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 Convaincre n'est pas qu'une question de mots

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Matt Clickerlyavatar
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MessageSujet: Convaincre n'est pas qu'une question de mots   Jeu 10 Jan - 16:45

Matt était en route pour l’Atlantease club pour une activité de routine. Il s’agissait d’une activité contre laquelle il s’était longtemps battu lorsqu’il était Auror. Enquêter et surveiller les milieux clandestins lui avait appris beaucoup de choses au fil des années, et aujourd’hui il se servait de ses connaissances pour éviter de se faire prendre. Cela avait été difficile les premières fois, car cela violait tous les principes pour lesquels il s’était battu tout au long de sa vie et pour lesquels il se persuadait que sa mission aidait à défendre. Il n’était pas un saint, il ne pouvait l’être. Le monde avait besoin de personnes comme lui pour combattre la violence humaine. La société et l’humanité était l’organisme hôte et la violence était le virus, et il fallait éliminer le virus sans qu’il ne tue l’hôte.

Lutter contre les activités mafieuses l’avait occupé pendant de nombreux mois au cours de sa carrière au sein des forces de l’ordre. Certes, leur activité principale au Bureau des Aurors était de débusquer et d’arrêter les mages noirs. Mais il n’y avait pas de quoi occuper autant d’agents d’élite toute l’année. Et s’il y avait la police magique pour les aider, garantir la sécurité de leurs concitoyens passait aussi par ça. S’il avait été appelé à participer à des interpellations, ce furent les réseaux clandestins, le grand banditisme sorcier, qui l’avaient occupé pendant ses années au Bureau. Ce qui expliquait en grande partie ses résultats maintenant qu’il était de l’autre côté de la loi. Certes il poursuivait un objectif plus grand – celui d’apporter la paix à la société – mais il n’y avait pas à douter qu’il risquait de se retrouver à Azkaban pour tout ce qu’il avait fait depuis qu’il avait quitté le Bureau. Il n’était plus habilité à mener de quelconque opération, il n’était plus couvert pour quoi que ce soit. Cependant, il fallait bien se salir les mains parfois pour faire le Bien. C’était ce à quoi le Bureau l’avait formé et c’était ce qu’il se disait à chaque fois qu’il devait faire quelque chose qu’il jugeait néfaste.

Et c’était le cas en ce moment précis. Il était préparé, sa baguette dans son étui, de même que son couteau. Il avait usé de la magie pour se faire pousser une barbe courte mais épaisse et avait teint le tout en blond. Il devait convaincre le nouveau propriétaire du club de rempiler sur le « partenariat » que MiM avait contracté avec son prédécesseur, et on lui avait fait comprendre qu’il avait carte blanche pour y arriver. Il savait ce que cela signifiait. Il pouvait faire usage de n’importe quelle forme d’intimidation, y compris la violence physique, pour obtenir le résultat escompté. Bien sûr, il n’irait pas jusque là si le nouveau propriétaire se montrait compréhensible. Après tout, ses informateurs lui avaient dit que c’était un gamin qui avait racheté ce club. Si les informations qu’il avait étaient exactes, il n’aurait pas vraiment de difficultés à l’intimider à accepter la « protection » du groupuscule. L’ancien propriétaire s’était montré enthousiaste et proche des idées de MiM. Il n’y avait plus qu’à espérer que son remplaçant le serait également.

Le videur le reconnut et le laissa passer. Une fois à l’intérieur, il aperçut un de ses hommes qui était là. Deux autres devaient également être là, quelque part, pour lui servir de soutien en cas de besoin. L’homme lui montra qui était le nouveau propriétaire. Effectivement, il s’agissait d’un gamin. Mais pas n’importe quel gamin. Il s’agissait du fils de Bowman, cet avocat qui défendait tous les gars qu’ils voulaient envoyer derrière les barreaux d’Azkaban. L’avocat et sa famille avaient été surveillés, les autorités souhaitant le faire tomber, mais ils n’avaient rien trouvé à lui reprocher d’autres que ses idées, ce qui n’avait rien d’illégal. Pour peu que le fils était comme le père, cette mission serait rapidement remplie et il pourrait retourner à des choses plus sérieuses. Mine de rien, comme s’il était un client tout ce qu’il avait de plus classique, il s’approcha du jeune homme. « Vous avez un bien bel établissement, j’espère que vous avez de quoi le protéger. Votre prédécesseur travaillait avec nous dans cet objectif. Vous auriez un endroit tranquille pour qu’on puisse en parler ? »
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MessageSujet: Re: Convaincre n'est pas qu'une question de mots   Lun 14 Jan - 11:01


