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 [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater

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Finn W. BowmanFinn W. Bowman
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MessageSujet: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptySam 29 Déc - 16:58


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- Finn W. Bowman — Penelope Clearwater -


Heaven knows that I'm born too late for these ghosts that I chase. With these dreams, I inflate, painted skies in my brain. Every day, I'm Carl Sagan in space to escape this old world.” King of the clouds - Panic! at the Disco 
Alors qu'il attendait que la secrétaire lui donne le feu vert pour pénétrer dans le bureau de la juriste, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se remémorer tous les événements qui s'étaient déroulés ces dernières 24 heures. Tout s'entrechoquait dans sa tête dans un fracas assourdissant, et même ses lunettes noires, destinées à masquer son visage tout comme sa casquette et la capuche de son sweatshirt de marque, ne pouvaient cacher les cernes qui marquaient son visage, tant la nuit qu’il avait passé avait été affreuse.

Passé l'adrénaline du moment, Finn s'était retrouvé à Londres Heathrow sans savoir que faire avec l'argent qu'il avait dérobé à son père et ces dossiers qui avaient le pouvoir de détruire la vie de plusieurs centaines de clients, dont certaines personnes extrêmement influentes au Royaume-Uni. Son premier réflexe avait été de fuir, bien sûr, et si un plan commençait déjà à se former dans sa tête (il savait qu’Holly l’accueillerait, peu importe le coin paumé dans lequel elle se trouvait dans le monde, et de toute façon, la liasse de billets qu’il transportait pouvait lui ouvrir n’importe quelle porte), les répercussions qui l’attendait, si jamais il se faisait rattraper, l’effrayait suffisamment pour qu’il songe à faire machine arrière. Il ne le ferait pas, bien sûr. A l’heure qu’il était, Humphrey Bowman avait déjà sûrement trouvé le mot qu’il avait laissé pour lui, d'autant plus si Jonne Kvelgen l’avait dénoncé, et Humphrey Bowman ne pardonnait jamais, quoi qu’il advienne, surtout pas à son fils unique. De toute façon, maintenant qu’il s’était libéré, Finn ne comptait pas retourner dans sa cage, même si le ciel était orageux : il slalomerait à travers les éclairs, et tant pis s’il se faisait brûler quelques plumes au passage.

Néanmoins, il fallait qu’il reste prudent, et c’était la raison pour laquelle il était retourné à Atlantis dans le plus grand des anonymats, appelant une des seules personnes qu’il connaissait qui avait tenu tête à son père, et à qui il faisait suffisamment confiance pour qu’elle ne le dénonce pas. Penelope Clearwater. Son intelligence n’avait d’égale que sa beauté, et surtout, son expertise dans le domaine du droit magique faisait d’elle un atout de poids dans son entreprise. Elle connaissait les risques. Ce qu’il faisait était illégal, et si son père décidait de mêler les autorités à leur affaire (il en doutait, mais c’était toujours une possibilité), il voulait savoir ce qu’il risquait.

Les doigts du jeune homme tambourinaient sur sa jambe, alors qu’il attendait nerveusement l’accès au bureau de Penelope. Ses nerfs étaient à vif, s’attendant à tout moment à ce qu’une bande d’Auror ne débarque pour l’arrêter, ou, pire, que les amis anciens-Mangemorts-mais-innocentés-parce-que-la-justice-n’existe-pas de son géniteur n’apparaissent avec la volonté de lui faire passer l’arme à gauche. Il avait voulu mourir de nombreuses fois, il n’était pas encore tout à fait sûr que ce ne fut pas toujours le cas, mais pas comme ça. Pas en laissant Humphrey Bowman gagner.

Enfin, la porte s’ouvrit dans un grincement inhospitalier, et le visage de Penelope apparut dans l’embrasure. Finn se leva d’un bond, entrainant avec lui la mallette qu’il ne quittait plus, sa baguette dans son autre main. Remerciant la secrétaire d’un de ces sourires ravageurs dont il avait le secret (totalement faux bien sûr, mais avec ce qu’il fallait de charme de mauvais garçon pour faire frétiller n’importe quelle jeune fille en fleur), il se précipita jusqu’au bureau où était écrit en lettres d’or le nom de son ancienne amie et amante, qu’il n’avait pas vu, il fallait bien l’avouer, depuis quelques années. Depuis sa sortie de Poudlard et sa vie dans la rue, depuis la drogue et la prostitution, depuis la tentative de suicide ratée, depuis sa rentrée à l’UPA et son mensonge quotidien. Depuis sa chute.

