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 A l'approche du solstice [18/06/2001] [libre]

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Theodora Rose KnightTheodora Rose Knight
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MessageSujet: A l'approche du solstice [18/06/2001] [libre]   A l'approche du solstice [18/06/2001] [libre] EmptyVen 11 Jan - 15:49

18 juillet 9h07 du matin. Elle avait encore un peu de temps avant d’embarquer. Assise à la terrasse du Perle Oban Hotel, elle finissait de savourer un thé noir à la bergamote tout en laissant errer son regard vers le large. La marée n’était pas encore à son maximum et justifiait l’horaire de départ de l’Atlantis. La compagnie de ferry qui avait profité de l’installation expérimentale sur l’île de Manadh n’était pas allée chercher bien loin le nom de son plus ancien navire. Si elle était sceptique concernant le succès de cette expérience, elle devait bien l’admettre, elle avait profité au petit port écossais qui avait déjà bien changé en deux ans, voyant commerces et infrastructures se développer sur le front de mer comme à l’arrière.

Elle reposa doucement la tasse blanche sur sa soutasse et rejeta en arrière une mèche que le vent marin avait jugé bon de rabattre sur son visage. Pour une fois, elle les avait laissés lâchés et le brossage du matin n’était plus qu’un lointain souvenir déjà rendant presque méconnaissable la rouquine que chacun était habitué à croiser les cheveux méticuleusement tirés en arrière ou soigneusement lissés et brossés. Leur cuivre poli, lui donnait encore, malgré ses trente sept printemps, des allures d’enfant sage, trop sage diront certains, ou d'executive woman austère. Cela dépendait évidemment de son état intérieur et du rôle qu’elle jouait.

Pour l’heure elle n’était si médecin du Centre Médical d’Atlantis, ni chercheuse responsable d’une équipe qui se consacrait aux recherches génétiques ni même conjurée en lutte contre le danger que les sorciers faisaient planer sur le monde. Certes, elle était toujours tout cela en même temps mais temps qu’elle n’avait pas posé le pied sur “l'île de toutes les aberrations” comme elle se plaisait à la nommer, elle était plus proche de la touriste dilettante qui n’avait pas pris la mesure du climat écossais. Glissée dans un jean moulant et une blouse de coton au col en V, la latitude qui tempérait les ardeurs du soleil même en ce jour de juillet qui s’annonçait radieux, lui avait imposé une veste officier en matière suédée. Une paire basket de toile écrue complétait sa tenue et dénotaient elles aussi des fins talons qu’elle portait d’ordinaire, enfin, lorsqu’elle n’était pas au contact des patients.

Elle consulta la fine montre de son poignet gauche. Visiblement, elle n’était pas de première jeunesse malgré le soin qu’elle lui apportait si on en jugeait par la patine du bracelet de cuir parme.Elle tendit la main pour saisir son sac à main et en sortir une livre qu’elle laissa glissa sous la tasse. C’était plus qu’il n’en fallait pour payer sa consommation et elle n’avait pas envie de retourner à l’intérieur. Au sol, à côté de sa chaise de bar sa petite valise coque était déjà prête et sa nuit avait déjà été payée. Il était temps pour elle de rejoindre le point de contrôle de sa carte d’embarquement elle savait que cela allait prendre un peu de temps et qu’elle ne devait plus traîner si elle ne voulait pas faire durer le “plaisir” des formalité plus que son humeur morose du matin ne le supporterait.

Son ombre la précédant, elle traversa les quelques hectomètres qui la séparaient des premières barrières et des premier guichets en faisant rouler sa valisette à côté d’elle. Elle aurait pu tout aussi bien la porter car elle voyageait léger cette fois, mais les voies d’accès au port et à l’embarcadère avaient été refait à neuf récemment et les roulettes murmuraient sans accoup sur le revêtement sombre.À mesure qu’elle approchait, l’air iodé se mêlait aux relents de graisse mécanique et de fumées diesel qui s’échappaient en panaches noirs des deux cheminée du ferrie qui attendait que son capitaine ordonne de larguer les amarres. Toutes ces odeurs lui étaient familières, à elle qui était originaire d’un port. Certes, Oban était bien plus au Nord que Southampton, mais l‘été faisait disparaître cette différence et elle aimait à invoquer les souvenir d’une enfance que rien ne prédestinait à cette vie de faux semblant.