Convaincre n'est pas qu'une question de mots

- Finn W. Bowman — Matt Clickerly -


This is gospel for the fallen ones, locked away in permanent slumber, assembling their philosophies from pieces of broken memories. The gnashing teeth and criminal tongues conspire against the odds, but they haven’t seen the best of us yet. ” This is gospel - Panic! at the Disco 
La musique pulse à travers les baffles, noyant de basse toute tentative de conversation. Les corps enfiévrés se meuvent dans un ballet qui pourrait presque sembler répété, tant il est régulier dans son chaos, pensé dans sa débauche : et si l’atmosphère n’était pas à ce point empreinte de relents d’alcool, nul doute que la transpiration des danseurs laisserait une odeur âcre qui remonterait dans la gorge tant elle collerait à la peau. C’est à la fois sombre et coloré, malsain et libéré, simple et compliqué. C’est le monde de la nuit à son paroxysme, et Finn en est le roi, Poséidon régnant sur un océan d’âmes perdues se réfugiant dans les affres d’une fête endiablée.

C’est une soirée relativement tranquille, pourtant, c’est un soir de semaine et seuls les laxistes se réservent le droit d’être présents, se fichant comme de leur première chemise de savoir s’ils seront suffisamment en forme pour affronter le lendemain. Mais ça ne fait rien. Le Bowman est à l’affut, sa chemise grise nonchalamment boutonnée pour dévoiler ses clavicules, centrant parfaitement sa taille pour s’engouffrer dans un pantalon bien plus moulant que ce que la pudeur ne permet. Il est à peu près sobre, pour l’instant. La nuit est encore jeune, et puis, en tant que patron, il se doit de se tenir un minimum. Pas comme avant.

Mais ça ne l’empêche pas de virevolter comme un papillon près d’une flamme, car il est bien difficile de changer des habitudes aussi ancrées que celles de la dépravation. Une seconde, il danse collé serré contre un homme à la barbe de trois jours qui le regarde comme s’il n’était qu’un morceau de viande, et celle d’après, c’est lui qui dévisage une proie en la personne d’une petite brune qui glousse en se rendant compte de l’attention qui lui est porté. Personne ne peut l’arrêter. L’euphorie de la fête s’empare de ses sens et il s’y noie volontiers, oubliant jusqu’à l’existence du monde extérieur en dehors de l’Atlantease. Ici, rien ne peut lui arriver. Il est maître en ces lieux, depuis qu’il a défié son père et repris son destin en main : et personne n’oserait défier cette autorité incontestée.

Son organisme, cependant, se rappelle bientôt à lui. Pantelant, il doit faire une pause au risque de s’évanouir en plein milieu de la foule, menaçant de se faire piétiner : il préfère s’asseoir au bar où son serveur, qui a appris à connaître ses goûts depuis quelques mois, lui sert presque par réflexe un cocktail. Vodka tonic. Un grand classique. Il prend une grande inspiration avant de boire le verre sans prendre le temps de le déguster, sentant la morsure de l’alcool contre son palais et s’en repaissant comme un assoiffé. Ses cheveux un peu trop longs sont ébouriffés, ses lèvres rougies à force de les mordiller, il est l’image même de ce que le club représente : une jeunesse qui refuse de penser au lendemain. Le sorcier s’apprête à commander un autre verre, après tout, pour lui, tout est gratuit, mais il est arrêté alors qu’il sent une présence tout à côté de lui. Croyant à un dragueur de bas étage, au premier abord, il s’apprête à le repousser quand il entend sa voix siffler à son oreille. Les mots s’enchainent alors que ses yeux papillonnent, leur sens ne monte pas tout de suite à son cerveau, puis, quand c’est chose faite, une sueur froide commence à couler le long de sa nuque. Qui est cet homme ? Que lui veut-il, exactement ? Si la menace est claire, le pourquoi du comment, lui, est bien plus sombre.

Finn est dégrisé presque instantanément. Ce n’est pas étonnant, quand on connaît la tenue des propos de l’inconnu : et cette soirée, qui avait pourtant si bien commencé, prend déjà des allures de désastre. Son regard glisse sur la silhouette, pour se poser sur celle de son barman, qui a un drôle d’air sur le visage. Pas vraiment de la peur, mais on comprend, sans qu’il n’ait besoin de le dire, qu’il craint l’homme en face de son patron. Finn hoche la tête. Il doit démêler cette histoire. Faisant signe à l’inconnu de le suivre, il fend la foule des danseurs pour arriver dans son bureau, où la musique ne traverse les murs qu’en de brefs sons étouffés. Tirant sa baguette, le jeune homme appelle à lui une serviette pour qu’il essuie son visage et sa nuque de sa transpiration, avant de se mettre enfin à parler.