Est-ce qu’elle pourrait simplement le reconnaître ? Ne pourrait-elle pas voir les stigmas de ce que la vie avait décidé pour lui, de cette souffrance permanente qu’il portait comme un fardeau ? Peut-être, mais il n’avait pas d’autres choix, de toute façon. Il n’avait personne envers qui se tourner, personne à part elle. S’il avait toujours préféré la solitude (tout du moins, c’était ce qu’il avait toujours clamé), elle venait aujourd’hui se rappeler à lui de la plus amère des façons.

« -Bonjour, Penelope. Merci de me recevoir, après tout ce temps et malgré le manque d’information que j’ai pu te donner au téléphone, je…

Sa voix était tremblante. S’il était passé maître dans l’art de dissimuler ses émotions, il était encore dans le contrecoup de son action d’éclat, et tout lui semblait irréel, comme s’il était dans un rêve et que chaque seconde qui passait le rapprochait un peu plus de son réveil. Il retira doucement sa capuche alors que la porte se refermait, avant d’ôter sa casquette pour remettre ses cheveux en place. Enfin, ses lunettes furent enlevées avant d’être déposées dans le col de son sweatshirt, le logo de marque sur les verres laissant connaître leur prix extravagant. Ancrant ses yeux dans ceux de la juriste, magnifique dans sa détresse qu’il essayait de masquer, il continua, dans un souffle :

-Je ne savais pas vraiment vers qui me tourner d’autre. »

Maintenant qu’il était là, les dés étaient lancés. Il ne savait pas vraiment si elle pourrait l’aider, mais une chose était sûre : il risquait sa peau chaque instant qu’il passait à Atlantis, et il espérait de tout son cœur que le jeu en vaudrait la chandelle.
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptyJeu 17 Jan - 16:41


Finn, Penelope
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Bowman n’était pas un nom qui sonnait bien aux oreilles de Penelope. Il ne lui évoquait que peu de bons souvenirs, tant il était associé au père plus qu’au fils, et ne lui revenaient d’abord qu’une voix grave et un ton grave et un regard grave, planté dans le sien avant qu’elle ne soit forcée à s’en aller. Bowman était un nom qui, tout au plus, lui donnait envie de serrer le poing et montrer les dents.

Elle se souvenait de Humphrey Bowman avec amertume, parce qu’elle s’était engagée dans la Justice pour la rendre, et non pas faire du mensonge son gagne-pain. Elle n’était pas naïve, et savait que ce n’était pas le cas d’une majorité de ses collègues et supérieurs, mais elle continuait d’y croire malgré tout, depuis le jour où elle est entrée à l’université et probablement jusqu’à sa fin. Elle croyait sincèrement à la Justice, quelle qu’elle soit tant qu’elle était: bonne, noble, incontestable. Elle savait que le camp qu’elle avait choisi n’avait rien qui aille de pair avec l’objectivité et avait caché cette notion sous un tapis pour éviter d’y penser.
Penelope savait plus ou moins qui elle était – plus important, elle savait qui elle voulait être, et c’était probablement tout ce que n’était pas Humphrey Bowman. Si on l’avait regardée les yeux écarquillés quand elle avait exprimé son mécontentement vis-à-vis des affaires juridiques dans lequel s’engageait Bowman, elle n’avait jamais aussi peu regretté une décision. Quand bien même ce nom et tout ce qu’il traînait derrière lui lui donnait un frisson qu’elle n’arrivait jamais à contrôler.

« Monsieur Bowman est là. »
Pendant un instant, le souffle de Penelope se coupa, et sa fatigue plus importante encore que d’habitude lui laissa imaginer cette silhouette bien plus imposante que la sienne passer la porte encore fermée comme s’il n’était pas fait de tout ce qu’elle méprisait au monde. Elle fixa le téléphone posé sur son petit bureau, réarrangea quelques papiers qui n’en avaient pas besoin comme si elle n’avait rien de mieux à faire.
Elle appuya après quelques instants sur l’un des boutons du téléphone, demandant à la secrétaire placée à quelques pas de son bureau de faire entrer Bowman – Finn.

Par réflexe comme si elle accueillait n’importe quel client, la juriste se leva et avança jusqu’à la porte quand elle s’ouvrit – elle qui pensait revoir un vieil ami, amant, allié? n’aurait pas pensé avoir rendez-vous avec ce qui se rapprochait de plus à un trou noir, les pattes en plus.
Son sourire resta figé alors qu’elle détaillait l’apparence de Finn, de ses pieds à sa tête, secouant un peu plus la tête avec chaque nouvel article qu’il avait du payer beaucoup trop cher. Elle grimaça clairement quand son regard tomba sur la baguette de Finn, elle qui évitait d’approcher même la sienne comme elle évitait la peste.