D’un pas décidé elle se présenta bientôt devant le premier agent de la compagnie qui vérifia une première fois son titre d’embarquement. Elle savait que la même formalité serait à recommencer deux autre fois, mais elle en avait pris son parti depuis longtemps. Ces dernières années lui avaient appris à relativiser bien des choses et le monde avait bien d’autres soucis que de s’inquiéter des formalités répétées que les compagnie maritimes mais bien d’autres organisme se plaisaient à mettre sur le chemin de leurs usagers. Elle se hâta de suivre la suite de la procédure et au bout d’une petite demie-heure de questions redondantes, elle arriva à la passerelle d’embarquement où attendait un marin préposé à l’accueil des voyageur qui réitéra les mêmes questions. C’était un curieux mélange d’élégance britannique et de rudesse maritime, à croire que le personnel avait été redéployé sans parvenir tout à fait à le cerner ou à le former.

“Billet s’il vous plait?
“Theodora Rose Knight…”


Il releva les yeux du titre de transport pour considérer un instant la voyageuse qui laissait son regard traîner dans le vague comme si le préposé n’existait pas plus que la mouette qui venait de se poser sur le bastingage du navire derrière lui.

“Ile de Manadh, Atlantis?”
“Des bagages en soute?
“Bien… Notre compagnie vous souhaite une agréable traversée.”


Un sourire commercial ponctua la fin de la check-list et l’homme s'effaça pour laisser embarquer Theodora Rose Knight qui ne lui avait pas adressé un mot ni ne lui avait retourné son sourire. Les questions n’étaient que rhétoriques, il lui suffisait de regarder le billet et la femme pour avoir les réponses qu’il n’attendait sans doute pas. Elle reprit au passage ses papiers d’embarquement et grimpa prestement la passerelle en portant cette fois sa valise. La traversée se ferait à des heures douce de l’été, malgré la brise marine et la voyageuse décida de profiter de cette journée ensoleillée sur le pont.

Elle avisa un banc vissé au pont non loin de la proue pour s’y installer. Elle glissa en dessous sa valise et les mains posé sur le bois tiède, elle ferma les yeux et leva le visage vers le soleil déjà haut dans le ciel. Sa chaleur associée aux caresse des brises marines dessina un petit sourire de plaisir sur son visage, jusqu’à ce qu’une mèche rousse vienne chatouiller ses narines avant de se coller entre ses lèvres. Ce fut comme un signal pour la rouquine de changer d’occupation ou plutôt pour en entamer une. Elle en avait pour trois heures de traversée et elle n’oubliait jamais de se munir de quoi les passer le plus agréablement possible. Tout en scrutant les visages des voyageurs qui se faisaient de plus en plus nombreux sur le pont, soit qu’ils venaient d’arriver à bord ou qu’ils avaient enfin déposé leurs bagages sans les rack intérieurs, elle sortit son sac à main un des best sellers de l’année, The Fourth Hand de John Irvine. La ligne de ferrie était très spécifique et il n’était pas rare qu’elle reconnaisse un visage ou deux à bord du bateau… Sauf exception, elle n'appréciait pas vraiment de devoir faire la conversation, mais elle faisait toujours bonne figure. Ces projets en dépendaient.

La voix doucereuse de l’hôtesse de bord informa les passager que le départ aurait lieu dans quinze minutes avant de disparaître dans un bref grésillement électronique. Comme pour confirmer cette annonce le vrombissement sourd des moteurs donna une embardé qui fit vibrer toute la structure du navire et monter la fumée des cheminées, droit vers le ciel avant reprendre son rythme d’attente. Bientôt, il s’ébranlerait pour de bon pour s’engager dans la passe entre Lochaline et Garmony qui abritait depuis des générations les navires qui voulaient rallier les Hébrides, dégradés de terre hérité de la tectonique des plaques et des âges glaciaires. Il faudrait donc attendre la dernière partie du voyage pour admirer une mer plus ouverte. C’est la mer qu’elle préférait, celle qui lui rappelait celle de ma manche de grise à verte avec cette houle qui fait plonger la proue des navires dans des creux abyssaux.

Elle croisa les jambes pour installer son livre plus confortablement sur ses genoux. le Dr. Nicholas M. Zajac était vraiment...
 
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