sur son objectif, son petit sourire en coin étant la seule preuve du contentement que lui provoque l’attention de ces mâles.

Lorsqu’elle se complait à imaginer sa vie rêvée, Althea pense bien entendu aux aspects matériels de la chose, juste après avoir réfléchi aux critères que doit remplir son futur mari (dans l’ordre, Sang-Pur, riche, beau, et grand. Elle ne se contentera de rien de moins). Il lui faudra une immense demeure, de celles qui ont cette aura de grandeur et de panache, qui déclament d’un seul coup d’œil le statut important des maitres de maison : et alors qu’elle marche en direction du manoir Rosier, elle l’aperçoit du coin de l’œil, cette maison fantasmée. Elle soupire. Combien de temps devra-t-elle attendre pour, à son tour, posséder une telle propriété ? Sa vie à la villa du Sacre est très confortable, mais les murs appartiennent aux Emsworth. Si le nom Faraday impose le respect grâce à ses frères, elle a encore beaucoup à prouver avant de se faire une place dans le monde, et elle se languit, la nymphe. Elle attend avec impatience le moment où le papillon émergera de sa chrysalide, et pourra présenter tous les éclats irisés de ses ailes magnifiques. Elle est belle, elle est intelligente, elle est jeune : elle y arrivera. Ce n’est pas un espoir, c’est une certitude.  

Mais le moment n’est pas encore venu, et elle se contente de frapper à la porte, ses longs cheveux balayant sa nuque sous la légère brise. Elle doit voir Léandre pour lui parler de la nouvelle politique de recrutement du Sacre, mise en place depuis peu, et de l’organisation qui en découle, serrant entre ses bras des flyers sentant encore l’encre fraîche qu’elle compte distribuer à l’université pour attirer de jeunes sympathisants. La naïade est investie dans sa mission. Elle a déjà envoyé des dizaines de lettres à des Sang-Purs d’Atlantis pour les convaincre de les rejoindre, mais ce n’est pas encore assez. Elle veut faire ses preuves, et l’approbation du Rosier compte beaucoup, pour elle.

On finit par lui ouvrir, un elfe de maison voûté lui indique de sa voix grinçante que son maître n’est pas là, et la jeune femme ne peut cacher sa déception. Elle déteste quand ses plans tombent à l’eau, et ne peut s’empêcher de blâmer l’univers entier pour ses petits problèmes. Elle n’avait qu’à s’annoncer avant de se déplacer, après tout. Elle tempête intérieurement, insultant de tous les noms, dans son esprit, le serviteur qui n’a rien demandé à personne, mais reste stoïque, se contentant de se mordre les lèvres pour éviter de lâcher une phrase bien peu distinguée.
Après un petit moment d’hésitation, elle demande à l’elfe si elle peut voir Mme Rosier : elle ne fait pas partie du Sacre, mais elle pourra sans nul doute fournir à son mari les documents qu’elle a en main. Le petit être se courbe devant elle avant de disparaître, lui disant de patienter quelques instants. Encore une fois, Althea se dit qu’Adrasteia a bien de la chance, de vivre dans une maison comme celle-ci. Chez elle, point de créatures magiques à son service, elle se doit de répondre à la porte comme le reste de la plèbe.

Enfin, on finit par la conduire dans la pièce où se trouve la slave, qu’elle n’a encore jamais rencontré. Elle était assez curieuse à l’idée de rencontrer la femme de Léandre, et elle n’est pas déçue, sa beauté irradiant de chacun des pores de sa peau comme une rime évidente. Il y a vraiment ce petit quelque chose, chez les membres de l’aristocratie sorcière, cette aura de grandeur que jalouse et révère la rouquine, et le port de tête de la matriarche exulte cette confiance inhérente à la pureté de son sang. Baissant la tête, Althea la salue avant de s’approcher, faisant bien attention de faire preuve de la plus grande des politesses.