« Bonjour, Penelope. Merci de me recevoir, après tout ce temps et malgré le manque d’information que j’ai pu te donner au téléphone, je… Penelope ne put s’empêcher de faire un signe de main pour le stopper – elle avait toujours du temps pour les amis, et Finn en était un. Je ne savais pas vraiment vers qui me tourner d’autre.  »
Un sourire étira les lèvres parfaitement colorées de Penelope. « Je ne peux pas dire que ton état me ravisse, Finn, mais aux vues de l’urgence apparente de ta situation, je suis flatée d’être celle à qui tu aies pensé. » Elle posa une main sur l’épaule du sorcier, à défaut de pouvoir lui serrer la main, et l’invita à s’asseoir avant de refermer la porte. Sur le chemin qui la séparait de son bureau, elle prit soin de verser un peu de thé dans deux tasses qu’elle posa enfin sur le bureau.

« Je doute cependant que tu ne sois venu me voir que pour me montrer un style vestimentaire des plus déprimants et une vieille mallette. » Avant de porter sa tasse à ses lèvres et d’aspirer une gorgée de thé, elle s’assit sur la chaise posée à côté de celle de Finn plutôt que sur celle derrière son bureau, et débrancha le téléphone du bout des doigts – juste au cas où. Jusque là armée d’un sourire amical pour s’adresser adresser au jeune homme, elle se para d’un masque des plus sérieux, elle le pria de se lancer.
« Mes prochaines heures sont à toi, je t’écoute. »
Finn W. BowmanFinn W. Bowman
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptyMer 23 Jan - 13:59

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- Finn W. Bowman — Penelope Clearwater -


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L’horloge tiquetait doucement à l’autre bout de la pièce, pourtant le bruit semblait assourdissant aux oreilles du jeune homme. Le bois noble qui constituait les meubles du bureau de Pénélope lui rappelait trop celui de son père, et le moindre son était comme un avertissement, comme des pas qui s’approchaient pour lui faire regretter à tout jamais ses actes de la veille. Il aurait voulu être plus fort. Après tout, il s’était délivré du joug d’Humphrey Bowman, il avait gagné la guerre après tant de batailles de perdues, il pouvait garder la tête haute et narguer le perdant : mais il était bien difficile de soigner des plaies datant de l’enfance, qui s’étaient peu à peu nécrosées au fil du temps. Ce ceinturon qui claquait sur son dos, qui lui avait laissé de douloureuses cicatrices qui ne se refermeraient jamais totalement, il ne pourrait jamais l’oublier véritablement. La peur de celui qui était censé le protéger était peut-être encore pire, comme si on le gelait de l’intérieur et que rien ni personne ne pouvait réussir à lui insuffler un peu de chaleur. Son père l’avait cassé tel un jouet bas de gamme.

Penelope, pourtant, fit l’exploit de relever, au moins quelque peu, la commissure de ses lèvres, dans un demi-sourire peut-être un peu misérable, mais qui avait le mérite d’exister. Ils se ressemblaient, tous les deux, toujours honnêtes, ne mâchant pas leurs mots. Ils disaient les choses telles qu’elles étaient, et si la plupart pouvaient voir ce trait de caractère comme étant un défaut, il considérait ça comme une grande qualité. Remontant sa main tenant sa baguette jusqu’à son menton, il retraça doucement l’arête de sa mâchoire à l’aide de son pouce, le grain significatif d’un début de barbe poussant sous sa peau le faisant grimacer. Son physique était tout pour lui, la seule chose qui le rendait fier d’être ce qu’il était, un moyen de conserver un semblant de contrôle dans sa vie bien trop chaotique. Il était rare qu’il se laisse aller à ce point : il fallait absolument qu’il retrouve un peu de contenance, c’était essentiel pour sa sanité.

« -Tu es suffisamment belle pour nous deux, Penelope, heureusement, dit-il avec suffisamment de flirt dans sa voix pour qu’on ait l’impression, ne serait-ce un bref instant, qu’il était redevenu ce bon vieux Finn Bowman, pour qui la drague était une seconde nature. Bien vite, cependant, sa main tenant la mallette le lança assez pour qu’il doive resserrer son emprise sur la poignée, et son contenu revint par flash dans son esprit, apportant inlassablement un voile d’ombre sur son visage. Signaculum !