« -Je ne sais pas ce que vous me voulez avec cette histoire, je ne sais pas qui vous êtes ou pour qui vous travaillez, mais sachez que je n’apprécie pas vraiment les menaces. Il s’arrête quelques instants pour sortir de sa poche une cigarette, avant de la fourrer entre ses dents tout en continuant son laïus. Quel que soit le deal que l’ancien patron avait avec vous… Ça ne me regarde pas. »

Et dans la plus grande des impolitesses, juste après avoir allumé sa cigarette à l’aide d’un sortilège informulé, il souffle sa fumée au visage de l’homme. Toujours dans la provocation, le Finn, toujours dans l’emphase et l’indifférence. Il est le roi, ici. Il n’a pas peur.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 867 WORDS.



Tame my hunger, Numb my skin
In the crowd alone, and every second passing reminds me I’m not whole. Bright lights and city sounds are ringing like a drone, unknown. Oh, glazed eyes, empty hearts, buying happy from shopping carts. Nothing but time to kill, sipping life from bottles.
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MessageSujet: Re: Convaincre n'est pas qu'une question de mots   Mer 16 Jan - 16:22

Matt jetait des regards autour de lui. Ses yeux se déplaçaient sans que sa tête ne bouge. Il observait ce qu’il se passait autour d’eux frénétiquement. Il ne bougea toutefois pas sa tête, souhaitant garder l’ascendant sur cette conversation. Il remarqua l’air effrayé sur le visage du barman, qui le reconnaissait semblait-il. Il n’avait pas eu beaucoup à faire pression sur l’ancien patron pour qu’il travaille avec eux. Bien au contraire. Cela dit, Matt n’était jamais venu seul à l’Atlantease, et le barman se doutait très certainement de qui il était ou surtout de ce qu’il faisait avec son patron. La mafia avait toujours effrayé les gens, et il y avait de quoi.

Matt suivit le jeune patron de la boîte, fendant la foule des danseurs. Il fit, sans grande discrétion, signe à ses hommes pour qu’ils se mettent en place. Il n’aurait probablement pas besoin d’aide, mais ce ne serait pas une mauvaise chose que de savoir ses hommes à l’extérieur du bureau, assurant que personne n’entre ou ne sorte. Tout irait bien, le fils du célèbre avocat proche des Sang-Purs serait raisonnable et se laisserait facilement convaincre. Après tout, c’était toujours mieux que de se lancer dans un combat perdu d’avance. Si son père avait défendu, et donc côtoyer, des personnes qui connaissaient ce milieu, et très certainement qu’il savait comment tout fonctionnait, mais était-ce le cas du fils ? Avait-il la moindre idée de la violence avec laquelle ce monde le boufferait tout cru ?

Une fois dans le bureau, ils pouvaient s’entendre discuter. Bien. En plus, le jeune homme venait de sortir sa baguette. Maintenant, Matt savait où se trouver l’arme de son opposant. Il avait l’avantage, ce que le jeune homme ne devait pas se rendre compte. Les propos de Finn se voulaient désinvoltes, il semblait prêt à s’opposer à toute proposition. Par Merlin, il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il faisait. Défier ses camarades, défier son père était une chose, défier une organisation criminelle en était une autre. Matt le vit allumer sa cigarette avec sa baguette et lui souffler au visage. Oh non, ça ne se passerait pas ainsi. Il était là pour le faire coopérer, quitte à l’effrayer, et il le ferait. Il poussa violemment l’insolent au niveau des pectoraux pour l’envoyer valser dans la chaise derrière lui. Dans la foulée, il dégaina sa baguette, la pointa vers le jeune homme et le désarma. « Expelliarmus ! » Il rattrapa la baguette de sa main libre. Il rangea sa propre baguette dans son étui. Il reprit la parole. « Je crois que je ne me suis pas fait comprendre, Monsieur Bowman. Mes employeurs n’accepteront pas un refus de votre part. Votre prédécesseur était content de la protection que nous lui apportions. Et il n’a jamais eu de problèmes. Pourquoi refuseriez-vous, hein ? Ce n’est pas grand chose après tout. En échange d’une protection hors pair, vous nous versez une part de vos bénéfices, et faites des achats pour nous de temps à autres. Ce n’est vraiment rien comparé à ce que pourrait vous coûter, disons, un incendie. »

Il se détestait de faire ça. Bon sang, il avait passé des années à lutter contre ces comportements, et aujourd’hui il était celui qui le faisait. Des années de lutte acharnée, de nuits passées à planque à observer, de couverture, de combats, tout ça était jeté à la fenêtre, il piétinait son propre labeur en faisant ça, et pour quoi ? Pour une mission qui n’avançait pas. Cela faisait un moment qu’il était un homme de main acclamé de MiM, organisant nombre de leurs actions clandestines, et pourtant il n’avait pas la moindre information croustillante sur les big boss, sur sa cible.
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