« -Bonjour Madame Rosier, je suis désolé de vous déranger, je suis Althea Faraday, votre mari vous a peut-être parlé de moi… J’appartiens au Sacre, tout comme lui, et j’aurai voulu lui parler mais j’ai appris qu’il n’était pas là, malheureusement : pourriez-vous lui remettre ces documents à son retour ?

Elle se sent soudainement gênée de porter une tenue si affriolante devant cette mère qui vit la vie dont elle a toujours rêvé, qui est, quelque part, son modèle. Elle ne la connaît pas, mais de la voir ainsi, dans son sublime manoir, mariée à quelqu’un comme Léandre et mère de ses enfants (il faut avouer qu’elle n’est pas la plus grande fan de marmots, loin de là, mais elle fera un effort pour son futur mari s’il le désire, reléguant leur éducation à des domestiques après les avoir pondu), Adrasteia est l’image même du futur auquel elle aspire. Elle relève le menton. Tout vient à point à qui sait attendre.

-Je voulais également vous demander si vous aviez bien reçu ma lettre ? J’espère que vous ne l’avez pas trouvé trop… cavalière. »

Autant utiliser cette rencontre pour le Sacre. Si seulement elle pouvait convaincre la Sang-Pure de les rejoindre… Ce serait une victoire pour elle, une autre corde à son arc.

Une nouvelle chance de prouver sa valeur.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 1019 WORDS.




    Would you get down on your knees for me?
    'Cause I'm a primadonna girl, yeah, all I ever wanted was the world. I can't help that I need it all : the primadonna life, the rise and fall. You say that I'm kinda difficult, but it's always someone else's fault. Got you wrapped around my finger, babe, you can count on me to misbehave. + buckaroo.

Adrasteia N. RosierAdrasteia N. Rosier
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Mar 12 Fév - 5:55

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
E
t de ses doigts malmenés la Nymphe s’écorchait le derme sur une épine pointilleuse, retirant son doigt aussi véloce que ne l’était le juron qui s’échappait de ses lèvres, aussi franc que ne l’était le cri d’amusement qui s’excitait de la gorge de sa fille alors qu’elle sursautait du soudain mouvement. Parce qu’il fallait avouer que la rosacée retenait bien du patriarche lorsqu’il était question de trouver un amusement quelconque à ses réactions les plus embarrassantes. D’un sourcil haussé, jusqu’à la moue faussement vexée, la Slave s’était approchée de l’infante en agitant ses doigts pour en faire perdurer l’agitation. Et si l’héritière s’apparentait à l’humour douteux d’un père tout aussi nébuleux, à n’en point douter qu’elle se faisait bien plus oiselle pour ce qui était de ces rires aux notes cristalline tout comme sa mère se faisait sibylline. Il était difficile de même se questionner sur la chose, parce que la Slave avait toujours été mutine, ricaneuse pour un rien, piquée à vif pour un Rosier aux blagues souvent redondantes mais oh combien fascinante rien que pour la beauté de l’observer se dandiner dans ses fourberies fanfaronnes. Et il bombait le torse ce Rosier aux blagues souvent trop lourdes, et il souriait à grande dent ce Rosier qui s’ambitionnait pour un peu qu’il décelait une ridule d’amusement tressauter sur les traits de ses interlocuteurs.   « Mais oui ça t’amuse toi ! Maman profite que tu ne comprends pas encore pour dire des gros mots en russe hein ma petite pousse ? Mais oui ! Et tu ne pourras même pas le dire à papa, que maman elle triche et que lui il doit tout changer et parler pouliche à chaque trois mots. Ahh oui ça te fais bien rire quand je dis que papa il est vulgaire ! Oui c’est ça ma Naïade, ton père n’est qu’un rustre sans bonnes manières ! Oui oui … un … oui bon, c’est peut-être aussi pourquoi maman elle n’arrive jamais à lui dire non et aussi surement pourquoi la petite pousse existe en premier lieux … D’accord, ne lui dit pas ça non plus. Que j’ai.. mais qu’est-ce que je raconte, tu ne peux pas parler.   »