Le sortilège d’Impassabilité toucha de plein fouet la porte. Il voulait s’assurer que personne ne pouvait les entendre : et Finn n’avait pas la moindre idée des démêlés qu’avaient son amie avec la magie. Pas sûr que ça aurait véritablement changé quoi que ce soit, mais peut-être aurait-il au minimum prévenu avant de faire tournoyer sa baguette dans les airs. Maintenant qu’ils étaient assurés que personne ne les écoutait, le sorcier déposa la mallette sur ses genoux pour avoir  les mains libres, et sortit de sa poche une simple Noise, qu’il déposa entre les mains de la juriste.

-Voilà, je t’ai payé, ça veut dire que je suis ton client… Y’a bien clause de confidentialité maintenant, c’est ça ? Enfin, je sais que t’es pas avocate, mais bon. Ouais, non, laisse tomber. Il ferma les yeux quelques instants. Il s’embrouillait dans ses pensées, dans ses paroles. Tout chez lui, évoquait la confusion. Ecoute, j’irai pas par quatre chemins. J’ai fais quelque chose. De stup… Non, pas stupide, d’illégal. Je le sais, j’assume, c’est ainsi. Je voudrais juste savoir un peu ce que je risque… Légalement parlant.

C’était surréel que de s’entendre parler à voix haute de ce qu’il avait fait. Comme s’il venait de se réveiller d’un long rêve et qu’il peinait à reprendre pied dans la réalité. Il ouvrit doucement la mallette pour en révéler le contenu à la jeune femme, les gallions, billets de banque, et autres devises formant un monticule ne cachant pas les dossiers arborant des dizaines de noms de Mangemorts et autres puissants de ce monde, ornés d’un tampon rouge "confidentiel".

-Tu te rappelles à quel point mon père est un bâtard ? Il est possible que j’ai… pété un câble et piqué ce qu’il y avait dans son coffre, dans son bureau. »

Il ne fléchit pas le regard. Il assumait ses actes, même, la punition qu’il allait probablement encourir s’il se faisait attraper. Ce qui le rongeait, ce n’était pas le remord : c’était la crainte que ses actes aient été vains. Que cette fuite n’ait été qu’une belle illusion de quelques heures, et que le loup vienne toquer à sa porte pour qu’il revienne bien gentiment à sa place.
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptyLun 11 Mar - 22:06


Finn, Penelope
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Les compliments que lâchait Finn avaient le don de faire sourire Penelope, toujours; elle n’était pas aussi sensible à ses charmes qu’elle avait pu l’être il y a quelques temps, ou que d’autres le le seraient encore, mais elle les prenait sans discuter. Elle connaissait Finn comme étant un incorrigible flirt, et si tout avait été chamboulé dans sa vie depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu, le voir ainsi la réconfortait un peu. Elle ne se serait pas attendu à trouver une stabilité en Finn Bowman entre tous, mais acceptait le sentiment avec plaisir.

Le sort qu’il lança, en revanche, manqua de lui valoir la réception d’un livre juridique entre les deux yeux. Penelope se tourna d’un air effrayé rien qu’en entendant le sort passer la barrière des lèvres du jeune homme, et elle en siffla un peu entre ses dents. Dieu, s’il n’avait pas été ce bon vieux Finn, elle l’aurait jeté à la porte – ou par la fenêtre, selon ce qu’elle aurait estimé être le plus rapide – sans préavis.
Elle avait tendance à oublier que les gens dans leur généralité – et même ceux qu’elle avait plus intimement côtoyés, comme Finn – n’étaient pas au courant. Pas au courant de ce qui s’était passé, de la manière dont elle avait vécu l’Année des Ténèbres, de comment ça l’avait affecté jusqu’à aujourd’hui. D’à quel point la magie qui l’avait un jour passionné et fasciné la faisait frissonner de sentiments négatifs aujourd’hui.

Elle se retint néanmoins de toute action irréfléchie – parce qu’il était un ami, et que s’ils avaient un ennemi, il était commun. Le temps qu’elle reprenne ses esprits et soit prête à entendre quoi que ce soit d’autre – de non magique, espérait-elle – il plaçait déjà une pièce dans sa main et elle devait reprendre son flot de paroles en route, reconstituant comme elle pouvait les débuts de ses phrases.
Au fur et à mesures que les mots échappaient aux lèvres de Finn, les sourcils de Penelope se fronçaient ; et si une part d’elle était très excitée à l’idée de ce qu’il avait pu faire, et de ce que ça pourrait impliquer, une autre part de la juriste aurait aimé pouvoir refuser l’argent donné symboliquement et partir là où elle ne pourrait ni entendre ni voir ce pourquoi son ami était venu la voir après si longtemps.
Elle tentait de suivre ce que Finn lui disait en lisant sur ses lèvres, en plus de l’entendre, juste pour être sûre qu’elle ne rêvait pas ce qui se passait. Penelope posa la noise sur le bord de son bureau, avant de poser une main parfaitement manucurée sur un front qui allait bien vite se rider aux vues de ce qui se trouvait dans la mallette qui finit ouverte face à elle.
Elle soupira d’un air lourd, avant de laisser retomber ses bras contre le bois du bureau, et son regard sur celui du jeune homme. « Finn... » Elle soupira à nouveau, ne sachant trop comment réagir à ce qu’il lui présentait.
Elle s’approcha légèrement de la mallette et son contenu, l’examinant avec minutie sans oser le toucher pour le moment. Elle avait besoin d’un instant de plus, juste un, pour réaliser et réfléchir. Elle s’était engagé dans quelque chose qui pourrait très vite la dépasser en acceptant seulement de recevoir et écouter Finn, mais le moment où elle irait toucher et fouiller dans ces preuves et documents signerait vraiment le début concret de son implication.
Elle déglutit, et souleva la première page d’un document, le parcourant rapidement des yeux. « Est-ce que tu as au moins un endroit sécurisé où stocker tout ça? » Elle se doutait bien que non, mais tentait au cas où. Ses doigts effleuraient le bord de la mallette avant qu’elle n’en détache enfin son regard pour affronter celui de Finn, se redressant doucement. « Il faudrait que je me renseigne plus précisément sur ce genre de cas, mais soyons honnêtes, Finn. Ton père est influent, il a des moyens et des connexions. S’il choisissait de se retourner contre toi – contre nous – il nous avalerait en une bouchée à la moindre erreur de notre part. »
Dans un élan de compassion, puisqu’ils étaient à présent plus ou moins dans le même bâteau, elle posa une main voulue réconfortante sur l’épaule de Finn, la pressant un peu. « Ceci dit, » elle marqua une pause – son côté dramatique – « ce que tu as pris, c’est… c’est gros. Je ne peux qu’imaginer tout ce que renferme cette mallette, et c’est énorme, et ton père en est forcément conscient. Tu aurais de quoi le mettre vraiment dans la merde, et il a beau être un... » Elle passa une insulte ou deux sous silence, « il ne prendrait probablement pas ce risque. »
Penelope contourna son bureau, et se tint derrière pour griffonner quelques mots dans son agenda, sans prendre la peine de s’asseoir dans son siège de bureau. Le dernier mot couché sur le papier, elle tenta un sourire vers Finn, avant de reprendre. L’adrénaline du moment la rendait bien trop bavarde à son goût, mais elle ne pouvait pas s’arrêter si elle l’avait voulu.
« Je pense que tout va se jouer sur un équilibre un peu fragile, mais que le premier à faire un pas juridique à partir de maintenant jouera gros. Je vais faire des recherches au cas où, que tu ne sois pas pris complètement au dépourvu si quelque chose arrive, mais je doute qu’elles viennent à servir. »
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptySam 16 Mar - 11:35


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Il a l’habitude d’avoir les mains qui tremblent, un brouillard dans l’esprit qui engourdit ses sens, cette impression lancinante que le ciel va lui tomber sur la tête à chaque instant. D’habitude, la seule coupable de ces sensations, c’est la drogue, madame cocaïne, qui se rappelle à lui dans ses vices dérangeants, mais là, la raison est toute autre. Il a eu ce moment de grâce, durant lequel il a lâché prise pour se rappeler qu’avant d’être un fils, il est une personne, et où il a décidé de couper les fils qui maintenaient la marionnette qu’il était entre les doigts de son père, mais maintenant, tout redescend, et il n’a rien d’autre, au fond de lui, que la peur d’avoir fait une terrible erreur. Non pas qu’il doute des terribles actions d’Humphrey Bowman, ou même, qu’il pense pouvoir avoir une meilleure vie en continuant son parcours scolaire à l’UPA, mais… Et s’il n’était pas digne d’être heureux ? Après tout, il ne s’est pas vu sourire depuis si longtemps, qu’il a peut-être oublié comment faire. Et il y a tant de malheurs en ce monde, tant de désolation et de sanglots, tant de déchirures et de conflit, pourquoi quelqu’un comme lui mérite-t-il, plus qu’un autre, de s’en sortir ?