Levant les yeux vers les cieux, la Sorcière avait déposé une couronne de fleurs finement travaillée sur la tête de sa fille. Jasmin, lavande et sauge. Romarin, Thym et pour couronner le tout, gracieuseté d’une louve aristocrate au cadeau salvateur, des roses pour en compléter les éloges d’une fine rosacée à la chevelure lunaire. « Tu verras ma fille, Litha ne sera pas aussi effrayante que Beltane. Nous resterons dans les jardins et nous danserons, bien sagement. Et sous la lune nous nous baignerons; toi et ton père, toi et ton frère. » avait-elle murmuré, attirant les doux rires d’Ombeline qui pourtant ne levait pas les yeux de ses propres préparations. Parce qu’elles devaient s’activer si elles voulaient être à temps pour le lever du soleil mais que ce n’était pas pour autant qu’Ombeline raterait l’occasion de s’amuser de cette histoire de fils prochain. « Je suis curieuse de savoir… dis-moi Adra… Léandre il en dit quoi de tes prédictions ? »

Elle haussa les épaules, pinçant les lèvres alors qu’elle retournait à la confection de ses couronnes de fleurs. « Je n’ai rien dit… tu sais ton frère, il a tendance à s’exctiter… pour des broutilles… et parfois se montrer complètement… il est difficile à… C’est Léandre. Et c’est uniquement des » - « Madame Rosier ? Une jeune femme souhaiterait vous rencontrer, c’est à propos de Monsieur Rosier… »

La brune s’arrêta, ses deux lunes balayant la pièce pour en trouver la source de la voix, courbé vers le sol d’un poids plus lourd que son amertume. Et de ses sourcils froncés l’insatiable se laissait emporter dans ses déboires les plus infâmes, parce qu’il ne lui fallait pas beaucoup pour en faire des masses. Parce que le dernier fils, manifestement, lui cachait sans doute bien plus qu’il ne voulait lui avouer, et ce considérant bien qu’il y eût ces choses, dont il n’était pas prêt à lui parler. Était-ce donc ainsi qu’ils vivraient ? « Elle a des documents, Madame Rosier. » L’une dévoilant à nue les fins fonds de son âme et l’un, s’évadant hors de l’union pour partager tout ce qu’il lui refusait à droite et à gauche pour un peu qu’il ne s’agissait pas de le faire avec sa femme. « Dois-je lui dire de quitter les lieux, Madame ? » avait grincé l’elfe d’une voix un brin plus joyeux à l’idée de mettre une jeune impatiente hors de leurs terres. Et pourtant il se ravisa, hochant la tête alors que sa maîtresse lui refusait la faveur, grinçant avant de disparaître à nouveau. Ce serait pour une prochaine fois, malheureusement. Ombeline s’était levée, soulevant ses mains en signe de retraite imminente. « Je serai dans la pièce à côté si jamais tu souhaites… sois… posée et ne saute pas trop vite aux conclusions Adra… »

Et elle hoche la tête, cette Slave sans demi-mesure, sans jamais arriver à comprendre ces mises en gardes. C’était comme si tous et chacun, arrivaient à prédire des aventures funestes bien avant même qu’elle n’en ressente les présages au plus profond d’un instinct défaillant. Puis elle trésaille, cette Slave jalouse sans ménagement, devant la beauté d’une jeune sorcière qui lui parle. Mais elle ne lui parle pas de n’importe quoi, ni de n’importe qui, mais bien de son mari aux absences répétitives. Et c’est bien là qu’il dit se rendre n’est-ce pas ? Et c’est bien là que la vieille harpie lui incite d’aller se ‘’détendre’’, non ? Au Sacre, avec cette magnifique rouquine aux courbes bien moins malmenées que les siennes après la naissance de leur première née. Et elle a beau se convaincre que ce n’est pas réaliste, qu’il ne lui ferait pas un tel affront, pourtant.

Pourtant.