Le problème en revient toujours à ce terrible manque de confiance en lui, instauré par ces années d’abus de la part de son père. Il n’est rien. Rien qu’une belle gueule, qu’un gosse de riche qui doit jouer le rôle qu’on lui a donné, sous peine qu’on ne découvre que sous ses airs grandiloquents, il n’y a rien d’autre que du vide. Rien à offrir, rien à donner. Rien.

Il a besoin de tendre la main, et heureusement, Penelope est prête à la saisir. Elle est belle, la juriste, Finn a bien raison de la complimenter, mais au delà de l’apparence physique, c’est une belle personne, en général. Pas parfaite, pas préfabriquée, mais magnifique dans sa singularité, dans toutes les petites choses qui la constituent en tant que personne, et qui la rendent unique. Le jeune homme peut relâcher son souffle à ses côtés, arrêter de serrer le mors. Il peut respirer.

« -J’ai quelques idées de l’endroit… Enfin, je suppose qu’il faudrait que j’en fasse des copies, de toute façon, non ? On ne sait jamais… Il relève le regard, il réfléchit à voix haute. Je ne vais pas pouvoir rester dans le coin, Penelope. Ça ne l’empêchera pas de me retrouver, mais j’aurai un peu de temps pour pouvoir réfléchir à ce que je peux faire.

Ses doigts s’agitent tout contre sa jambe. Il est stressé, et le sentiment est assez légitime, vu la situation. Mais il fait confiance à la jeune femme : elle est bien plus calée en ce domaine que lui, et elle saura trouver les mots qu’il faut.

-Je ne veux pas te mêler à ça, pas vraiment. Ma visite ici restera… privée et confidentielle. Mon père est influent, oui, mais plus que ça… il n’a pas de limites, et il est loin de te porter dans son cœur. J’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose par ma faute.

Lui, il s’est fait à l’idée. S’il meurt, ce sera en ayant défié l’autorité de celui qui l’a terrorisé durant toute son enfance, et en lui rendant, autant qu’il le peut, la monnaie de sa pièce. Il détruirait sa réputation, et celle du cabinet de Bowman&Sons par la même occasion.

-Merci, en tout cas. Je savais bien que… tu ne pourrais pas faire grand chose pour moi, mais il fallait que j’en parle à quelqu’un. Quelqu’un qui comprend.

Il se frotte les yeux, ce qui fait ressortir le creux de ses cernes. Finn n’a jamais été de ceux qui se lient facilement : il est bien trop abrasif, sarcastique et rebelle pour réussir à se constituer un cercle d’amis proches. A qui parler, dans ce cas ? Holly est à l’autre bout de la planète, Aedan… c’est bien trop compliqué. Il n’a personne d’autre qu’une femme qui a été stagiaire de son père et qui comprend, par conséquent, l’homme qu’il est, si on peut appeler ça un homme. Et il est foutrement reconnaissant qu’elle ne lui ferme pas la porte au nez, pour qu’il s’occupe seul de ses problèmes.

-Je lui ai laissé un mot. Il sait que c’est moi qui ait tout piqué, mais il sait aussi que je n’hésiterai pas une seule seconde à tout balancer à la presse. Je ne sais pas si… la menace sera suffisante, mais on verra bien. Au pire, je veux pas me faire enterrer, d’accord ? Balance mon corps à la science, qu’il serve à quelque chose, au moins. »

Et il pourrait avoir l’air de plaisanter, mais il n’y a rien d’autre qu’une doucereuse ironie dans ses propos, aux accents de vérité insoutenable. Tout peut arriver, en bien ou en mal. Il a joué : et maintenant, il attend de savoir s’il avait bel et bien une main gagnante, ou s’il a perdu en beauté.  
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptyLun 9 Sep - 14:30

Ses doigts se crispent et se détendent autour de son stylo au rythme de sa respiration. Penelope se concentre sur chacun des mots de Finn, sur chacune de ses expressions, et elle a pourtant l'impression que tout lui passe à côté – qu'elle voit sans regarder, entend sans écouter. Plus les secondes passent et plus la lourdeur de la situation de Finn – et la sienne, dans une certaine mesure, s'impose à elle, l'enveloppe comme un manteau noir de crainte et la recouvre jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus même respirer. Et puis elle se reprend, d'une grande inspiration.