Elle affiche une moue, la Nymphe aux instincts de bassesses et aux hormones de tigresse.
« Peut-être auriez-vous eu plus de chance en les lui délivrant au Sacre, Mademoiselle Faraday. » qu’elle avait finalement adressé à l’impatiente, s’approchant d’un pas lent en direction de sa fille aux gémissements d’inconforts imminents. Visiblement elle regrette sa pique, levant toutefois le bout de son nez comme si rien ne devait être relevé. Assumer ses frasques d’indomptable sans en regretter quoi que ce soit. « Dites-moi… jolie fleur, comment croyez-vous que Léandre interprète vos intentions de recruter sa propre femme, alors qu’il se damne à l’empêcher d’enflammer cette ville pour un oui et pour un non. Surtout un non. »



Gonna love you until it hurts,
just to get you I'm doing whatever works, that'll bring you to your knees, praise Jesus, hallelujah. I'ma make you beg for it, plead for it, I want you to fiend for it, wake up and dream for it, 'Til it got you gasping for air and you lean forward. If it's yours and you want it, I want it, promise I need that. 'Till I'm everywhere that you be at, I can't fall back or quit, cause this is fatal attraction, so I take it all or I don't want a shit
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Sam 23 Fév - 8:46


Ces jours d'été où nous changions le monde

- Althea A. Faraday — Adrasteia N. Rosier -


"Pick myself up, turn the world on its head. Don't forget what, don't forget what my mama said : people talking since the beginning of time, unless they paying your bills, pay them bitches no mind. And if I fly, or if I fall, least I can say I gave it all." Sissy that walk - RuPaul
Des cases noires et blanches qui semblent infinies, autant dans l’espace que dans le temps. Les ombres des silhouettes s’y projettent et il est difficile de savoir ce qui est ténèbre et ce qui est lumière : tout se mélange alors que les pièces commencent à se mouvoir. Le regard d'Althea se pose sur l'échiquier, posé un peu plus loin sur une table de marbre racé, et elle se surprend à penser au monde qui l'entoure, à la façon dont ses actions peuvent impacter ses pairs et, à l'inverse, comment un simple mouvement de sa part peut déclencher une tempête à l'autre bout du monde. La vie est un immense jeu d'échecs, au fond. Adrasteia, en face d'elle, est assurément une reine : et si la rouquine aurait aimé pouvoir prétendre être l'impératrice adverse, elle est bien trop jeune et bien trop roturière pour porter ce titre. Peut-être est-elle un fou, aux côtés de ses maîtres, aspirant à la royauté en se leurrant de possibles ; à moins qu'elle ne soit plutôt un cavalier, zigzaguant sans vergogne entre les obstacles de l'existence pour remporter la partie. Quelle que soit sa place, elle se refuse de n'être qu'un pion : alors elle relève la tête en regardant la Sang-pure, froide, fière, affirmée. Elle a toujours préféré jouer aux dames, de toute façon.

Elle est belle, la slave, autant que la demeure dont elle foule le sol du pieds. Elle semble à sa place, surtout, et c'est ce qui impressionne le plus Althea. Malgré la petite fille qui tâche le portrait idyllique de cette vie rêvée, elle se surprend à se demander si elle parviendra un jour à se hausser au même niveau que la Raventhrone devenue Rosier, et manque presque d'entendre les mots à demi-teinte qui sortent de sa bouche, tant elle est occupée à penser à ce qui sera, plutôt que ce qui est. Lorsqu'enfin, le sens de la phrase arrive jusqu’à son esprit, la nymphe fronce les sourcils. Les implications sont multiples, et toutes plus obscures les unes que les autres, d’autant que le ton de la mère de famille ne laisse planer aucun doute quant à ses suspicions : si Althea n’est pas du genre à se démonter pour si peu, elle ne peut réussir à saisir, exactement, les sous-entendus qu’elle semble déchiffrer dans les dires de la Sang-pure. Ils sont bien trop ridicules, à ses yeux, pour qu’elle les accepte.

« - Si ma visite vous importune, Madame Rosier, je comprendrai parfaitement, souffle-t-elle en se redressant, sa poitrine insolente se levant erratiquement alors qu’elle cherche désespérément l’approbation de l’aristocrate. J’aurai pu me rendre au Sacre, il est vrai, mais je devais me rendre en cours après ma visite et… j’ai pensé que ce serait plus rapide ainsi ?

Il n’y a aucun à-priori dans sa réponse, et ses longs cils de biche papillonnent tout contre ses yeux bleus, parfaite représentation de la naïveté candide qu’elle sait parfaitement dépeindre, sans jamais l’incarner. Elle continue son discours sans vraiment réfléchir au poids de ses mots, naturelle, honnête, face à la brune qui la dévisage pourtant avec un regard des plus circonspect.

-Je ne peux pas parler à la place de Léandre, ou deviner ses réactions, mais… Elle hausse les épaules. Elle est insolente, la naïade, et si elle a l’habitude de courber l’échine devant les puissants, l’absence de son ami et modèle semble détendre sa langue acerbe. Pour tout vous avouer, ce qu’il pense sur le sujet m’importe peu. Vous me semblez suffisamment saine de corps et d’esprit pour faire ce que bon vous chante, et s’il s’agit de brûler tout ce qui vous entoure… Qui suis-je pour me mettre en travers de votre chemin ? Elle ricane. Peut-être même que j’embraserai une allumette ou deux avec vous.

Et alors qu’elle parle de feu et de flamme, ses longs cheveux roux se reflètent dans le soleil de juin, dont les rayons cascadent à travers les hautes vitres de la pièce. C’est l’image, après tout, de l’impétueuse jeunesse, qui ne laisse rien ni personne se mettre en travers de son chemin, et la notion de brasier lui correspond parfaitement. Tout comme Adrasteia, il semble bien, et une étincelle d’amusement caracole dans l’œil de l’étudiante lorsqu’elle se rend compte de ce simple fait. Alors, elle pousse sa chance. Mieux vaut demander pardon, plutôt que de se repaître d’une existence de regrets.

-Les hommes, de toute façon, pensent bien souvent que prudence est mère de sureté : personnellement, je crois bien que la pondération n’ai jamais rien apporté d’autre qu’une petite toux outrée et une neutralité désespérément ennuyeuse. »

Un petit sourire narquois. Elle est fumée surmontant un feu, papillon dans la nuit, feuille virevoltant au vent. Là où on ne l’attend pas, et pourtant, rigoureusement réconfortante, voire absolue : l’incarnation d’une néréide qui se plie dans les courants sans jamais se briser. Elle est de la même trempe qu’Adrasteia, en fait. Dans une autre vie, elle aurait pu se retrouver à sa place, mais le destin avait voulu qu’elles se rencontrent, l’une sur un piédestal, l’autre loup aux dents longues prêt à dévorer tous les agneaux qu’il pourra rencontrer. Et petit à petit, les deux se rejoignent, même, se confondent.

Elle pose doucement les documents sur un guéridon à ses côtés, pour mieux relever la tête. Althea attend. Calcule. Prête, au moindre sursaut, à balayer d’un revers de la main les pièces de l’échiquier, peu importe les conséquences. Insensée. Eternelle.
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Adrasteia N. RosierAdrasteia N. Rosier
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MessageSujet: Re: Ces jours d'été où nous changions le monde ft. Adrasteia Rosier   Aujourd'hui à 3:42