Sans même parler de la menace que représente son ancien employeur, Penelope n'aime pas l'idée de se rapprocher ainsi de la partie magique du monde, sans éprouver le moindre désir d'accueillir celle-ci dans sa vie à nouveau. Elle était bien, à ne traiter que juridiquement avec eux. À les attaquer, avec de la chance les vaincre, à coups de textes de lois et jolies phrases bien formées. Elle était devenue plus douée en éloquence qu'en coups de baguette; mais si Bowman lui tombait dessus, c'en serait fini. Penelope comme Finn étaient bien conscients que son père et ses hommes ne s'en tiendraient pas à quelques bouquins de droit comme support d'attaque, et il fallait à la juriste quelques instants de plus pour se faire à l'idée, maintenant que la machine était lancée et que Finn l'avait traîné à bord malgré elle.
Elle alternait entre son sang froid habituel et les mêmes pensées terrifiées qui lui parvenaient en cycles chaotiques à chaque parole du jeune homme. Vraiment, ce dont elle aurait besoin, c'est de silence et d'un bon verre de rhum – et à voir les traits fatigués de Finn, il en aurait bien besoin aussi.

« Des copies... oui... » Sa voix était plus faible que douce, et elle se racla la gorge pour tenter de se reprendre. Tout ce qui l'effrayait n'était que théorique, et elle ne pouvait se permettre de perdre la face. Pas devant Finn, pas quand il était le plus affecté par cette affaire, pas quand il était déjà dans cet état. Pas quand, qu'elle le veuille ou non, il était là en tant que client et qu'elle était là en tant que juriste avant d'être autre chose. Sa voix, bien plus claire et assurée, brisa le nouveau silence. « Je peux garder un jeu de copies, si tu veux. Il faut qu'on trouve un moyen discret de communication; si quelque chose arrivait, à toi comme à moi, il faut qu'on puisse se tenir au courant. » Penelope soupira avec peu de discrétion.
« On est ensemble dans cette merde, après tout. » Elle tenta un énième sourire bien trop forcé. Elle savait pertinemment qu'autant que possible, Finn éviterait de lui poser problème, mais elle se sentait engagée. Elle savait, ne pouvait plus revenir en arrière. Il l'avait impliquée et la peur qui se faisait un foyer dans son estomac ne serait pas assez pour stopper Penelope et la faire s'éloigner de tout ça. Elle n'avait qu'une parole, et soutiendrait Finn quoi qu'il arrive, parce qu'il le méritait autant que son père méritait qu'elle se batte.
« Je ne vais pas te mentir, Finn. J'ai besoin de temps pour réaliser et peser les choses. Cette situation me dépasse un peu encore; mais je ne reculerai pas. Tu es venu vers moi, pour une raison ou une autre, et je ne fermerai pas les yeux sur ce qui peut se passer à partir de maintenant. »
Penelope contourna à nouveau son bureau, s'assit sur le siège à côté de celui qu'occupait Finn. Dans un effort pour paraître réconfortante, elle posa une main parfaitement manucurée sur son bras à lui. « Il arrivera ce qui arrivera; si j'avais voulu rester tranquille toute ma vie je serais devenue libraire. » L'espace d'un instant, elle s'imaginait des étudiants en médecine expérimenter sur le corps du jeune homme, et ses yeux le parcoururent en vitesse. Elle grimaça, comme revenue à elle-même pour un bref instant, et retira sa main du bras du jeune homme, frottant ses doigts les uns pour les autres comme pour se débarrasser de poussière inexistante. « Deux conditions, cependant, à tout ça. Premièrement et à moins que ta vie en dépende directement, tu ne sors plus cette foutue baguette devant moi ou je te la fais avaler et ta mallette avec. » Sa voix avait beau ne pas être énervée ou particulièrement autoritaire, elle n'hésiterait pas une seconde à mettre ses paroles en action. « Deuxièmement, si tu oses porter encore ces guenilles, crois-moi bien que tu devras me craindre plus que ton père. »
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MessageSujet: Re: [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater   [Souvenir] Burn your biographies ft. Penelope Clearwater EmptyJeu 12 Sep - 15:59