xxx.
xxx.1 548 mots
C’est jours d’été où nous changions le monde

19 juin 2001
S
on nez s'était retroussé l'espace d'une seconde, tant bien pour ses grossièretés qui lui étaient propres que pour les explications pragmatiques qui s'en suivaient de la part de l'impatiente. Il fallait avouer, en silence il va de soi, que si l'oiselle pouvait se satisfaire de son époux pour lui livrer maintes et maintes joutes aux diatribes maîtrisées, il n'en restait pas moins qu'il lui arrivait tout aussi souvent de couper court à ses manigances murmurées. Ce qui, disons-le simplement, l'agaçait plus que coutume. Et d'un soupire aux teintes de déceptions, la Slave avait haussé un sourcil au même instant qu'elle en avait soulevé l'infante Rosacée qui semblait trouver son plaisir en farfouillant de ses petits doigts dans cette crinière qu'elle avait rapidement appris à tresser depuis que sa fille avait découvert la satisfaction qu'elle ressentait en s'agrippant à tout ce qui foulait l'intérieur de ses pupilles.

Puis elle s'était arrêtée, une fraction de seconde, suffisamment pour en jauger les traits de l'interlocutrice, si jeune et déjà si fanée, semblait-il. Et elle s'était esclaffée à son tours, sans doute pour des raisons différentes, peut-être aussi pour les mêmes, elle n'en n'était pas certaine elle-même. « Et bien petite fleur, là tout l'importance de ma question. Vous ne pouvez pas parler pour Léandre, mais je peux vous garantir qu'il n'y a que deux raisons valables pour que mon époux ne nous présente pas officiellement - ni officieusement d'ailleurs - l'une à l'autre. Soit, vous et lui complotez des choses qu'il considère préférable de ne pas m'en informer. Soit il détermine que les chances d'un désastre imminent sont trop élevées pour nous mettre en contact. Quoi qu'il en soit de son raisonnement, il n'y a toujours et encore qu'une seule explication fondamentale, sa femme n'est pas toujours saine d'esprit selon ses standards. Sa femme est toujours...risquée. »

Et cette fois elle avait gloussé, ses lèvres s'étirant d'une malice quelque peu mielleuse avant de porter ses prunelles en direction de l'enfant qu'elle berçait maintenant d'une valse à la lenteur exagérée. Judicieuse si l'on lui demandait son avis, simplement parce qu'elle avait appris rapidement en observant les nombreuses fois où Léandre s'était emporté d'une turbulence trop agitée pour l'estomac de leur première née.
L'impatiente se reprend, et elle se reprend bien cette fois, tant bien que la Nymphe doit s'en mordre les lèvres pour taire son amusement tandis qu'elle laisse ses paroles pestiférées d'une mélodie qui lui plait que trop. « Ah mais maintenant nous sommes bel et bien fixées. Mon époux s'en mordra les doigts une fois qu'il saura que je vous ai invité pour le thé petite Hibiscus. »

Ses prunelles avaient glissé vers les documents que l’infante avait déposés, s’autorisant finalement un faible sourire. « À moins que votre classe débute sous peu et que vous n’ayez pas le temps… » avait-elle soufflé, avant de reporter son attention sur sa fille, qui s’amusait maintenant – bien que maladroitement – à tenter d’ingérer une pauvre fleur qui était tombée sur son épaule. « Autrement… il y a toujours les jardins… S’avez-vous quel jour nous sommes Mademoiselle Faraday ? Peut-être êtes-vous familière avec les dernières… catastrophes qu’ont incombées Beltane. Aujourd’hui, c’est le jour de Pahalia, de la rédemption contre les ennemis de la magie. Du moins selon les dires. Nous devons nous préparer si nous voulons bien célébrer Litha… suivez-moi, je suis extrêmement intéressée d’en cueillir davantage informations… Vous ne demandez certainement pas mon avis sur votre missive sans aucune intention n’est-ce pas ? »

Et d’un haussement d’épaule elle avait pivoté, son sourire s’élargissant l’espace d’une seconde tandis que les rebords volatiles de la robe de Calypso venaient caresser la peau de ses bras. Encore une fois, la Nymphe ne calculait que deux certitudes possibles. Soit l’impatiente suivait et lui faisait profit de ce que son époux tentait manifestement de lui cacher… soit elle et Calypso iraient cueillir un peu plus de lavande pour continuer les couronnes qu’elles porteraient d’ici quelques jours.



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