Burn your biographies

- Finn W. Bowman — Penelope Clearwater -


Heaven knows that I'm born too late for these ghosts that I chase. With these dreams, I inflate, painted skies in my brain. Every day, I'm Carl Sagan in space to escape this old world.” King of the clouds - Panic! at the Disco 
Il est aisé d’oublier la trace que l’on peut laisser dans la poussière de l’univers. On évolue chaque jour, créant des tempêtes avec le battement de nos ailes, saisissant le temps qui passe entre nos doigts pour essayer de le contrôler sans jamais y réussir totalement, et l’on se perd pourtant entre quelques galaxies en cherchant désespérément sa bonne étoile. Parfois, on a la chance de tomber sur une planète avec suffisamment de gravité pour nous attirer vers elle : c’est ce que Finn ressent, en ce moment même, envers Penelope. Non pas une quelconque attraction physique ou amoureuse, même pas vraiment de l’amitié, même s’il n’aurait certainement pas refusé de partager encore une fois la couche ou d’aller prendre un verre avec cette beauté naturelle, mais une gratitude plus puissante encore que les lois les plus élémentaires de la physique, plus forte que le grondement du tonnerre ou la déflagration d’un volcan. Si peu de gens sont prêt à lui tendre la main, après tout. Ils s’arrêtent aux apparences, ceux qui l’entourent, sans réussir à gratter la surface des faux-semblants qui s’écaille pourtant jour après jour. Mais pas la juriste. Elle est intelligente, trop, peut-être, pour son propre bien.

« - Une amie m’a parlé de ces téléphones moldus, là, qu’on ne peut pas vraiment tracer. Un… burner je crois ? Louée soit Holly et ses blablatages infinis sur des sujets plus aléatoires les uns que les autres. Car qui à d’autre que de la rouquine pourrait-il parler ? Ses proches se comptent sur les doigts d’une main. Peut-être que ça pourrait être la solution.

Il a conscience de la promesse silencieuse que lui fait la jeune femme. Ils sont ensemble, en effet, dans cette galère : ils sont dans un bateau, en train d’écoper l’eau qui monte inlassablement, et c’est Finn qui a provoqué la fuite. Que dire à part merci, que faire à part hocher la tête ? Il n’y a rien d’autre que l'attente. Son plan prend forme dans sa tête, et chaque seconde qui passe, il s’en rapproche à grand pas.

- Je comprends. Et je suis désolé que ça soit tombé sur toi… tu mérites pas d’être embarqué dans mes galères comme ça, t’as rien demandé. Il lui sourit. Il est beau, Finn, quand il sourit vraiment, sans idée derrière la tête et sans barrière. Ça arrive bien rarement, et ces moments n’en sont que plus précieux. Mais je savais que je pouvais compter sur toi. Tu n’as pas changé.

Si jamais il lui arrivait quelque chose par sa faute, Finn ne pourrait pas s’en remettre. Que son père le retrouve, qu’il lui fasse subir les pires outrages pour la trahison qu’il a osé commettre. Il s’en fiche. Sa vie n’a pas assez d’importance pour que la survie devienne sa principale préoccupation, malgré l'impulsion que lui procure sa nouvelle liberté : on ne balaye pas l’insidieuse dépression aussi facilement. Mais la Clearwater doit rester en sécurité, malgré l’assurance dans sa voix. Il s’en fait le serment, si jamais il devait avoir à choisir… Il se jetterait dans la gueule du loup sans hésiter. Son intention est renforcée alors qu’il l’entend plaisanter ainsi, essayer de détendre l’atmosphère avec un humour léger.

- Promis. Mais tu as conscience que ce sweat est un Valentino et qu’il coûte l’équivalent d’un salaire moyen, n’est-ce pas ? Un clin d’oeil, qui fait ressortir les cernes sous ses yeux. Il devient de plus en plus difficile de cacher sa fatigue. Je te tiens au courant, Pene’. Je vais réfléchir à tout ça, moi aussi, de mon côté…

Il se lève, incitant ses jambes tremblantes à se calmer intérieurement. Se penchant sur la juriste assise à ses côtés, le jeune homme dépose un baiser sur sa joue.

- Encore merci pour tout. Tu n’as pas conscience d’à quel point tu peux m’aider... »

Un signe de la main. Dans l’encadrure du bureau, Finn Bowman se retourne pour regarder une dernière fois Penelope Clearwater, la lumière encadrant parfaitement son visage harmonieux, ses yeux perçants, ses cheveux qui lui donnent des airs d’impératrice d’un univers à la frontière du merveilleux. Comme une de ces icônes qu’il avait l’habitude de fixer, petit, à l’église, il ne peut s’empêcher d’apparenter sa sauveuse à Marie, et le "je vous salue" commence à retentir, dans sa tête, par automatisme. Ses paroles ont fait mouche. S’il a toujours peur, il sait qu’il peut compter sur elle pour garder la tête hors de l’eau.

Il part aussi vite qu’il est arrivé. La flamme s’éteint, alors qu’un rideau imaginaire semble recouvrir la scène.
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Can you see my scars ?
I'll take my bow, I won't make a sound. I whisper truce as the ashes hit the ground. Hush love. No I'm not what you think that I am made of, I'm a story, I'm a break up, just a hero on a bridge that's burning down.
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